‹ Bibliographie des mazarinadesChapitre 52 sur 81 · Bataille (la) de Lens. (S. 1. n. d.), 31 pages · texte numérisé non relu

Bataille (la) de Lens. (S. 1. n. d.), 31 pages

Cette excellente relation est d'Isaac de Lapeyrère , l'auteur des Préadamites,

578. Bataille (la) générale, avec les particularités de la grande. défaite des troupes du cardinal Mazarin , com-

. mandées par les maréchaux d^Oquincourt {sic) et de Thurenne (^/c), par l'armée de Son Altesse Royale , commandée par monsieur le Prince et messieurs les ducs de Beaufort et de Nemours en la plaine de Galle, entre Chastîllon-sur-Loin et Briare , le huitième avril

1652. Pam, Jean Brunet, 1652, 7 pagess Rare*

C'est le combat de Bleneau dont il y a dix relations, tout aussi véridiques que celle-ci. Je vois ici pourtant que le duc d'Orléans défendit les feux de joie, disant que les vaincus étaient français aussi bien que les frondeurs.

178 BIBLIOGRAPHIE [BlrEiiA&DE]

579. Belle gueuse (la). Paris , |François Noël , (S. 1. n. à.) y 12 pages.

Le pamphlet se termine par la Belle aveugïe. François Noël a également publié une suite, la Muette ingrate; puis une suite et troisième partie,. \9l Belle voilée. Ces deux pièces sont de 1650. La première a 7 pages; la seconde .14.

Tallemant *des Réaux noiis apprend cpi'an appelait la BeUe pieuse mademoiselle de dhemèrault, fiUe d'honneur de la reine Anne d'Autriche , qui épousa ensuite le tJk'ésKMtier ée Pépavgne» de la Bazinière, et dont le non^ appartient assez étroitement à l'histoire du cardinal de Richelieu. Est-ce d'elle qu'il s'agit ici ?

580; Bernarde (la), comédie.' (5<a. y'.), Dijon, J. Thibault, 1651.

« GapSe d'ime maiarinade rarissime, qui n'est citée ni par Beauèhànqp'iii pai* La Vallière, etc., et que nous ne voyons mentionnée nulle part. C^est une satire posthume contre Bernard, duc d'Epernon, gouverneur de Guyenne, quoiqu'elle roule sur les barricades de Pal^ en 1648. Il est question des ttoubles qui forent répriâiés avec tant de rigueur par le cardinal Mazarin. On remarque une telle animosité dans ce drame historique, qu'il faut supposer que l'auteur avait été tourmenté et mis en prison après la sédition de Bordeaux. On voit d'ailleuis à son style et à son orthographe qu'il était Iwii^ délais. Chaque acte est terminé par des stances gasconnes, qui ne manquent ni d'esprit ni de verve. Voici les noms des personnages : « Le duc d'Orléans, le duc de Bèaufort, lin conseiller du parlement dé Paris, un côhseillèr dU pltrlei^^âtlt deBw^deauXy'le Mazarin, défunt ministre d'État, le duo.d'Épemon, défaut gouverneur de la Guyenne et amuftt «de Nanon, la nièce de Mazarin, Nanon, MarioQ.) sœuV de Nanon et maîtresse de Saint-Quentin, Saint- Quentin, écuyer du duc d'Épernon et amant de Mariou, Parisiens, soldats, etc. »

ÎExtràit du Catalogue de S()leinne, art. 3745. La copie de cette mazarihade était manii^àrite dans la bibliothèque de«M. deSoleinoe. La note assez singulière de M. Paul Lacroix n^en fait pas connaître l'origine .

[bom] des JHÂZARINAfitES. 1911

58^ . Serne (la) mazarine , suite de la Mazarinade. Sur la copie imprimée àJBruxelles, 1651, 8 pages.

Il est assez remai^quable que personne ne «'est avisé d'attribuer à 'Soarron la Berne mazanne.

