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Histoire ecclésiastique

2o3. A la vague religion des néolithiques litholâtres succéda le druidisme celtique, qui se résorba dans le polythéisme gréco-latin. Nous ne saurons jamais rien de précis, par suite du manque de documents authentiques, sur les progrès du Christianisme en Flandre sous la domination romaine ; cf. L. Van der Kindere, Introduction aux Institutions de la Belgique au Moyen- Age, p. 89. De même, les seuls détails positifs que nous connaîtrons sur le Paganisme germanique professé par les Francs sur les bords de l'Escaut pendant près de trois siècles, sont ceux fournis par des sources du VIIIe et du IXe siècle, ITndiculus super stitionum

du concile de Leptines (743), publié par Pertz, MGH, Leges, t. I, p. 18-20, et la Vita Eligii, L. II, ch. i5 [n°5o]. La statue de Mercure, dont il est question dans la Vita Si. Amandi de Baudemond est évidemment le simulacre de Wodan [nos 48 à 54].

Grâce à cette biographie de l'apôtre des Flandres par son disciple, nous connaissons la seconde évangélisation du pays, la conversion des Francs ; les meilleures pages à ce sujet sont celles de F. Rettberg, Kirchengeschichte Deutsrhlands (Gôttingen, 1846- 1848), t. I, p. 270 ; le premier volume de W. Moll, Kerkgeschiedenis van Nederland (Utrecht, 1864- 1870, 4 vol.) ; enfin, Alb. Hauck, Kirchengeschichte Deutschlands (Leipzig, 1887), t. I, p. 96.

2o4. Saint Eloi, évêque de Noyon-Tournai, continua la mission entreprise par Saint Amand. Les diocèses de Noyon et de Tournai restèrent unis, ou plutôt juxtaposés, jusqu'en 1146, et Tournai resta le chef-lieu ecclésiastique de Gand jusqu'à l'institution des nouveaux évêchés par Philippe II, loi d'Espagne. Sur ce diocèse, voyez A. d'HERBOMEZ, Uévêché de Tournai- Noyon (532-1146), MSB, 1891, p. 478, 1892, p. 210 et 3oo ; A. Luchaire, Catalogue des Actes de Louis VI, (Paris, 1890), Introduction, p. CXXV-CXXXIIJ ; J. Warichez, Les Origines de V Eglise de Tournai (Louvain, 1902, in-8°).

Lorsque depuis Philippe-Auguste, Tournai fut devenu le boulevard de la France sur les confins de la Flandre, les Comtes, par politique, les Flamands, pour des causes linguistiques, demandèrent au Saint-Siège l'institution d'un évêché Flamand, qui aurait eu naturellement son centre à Gand; ces réclamations eurent lieu en 1298, i3o3, 1378- 79, 1474, 1524, mais sans résultat.

Nous allons traiter maintenant des ouvrages concernant les EGLISES, les ETABLISSEMENTS MONAS- TIQUES et les FONDATIONS CHARITABLES.

A. EGLISES. 2o5. Rien n'est plus obscur que l'origine des Paroisses ; Mr J. Ceyssens a débrouillé ce problème dans son Etude Historique sur V origine des Paroisses, dans Bull.de la Société d'Art et d'Histoire de Liège, Liège, igo3, t. XIV, p. 161-225. Voyez aussi Imbart de la Tour, Les Paroisses rurales de IVe au XIe siècle, 2e édit. , Paris, 1900 ; et quelques notes dans A. Luchaire, Manuel des Institutions Françaises, période des Capétiens directs, Paris, 1892, in-8°. On trouvera quelques renseignements dans un article de MSB, 1877, p. i3o et suiv., La division du Diocèse de Gand en doyennés à différentes époques (XIIIe se à 1875). Le premier doyen de Gand que nous connaissons, c'est Hunradus decanus Gandensis en 11 22 ; la liste des curés de St. Jean de F. De Potter, Getit, t. V, p. 620-621, est erronée et incomplète.

