PRISE] D£S MAZARINADES
2874. Prise de possession de l'archevêché de Paris par monseigneur rëminentissime cardinal de Retz. (S. 1., 1 653), 7 pages. Rare,
2875. Prise (la) du bagage^ meubles et cabinet de Mazarin par les habitants de la ville d'Angers, avec la liste de tout ce qui s'y est trouvé. Paris j Antoine du Hamel, 1652, 8 pages. Rare.
Voici les livres que Pauteur a vus dans le cabinet de Mazarin : le Décaméron de Bocace , les Postures de P Arétin , les œuvres de Rabelais, les Jeux de V Inconnu , V Histoire de Fortunatus, le Baron de FœnestCy le Oievalier Hypocondriaque y les Sérées de Du Bouchet ,(sic) , les Contes d'Écolières («c), les Travaux sans Travail, les Lettres d'Aristène^ U*aduites du grec en italien , le Prince de Machiavel , « quelques fragments de généalogie mazarinesque par le sieur B. , qui a autrefois fait imprimer des anagrammes pour ce brave messire ; item les panégyriques de Son Éminence , par une demoiselle {Suzanne de Nervèze) qui n'a pas beaucoup de pain cuit, et qui a fait vœu d'instituer en ce royaume un collège de Vestales j qui chanteront, jour et nuit, quelque ballade de Marot en faveur du bonnet rouge, et qui composeront des éloges du style de Nervèze, quoique ce style ne soit plus de saison ; » la Maza^ rinade y la Lettre au Cardinal Burlesque , Epigrammata : nugœ anonjrmi in Mazarinum,
L'auteur des fragments de généalogie mazarinesque est peutêtre celui de Vjénagramma acrostychoèum in Julium Mazarinum qui est signé A. D. B.
2876. Prise (la) du château de Dijon par les troupes du roi , commandées par M. le duc d^Épernon, avec les articles accordés au sieur de La Planchette, commandant audit château^ et à la garnison d^iceUii, qui tenoient pour le prince de Condé. Paris ^ par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 2 pages.
En réalité il n'y a que les articles , qui s<mt du 8 décembre.
378 BIBLIOGRAPHIE [prise]
Il faut donc joindre à cette pièce le Journal de ce qui s'est passé au siège du château de Dijon ^ etc.
2877. Prise (la) du château de Neufbourg, avec la retraite du duc de Longueville à Rouen, après avoir perdu soixante des siens, et l'installation du Parlement de Normandie en la ville de Yernon. SainUGermainr en-Lajre , le 1 6 mars 1 649, 4 pages.
Officielle.
2878. Prise (la) du château de Pagny par le sieur de Boutteville, gouverneur de Seurre, et la reprise dudit château par M. le marquis d'Uxelles, commandant l'armée du roi en Bourgogne. Paris ^ Jacob Chevalier, 1652, 7 pages.
La prise est du 6 décembre i65i, et la reprise du 20.
2879. Prise (la) du château de Tournon, dans le ViyavzX&{sic)^ et du Pont Saint-Esprit, sur le Rhône, par les troupes de Son Altesse Royale, commandées par M. le vicomte d'Arpajon. Pam^ André Chouqueux, 1 652, 7 pages.
L'imprimeur avait eu une permission expresse du duc d^Orléans; mais ce n'est pas une raison pour croire à l'authenticité de ses nouvelles.
2880. Prise (la)*du courrier de Mazarin par les gens du prince de Condé , apportant deux lettres à la cour. (S. 1.), 1651, 8 pages.
2881 . Prise (la) et réduction de la forte place de Castelnau en Médoc par le duc de Bouillon , lieutenant général des armées du roi sous monseigneur le duc d'Anguién [sic)^ et les articles de la capitulation accordée au sieur La Broussetequi y commandoit pour le duc d'Ëpernon. (S. 1.), 1650, 7 pages. Rare.
La capitulation est du 7 juin.
[PEOCÈs] DES MAZÂRINÂDES. 379
2882. Prise (la) et réduction de la ville et château de . Chaulny par les troupes de Tarchiduc Lëopold, avec
la prise du duc d'Elbeuf, du prince d'Harcourt et du sieur de Manicamp (sic) y et la défaite entière de leur armée apportée à Son Altesse Royale par un courrier, le 18 juillet 1652. Paris, M. Maury, 1652, 8 pages.
Je ne connais rien de plus mal écrit et de plus mal imprimé ; mais cela est rare.
En général toutes ces prises de villes ne sont pas communes.
2883. Prise (la) par assaut de la ville de Quillebeuf en Normandie, avec la réduction , en l'obéissance du roi, de celle de Ponteaudemer (sic) , en la même province, par le comte d'Harcourt. Saint-Germain'en'LajVj le 21 février 1649, 8 pages.
Officielle.
2884. Procès burlesque entre monsieur le Prince et madame la duchesse d'Aiguillon, avec les plaidoiries, par le S. D, S. M. Paris^ veuve Théod. Pépinguc et Est. Maucroy, 1649, 35 pages.
La permission d'imprimer est datée du 25 mars. Pièce plaisante et curieuse , mais commune.
2885. Procès (le) criminel du cardinal Mazarin envoyé d'Espagne, avec la dénonciation de l'empereur. Paris ^ Pierre Variquet, 1649. 8 pages.