On sait que les pamphlets sur copie .imprimée à Bruxelles , à Afwersy sorcùent clés presses de Paris. C'est au commencement de la conférence de Ruel , en \%àt^; qu'on s'avisa de cette ruse pour échapper a«ix poars^ites de la justice. Toici ce qu'en dit l'auteur de la Nocturne chasse du lieutenant civil :

« Lieutenant civil et commissaires. . .

- Pour empêcher de barbouiller,

Chez les imprimeurs vont fouiller

ï)e nuit , par cruauté extrême ,

Justes dans la cave même. »

C*e$t alors que sortirent

a Sans nom , ni marque •De la pressc'de Variquet, DeJPrévetay,,Sara et Cotînet Qui ne se vend et ne s'achète Qu'entre chien et loup, en cachette , Des satyriques ouvrages en vers Jouxte sur exemplaires d'Ailvers. »

La Berne mazariné se trouve dans , le Nouveau siècle de Louis XIF, vol. !•', p. 313.

582. Bibliotheca venalis, seu Mas^rinus proscriptus. (S. 1. n. d.)y 4 pages.

Par Gabriel Naudé.

583. Bienvenue (la) présentée à monseigneui" le Prince, après son arrivée dans Paris. Paris, Guillaume Sassier, 1 651 , 8 pages.

Signé T. B. L.'L'iauteur dit, dans l'épîti^ dédieatoire, qu'il avait déjà présenté au prince une anagramme au sujet de la prise de Dunkerque.

' 584. Bon (le) bourgeois de la paroisse des Saints Inno-

IgO BiBUOGRAPHIE [bonJ

cents à messieurs de et cœtera. (S. i.), 1649, 1 1 pag.

Après la paix. « Ce considéré , grand rm , et tous , ma bonne princesse, faites ce que bon vous semblera. Dites seulement : « Qui « nous aimera, nous suive ; qui ne voudra venir avec nous , se N tienne chez soi. » Vous avez des princes , des grands et quantité de noblesse , qui ne vous abandonneront non plus que j'ai envie de perdre de vue les cloches de Paris. »

L'auteur est royaliste, comme on voit; et s'il n'est pas hostile à Mazarin, il a'est pas non plus mazarimste.

' Il y a des exemplaires qui portent simplement -. Le bow^ois de la paroisse, etc.

585. Bon (le) citoyen faisant voir : 1° i*analomie des maximes d*£tat et de la religion chrétienne touchant la guerre ; V que , puisqu'il y va de Thonneùr des princes et du salut des peuples de laisser le roi prisonnier entre les mains du cardinal Mazarin , les Parisiens le doivent aller quérir ou il est ; 3* que, laissant perdre rpccasion qui se présente , la ruine de Paris est infaillible. Paris j 1652, 23 pages.

Le duc d'Orléans avait pris la lielitenance générale du royaume.

586. Bon (le) et le mauvais Fraaçois.en contraste sur le sujet de la guerre passée et sur celui de la paix présente. Dialogue. Paris j 1649, 14 pages.

L'auteur est royaliste. U dit que si , au lieu de revenir à Paris, le roi est allé à Compiégne , c'est pour s'opposer aux progrès de l'archiduc Léopold. <

a Pendant le blocus, les échevins avoient ordonné aux habitants d'abattre les hauts^ants de leurs maisons, de boucher les soupiraux de leurs caves et de tenir à leurs portes des muids remplis d'eau , parcequ'ils craignoient les mauvaises dispositions de la populace. »

II y a, vers le milieu, un ti*è9-Iong passage, emprunté aux Pres^ santés sollicitations de V Europe, etc., que l'auteur a tout simplement coupé en dialogue.