206. Nous n'avons pas trouvé de monographies sur les Prêtres de Gand, tels que Curés, Vicaires, Chapelains, ni sur les Personnes, ni sur les Sacristains; on lit pourtant certains détails dans Diericx, Mémoires sur la Ville, t. I, p. 173, 323, 347, 36o-6i, 544, t. II, p. 523. On y trouvera des renseignements sur le Droit de Nomination et de Destitution des Prêtres par leurs paroissiens, sur la Vente ou la Location de la Cure entière ou de la portion de la Cure, sur le Droit de Patronage et de Personnat, etc. Sur les Cimetières, voyez A. Seresia, dans Belgique Judiciaire, t. XXXV, nos 46 et 47 (10-14 juin f877)-

207. Les Gantois du XIIIe au XVe siècle furent très souvent excommuniés pour des motifs plutôt politiques,

particulièrement par les Papes et par les Evêques fiançais durant la Captivité d'Avignon ( 1 307 - 1 37 8) . Le Grand Schisme détermina même les Urbanistes de Flandre, à nommer un évêque urbaniste de Tournai, siégeant à Gand, contre l'évêque clémentiste résident. Cf. Dom U. Berlière, Jean de West, évêque urbaniste de Tournai, et N. de Pauw, L'adhésion du Clergé de Flandre au pape Urbain VI et les évêques urbanistes de Gand (?), CRH, 1904, t. LXXIII, p. 35i-388, 671-702.

208. Pour des motifs linguistiques et administratifs, les évêques de Tournai déléguèrent de bonne heure des suffragants en Flandre ; voyez Dom U. Berlière, Les Evêques auxiliaires de Cambrai et de Tournai, Bruges, 1905, in- 8° (Extrait de la Revue Bénédictine). Pour la courte résidence de Guillaume Fillastre, évêque de Tournai, à Gand en 1461, voyez Dagboek van Gent, t. II, p. 190-194 et F. De Potter, t. V, p. 81-82 (*).

209. Il n'existe pas de travail spécial sur les relations de Gand avec les Evêques de Tournai, au sujet de la Juridiction Ecclésiastique ; les détails sont éparpillés dans Diericx, Mémoires sur la Ville, t. I, p. 172-173, etc. ; De Potter, Gent, t. I, p. 606, t. IV, p. 492-500 ; cf. n° 170.

21 0. Pour l'Inquisition et pour la Vente des Indulgences à Gand, nous renvoyons aux 5 vol. parus, Gand, 1889- 1906, du Corpus documentorum Inquisitionis hœreticœ pravitatis Neerlandicœ, de Mr Paul Fredericq, à son Codex documentorum sacratissimarum Indulgeniiarum N eerlandicarum (en préparation), et à son Mémoire intitulé : De secten der

(*) Sur la participation des Gantois à la croisade de Ceuta en 1464, voyez Dagboek van Gent, t. II, p. 196-197.

Geeselaars en der Danser s, dans Mémoires de l'Acad. de Belgique, t. LUI (1896).

211. Parlons maintenant des LIEUX DU CULTE. Généralement les monographies qui traitent des Eglises ou Chapelles paroissiales, au point de vue religieux, s'occupent aussi de leurs caractères archéologiques. Nous renvoyons donc au chapitre suivant pour compléter ce que nous renseignons ici ; sur les Eglises Conventuelles, voyez ci-après, nos 21 3 à 219.

L'ouvrage général, très bien fait d'ailleurs, concernant les temples gantois, est celui de Ph. Kervyn de Volkaersbeke, Les Eglises de Gand, Gand, 1860, 2 vol. in-8°.

L'Eglise St. Martin à Akkergem, dont traite Diericx, Mémoires sur Ville, t. II, p. 622-627, semble être plus vieille que celles de Gand; cf. Martin Cools, Parockieboek van Akkergem, Gent, 1882, et une notice de Eugène Herry, dans le Recueil des Inscriptions funéraires, Gand, i865, t. I.

