PRISE D'ORANGE
* Voy., plus haut {Épo2)écs françaises, t. I, p. 242 et aussi IV, 19-24), la Listeparordre alphabétique de tous les manuscrits de chansons de geste qui sont parvenus jusqu'à nous, etc. — Cf. la Nomenclature des romans en prose au mot «Geste de Guillaume»
(II, pp. 550 et 551) et le Tableau des chansons de geste qui ont été connues, traduite s et imitées en Italie (II, p. 391). — Pour plus de détails, voy. la Notice historique et bibliographique que nous avons consacrée à la Prise d'Orange (IV, pp. 392-409) et qui est accompapagnée d'une analyse développée.
A. — ÉDITION ET TRADUCTION DU POÈME
2114 Jonckbloet (W. J. A.). Guillaume d'Orange, chansons de geste, etc. — La Haye, 1854, deux volumes in-8», t. I, pp. 113- 162 t. II, pp. 237-239 (édition).
2H5 Jonckbloet (W. J. A.). Guillaume d'Orange, le Marquis au court nez.
— Amsterdam, 1867, (traduction).
in-So, pp. 165-203
B. — TRAVAUX DONT LA CHANSON A ÉTÉ l' OBJET
2116 Courtet (J.). Notice historique et archéologique sur Orange.
Revue archéologique, 1852.
La légende a fondu en un seul et même personnage Guillaume l", comte de Provence, et saint Guillaume de Gellone.
2117 Paris fPaulin). Histoire littéraire de la Fi-ance, t. XXII, 1852, in-4«,
Notice et analyse.
2118 Jonckbloet (W. J. A.). Guillaume d'Orange, chansons de geste, etc. La Haye, 1874, deux vol. in-8», t. II, pp. 67-79.
Dissertation critique.
2119 Clarus (Ludwig) = Wilhelm
Volk. — Herzoy Wilhelm von Aquitanien, ein Grosser der Welt, ein Heiliger der Kirche und ein Held der Sage und Dichtung. — Munster, 1865, in-S", pp. 220-228.
2120 Gautier (L6on). Les Épopées françaises, \'o édition. — Paris, 1865-1868, trois vol. ia-8'', t. II, 1807 pp. 362-379. 2« édition, Paris, 1878-1894, quatre vol. iu-8», t. IV, 1880 pp. 392-409.
Notice bibliographique et analyse détaillée.
2121 H&a.g. Bruchstûck aus dem Willehalm von Orange des Ulrichs von dem Tûrlin.
Zeitschrift fur deutsche Philologie, t. III, 1871, pp. 95-105.
2122 Suchier (Hermann). Ueber die Quelle Ulrichs von dem Tûrlin und die xlteste Gestalt der Prise d'Orenge. — Paderborn, 1873, in-8o.
Cf. Gaston Paris, Bomania, t. II, 1873, pp. 111- 112. — Literarisches Centralblatt, 1873, n» 30.
La thèse de Suchier est qu'Ulrich von dem Tûrlin n'a connu aucun poème français et a seulement utilisé les données fournies par Wolfram.
2123 Isola (J-G.). Novella del conte Guglielmo di Nerbona e di dama Orabile.
Il Propugnatore. I, disp. 6 (fragment des Storie Nerbonesi. Cf. Jahrbuch fur romanische und englische Literatur XI, 442).
2124 Rajna (Pio). Un nuovo codice di Chansons de geste, 1877, in-8».
2125 Wolpert (G.). Bruckstûck aus Ulrichs von dem Tûrlin Willehalm.
Germania, t. XXVUI, 1883, pp. 337-342.
2126 Nyrop (Kristofîer). Den oldfranske Heltedigtning. — Copenhague, 1883, in-8o, pp. 143, 144, 151 et 462. Cf. l'édition italienne , Storia delV epopea francese nel medio evo, Turin, 1886, iu-S», pp. 139, 146 et 459.
Notice et bibliographie.