[bon] des MAZARINÂDES. 181

587. Bon (le) François à monsieur le Priûcc. Paris , GjUes de Halline, 1652, 16 pages.

C'est une pièce de 1614^ écrite en réponse au libelle intitulé : Le Fieux gaulois à - Messieurs les princes. L'imprimeur ne s'est même pas donné la peine de l'arranger pour la circonstance. Il faut croire que la permission du duc d'Orléans a été donnée sur l'étiquette.

588. Bon (le) François au véritable Mazarin , déguisé sôus le nom du Franc bourgeois de Paris. Paris , Nicolas Vivenay , 1 651 , 1 9 pages.

« L'usage des placards est un abus que M. le prince n'a pas inventé. Sa prison a été le produit des affiches sanglantes .que l'on a publiées pour décrier s'a conduite dans, le public. »

Il faut y joindre la Réponse au libelle intitulé : Le Franc bourgeois.

589. Bon (le) frondeur qui fronde les mauvais fron- . deurs, et qui nef flatte point la fronde mazarinç de

ceux qui ne sont plus bons frondeurs. Paris ^ 1651, 20 pages.

Attaque très-violente contre le coadjuteur ; détails biographiques sur son grand-père, banqueroutier, soy père, muletier, sa mère, p..... et maquerelle. Pour le faire consentir à la prison des princes, Mazarin lui avait promis l'abbayè de Gorbie; et parce qu'il ne la lui donna pas, Gondy se retourna contre lui.

« Quand M. le coadjuteur agira sincèrement, il ne se fera pas jetter un manteau sur la tète à la sortie des assemblées^ ni -enlever par des afBdés.... Pourquoi envoie-l-il Matarel solliciter de sa part les libraires qui étoient sur le Pont-Neuf, pour les faire venir au palais avec des armes à feu et des bayonnettes, leur promettant leur rétablissement sur ledit Pont, de la part de la reine ? »

Le caractère générsil de ce pamphlet ne permet guère d'ad* mettre qu'il soit l'un des deux papiers dont il est parlé dans tes Carnets du cardinal Mazarin {Man. de la Bibliothèque nationale) , sous la date de juillet 1650. Le coadjuteur fut si * vivement touché des injures qui blessaient l'honneur de sa famille , qu'il y

1S2 BIBLIOGRAPHIE [Bms]

fit répcyidre, en 1652 , par des Remorques sommaires sur la maison de Gondy,

Le Bon frondeur appartient à la pk)Iémique soulevée par VAqIs désintéressé sur la conduite du coadjuteur,

59p. Bon (le) ministre d^État. Paris, Jacques Guillery, 1649, 12 pages.

591 . Bon (le) succès de toute la France, prouvé par la nature deii astres. Paris , Pierre Sévestre , 1 649, 10 p.

592. Bonne (la) et salutaire union et résolution que doit faire la ville de Paris. (S. 1.)^ 1652, 7 pages.

593. Bons (les) avis par révélation de sainte {Geneviève à l'hermite solitaire. (S. 1.), 1652, 34 pages.

La date doit être de juin 165S, peu après la descente de la châsse de sainte Geneviève.

Ce pamphlet ne laisse pas que d'être asse± curieux. Il est pour le prince de Condé contre le coadjuteur, que la sainte traite d'âixè rouge, sans respect pour sa dignité de cardinal. Tajoute qu'il n'est pas commun.

594. Bons avis sur plusieurs mauvais avis. (S. 1. n. d.), 28 pages. *

Ce pamphlet, qui annonce un talent exercé aux luttes de la presse, est attribué à Mathieu de Morgues, abbé de Saint-Germain, le plus infatîgabie et peut^tre le plus habile défenseur de la reine Marie de Médicis. H appartient à la faction du coadijnteur et du duc de Beanfdrt.

Il y est fait mention, successivevhent, de V Apologie dufrondenr, de VApis aux frondeurs^ de VAvis au duc de Beaufortetau coadjuteur; de VAvis à la pille, de Paris ^ du Factum pour M. le prince ^ de fApis aux Parisiens, etc., à l'auteur duquel Mathieu de Morgues adresse, en' terminant, un avis particulier.