Les églises des 5 paroisses de Gand sont : a) L'Eglise St. Jean, aujourd'hui St. Bavon ; voyez A. van Lokeren, Histoire de V abbaye de St. Bavon et de la Crypte de St. Jean, Gand, 1 8 5 5 , in- 8° ; V. Fris, Lausus, oudstgekende bouwmeester van Gent, BSG, t. XII (1904), p. 320-324 ; MSB, 1875, p. 38o; 1891, p. 95-96 ; 1893, p. 36i ; F. De Potter, Gent, t. V, p. 304-451 ; aj. plus haut, n° 47 et plus loin n° 229.

b) L'Eglise St. Jacques, voyez A. van Assche, MSB, 1874, p. 429, et grav. ; Fr. De Potter, Gent, t. VII, p. 1-109.

c) L'Eglise St-Nicolas ; MSB, 1881, p, 455 ; Fr. de Potter, Gent, t. III, p. 163-245 ; A. Siffer, L'Eglise St. Nicolas (Extr. du Bien Public), Gand, 1899.

d) L'Eglise St. Michel ; voyez Philippe Kervyn de Volkaersbeke, MSB, 1854, p. i-55; J. de St-Genois, notice en tête du Recueil des Inscriptions funéraires (Gand, i865), t. I, pp. i3i-i34 ; Fr. De Potter, Gent, t. VII, p. 384- 469, et la petite monographie du même : Kerk van St. Michiels te Gentf Gent, 1881, brochure.

e) L'Eglise Notre-Dame au faubourg de St. Pierre ; Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 342-348 ; MSB, i885, p. 455.

Mentionnons sur l'Eglise Se Pharaïlde, petite enclave de la paroisse St. Michel : Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 526-534 ; L. A. C, Collégiale de Se. Pharaïlde, fans Annales de la Socté des Beaux- Arts de Gand, t. IV, i853, p. ig5-233.

Puis, concernant l'Eglise St. Sauveur (non loin de St. Machaire actuel), église paroissiale, du village de St. Bavon fondée en 1072 et rasée en 1540, Diericx, Mémoires sw la Ville, t. II, p. 405-413 ; Van Lokeren, Hist. de St. Bavon, p. 5i ; notice de Ph. Blommaert, dans Recueil des Inscriptions Funéraires (Gand, i865), t. I, p. 83-87, et Kervyn de Volkaersbeke, Les Eglises de Gand, t. II, p. 251-278.

212. Outre certaines Chapelles fondées par le clergé, d'autres avaient été établies par les corporations et métiers ; et souvent celles-ci étaient attenantes à l'hospice de ces organisations ouvrières.

Voyez, en général, la liste de ces institutions dans l'article de Ph. Blommaert, Over de ambachtsgilden of neringen van Gent, Belgisch Muséum, 1840, t. IV, p. 35-63.

En voici les principales :

La Chapelle des Tisserands (1 365, près de la Waelpoort) était consacrée à St. Léonard, Fr. De Potter, Gent, t. IV, p. 429-461.

Celle des Foulons à St. Christophe (1324, près l'Eglise Luthérienne, rue Digue de Brabant), Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 43 1.

Celle des Tailleurs à St. Maur (i365, Place des Fabriques), MSB, 1875, p. 1-16, pl.

Celle des Bateliers (i35g, Porte des Chaudronniers), dont traite F. De Potter, Gent, t. IV, p. 219-222.

Celle des Forgerons à St. Eloy (i35o, rue de la Monnaie), MSB, 1875, p. 405-425, 2 pl.

La Confrérie de St. Georges avait une chapelle (1340) près la Porte des Cinq- Vannes, Diericx, Mém. sur la Ville, t. II, p. 458-461 ; une autre près l'Eglise St. Nicolas (i356), Fr. De Potter, Gent, t. III, p. 122.

Mentionnons encore la Chapelle des SS. Paul et Jean, dite Leugemeete (i3i6, porte de Bruges) ; nous avons parlé de la monographie de MM. Béthune et Van Werveke à ce sujet [plus haut n° 46, et plus loin n° 2 5o] ; cf. IAG, f. 292, 293, 294, 295.

Diericx dans ses Mémoires sur la Ville, t. II, p. 45o, 5og, 579, a traité respectivement de la Chapelle Se. Catherine ter Hoyen (1203, près l'Eglise Se. Anne actuelle), de la Chapelle de Notre-Dame au Tilleul (hors la porte de Bruges), de la Chapelle van den Nood Gods (1378, aujourd'hui St. Sauveur).

