Agatonpbile(r) de la France .-Pflw, 1649, 12pages
54. Agréable conférence de deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency sur les affaires du temps. Paris ^ 1649-51.
« Je donne lieu entre Içs bonnes pièces à la Conférence des deux paysans y dit Naudé, page 20J8 du Mascurat, parce qu'elle est
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composée avec ailre&se et que son l'aisoanement, quoique trè»faui et très-calomnieux, est si ingénieusement déguisé et si proprement assaisonné qu'elle ne laisse pas de passer pour bonne ou, à mieux dire, pour bien faite, u Neudé y revient encore page 219 : n Entre les plus agréables et ingénieux livrets que l'on ait faits contre le cardinal , l'on peut mettre avec raison les trois parties de la conférence entre deus: paysans de Saint-Ouen et de Montmorency, parce qu'elle est fort naive en son patois et soutenue de pointes assez gaillardes et de. conceptions plus pressantes que celles de beaucoup d'autres qui ne médisent pas de si bonne grâce quoiqu'avec plus de malice et à feu plus découvert. »
Cinq parties de la Conférence avaient paru quand le Mascurat a été publié. Cependant Naudé n'en loue ici que trois. C'est qu'en effet les deux autres sont beaucoup plus faibles; et elles ne justifieraient pas le témoignage bien mérité que l'apologiste du Alazarin rend ici des trois premières. Il paraît que tel était alors le sentinient du public même; car dés 1649 les trois premières parties de la Conférence furent réimprimées seules sous ce titré ; les trois agréables Conférences de deux paffcns de Saint-Oaen et de Montmorency sur les affaires du temps. Paris, 1649, 16 pages.
Pour que la collection soit bien complète , il faut huit pièces •■ cinq ont été écrites en 1649 (la dernière, qui porte pour titre Gnqttiéme partie et conclusion, etc., après la paix deBuel); la sixième en 16iS0 (elle est intitulée -. Coupelle et suite de la cinquième partie de l'agréable Conférence de Piarot et de Janin, paysans de Saint-Oaen et de Montmorency, sur les affaires du temps, parle même auteur des précédentes parties. Paris, 1651, 8 pages}; la septième aussi en 1651 (elle a paru sous le titre de i Nouvelle et suite de la sixième partie... Paris, 1649, 7 pages :1a date de 1649 est évidemment fausse, puisqu'il s'agit dans la pièce de l'arrivée des princes de Condé et de Conty, du duc de Longueville à Saînt- Denys après leur prison et de leur rencontre avec le duc d'Orléans); enfin la huitième est de 1632 ; elle a pour titre : Suite véritable des Conférences de Piairot (sic) de Saint-Ouen et Jannin de Montmorency, 7 pages. Le sujet de la conférence est le retour du cardinal Mazarin.
Tel a été le succès- de ce curieux pamphlet qHe près de cent ans après, en 173S, on le réimprimait à Trôyes pour P. Gamier, avec approbation et privilège du roi. Il faut dire qu'il a été expurgé
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DES MâZARINâDëS.
pour cette édition, quoiqu'on y ait laissé le triolet de la cinquième conférence sur les Janins, Voici le titre du recueil de Troyes : Co/zférence agréable de deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency sur les affaires du temps ^ réduite en sept discours pour divers tir les esprits mélancoliques, in-8®.
ïja gravure s^est emparée de ce sujet si populaire. Il existe une caricature contemporaine du pamphlet qui représente Piarrot et Janin , le premier en paysan et le second en soldat. Elle porte pour titre : Les deux paysans de Saint^Ouen et de Montmorency dans leur agréable Conférence touchant la guerre de Paris, Au-dessous de Piarrot on lit ce quatrain :
Député de saint Ouen en propre origîoa , J'on Yu la cour du rouay et madame la reine ; J'on vu tous les sîgneux ; j'on vu le cardina j Et si le rouay me fexi dîner dans sa cuizaîne.
De sa bouche sort une légende ainsi conçue : « Reguette : le rouay a ckâché sus mon chapiau. »
Janin a aussi son quatrain :
Mouay, je vien de Pazy où parmi les bourgeas J'on mangé de la garre et du lard militaize ; Mus not proculeux de la rue Quinquampouas Nous fîrotti pour avoir blÂmé sa minagèze.
Dans le fond on voit les députés allant à Saint^Germain sur un âne ; Guillot en avant, Piarrot au milieu et \ejieu Jaquet en arrière; la procureuse; l'origine des cornes; Janin battu par le procureur ; la grand'Margo à gauche et Robar à droite.
Cette caricature , petit in-folio , est de P. Bertrand.
Sur le titre de la sixième partie, dans l'exemplaire de la Bibliothèque nationale , un contemporain a écrit : par le sieur Richer,
55. Agréable et véritable récit de ce qui s'est passé devant et depuis l'enlèvement du roi hors de la ville de Paris par le conseil de Jules Mazarin , en vers burlesques. Paris ^ Jacques Guillery, 1649, 16 pages.
Cette pièce a paru après la prise de Cbarenton.