Cavalier (le) d'outremer. (S. 1.), 1649, 12 pages
661 . Cavalier (le). démonté. Paris ^ veuve Théod. Pépingué et Fst. Maucroy, 1649 , 8 pages.
Cette pièce a paru aussi' sous lé titre de : Le Noble confus ou le
* Point d'argent du temps présent.
SOS BnUOGRAPHIB [ogisBoi]
662. Cayer contenant les très-humbles remontrances des députes du parlement de Bordeaux j présente au roi et à la reine régente, le second octobre 1 649.(S. !.), 1649, 27 pages.
663. Cayers des remontrances faites au roi et à la reine régente par les députés du parlement de Provence. (S. 1. n. d.), 12 pages.
De la fin de 1649 et pour l'exécodon da tnàtéy ooncln entre le parlement et le goaveniear, comte d*Alais, par la médiation du cardinal Bichy. ëq général, les pamphlets d'origine provençale ne sont pas communs.
C'est apparemment celui-ci que Pitton range parmi les plus considérables sous le titre de : la Remontrance du parlement. Les autres sont le Manifeste de la fille d'Aix; le Manifeste du comie d'Alais; V Examen de la remontrance du parlement; la Remonrtrnnce au peuple de Provence; la Foix de la Justice opprimée; la Justification des armes du gouverneur, •
Le P. Lelong tâte une édition des Cayers sous la ruhric|ae de Paris.
664*. Célèbre (la) Cavalcade pour la majorité du roi.
mémoires de Madame de Motteville, p. 418, coll. Micbaud. Extrait de la Gazette. -
665. Célèbre (le) Festin des mouchards, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
666. Censeur (le) censuré , dédié au sieur de Sandricourt. (S. 1.), 1652, 16 pages.
Uauteur est lyAudiguier du BlasBet, avocat général de la r^e* Il a donné une seconde édition de son opuscule , sous le titre de :
666 bis. Censeur (le) censuré, adressé au sieur de Sandricourt , auteur d'un libelle intitulé : Le Censeur du temps , touchani tes régences des reines , mères des rois ^ en 1652. Paris, 1657, 1Q pages.
Cette édition est augmentée d'une épiire dédicaioire à la reine»
[afflWft] DBS MAZARINADCS. 903
qui n'e$t.pa$ compcMe i$Ds lapagination , non plus qu'un eaLtrait du pamphlet de Sandricourt; en sorte que la Censure de D'Audiguier a, en réalité, âO pages.
On troiive aussi une réimpresmnde 4652, qui porte pour titre : ia Pièce intitulée : le Censeur censuré. (S^ I. n. d.), 6 pages; mais eDe doit faire suite à la Réponse de Sandricourt, sur U^ thèie couchée en ia deuxième partie du Censeur du temps, etc.
D'Audiguier écrit avec une politesse dont Sandricourt n'a point suivi l'exemple. Ses raisonnements sont ingénieux et subtils ; mais son zélé l'emporte beaucoup trop loin, quand il qualifie la Toi sa— liqùe dé loi bizarre et hétéroclite. '
« Dès lé commencement de la régence, les charges des officiers •royaux, nommément des cours souveraines , enchérirent beaucoup de prix; et les plus jeunes conseillers du parlement et ceux de la moindre naissance se firent porter. la robe ; ce qui ne s'étoit jamais vu et n'appartient qu'aux présidents. »
667. Censeur (le) du temps et du monde, portant en main la clef du Politique lutin, de V Accouchée espagnole, de la Descente du politique lutin au^ limbes, des Préparatifs et de la France en trai^ailj par le sieur de Sandricourt. Paris . 1652.
Quatre parties , la première de 55 pages , la seconde de 4Ç , la troisième de 48 et la quatrième dé 6$.
Sandricoutt se défend assez mal des reproches qui lui ont été faits de choquer les puissances, de se montrer athée, hérétique, impie et libertin.