Le Laboureur a publié la Réponse au libelle intitulé : Bons avis sur plusieurs mauvais avis ; et Davenne s'attaque au pamphlet de Mathieu de Morgues dans la Lettre particulière de cachet, etc.

[bouquet] des MAZARINAUËS. 193

595. Bonheur (le) de la Frapqe e^ la mo|rt de ]M[a;E%ria et de ses adhérents. Paris ,^(s. d.), 7 p^es.

Même pièce que V Honneur du ministre étranger ens^çeli dans le

596. Bonheur (lé) de la Fraàce, ou la Malice dédouverle, présenté à monseigneur le duc de Beaufort sur sa jus* tification, par C. H. (Charlotte Hénault). Paris ^ 1650,

597. Bonheur (le) de la France, ou Réjouissance universelle de. la liberté deè princes, avec tout ce qui s'est passé àleurs sorties (sic) du Havre. Paris, 1651 , 8 p.

(t Je paîs^ me vanter d'avoir employé ma plume, tout ce que j'ai de voix contre ps ministre ridicule... J'ai été outragé eu ma personne par la peine du cachot, quoique ses émissaires eussent empnmté d'autres prétextes , pour colorer leur injustice. >»

598. Bonheur (le) de la France par la paix générale sous le règne du roi Louis XIV. Paris, Claude Boudeville , 1 649 , 8 pages.

599. Bouclier (le) et TÉpée du parlement et deé généraux contre les caloinniateura, par M. L. Paris ^ I649,23p^ges.

Après la paix de Ruel.

n y a trois autres pièces qui portent la même signature M. L. : Réponse et réfutation du discours intitulé : Lettre d'avis k lles$îeiirs du parlement de Paris par un provincûd ; Discours et considérfftions politiques et morales sur la prison des princes, etc. \ Lettre ou e^skortation d'un particulier à M.^le maréchal de Turenne, etc.

<t Ce sénat de demi dieux est une parfaite et naïve représentation du royaume , ayant en mains l'autorité du roi et pratiquant l'o^éissapce des sujets. »

600. Bouquet (le) présenté au roi, le jour de sa fête, par le sieur J. B. D. L. R. Paris , Claude Boudeville, 1649, 7 pages.

184 BIBLIOGRAPHIE [branle-mazarin]

601; Bouquet (le) sacre, illuminant les Mazarins. (S. 1.), 1652 j 8 pages.

Mars.i652.

Le bouquet est une pièce de vers tré et tétradécades à Jésus , Marie et saint Joseph , Rois de ^France ! D n'y a ni beaucoup de pamphlets aussi compictenoent originaux, ni beaucoup d*exemplaires de ce painphlét.

602. Bourgeois (le) de la paroisse des Saints-Innocents à^messieurs de etcœtera. (S. 1.) 1649, 11 pages.

Même pièce que le Bon bour^ois , etc.

603. Bourgeois (le) Saturnien, errant par la ville de Paris pour apprendre ce qui se fait et passe tant 4u parlement, de THotel de Ville que du peuple de Paris. Paris j 1652, 8 pages.

604. Bouteille (la) cassëe,. attachée avec une fronde au cul de Mazarin, fuyant après avoir su la grande défaite de son armée par celle de Son Altesse Royale, commandée par monseigneur le prince de Condé. Satyre divertissante. Paris, par Tordre commun de plusieurs bons et fidèles François, 1652 , 1 5 pages.

Aprè& le combat de Bleneau. C'est ici une des pièces les plus rares , j'en conviens, mais aussi une dès plus sales:

605. Branle-Mazarin (le), dansé au souper de quelquesuns de ce parti là chez M. Bjenard, où monsieur de Beaufort donna le bal. Paris, 1649, 8 pages.

Omer Talon et Mailly le citent sous le titre inexact de : Le Branle des Mazarins, dansé dans la maison de Renard et fait par M, le duc de Beaufort.

