PAX] DES MAZARINADES
les acteurs pour avoir la satisfaction de la voir finir d'une façon moins funeste. »
« C'est trop déférer à l'autorité souveraine que de croire qu'elle ait le droit de nous berner à sa fantaisie, et que ce qui paroit illégitime en tout autre sujet, devienne légitime quand il est autorisé de ses ordres. Son pouvoir est grand en effet; mais si nous en ôtons le mystère dont notre opinion le couvre , il paroîtra foible et vain en ce rencontre. Je ne veux pas cependant qu'on dépouille aucune sorte de respect pour le Prince » mais seulement qu'on se désabuse de cette opinion que de lui y comme du ciel , nous soyons obligés de tout souffrir, parce qu'en effet l'un n'est pas si bien conduit que l'autre. »
2736. Pater (le) des jésuites. Jouxte la copie imprimée à Leyde^ \ 649, 7 pages.
Cette prière est adressée au roi d'Espagne , Philippe. Elle avait été assurément faite pour la Ligue. La Fronde y a seulement introduit le couplet suivant :
c L'occasion qui se présente, Dedans le royaume françois, D'un roi jeone et d'une régente , Met nos bons pères i chaque fois
In tentationêm.
2737. Pater noster (le) de Mazarin. (S. I., 1649), 4 pages.
2738. Pâtissier (le) en colère sur les boulangers et taverniers, en vers burlesques. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages.
c La muscade avec la canelle, Le persil et la pimprenelle Servent à rendre le muscat Plus friant et plus délicat. »
Je n'ai pas trouvé même quatre vers à prendre dans la Réponse du boulanger,
2739. PaxGallica ad illustrissimum dominum Mathœuîn Mole , senatûs parisîensis principem , sive ejusdem il-
342 BIBLIOGRAPHIE [perle]
lustrissimi domini Panegyricus. Pansiis, DyoDisius Langloeus, 1649, 16 pages.
Signé J. M. P.
2740. Paysan (le) désolé aux pieds du roi. Paris, Nicolas de La Vigne, 1 649, 8 pages.
2741 . Pénitence (la) du prince de Condé et l'offre qu'il fait aux trois États de son assistance, s'ils trouvent à propos de le faire sortir de Yincennes. (S. 1. n. d.), 7 pages.
2742. Pensée chrétienne sur la paix. (S. 1. , 1 652), 8 pag.
2743. Pensées (les) d'un grand poète sur les affaires du temps. (S. L, 1649), 4 pages.
2744. Pensées (les) du Provençal solitaire sur les affaires du temps présent. (S. 1.), 1G50, 12 pages.
Les pièces relatives aux troubles de Rouen, de Bordeaux et d'Aix sont très-bonnes à recueillir quand elles accusent la tyrannie des Parlements dans les provinces.
Les parlementaires de Provence ont réfuté les Pensées du Pro^ vençal solitaire par la Réponse du fidèle Provençal, etc.
2745. Pensées (les) utiles, nécessaires au public sur le temps présent. Paris, 1650, 30 pages.
2746. Pensez-y bien (le) des malaffectionnés , cause trouble aux Parisiens. (S. 1.), 1649, 8 pages.
2747. Perle (la) des triolets, ou l'Antiquité renouvelée, avec les noms et surnoms des plus généreux frondeurs de la ville et faubourgs de Paris. Paris, François Noël, 1650, 8 pages.
Fort mauvais vers, qui pour tous beaux noms nous livrent ceux de Joli cœur, de saint Nicolas , de Nicodéme , etc.; mais la pièce est rare.
[PHILOSOPHE] DES M AZÂRINADES. 343
2748. Pernicieux (les) conseils donnés à Sa Majesté par le cardinal Mazarin pour assembler toutes les forces de France, afin de s'opposer à l'armée de Son Altesse Royale et celle du duc de Lorraine. Paris , André Chouqueux, 1 652, 8 pages.
2749. Perroquet (le) parlant à la cour, qui découvre les faussetés, artifices et suppositions commises {sic) par les principaux officiers de finance, les moyens d'en retirer plusieurs millions d'or après une bonne et solide paix, et rendre le peuple comme il étoit du règne de Henry IV, représenté au roi Louis XIV, par M. L. M. D. Paris j 1652, S pages.
Cette pièce est assez rare pour faire regretter que le texte soit infidèle aux promesses du titre.
2750. Petit (le) David de la maison royale contre le géant machiavéliste et le monstre mazarin. (S. 1. n. d.), 1 2 pages.
Contrefaçon du Te Deum français , etc.
2751. Philosophe (le) d'État, ou Réflexions politiques sur les vertus civiles du Parlement et peuple de Paris. Paris j JeanHénault, 1649, 8 pages.
2752. Philosophe (le) d'Etat sur la majorité des rois, prescrite à l'âge de 14 ans par Charles V, dit le Sage, oïl les désintéressés verront clair pour justifier sans erreur les armes de l'un ou l'autre des deux partis qui diviseqt aujourd'huy tout cet État. Non ubi rex est y sed ubi regia autoritas y ibi jus. Bol., lib. 1*% Conf. (S. 1. n. d.), 20 pages.
Dubosc Montandré.
Ce pamphlet a été publié aussi sous le titre de VHomme d*État, etc.
344 BIBLIOGRAPHIE [pièce]
2753. Philosophe (le) et casuiste de ce temps , dédié à nosseigneurs de Parlement. Paris j Pierre Variquet, 1649, 8 pages.
2754. Philosophie (la) morale de TÉtat, ou les Passions de ceux qui hantent la cour. Paris ^ 1649, 7 pages.
2755 . Philothemis (le), ou Contrebandeau du Parlement. Discite justitiajn moniti; et non temnite diifos. (S. 1., 1649), 8 pages.
Ce pamphlet appartient à la polémique soulerée par le fV/vtable bandeau de Thémis, etc.
2756. Physionomie (la) dé la France, où se voit le mauvais état auquel elle se trouve, siir la perte de ses belles conquêtes , sur les entreprises des ennemis étrangers sur nous , et le tout par les mauvais conseils de ceux qui ont gouverné et gouvernent TÉtat. Paris ^ 1652, 31 pages.
Après l'amnistie de 1652. Histoire très-abrégée des conquêtes et des pertes de la France en Flandre, en Espagne et en Italie.
Le maréchal de La Force avait dit de Mazarin que « cet homme étranger étoit le brandon qui mettroit le feu aux quatre coins et au milieu de la France, par la trop grande autorité qu'on lui donnoit. u
2757. Pièce (la) curieuse, ou les Sentiments des grands de ce royaume touchant la personne de Mazarin. (S. 1., 1650), 24 pages.
Depub le roi jusqu'au coadjuteur, jusqu'au corps des partisans, jusqu'à Parchiduc Léopold ; et cependant ce n'est encore là que la première partie, en attendant les autres»,, qui n'ont pas paru ?
2758. Pièce d'État, ou les Sentiments des sages. (S. i. n. d.), 19 pages.
On lit , sur la page 19, une mention de la permission accordée à Alexandre Lesselin par le lieutenant civil d'Aubray, le i4 juillet (4649).
[piÈGB] DES M AZARINADES. 345
L'auteur réfute son ami Polydas qui demandait la oontinnation de la guerre et approuvait fort les libelles. Cest médiocre de pensée et de style.
Il paraît que Polydas , normand comme l'auteur, aimait surtout V Apologie des Normands au roi, n Je m'étonne de la première demande que tu me fais de son auteur, toi qui es de ceux qui devroient l'avoir composé, étant des plus zélés pour notre province, étant à Caen le 23 février, qui est le temps qu'il date de sa production , et citoyen de cette ville, où ce monstre ridicule usurpe sa naissance. »
L'auteur ajoute qu'il a vu l'apologiste des Normands trois fois dans les assemblées des politiques, et qu'il l'a entendu avouer que m sa passion était la seule source de ses satyres, •
2759. Pièce de Pontoise. Les sentiments divers sur Farrêt du Parlement du 20 juillet et le discours séditieux qu'on prétend faussement avoir été fait par M ^ Bignôn, le 269 sur la lieutenauce du royaume. (S. 1., 1652), 15 pages.
Ce pamphlet , généralement bien raisonné , se termine par un trait sanglant contre le duc d'Orléans : « Les degrés qui l'ont autrefois précipité de ses prétentions à la couronne , par une déclaration d'incapacité vérifiée , sont les mêmes qui Télévent présentement à la lieutenance de l'État. »
Il y a été fait deux réponses : la Réfutation de la Pièce de Pontoise , etc., et V Examen des divers sentiments sur l'arrêt du Parle^ ment du ^0 juillet, etc.