B. Etablissements Monastiques. 213.

Parlons d' abord des deux grandes Abbayes Bénédictines, fondées à Gand par St-Amand.

Nous avons cité plus haut (n° 43) les Chartes et documents de St. Pierre par A. Van Lokeren ; on peut y ajouter le travail de Ed. De Busscher, L'abbaye de St-Pierre à Gand, d' abord paru dans les Annales de la Société des Beaux- Arts,

t. II (1847) et t. XI, p. 367-446, et nouvelle édition 1867, Gand, in-120.

On trouvera des renseignements de diverse nature dans les ouvrages suivants : Mr G. Des Marez, Notice sur une charte d'Arnulf le Vieux, CRH, 5e s., t. VI, p. 219 et suiv. ; cf. I AG, î. Si. — Mr Ch. Van den Haute, La formation du domaine de l'abbaye de St. Pierre, ASG, t. V (iço3), p. 143-162. — Mr Arnold Fayen a republié le Liber Traditionum Si. Pétri, Gand, 1906, in-8°. — L. Van der Kindere, L'abbé Womate de St. Pierre, CRH, t. VIII(i898).— J. de St. Génois, Notice sur le séjour d' Edouard le Confesseur à V abbaye de St. Pierre en 1006 et sur les biens de cette abbaye en Angleterre, dans Bullet. de l'Académie de Belgique, 1842, t. IX, p. 2 53. — E. Varenbergh, Droit et prérogatives de l'abbaye de St. Pierre sur le Marché au Poisson, MSB, 1876, p. 70-76, et D. Berten, Coutumes de la seigneurie de St. Pierre lez-Gand (1905), p. CLXXII à CXCIV.

Signalons des descriptions des Rouleaux des Morts, IAG, f. i52, 171, 172.

Sur les réformes du monastère, voyez la vie de St. Gérard et la mission des Clunisiens, plus haut n° 63.

L' essai de J. van Deurme, Schets eener geschiedenis der abdijen van St. Pieters en St. Baafs, Gent, i883, in-8°, est sans valeur.

Citons enfin de Mr Arn. Fayen, L'élection de Foulque, comme abbé de St. Pierre au Mont-Blandin à Gand, BSG, 1906, t. XIV, p. 229-237. Ajoutez encore sur Jean du Fay, abbé de St. Bavon vers i35o, les notices de De Silve,

Annales de la Société d'Archéologie de Mous, igo3, t. XXXII, p. 3oi-3o4 ; Paul Fredericq, Deux sermons inédits de Jean de Fayt, Bull, de V Acad. royale de Belgique, 1903, nouv1Ie série,

t. VI, p. 688-718 ; J. van den Gheyn, Revue des Bibliothèques et des Archives de Belgique, 1904, t. II, p. 32-34.

21 4-. Aug. Van Lokeren a rassemblé dans son Histoire de l'abbaye de St. Bavon et de la Crypte de St. Jean, Gand, i855, 2 vol. in- 8°, tout ce qui peut éclairer l'existence neuf fois séculaire de la célèbre abbaye de Gand. O. Holder-Egger, dans son célèbre Mémoire : Zu den Heiligengeschichten des Genter St. Bavosklosters (in Historische Aufsaetze dem Andenken an Georg Waitz gewidmet, Hannover, 1886, in- 8), a fixé une foule de faits et de dates dans l'histoire de St. Bavon. Cf. IAG, f. 141. Voyez plus haut les nos 40-42.

215. Les Abbés d'abord élus par les moines, furent plus tard imposés parles avoués, oppresseurs des monastères. A ce sujet on peut consulter le livre de J. de St. Génois, Histoire des Avoueries en Belgique, Bruxelles, 1837, in-8°; cf. Ch. Pergameni, A propos des règlements d'avouerie, dans Revue de V Université de Bruxelles (1903-1904), p. 629-665.

216. On peut consulter dans MSB, 1887, p. 242- 243, une liste sommaire des Dates de la Fondation ou de l'Arrivée des ordres religieux à Gand.

Voici, en attendant, la chronologie approximative de l'établissement des ordres monastiques à Gand, au Moyen- Age.