Toicî quelques passages qu'il m'a paru utile de reproduire, pour la bibliographie des Mazarinacles :
« L'un , qui se publie le fidèle sujet du roi (Sentiments d*un fidèle sujet du roi, à l'occasion de l'arrêt du 31 décembre l^iX découvre des sentiments mazarins pour l'idole qu'il adore ; et l'autre, qui fait VJpologie du parlement , je sais bien qu'il n'en a pas d'aveu et qu'il est aux gages d'un prince. Celui qui a donné au public les Maximes véritables, a approché plus solidement du point. Celui qui a fait les Mot^s des airréts des parhtments de France, propose dçs chefs d'accuaaijipn très-puissants contre rev-* ^'avagance de ç^ ijuinis^re étr^mger. Celui qui a. fait les Mé^exions
S04 BIBLIOGRAPHIE [cnisvul
politiques sur, la harangÊte de l'arehewéque de Rouen , donne des exemples qui convïûiiqiieiit et qui accusent la flatterie sous le camail. » Censeur du temps et du monde, etc.
« Tous ces Messieurs les écrivains du temps , la plus grand'pait ne sont que des rabolisseurs, OFfèvres en vieux cuir, rappetasseurs et fripiers regratders , étaleurs de vieilles nii^ies; rtdfèitées pour tromper le public, avec des avant-propos plus magnifiques que les propos. »- TTroisième partie, etc.
Le monstre Mazarin , né de l'aocouehée , « quand il ment le plus , il dit que c'est la tférité toute pure et la confession répétée et encore le vrai et ie faux, » Quatrième partie fClc,
Il parait que les quatre parties du Censeur ont été publiées à vingt et un jours ou trois semaines de distance. Elles se vendaient de six à douze deniers le cahier.
On appelait Morgue la cabale de ChAteaunéuf et de Villeroy à Poitiers.
668. Censeur (le) politique au très-auguste parlement de Paris. Parié y Mathieu Colombel, i649, 28 pages.
Excellente pièce, dans laquelle on trouve de très^udicieases observations sur les tailles , s^r la justice criminelle , sur les ventes par décrets ou saisies immobilières , sur l'emprisonnement à fins civiles.
669. Censure de Tinsuffisante et prétendue réponse faite . à .la réfutation de la Lettre âasfU. Paris , 4 649 ,
15 pages.
Cette pièce appartient; à la polémique soulevée par la Lettre d'avis a messieurs du parlement de Paris, écrite par un provincial, et dont j'aurai à parler plus tard.
670. Censure de monseigneur Illustrissime et Rëvérendissime archevêque de Bordeaux et primat d'Aquitaine sur un libelle fait et imprimé à Bordeaux. Paris,
. Gilles Dubois y 1652» 7 pages.
' Acte officiel daté de Poitiers , le 27 janvier 165^, et signé, avef l'archevêque de Bordeaux , par les évéques cf Évreux, de Baasas, cle Gouserans , de Saintes , de Rodez et par le doyen de Poitiers , le
[CBUSUEB] DES V MAZARIN AENSS. 205
siège vaquant. Le libelle censuré est la Question canonique : si M. fe prince a pu prendre les armes en conscience, etc.
671 . Censure (la) ecclésiastique de Rome la sainte contre la vie dépravée de Jules Mazarin. Paris ^ Fr. Noél, 1649, 12 pages.
. 672. Censure (la) et Tantidote de quelques maximes très-pernicieuses, contenues dans un libelle qui a pour titre : Le Récit du duel déplorable entre MM. les ducs deÈeaufortet de Nemours j adressé {sic) à la noblesse raisonnable et chrestienne. Paris , 1652, 12 pages. Rare.
Contre le duel. H y avait eu, peu auparavant, une association de quelques gentilshommes pour combattre et détruire le préjugé du duel. Cette association avait eu l'approbation des maréchaux de France. Elle comptait , parmi ses fondateurs, le marquis de Fénelon.,
673. Censure générale de tous les libelles diffamatoires^ imprimés depuis la conclusion de la paix, au préjudice de cet état. /^am, 1649, 11 pages.