2886. Procès des véritables habitants de la ville d'Angers contre l'évêque, avec les pièces justificatives de leur différend : Lettre pastorale de monseigneur l'évêque d'Angers, avec la Réponse des habitans d'Angers à ladite pastorale de mondit seigneur l'évêque, et \diPlainte de la réponse à la lettre pastorale de l'évêque d'Angers,
380 BIBLIOGRAPHIE [procèsJ
brûlée par les Mazarins de la ville d'Angers. Aux habitants de ladite ville (S. 1.), 1652, 12 pages. Rare,
-Le désaveu de la Réponse par rassemblée de ville est du i i avril ; le 42, le présidial déclara la Réponse calomnieuse et ordoima qu'elle fût brûlée par la main du bourreau.
Ce sont les frondeurs qui ont publié le Procès,
Mailly a certainement lu ce pamphlet, note de la p. 788 de son IV* volume; mais il se trompe non moins certainement quand il dit que la lettre pastorale de Tévèque fut une réponse au Procès, Cela se prouve assez par le titre que je viens de transcrire.
2887. Procès (le) du cardinal Mazarin tire du greffe de la cour, avec les chefs d'accusation proposés par la France contre l'insolence de son ministère, présenté à Son Altesse Royale par le sieur de Sandricourt. Paris y 1652, 15 pages.
On sait qu'il en a paru une seconde édition augmentée sous le titre de ; le Complot et entretien burlesque sur Varrét du 29 décem» bre, etc.
2888. Procès (le) , Tajoumenient personnel , Tinterrogatoire et l'arrêt de mort du roi d'Angleterre , avec le procédé dont il a été mis à mort, et la harangue qu'il fit sur l'échafaud , sur le rapport de plusieurs gentilshommes anglois qui y assistèrent et mirent le tout sur des tablettes. Fidèlement traduit de l'anglois par le sieur de Marsys , interprète et maître , pour la langue Françoise, du roi d'Angleterre, régnant à présent, et de Son Altesse Royale Mgr. le duc d'Yorck, son frère. Paris j François Preuveray, 1 649, 1 4 pages.
2889. Procès verbal contenant ce qui s'est passé, tant à Pont-sur- Yonne qu'en la ville de Sens, au voyage de messieurs les députés du Parlement de Paris , présenté à la cour par M. Du Coudray Géniers (sic)^ conseiller
[PEOCÈS] DES MÂZÂRINÂDES. 381
en icelle et l'un des députés, le 7 février 1652 , en présence de Son Altesse Royale. Paris, Nicolas Bessin, 1652, 14 pages. Peu commun.
2890. Procès verbal contenant tout ce qui s'est fait et passé dans l'assemblée générale faite à Chartres pour députer aux États généraux , avec le rapport fait au roi et à la reine régente par les députés de la noblesse du pays chartrain , ensemble l'arrêt du conseil d'État sur ce intervenu. Paris , Mathieu Colombel , 1 651 ,
16 pages.
Le procès verbal est du 18 août^ et Parrét du conseil du 23.
Les lieutenants criminel et particulier de Chartres prétendaient avoir, par le droit de leurs charges , séance dans l'assemblée de la noblesse avec le lieutenant général au présidial. Sur l'opposition légale et modérée de la noblesse , il y eut émeute. La populace assiégea les gentilshommes dans la salle de la Tour, en tua ou blessa plusieurs et fit les autres prisonniers.
Le conseil commet le sieur Legras pour informer, ordonne aux lieutenants criminel et particulier de se rendre auprès du roi , et renvoie l'affaire devant le présidial d'Orléans. ,
Cette pièce n'est pas commune. II faut y joindre le Mémoire présenté au conseil du rof, etc. ; et la Harangue faite au roy par MM. les députés du corps de la noblesse, M, de Nossay portant la parole^ etc.
2891 . Procès verbal (le) de la canonisation du bienheureux Jules Mazarin, faite dans le consistoire des partisans par Catalan {sic) et Tabouret , étant Émery antipape. Apothéose ironique. Paris j Claude Boudeville , 1649, 12 pages.
L'avis au lecteur qui se lit au verso du titre, est signé M. D. B. (Mathieu Du Bos).
C'est un complément de la Confession Générale , de VExtrAnc Onction et du De Profundis.
2892. Procès verbal de la conférence faite à Ruel par messieurs les députés du Parlement , chambre des
382 BIBLIOGRAPHIE [PEOCfes]
Comptes, cour des Aydes y ensemble ceux de la ville , contenant toutes les propositions qui ont été faites tant par les princes et députés de la reine que par les députés desdites compagnies, et tout ce qui s'est passé entr'eux pendant ladite conférence. Paris, Mathieu Colombel, 1649| 35 pages.
On le trouve dans le 6* volume des Mémoires du cardinal de Rete, Genève, Fabry, 1777, in-S*.
2893. Procès verbal fait par messieurs Le Musnier et Bitaut , conseillers du roi en sa cour de Parlement, commissaires députés par icelle vers Sa Majesté et la reine régente pour la pacification de la paix (sic) de Bordeaux et province de Guienne^ et pour l'exécution de l'arrêt du 5 septembre 1650. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1 651 , 59 pages.