RELIGIEUX. — 631-940, Bénédictions à St-Pierre et St-Bavon. — 1 171 , Templiers (jusqu'en i3o8-i3i2). — 1221, Dominicains. — 1225, Frères-Mineurs. — 1269, Zackebroeders, — 1282, Carmes chaussés. — 1290, Bogards. — 1296, Augustins. — 1 304, Tertiaires de St-François. — i3i2, Chevaliers de St Jean de Jérusalem. — 1327, Chartreux. — 1346, Alexiens, Frères Cellites, Mattemans ou Lollards. — 1429, Hiéronymites,

SŒURS. — 1 197-1228, sœurs de Ste. Marie de la Byloke.

— 1234-1242, Béguines. — 1234, Riches Claires (à Gentbrugge).

— i3og, Sœurs grises du Tiers-Ordre. — i326, Filles-Dieu. — 1340, Sœurs de l'Hospice de St. Georges. — 1341-1370, Sœurs de Ten Walle, plus tard Groenen Briel. — 1346, Sœurs grises de Ste Catherine. — 1346, Sœurs de la Burchtstraat. — i356, Zwesteren ou Nonnes allemandes. — i36o, Béguines Bleues. — i36g, Sœurs noires de la rue de la Vallée. — 1420- 1454, Augustines de Ste. Barbe. — 1427, Pauvres Claires ou Colettines. — 1434, Sœurs de Ste Agnès. — 1437, Sœurs Franciscaines des Bogards. — 1439, Augustines du Couvent de Gallilée. — 1440, Sœurs grises Franciscaines ou Pénitentes. — 1469, Augustines de Deynze.

21 T. Examinons d'abord les écrits concernant les Ordres Mendiants : Augustins, Dominicains, Carmes, Franciscains ou Frères Mineurs ; voyez plus haut, nos 3g, 40-44.

Le P. A. Keelhoff, Geschiedenis van het Klooster der Paters Eremijten-Augustijnen te Gent, Gent, 1864, in-40, a traité à fond l'histoire de cette communauté établie au Torfbriel ; ce livre supprime la notice de J. de St. Génois, Eglise et Couvent des Augustins, MSB, i838, p. io5 et 5i 1 .

Sur les Dominicains, voyez une notice de P.- C. Van der Meersch, Le Couvent et l'Oratoire des Dominicains à Gand, MSB, 1860, p. i49-i55 ; Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 99-128 ; Père B. de Jonghe, Belgium Dominicanum (Bruxelles, 17 19).

Le Bon J. Béthune-de Villers s'occupa longuement de L'Ancien Couvent des Carmes chaussés à Gand, MSB, 1884, p. 1-34 ; IAG, f. 211-212.

Fr. Adolphus van Puymbroeck, Eenige bladzijden uit

de geschiedenis van het voormalig Franciskanerklooster te Gent (Gent, 1888) a traité avec quelques détails du Couvent des Frères Mineurs au Moyen-Age ; ajoutez une notice de Ph. Blommaert, Recueil des Inscriptions Funéraires, Eglises Conventuelles (Gand, 1866), t. I, p. 194 ; et un article du MSB, 1891, p. 95-96, io5 ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. IV, p. 222-259 ; et plus haut nos 38, 47, 278

213. Enumérons maintenant les écrits concernant les autres Ordres masculins de Gand.

J.- B. La vaut, Les Frères Cellites ou Alexiens, MSB, 1872, p. 325, et Fr. De Potter, Gent, t. VII, p. 276-294.

Sur les Frères du Tiers-Ordre, voyez Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 481-483 ; Fr. De Potter, Gent, t. IV, p. 106- 1 10.

Sur les Frères Bogards ou Beggards, près de la Zandpoort, Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 142- i5i ; idem, Second Cartul. de Gand, p. 46, 65, 74.

Nous avons cité plus haut [n° 44] un recueil de documents concernant les Chartreux, publié dans le Vaderlandsch Muséum, t. IV V ; on peut y ajouter Fr. Van den Bemden, V 'emplacement de la Chartreuse de Royghem (Coninxdael-Het Motjen), BSG, t. IX (1901), p. i63-i66.