Les libelles censurés sont : i . les Soupirs françqis sur la paix italienne. « C'est le premier qui ait paru. Parce qu'on ne l'a pas poursuivi, les. autres sont venus aiprès ; » S. la Requête civilç sur la conclusion de la paix; 3. les Généreux sentiments d'un bon Fran^ cois contre la conférence; 4. la Pure vérité décow^ej^e (cachée) ; 5. la Cuirasse (au prince du sang surnommé la Cuirasse); 6. le Pot de chambre; 7. le Bandeau (de l'honneur).
Il faut « qu'on ne mette plus aucune pièce de cette étoffe en lumière que dans le feu qu'allumera le bourreau , pour y brûler et l'auteur et l'ouvrage. »
674. C«ensure ou Réfutation du libelle intitulé : Soupirs françois sur la paix italienne. Paris ^ Pierre Du Pont , 1649, 12 pages.
J'ai rencontré un exemplaire de ce pamphlet sur le titre duquel
206 BIBLIOGRAMIB [cm]
un ooDtemporan avait écrit : « Cette pièce n'a élér mise en Imnière qu'un mois après la vente des Soiqnn.et faite par ceux de Saint- Germain. »
L'auteur de la Censure me paraît quelque peu pédant. H est remarquable qu'il reproche au poëte d'avmr déterré les. termes harhares de désastreux et larmoyer,
Saintot annonce, dans une lettre citée page 164 des Mémoires dxL cardinal de Rets^ coll. Michaud, vue Béponse aux Soupirs français, qui ne peut pas être la Censuïv^ et que je ne connais pas.
675. Cent quatre vers contre ceux qui font passer léiirs libelles diffamatoires sous le nom d*autrui , par M. Scarfon. Paris, Toussaint Quinet, 1651 j 8 pages.
La permission d'imprimer est datée du 16 mars 1651 .
« D'un ennemi public , étiranger ou françois , , par zèle ou par dépit, on se plaint quelquefois; Mais ofFenser en vers ses maîtres légitimes. Faire servir en mal l'inpocence des rimes , Et pour les débiter, y supposer un nom , C'est être, pour le moins, faux témoin surlarron. »
On a publié une contrefaçon, sous ce titre : Jnpectipe de M. Scarron contre un dernier libelle y etc.
Il est remarquable que Scarron a toujours renié les pamphlets qui lui ont été attribués, sans exception et sans réserye. Voici, par exemple , omiment il s'en explique, dans une lettre adressée à la reine mère, qndque temps après la Fronde, pour réclamer lé réta-^ biissement de sa pension : « Pendant les troubles de la régence, ma malheureuse réputation a été cause que tout ce qu'on a imprimé, à Paris, de bon et de méchant , a été publié 9ous mon nom ; et cet abus dure encore , quelque peine que j'aie prise à le faire cesser. On m'a imputé des vers insolents contre Son Éminence. Gela a été appuyé par les caresses que' m'a toujours faites une autre Éminence, opposée à la sienne, et dont j^aî été connu et honoré dès ma jeunesse, et devant qu'elle eût commencé d'être mal à la cour. »
Ce désaveu s'applique spécialement à la MoMxrinade^ dont la publication avait coûté à Scarron une pension de quinze cents livres, et qui, peut-être à cause de cela seul, a été recueillie dans le dixième volume de ses œuvres complètes. Je ne veux pas m'inscrira en
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faux contre le jugemcait des ooatempwains, de l'auteur ; je dois pourtant faire remarquer que les Cent quatre vers ont été écrits en 1651, comme la Mazarmeuie, et, selon toutes les apparences, après la Mazarinade* Scarron, d'ailleurs, est, dans toutes ses autres poésies burlesques, plus ingénieux , moins violent et moins ordurier. Je ne reconnais pas son esprit dans le sale libelle, qui a eu le triste privilège 4e faire sortir le cardinal Mazarin de son impassi^ bilité.
