‹ Bibliographie des mazarinadesChapitre 72 sur 81 · Credo (le)^e la Fronde. (S. 1.), 1650, 7 pages · texte numérisé non relu

Credo (le)^e la Fronde. (S. 1.), 1650, 7 pages

Pauvre impiété, qui a vu le jour pendant le procès du prince de Clondé contre Beaufort et Gondy.

843. Credo (le) des Parisiens , présente à Son Altesse Royale. Paris, Gilles de Halline, 1652, 8 pages.

844. Crève-cœur (le) et les sanglots de monsieur le Prince , adresses à la France. Em^ers (sic) , (s. d,), 7 pages.

845. Crimes (les) dé monsieur le prince de Condë. (S. 1. n. d.), 1 page.

Le^ crimes de Condé sont ses victoires. Assez mauvais sonnet, qui n'a que le mérite d'être rare.

846. Cris (les) des pauvres aux pieds de Leurs Majestés, demandans (sic) la paix. Paris ^ veuve Théodore Pépingué et Est. Maucroy, 1 649 , 7 pages.

Gilles le Maine a réimprimé cette pièce, en 1652 y avec le tkre suivant :

847. Cris (les) des pauvres aux pieds de Son Altesse Royale et de ceux qui gouvernent, demandant la paix. 7 pages. ^

848. Cri^e (la) de Mazarin sur son adieu à la reine. Paris, Jérôme Leblond, 1652, 7 pages.

849. Croisade pour la conservation du roi et du royaume. Paris, 1652, 7 pages.

Voilà certainement la pièce la plus curieuse de la Fronde. J'ajoute qu'elle est une des plus rares.

La croisade fut fondée par soixante-dix personnes de tout rang, au mois de janvier 16^2. On ne sera pas fâché de connaître au moins quelques extraits des statuts :

[CRUAUTÉ] DES MÂZARINÂDES. 255

« Le saint nom de Dieu sera continuellement invoqué.

u II sera dit trms messes, tous les jours, par les chapelains de la croisade : une à six heures , à l'honneur de la sainte Trinité ; une seconde à huit heurcfs, à l'honneur dé la mort et passion de Jésus- Christ; la troisième à dix heures, pour obtenir l'assistance du Saint-Esprit. Celui des conjurés qui ne pourra pas entendre une de ces trois messes , dira un pater et un ave:

^c II ne sera entrepris et exécuté que sur la personne du cardinal Mazarin. »

La croisade avait cent mille écus dans sa caisse. Elle se chargeait de l'entretien des pauvres conjurés. Elle devait ajouter cent mille francs aux cent cinquante mille votés par le parlement pour l'assassin du cardinal. Ces cent mille francs devaient être donnés à la veuve >et aux héritiers , si l'assassin était pris et exécuté. S'il mourait dans son entreprise, sans trahir le secret de la croisade, il y avait cinquante mille francs.

Le serment devait se prêter sur la croix et le missel entre les mains du prêtre.

A la fin de la pièce , on avertit ceux qui voudraient entrer dans la croisade , qu'ils n'ont qu'à faire l'éloge de ses statuts dans les compagnies ou assemblées. Il se trouvera aussitôt un associé qui les abordera.

Tout cela a été écrit sérieusement et imprimé avec permission !

850. Grotesque (sic) (le) adieu de carême au peuple de Paris, à -Mazarin et à la guerre , en vers burlesques. Paris ^ Claude Morlot, 1649, 8 pages. ^

851 . Grotesque (le) carême-prenant de Jules Mazarin , par dialogue. Paris, 1649, 8 pages.

On trouve aussi le Grotesque caréme^prenanty etc.

852. Cruauté (la) de la sinagogue des Juifs de la dernière génération , de plus le Jugement de Minos , rendu à Tâme du pauvre massacré aux Champs-Élisiens , le repos des âmes heureuses. P. A. R. G. L. A- M. B. D. R. T. A. P. Paris, 1652 , 8 pages.

Voir le Récit naïf et véritable du cruel assassinat.,, commis.,. par les fripiers de la compagnie de 'la Tonnellerie , etc.