Publication officielle, qui contient tous les actes de la médiation du Parlement de Paris.
2894*. Procès verbaux de ce qui s'est passé à Stenay entre les députés des rois de France et d'Espagne au sujet de la paix , le 27 avril. Paris, 1651 .
£ib. hist., 23279.
Extrait de la Gazette,
2895. Procès verbaux des deux conférences, la première
tenue àRuel, le dernier jour de février et autres jours
suivants^ entre les députés du rot et les députés du
Parlement et des autres compagnies souveraines , la
seconde tenue àSaint-Germain-en-Laye, le 1 6* jour de
mars et autres suivants 1 649 , entre les députés du
roi et ceux du Parlement et des compagnies souve«
raines de la ville de Rouen. Paris^ par les imprîineurs
ordinaires du roi, 1649, 192 pages.
Édition officielle , par conséquent la phis exacte et la plus complète ; elle est d'une fort belle impression.
[PIOMERADE] DES MÂZÀRINADES. 383
On y trouve les propositions du Parlement de Provence y celles des princes et généraux de la Fronde , la lettre interceptée de Don Ulescas , où il est dit que la conférence n'est cpie pour gagner du temps, celle de Noirmoutier sur l'entrée de Tarchiduc en France, les propositions du Parlement de Rouen et celles du duc de Longueville.
Il y a des Procès^Ferbaux une autre édition en petits caractères , de 96 pages , également par les imprimeurs du roi.
Ces imprimeurs étaient Antoine Estienne , Sébastien Cramoisy, Pierre Rocollet, Antoine Vitré, Jacques IHigast, Pierre Le Petit. (Arrêt du 24 octobre 1648.)
2896. Prodiges (le&) arrivés à remprisonnement (^des princes) et le triomphe du duc de Beaufort, en vers burlesques. (S. 1.), 1650, 8 pages. Rare.
a De cet an mil six cent cinquante Le dernier da mois de janyier. »
2897. Profanations (les) mazariniques, ou le Truchement de Saint-Denys apportant des nouvelles de sa désolation, par le sieur de La Campie , gentilhomme périgourdin. Paris j Pierre Targa, 1649, 8 pages.
2898. Progrès (les) des armes du roi sur les frontières de la Lorraine, et la prise de la ville de Clermont par le marquis de La Ferté Senneterre. Paris ^ veuve tf Anthoine Coulon, 1660, 7 pages.
2899. Promenade (la) de Gentilly. Paris j 1649, 8 pages.
Le plus grand mérite de ce pamphlet est de n'étife pas commmi.
2900. Promenade (la) des bougeios {sic) de Paris au camp de Villejuive {sic\ en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 12 pages.
a Irons-nous boire un doigt de bière Chez les Gobeliiu ti fameax ? »
384 BIBLIOGRAPHIE [peompt]
2901. Promenade (la), ou les Entretiens d'un gentilhomme de Normandie avec un bourgeois de Paris sur le mauvais ménage des finances de France. Paris^ 1649, 8 pages.
Une élection qui en 4628 payait quarante mille livres pour les tailles, en payait deux cent mille en 1645 et 4646; mais le roi n'en recevait pas davantage. En 4628, il y avaif six mille livres de frais de perception ; en 4646, les traitants prélevaient cinquante mille livres pour les gages ^es officiers qui ne les touchaient pas ; puis cinquante mille de non valeurs à cause de la pauvreté des paroisses ; enfin cinq sous pour livre en payant le quart comptant, et cinquante mille livres en promesses à plusieurs termes. Les ministres traitaient de ces cinquante mille livres avec des sousfermiers à un tiers de remise. C'étaient des prête-noms.
Les fermiers désavouaient les sous-fermiers quand les choses devenaient trop graves ; et tout était dit.
2902. Promesses (les) du prince de Condé. (S. 1. n. d.). Rare.
Placard in-4''
Détestables vers. Le prince était à Vincennes.
2903. Prompt et salutaire avis. Vive Jésus-Christ! vive le roi! François et tous ses bons sujets. (S. 1.), 1649, 11 pages.
Fort mal écrit, mais curieux.
Il en a paru une autre édition en 4652, par ordre de Son ÀUesse Royale , sous le titre de :
2904. Prom'^t et salutaire avis envoyé à messieurs les princes par un père capucin. Paris y Pierre Lombard, 1652, 8 pages.
Les exemplaires sont datés , à la fin , du 40 mai.
ITii défenseur de Mazarin y a répondu en 4049 par la Rcmon^ trancc au peuple.
[prophéties] des MâZMIINADES. ""385
2905. Pronostic (le) sur les affaires de notre temps. Paris , Michel Mettayer, \ 649, 8 pages.
Il n'y a pas le moindre pronostic ; mais voici deux bons vers :
a Soyez moi de vertus, non de soie habillés ; Ayez chaste le corps, simple la conscience. »
2906. Pronostiques {sic) redoutables de cette prodigieuse ëclipse de soleil qui doit arriver le 8* jour d'avril de la présente année 1652, nécessaires de savoir à toutes sortes de personnes, pour s'en prévaloir. (S. 1., 1652), 8 pages. Rare.