Cest par cette dernière pièce que je me suis cru autorîsé à attrir buer au père Faure la Pièce de Pontoise, aussi bien que V Esprit de paix et la Férité toute nue , etc.
La Pièce de Pontoise a été réimprimée, sans date, dans le format in-S**, sous le titre de : les Sentiments divers sur l'arrêt du Parlement du ^0 juillet, etc.
2760. Pièce justificative du cardinal Mazarin contre les libelles diffamatoires à lui imposés jusques à ce jourd'huy, ensemble sa réponse sur un avis à lui envoyé par les communes de Londres, lui représentant une
346 BIBLIOGRAPHIE [piège]
histoire d'un favori d'Angleterre , nommé Gaverston (sic) y et ses défenses sur ce sujet. Paris, 1652 , 15 pages.
Est-ce sérieux ? peut-être ; mais pourquoi Mazarin dit-il : « Il faut y voir comme des lynx pour pénétrer dans mon extraction ; et je crois que ma mère même n'a pas su ce qui en étoit. o
Voir VJvis d'Jngleterre envoyé en France , etc.
2761 . Pièce (la) royale, ou la Défense de leurs majestés sur Téloignement de M. le Prince. Pantoise , Julien Courant, 1653, 14 pages.
2762. Pièce sans titre ni date, commençant par ces mots \,Le roi i^eut que le Parlement sorte de Paris j etc.
Elle est de 7 pages, petit in-folio ; et elle sort des presses que le roi avait fait établir, sous la direction de Renaudot , dans l'orangerie du château de Saint-Germain.
Si j'en crois l'auteur de la Conférence secrète du cardinal Mazarin avec le Gazetier, elle a été écrite par Renaudot , apparemment du commandement exprès de la cour. C'est d'elle en eflbt (ju'il s'agit dans le passage suivant : « La première pièce que j'ay fait, est ce grand libelle qui fut jette par plusieurs nuits dans toutes les rues de Paris , par lequel je croyois certainement qu'il ne seroit pas plus tôt vu, que le peuple, devenant furieux, se jetteroit sur le Parlement avec tant de rage qu'il le déchîreroit en pièces , le mangeroit jusques aux os, et n'y en auroit pas pour un déjeuner des crocheteurs ou des harangères. Et pour les animer davantage , je leur disois que le roy rentreroit par une porte si le Parlement sortoitpar l'autre, et que vous {le cardinal Mazarin) n'aviez jamais tant eu d'envie de faire du bien au public comme cette année ; que C'estoient ces messieurs qui empeschoient la paix que vous aviez conclue, et qui ne cherchoient que leur intérest dans toutes ces brouilleries au détriment du bourgeois. Et pour mieux couvrir mon jeu, j'en nommois ime partie, et ceux que l'on sçait estre les plus zélés , avec des prétentions imaginaires qui leur servoient de motif et que j'avois forgées. J'y adjoustai les généraux, sollicités , à ce que je disois , |>ar de semblables întérests , sans
[pièce] des MAZâRINâDëS. 347
pardonner au coadjuteur^ quoyque mon évesque , faisant croire au peuple qu'il ne lui donnoit des bénédictions que pleines de despit de ce que vostre Éminence n'avoit pas voulu timbrer sa mitre du casque du gouvernement de Paris. Ce fut en semant ces libelles que le chevalier de La Valette fut pris et conduit prisonsonnier en la conciergerie où, son procès lui estant fait, on l'eust raccourcy de toute la teste, aussi bien que de ses meubles, si M. le prince de Condé n'eust pas écrit à M. de Bouillon, qui fut cause qu'au lieu de Parrester en Grève, il fut conduit à la Bastille, où il est encore. >»
Cette analyse est aussi fidèle que pouvait le permettre l'esprit de parti. Rlle suffit , dans tous les cas , pour montrer que la cour posait la question, non entre elle et le peuple de Paris, mais entre elle et le Parlement. Dans cette manière de comprendre la situation , le cardinal Mazarin, quoique premier ministre, n'apparaissait plus que comme un domestique de la reine.
La pièce a une sorte de caractère officiel ; et à cause de cela elle est importante. Elle est d'ailleurs assez rare dans l'édition originale; mais elle a été réimprimée à Paris dans le pamphlet intitulé : Diverses pièces de ce qui s'est passé à Saint- Germain , etc. , et sous cette forme elle est plus commune.
2763. Pièce sans titre , 6ans date , mais évidemment de 1649, 4 pages.
« Les empires et les royaumes sont de grands corps mystiques, etc. »>
Après la mort du roi d'Angleterre. Ce pamphlet, bien fait et rare, a pour but de provoquer la convocation des États généraux.
2764. Pièce sans titre, sans date, publiée sous forme de lettre , et dans laquelle il est rendu compte des délibérations de TAssemblée du clergé sur rafTairç du cardirial de Retz , notamment de celle du 14 novembre 1656, 15 pages. Rare.
Elle commence ainsi : « Monsieur; la dernière délibération de l'Assemblée du clergé, etc. »
Oa l'a attribuée , non sans raison , à M. de Marca, archevtrque de Toulouse et successeur du cardinal de Retz au siège de Paris. C'est ce qui se prouve par la Réponse à une lettre qui a été pu'^
348 BIBLIOGRAPHIE [pibub]
bliée depuis peu sans aucun titre y etc., et par la Réponse à la lettre de monseigneur l* archevêque de Toulouse, etc.
2765. Pierre (la) de touche aux Mazarins. Paris j 1652, 40 pages.
On lit à la fin : Par C. Q. A. P. L. C. M. D. L. V. D. P. A. M. D. N. 1650.
Je citerai divers passages de ce curieux pamphlet ; ce sera le meilleur moyen de le faire connaître.
« Ces illustres sénateurs ayant un juste sujet d'y procéder de la sorte , un chacun peut hardiment suivre dans cette occasion leur sentiment et leur courre sus en criant : « Ce sont des mazarins ; ce sont des criminels ; ce sont des ennemis de l'État. Tue ! tue ! tue ! Razons leurs maisons; exterminons cette race; et prenons leur bien pour leur faire la guerre à leurs propres dépens , comme ils nous la font aux nôtres »
M Si le comte d'Harcourt avoit été déchiré par le peuple auparavant sortir {sic) de Paris, un autre n'eût pas osé prendre la conduite d'une armée destinée et occupée depuis six mois à la perte des plus nécessaires appuis que nous ayons maintenant contre les entreprises du cardinal Mazarin. Si toute la maison d'Ëlbeuf avoit été entièrement saccagée et détruite d'abord qu'on lui a vu embrasser le parti de ce Sicilien , les autres seigneurs de France eussent eu de l'appréhension de se mettre dans cette brigade de voleurs. Si les maisons de ceux qui ont ramené le cardinal en France y avoient été rasées et leur bien confisqué pour faire la guerre à cet infâme auteur de nos maux , la crainte d'un pareil châtiment en auroit retiré les autres ; et ce faquin, se voyant délaissé, nous auroit mis hors de peine, par sa fuite, de nous tenir sur nos gardes et de songer à notre conservation. Enfin , si la plupart de ceux qui se déclarent encore aujourd'huy dans Paris pour le Mazarin, étoient tirés à quatre chevaux, le reste se rimgeroit à son devoir »
« Les peuples peuvent exécuter dans cette rencontre, sans péril, ce que le Parlement ni les princes en leur particulier ne peuvent faire sans juste sujet de crainte , parce que , quand le peuple saccagera la maison du maréchal d'Hocquincourt , quand il tramera par les rues un abbé d'Euzonat (Euzenai y intendant de Mazarin)y et quand il «xercera toute sorte de cruautés sur les mazarinistes ,
[piERiE] DES MâZâRINâDES. 349
il n'a point tant à craindre que si M. le duc d'Orléans ou le Parlement en avoit fait pendre un seul, parce que la réprésaille seroit dangereuse. Mais quand on sait que c'est une sédition populaire y on ajoute d'abord : n II n'y a point de remède. Il faut prendre patience et tâcher de ne point s'attirer leur haine ; car après tant de tyrannie, ils ont raison de chercher leur soulagement par la perte de ceux qui font subsister le tyran.
c Haurit hinc populos de tali sanguine i^itam. »
Je regrette que l'auteur ait pu appeler cela travailler pour M. le Prince. Assurément il n'y a dans aucun pamphlet de Davenne rien d'aussi abominable que cette théorie des séditions populaires.