QUATRE FILS AIMON
,% Voy., plus haut, la Liste par ordre alphabétique de tous les manu-
QUATRE FILS AIMON
sorits (le Chansons de geste qui sont parvenus jusqu'à nous (Épopées françaises, t. I, p. 2*2). — Cf. la Table des derniers romans en vers (H, p. 450); celle des Romans en prose {ibid., p. 662 et surtout 664), celle des Incunables [ibid., p. 603 et surtout 604), et, tout particulièrement, la Nomenclature do toutes les chansons de geste qui ont étt^ connues, traduites ou imi tées en Italie [ibid., p. 392.) — Au sujet des Incunables, on remarquera tout «l'abord que les édilions des Quatre fils Aimon ont été imprimées d'après les manuscrits qui nous
OFFRENT LA VERSION LA PLUS COMPLETE, d'aprèS
ceux qui débutent par le récit d'une cour plénière tenue par Cbarlemagne au jour de la Pentecôte. Le premier chapitre des Incunables contient le récit de la mort de Lohier et le second celui du meurtre de .i Berthelot ». Le troisième chapitre débute par ces mots : « Or dit l'hystoire que du temps du roy Alixandre. etc. ••, et c'est là que commençaient en effet un certain nombre d'autres manuscrits, mais un certain nombre seulement. — La première édition [VIstoire de Regnault de Monfauban), s. 1. n. d., est attribuée par Brunet (IV, col. 999), à l'imprimerie lyonnaise vers 1480, et elle est en effet imprimée avec les mêmes caractères que ceux de l'Abusé en court et du Doctrinal de Pierre Michault qui sont sortis des presses lyonnaises vers celte même date. On lit à la fin : Cy finist l'istoire du noble et vaillant chevallier Regnault de Montauban. Deo gracias. Les premières rubriques sont ainsi conçues : « Comment le duc Aymon présenta ses quatre fils au roy Cbarlemagne pour les faire chevaliers. — Comment Berthelot donna un soufflet à Regnault en jouant aux eschez ", etc. — La seconde édition (connue) est celle de Lyon en 1493 : « Cy finist l'hystoire du noble et vaillant chevalier Regnault de Montauban. Imprimé à Lyon le xx du moys d'apvril l'an mil quatre cens nouante trois. » — En 1495, nouvelle édition, toujours k Lyon, et cette ville peut légitimement passer pour avoir joué, à l'origine, le rôle le plus important dans la diffusion typographique des Quatre fils Aimon Cette troisième édition est amsi datée: « Imprimé à Lyon par maislre Jehan de Vingle, demourant en la dicte ville de Lyon, le cincquiesme de may l'an mil quatre cens nouante et cinq. •• — Le » quatriesme jour de novembre l'an mil quatre cens nouante sept », nouvelle édition ches le môme Jehan do Vingle, etj
c'est par elle que se termine la nomenclature des éditions da xv* aiècle. — « L'an mil cinq cens et six, le seUietme Jour d'août -, encore une édition lyonnaise ■ imprimé[e] à Lyon sur le Rosne par Oaude Noorry >. — La mémo année 1606 (11 juillet), les Quairt /U$ Aimon (c'est la première fois que ce titre appa> rait, au lieu de VYstoire du yreux et vaillant chevalier Regnault de Montaulmn) sont • imprimé[s] à Paris pour maistre Thomas Duguemier, demourant on la rue de la Harpe, à l'enseigne du Petit cheval blanc •>. Sur l'exemplaire de la Bibliotlioquo Mazarine on a écrit au xvit« siècle (après 1648) la singulière note qui suit : « Par la voix qui me dit trois jours devant la journée des Baricades : Il est aussy vray que le peuple doibt estre délivré par toy que tu es cousin des princes. Va-tent voir au sepulchre de S. Mcdard : tu trouveras qu'il est ainsy. Je croy que Cbarlemagne a esté condamné de diverses gens de bien k recepvoir une correction paternelle du tort qu'il avoit faict & Regnaud de Montauban en sa vie. Laquelle correction n'ayent voulu recepvoir publicqucment en sa vie, ces successeurs furent chargez de la recepvoir et, à faute de ce, perdirent l'empire et le royaume de France, etc., etc. » — Suivent les éditions de 1608 (Paris, pour maistre Thomas Duguemier, demourant en la rue de la Harpe, à l'enseigne Sainct Yves) ; d'Alain Lotrian et Denis Janot, Paris, s. d. (avec ce litre : S'ensuyt le livre des Quatre fils Aimon, c'est assavoir Regnault, Alard, Guichard et Richard, avec leur cousin