2907. Prophète (le) François , ou les Sentiments généreux d'Aristide, adressés à la reine. Paris, 1649, 1 5 pages.
2908. Prophète (le) véritable de messieurs de Paris, envoyée {sic) à la reine sur leurs dernières résolutions. Paris y 1652, 6 pages.
2909. Prophétie curieuse et remarquable d'un certain Rouallond, natif d'un village appelé la Rouallondière, dans la paroisse de ChoUet, près le pays de Retz, dans l'évêché de Maillezais , en l'an 1 480, sur les affaires de la France. Paris y 1652, 8 pages. Très-rare.
2910. Prophéties sur les affaires du temps présent et advenir, tirée {sic) de la Centurie 11, prop. 34, 35 de M. Nostradamus, et ce que dit Kepler pour la présente année 1649. Paris y 1649, 4 pages.
Il faut croire que cela a été publié en janvier ; car pour février, mars et avril, la prophétie de Kepler ment :
« Janvier verra l'émotion Que février appaisera.
Mars les armes rallumera ; En avril grande sédition. »
386 BIBLIOGRAPHIE [peopositions]
291 1 . Proposition des mariniers de Paris à Son Altesse Royale, faite par leur capitaine, de faire une année contre les mazarins. Paris, Claude Bourgeois, 1 652, 7 pages. Rare.
Le capitaine des mapniers offre de lever dix mille hommes et l'argent nécessaire pour les payer, en deux fois vingt-quatre heures !
Nous avons emprunté à l'Angleterre un nom pour ces sortes de nouvelles.
2912. Proposition demandée au roi par le cardinal Mazarin pour se retirer en Tun des cinq lieux suivants, savoir : Venise , Avignon , Casai , PigneroUe {sic) et Sedan* Paris ^ Louis Hardouin, 1652, 7 pages.
Ce pamphlet y qui n'a rien de remarquable d'ailleurs , est du très-pedt nombre de ceux qui portent au titre une sphère. Il n'est pas commun.
2913^. Propositions chrétiennes d'un député à la chambre de Saint-Louis pour le soulagement des pauvres. Pflm,1652-
Cl. J0LT9 Recueil de maximes pour l'institution du roi, p. 95.
291 4. Propositions d'une suspension d'armes faites à Stenay par monsieur de Croissy, député de Sa Majesté très-chrétienne, au député de monsieur l'Archiduc, avec la réponse dudit député* Paris ^ Nicolas de La Vigne, 1 651 , 1 1 pages.
Les propositions sont sans date ; la réponse, signée J. Friquet , est datée de Stenay, le 2 avril.
291 5. Propositions (les) de messieurs les princes faites à messieurs du Parlement pour le soulagement du peuple. Paris y Jean Potet, 1652, 8 pages.
2916. Propositions (les) de monseigneur le duc d'Or-
Lpftoposmo^s] DES MAZARINADES.
léans, registres du Parlement de Paris, lettre de Sa Majesté portant approbation d'iceux et révocation de M. le duc d'Épemon du gouvernement de Guyenne, avec Farret d'enregistrement et publication au PaHement de Bordeaux. Paris ^ Tiicolas Bessin, 1650,
8 plg€S.
291 7. Propositions les) du duc de Lorraine, envoyées à Son Altesse Royale et à messieurs les princes, pour empêcher les tyrannies que le sieur Mazarin veut exercer sur la ville d'Etampes. avec une lettre de son cachet envoyée à monseigneur le Prince. Paris ^ Claude Le Roy, 1652, 8 pages.
Datée du Gbesi de Fxsme, le 28 mai, et signée ChaHes, duc de
InntSe de dire que les propositions et la lettre sont apocryphes.
2918. Propositions et avis donnés en rHôtel-de-Ville de Paris pour la décharge des grandes eaux. Paris, Pierre Rocollet, 1651, 10 pages. Très-rare.
PVooès-verbal date du 'j jiJllet, *-t -i^iié Lemaire 'greffier de la maison de rîlJe^.
La Seine avait déborda ^l \xa\\*:T iOid et janvier 46?>1 ; il s'aassJLÎt de preveiûr les 'zT^jitdà^ons aa mcA'en d'on canal de éedbarge pour les rrar-de* eaux. I>t si^or Dury fils, architecte éa mi, proposait dVrtiiij* là. prls^ d'eau au-desîus du hastîon de rarsenal et de cond^lr^t \^ c^TiiL ^-ly^u^* Saint-Ouen. Les autres lient les eaax de la rivi-rre d^m le* f'/sses de la ville, p^^ur les dans la S^^rzt*:, tfiMi^. la p^^rte de la Conférence et la Saroanerie, mais iTe'. des drT'rreiîres et d^rtajl.
2919. Propositions ".r-s faites a Poitiers, dan- le rorj=^ii do roi, pour la tenue d« eia*> .♦^nératix, âpre- !e g?orienx succès de la hatâijie r^nîportôe dan- la Xa/ntcHige sur le comte d Hirrourt par rarmé*- d»j r'>i.
388 BIBLIOGRAPHIE [piosopopis]
comraandëe par monseigneur le Prince (S. 1., 1652), 24 pages.
Le glorieux succès n^est pas même indiqué y et pour cause.
On était à la cour trèsnléddé à ne pas assembler les états généraux ; les propositions n'ont donc pas été faites ; mais le pamphlet est rare ; et c'est pour cela que j'ai voulu relever les mensonges du titre.
