A monseigneur le coadjuteur en rarchevêchë de Paris
3. Jacques, du tiltre saint Chrysogon, prêtre de la sainte ëglise romaine, cardinal de Papie. A lui-même, de son cardinalat.
La première et la troisième, qui est la traduction française de la première, sont signées A. G. de Villepreux.
1 683. Illustrissimt et excellentisssimi Jacobi, Montis rosarum marchionis, comitis de Kincairne, domini de Grœme, baronis deMontedio, etc. , gubernatoris^vicarii et copiarum omnium terra marique in regno Scotiae pro majestate regiâ supremi imperatoris, declaratio ad Scotos. Parisiis j apud Guillelmum Sassier, 1650,
Les pièces de ce genre ne sont pas les plus communes.
1684. Image (V) du souverain, ou Tlllustre portrait des divinités mortelles, où il est traité de la dignité royale, de Tancienne institution des rois, par qui cst*ce qu ils ont été élus, à quelle fin Dieu les a créés, jusques où se peut étendre le légitime pouvoir qu'ils ont sur nous, s'il est permis aux sujets de juger des actions de leur prince, et de quelle révérence il nous faut user en parlant de leur personne, contre Fopinion des libertins du siècle, dédié à Sa Majesté, par P. B. E. (Paul Boyer, écuyer?) Rex i^erb lœtahitur in Deo ; laudaFburitur on? nés qui jutant in eo; quia abstructum est os loquentium iniqua. Psal., 62. Paris ^ 1649, 24 pages.
Il faut joindre ce pamphlet aux pièces de la polémique engagée à l'occasion de la Lettre d'avis au parlement de Paris, etc.
[nupoBTANTEs] DES MÀZARÎINADES. (S7
1685. Impiétés (les) sanglantes du prince de Condé. (S. 1., 1649), 12 pages. Rare.
« Rien , dit Maill y, n'étoit comparable aux opprobres dont on chargeoit le Prince dans le libelle qui avoit pour titre : les Cruau^ tés et impiétés commises par M, le Prince, Non seulement l'auteur ne fut point puni; on ne fit même aucune recherche pour le dcoMivrir-»» (T.ÎI, p. 5i5.)
Talon , qui parle aussi de ce pamphlet (p. 359 de ses Mémoires^ coll. Michaud), sous un titre non moins inexact que celui qui eat indiqué par Mailly, ne donne pas même à entendre qu'aucune poursuite ait été essayée.
C'était pourtant un abominable libelle. On n'y voit que meurtres et viols, attribués au prince de Condé ou à Erlac. Deux moines, suivant l'auteur, avaient été forcés de manger leurs oreilles !
Du récit de Talon , il résulte que ce pamphlet a été publié peu de jours avant le prétendu assassinat de Joly; et je le crois. Au moins est-il certain que la paix était faite.
Les Impiétés sanglantes du prince de Condé rappellent en plus d'un point V Impiété sanglante du cardinal de Richelieu ^ Envers {sic) y s. d., in-i°.
1 686. Importantes vérités pour les Parlements, protecteurs dé rÉtaty conservateurs des lois et pères du peuple, tirées des anciennes ordonnances et des lois fondamentales du royaume, dédiées au roi par J. A. D.
Utcunquè fêrent hoc/ata, yinclt amorpatriœ, Uudumque immensm cupido.
Paris y Jacques Villery , 1 649 , 95 pages , non compris le titre, la dédicace et Tépître au lecteur.
L'auteur nous apprend, dans sa dédicace , qu'il débutait comme avocat au Parlement de Paris, et dans l'Épître au lecteur, qu'il n'a publié son pamphlet que « porté par ceux même qui y étoient le plus considérés. »
Je le crois sans peine sur ce dernier point. Ses Importantes véri'^ tés ne voht qu'à l'accroissement de l'autorité et de la force du Pariement.
68 BIBLIOGRAPHIE [ingertitcdb]
Elles sont divisées en trois parties , qui ont pour texte, chacune , un arrêt de la cour : la première, Tarrét du 8 janvier, qui déclare Mazarin ennemi de l'État ; la seconde , celui du 15 , qui acquitte le duc de Beaufort ; la troisième enfin , Tarrét du 28 février , pour Ponverture de la conférence de Ruel.
il y a bien de la science dans ce pamphlet, mais une science pé» dante'et indigeste. L'auteur cite les poètes, les historiens, les moralistes , les médecins , l'Évangile , les prophètes , etc. Cependant , les Impartantes vérités sont bonnes à connaître ; et il ne faut pas les négliger quand on les trouve ; car elles ne sont pas très-communes.
1687. Imprécation comique, ou la Plainte des comédiens sur la guerre passée. Paris j 1649, 10 pages.
On n'en était pourtant encore qu'à la conférence de Ruel.
Cette pièce n'est pas sans intérêt pour l'histoire du théâtre. Le& comédiens fameux étaient alors Bellerose, de Villien, Lespy, Beauchàteau et Baron.
1 688. Imprécations sur les langues endiablées du temps. (S. 1.), 1649, 7 pages.
1 689. Imprimerie (F ) à monsieur Renaudot, sur son mariage. (S. 1.), 1651, 7 pages non chiffrées.
Stances et sontiets à la louange de Renaudot.
1690. In (P) exitu du cardinal Mazarin. Parts ^ 1652, 16 pages.
1691. In (F) manus du Mazarin, avec la prière de la reine faite à Notre-Dame des Vertus, le jour de la bataille du Faubourg Saint-Antoine. (S. 1.), 1652, 10 pages.