Blot a fait, sur cette aventure du jardin de Renard, le joli triolet que voici :

« Il deviendra grand potentat Par ses actions mémorables ,

[bvlle] des MAZÂRINâDËS. 18ô

Ce duc dont on fait tant d'état !

Il deviendra grand potentat.

S'il sait renverser notre état Gomme il sait renverser la table.

Il deviendra grand potentat Par ses actions mémorables. »

606. Bref du pape à M. le ôardioal de Retz. (S. 1. n. d.), 4 pages.

Daté du 30 septembre i654. Ce bref est suivi de quelques réflexions sans portée.

Il est dans les Mémoires du cardinal de Retz, page 448 9 coll. Michaud, note.

607. Bréviaire ^(le) des ministres d'État , leur faisant connoître les cas auxquels ils sont inférieurs au parlement dé Paris: 1® Pour faire voir comme quoi le conseil d'État n'a le pouvoir de recevoir le serment des ducs et pairs ; 2® Pour ne pouvoir faire le procès aux princes du sang ; 3® Pour ne pouvoir faire valider les édits et déclarations du roi ; V Et pour ne pouvoir contraindre le ressort du parlement de Paris d'obéir à ses arrêts. Paris y 1652, 15 pages.

608. Bulle de notre saint Père le pape, Innocent X, pour . le jubilé universel de l'année 1 650 , donnée à Rome

le V de mai 16491 Paris y jouxte la copie imprimée à Rome, etc., 1649, 4 pages.

Texte latin. La traduction a été publiée sous le titre de :

609. Bulle de notre saint Père le pape, Innocent X, pour Tindiction et célébration du jubilé universel de Tannée 1 650 , avec une autre bulle pour la suspension dé toutes sortes d'indulgences durant Tannée du jubilé; et les mandements de monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime archevêque de Paris. Paris ^ Pierre Targa , 1649, 6 pages.

186 BIBLIOGRAPHIE [burlesque]

61 0. Burlesque (le) Festin, ou TAiliance contractée entre Mardi Gras et la Foire Saint-Germain. Paris , Fr. Noël, (1649), 8 pages.

Il y en a une autre édition, s. 1. n. d.

611 • Burlesque (le) On de ce temps, qui sait tôUt , qui fait tout et qui dit tout. Paris, 1649.

M. Leber, dans son Catalogue, compte cinq parties de ce journal. C'est une erreur ; il en faut trois .ou huit. Expliquons-nous :

Le Burlesque On parut au commencement de la conférence de Ruel et fiit continué jusqu'à la paix. Dans ce premier période, il se compose de trois parties sous un titre uniforme, avec la seule adjonction de ces mots suite et seconde partie, suite et troisième, chaque partie de huit pages et paginée séparément.

Après la paix, l'auteur fut arrêté par la pénurie des nouTelles. C'est lui-même qui nous l'apprend- Mais le 20 juin i649, il reprit sa publication qu'il intitula :

612. Burlesque (le) On de ce temps renouvelé, qui sait, qui fait et qui dit tout ce qui s'est passé depuis la guerre. Première partie. Paris, Etienne Hébert ,

n la continua jasqu'au.42 juillet, peut--étre plus loin; car il promettait encore une suite ; mais si cette suite a été publiée, je ne l'ai pas vue.

Dans ce second période , toutes les parties se suivent régulièrement, sous une même série de chiffres, de i à 60; mais il y en a de seize pages, de quatorze, de huit, .et )es titres varient. ]U ^eçonde, la troisième et la quatrième partie portent, après qui dit tout, « ce qui s'est passé de nouveau. 9 Entre la seconde et la troisième, se place, k la date du i**" juillet et de la |>age 29 à la page 36, l'Extmordùuurearripée du burlesque On de ce temps ^ qui sait, qui fait et qui dit toutes les particularités du siège de CambraXy avec un sommaire de l'ordre du festin fait aux généraux et parlement d'Angleterre par les communes.