2920. Propositions faites par messieurs les députés de rassemblée générale de la province à messieurs les consuls de la ville de Toulon, et ensuite leurs réponses, article par article. Touhrij Benoit Colomb^ 1652, 8 pages. Rare.
Du 21 juin 1652. On sait que Toulon tenait contre le duc de Mercœur pour les partisans du comte d'Alais.
Il y en a une édition yoiurre la copie ^ etc. Paris, Colombel, 1652.
2921 . Propositions pour facilement et fidèlement exercer la police dans Paris pour le pain , viande et autres danrées {sic) nécessaires à la vie. (S. 1. n. d.), 4 pages.
Cette pièce se rattache certainement à l'afTaire du grand pain bourgeois. Voir le Franc Bourgeois de Paris, etc.
2922. Propositions (les) que le cardinal Mazarin fait à la France, pour obtenir son rétablissement dans le ministère. (S. 1.), 1651, 19 pages.
Sottise y qui a paru également sous le titre de : Articles de la composition, etc.
2923. Propriétés (les) diaboliques D. C. (S. 1.), 1649,
7 pages.
2924. Prosopopée (la) de la France aux bons soldats françois, tant cavalerie qu'infanterie. (S. d.), 1649,
8 pages.
[PYUALiDE] DES MAZARINADES. 389
2925. Prospérité (la) malheureuse^ ou le Parfait abi*égé de riiistoire du cardinal Mazarin, où se voit (sic) toutes les ruses et toutes les fourberies dont il s'est servi, pour arriver au faite de la prodigieuse fortune où il s'est vu, avec une relation de toutes les causes de sa disgrâce. Pans, 1651, 43 pages. Rare.
2926. Puce (la) à Toreille, ou la Cabale mazarine détruite par l'arrivée de l'archiduc Léopold, Paris, Martin Maury, 1 652, 8 pages.
Rare, mais détestable.
2927. Pucelle (la) de Paris triomphant des injustes prétentions d'un Italien par la force de ses arrêts. Paris, Nicolas Jacquard, 1649, 6 pages.
2928. Pure (la) vérité cachée. (S. 1. n. d.), 7 pages.
Aussi insolente , aussi ordurière et non moins rare que la Custode du lit de la reine.
Je n*en puis citer que ces deux vers :
« L'Anne d'Autriche assurément Vaut mieux que la mule du pape. »
2929. Pures (les) vérités qui ne sont pas connues. (S. I., 1652), 8 pages. Rare.
Lettre sur la mort du duc de Nemours. L'auteur afErme que le duc a reçu Tabsolution, et qu'il a vécu trois quarts d'heure après être tombé sous le coup de feu du duc de Beaufort.
L'archevêque de Sens , les évoques de Lisieux et de Genève lui auraient fait faire des services dans leurs diocèses.
2930. Pyralide (la), dédiée à monseigneur, monseigneur le duc de Beaufort, par le sieur Barrois. Paris j Louis Sévestre, 1649, 5 pages.
« La pyralide est, au dire de Pline, un oiseau de Tîle de Chypre, qui naît dans une fournaise, sans être offensé du feu. »
390 BIBLIOGRAPHIE [quàtbe]
Le sixième vers de la troisième stance manque dans l'imprimé. Je Pai trouve, écrit à la main, en marge d'un exemplaire de la bibliothèque de Sainte-Geneviève. Le voici :
« Par quelle occulte puissance Peui4i prendre la naissance..,, »
2931. Quarante -cinq (les) faits crimiEfels du cardinal Mazarin, que les peuples instruits envoient à ceux qui ne le sont point. (S. 1.), 1650, 14 pages.
Un de ces quarante-cinq crimes est d'avoir voulu faire peser la taille sur les privilégiés et la noblesse !
2932. Quarante-quatre anagrammes sur le nom de Mazarîn.
Naudé, Mascuraty p. 280.
2933. Quatre (les) amants disgraciés^ rapportés par énigme à quatre grands de TÉtat , et discourant de leurs faveurs ou de leurs disgrâces, avec une proportion entière et mystique avec celle de ceux qui sont le sujet de cette véritable fiction. Œdipo dabitur Jo^ Costa. (S. 1.), 1650, 22 pages.
2934. Quatre (les) lettres du cardinal Mazarin envoyées à ses confédérés , surprises par M. de Tavannes tramant une horrible trahison , écrites de Melun, le 26 juin 1652. Paris j Claude Le Roy, 1652, 7 pages.
Invention qui ne serait que ridicule si Pinventeur n'en tirait cette conclusion : Il faut exterminer les mazarins. Gela n'est pas oonunim.
2935. Quatre (les) nouveaux mécontents de la cour. Paris, Clément, 1652, 7 pages.
2936. Quatre (les) nouvelles trahisons descouvertes^ tra-
[Qu'iS-TO] DES MAZARINADES. 391
mëes à Ponthoise (sic) par le cardinal Mazarin et ses émissaires. Pans, 1652, 8 pages. Rare.
2937. Quatre (les) parties de la théologie des esprits forts et des courtisans de la cour. (S, 1.), 1649, 7 pages.
Sottise.