On peut joindre ce pamphlet aux pièces de Toffîce du cardinal. Ce n'est cependant pas une paraphrase de Vin manus,
1692. Incertitude (F) du temps. Paris, 1649, 6 pages^.
L'auteur ne sait ni qui il est , ni pour qui il est , ni ce qu'il écrit , ni ce qu'il dit. Parfaitement vrai.
tiMNOGENGB] DES MAZARINADES. 69
1693. Inopnnu (1') à la reine , oii elle est suppliée de chasser le cardinal Mazarin, et montré la nécessité de son exil par des raisons infaillibles et inévitables, à celle fin d'avoir la paix générale. Paris, Jacob Chevalier, 16529 8 pages.
Plus rare qu'intéressant.
1694. Infidélité (F) du Prince. (S. I.), 1650, 8 pages.
Un des libelles les plus violents contre le prince de Condé , et non des plus (communs.
L'auteur accuse le Prince d'avoir dit que « l'Être étemel étoit trop vieux. » Voir F Entretien secret de messieurs de la cour de Saint'Germain , etc.
1695. Injuste (F) au trône de la fortune, ou le Fléau de la France. Paris, Nicolas Jacquard, 1649, 11 pages.
C'est une des premières pièces , mais non pas des meilleures.
1696. ^uste (r) prison de messieurs les princes, et les convimons de la France durant leur détention, par un gentilhomme françois. Paris^ Jean Paslé, 1651, 30 pages.
Ce pamphlet est précédé d'une lettre servant d'avertissement e t signée L. D. L. Il a été écrit :
V Dans le troisième mois de sa captivité. »
1697. Injustes (les) prétentions de Mazarin contre la France. Paris, 1649, 7 pages.
1698. Injustice (F) des armes de Mazarin, témoignée à M. le prince de Condé par M. de Châtillon. Paris, Claude Boudeville, 1649, 8 pages.
Même pièce que les Dernières paroles de M. le duc de Chd~ tillon, etc.
1699. Innocence (V) des armes de monsieur le Prince
70 BIBLIOGRAPHIE [instantes]
justifiée par les lois de la conscience. Bord^ux, G. De La Çourty 1 651 , 28 pages.
1700. Innocence (r) du cardinal de Retz. (S. I., 1653),
Bien faite et rare.
Voici pourtant qui est trop fort : « (Le cardinal Balue) estoit dans des maisons de plaisance en compagnie d'une douzaine de gentils-^ hommes qui n'estoient auprès de lui que pour le divertir. »
« Lorsque le cardinal de Retz travailloit au retour du roy, il sçavoit qu'il n'en estoit pas mieux à la cour ; mais il sçavoit qu'il set^ ▼oit le roy. U cognoissoit que plusieurs du peuple n'approuyoient pas cette conduite ; mais il la jugeoit nécessaire au peuple. »
C'est assez du style du cardinal. Ce n'est pourtant pas de lui.
1 701 . Innocence (F) immolée, avec réthimologie de Mazarin, avec Texplication de ses armes. Paris, veuve Musnier, 1649, 8 pages.
Plus originale que spirituelle^ mab assez rare.
1702. Innocence (V) prétendue des partisaniRt finan-* ciers. Paris, Nicolas De La Vigne, 1 649, 8 pages.
1703. Inquisition (V) recherchant exactement ce qu'on doit faire dans l'état présent des affaires. Paris, 1 652, 24 pages.
1704. Insatiable (1'), ou T Ambitieux visionnaire, en vers burlesques. Paris, David Chambellan, 1 650, 8 pages.
Contre le prince de Condé.
1705. Insignes (les) obligations que les rois de France et leurs couronnes (sic) ont toujours eu (sic) au Parlement de Paris. Paris, Alexandre Lesselin, 1649, 8 pages.
La permission d'imprimer est du 12 mars.
1706. Instantes (les) remontrances et prières de Man-
{iM8TiDCTloif] DES MAZikRlNADËS. 71
cini au cardinal Mazarin, son oncle, sur la nécessite qui le presse de sortir hors de France, lui représentant les périls auxquels sa personne reste exposée, après les grandes pertes qu'il a faites à la bataille duiaubourg Saint-Antoine , oii il fut frappé pour lui d'un coup mortel. (S. 1,, 1652), 8 pages. Très^rars,
Quelques vers bien frappés :
« Tu me regrettes mort ; et je te plains vhrant. Je tremble pour toi seul, pour qui seul j*ai vécu. »
Deux épitaphes de Mandiii à la fin.
1707^. Instruction à la loi mazarinepar dialogue.
Mailly. Esprit de la Fronde^ t. V, p. 829.
La pièce n'y est pas indiquée ou citée seulement ; elle y est reproduite tout entière.
1708. Instruction populaire touchant les bruits qui courent de la paix et de Téloignement du cardinal Mazarin, avec les marques infaillibles pour connoitre lorsque nous pourrons espérer le repos de TÉtat. Parisy veuve C Maret, (1649), 7 pages.
1709. Instruction prompte et facile aux Parisiens pour bien apprendre Texercice du mousquet et de la pique, et les rendre parfaits en Part militaire. Paris, Cardin Besongne, 1649, 8 pages.
1710. Instruction royale, ou Paradoxe sur le gouvernement de rÉtat, 1 . Où Ton verra comme quoi les rois sont obligés, en qualité de seigneurs terriens, politiques et défenseurs de la loi divine, naturelle et canonique, de maintenir TÉglise dans ses droits et de la défendre contre tous ceux qui la persécutent; 2. comme ils sont obligés de tenir le serment quMls ont fait à leurs peuples, en se mettant la couronne sur la tête ; 3. comme ils sont obligés d'observer et de faire ob-
72 BIBLIOGRAPHIE [uistmctionsI
server les lois fondamentales de TÉtat, s'ils ne veu<* lent être dans la réprobation de Dieu et des hommes; 4. comme ils sont obligés de protéger leurs sujets contre toutes sortes de tyrannies, tant domestiques qu'étrangères; 5. comme ils sont obligés de rendre la justice à toutes sortes de personnes, sans aucune considération ni de leur grandeur ni de leur puissante; 6. comme ils sont obligés de donner un bon exemple à tous leurs sujets et de servir de véritable père (sic) à tous leurs peuples. (S. 1., 1652), 32 pages.
