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ANALYSE V'OflSEL

II PAI'.T. LUH. I.

CHAP. XVI

Durl li'OliiiH ri tli' Ititlaiid :

luiraciili'iiKcuiciit

les deux

ruiiiballanU.

Oiiiiol,

lioViMMl l'.lllif?

di's Français,

f<s ;iidi> .i siiiilmir

la tfiiiTri*

coiitr«* (îiii ^ilr.

Virlnire lii'S clinrtiiMi't.

ravanl, a aide Garsile à s'emparer de Rome et qui, durant liuit jours, a eu les poinj^s enflés (r parce qu'il avait coupé trop do télés* ». Tant d'insolence, tant de force et de courajji; ne sauraient épouvanter Roland : il défie le Sarrasin et le combat est décidé pour le lendemain*.

Ce combat ressemble, bêlas! à tous les combats de ce j^^Mue, ([ui ne sont ([ue trop nombreux dans nos Clian-' sons de ^a»ste. l^ir bonbeur, la peinture n'en est pas- Irés-longue; mais elle ne renferme aucune des beautés vives et originales que nous avons trouvées au récit dt"' la luttr entre Olivier et Fierabras. Roland et Otinelsc donnent l(»s plus formidables coups de lance qui aient jamais fait Tadmiration d'un vrai baron; mais le ciel intervient dans le terrible duel. Le Saint-Ksprit, sous la forme d'untî colombe, dt»scend sur Otinel, et le païen sent que son cnjur est cbanj^é : « Je crois en Dieu, dit-il, )) (pii mourut sur la croix. » Les deux advei^saires jettent l(îurs épées, se précipitent dans les bras l'un de Tautre, s(» tiennent lont^lemps embrassés. Charles pousse un cri de joie, ïurpin baptise Otinel,; l'Empereur consent à être b' parrain (lu Sarrasin, et lui donne aussitôt sa fille Relissent en mariaiie, Relissent m cpii est plus blanche (pie nule muf/rrir t'i plusvennoille(iue la rose fleurie -S). • On pouirail croire ([ue la chanson finit là, et certes personne iTaurail li(,'ji de le reiireller. R n'en est rien : le liouvi'Me a jelé son poëme exactement dans le même moule ([ue celui d'où est s(>rli Fi('rahras\ et il nous faut, encore ici, subir une sceoikh» partie plus médiocre (pie la pi('nii(''re. Otinel devient Tallié desFran(;ais, tout comme Fierabras Tétait devenu tout à rheure. R s'ajiit d'emporter la ville d'Alyllie, (|uiesl défendue par Garsile e( parcpialiv roi< païens, Rarsamin, Corsabre, Escor-

' OUnrl, 1. i., V.T.- Ul el miiv. — -■ Ibid., vers -J1I--J01. - ' //>«/., vers 262-fi5l».

ANALYSE b'OTimi. 40l

faut et Clarel. De là toute une série d'assauts et de «"5Î!*'»!»?:?'batailles \ dont le principal épisode est la captivité d*Ogier. Mais, au moment même on se livre sous les murs de la ville le grand combat décisif, Ogier, véritable Samson, brise d'un mouvement ses fers, tue cinq gardes avec ses poings carrés et parvient à rejoindre, sur le champ de bataille, Charlemagne et ses compagnons^. L'action était rude, la mêlée horrible. Cette guerre d'ailleurs avait été des plus sanglantes, et Ton prétend (mais n'est-ce point une calomnie?) que Roland lui-même et Olivier avaient une fois tourné le dos aux païens^ L'arrivée d'Ogier est pour les Français le signal de la victoire : Otinel poursuit le roi Garsile qui fuyait à celée. Il l'atteint, le défie, le tue. La ville est emportée, et l'on y célèbre le mariage d'Otinel avec Belissent*. Le nouveau converti gouverna le royaume de Garsile. Ce fut un grand chrétien et, dit le poëte en terminant : « Sa fin fut bêle y plahie de grant bonté ^ » .

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