2938. Quatrième affiche posée à Paris, le 24 juillet 1 651 , 7 pages. Rare.
Le prince de Gondé promet aux bourgeois de l^aris de ne pas sortir de leur ville, pourvu qu'il puisse compter sur eux.
2939. Quatrième arrêt du conseil d'État du roi portant cassation de l'assemblée tenue en THôtel-de-Ville de Paris, le 29 du mois passé, et défense aux habitants de payer aucunes taxes en conséquence de ce qui s'en est ensuivi. Pantoise j Julien Courant, (s. d.), 4 pages.
Daté de Pontoise, le i" août 1652.
2940. Quatrième (le) combat donné devant Étampes, à l'ouverture des tranchées, entre l'armée de S. A. R. et celle de Mazarin, où ils ont perdu plus de six cents hommes, avec le nombre des morts, blessés et prison* niers, et quatre pièces de canon enclouées, le 1*' jour de juin 1652. Paris, J. Brunet, 1652, 4 pages.
2941 . Qu'as-tu vu (le) de la cour, ou les Contre-vérités. (S. 1., 1649), 7 pages.
Pièce curieuse et peu commune ; imitée du Qu'as^tu pu de la Cour, imprimé en 1617 ou 1618 et réimprimé dans le Recueil des pièces les plus curieuses qui oni été faites pendant le règne dm Connétable M, de Luynes. 1625, in*8^
« • . . . J'ai vu le Roy qui n'aimoit plus la chasse , qui ne s'oinuyoit point d'être à Saint-Germain et qui avoit une affection
392 BIBLIOGKAPHIE [qo'as-tu]
désordonnée pour M. le cardinal. . . J'ay vu laReyne qui haïssoit à mort M. le cardinal, qui aimoit d'un amour maternel les Parisiens, qui oublioit tout ce qui s'étoit passé, qui vouloit retourner à Paris pour y faire ses dévotions à Notre-Dame , et faire pendre tous les partisans. J'ay vu le petit M. le duc d'Anjou qui n'aimoit point Paris et qui sollicitoit le Roy à rester toujours à Saint-Germain, qui caressoit M. le cardinal et qui n'estoit plus d'humeur joviale , comme il avoit accoustumé , pour le desplaisir qu'il avoit de voir qu'on vouloit bientôt retourner à Paris. J'ay vu M. le duc d'Orléans, ferme dans ses résolutions, haïr Paiis, mépriser l'abbé de La Rivière, pour escouter favorablement M"** sa femme et M^' sa fille, et vouloir aller terrasser tout seul toute l'armée parisienne. J'ai vu Madame n'aimer plus à prier Dieu, aimer l'abbé de La Rivière , haïr les Parisiens et demander leur perte et la destruction de leur ville , surtout du palais d'Orléans. J'ay vu Mademoiselle sans ressentiment, voir agir tout le monde sans rien dire , ne plus parler à personne , solliciter M. son père à conserver l'abbé de La R. qu'elle considéroit comme très-affectionné pour son service, et à ruiner entièrement tout Paris. J'ay vu M"* la princesse douairière ne plus vouloir prester de l'argent à personne , et celui qu'elle avoit reçu pour le Roy afin d'entretenir l'armée de M. son fils, que j*ay vu, fort dévot, se souvenir des bonnes leçons des pères jésuites, ne plus laisser agir sa colère, ne plus jurer Dieu, devenir muet, oublier tout ce qui s'est passée avoir de l'affection pour les Parisiens , ramener son armée en Flandre et envoyer à tous les diables le cardinal et les partisans. J'ay vu M"* sa femme n'esti'e plus joyeuse d'estre mère et n'avoir plus de complaisance pour la reyne. J'ay vu M. le comte d'Harcourt fort aise d'aller combattre les troupes de M. de Longueville , et ne respirer hautement que la ruine de toute la France. J'ay vu M. le duc de Mercœur impatient, extrêmement courageux, blasmer M. son frère d'indiscrétion et de peu de courage et vouloir aller combattre toute son armée. J'ay vu M. de Metz n'aimer plus la peinture et la chasse, se défaire de tous ses tableaux et de tous ses chiens, n'aimer plus à faire la desbauche et vouloir mener une vie très-retirée. J*ay vu le vieux M. d'Angoulesme, venu de Grosbois, demander à genoux une charge sous M. le Prince et respirer la perte de tout le royaume. J'ay vu M"* de Guyse employer tous les moyens qu'elle, juge estre nécessaires pour sortir de prison
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M. le duc son 61s et pour le marier avec M^' de Pont. Pay vu M" ses autres fils n'avoir aucun ressentiment de ce qa'on avoit fait à Meudon et louer toute l'entreprise de la guerre. J'ay yu M. de Nemours en dessein de venir quérir M™* sa femme durant les suspensions d'armes et vouloir emmener le Roy à Lyon, pour les bons offices que les Lyonnois rendirent à M. son père. J'ay vu M""* de Senecey blasmer les jésuites de flatterie , n'en plus vouloir ouyr parler et prendre contr'eux le parti des jansénistes. J'ay vu M*"* sa fille ne le porter plus haut, mespriser le tabouret que la Reine lui avoit donné, et faire oster de dessus son carrosse la couronne de prince. J'ay vu M. le duc d'Uzès , l'épée au poing, offrir ses services à M. le Prince pour commander dans son armée. J'ay vu M"* de Laroche*-Guyon vouloir suivre amiablement les avis de M. son beau-père et de M"" sa belle-mère, et vouloir finir ses jours dans un paisible veuvage. J'ay vu M. le cardinal, oubliant la