C'est donc trois parties, pour le premier période , cinq pour le second ; en tout huit.

[BOSiiB] DBS MAZARJNADES. 187

On petit lire d'assez curieux déuik des opérations devant €am* bray dans \ Extraordinaire arrivée,

« On a fermé les boucheries.

Deux jours ^esvaX Pâques 'fleuries.

Maint boucher en est endéyé; Biais Paris te fôt soulevé Si PoD ii*eùt îvx cette ordoonaDce.

£t la halle étoit en balaBce D'équiper quantité de bras Contre tous les mangeurs de gras. »

(Suite et seconde partie, etc.)

Un anonytne a ptd)lié9 en i649, une mauvaise imitation du Burlesque On de ce temps ^ sous le titre de : V On du temps toutnaupeauy etc.

613. Burlesque (le) remerciment des imprimeurs et colporteurs aux auteurs de ce temps. (S. 1.), 1649, 8 pages.

Pièce jpiquante et curieuse.

« Six deniers pour quatre feuillets Entrent dans mon gousset tout nets , L'imprimeur payé de sa feuille. . . .

Nous sommes huit cents, ▼oiie mille. . . . Nous avons aussi triste miiie Que le pain à la Mazarine....

CoDtentez-YOUs d'un imprimeur Qui ne fut jamais grand rimeur. »

L'auteur était-il imprimeur?.

614. Burlesque sur la fuite de Mazarin et la rencontre de madame la duchesse de Longuevilie, retournant de Stenay à Paris. (S. 1.), 1651 , 6 pages.

615. Busire (le) étranger, dëmonté par les Alcides de France, sur la résolution généreuse de messieurs les princes pour la ruine du parti Mazarin, où se voient les justes causes du refus de plusieurs villes, fait a ce cardinal, de le recevoir. Paris, 1652 , 15 pages.

188 BIBLIOGRAPHIE . [calomnies]

616. Cacus (le) Italien renversé par THercule François^ en prose et en vers burlesques , par le sieur D. L. G. Paris j 1652^ 8 pages.

61 7. Caducée (le) d^État^ faisant voir par la raison et par rhistoire : 1 ^ Que nous ne pouvons pas espérer la paix pendant que la reine sera dans le conseil ; 2** Que Feutrée du conseil est interdite à la reine par les lois de TÉtat ; 3° Que la reine est obligée de se retirer dans son apanage , pour ses seuls intérêts' et pour son honneur; 4° Qu^on ne peut point dire que Ma^arin est chassé pendant que la reine sera dans le conseil; 5^ Que les tendresses de fils ne doivent faire aucune impression dans l'esprit du roi, pour l'obliger à retenir sa mère dans lé conseil , si sa présence y est contraire au repoè de TÉtat ; 6^ Et que si la reine aime son fils , elle doit consentir à cette retraite sans aucune résistance. Paris , Pierre Le Muet, 1652, 32 pages.

Du 20 juillet i 652.

C'est une des pièces de DubosQ Mpntandré. Mailly la cite , p. 62 du cinquième volume de V Esprit de la fronde.

618. Calomnies (les) du cardinal Mazarin réfutées et rejettées sur Son Éminence. Paris y François Preuveray, 1649 , 6 pages.

Cette pièce est signée : Car Pauteur du discours intitulé : Raison^ nement sur les affaires présentes y eVc,

Les deux pamphlets ont pom* objet de montrer en quoi lés aflai* res d'Angleterre difFéraient des affaires de" Paris.