Et cependant :
« Le lieutenant piyil, animé d'une rage insupportable contre ceux du parti de M. le duc d'Orléans et de M. le Prince , perse cute , dit l'auteur, avec tant de chaleur tous ceux qui tâchent de gagner leur pie en servant le public contre les mauvaises intentions du cardinal son maître, que tout le monde le peut considérer maintenant comme un autre Mazarin par l'étroit attachement qu'il a au service de ce proscrit. Les imprimeurs qui travaillent contre les ennemis de ce Sicilien, ne sont point sujets à la rigueur dé ses cruels arrêts ; ceux qui travailleront à la composition d'un panégyrique du cardinal Màzarin, seront ses bons amis et ses pensionnaires. Ceux qui veillent à la découverte de quelque pièce contre ce pernicieux ministre, sont bien récompensés; témoin le surnommé P^ieifique (Davenne) , qui est dans la Conciergerie , et qui a passé par ses mains sans nul hazard , après avoir fait la Puissance des'rois et le powfoir des sujets sur les souverains , V Harmonie de la cour^ et plusieurs autres pièces horribles et détestables, dont le lieutenant civil a connoissance , contre la propre personne du roi et de Son Altesse Royale. Le garçon de son imprimeur est mort en prison, imaginez- vous comment ! dans deux jours , afin qu'il n'achevât pas de découvrir les pernicieux ouvrages de cet infâme auteur. Cependant, le sieur Pacifique ne reçoit point de châtiment parce que le lieutenant civil prétend qu'il a mérité son pardon en écrivant contre M. le Prince.... Si l'on entend parler dans Paris que le lieutenant civil a fait quelque capture , qu'il a veillé pour cela toute une nuit dans un carrefour de l'Université , l'on apprend en même temps que ce n'est pas celle d'un voleur, d'un filou, d'un
350 BIBLIOGRAPHIE [pierre]
meurtrier, d'un coupeur de bourse ou d'autres semblables , mais d'un misérable imprimeur qui travailloit pour M. le Prince on quelqu'autre frondeur centre Mazarin. C'est à ceux-là que cet admirable chef de la police fait toujours la guerre ; ce sont ceux-là qui sont condamnés à de grosses amendes , bannis pour jamais , condamnés au fouet , à la torture , aux galères perpétuelles , et enfin à tout ce que sa cruauté lui peut inventer de barbare et d'inhumain. »
Voici maintenant quelques anecdotes :
« Saintot , qui est ici le distributeur des nouvelles mazarines avec Bautru et quelques autres , n'épargne point l'argent de son maître pour tâcher d'insinuer par de faux bruits la crainte dans l'esprit des peuples , et n'étant point assez hardi pour aller les crier dans les rues lui-même , sans du moins quelqu'apparcncc de vérité , depuis qu'on l'a rendu responsable de ce qu'il avanceroit , donne des relations manuscrites à de certains cabaretiers gagés pour les montrer à ceux qui vont boire ou manger dans leur maison y afin que , ses (sic) avantages chimériques venant peu à peu des uns aux autres , tout Paris en reçoive l'impression qu'il en attend, toutes les fois qu'il sait qu'on doit fronder au Parlement.... Ce même petit mazarin de Saintot, dès qu'il apprend que M. le Prince a perdu un homme dans quelque rencontre, pour prévenir les esprits auparavant qu'on ne sache la vérité , s'en va avec quelquesuns de même cabale chez le nomme Guil pour faire une relation telle qu'il la pourroit souhaiter, s'il ne dépendoit que de sa volonté pour détruire M. le Prince. »
Il s'agit probablement ici de Saintot, le conseiller au Parlement, et non du maître des cérémonies.
« Le maréchal de Lhopital ne se déclare point si ouvertement. Son jeu est néamoins plus grand, quoique plus couvert ; et se servant d'un stratagème horrible et détestable , il est bien plus dangereux. Par une lâche hypocrbie , il contrefait le bigot , et sous de trompeuses apparences d'homme de bien, s'en va par les paroisses solliciter d'en étrç marguillier, et par cette sainte dévotion tc^'^he de gagner les anciens , caresse les chefs des corps de ville , et invite souvent chez lui des principaux bourgeois du quartier afin de les attirer à soi, c'est-à-dire à Mazarin. »
2766. Pierre (la) de touche faisant voir que le cardinal Mazarin et ses adhérents sont les plus grands ennemis
[PUCET] DES MAZARINADES. 351
du roi, de son état, de son peuple et de la ville de Paris, aux trois États de France. Paris ^ 1652, 30 pages.
Ce pamphlet n'est composé que de lambeaux arrachés aux Véritables maximes du gouvernement de la France, etc.
2767. Piquet (le) de la cour. (S. 1., 1649), 3 pages
Pièce rare et assez plaisante.
Le duc d'Orléans : « Je n'ai jamais de cde^. » Il en existe une suite qui n'est pas moins rare , sous le titre de : le Second et entier jeu de piquet de la cour,
2768. Placard affiché dans les rues de Paris, le jour de Notre-Dame d'août 1650, contre le coadjuteur et M. de Beaufort. In-V. Très-rare.
Il commence par ce mot : « Peuple , etc. >»
2769. Placard affiché le 1*"' avril 1649, et par lequel le prince de Conty et les généraux du Parlement déclarent qu'ils n'ont point d'autre intérêt que l'éloigneraent du cardinal Mazarin. In-4**. Très-rare.
2770. Placard du 18 mars 1649, par lequel les magistrats de la ville annoncent la suspension d'armes. In-folio ; en tête sont les armes de Paris . Trh-iare.
2771. Placard en date du 16 avril 1655. In-4®. J'rèsrare,
« De par le roy. Sa Majesté ayant cy- devant envoyé à Rome, etc. »
C'est l'ordonnance de la même date, qui interdit à tous les sujets du roi toutes relations avec le cardinal de Retz. Voir Ordonnances du roi que Sa Majesté a commandé être publiées de nouveau, etc.
2772. Placet présenté à Son Altesse Royale par Jean Le Riche, sieur de Verneuile {sîc)^ bourgeois et habitant de Paris , sur le moyen qu'il a donné à messieurs les princes de faire le dernier eflfort pour chas-
^52 BIBLIOGRAPHIE [plainte]
ser le cardinal Mazarin sans fouler les peuples. Paris, veuve Marette , 1 652 , 7 pages. Très-rare.
Signé de Verneuil.
Ce Yemeuil propose de prendre aux propriétaires le quart du quartier échu à Pâques dernier, et ofTre d'en faire la recette. H ofTre en outre de vendre deux maisons , l'une à la ville et l'autre à la campagne , pour les frais de la guerre et pour le prix de la tête de Mazarin !
2773. Plaidoyer (le) de la maison royale, ou la Cause d*£tat montrant comme il faut borner : 1 . les intérêts des princes du sang ; 2. les intérêts des princes étrangers; 3. les intérêts des maréchaux de France; 4. et les intérêts des autres grands de FÉtat. Paris, 1652, 32 pages.
Contrefaçon du Rapporteur des procès d'état , etc.
2774. Plaidoyer héroï-comique pour TÉminence contre le Creux. (S. 1.), 1649, 16 pages.
C'est tout on procès , tout un drame : plaidoyers pour et contre, arrêt et mariage.
« Fait et passé dans une chambre Le 27* de décembre. »
Le sens positif de cette pièce est fort libertin ; le sens allégorique pourrait bien être fort insolent.
2775. Plainte à la reine des dames qui ont leurs maris dans Tarmée mazarine. Paris, Louis Sévestre, 1 649, 6 pages.
Signé L. M. R. L. D. R. M. N. C. D. R. S. V. A. B. G.
2776. Plainte contre le désordre du paiement des rentes de Thôtel de ville , mémoire raisonné pour le rétablissement qui peut être fait dudit paiement , et observations sur l'élection de messieurs les députés des rentiers dudit hôtel de ville. Paris, veuve J. Guillemot , 1 652 , 29 pages.
[PLAiiiTE] DES MÂZAR1NÂDES. 3&3
2777. Plainte (la) de la France à genoux devant la reine. (S. 1., 1649), 8 pages.
Stances vigoureuses, mais incorrectes , dont voici les trois meilleures y qui sont reproduites des Soupirs françois sur la paix ità" tienne :
V. a Lasches François, peuple sans cœur, Et vous , indigne sang de France , Quoi ! ce petit usurpateur a Enchaînera vostre puissance W Où sont ces courages hardis Qui faisoient tout trembler jadis ?