Melior est patiens viroforti ; et qui dominabitur animo sao , ex~ pitgnatore urbium. Pboy., 16.
1 711 . Instruction véritable pour faire connoître d'où procède la rétention des fonds destinés pour le paiement des rentes des gabelles. (S. 1. n. d.) 3 pages.
Novembre 1649.
1712. Instructions politiques, contenant le véritable remède aux maladies de l'État, et les moyens assurés pour y établir et conserver la tranquillité publique, présentées à nos seigneurs de la G>ur de Parlement, et à toutes autres personnes ayant pouvoir et charge dans l'État. Paris, Jean Brunet, 1652, 16 pages.
Un certain Alexis , avocat en Parlement , imagina , vers la fin de jf6bi , d'ouvrir des cours publics de politique. Cétait un peu tard ; car il y avait trois ans que la politique courait les rues.
Alexis lança son premier prospectus sous le titre de : la Science fies grands f F honneur des savants et des magistrats, etc. Il annonçait dans cet écrit qu'il avait étudié la politique dans les écoles de la Hcllande , et qu'à partir du 4 décembre 165i, il en donnerait des leçons publiques : i® dans la rue des Vieux-Augustins , chez le nommé La Bastie, tailleur d'habits , en une maison neuve vis^vis le logis où pendait pour enseigne la petite hotte de fleurs , à neuf heures du matin ; 2<> dans la rue Saint-Jacques, près la poste, au lieu cpii serait indiqué par l'imprimeur du présent discours , à deux
[imtMêt] des MAZARINADES. 73
heiures de relevée ^ 3® dans la rue des Rosiers , au petit hôtel d'O, près la Vieille rue du Temple, à quatre heures du soir.
Le prospectus se terminait par une indication des matières que te professeui' devait traiter dans ses cours.
n ne paraît pas que la spéculation ait été heureuse. Eh ! qui donc a besoin d'apprendre la politique ? Alexis tâcha d'exciter la curiosité puisque l'intérêt lui avait fait défaut. Il publia ses Instruc* Hons politiques, C'était encore un prospectus; mais cette fois il promettait un traité complet, et en attendant, « quelques petits livres , dont le premier devoit être intitulé : la Féritable union des princes et des peuples pour la cause commune, >»
Ce titre avait un certain parfum de fronderie qui semblait devoir attirer au moins quelques curieux ; mais le pamphlet qui a paru , en effet y pendant le carême de i65â , n'est, en réalité, qu'un troisième prospectus, qui prouve que l'auteur commençait à reconnutre la vanité de ses espérances. Alexis a retranché deux cours, celui de la rue des Vieux - Augustins et celui de la rue Saint- Jacques. Il ne donne plus de leçons publiques que dans son logis au faubourg Saint-Germain , rue de Seine , hôtel du roi de Danemark , et dans la rue des Rosiers , au petit hôtel d'O , aux heures convenues avec les amateurs , « réservant les autres heures du jour à ceux qui , à cause de leur haute dignité et importantes occupations , vondroient recevoir cet exercice chez eux en particulier, s'obligeant, pour leur commodité , leur fournir les écrits, qu'il en expliquera , soit en latin soit en françois , à leur choix , afin que n'ayant qu'à en entendre l'explication , ils puissent avoir achevé dans un mois. »
Alexis annonce , en terminant , la prochaine publication d'un autre discours , intitulé : la Féritable liberté des princes et des peuples.
Je ne sais plus rien ni du professeur ni de ses leçons ; mais je dois ajouter que les trois pièces citées ne sont pas communes.
1713. Intentions (les) de Leurs Majestés et des princes conformes à celles du Parlement de Paris. Paris, Pierre Du Pont, 1 649, 7 pages.
Entre la conférence de Ruel et celle de Saint-Germain.
1714. Intérêt (F) des provinces. Paris y veuve Théod. Pépinquéet Est. Maucroy, 1649, 12 pages.
74 BIBLIOGRAPHIE [intbiêtsJ
1715. Intérêt (1') et le dessein des deux partis. Paris, Salomon De La Fosse, 1652, 8 pages. Rare.
1716. Intérêts (les) des peuples représentés à son Altesse Royale. Pièce d'instruction, oîi le lecteur verra que c'est folie de se ruiner pour chasser le cardinal Mazarin , si Ton n'insiste également à la diminution des tailles, gabelles, entrées des portes et autres impôts, et qu'il ne faut point demander l'un sans l'autre. Porisy 1 652, 1 5 pages.
Pamphlet rare, quoiqu'il ait été contrefait sous le titre de : rOra-teur des peuples faisant voir les aveugles.
Il est dirigé contre l'article 18 des Articles de la paix proposée à la cour par MM. les Princes : « Les impôts seront maintenus jusqu'à la paix générale. » L'auteur appelle cela donner des arrhes de sa servitude.
1717. Intérêts (les) du r»i, de la reine régente, de la noblesse, du clergé et du tiers état dans l'éloignement du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1651, 7 pages.
Pendant la prison des Princes et l'assemblée de la noblesse. Aussi mauvais que rare.