Un écrivain qui a signé plusieurs pamphlets des initiales S. G», sieur D.P. , et du pseudonyme VJnti'-Mazariny a publié une Réponse au sieur SoarroH sur le sujet de ses Cent quatre vers. Il devait être au courant des nouvelles littéraires de' la I^ronde. Attribue*l>-il àScarron la Mazarinade? non. Lui attribue-t^-il au moins quelque pièce du temps? pas davantage. H ne s'élève pas contre la réclamation de Scarron ; il ne s'en étonne même pas ; il la loue. Je dois dire pourtant que, dans un pamphlet qui a paru en 165i et qui est intitulé : Lettre de remerciment, envoyée au cardinal Mazarin sur la lettre qu'il a escrite à une dame de la cour pour l'accommodement de ses affaires^ Scarron est expressément nominé comme l'auteur de ht Mazarinade ; mais ce n'était peut-être qu'un écho du bruit que Guy Joly a répété et qui a été recueilli dans le Segraisiana, La question n'est pas de savoir si Scarron s^ été accusé d'avoir composé la Mazarinade, mais s'il l'a été avec raison et sur quelque solide fondement.
Outre les Cent quatre vers, je n'ai trouvé certainement de lui que VÉpttre chagrine à son ami Rbsteau. Les Étrennes burlesques de M. Scarron^ envoyées au cardinal Mazarin^ pourraient être de lui encore, aussi nien que la pièce intitutée : Sur la conférence de Ruel et V Adieu du sieur Scarron faict au roi j etc. ; maià très-positivement, la Débauche des quatre monopoleurs, la Calotte de Mazarin et le Cœur des princes, ne lui appartiennent pas. La Lettre de M. Scarron envoyée au cardinal Mazarin n'est autre chose que la Lettre au cardinal burlesque de l'abbé de Laffemas. Enfin on a donné, en 1663, une édition.in-8^ du Testament véritable de Jules Mazarin; et on a mis le nom de Scarron sur le titre. Je ne vois aucune raison de suivre cette opinion.
L'éditeur des œuvres complètes de Scarron n'areproduit aucune de ces pièces ; mais je ne sais pas si c'est une autorité. Il n'est pas inutile de dire que ni les Étrennes burlesques, ni les vers Sur la
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cotrférence de Auel, ni même VÂiheu faict au: roy ne font soupçonner la Mazarinade,
On a écrit que Scarron avait pris des actions dans une société de colonisation pour la Martinique. Voici à cet égard la vérité ; c'est Scarron lui-même qui nous Papprend dans une Lettre à****, page 169 du I^ vol. de ^es oeuvres complètes : « Je me suis mis pour mille écus dans la fiouvelle compagnie des Indes, qui va faire une colonie à trois degrés de la ligne , sur les bords de UOreillôn et de rOrénoque (la Guyane Françoise.) »
Scarron s'était laissé persuader que le soleil de l'Amérique pourrait rendre à ses membres leur souplesse. Il se proposait d'aller habiter, non la Martinique/comme on l'a dit, mais la nouvelle colonie. Il partit, en effet, dans les premiers jours d'octobre 1652.
a Monsieur Scarron , auteur burlesque, Fort aimé du comte de Fiesque , Est parti de cette cité.
Ayant sa femme à son côté , Ou du moins en estant bien proche , Lui dans un^ chaise, elle ea cache ^ r Pour, devers la ville de Tours, Aller attendre, quelques jours.
L'embarquement pour l'Amérique. »
Évidemment M. le baron Walckenaër s'était arrêté trop tôt dans la lecture de Loret^ quand il a dit, Mémoires sur Madame deSévignéy page 423 du II" vol., que Scarron devait être accompagné de Céleste de P.alaiseau. La Céleste dont parle le gazetier était sœur de Scarron. . •♦
VÉpttre chagrine , adressée des bords de la Loire à l'ami Rosteau , confirme d'ailleurs le passage de Loret que je viens de citer. Pendant son séjour A Tours , Scarron apprit que les directeurs de la compagnie avaient fait de mauvaises affaires et que la flottille, qui devait porter les colons en Amérique , ne partirait pas. Il revint à Paris, où Mazarin ne se mit pas en peine de sa présence.
A quoi a-t-il tenu que la veuve de Scarron ne devint pas la femme de Louis XIV ?