Ala reine, par un ecclésiastique
« Vade j quoniam vas electionis est mihi , ut portet no-
« men meum coram gentibus et regibus et filiis Is-
« raël, » AcT., ix, 15. Paris, 1652,. 19 pages.
C'est une sorte de sermon sur Péloîgnement de Mazarin , écrit pour le jour de sainte Catherine de Sienne.
2. A messieurs du parlement. (S. l. n. d. ), [1650], 4 pages. Rare.
Pour la liberté des princes , après leur transfert au Havre.
3. A monseigneur Charles de Lorraine , duc d'Elbeuf, généralissime des armées du roi. (S. 1. n. d.), 4 pages.
Cette pièce est signée du Bos (Mathieu).
Puisque le duc d'Elbeuf était encore généralissime âes armées du roi.... pour le parlement, le prince de Conti n'était pas entré dans Paris. On voit que le sieur Du Bos n'avait pas perdu de temps pour mettre sa plume au service de la Fronde.
J'ai rencontré de ce pamphlétaire sept pièces tant en prose qu'en vers, tant en français qu'en latin. La meilleure, sans contredit, est Vicon tyranni in invectiva contra Mazarinum expressa. Elle est d'une bonne latinité et ne manque ni d'élégance ni de
2 BIBLIOGRAPHIE [a monseigneur]
vigueur. Les autres vaudraient tout au plus la peine d'être indiquées par leur titre si Pune d'elles, le Manifeste de M. le prince, n'avait mis l'auteur dans la nécessité de se cacher , et si elle n'avait pas été reproduite en entier dans les Mémoires de la minorité de Louis XIV y page 385 de l'édition de 1690, et citée comme document officiel dans la seconde édition de V Histoire du prince de Condé par Pierre Coste*, page 258. Pour se défendre, Du Bos fit paraître le Manifeste de V auteur du Manifeste de M. le prince , etc.
Les autres pièces de Du Bos sont les Illustres présages des avantageux succès de nos troupes , etc. ; le Procès^verbal de la canonisation du bienheureux Jules Mazarin^ et Archiprœsulis in Joanne- Francisco- Paulo Gondœo , etc.
On lit dans les Mémoires du cardinal de Retz que le marquis de Vardes fit couper Iç nez à Dubosc Montandré pour un libelle dans lequel la maréchale de Guébriant, sa sœur, était déchirée. II paraît que les paroles du cardinal doivent être prises dans leur sens le plus littéral. Du moins voici comment, dé son côté,Loret raconte le fait :
« Témoin ce méchant Manifeste
Qui fut à son auteur funeste ,
Où Vardes étant mal traité
En devint si fort irrité ,
Que ses laquais , gascons ou basques ,
Ayant pris l'auteur par les basques ,
Coupèrent à coups de ciseau
Son très-infortuné naseau ;
Ce qui fait qu'après cet outrage
On peut dire de son ouvrage :
(( Ce sont des discours mal tournés
« D'un auteur qui n'a point de nez. »
C'est le mêibe fait, comme on voit. Seulement le cardinal de Retz s'est trompé en deux points : l'auteur mutilé n'est point Dubosc Montandré , mais Du Bos ; il n'avait point injurié la maréchale de Guébriant , maïs le marquis de Vardes lui-même.
Il faut se rappeler que Loret écrivait toujours en présence des faits. Il recueillait jour par jour les nouvelles dont il devait chaque semaine composer une lettre pour mademoiselle de Longuêville. Aussi la parfaite exactitude de sa Muse historique est-elle universellement reconnue. Or, îa lettre dans laquelle il raconte l'action
[a nos seigneurs] des MÂZÂRINÂDëS. 3
brutale et cruelle du marquis de Vardes, est datée du 27 juillet 4654. C'est la xxix* du livre II. Il y est dit en termes exprès que le libelle était un Manifeste qu'on faisait courir sous le nom d'un prince, et que le marquis de Vardes y était maltraité.
Dubosc Montandré n'a publié tout au plus qu'un seul Manifeste; c'est ce\ui du cardinal Mazarin ; mais Du Bos est , comme je viens 'de le dire , l'auteur du Manifeste de M. le prince de Condéy contenant les véritables raisons de sa sortie dà Paris le ^juillet 1654. Ce pamphlet a dû paraître vers le 45 juillet; et j'y Us le passage suivant : « Ce qui me fait croire sans aucun doute que mes ennemis et ceux du repos de la France destinent Brissac pour en faire le port où Mazarin conservera le débris de son naufrage, c'est que je vois qu'on en donné le gouvernement à Vardes , insigne partisan de ce cardinal et lâche déserteur du service de Son Altesse Royale, y> Évidemment voilà le libelle désigné par Loret. Entre le gazetier qui écrivait sur les lieux , en présence du fait qu'il avait pu vérifier, et le cardinal de Retz qui n'a rédigé ses Mémoires que plus dç vingt ans après ^ il me semble qu'il n'est pas permis d'hésiter.
4. A monseigneur le Coadjuteur sur sa retraite du 5 avril 1651, Sonnet. (S. 1. n. d.), 1 page. Rare.
Mauvais vers où l'on met le coadjuteur au-dessus de tous les hommes et sa retraite au-dessus de toutes les actions.
5. A monsieur deBroussel, conseiller du roi au parlement de Paris. Paris ^ François Noël , 1 649, 4 pages.
6. A nos seigneurs du parlement. (S. 1. n. d.), [1650], 7 pages.
Requête en addition pour la récusation du premier président par Beaufort , Gondy et Broussel.
al
|( 7. A nos seigneurs du parlement. (S. 1. n. d.), [1649],
1^ 2 pages.
C'est une requête d'opposition, faite par les propriétaires des maisons, aux arrêts des 40 et 14 avril 1649, qui déchargent les ^ locataires du terme de Pâques.
J'y trouve une curieuse liste des métiers qui ont gagné au blocus ^ de Paris: Clinquaillers (sic), fourbisseurs , chapeliers, merciei's,
4 BIBLIOGRAPHIE [a tous]
inalliers , fripiers , drapiers , armuriers , arquebusiers , serruriers , esperonniers , marchands de blé , boulangers , pâtissiers , bouchers, cabaretiers , greneders (sic) , cordonniers , potiers d'étain , ceinturiers , chaircuttiers (sic) ,. selliers , marchands de chevdux , chandeliers, appotiquaires (sic) y chirurgiens, épiciers, orifèvres.