1718. Intérêts (les) du temps. (S. 1.), 1652, 7 pages.
Les Intérêts , sont ceux du prince de Gondé : le maintien de Mazarin et la guerre; ceux du coadjuteur : l'éloignement de Ma^ zarin et la paix.
Ce pamphlet est de Gondy, qui Tavoue dans ses Mémoires y p. 258, coll. Michaud. Mailly, p. 397 de son IV* volume , répète à peu près le passage des Mémoires,
Les partisans du prince de Gondé y ont répondu par les Foies de la paix.
1719. Intérêts (les) et motifs qui doivent obliger les princes chrétiens et autres états de l'Europe à rétablir le roi de la Grand'Bretagne {sic) y par un gentilhomme françois, affectionné à la couronne d'Angle-
Lirteilfrètb] des MAZARINADES. 75
terre. Paris y François Preuvcray, 1649, 50 pages. Rare.
On trouve à la fin la liste des membres et des officiers de la cour de justice qui a condamné le roi.
« Cette convocation d'états a été établie par des rois ambitieux et avides du sang de leurs peuples, et artificieux tout ensemble , parce que c'étoit un moyen d'opprimer leurs sujets, sans être chargés de leurs plaintes, ni perdre leurs affections. »
« U s'est rencontré d'assez méchants esprits pour tirer des conséquences de l'insolence et de la barbarie des Anglois en des termes capables d'animer une populace déjà altérée et aigrie par l'abstinence et par les veilles, m
Ce pamphlet est un des plus remarquables et des plus curieux sur le meurtre du roi d'Angleterre. L'auteur dit qu'il était un de ceux « que le cardinal de Richelieu avoit poussés hors de France. »
1720. Interprétation (I') du feu d'artifice fait par messieurs les très illustres, très magnanimes et très victorieux officiers de Bordeaux, suivie de la chanson des braves frondeurs pour boire à la santé du roi et de nos princes, sur Tair de Quolintampon {sic)^ le tout dédié à leur générosité triomphante. Bordeaux^ Pierre du Coq, 1651, 7 pages.
n y en a deux autres éditions, la première de Paris , Jean Brunet ; la seconde , s. l., toutes deux de 1651 , 7 pages. Ce pamphlet pourtant n'est pas commun.
Le feu d'artifice avait été fait pour célébrer la délivrance des Princes.
1721 . Interprète (Y) des écrits du temps, tant en proses {sic) qu'en rimes, et son sentiment burlesque sur iceux. Paris y 1 649, 8 pages.
Après avoir nommé les cinq meilleures pièces burlesques , Naudé dit , p. â83 du Mascurat : « Pour la sixième , il faut mettre , si j'en suis crû , Vlnterprète des écrits du temps , sinon pour la bonté de ses rimes , au moins pour avoir écrit avec plus de jugement que tous les autres , en ce qu'il se moque plaisam->
76 BIBLIOGRAPHIE [nfTBEPRÈHs]
ment de la prodigieuse quantité et du peu de génie de tous ces poètes. »
C'est fort bien ; mais il fallait faire quelque réserve « à cause des horribles saletés que cette pièce vomit contre le précepte nil dicta fcedum, « L'Interprète n'est pas plus pur que le Ministre d'État flambé ou la Plainte du carnaval.
J'sgoute qu'il est des plus communs.
L'auteur a intercalé dans ses vers ce couplet de Blot :
< Cette cabale est mal habile .
D'avoir cbobî l'bostel de ville Pour conférer de ses exploits.
Leur esprit qui toujours s'élève , Ne devoit pas avoir fait choix D'un lieu si proche de la Grève.
Et la réponse d'un anonyme :
Si Conty, Beaufort , Longueville Ont fait choix de Thostel de ville , N'ont-ib pas fait bien prudeinment ?
Dedans la Grève , sans descendre , Us pourront voir commodément Le Mazarin qu'on y doit pendre. »
1 722. Interprète (P) du Caractère du royaliste montrant à Agathon quelle a été la conduite de monsieur Sëguier, chancelier de France, dans tous ces {sic) emplois. Pam, 1652, 15 pages.
Après le duel des ducs de Beaufort et de Nemours.
a II (Séguier) estoit desjà dans un âge avancé , lorsque , par une dévotion feinte ou véritable, il s'alla renfermer dans les Chartreux de Paris pour y estre reeeu et prendre l'habit de religieux ; mais ces bons pères estant advertis que le président de Yilliers, son oncle , l'avoit destiné pour estre le successeur de ses biens et de son office , lui dirent ne pouvoir pas lui accorder l'effet de sa postulation , sans en avoir adverti monsieur son oncle et fait les efforts possibles pour obtenir son approbation. Le procédé de ces bons religieux fut si agréable à l'oncle qu'il leui* promit qu'en lut baillant son nepveu pour trois mois , il le rameneroit après ce temps là dans leur couvent, au cas qu'il persévérast dans la résolution de passer sa vie avec eux. Cet ordre fut suivi, et le prétendu religieux ramené
[tiiTai«UE] DES MAZARINADES. 77
dans la maison dç son oncle qui usa, Tespace de trois mois , de tous les moyens possibles^ sans intéresser Thonneur de Dieu, pour faire prendre à son nepveu l'esprit du monde et lui faire quitter celui de la religion ; mais ses soins furent inutiles ; et il fallut que , suivant sa promesse , les trois mois estant expirés , il le ramenast au monastère des Chartreux , où il receut Tbabit de cette religion avec l'approbation de son oncle et de ses autres parents. Mais après y avoir demeuré un temps considérable , il fut ennuyé de cette sorte de vie ; et il retourna dans le monde , où son ambition , couverte d'une grande hypocrisie et d'une fausse apparence de bonté , l^a porté dans les degrés d'honneur où nous l'avons veu. Y a-t-il donc de quoi s'étonner si , ayant fait banqueroute à Dieu , il la fait aujourd'huy au roi , à sa dignité et au public ? »
« Nous avons vu des gens poursuivis avec toute rigueur, et contraints de s'absenter pour avoir imprimé et publié une lettre du roi écrite au Parlement de Rouen ; et au contraire il se réjouit quand, allant tous les jours au palais d'Orléans, il entend sur le Pont-Neuf et autres lieux publics la publication qui se fait du damnable libelle sous le titre du Fourrier de VEstat^ par lequel on loge le roy à Saint-Denys, et M. le duc d'Anjou à Saint-Cloud pour y avoir leur demeure fixe, M. le duc d'Orléans au Louvre et M. le duc de Valois à la place Dauphine. Ce galant homme trouve en cette pièce le mot pour rire, et en fait aujourd'huy son plus agréable divertissement. H ne se plaint pas de ce que le fourrier ne lui a pas marqué son logis. Il vent toujours demeurer dans celui où il fut placé dès le temps du règne passé, à l'enseigne du Oerf-Volant. »
Il y a à conclure de cette dernière phrase que le Fourrier d' Estât était imité d'un libelle du règne passé.
