LION DE BOURGES
♦% Voy. plus Xmnl (Éjyopées françaises, t. l, p. 241), notre Liste par ordre alphabétique de tous les manuscrits connus de nos Chansons de geste. — 11 ne faut pas oublier que nous possédons deux versions^ bien distinctes de Léon de Bourges, l'une en alexandrins (Bibl. nat. fr. 22boo, xve siècle) ; l'autre en octosyllabes (Bibl. nat. fr. 3ul, xvie siècle).
1892 Paris (Paulin). Les manuscrits français de la Bibliothèque du Boi. — Paris, t. III, 1840, in-80, pp. 1-4.
(Le Boman du duc Louis de Bourges.)
1893 Grassse (J. G. T.). Die grossen Sagenkreise des Mittelalters. — Dresde et Leipzig, 1842, in-8°, p. 380.
1894 Ebert (Adolf). Die Handschriften der Escorial-Bibliothek.
Jahrbuch fier romanische und englische Literatur, t. IX, 1862, pp. 53-34.
1893 Gautier (Léon). Les Épopées françaises, l" édit. — Paris, 3 vol. in-S", 1865-1868, t. I, 1865, pp. 470-473.
Résumé très succinct, et extraits comparés de la version en alexandrins et de la rédacion en octosyllabes.
1896 Nyrop (Kristoffer).i)en oldfranske Meltedigtning, etc. — Copenhague, 1883, in-8», pp. 222 et 457. — Cf. la traduction italienne, Storia delV Epopea francese nel rn^rUn ^rn ; TuHn. 1886, in-16, pp. 214 et 451 .
LOHIER ET MALLART
Lother und Mullart est un livre populaire allemand du xv« siècle qui est certainement la traduction d'un poème français du xiv» siècle, dont le texte n'est point parvenu jusqu'à nous. — L'auteur de la traduction allemande est Elisabeth de Lorraine, comtesse de Nassau et Sarbnicken, qui travaillait sur un texte français écrit pour sa mère, Marguerite. Nous possédons deux manuscrits de la version allemande, l'un et l'autre du xv» siècle, sans parler d'une version en bas-allemand que M. Heiligbrodt a signalée naguère à Hambourg. La plus ancienne édition a paru en 1514, à Strasbourg, sous ce titre : Lother und Maller, ein schome History von Keiser Karolus sun gênant Loher oder Lotarius: Slrassburg; J. Gnininger, 1514, in-fol., fig. Une seconde édition a été publiée à Francfort en 1567, et une troisième en 1613, à Leipzig, sous ce titre différent (Ein schœne ivarhafftige Geschicht von Keyser Loher eines Kœnigs sohn aus Franckreich und Maller sohn aus Gallien). — Ces derniers mots nous autorisent à classer Lohier et Mallart dans le cycle de Galien, et c'est ce qu'atteste fort clairement le texte du Galien en prose cité par Gaston Paris [Histoire littéraire, t. XXVIH, p. 239) : « En celle Guimarde engendra Galien restoré, qui moult exauça nostre loy. Celluy fut père Mallart, le compaignon Lohier qui endura moult de mal ; mais de ce je me tairay pour cause de briefveté. » (Voy. Histoire litttéraire, t. XXVIH, p. 240.)
A. ÉDITION ET TRADUCTION