256 BIBLIOGRAPHIE [custodbJ

853. Curé (le) bourdelois , grand défenseur de la cause de messieurs de Bordeaux. (S. 1. n. d.), 8 pages.

Pamphlet coyaliste contre le père Louis Bonnet , curé de Saînte-Eulalie de Bordeaux. Voir XApolo^ pour le pademem de • Bordeaux, etc.

854. Curieuse (la) et plaisante guerre des plaideurs en vogue, en vers burlesques. Paris, Jean du Crocq, 1649, 11 pages.

855. Curieuses (les) recherches faites sur la vie de Jules César, pour montrer les conformités de Mazarin avec les vices de ce Romain , dont il porte une partie du nom , lequel en est le symbole. (S. K), 1 652, 1 4 pages.

Le parlement de Pontoise était institué.

C'est vraiment un tour de force que d'avoir écrit quatorze pages d'un pariallèle entre Jules César et Mazarin, et de l'avoir fait quelquefois avec esprit.

856. Custode (la) de la reyne, qui dit tout, (S. 1.), 1649, 7 pages.

On sait que les amateurs recherchent, entre toutes les MazarinadeSy huit pièces en vers, qui sont : La Pure vérité cacïtée, la Cus-tode de la reine, la Famine, le Gouvernement présent ou Éloge de son Eminence, If MUiade ou Éloge burlesque de Mazarin, la ilfozarinade, \e Testament amphibologique et la Bouteille cassée, .

La Custode est la plus rare. C'est tout son nïérite, à moins qu'on ne veuille lui compter pour quelque chose Todieux libertinage de trois ou quatre mauvais vers.

« Samedi dernier , de grand matin , dit Guy Patin , dans une lettre du (mercredi) 21 Juillet 1649, à M. B., fils, un imprimeur nommé Morlot , fut ici surpris , imprimant un libelle diffamatoire contre la reine , sous ce titi*e : La Custode du lit de la reine. Il fut mis au Chàtelet; et, dès le même jour, il fut condamné d'être pendu et étranglé. Il en appela à la cour. Lundi, on travailla à son procès. Hier mardi, il fut achevé, et sa sentence confirmée. Quand il fut sorti de la cour du palais , le peuple commença à crier, puis

[custode] des MAZ^RINADES. 257

à jeter des pierres , à tomber à coups de bâton et d*épée sur les archers , qui étoient en petit nombre. Ils commencèrent à se dé*fendre , puis à se sauver. Le bourreau en fit de même. Ainsi fut sauvé ce malheureux ^ et un autre qui étoit au cul de la charrette , qui devoit avoir le fouet et assister à l'exécution de Morlet. Il y .eut un archer de tué, plusieurs fort blessés. De cœteris Deus providebit, » T« V, p. 31. •

Guy Joly raconte que Le Grant , lieutenant criminel > qui commandait les archers, reçut plusieurs coups de bâton , et eut assez de peine à se sauver. Mémairesy p. 35, coll. Michaud.

Pendant qu'une bande délivrait ainsi Morlot aux abords de la cour du palais , une autre bande se portait sur la place de Grève, pour y détruire l'instrument du supplice. Elle abattit la potence, rompit l'échelle en plusieurs morceaux , lança des pierres et des cailloux dans les vitres de l'Etôtel de Ville, et continua le bruit et le désordre dans la place jusqu'à neuf heures du soir {Registres de VHâtelde Fille pendant la Fronde, H, 34).

Selon Guy Joly et le cardinal de Retz, les libérateurs de Morlot étaient des garçons libraires ou imprimeurs. D'après un registre des archives concernant la ville de Paris, registre tenu par un prêtre de la paroisse de Saint^'Paul, de 1640 à 1658, c'étaient des écoliers ; mais les procès-verbaux de l'Hôtel de Ville les qualifient de gens de néant, vagabonds, sans nom, sans lieu et sans exercice.