Pouvez-Tous endurer sans crime Un si véritable attentat Et que ce tyran qui m'opprime , Face ainsi de la France un tyrannique estai ?
8*. Et vous , souverains magistrats , Quand sera-ce que vostre foudre Lancera ses justes éclats Et réduira ce monstre en poudre ?
Il est temps que par vos arrests Vous défendiez les Sntérests Et la gloire de ma couronne.
Et qu^on sache en tout Punivcrs Que la loy de l'Estat vous donne Le pouvoir d'affranchir nostrc prince des fers.
10*. Vous [la reyne) pouvez très-facilement Dissiper cette tyrannie , En rendant à mon parlement L'autorité qu'on lui desnie.
Il vous a mis le sceptre en main.
U vous le peut oster demain.' De sa souveraine puissance Dépend le rang que vous tenez ; Et cessera votre régence Si contre ce tyran vous ne me conservez. »
Ce pamphlet a été réimprimé trois fois, d*abord sous le tîti'e de : la France à la reine , et sous celui de :
2778. Plainte de la France à la reine. (S. 1., 1649),
7 pages.
Puis elle a reparu dans les Louans^es des Parisiens , sous le titre de : Louange à la reine.
354 BIBLIOGRAPHIE [plainte]
Enfin , on a retouché , plus tard apparemment , les V et 10* strophes ; et on l'a intitulée : Plaintes de la France à la reine touchant la ^erre, etc.
2779. Plainte de la noblesse Françoise faite contre les partisants (sic) et manges-peuples. (S. 1.), 1651, 8 pages. Rare.
« Et les nobles qui son^s arcs boutants et les vraies colonnes de l'État ,' la disette les empêche d'aspirer aux charges militaires et de robe longue ; ce qui fait que nous voyons les plus beaux états remplis de fils de laboureurs et marchands , au grand déshonneur et mépris des nobles , ne leur restant plus qu'à exposer leur vie en qualité de simples soldats pour le service des princes, où, après avoir vieilli sous le hamois , s' étant jettes en tous périls et hasards y ils meurent dans leurs logis sans récompense , étant contraints de fouler le bonhomme et piller le paysan pour vivre selon le rang que leur qualité et courage leur doit et veut faire tenir. »
Uauteur n'épargne pas plus les écrivains que les maltôtiers.
2780. Plainte (la) des bourgeois de Paris à messieurs du Parlement pour faire advancer le procès de Jules Mazarin. Paris ^ 1649 y 4 pages.
Même pièce que :
2781 . Plainte (la) des bourgeois de Paris à M. de Broussel pour avancer le procès de Jules Mazarin. Paris, 1 649, 4 pages non chiffrées.
Ce dernier titre est le plus exact.
2782. Plainte des Parisiens au roi et à la reine sur le desseing {sic) que Leurs Majestés ont de s^ éloigner de leur bonne ville de Paris. (S. 1.), 1649^ 8 pages.
Il y a erreur dans le titre : les Parisiens supplient le roi de revenir; et ils ne s'adressent qu'à lui.
Leurs vœux pour la gloire du règne de Louis XIV méritent attention. Jamais peuple n'avait été ainsi au-devant de son roi.
{puiiiTEs] DES MÂZARINADES. ^ 3&5
2783. Plainte (la) du Palais Royal sur Tabsence du roy, avec un dialogue du grand Hercule de bronze et des douze statues d'albâtre qui sont à Tentour de l'étang du jardin 9 faicte par un poète de la cour. H. C. Paris y David Beauplet j 1 649, 8 pages.
Vers rares, mais détestables.
2784. Plainte publique sur Tinterniption du commerce. Paris j Jean Brunet, (1650), 20 pages.
Cette pièce est aussi intéressante que rare.
Il panût qu'on donnait deux raisons des prises que nos navires faisaient sur mer : la première était que les navires alliés refusaient d'amener et d'aller ou d'envoyer à bord des vaisseauuiL français au commandement qui leur en était fait ; la seconde que les navires amis portaient des marchandises ennemies.
Le commerce maritime employait mille grands navires , sans compter les moyens et les petits y et trente mille mariniers. Les grandes pèches occupaient trois cents navires et dix mille matelots.
2785. Plaintes burlesques du secrétaire extravagant des nourrices, des servantes, des cochers , des laquais et de toute la république idiote. Paris, veuve André Musnier, 1649, 8 pages.
2786. Plaintes d'une fruitière et d'une harengère envoyées à la reine. Paris j 1 649, 7 pages.
Sur la permission qui avait été donnée par l'archevêque de manger de la viande pendant le carême.
2787. Plaintes de la France à la reine touchant la guerre suscitée par Jules Mazarin. Paris, 1649, 8 pages.
Édition corrigée de la Plainte de la France à genoux devant la reine.
Ici la 7* strophe commence par ces vers :
« Braves François , remplis de cœur, Et vous , généreax sang de France , » etc.
356 • BlBUOGRAPHrE [plaiwtes]
Au contraire, la 10* se termine ainsi :
« Ordonnez que ce Tabarin Retourne au pays latin ; Autrement vous mettrez en armes Le peuple que vous contraignez A vivre dans les allarmes , Si loin de vous ce tyran vous ne bannissez. 9
2788. Plaintes de la France à monseigneur le Prince. Parisy Robert Feugé, 1649, 7 pages.
2789. Plaintes de la France a ses peuples sur Temprisonnement des princes, contre Mazarin. (S. K), 1651, 14 pages.
Je n'ai rien à en dire si ce n'est qu'elles ont été imprimées également sous ce titre :
2790. Plaintes de la France sur Femprisonnement des
princes. (S. 1.), 1 651 , 1 4 pages.
2791 . Plaintes (les) de la France sur Tétat présent. (S. 1., 1649), 7 pages.
2792. Plaintes (les) de la noblesse de Provence contre l'oppression du Parlement sur le sujet de Tëloignement dti comte d'Alais, leur gouverneur. (S. I., 1651), 11 pages.
Même pièce que les Doléances de la noblesse de Provence au roi.
2793. Plaintes de toute la France adressées au Parlement de Paris sur l'injuste persécution qu^on fait souffrir (1 mademoiselle de Longueville. (S. 1., 1 650)| & pages. Rare.
Après la mort de la princesse douairière de Gondé.
2794. Plaintes du Carnaval et de la foire Saint-Germain, en vers burlesques. Paris y Claude Huot, 1649, 8 pages.
Naudé qui cite cette pièce, page 209 du Mascuraty lui donne, à
[PLAisi.^!] DES MAZARINADES. 357
la page 283 , le troisièine rang parmi celles « dont on peut faire estime. » J'ajoute qu'elle n'est pas des plus rares.
2795. Plaintes du poète champêtre à la cour des Aydes. (S. I., 1649), 4 pages.
ff Prenez pitié d'im qui perdit la vue D*avoîr trop lu et trop écrit de vers •
Du plus grand roi qui fut dans l'univers. »
2796. Plaintes et réflexions politiques sur la harangue de M. Farchevêque de Rouen faîte au roi dans la ville de Tours, au nom du clergë de France et de vingtquatre évêques suivant la cour qui Taccompagnoient, contre le. Parlement de Paris, en faveur du cardinal Mazarin proscrit et légitimement condamné par plu* sieurs arrêts donnés contre lui, où il est démontré que le Parlement est juge naturel et légitime des cardinaux, archevêques, évêques, abbés et autres ecclésiastiques du royaume, tant séculiers que réguliei*s. (S. I), 1652, 22 pages.
Il n'y a rien à igouter à ce qu'en dit Mailly dans la note de la page 81 de son V* volmne.
2797. Plaintes parisiennes sur la mort de monsieur le duc de Nemours, avec son épitaphe, par Claude Yei* ras. Paris j Jacques Le Gentil, 1652, 7 pages. Rare.
2798. Plaisant entretien de deux femmes de Paris. (S. I., 1 649), 3 pages.
Pamphlet mazariniste , et rare par conséquent. *
2799. Plaisant entretien du sieur Rodrigue, courtisan du Pont-Neuf, avec Jules Mazarin qui, ayant ruiné la France, est résolu do s'en aller, disant son peccavi, Paris, 1649, 8 pages.
358 BIBLIOGRAPHIE [foCmb]
2800. Fiaient (le) railleur de cour sur les affaires du temps. (S. l.), 1649, 8 pages.
Il n'est ni railleur ni plaisant.