Maugis) ; de la veuve Michel Le Noir, Paris, 1521; de Claude Nourry dit le Prince et Pierre de Vingle, Lyon sur le Rbosne, 1526 ; des mêmes, 1531 ; de Pierre de Saincte- Lucie, dict le Prince, Lyon, 1539 ; de Gilles et Jacques Huguetan, frères, Lyon, 1539; de Nicolas ChresUen, Paris, s. d. (vers 1660) ; de Jehan Bonfons, Paris, s. d. ; de 1661, Anvers (sous ce titre : La belle et plaisante histoire des Quatre fils Aymon) ; de la veuve Jelian Bonfons, Paris, s. d. ; de François Amoullel, Lyon, 1513 (sous ce titre : Histoire des nobles et vaillant chevaliers, les Quatre fils Aymon, reveue et corrigée de nouveau et remise en bon langage françois, selon les anciennes cronùjues) ; de Nicolas Bonfons, Paris, s. d. (deux édilions, l'une à longues lignes, l'autre à deux colonnes) ; de Fr. Didier, Lyon, 1519 ; de Jean Bogard, Louvain, vers 1590; de Jouas Gautherin, Lyon, 1613; de la veuve Louis Coslé, Rouen, s. d. ; de Troyes, 1626; de Nicolas Oudot, Troyes, a. d. (T) (cf. Gorrard de Brebant et Tbierry-Poax, Rechercha
BIBLIOGRAPHIE SPÉCIALE
sur i établissement de l'imprimerie à Troyes, pp. 18T et ss.); de J. Oudot, Troyes, 1706; de la veuve Jacques Oudot, Troyes, 1717 ; de J.imoges, 1744 [Catalogue Champfleury, du lîi déc. 1890) ; de Costard et Foumier, Paris, 1783 (cf. une édition d'Avignon, 1786, Catalogue Champfleury) ; de F.-J. Desoer, Liège, 1787 (Bibliothèque Bleue entièrement refondue et considérablement augmentée) ; de D. de Boubers, Liège, 1793 {Les Quatre fils Aimon, histoire héroïque) ; de Jean Chaillot, Avignon, 1802; de Rouen, 1811 (Catalogue du Baron T"', 6 mars 1877, no 2116) ; de Lille, s. d. (vers 1820); d'Épinal, s. d. (vers 1850), etc. (nouvelle édition publiée par M. de Hobville) ; de Paris, s. d. ; de Deckherr frères, Montbéliard, s. d. ; de L. Janet, Paris, 1827 in-18 (par Jean-Pierre Brès) ; même édition, in-32, 1829 ; de Jounehomme, Liège, 1841 et 1842 (cette seconde édition est précédée d'une Introduction historique de L. Polain) ; de Liège en 1844 (publiée par Ferd. Hénaux ; de Montbéliard (?), imprimée cette même année) ; de Paris, 1848, in-12 {Les Quatre fils Aymon, histoire héroïque, par Uuon de Villeneuve, publiée sous une forme nouvelle et dans le style moderne (avec cette épigraphe : Ennii de stercore) ; de Pellerin, Épinal, s. d. ; de Lécrivain et Toubon, Paris, 1859; de M»»» veuve Desbleds, Paris, s. d. ; de la Nouvelle Bibliothèque bleue, sous la direction d'Alfred Delvau. (1859-1862) et de la Collection de Romans de Chevalerie, par le même Delvau, 1870; d'Ardant, Limoges, 1873 ; de Lebailly, Paris, s. d. (Histoire des Quatre fils Aymon ou Courage, bravoure et intrépidité de ces héroïques chevaliers. Cf. notre tome H, pp. 698-699) ; de Carpentras, s. d. (Catalogue Champfleury, 15 déc. 1890), de Lecrenne-Labbey, Rouen, s. d. (ibid.), etc.; etc. Une mention spéciale est due à l'édition de Launette , Paris, s. d, ( Histoire des Quatre fils Aymon, très nobles et très vaillants chevaliers, illustrée de compositions en couleurs, par E. Grasset; Introduction et Notes par C. Marcilly, ire partie). = M. le baron d'Avril prépare en ce moment un résumé des Quatre fils Aimon pour sa Nouvelle Bibliothèque bleue. — A la suite de cette nomenclature nécessairement incomplète, c'est ici le lieu de signaler quelques œuvres dramatiques qui ont été plus ou moins inspirées par le roman français.C'estenl787 lei^Renaudde Montauban, jtièce héroïque, » traduite de Lopez de Vega et jouée sur le théâtre italien le 6 avril 1717 (cf. Annales du théâtre italien, par d'Origny, 1. 1, p. 41); ce sont encore «Les Quatre
