SECONDE HALTE AU MILIEU
II PAHT. LlVn, 1.
CHAP. XVII
do Renaitt de Uonlauban,
le DtiHois,
n iehan Lanson,
du Voyage
à Jérusalem
cl d
ConstnntinopUt
do Onlirn,
Simon (ic PouiUe,
c'est le moment de jeter un second regard en arrière.
Ces dix romans ', dont nous voudrions que la légende devînt familière à nos lecteui^, se rapportent, dans l'histoire poétique de Charlcmagne, à cette longue époque qui s'écoule entre la fin de ses enfances et sa grande expédition au delà des Pyrénées.
C'est la période des révoltes « féodales » contre l'Empereur. Deux noms surtout devront rester gravés dans notre souvenir : Ogier, Renaud. Ce sont lî^ les deux rebelles qui ont le plus longtenii)S arrêté l'effort du fils de Pépin. Ces révoltés de la légende ne sont pas,d'ailleurs, sans avoir plus d'un trait historique, et leur rébellion nous rappelle ces résistances qu'ont rencontrées, dans leur proi)re pays, la volonté d'un Charles- Martel et le génie d'un Charlcmagne. Quant à Jehan de Lanson^ c'est un conte de Perrault, une petite Odyssée sans valeur, un éclat de rire égayant un peu l'austérité morose d(» nos vieux poëmes. Le héros représente, tant bien (pie mal, les résistances des Italiens du Midi contre le jon^r (!,»<; honmies du Nord.
Mnis, après nous avoir fait assister à ces rébellions qui mirent la France en un si grand péril, il convenait que la légende promenât i»loriensement le grand Empereur d'une extrémité à Tautre de son empire. Le Charlemaji[ne de nos romans va même plus loin que celui deriiistoire : il débarque en Orient, visite Jérusalem, et va se faire donner à Constaiilinople le trésor incomparable diis leliques de la Passion : c'est la trace vivante i\{i^ excellents rapports que l'Empereur d'Occident entretint réellement avec les Grecs comme avec
* Henaus tir Montnuhnn, OjUr le Haunis, Jehan de Lanson ^ Voyage à Jérusalem et à Conslanlbwple, Gaiieny Simon de Pouille, Acquin, Destruction de liome, luenibras et Otincl.