2801 . Pleurs et regrets inconsolables de la reine et du cardinal Mazarin, avec le congé du roi donné audit cardinal pour sa sortie hors du royaume. Paris, 1 652, 8 pages.
2802^. Plumitif (le) sur la dernière déclaration du roi (du 13 novembre y contre, les princes de Condé, de Contjr, etc.). Paris ^ Bellée, 1652.
Bib, /lise, 23718.
2803. Plus heureux (le) jour de Tannée par le retour de Leurs Majestés dans leur bonne ville de Paris, à monseigneur Téminentissime cardinal Mazarin. Paris j Guillaume Sassier, \ 649, 8 pages.
Suzanne de P^ervèze.
2804. Poëme à la Fronde sur le triomphe du roi. Par ris, Denys Pelé, 1650, 8 pages.
2805. Poëme sur la barbe du prem. présid. {sic). Bruxelles, 1 649, 6 pages.
Signé P. B. S.
Violente diatribe oontre Mathieu Mole.
a Barbe pendante au vieux menton ^ D'un avare et lAche poltron !... »
a Disona donc mieux, et faisons rire Tous ceux <iui ces vers écriront , Ou , écrits , après les liront. »
d y en a une autre édition également de Bruxelles, 1649, six pages , mais qui porte au titre : De M, le p. pr. (sic) sans signatare ; et une autre encore intitulée *. V Illustre barbe D. C.
[MOT] DES MAZàRINADES. 9»
2806. Poigiiard(le) du ooadjuteor. Paru, 1652,711^
n s^agk id da poignard qui doit tner le mad j jiÉhm . hU Teot qu'on cxtennine le caidinal de Rels el le cardinal qui, dii-îl , ne Talent pas mieux Pun qoe Tantre.
Ce panqihlet n^est ni trop remarquable ni trop commun.
2807. Point d'urgent , point de Suisse. (S. 1.), 1649^ 11 p^es.
Les Suisses se p^^'C"*^"*^ de ce qu'on leur a faii' des ^«euer.
2808. Point (k) de l'ovale Êûsuit Toir que pour remédier promptementanx maladies de rÉlat pendant qu*dles ont encore qudqne ressource, 1 . il fiiut renforcer un parti pour le fidre triompher de haute lutte, parce que régaliié fermt tirer la guerre en des longueurs insupportables ; 2. il faut renforça* le parti le plus juste ou le seul juste; 3. le parti le plus juste ou le seul juste est celui qui appuie et qui est appuyé des lois; 4. après aroir reconnu le parti le plus juste, il fiuit le renforcer par un soulèvement et par une émeute gênéraie dans Pauîs; 5. ce soulèvement et cette émeute générale sont appuyés sur les déclarations royales et sur les arrêts des parlements; et par conséquent on peut les résoudre avec moins de crainte d'injustice. (S.L, 1652), 15 pages.
Dubosc Montandré.
« En matière de soulèvement , on n'est coupable que d'avoir en trop de modération. »
« Vofjons que les grands ne sont grands que parce que nous ks portons sur nos épaides. Hoos n'avons qu'à les secouer ponr en joncher la terre. »
Cest répigraphe de PnuBiomme : « Les grands ne nous, pafa»scst grtmds que parée que nous sommes i genoux. Levons-nous!»
Tai déjà dit que ce pamphlet avait été oondamné an feu par arrêt du Parlement en date du 27 mars i652.
M. de Sainte-Aulaire Ta donné dans son Histoire de la Fronde^ pièce justificative.
360 BIBLIOGRAPHIE [politique]
2809. Police générale faicte par messieurs du Parlement pour le règlement des vivres et soulagement du peuple dans la ville et fauxbourgs de Paris, le iv juillet 1 652- Paris ^ Salomon de La Fosse, 1 652, 7 pages.
Le 4 juillet , c'est le jour de rincendie de l'Hôtel de Ville. Le Parlement ù'a point fait ce règlement.
2810. Politique (le) burlesque, dédié à Amarantlie, par S. T. F. S. L. S. D. T. Paris, 1649, 44 pages.
t Genx qui veulent voir quelque chose Soit en vers ou bien en prose y Ils paient deux liards le cahier Sans en rabattre un seul denier. >
Les colporteurs',
. c Avecque leurs longs préambules , Je les trouve si ridicules Qu'ils me font tons mourir de rire. »
« Savoir pièces de trente sons , De cinq, de quinze et vingt-neuf sous , Patagons , doublons , dncatons , Et beaucoup der anciens testons , Tistoies de France et d'Espagne El autres pièces d'Allemagne. »
t D'où pensez-vous que les courriers
Qui se vendent par milliers , '
Viennent?
s Cest ici {au palais) que dessus nos bancs
On fait les Courriers allemands ,
Ceux qu*on appelle polonots,
Et tons les Courriers françoîs. »
281 1 . Politique (le) clirctien de Saint-Germain à la reine. Paris j Jean Hénault, 1 649^ 12 pages.
Amplification très-sensée et quelquefois éloquente sur ce thème : que la piété et la justice ont été bannies du royaume.
« La sainte hostie tomba de i'autel lorsqu'on célébroit la messe devant Votre' Majesté. »
2812. Politique (le) du temps, touchant ce qui s'est passé depuis le 26 août 1648, jusques à Theureux re-
[POUTIOVB] DES MÂZARINADES. 361
tour du roi dans sa ville de Paris, discours qui peut servir de mémoire à l'histoire. Dédié aux curieux. (S. L), 1648, 22 pages. Très^rare.
On voit par ce pamphlet ce que les partisans du prince de Condé pensaient du rôle qu'il était appelé à jouer pendant la régence, ce qu'en pensait peut-être le prince lui-même.
2813. Politique (le) du temps traitant de la puissance, de l'autorité et du devoir des princes des divers gouvernements , jusques où on doit supporter la tyrannie, et si , en une oppression extrême, il est loisible aux justes de prendre les armes pour défendre leur vie et liberté, quand, comment, par qui et par quel moyen cela ce {sic) doit et peut faire. Jouxte la co^ pie imprimée à Paris j 1650, in-12.
Ce volume assez rare est attribué par tous les bibliographes à François Davenne , quoiqu'il soit incontestablement dirigé contre la régence de Catherine de Médicis. Il appartient à l'histoire du calvinisme en France. Ce n^est ici qu'une réimpression.
On ne comprend pas à quel titre la Fronde s'en est emparée. Encore moins comprend-on comment les bibliographes ont pu prêter ce livret à François Davenne, dont il ne rappelle ni le style ni la manière , si ce n'est que ce disciple fameux du plus fameux Simon Morin a composé et publié un Politique du temps, mais d'une date bien postérieure.
Cet article était écrit quand M. Bazin m'a fait l'honneur de me communiquer la note suivante :
« Je croyois avoir découvert que ce volume (ie Politique du temps) n'est ni de François Davenne, ni de 1650 ; mais je vois par le n^ 71 du catalogue de M. M. (avril 1846), qu'il a fait de son côté la même découverte, et cela par le même procédé que moi, en faisant ce que font rarement les bibliographes, en lisant l'ouvrage. » U a jugé que ce livret étoit seulement une réimpression d'un écrit contre la régence de Cadierine de Médicis et appartenant à l'histoire du calvinisme en France. M. M. a eu parfaitement raison ; et je n'ai plus qu'à lui fournir la preuve matérielle du fait qu'il a deviné.
« Elle est dans les Mémoires de Pétat de la France sous Char^
a62 BIBLIOGRAPHIE [politique]
les IX y où le Politique du temps se trouve inséré tout au long, I>ages 44-83, in« volume de l'édition de i578, à la date de i574, et immédiatement avant le Discours de la servitude volontaire que le même recueil nous a conservé.
« Le fait ainsi rétabli, il devient fort curieux de lire dans YArui" lectabiblion un ingénieux commentaire de cet ouvrage, selon Fidée reçue qu'il appartient au temps de la Fronde. Ce livre y est trèsbien analysé ; et la seule] chose dont l'auteur ne se soit pas aperçu en l'étudiant avec soin , c'est qu'il s'applique à d'autres personnages et à des événements d'un autre sié«;le. »>
2814. Politique (le) ëtranger, ou les Intrigues de Jules Mazarin. Paris, i 649, 1 4 pages.
Contrefaçon de la Lettre du sieur Mazarini au cardinal Mazarin, son fils j etc.
2815. Politique (le) lutin porteur des ordonnances, ou les Visions d'Âlectromante sur les maladies de TÉtat, par le sieur de Sandricourt. Paris , i 652, 24 pages.