fds Aymons, » pantomime en trois actes, par Amoul (Mussot), représentée, en 1779, au théâtre de l'Ambigu-comique àParis et àBruxelles, sur le théâtre du Parc (Bruxelles, Em. Flon 1784, in-8») ; enfin <■ Les Quatre fils Aimon », opéra comique, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de M. Balfe (22 juillet 1844. Cf. Théophile Gautier, Histoire de l'art dramatique, Paris, 1859, in-18, t. III, pp. 232- 236), etc.r: Il ne nous reste plus qu'à indiquer les versions en langue étrangère d'un roman qui a joui d'une si grande popularité ; mais, avant de franchir les frontières de France, il faut tout au moins mentionner chez nous une rédaction en patois poitevin : Eistouère des Quatre faits Aymein, très nobles et très vaillants, les meillous chevalaies de lou temps, racontaie en bea lingage potevin, par Francet : Niort, 1865, s. d. — Une aflabulation bretonne a circulé sous une forme dramatique dans nos départements bretons : Buez ]}ar evar Mab Emon, duc d'Ordon, laque e form un dragedi (sept actes, en vers sauf le dernier) : Mon- Iroulez [Morlaix], 1818, in-8». = La version néerlandaise présente, sous la forme régulièrement narrative, une ancienneté bien plus respectable. En 1602, paraît à Amsterdam : Een schoone historié van de vier Heemskindsn. Waur in verhaald wordalle haar vroome Daaden van Wajienen. Cf. le livre populaire publié en 1619 à Anvers, chez J.-H. Heyiiger : Historié van de vier vroome Ridders genaemd de vier Eemskinderen Reynout en syne Broeders. Cf. le Catalogue de la Bibliothèque Douce à la Bodléienne, p. 286). Voyez aussi les éditions d'Amsterdam en 1795 et 1802; de Gent, s. d. (vers 1830); d'Anvers, s. d. (vers 1835) etc., etc. = La version anglaise (The four so7mes of Aymon), aiété pour la première fois imprimée chez W. Caxton; vers 1489; mais elle ne porte en réalité ni date, ni lieu. Cf. l'édition de Wenkyn de Worde, en 1504, le 8 mai, laquelle a été réimprimée en 1554, le 6 mai, par William Copland. Voyez aussi (?) une édition de W. Copland signalée dans le Catalog of the books... of the British Muséum printed in England... to the yar 1640 (t. I, p. 67), et une édition du 22 février 1598-1599, mentionnée par Hazlitt (l. c, 2» série, p. 21.) == C'est en 1635, à Simmern, chez Jheron. Rodler, que parut pour la première fois le livre populaire allemand tiré du vieux roman français : Ein scham lustig Geschicht loie Keyser Carie der Gross vier Gebrûder, Hertzog Aymons sœhn, sechzehen jar langk bekrieget, eic. Auss franzœsischen Sprach
QUATRE FILS AIMOS
in Teutsch transferiert. Sous un litre moins iléveloppé {Lustige historia von den vier Beyinonskindem, ihren ritterlich Vater gegen die Heiden zu Zeiten ("aroli M.) et, avec dos variantes que nous ne sommes pas en mesure de sijrnaler.le livre populaire consacré aux Quatre fils Atpnon a paru à Colofrao en 160V et s. d. (plusieurs fois); à Nuremberg, s. d., etc. Cf. G. O. Marhach : Oeschichle von den vier Heymonskindem, Leipzig, 1838. et l'excellenle vulgarisation de notre légende nationale par Karl Simrock : Eine schame Geschichte von den vier Heimonskindern Adelhart, Richart, Alart und Reinold, mil ihrem Ross Baiart. Dem ist beigefùgt : Das Leben des heil. Reinold. Francfort, 184B, in-S» {Deutscfie Volksbùrher, n» 9). Il ne reste plus guère à citer pour rAlIemagne que les deux publications suivantes : Historié von den vier Heymonskindem, par O. J. W. Schonbûtli (Reullingen, [1864], in-8», et le Reinolt von Montalban oder die Heimonskinder, par Friedrich Pfaff, Stuttgart,1886, in-8».— C'est en Italie que la légende de Renaud a reçu visiblement son plus étonnant développement , et nous avons vu plus haut que l'on appelle encore aujourd'hui du nom de Rinaldi les chanteurs populaires, les cantastorie de Naples(II, pp. 367 et 394). Plus haut aussi, nous avons eu lieu de montrer l'influence des Storie di Rinaldo (II, pp. 371 et ss.) ; mais nous n'avons, dans cette bibliographie, à ne nous occuper que des documents imprimés, et nous nous contenterons <le citer les suivants. Le premier de tous et le plus important, c'est la Storia di Rinaldino, romanzQ cavalleresco in prosa, publiée il y a trente ans par Carlo Minutoli (Bologne, 1865, in-8», Collezione de opère inédite o rare). Depuis le xv« siècle, dès les premiers temps de l'imprimerie, les Italiens étaient entrés dans cette voie. La première œuvre reproduite par la typographie fut sans conteste Vlnnamoramento di Rinaldo ila Monte- Albano, in-f» (s. 1. n. d., mais probablement, suivant Melzi, do 1474. à Naplcs.