La lettre du roi dont il vient d'être parlé, est la Lettre du roi e/ivojrée à nosseigneurs du Parlement de Rouen sur le sujet des pré" sents mouvements. {\ juillet 1652.)
1723. Intrigue (Y) de r.emprisonnement et de l'élargissement de messieurs les princes, oîi les curieux verront dans une perpétuelle allégorie de noms et d'histoire dont on peut voir ta clef aux deux derniers cahiers , les causes de cet emprisonnement et de cet élargissement, avec les souplesses qu'on a fait jouer pour faire réussir Tun et Tautre, le tout avec une mé-
78 BIBLIOGRAPHIE [ihtugues]
thode si agréable que la lecture n'en deut (sic) être que fort charmante à ceux qui voudront considérer toutes les postures théâtrales du Mazarin, c'est-à-dire du faquin d'État que je produis dans le théâtre , sous le titre de Pamphage. (S. I.), 1652. 102 pages pour la pièce , et 6 pour la clef.
Cette pièce porte pour second titre : la Balance d* État y tragicomédie ; titre sous lequel on en a publié une contrefaçon. L'auteur , qui signe H. M. D. M. A. , Ta dédiée au prince de Condé.
liCS principaux personnages sont : Jndrygène y\di France, PhUlarchie, la reine, Pamphage, Maa^rin, Protarque^ le duc d'Orléans , Tfiémide, le Parlement, Mystarque, Gondy et Philidéme, Beaufort. L'exécution est aussi pauvre que l'idée est bizarre. On n'y trouve ni caractères ni poésie. Je ne parle pas de l'action ; il n'y en avait pas de possible.
Cependant la pièce n'est pas commune.
Le Masque levé contre la conduite de la cour est du même écrivain.
1 724. Intrigue (F) des soldats de Tannée de Mazarin avec les filles de joie de Paris, nouvellement découverte par des lettres interceptées par la garde de la porte Saint-Honoréy et la réponse sur le même sujet y où se voit la misère de Tannée mazariniste, et ce qui s'y passe de plus remarquable. (S. 1.^ 1649), 4 pages.
1725. Intrigues (les) de la paix et les négociations faites à la Cour par les amis de monsieur le Prince, depuis sa retraite en Guyenne jusques à présent. (S. 1.), 1 652.
Deux parties , l'une de 8 et l'autre de 7 pages.
On sait que ce pamphlet est de Guy Joly {Mémoires du cardinal <le Retz y p. 258 y coll. Michaud; Mailly, p. 393 de son lY* volume). Jamais le mensonge ne s'était étalé avec plus d'impudence que dans cet effronté libelle. Guy Joly dit qu'il en fut débité plus de cinq mille exemplaires en fort peu de jours.
Les partisans des princes répliquèrent par deux pauvres pièces *
[iNfEifTAïKE] DES MAZABINADES. 79
la Répomse aux Intrigues de la paix, etc. , et //i Défense de M, le Prince, etc. Les Foies de la paix furent publiées seulement contre la seconde partie des Intrigues,
1726. lutrigues (les) ordinaires aux Mazarins pour empêcher TefTet des assemblées du Parlement, pratiquées encore jeudi dernier, pour la même intention. (S. I., 1652), 8 pages.
L'auteur niait la levée du siège de Miradoux par le prince de Condé.
1727. Invective de M. Scarron contre un deraier libelle, en vei*s burlesques, et autres publiés sous le nom d'autrui. Pam , Guillaume Sassier, 1652, 8 pages.
Contrefaçon des Cent quatre vers y etc.
1728. Inventaire des choses plus mémorables trouvées au butin de Tarmée mazarine^ après sa défaite, et qui avoieot été par eux volés {sic) en divers lieux, ensemble les cruautés incroyables par eux commises. Paris, André Cbouqueux,*1652, 8 pages*
La do&ite, c'est le combat de Blenean.
1 ,600 calices ! autant de saints ciboires 1 Quelle impudeur I
Comment ce pamphlet est-il devenu rare !
1 729. Inventaire des merveilles du monde rencontrées d«ins le palais du cardinal Mazarin. Paris, Rolin de tia Haye, 1649, 7 pages.