2816. Politique (le) royal faisant voir à Sa Majesté régente et à Son Altesse Royale que Mazarin s'en défera infailliblement, supposé qu'il puisse conserver les affections du roi étant majeur, comme il tâche sans doute de s'y ancrer non moins par leur entremise que par ses propres souplesses ; et les suppliant, par leurs sacrées personnes si chères et si nécessaires à TEtat, de préoccuper ce coup infaillible de cet ingrat en le sacrifiant à la haine publique, et rendant à même temps au roi, à eux-mêmes et à la France la liberté tant désirée et tant nécessaire de messieurs les princes. (S. L), 1651,39 pages.
281 7 . Politique (la) sicilienne, ou les Pernicieux desseins du cardinal Mazarin déclarés à monseigneur le duc de Beaufort de la part de toutes les provinces de France. (S. I.), 1650, 34 pages.
Le plus violent pamphlet peut-être, mais non le meilleur.
[rounouE] DES MÂZARINADES. 383
2818. Politique (le) universel, ou Briève et absolue décision de toutes les questions d'État les plus importantes, savoir est, 1 • si les rois sont d'institution divine; 2* s'ils ont un pouvoir absolu sur nos biens et sur nos vies ; 3. si les conditions avec lesquelles, les peuples se sont dobnés aux rois, ne doivent pas être inviolables; 4. s'ils sont obligés d'observer les lois fondamentales de l'État; 5. si leur gouvernement doit être monarchique ou aristocratique pour le bien commun du prince et du peuple; 6. s'ils doivent avoir des favoris; 7. si leurs favoris doivent entrer dans le conseil et prendre le gouvernement des affaires. (S. 1., 1652).
Cinq parties de 39, 40, 40, 39 et 39 pages.
L'auteur pose et résout trente questions d'État, pour parler coinme lui. On a pu voir déjà qu'elles ne sont pas toutes importantes ni même sérieuses.
, Je citerai quelques-unes de ses décisions. Le lecteur jugera.
« n y a des rois d'institution divine ; mais il y en a aussi d'institution humaine et d'institution diabolique ; » parmi les derniers Pépin et Hugues Capet.
« Il est nécessaire que , si l'État est monarchique , le gouvernement soit aristocratique , conduit par un nombre de ministres pris dans tous les états et des plus gens de bien de tout le royaume , à qui l'on donnera une égale puissance. »
« Les peuples font les rois ; et les rois me pardonneront bien si je dis , après le père du raisonnement scholastique , que l'effet a toute l'obligation de son être à la cause qui l'a mis au monde. Cest pour^ quoi , si les rois , pour amasser des biens qui ne leur appartiennent pas , veulent rompre les conditions avec lesquelles les peuples se sont donnés à eux , ils détruisent entièrement ce qui les fait ce qu'ib sont ; et s'ils détruisent entièrement ce qui les fait ce qu'ils sont, ils se détruisent eux-mêmes. Les conditions de l'un et de l'autre, n'ayant qu'un même support, ne sauroient aussi avoir qu'une pareille aventure, b
« Le roi est le premier ministre des affaires de Dieu dans son royaume. »
364 BIBLIOGRAPHIE [po&teait]
« Si l'autorité de décréter et de gouverner toutes les aflaires de France est donnée au serviteur, quelle différence y aura-t-il après cela entre son maître et lui ? i>
w Si les anges n'eussent pas eu un premier ministre dans le conseil de leur état hiérarchique , le désordre ne se seroit pas rois dans leurs dominations ; et la plupart de leurs principautés , consacrées à la gloire de Dieu , ne se seroient pas Vues à la merci des puissances ennemies infernales et diaboliques. »
N Quoi I parmi ce nombre infini de Césars et d'Achilles, il ne s'y trouvera pas un cœur de Vitry pour le traiter en maréchal d'Ancre! »
Ce n'est pas la première fois que je trouve cette pensée exprimée avec la même crudité. Il est remarquable que l'opinion générale est pour Henri in contre les Guyse, comme pour.Louis XIU contre Conciiû. On n'excuse pas seulement, on loue l'assassinat des princes lorrains. Personne à cet égard n'a été plus net , je dirais plus impitoyable , que Guy Patin.
« Quand on demande si les trois États ont droit de remédier aux désordres du royaume sans y être appelés , c'est me demander si toute la France a droit de remédier aux désordres où elle est , sans s'y appeler elle-même , attendu qu'après les trois Etats il n'y reste plus personne. »
2819. Pont-Neuf (le) frondé. />am, 1652, 7 pages.
Mauvais vers , mais curieux et rares.
n s'agit de l'émeute qui eut lieu à l'arrivée du prince de Condé, après le combat de Bleneau, et sur laquelle on a publié VJvis important et nécessaire donné aux Parisiens par M, le duc de Beaufort,
2820. Portrait (le) de TinconstaDce des armes. Paris, 1649, 12 pages.
2821. Portrait (le) de Mazarin. (S. 1., janvier 1649), 4 pages. Très-rare,
Cinq chansons détestables. La première est : la Menace du très'-jïdèle peuple de Paris faite à Mazarin : « Si jamab dans Paris tu rentre , On te fera comme au marquis d'Ancre, s
[POT] DES MâZARINâDES. M5
Cest le refrain de la chanson ; mais il ne se trouve ni au premier ni au dernier couplet.
La cinquième chanson est la Réjouissance des François sur l'orrii*é€ de M. le duc de Beaufort dans la ville de Paris,
On voit le portrait de Mazarin sur la première page.
2822. Portrait (le) de M. de Broussel, image sortie des presses de Morlot, 1648. Très-rare.
Au-dessous du portrait , gravé sur b(Hs , on lit deux sonnets de Du Pelletier, adresses l'un par la France , l'autre par Tauteur à Broussel. Voici les six derniers vers du second :
a Un illustre consul moorat jadis pour Rome ; Et le Tibre pleura la mort de ce grand homme. Qui voulut que son sang payAt sa liberté.
La Seine , grâce aux dieux , quoi qu'en dise le Hbre, Parle plus hautement de sa félicité , Puisque de Broussel vit et que la France est libre. »
2823. Portrait(le) des favoris, en vers burlesques. (S. L), 1 649, 1 9 pages.
2824. Portrait (le) du méchant ministre d'État Jules Mazarin et sa chute souhaitée. (S. 1., 1649), 8 pages.
Le titre est orné d'un détestable portrait sur bois et des armes de Mazarin.
2825. Postillon (le) de Mazarin arrivé de divers endroits, le premier octobre. Paris, 1649, 15 pages. Rare.
Mazarin^ repoussé aux portes du paradis , est fêté dans les enfers et revient en France.
2826*. Pot (le) à pisser.
La Chasse aux satyres du temps.
2827. Pot (le) aux roses découvert. Paris y Jean Brunet, 1649, 8 pages.
Cette pièce n'a de commun que le titre avec la facétie de 1615 et les pamphlets de 1654 et 1652.
366 BIBLIOGRAPHIE [pour]
2828. Pot (le) aux roses découvert et la trahison de Mazarin. Paris ^ 1651, 4 pages.
2829. Pot (le) aux roses découvert, ou le Véritable récit des projets que Mazarin fait état d'exécuter tôt ou tard, suivant la nécessité des affaires présentes. Paris ^ 1652, 16 pages.
2830. Pot poUrry (le) burlesque de toute l*histoire de ce temps. Paris y Pierre Du Ppnt, 1 649, 8 pages.
2831. Poulet (le). Pflw,*1649, 11 pages.
De la nièce de Mazarin au duc de fiierocvur.
On publia peu de temps après la Sauce du poulet et la Salade en réponse à la Sauce du poulet.
2832. Pour (le) et le contre de la cour. (S. 1., 1649), 7 pages.
Il y en a unç seconde édition :
2833. Pour (le) et le contre de la cour, ensemble le Pasquin sur les affaires du temps, mis en françois (S. 1.), 1649, 8 pages.
On trouve encore ce pamphlet dans le Nowfeausiède deLouisXIF^ p. 209 du I" vol.
2834. Pour (le) et le contre de la majorité des rois et de la loi salique, divisé en deux parties. En la première sera le pour; en la seconde sera le contre. (S. 1., 1 652), 36 pages.
Lenglet Dufrenoy a jugé à pr(^K>s de comprendre cette pièce dans son catalogue des historiens, titre des R^ences et majorités, de la Méthode pour étudier l'histoire^ t. IV de l'édit. în-i*".