Nombreuses éditions postérieures). Cf. Vlnnamoramento de Carlomanno imperatore de Roma e de le sui paladini Orlando e Rinaldo 'Venise], 1481 (Ferrario, /. c. t III, p. 21î). — y triomphi di Carlo, dl mes.ser Francesro di Lodovici, Viniliano ; Venise, 1586; —Rinaldo furioêo di messer Marco Cavallo, Anconitano, Venise, 15î6, in-8»; — Rinaldo appassionato (par Hectore, dit Lionello di Francesco Baldovinctti), Venise, 1528; in-8», et surtout le
poème du Tasse : Il Rinaldo, Venise, 1561, in-4», etc. ^ F.n Espagne, on se contenta de traduire Vlnnamoramento di Carlomanno, et do là. le livre populaire imprimé à Tolè<le en lbî3, par Juan de Vlllaquiran : IJbro del noble y esforçado cavaltero Renaldos de Montalran y de las grandes prohezas y esiranos hechoê en armas que el y RoUlan y todos lot doze jtares paladinos hizieron. Le traducteur est Luys Domingnes (Brunet, t. IV. col. 1518). — A cette œuvre, on donna comme suite, la Trapezonda dont nous allons parler et qui était également traduite <lc l'italien. Enfin il parut à Séville, en 1B42, El quarto libro del caballero Rej/naldos. Le mot quarto a besoin d'être expliqué : la traduction de Vlnnamoramento forme deux livres, et la Trapezonda «loit être regardée comme le troisième.
.% Les Quatre fds Aimon ont deux Saites qui ne leur ont été ajoutées que fort tard, mais que nous ne saurions passer sous silence : la première, c'est Mabrian; la seconde c'est la Conqueste de Trebizonde. Nous allons leur consacrer deux Notices bibliographiques dont c'est ici la place.
Mabrian a été « commencé par maistre Guy Bonnay, licencié es loix, lieutenant du baillif do Chastelroux et achevé par noble homme Jehan Le Cueur, escuyer, seigneur de Nailly en Puysaie, estant a Paris pour les affaires de noble et puissant seigneur messire Régné d'Anjou X (éd. do 1B30). Il se compose de deux parties : la première est consacrée aux aventures des trois derniers flls Aimon et de Maugis après la mort de Renaud ; dans la seconde, est contenue l'histoire proprement dite de Mabrian, flls do Renaud. Ce singulier ouvrage a été publié sous les deux titres suivants: 1» Uisthoire singulière et fort récréative, contenant la reste des faiz et gestes des quatre filz Aymon, Regnaull, Allard, Guichard et le petit Richard et de leur cousin le subtil Maugis, lequel fut pape de Romme. Semblablement la cronicque et hystoire du chevalereur, preux et redoublé prince Mabrian, roy (le Uierusalem et de Inde la Majour, fils de Yvon, roy de Uierusalem, lequel fut fils du vaillant Regnault de Montauban. On les vend à Paris, en la grant salle du Palays, au premier pillier, en la boutique de Galliot du Pré... Nouvellement imprimé à Paris, par Jacques Nyvenl. libraire etc. S. d. l16î5]; *• Im cronicque et hystoire singulière et fort récréative du conquestts el faictê bellirqueux du jireux, vaillant et te nom-
BIBLIOGRAPHIE SPÉCIALE
pareil chevalier Mabrian, lequel par ses prouesses fut roy de Hierusalem, d'Angorie et de Inde la majour, filz de Yvon, roy de Hierusalem, lequel fut filz du vaillant Regnault de Montauban. Et commence l'hystoire à la reste (sic) des faitz et ports d'armes des quatre filz Aymon : Regnault, Alard, Guichard et le i>etit Richard. Avec la mort et martyre d'iceulx et de leur cousin le subtil Maugis, lequel fut pape de Romme comme vous verrez au commencement de ceste présente hystoire. Ensemble les jirouesses de Gracien, bastard de Mabrian et de sa mye, la belle Gracienne faye. Et les faictz belliqueux de Regnault, filz légitime de Mabrian et de son espouse la royne Gloriande. Nouvellement veu, corrigé et imprimé