Voîct quelques extraits de cette pièce Vraiment curieuse : les statues étaient -trop nues. Les Français avaient tot^^urs méprisé ces idoles. Deux cabinets d'éhène avec des tableaux enchâssés y supportés par quatre petits lions en cuivre doré ; un est surmonté d'une licorne. Table de marbre taillée en fleurs bien rapportées an corps. Salle des antiques où il y a une statué qu'on dit coûter dem mille écus. Table ornée de pierres précieuses et d*or ; elle arak été à Henri IV« Cabinets d'écaillés de tortues. Table de man-
80 BIBLIOGRAPHIE [mtentaiu}
bre taillée en fojrme d'oisetnx. Alexandre et César en porphyre. Tableau de la Vierge , lit d'ivoire , statue de la Charité. Chaise dans laquelle si quelqu'un s'assied , par des ressorts incontios » tirant une corde » il descend ou monte » suivant les mouvements de ses désirs ou de sa crainte , les planchers étant percés pour cet effet.
Vliwcnicùre doit avoir été écrit pendant le séquestre des meubles du cardinal. Il n'est pas très-rare.
n a d'ailleurs été reproduit par M. le comte Léon de Laborde dans les notes du Palais Mazarin , p. 466.
1730. Inventaire des pièces que met et baille la sagesse éternelle, etc. (S. 1., 1652), 4 pages.
François Davenne.
1 731 i Inventaire (F) des sources d'où les désordres de rÉtat sont émanés , qui sont 1 . la religion déchirée par ieâ schismes, décriée par ses prédicateurs et par les mauvais exemples des grands; 2. le chaos {sic) des trois états, le dérèglement du clergé, la décadence de ia noblesse et le luxe du peuple; 3. le crime sans punition dans les personnes publiques; 4. la pauvreté méconnue par les prêtres, et Tabondance des biens recherchée; 5. la politique débauchée par le commerce des fourbes. (S. L), 1652, 39 pages.
Pamphlet curieux et rare.
,(i Qu'on aille dans les Parlenxents ; on n'y trouvera picesque point que des roturiers , qui se sont élevés avec leur argent pour acheter des séances sur les fleurs de lys. Qu'on entre dans l'église; ses plus illustres crosses sont entre leurs mains ; et leurs têtes, qui ne sont faites que pour porter le joug de la servitude , sont honorées de ses plus, éclatantes mitres. Qu'on voie dans la cour ; il n'est que des potirons de terre, des fils de chandeliers, de chapeliers , de FÔtisseui's , etc. , qui remplissent les premières places de cette source des grands , parcequ'ils ont été les plus hardis pour s'y élever par les^ voies de l'injustice. Qu'on fréquente le commerce ; si on en juge par la somptuosité extérieure , on dira d'abord que les honnêtes
[iouelbt] des MAZÂRINâDëS. 81
gens sont roturiers, et les roturiers des gentilsbommes , puisque l'écarlate , la soie et V argent ne sont plus les marques infaillibles de la noblesse , et qu'il est permis à un chacun de se mettre dans la posture que son caprice ou son ambition lui pourront suggérer. »
4732. Italie (F) vengée de son tyran par les armes des bons François, par le sieur N. R. (Rozard), champe* nois. Paris, François Musnier, 1649, 8' pages.
1733. Jémsalem (la) françoise, où les prophéties de Jérémie sont naïvement expliquées^ suivant ce qui arrive à présent. Paris y Pierre Sévestre^ 1649.
Deux parties, de 8 pages chacune .
1734. Jeu (le) de dames que monsieur le prince de Condé joue avec M. Guitault (sic) (S. 1., 1651), 3 pages.
Pamphlet très-rare, qu'il faut tâcher de ne pas comprendre.
1735. Jeu (le) dedé,ou la Rafle de la Cour. (S. K), 1650, 7 pages.
Pièce plaisante et rare, qui a été publiée apré^ l'arrestation dés Princes.
Mnlly l^a: neproduite dans les notes de son Y' volume. On la trouve également à la suite de la Carte géographique de la^ cour, par Bussy Rabutin, G)logne, Michel (Holl., à la Sphère), 1668 , peti in-42.
1736. Jodelet sur Temprisonnement des princes. (S. 1'.), 1650, 6 pages.
Encore une pièce rare, mais qui ne se distin^e d'ailleurs que par son înâolence»
a Enrage en ta fureur; «oî« noyé dans ta bave, » dit Jodelet: au- prince de Condé.
83 BIBLIOGRAPHIE [jodenal]
1737. Joie (la) céleste par Tapparition d'une nouvelle étoile sur la ville de Paris , avec l'explication de ce qu'elle signifie. Paris ^ Claude Boudeville , 1649, 7 pages.
Ce pamphlet est assez rare et assez original pour qu'il me soit permis d'en donner une rapide analyse.
L'auteur, qui était Parisien de naissance et astrologie de profession , avait prédit qu'une étoile serait vue en plein midi le 3i août, les i*', 2 et 3 septembre 4649. Cette étoile parut en effet; et l'auteur en dit qu'elle « est un flambeau allumé par le ciel pour édaîrer le triomphe de Louis XIV, un nouvel œil que le ciel a pris pour le considérer comme son rare chef-d'œuvre. »
1 738. Joie (la) publique, présentée au roy à son retour en sa ville de Paris. Paris ^ veuve Ribot,'1649,
7 pages.
Du 20 août 1649.
1739. Joie (la) publique sur le retour de la paix. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages.
Lettre signée D. P.^ et datée de Saint-Germain , le 2 avril 1649. Elle est adressée à un écrivain de qui on avait vu àes Lettres im~ primées au duc de Beaufort. C'est donc Du Pelletier?
La Lettre envoyée à la reine de Suède y etc., est également signée D. P.
1740. Journal (le) contenant ce qui se passe de plus remarquable dans le royaume pendant cette guerre civile, à Paris; le vendredi 23 août 1 652. Paris, 1 652,
8 pages.