2835. Pour faire voir la justice de ce qui a esté fait au conseil en Taffaire des fermiers des entrées du vin des
[PEéDiaiBUl] DES BIAZARINADES. 367
villes de Paris et de Rouen, et qu'en cela rien n'a esté fait au préjudice des déclarations des mois de juillet et octobre 1 648, ni du bien des affaires de Sa Majesté. (S. 1., 1651)^ 3 pages in-folio.
Voir la Relation de ce qui s'est fait et passé touchant les proposi" tiens, etc.
2836. Pourpre (la) ensanglantée. Paris, 1 649, 1 1 pages.
« Je veux m'assurer que la blancheur de nos lys estera quelque jour la tache qui nous a souillés.... et que le ciel.... faisant évanouir toute autre couleur qui pourroit nous être misérable y il n'y laissera désormais que Tincamat , le blanc et le bleu qui s'étoient conune presque retirés de nous. »
D'ailleurs fort insignifiant.
2837. Préceptes saints et nécessaires pour la conduite des rois, au roi très-chrétien. Paris, veuve A. Musnier, 1 649, 8 pages.
2838. Prédicateur (le) déguisé. (S. 1., 1649), 12 pages.
« Depuis cette malheureuse guerre, la Samaritaine est devenue la bibliothèque commune de tout Paris.... les livres de piété en sont bannis ; ceux de dévotion y sont inconnus. Bref tout y est si corrompu qu'aucune pièce n'y est estimée ni bonne» ni judicieuse, encore moins de mise si elle n'est satyrique, injurieuse, impudente, et si elle n'est asses effrontée pour dire du mal même des personnes de qui la naissance et la dignité doivent tenir nos esprits , nos plumes et nos langues dans des respects continuels et des soumissions très^^grandes. »
n Un homme sera-t-il plus savant ou plus vertueux pour ouir tous les jours en plusieurs rencontres ce fameux prédicateur de la Samaritaine qui prêche par la bouche des autres, et qui fait autant de prédications qu'il y a de libelles différents , pour apprendre de cet oracle d'enfer que les femmes passionnées ou peu chastes ont été la cause de l'entière ruine des monarchies? »
Ces dernières lignes s'appliquent au libelle intitulé : la France et les royaumes ruinés par les favoris et les reines amoureuses.
368 BIBLIOGRAPHIE [paéDtCTioii]
2839. Prédication d'État faite devant toute la cour, savoir, si un souverain peut , selon Dieu , faire des favoris et quels favoris il peut faire. Paris , 1649, 12 pages.
2840. Prédiction de Tannée 1649 sur Temprisonnement du prince du sang surnommé la Cuirasse. (S. 1.), ' 1650, 7 pages.
Réimpression du libelle intitulé : Au prince du sang surnommé la Cuirasse, On trouve de plus ici ces deux vers :
a Condé , ressonyiens-toi où a été ton père.
Tu te voy {sic) maintenant en la même miaère. »
C'est également sous ce titre que Sautreau de Marsy a reproduit ce pamphlet dans son Nouveau siècle dp Louis XIV ^ p. 120 du I** vol.
2841 . Prédiction de Tenlèvement du roi et sur le débordement de la rivière. Paris ^ (1649), 3 pages.
2842. Prédiction de Nostradamus sur la perte du cardinal Mazarin, en France, extraite de la Centurie 8*, article 9. (S. 1., 1649), 3 pages.
L'auteur anon3rme de V Histoire du père de Lachaize, p. 310 , attribue ce quatrain de Nostradamus à Pabbc Cousinot, conseiller clerc au parlement de Bretagne.
« Il me conta , dit-il , que du temps des troubles du cardinal Mazarin, comme il ctoit engagé dans le parti' contraire et qu'il £aîsoit tout ce qu'il pouvoit pour aider à le détruire, il avoit fait une centurie qu'il avoit insérée parmi les autres, et les avoit fait imprimer tout exprès. Il me la récita ; mais il ne m'en souvient pas. Seulement je sais qu'elle finissoit par
V Les rouges rouges le rouge assommeront. »
Apparemment c'est de cette supposition de l'abbé Gousinot que Mengau se plaint dans son septième Avertissement,
264^ Ihi!!dÙ!dimdDiT!tiii]râncavdiiiBl]lii^^ 4652. 6 pages.
T rer . h àen maâvt^ sur queiqaes cârconssmces àt YéàakpMemmÊL an cardinal.
2B44. Prédicbcm mcrprâlleiiae em iaqnellr «st |M iw Mii d>> qnee la fin de m» maiOL. tronvée dans ka mÎBes d^mie naoBOB i tai vfcra w par I^hioiidatiaB des «ans. Avû*, Jean Bénauh. 1 649^ 7 piges.
3845. Premier le budiiOard du tfsnps. en ven bmleiK qnes. Paris, Nicolas de La Tipie-, 1649.
T^oir ie £iàMiUartl du tempf, flic.
2846. Premier €!Oup dXtal de la majorité du rcn dms le dioix des ministreB pour sqd conseil. PariSy Aniré diouqueux^ 1651^ 8 pillées.
2B47. Premier 'lejcoorner des princes^ apportant tooles sortes de nouvelles. Paris ^ Simon le Portev^ 16^2, 8 p^es. Jiare,
Qd peut csDÎre qu'il s'y en a ps«> eu d'autre; car la Fronde en «tait àèjii à la lienteuaBce générale du doc d'Orl^anf».
Je n'y ynàh qu'une séide nooveDe à recueillir : r est que le dsc d^OrkauB avait changé la pliqiart des cxikin^, aqôtiiDes», lieulenante et en^elgne^ de la garde bcnD-gecnse.
2848. Premier 'le ooorner françoôs^ Induit fidèlenwnt en vers buriesqneik^ /^^it!/, Claude Boodeville^ 1649.
IMnuM: numéros de 1<> et de i2 pag».
?iaudt> , p. !tW do Moicurat , range le Courrier parmi les bnr» lekqiM» 'qui xm; lui étagAtùn^sui pab^ • à came , dil-4] , qn^il riiaiy ass»ez naiveoieot W h^ri^niz eu ridicule. « On y uviuve en cfiet de la pûet*- •rt dt \ •esprit
Le (juurrUif 4Ai v•;f-^ #f:»t pltn» plakiani que le Coumer en niaib il u «st pa& plik^ nue-
hmA^MiirnsD qui «o 4»! I autnnr, en a donne en I^SC» une
370 BIBLIOGRAPHIE Lpa«ièbb]
conde édition, revue et très-corrigée sous le titre de : le Courrier burlesque de la guerre de Paris.
2849. Premier factum , ou Défense de messire Philippe de La Mothe Houdancourt, duc de Cardone et maréchal de France, ci-devant vice-roi et capitaine général en Catalogne, avec plusieurs requêtes, arrêts et autres actes sur ce intervenus tant au conseil qu'ailleurs. Paris ^ Louis Sévestre, 1649.
Il y en a cinq , le premier de 40 pages y le second de 64 , le troisième de 63 , le quatrième de 84 et le cinquième de 36.
Le Parlement avait , toutes les chambres assemblées le 26 février 1649 , accordé un privilège d'un an à Louis Sévestre, mais seulement pour les quatre premiers factums. Le cinquième en effet a été imprimé et publié par François Noël.
Mais on sait qu'il avait déjà paru sous le titre de : Défense de messire Philippe de La Mothe^Houdancourt , etc. H répondait à l'un des billets, semés et affichés dans Paris par le chevalier de La Valette , dans lequel il était dit que le maréchal de La Mothe n'aurait pas été en état de servir le Parlement si le roi avait suivi contre lui la rigueur de la justice.
Le second factum est consacré tout entier à la vie militaire dn maréchaf.
Us sont de Henri de La Mothe-Houdancourt, frère du maréchal, mort archevêque d'Auch en 1684.
2850. Premier (le) mercure de Compiègne, depuis Tarrivée du roi en cette ville jusques aa jeudi 1 du mois de juin 1649, en vers burlesques. (S. 1.), 1649.
Trois numéros de 11 et 12 pages.
2851 . Preniier recueil de diverses pièces curieuses de ce temps. (S. 1.), 1649.
Voir Recueil, etc.
2852. Première partie de Tart de bien dire des courti-
•KiS.
ÎLl
til^
372 BIBLIOGRAPHIE [pbépabatifs]
Tantôt montrant des bagatelles A quelques jeunes damoiselles.