maxime de son pays, oublier tout, accuser M. le Prince de trop de violence, M. le duc d'Orléans de trop de douceur, lui-même de trop de crédulité, vouloir venir resjouir les Parisiens de sa vue et leur faire amende honorable de tout le tort qu'il leur a fait. J'ay vu l'abbé de La Rivière changer de poil et de façon, n'avoir plus dessein de vendre son maître, mespriser les présents du cardinal , n* avoir point d'ambition pour un chapeau rouge et vouloir retourner dans Paris, pour reconnoître la bassesse de sa naissance et demeurer avec sa mère dans la rue de Saint«- Honoré. J'ay vu M*" l'évcque d'Alby, abbé de Beaumont, se vouloir défaire de tous ses bénéfices pour conserver Alby, et donner de très-bons préceptes au Roy; comme le généreux maréchal de Villeroy n'a autre dessein que de ramener le Roy à Paris et de ne plus laisser passer h Lyon aucuns justes qui iroient en Italie. J'ay vu le maréchal de Schomberg jurer hautement la ruine de tout le royaume et son désordre. J'ay vu le maréchal de Lhopital persuader à la Reyne qu'elle ne doit plus respirer que la vengeance. J'ay vu le maréchal de Rantzau se déclarer coupable du crime qu'on lui impute , et en attendre la punition avec impatience. J'ay vu le maréchal de La Meilleraye n'estre plus affligé de la goutte, ne plus jurer Dieu, n'estre plus impatient, demander pardon à Dieu de toutes ses offenses et vouloir marier son fils avec une des nièces du cardinal. J'ay vu le maréchal de Grammont, téméraire au dernier point, se repentir d'avoir fait ouvrir
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les passages pour laisser venir les vivres à Pans. Pay vu M. le chancelier ne plus vouloir signer aucunes lettres de noblesse , renoncer à tous les partis, surtout à celui des boues , et conseiller à la Reyne le prompt retour de Leurs Majestés dans Paris. Pay vu MM. de Guénégaud et Le Tellîer ne plus vouloir rien signer ni pour le conseil ni pour la guerre ; et M. de Guénégaud , se ressouvenant de la naissance de son père, faire cas de tous les laquais. J'ay vu le commandeur de Jars ne point désavouer la familiarité qu'il a eue avec M. d'Ëmery. J'ay vu MM. de Senneterre, Tubeuf et Bautru disgraciés pour n'avoir pas assez protégé M. le cardinal , et pour avoir conseillé l'extinction du prest , duquel j'ay vu les sieurs Bonneau, La Raillère et Gatelan ne plus se soucier y en demandant eux-mêmes la suppression. Enfin j'ay vu les filles de la reyne n'aimer plus à parler à personne, bannir les mouches et les affiquets; et les gens de guerre ne plus voler, brusler ni violer, vu la défense qu'on leur en a faite. »
2942. Qu'en dira-t-on (le) de Mazarin, burlesques (sic). Paris, Antoine Quenet, 1649, 8 pages.
Ce pamphlet a été publié une seconde fois sur l'imprimé à Paris chez Antoine Quenet, 1649, avec le Remerciment des impri^ meurs, etc., et la Lettre de l'inconnu,
2943. Que la voix du peuple est la voix de Dieu, contre le sentiment de celui qui nous a proposé une question toute contraire. Paris, Pierre Variquet, 1649, 26 p.
Voir Question: Si la poix du peuple, etc.
2944. Quelques remarques sur la remontrance de messieurs de la cour des monnoies. Paris, 1652, 38 pages.
La peimission d'imprimer, signée D'Aubray, est datée dn 28 avril.
Le Parlement avait ordonné une assemblée de bourgeois pour savoir si on devait souffrir l'exposition des réaux du Pérou et le surhaussement des espèces d'or et d'argent , selon le caprice de chacun.
La cour des monnaies fit là-dessus des remontrances dans lesquelles elle accusait d'ignorance les bourgeois et revendiquait le droit exclusif de connutre de l'affaire.
[question] des MAZARINADBS. 395
L'auteur soutient le droit et la possession des bourgeois ; il montre par l'histoire que les bourgeois ont toujours été consultés sur les atïaires de l'État.
Les avis des bourgeois sont d'octobre et de septembre 1651.
Rare et curieux.
2945. Querelle (la) d'un partisan avec sa femme , et leurs reproches, en forme de dialogue. Paris y Guillaume Sassiei^^ 1 649, 7 pages.
2946. Querelle du cardinal Mazarin avec un capitaine frondeur, survenue pour la paix générale. Paris j 1 652, 8 pages.
u Ma fronde est faite de soie bien tissue et bien enlacée ; elle a près de quatre pieds de longueur ; elle va toujours en appétissant aux extrémités, et principalement à celle où est le claquoir, que j'ai fait moi-même d'une belle soie rouge, incarnate et bleue; au milieu en élargissant. J'ai compassé une quantité de réseaux capables de porter une grosse pierre ; et si je les ai bien comptés, il y en a, à ce que je crois, près de cent. Les brus (sic) sont en rond, où j'ai représenté des fleurs de lys en confusion. »
2947. Question canonique : Si monsieur le Prince a pu prendre les armes en conscience, et si ceux qui prennent son parti, offensent Dieu ; contre les théologiens courtisans. Bordeaux^ Guillaume De La Court, 1 651 , 23 pages.
