BEATRIX
[.a légende des Enfants changés en cygnes a donné lieu à quatre récits, le premier en latin, les trois autres en français.
Le récit latin est celui du Dolopathos de Jean de Haute-Seille (vers 1190). Nous n'avons pas ici à nous en préoccuper.
Le second récit est une véritable chanson de geste qui ne paraît pas antérieure à la fin du xii« siècle. C'est celle que M. Todd a publiée sous ce titre : La naissance du Chevalier au Cygne ou Les enfants changés en cygnes. Cette chanson, que l'on a désignée également sous le nom d'E/ioj-e, peut être considérée comme la première partie ou le prologue du poème que M. C. Hippeau a publié sous ce titre : Le Chevalier au Cygne, et que Paulin Paris avait analysé sous celui d'Helias. (Voy. plus loin Elioxe.)
Le troisième récit est une chanson de geste antérieure à la fin du xui» siècle, laquelle est depuis longtemps perdue, mais dont l'affabulation nous a été conservée dans les chapitres XLvii-Lxviii du livre I" de la Gran conquista de Ultramar. G. Paris lui a donné le nom d'/samberte.
Le quatrième récit est une chanson de geste de la seconde moitié du xii* siècle, que Gaston Paris propose d'appeler Beatrix et qui, sous une autre forme qu'fîiioxe, constitue la première partie du Chevalier au Cygne publié par M. C. Hippeau.
C'est à Beatrix qu'est consacrée la Notice suivante.
A. — ÉDITION DU POÈME
on Hippeau (C). La chanson du Chevalîpr au Cygne et de Godefroid de Bouillon. — Paris, 1874-1877, 2 vol, in-16.