a Paris cum privilegio... Et fut achevé de imprimé {sic) a Paris le xx jour de janvier l'an mil cinq cens XXX, par Jaques Nyverd, imprimeur et libraire. » — Les éditions suivantes de Mabrian, sont celles d'Alain Lotrian et Denis Janot, Paris, s. d. ; de Denys Janot seul, Paris s. d. (deux éditions? Cf. Brunet, III, col. 1265 et IV, col. 1001) ; d'Olivier Arnoullet, Lyon, 1549; de Jean Bonfons, Paris, s. d. ; de la veuve Jean Bonfons, Paris, s. d. ; de Théodore Rinsar, Rouen, s. d. ; de Benoist Rigaud, Lyon, 1B81 ; de Chastelart, Lyon, 1625 ; de Nicolas Oudot, Troyes, 1625, etc., etc.
La seconde suite des Quatre fils Aimon est la Conqueste de Trebizondé. La première édition est celle d'Yvon Gallois, Paris, 1517, sous ce titre : La conqueste du très puissant emjnre de Trebisonde et de la simcieuse Asie. En laquelle sont comprinses j^lusieurs victorieuses, batailles, tant jiar mer quq par terre, ensemble maintes triumphantes entrées de villes et 2''''^^^^^ d'icelles décorées par slille poeticque et descriptions de 2>c^ys avecques plusieurs joyeulx comptes d'amours qui jusques cy ne ont esté veus, et harengues très éloquentes. — Les éditions suivantes sont celles de Jehan Trepperel, Paris, s. d. ; de la vesve feu Jehan Trepperel, Paris, s. d. ; d'Alain Lotrian, Paris, s. d. ; de François Arnoullet, Lyon, 1583 [La chronique de Tw'inn, archevesque et duc de Reims et premier pair de France. Faisant mention de la Conqueste du très puissant empire de Tre bizonde faite i^o^''' 'e très pieux Regnaut de Montauban). — La version italienne a été imprimée à Bologne, en 1483, c'est-à-dire vingtquatre ans avant la plus ancienne édition française connue. Le poème italien en octaves porte dans une des éditions suivantes (Venise, 1492), le titre suivant : Trabisonda isloriatn ne
laquale si contiene nobilissime battaglie con la vita e morte di Rinaldo.—L& Trabisonda istoriata a été, suivant Brunet, traduite en espagnol : d'où la Trapezonda que es tercero libro de Don Renaldos. Seville, 30 mai 1533, cliez Juan Cromberger. Le Don Renaldos que la Trapezonda contient n'est autre que la traduction espagnole de Vlnnamoramento di Carlomanno (en deux livres), laquelle traduction avait paru à Tolède, en 1523.
,*, Pour plus de détails sur les Quatre fils Aimon, voy. notre analyse très développée du vieux poème français {Épopées, t. III, pp. 190- 240), où nous avons inséré la traduction littérale d'un certain nombre d'épisodes. Cf. notre Chrestomathie épique, t. I, pp. 496, 497. •= Sur Mabrian, voy., plus haut, t. II, p. 603; et sur la Conqueste de Trebisonde, ibid., pp. 601, 602 et surtout 628-631.
Les Quatre fils Aimon, dans l'état où ils nous sont parvenus (éd. Michelant), sont précédés d'une sorte de préambule ou de prologue qui a sans doute formé autrefois un poème distinct, dont le titre devait être : La mort Reuvon d'Aigremont ou Rueves d'Aigremont. Ce préambule, cet ancien poème mériterait d'avoir une bibliographie spéciale qui aurait pour principaux éléments les œuvres suivantes : Paulin Paris : Manuscrits françois de la Ribliothèque du Roi, t. VI, 1845, pp. 112-114 et 144, 145 ; — J. Barrois, Éléments carlovingiens, Paris, 1846, p. 305 ; — Paulin Paris, Histoire littéraire de la France, t. XXH, 1852, pp. 669- 673; — G.Paris, Histoire poétique de Char lemagne, Paris, 1865, in-8», pp. 300-301 ; — Paul Meyer, Girart de Roussillon, Paris, 1884, in-S», pp. xci-xcii; — K. Nyrop, Den oldfranske Heltedigtning, Copenhague, 1883, in-8<>, pp. 181 et 436 ; traduction italienne, Turin, 1886, in-8», pp. 173 et 423, etc. (Voy. les pages 68, 69.)