Les Templiers (1171-1312) occupaient, derrière la rue Longue des Pierres, le Tempelhof (2); après la suppression

(1) Quelques détails dans YHistoire littéraire et bibliographique des Frères Mineurs de l'observance de St. François en Belgique, par le P. Servais Dirks, Anvers, i885, 8°.

(2) Voyez le Plan dans Léopold Devi 11ers, Inventaire des Cartes et Plans conservés aux archives de VEtat à Mons (Mons, 1870), n° 401 ; cf. du même Inventaire Analytique des archives des Commandtries de V ordre de St. Jean de Jérusalem ou de Malte (Mons, 1876).

de l'ordre, cet établissement fut donne à l'ordre de St. Jean de Jérusalem, mais le nom de Templiers subsista ; Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 494-498 ; Monnier, Ordre de Malte, Les Commanderies du grand Prieuré de France (Paris, 1872), p. 703.

Le Prieuré de Waarschoot, avait à Gand un refuge où les moines se retirèrent plus tard ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 260-268.

Les Hiérony mites ou Frères de la vie Commune ont été brièvement traités, MSB, 1870, p. 182, et par Fr. De Potter, Gent t t. IV, p. 525-537 ; voyez une note, BSG, t. XIII (1906), p. 272.

219. Gand compta au Moyen-Age un fort grand nombre de Couvents de Femmes ; des notices ont été consacrées aux plus importants d'entr'eux.

Nous avons parlé plus haut du livre si documenté de Mr Victor Van der Haeghen, H et Klooster ien Walle, plus haut n° 45, et du Cartulaire du Grand Béguinage publié par le Bon Béthune, n° 44.

Voyez sur le Béguinage de St. Elisabeth, B.C.B. Moulaert, H et groot Begijnhof van Gent, Gent, i85o, in-8° ; Th. de l^\mburg-St\r\xm,Fossé d'enceinte du Grand Béguinage {1485), MSB, i883, p. 242-244 ; Les Béguines à Gand, Visite de St. Louis, MSB, 1894, P* 2$2 ; Notice sur le grand Béguinage de Gand, MSB, 1879, p. 265 ; cf. plus haut, n° i32. — Sur les Béguinages en général, lisez le mémoire insuffisant de K. Wijtsman, Des Béguinages en Belgique, Gand, 1862, in-8°.

Les Pauvres Claires (Rue d'Or) ont été étudiées par Fr. De Potter, Gent, t. V, p. 2-9, t. VI, p. 483-490 ; on sait qu'elles furent réformées par Ste. Colette, sur laquelle on consultera Dom A. Germain, Ste. Colette de Çorbie (i38i-

I447)> Paris, 1903, dans Nouvelle Bibliothèque Franciscains, Ie s., t. XIV ; cf. A. Molinier, Les Sources de l'Histoire de France, t. IV, n° 4194.

A. Van Lokeren a décrit Le Couvent des Pénitentes, MSB, 1870, p. 223 ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. VI, p. 484.

Les Sœurs Augustines du Couvent de Galilée étaient établies rue Haute ; voyez Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 601-602 ; A. Fayen, Le Prieuré d'Elseghem, ASG, 1902, t. IV, p. 33i.

Le Couvent de Ste. Agnès se trouvait Quai aux Tilleuls ; voyez Fr. De Potter, t. VIII, p. 2 19- 226.

Dans la rue de la Vallée, on rencontrait les Grauwe Zusters in Engeland ou Sœurs grises de St. Catherine, qui se réunirent plus tard aux Annonciades ; Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 43-5o.

Il y avait des Sœurs grises de St. François, près de l'église St. Jean ; sur ces Franciscaines, voyez Fr. De Potter, Gent, t. V, p. 2.

La rue de la Vallée possédait aussi des Sœurs Noires ; cf. Fr. De Potter, t. VIII, p. 70-75.

Curieuses sont les Zwesteren, d'origine allemande, Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 226 227 ; Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 43-44.

Enfin, nous trouvons des Sœurs Cellites, Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 241.

Nous renvoyons pour le reste à l'ouvrage précité de Diericx, t. II, p. 705, et à Fr. De Potter, Gent, t. II- VIII, passim (1).

(l) Sur le Couvent de la Madeleine ou Filles-Dieu, voyez la fin du n° 220.

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