Ores par des subtilités Ou par quelques jolivetés , Comme seroit le déchifTrage De récriture bors d'usage , Ou débitant papier nouveau Transparent qu*on trouve fort beau , Bon pour apprendre l'écriture , Bon pour apprendre la peinture , Lequel assure mieux la main Que le meilleur maître écrivain , Tantôt, c'étoit en temps de guerre, Faisant valoir le cimeterre , Le cimeterre ou coutelas Afin de ne vous mentir pas; Mais vous saurez par mon mémoire , Un peu plus bas dans cette bistoire , Que je ne fus sitôt monté Que fus cavalier démonté.
Vous savez donc que ma naissance Me communiqua la vaillance.
Croyez ou ne le croyez pas ; Quant à moi, je ne le crois pas. »
L'auteur nous apprend qu'il avait écrit en prose son Pfùlosophe malotru; mais qu'il avait dû le mettre en vers parce qu'on ne voulait rien lui en donner. Je serais tenté de croire qu'il n'y a pas eu plus d'amateurs après la transformation, et qu'à cause de cela , la seconde partie n'a pas paru.
En tout cas la première n'est pas commune.
2856. Premières (les) nouvelles de la paix envoyées de Saint-Germain-en-I-aye à Paris. Paris ^ veuve Jean Remy, 1649, 8 pages.
n y en a de la même année une édition jouxte la copie suivie de la France espérant la paix,
2857. Préparatifs (les) de la descente du cardinal Mazarin aux enfers, avec les entretiens des dieux souterrains, touchant et contre les Maximes supposées t^^ritables du gouvernement de la France justifié par
[PEÉSEMT] DES MÂZARINÂDES. 373
l'ordre des temps dans toutes les royales (sic) , par le sieur de Sandricourt. C'est la suite de ma Descente (du polit, lutin) aux limbes. Tu demanderas au vendeur les trois pièces précédentes. Paris j 1652, 32pag.
Voir les Véritables maximes du gouvernement , etc.
2858. Présages burlesques sur la fortune de Mazarin. Paris, 1 652, 8 pages.
2859. Présages de changement dans la monarchie des François par M. B. J. V. D. R.D. L. P. P. T. (S. 1.), 1652, 16 pages.
C'est de Pastrologie. « Toutes choses prennent fin et changement par la révolution du nombre septennaire, après les alternatifs gouvernements desdits luminaires célestes, multiplie par 9.» L'auteur fait l'application de ce principe aux monarchies des Chaldéens, des Mèdes , des Juifs , des Romains , aux deux premières races de France.
Si ce n'est pas assez pour justifier le jugement de Mailly dans la note de la page 60 , vol. Y, voici qui est moins innocent ; c'est un des quadrins pour le bien public qui terminent le pamphlet :
a L'empire des François précipite sa ruine , Si tous les trois États l'ancien droit ne reprennent De nos libres Gaulois ; car ceux qui le gouvernent , Sont un corps scélérat , exempt des lob humaines, d - -
Ce libelle a été écrit en 4650. Dans un passage^ en effet, l'auteur dit : f^ La précédente année 1649 >• et ailleurs : « Il semble
que ce bon génie de la France a fait écrire aux Remèdes des mal^
heurs de l'État, imprimés depuis un an » Et les Remèdes des
malheurs de F État sont de 1649.
Je n'ai pas vu d'édition de 1 650 ; et peut-être les Présages ontils circulé manuscrits jusqu'en 1652.
2860. Présent (le) d'immortalité offert au roi par Apollon et par les Muses représentées au feu de la Grève, le dimanche 5 septembre 1649. Paris, Jean du Crocq, 1649, 6 pages. Rare.
374 BIBLIOGRAPHIE [peessantes]
2861 . Pressantes (les) conjurations d'un très-dévot exorciste françois, en vertu desquelles on doit chasser ce diable de Mazarin du corps de la France. 1 . Conjuration faite au roi, où notre très-dévot exorciste François lui fait voir la perte générale de tous ses États, si Sa Majesté ne chasse pas tout présentement ce diable de Mazarin et toute sa séquelle du corps de la France ; 2. conjuration faite à la reine , où notre très-dévot exorciste françois lui fait assez sensiblement voir Tétrange précipice où elle se va jetter, si elle ne chasse pas ce diable de Mazarin du corps de la France ; 3. conjuration faite à messieurs les princes, où notre trèsdévot exorciste françois leur fait voir qu'ils n'ont rien de plus assuré qu'une étroite détention ou qu'un exil volontaire, s'ils ne chassent pas , comme ils l'ont entreprb, ce diable de Mazarin du corps de la France; 4. conjuration faite à messieurs du Parlement, où notre très-dévot exorciste françois leur fait voir qu'ils sont infailliblement perdus, s'ils ne font pas tout leur possible pour chasser ce diable de Mazarin du corps de la France; 5. conjuration faite à tous les peuples , où notre très-dévot exorciste françois leur fait voir qu'ils ne sont pas encore à la fin de toutes les misères qui leur doivent arriver, s'ils ne vont fondre tous ensemble sur ce diable de Mazarin pour le chasser du corps de la France. (S. 1.), 1652, 30 pages.
2862. Pressantes ,(les) exhortations de l'Église, au nom de Sa Sainteté, à tous les princes chrestiens pour la paix générale. (S. 1.), 1650, 16 pages.
2863. Pressantes (les) exhortations de l'Europe aux quatre monarchies chrétiennes et autres États de son empire pour la paix universelle et l'union de leurs ar-
[piDfCE] DES M AZARINADE8. 375
mes pour la destruction de Tempire ottoman. Paris, 1649, 22 pages.
« Pour rAngleterre , je la sépare des royaumes de ma domina» tioDy comme étant une infâme parricide de son roi légitime, et la laisse en horreur et en exécration à la postérité. »
« L'heureuse conquête de la Terre sainte est réservée à un jeune monarque des François, descendu de la tige de saint Louis. »
D'ailleurs fort insignifiant.
2864. Prière à Dieu pour le roi et pour le royaume^ et particulièrement pour la ville de Paris, faite sur le sujet de la majorité du roi. Paris ^ (1651), 8 pages. Rare.
2865. Prince (le) de Condé aux bons bourgeois de Paris. Quatrième affiche. (S. 1. n^ d.), 6 pages.
Placardé le 24 juillet 1651.
C'est la seconde moitié de la Troisième Affiche , à laquelle on a ajouté un paragraphe.
2866.^ Prince (le) endormi, le Prince éveille, et le Burlesque on de ce temps qui sait tout, qui fait tout et qui dit tout. Jouxte la copie imprimée à Paris, \ 649,
Recueil de trois pièces publiées séparément sous les mêmes titres.
2867. Prince (le) généreux foudroyant Mazarin pour rintérét des peuples , présenté à Son Altesse Royale. Paris, Salomon De Lafosse, 1652, 7 pages. Rare.
Diatribe violente , mais d'un bon style.
2868. Prince (le) populaire écrivant aux deux couronnes de France et d'Espagne , leur faisant voir exactement tous les motifs et importance {sic) qu'il y a de faire la paix générale, avec les moyens nécessaires pour ap-
376 BIBLIOGRAPHIE [prisb]
paiser les troubles de ce royaume. Paris y 1652, 1 5 pages.
2869. Prise (la) d'un convoi de cinquante chariots chargés de blés et farines, avec la défaite de deux cents cavaliers des Mazarins qui le conduisaient, par cinq cents maîtres de Tarmée des princes, qui sortirent de la ville d'Étampes. Paris y Louis Hardouyn, 1652,
7 pages.
L'auteur donne la date du 22 mai.
2870. Prise (la) de Charenton par les troupes du roi, commandées par Son Altesse Royale , où huit régiments de Paris ont été entièrement défaits. Saint- Germain'enrLayey le 12 février 1649, 8 pages.
Relation officielle.
Toutes les relations , sorties des presses de Saint-Germain, sont de Renaudot.
2871 . Prise (la) de la ville de Creil par les troupes de M. le Prince, avec l'état de tout ce qui s'est, passé parmi lesdites troupes depuis leur décampement des environs de Paris. Paris , Jacques Le Gentil , 1 652,
8 pages.
Datée du 46 octobre.
2872. Prise (la) de la ville et château de Langon par quelques troupes de monsieur le Prince, sous la conduite de M. le marquis de Luysignan {sic)^ lieutenant général dans Tarmée de Son Altesse. Sur un imprimé à Bordeaux ^ à Paris y Nicolas Vivenay, 1652, 8 pages.
2873. iPrise (la) de la ville et du château de Brie-Comte- Robert. SainUGernwinren-Layey le 3 mars 1 649, 8 p . Officielle.