Voici un curieux passage du premier :

« Les parlements d'Angleterre se devroieut plutôt nommer États généraux que parlements, comme l'on peut juger par la description que j'en vais faire. Us sont composés de deux chambres, qu'ils nomment la chambre haute et la chambre basse, autrement la chambre des seigneurs et celle des communes. La chambre haute est com-

{gaxooflet] des MAZARINADES. 189

posée du. clergé^ des pairs du royaume, du roy et des princes du sang ; la chambre basse est composée de deux gentilshommes de chaque province et d'un bourgeois de chaque ville ou communauté, et de tous les fils des nobles, qui y ont séance sans eslectiôn. Les gens dé justice n'y ont point de voix et ne s'y trouvent que pour décider les difficultés, touchant ce qui regarde la'loy du royaume et la justice. En quoi les parlements diffèrent extrêmement des nôtres,* où les gens de justice font le principal corps. Il y a encore une difféi^nce, qui est que les parlements d'Angleterre se font par eslectiôn et les nôtres au contraire.; d'où vient que nous devons estrebien plus assurés de 1^ sincérité de nos parlements, parce qu'ils sont toujours ^n charges, qu'ils le» acheptent chèrement et les transfèrent mesme à leurs enfants; de façon que s'il leur arrivoit de malverser , ils sont toujours remarqués pour cela et peuvent estre chastiés de tout le corps par la perte de leurs charges, à leur grand déshonneur et au détriment de leurs héritiers; là où les parlements d'Angleterre ne se formant que par eslectiôn et pour un certain temps seulement que le roy peut limiter, le parlement dissous, chacun s'en retourne en sa province ; et s'il arrive que leur conduite ait esté ruineuse au public , à peine en peut-on reconnoître les autheurs ; et le pis- qu'il leur puisse arriver, est de n' estre pas esleus une seconde fois. Oustre que, la noblesse et le clergé y présidants en qualité de juges et d'arbitres, il peut arriver, par les attachements qu'ils ont au souverain , qu'ils trahissent la cause du peuple ; ce qui ne peut arriver en nos parlements, où la. noblesse et le clergé peuvent bien empescher véritablement qu'on ne fasse tort au souverain , mais non pas contraindre le parlement d'en f^re au peuple. C'est pourquoi je trouve nostre gouvernement bien plus juste et plus raisonnable que celui des Anglois. »

619. Calotte (la) de Mazarin renversée. Sur la mort de son neveu Manchiny, par le sieur Scaron (sic). Paris , 1 652 , 8 pages.

Détestables vers qui ne peuvent pas être, qui ne sont pas de Scarron.

620. Camouflet (le) donné à la ville de Paris pour la réveiller de sa léthargie. P^m, (1662), 18 pages.

190 BieLIOGRAPHlE [câPnniE]

621 . Canons (les) foudroyants , ou l<ss Redoutables pa^ rôles du conducteur de nos armées aux princes et aux peuples. Paris y François Noël, .1649, 8 pages.

La pièce se termine par im mauvais scMUiec.

622. Cantique de réjouissance des bons François pour l'heureux retour du roi dans sa bonne ville de Paris , ay«c une très humble remontrance à la reine régente. Paris y veuve Jean Remy, 1 649 , 1 9 pages.

623. Capitulation (la) de la ville de Bellegai^de., le 21 mars. Paris ^ 1650.

JBib, hfst, 23101.

. Extrait de la Çazette,

624. Caprice bachique et burlesque sur la paix. Paris y 1649, 8 pages.

625. Caprice (le) des esprits, ou la Philosophie des fous. (S.:l. n. d.,), 8 pages. ' t

Dn mois de juin 16*49. Véhémente sortie contre les pamphlets , contre les pamphlétaires et même contre le parlement qui ne sévissait pas.

626. Caprice sur l'état présent de Paris. Stances. (S. 1.), 1652, 8 pages. Très-rare.

Plus de violence que d'esprit.

<x Enfin la fronde est au rouet. ...

Les princes en font leur jouet ; Et le peuple se raille d^elle.

Tel qui faisait le dépiteux Contre la cour et pour la fronde , Qui baiseroit le trou honteux Du plus grand Mazarin du monde . . .

Après l'établissement du parlement dePontoise.

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