A. — ÉDITIONS DU POÈME
2127 Tarbé (Prosper). Le Roman des Quatre fils Aymon, princes des Ardennes. — Reims, 1861, in-8».
Collection des poètes de Champagne, n» XVIII.
Fragments considérables.
2128 Michelant (H.)- Benaus de Montauban otler die Haimonslcinder, altfranzôsisches Gedicld, nach den Hand-
QUATRE FILS AIMON
schriften zum ersten Mal herausgegeben.— Stullgart, 1862, in-8».
Bibliothek des literarischen Vereins in Stuttgart, t. LXVII.
Une édition <lt>s Quatre fils Aymon avait Hd préparéo, pour in Collerljon dos anciens poùlPS «le la Franco, par MM. Gaston Paris et A. Pey, sous le titre suivant : a Renaut do Montauban ou les Quatre fils Aymon, ciianson do fçeste, publiée pour la seconde fois, mais sur d'autres manuscrits. <• Le Catalogue de la Bibliothèque elzévirienne (Paris 1866, p. 13S), auquel nous empruntons cotte indication, ajoute : « Ce poème formera deu.x volumes; le texte du premier est imprimé. « L'ouvrage n'a jamais paru.
Des fragments ont été publiés par Immanuel Bekker. dans son Fierabras do 1829 (pp. i-xii, 1045 vers); par Ferdinand Castets, Recherches sur les rapports des chansons de geste et de l'épopée chevaleresque italienne, Paris, 1887, in-8» pp. 11-38 (977 vers d'après le ms. U 247 de Montpellier), etc.
B. — TRAVAUX DONT LA CHANSON A ÉTÉ l'oBJET
2129 Bayle (Pierre). Dictionnaire historique et critique, 3» édition. —Rotterdam, 1720, 4 vol. in-foi. ; t. I, p. 118, au mol Aimon.
2130 Renaud de Montauban, piôce
héroïque, tradiiilc de f^ope de Wga, jouée sur le Théâtre italien le 0 avril 1717.
Cf. les Annales du théâtre italien, par A.-J.- B.-A. d'Origny, Paris, 1788, 3 vol. iii-8» ; t. 1, p. 41.
2131 Bibliothèque des Romans,
novembre 1777 cl juillot 1778, pp. GO-171.
Les Quatre fils Aimon. Mabrian et la Conquête de Trebiaonde.
2132 Amould (Jean-François MuSSOt plus connu sous le nom d'). T^s quatre fils Aimon, pantomime en trois actes, représentée en 1779, au Ihéâlre de l'Ambigu comique à Paris, cl en 1784, au Ihéâlre du Parc à Bruxelles. — Bruxelles, 1784, in-8o.
2133 Adelung (Frédéric d'). Altdeutache Cedichtf in liom. — Kœnigsberg, 1799,
Sur Renaud de Montauban et Maugis.
JiU Oœrres (iean-Joseph de). Die
Hoidclborg,
Teutschen Vollubûcher.
1807, in-8», pp. 99-131.
Gorrcs regarde Renaud de Montauban « comme lo point central et commo le foyer de toute l'épopéo carolingienne » (Histoire poétique de Charlemagne, par G. Paris, p. 30t). — Cf. Karl Hoscnkranz, Getckichte der Poésie, pp. 59, 60, également cité par G. Parii et qui parle dans lo même sens que Gœrres.
2135 Ging^uenô (Pierre-Louis). Biatoire littéraire d'Italie. — Paris, 1811- 1819, in-8», t. IV, p. 173.
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Citation de dix-huit vers de Renaud de Montauban.
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2139 Bekker (Immanucl). Der Roman von Fierabras. — Berlin, 1829, in-4»,
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(Aus den Haymonakindem; Tragmenl de 1043 vers. Cf le n» 2128.)
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