C'est le pamphlet qui a été frappé par la Censure de V archevêque de Bordeaux, etc.
2948. Question cardinale plaisamment traitée ou das-» thicotée entre un Hollandois et un Suisse, et décidée par un François. Paris, Pierre Du Pont, 1649, 8 pages.
« Je confesserai ingénument qu'entre les plus agréables et plus ingénieux livrets que l'on ait faits contre le cardinal , l'on peut
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mettre avec raison la Question daiticotée, parce qu'elle est fort naïve en son patois et soutenue de p(mit6S assez gaillardes et de conceptions plus pressantes que ceUee de beaucoup d'autres, qui ne médisent pas de si bonne grâce^ quoîqo'avec plus de malice et à feu plus découvert. >* MascurtU, page 219.
2949. Question morale et politique très-importante à décider et pour la gloire du roi et pour le bien de son peuple , savoir : Laquelle de ces dew vertus est plus nécessaire au souverain , ou la clémence ou la justice. Paris , François Noël , 1 650 , 42 pages.
2950. Question : S'il doit y avoir un premier ministre dans le conseil du roi; raison d'État et politique trèsimportante à décider pour le bien du souvemn ^ pour le repos de la patrie. Paris, 1 649, 22 pages.
« Le peuple doit s'armer de requêtes et de supplications ; et puis, en dernier lieu , il faut qu'il tâche d'obliger Dieu, par jeûnes et oraisons, à le regarder d'un œil de pitié »
Telle est la conclusion de ce pamphlet, qui appartient à quelques égards à la polémique soulevée par la Lettre d'avis au Parlement de Paris écrite par un proçinciai.
Quelqu'un a eu la singulière idée de le mettre en dialogue sous le titre de : Questions en forme de dialogue , etc.
2951. Question : Si la voix du peuple est la voix de Dieu. (S. 1., 1649), 34 pages.
L'auteur a résolu hardiment la question par la négative ; et il cite à l'appui de sa thèse de nombreux passages des saintes Écritures.
Un autre écrivain anonyme a répondu par le pamphlet intitulé : Que la voix du peuple est la voix de Dieu ; mais il ne s'est montré ainsi absolu que dans le titre : « Quelquefois la voix du peuple est la voix de Dieu , par exemple quand le peuple de Paris demande le retour du roi. »
Enfin il est venu un troisième pamphlétaire qui a dit : « Le peuple, ce n'est pas la populace ; c'est la réunion des trois ordres,
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clergé, noblesse et tiers état. Ainsi entendu, la voix du peuple est la voix de Dieu. »
De ces trois pièces, la première annonce seule quelque talent.
La troisième a été réimprimée sous le roéme titre, en 1652 : Remède aux malheurs de l'État de France^ etc.
Aucune n'est rare.
2952. Questions y en forme de dialogue, du conseil de conscience au conseil d'État^ avec les réponses. Parisy François Itoël, 4649, 7 pages.
Voir Question : S'il doit y avoir un premier ministre, etc.
2953. Questions royales, ou Demandes et réponses entre le roi et Monsieur, son frère, pour bien et heureusement régir et gouverner le royaume en paix et concorde. Paris y veuve Musnier, 1649, 16 pages.
« Couper les ailes aux roitelets et garder les lois fondamentales de PÉtat, » voilà les deux grandes affaires du roi. Cela n'est pas commun.
2954. Qui fut (le) de Jacquemard sur les sujets de la guerre mazarine. Paris j Pierre de Chaumusy, 1652, 8 pages.
L'auteur promettait une suite ; l'a-t-il donnée ? Le Jacquemard du port Saint-Paul était frère de la Samaritaine du Pont-Neuf.
Rare et mauvais.
2955. Quiproquo (le) de l'autre monde sur l'arrivée du Mazarin, et l'arrêt irrévocable rendu contre ce cardinal du même nom. Un courrier arrivé depuis peu de l'autre monde m'en a appris des nouvelles, dont je veux vous faire part , mon cher Damon , si vous l'avez pour agréable. Voici à peu près ce qu'il m'a dit. Paris ^ Jean Brunet, 1649, 12 pages.
Voir VÉquiproquo, etc.
398 BIBUOGRAPHIE DES MAZARINADES. [quodb]
2956. Quode (le) de messieurs de Conipiègne présenté au roi contre le cardinal Mazarin et ses adhérents,' avec TafTiche affiché (sic) dans la ville de Compiègne« du l"" jour de septembre 1652, contre le cardinal Mazarin. (S. 1., 1652), 11 pages.
Cette pièce se compose d'une lettre de MM. de Gompiègne au roi pour le prier d'agréer le quode {src)f du quode et de PafHche ; le tout de très-peu de valeur, mais rare.
Il faut y joindre le Second affiche a^ché dwù la pille de Coni' piegne, etc.