Douze pièces. La dernière porte la date des 25-31 octobre. Le titre n'est pas absolument le même pour toutes. Ceux de la deuxième et de la troisième commencent ainsi : Journal contenant les nouvelles de ce qui se passe, etc. On lit en tète de la sixième :
{jouEifAL] DES MAZARINADES. 83
« Journal de tout ce qui s'est passé par tout le royaume de France^ wsemble ce qui s'est passé dans le conseil du roi et de messieurs les princes et du Parlement. » Celle-ci a été publiée par Simon de la Montagne. A partir de la quatrième, toutes les autres ont paru chez Simon le Porteur.
Ce journal est trèsnrare ; et à cause de cela, j'en extrairai quel<^ ques anecdotes.
Les bourgeois de Paris étaient allés en corps au Luxembourg se plaindre des vols et des violences de l'armée des princes. Le duc de Beaufort les en réprimanda. « Monseigneur , répliqua Pim d*eux , quand nous nous sommes assemblés encore en plus grand grand nombre pour votre salut , on ne nous a pas fait ces re^ proches. »
Il y eut plus tard des luttes entre les bourgeois et les soldats. La cause première en fut qu'un soldat du duc de Wurtemberg y passant dans le faubourg Saint-Denis avec un détachement , vola une botte de foin sur une charrette.
Le 44 septembre, le cardinal de Ketz, revenant de Compiègne, fut sifHé tout le long de la rue de Saint-Denis , et insulté le lendemain par Pesche dans le palais d'Orléans. Ce n'est pas ce que raconte Guy Joly.
Le prince de Condé^ passant la Seine en bateau , prit de l'eau dans son chapeau et but au duc de Lorraine, en lui disant : A toi, prince. (6 septembre.)
Trois députés des maçons, charpentiers, couvreurs, paveurs, serruriers , tapissiers et autres allèrent demander au duc d'Orléans des passe-ports ][)our Saint-Germain. Ils furent refusés et maltraités. (5 octobre.)
Le comte de Tavannes reçut , après le décampement de Turenne à Villeneuve Saint-Georges , un brevet de maréchal de France.
Madame de Bossut se mit à genoux devant le duc de Guise chez Mademoiselle, le suppliant de la reconnaître pour sa femme; mais le duc traita cela de comédie. Il paraissait le même pour mademoiselle de Pons, malgré le bruit du maréchal d'Aumont. (46 octobre.)
Après l'audience des colonels de la milice à Saint-Germain , la reine en railla plusieurs, demandant à l'un où était son écharpe rouge (Espagnole), à l'autre son écharpe jaune (Lorraine), et di-
84 BIBIJOCRAPHIE [journal]
sant au président Charton : «> Ah ! monsieur» que le feu de la Grève étoit beau I et qu'il en éclaira plusieurs ! » voulant dire qu'il le fit changer d'opinion.
Le vendredi 48 octobre , il y eut au Palais-^Royal des placards ordonnant aux bourgeois de porter du bleu et du blanc. Le bleii était la couleur du roi, et le blano celle de la nation.
On trouve le premier numéro de ce journal avec le titre qui suit : Recueil du journal contenant ce qui se passe de plus remar^ quable en tout le royaume , depuis le Vendredi 23 août jusqu'au p«iidredi 23 septembre i6«"S2.
C'est apparemment le titre d'une réimpression des quatre pré* miers numéros ; car on a pu remarquer que le journal paraissait tous les vendredis.
1 741 . Journal contenant tout ce qui s'est fait et pagsë en la cour de Parlement de Paris, toutes les chambres assemblées, sur le sujet des affaires du temps présent. Paris y Gervais Alliof et Jacques Langlois.
Il y en a trois éditions et une contrefaçon de Paris , plus une édition de Rouen. La première et la troisième édition portent la date de 1648 ; la seconde celle de 4649. Elle s*aiuionce comme revue , corrigée et augmentée ; ce qui n'est pas. Toutes trois aoDC de Gervais Alliotet de Jacques Langlois.
Les deuif: premières éditions ne comptent, sous le titi*e que je viens de transcrire, que 86 pages. Elles comprennent le temps écoulé entre le 3 mai et le 24 septembre 1648. Puis elles se ooih tinuent dans la Suite du journal contenant ^ etc. , du 24 septembre 1648 au 24 octobre, 19 pages, plus 4 pages supplémentaires, chiffrées irrégulièrement, du 12 novembre au 31 décembre 1648, et dans le Journal de ce qui s'est fait es assemblées du Parlameni, depuis le commencement de janvier 1 649.
Ce journal s'arrcte au 12 avril 1649. Je ne crois pas que les deux premières éditions aient été plus loin.
On y remarque surtout deux fautes : Parrét d'union y est mii à la date du 3 mai, et le lit de justice à la date du 7 août. Il n'y a donc que la troisième édition qui soit bonne. Les deux fautes y ont été corrigées.
le titre qui est transcrit en tête de cet article , la troisième
[louRMAL] DES KAZARINADES. 85
édition compte 428 pages ^ ; mais la pagination est interrompue à la page 21 6, pour ne reprendre qu'à la page 325, sans qu'il y ait de lacune dans le récit. Le journal commence au 13 mai 1648^ et finit au 1*' avril 4649. Aussiy a^t-il quelques exemplaires dont le titre est augmenté de ces mots : es années 1648 et 1649 ; iliais c'est toujours la même édition.
Malgré la contrefaçon, le succès du Journal fut assez grand pour engager les éditeurs à le continuer ; et , en effet , il y eut bientôt la Suite du t^rai journal des assemblées du Parlement, contenant ce qui s'x est fait depuis la Saint-Martin i649 jusques à Pâques i65i . Paris , Gervais Alliot et Simon Langlois , 1651 .