Dès le lendemain de l'émeute , c'est-à-dire le mercredi 21 , il y eut une assemblée de l'Hôtel de Ville , dans laquelle il fut décidé qu'une députation irait témoigner au roi et au duc d'Orléans ses regrets de l'enlèvement de Morlot, et faire le récit de cet enlèvement au chancelier et au parlement. Les colonels , quarteniers et dixainiers promirent de veiller au maintien de la paix publique {Relation de ce qui s'est passé en l'assemblée tenue en l'Hôtel de Ville ^ le ^\ juillet tU9). -

Une députation, composée de MM. les prévôt des marchands et échevins, du procureur du roi et du greffier de la ville, de MM. d'Oinville, conseiller, Miron , colonel , et Tartarin, quartenier, se rendit, en effet, le 23 juillet, auprès du parlement, puis auprès du chancelier, qui était à Paris. Le 29, elle fit le voyage de Coinpiègne, où elle eut une audience du roi , et une du duc d'Orléans. Il n'est peut-être pas inutile de remarquer que la reine mère, dans sa réponse au prévôt des marchands, ne parla que des pam- B. I 47

25S BIBliOGAAPHiE [db là matube]

phlets « qui n^épargnoient pasatéme la penomie da roi . » Eoeore le fit-elle dans les termes de la plus grande modération et avec une sorte d'indifférence.

Le 27, les colonels avaient été priés, de par leprMi des mar^ ehandi et éehepiru^ de mander aux capitaines de leurs colonelles « qu'ils fissent en sorte que, par eux et les ofiGciers de leurs compagnies, il se pût découvrir qui étoient ceux qui avoient euPaudace de complotter entr'eux l'enlèvement d'un nommé Morlot, etc. » Déjà, le tt du même mois, en suite d'une communication du duc d'Orléans, M. le duc de Montbazon, gouverneur de Paris, et MM. les prévôt des marchands et échevins avaient invité les colonels et quarteniers « à apporter, pour leur part, tout le soing qu'ils pourroient pour empêcher qu'il ne s'imprimât, criât, vendît, ne débitât aucun libelle diffamatoire, sous quelque prétexte que ce fut, se saisissant de ceux qui imprimeroient, crieroient, vendroient et débiteraient lesdits libelles » pour être mis es mains des juges ordinaires. ■> J'ai fait connaître ces actes , afin que l'on comprît bien quels engagements les colonels avaient pris, en promettant de veiller au maintien de la paix publique.

L'imprimeur de la Custode est nommé Marlot dans les Jlfémoires du cardinal de Retz et dans ceux de Guy Joly. C'est une erreur, aussi bien que le Morlet de Guy Patin, Son véritable nom était Morlot, Claude. Il avait sa boutique dans la rue de la Bûcherie , à l'enseigne des Vieilles Étuves.

Si Morlot a été surpris imprimant la Custode, on comprend qu'U n'existe qu'un très-peti( nombre d'exemplaires de ce sale pamphlet.

M. le comte Léon de Laborde , qui l'a reproduit dans ses notes du Palais Mazarin, p. 157, l'attribue au fameux Blot ; M. le baron Walckenaër, dans les Mémoires sur madame de Sévignéy p. 213 du I*' vol., le croit de Morlot lui-même, qu'il fait poëte et qu'il appelle Marlet, Je ne m'explique ni l'une ni l'autre de ces deux assertions.

857. De la nature et qualité du parlement de Paris , et qu'il ne peut être interdit, ni transféré hors de la capitale du royaumei pour quelque cause ni prétexte que ce

soit. Curant contritionernfiliœpopulimei cum ignominid, dicentes : Pax, pax; et non estpax. Jerem . , c. vf ,

vers. 14. Paris, François Preuveray, 1652, 72 pag.

Travail peu recommandable, que Mailly cite dans la note de la

[m ebqobstb] des MAZAR1NADE8. SM

p. 123 de son II* volume , et coiOre kquel il s'enpoiie, p. 503 de son V* volume j note. Il est en effet plein d'allégations sans raison , de digressions sans but et de longueurs sans excuses. Uauteur a emprunté quelques phrases aux Véritables maximes du gouverne^ ment de la France, et des pages entières aux Obsenrations uérita" blés et désintéressées, etc.

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