Deux parties, Tune de 172 pages, allant de la Saint-Martin 1649 à la Saint-Martin 1650 ; l'autre, de 76 pages , de la Saint- Martin 1650 à Pâques 1651 ; 8 pages ont été intercalées dans la première partie, entre les pages 74 et 75.
Le Journal a reparu encore une fois avec la Fronde^ au mois d'avril 1651 pour cesser en juin 1652 , mais sous le titre de Jfriir^ nal ou Histoire du temps présent , etc.
Parmi les volumes connus sous le nom de Journal du Parlement, ceux qui sont les plus complets, ne comprennent jamais que ces cinq pièces. Ce n'est pas tout cependant ; il faut y ajouter encore la Relation contenant la suite et conclusion du Journal, de Pâques 1652 en janvier 1653.
Aubery, page 199 du ni* volume de V Histoire du cardinal Mazarin, conteste l'exactitude du compte rendu de là séance du 4 février 1651 dans le Journal du Parlement, Il affifitoe qtie la réponse de la reine aux députés de la cour n'a pas été i*apportée avec fidé-^ lité , et que les k*egîstres originaux ^n offrent une version tontte différente. On sait qu'il avait été autorisé par le premier pi^sidetrt de Lamoignon à prendre au greffe conununication des procèsverbaux. Ce n'est pas tirer de ce fait une conséquence trop rigoureuse que de dire que le Journal du Parlement ne mérite pas une confiance absolue.
L'édition de Rouen a été donnée sur la troisième édition de Paris , par les imprimeurs du roi , 1649. La contrefaçon qui a été
* Cest apparemment de cette édition qu*il est dit, dans la Lettre du sUuf Lafleur, qu'elle a été corrigée par un magistrat d'une cotnr souveraine.
86 BIBLIOGRAPHIE [ioukrâl]
publiée par Mcthieu Colombel et Jérémie Bouillerot , sous le titre de Notu^au journal du Parlement, a été faite d'après la seconde édition.
1742. Journal contenant tout ce qui s'est fait et passé es assemblées des compagnies souveraines de la cour de Parlement de Paris, en Tannée 1 648. Paris, \ 649, 107 pages.
1743. Journal de ce qui s'est fait es assemblées du Parlement, depuis le commencement de janvier 1649, ensemble par addition ce qui s'est passé tant en la ville de Paris qu'ailleurs pendant le même temps. Paris, Jacques Langlois et Gervais Alliot, 1 649, 428 pages.
Voir plus haut : Journal contenant tout ce qui s'est fait et passé en la cour de Parlement de Paris , etc.
1744. Journal de ce qui s'est fait et passé tant durant
la guerre et siège de Bordeaux que dans le traité de
paix , avec les harangues faites lors de la magnifique
entrée du roi dans ladite ville, et ce qui s'est observé à
sa sortie. (S. 1.), 1650, 51 pages.
Il n'y a point de fait de guerre ; et les harangues annoncées ne s'y trouvent pas. Le journal, cependant, est curieux; de plus , il n'est pas commun. II se compose du récit de ce qui s'est passé à Bourg y des pièces officielles à l'appui , et d'une relation très-détaillée de l'entrée du roi dans Bordeaux.
1745. Journal de ce qui s'est passé à Angers, depuis l'entrée du C. Mazarin en Frapce, avec les articles du traité. Paris, Jean Brunet, 1652, 15 pages.
Ce journal a été écrit poiu* le parti des princes. Curieux et rare.
1746. Journal de ce qui s'est passé au siège d'Étampes entre l'armée du maréchal de Turenne et celle de messieurs les princes. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 16 pages.
[jouenal] des MAZARINâDES. 87
Le duc de Betufoit fait établir un hôpital dans Étampes et distribuer des secoui*s aux pauvres. On sait maintenant ce que vaut le Journal. Je dois dire qu'il n'est pas commun.
1747. Journal de ce qui s'est passé au siège du château de Dijon y depuis le 26® jour de novembre jusqu'au 2 décembre 1651, Paris , Georges Le Rond^ 1651,
7 pages. Rare.
Relation royaliste , qu'il faut compléter en y sgoutant la PHse du didteau de Dijon , etc.
1748. Journal de ce qui s* est passé aux deux assemblées de THotel de Ville, les 4 et 6 juillet, et le serment de fidélité de M. de Bruxelles {sic)j prêté entre les mains de Son Altesse Royale, au palais d'Orléans, à son élection de prévôt des marchands, avec les cérémonies observées pour ce sujet. Paris ^ Jean Brunet, 1652,
8 pages.
Contrefaçon du Récit véritable de tout ce qui s'est passé touchant le désordre arrivé à l'ffâtel de Fille, etc.
Il y en a une autre édition au titre de laquelle on a ajoute : et la prise des mulets du roi et de la reine; également de 8 pages.
1 749. Journal de ce qui s'est passé nouvellement à Pa* ris, à Saint*Denys et à G)mpiègne, depuis le 13 juillet jusques à présent. I. La lettré du cardinal Mazarin au cardinal de Retz; II. la mort de Mancini, neveu du cardinal Mazarin; III. la résolution du roi au voyage de Bourgogne ; IV. et Testât de l'armée de l'archiduc Léopold. Paris, Louis Hardouin, 1652, 8 pages.
1750. Journal de l'assemblée de la noblesse tenue à Paris^ en l'année 1651. (S. 1., 1651), 199 pages.
L'assemblée a commencé le 6 février, et fini le 25 mars ; mais
88 BIBLIOGRAPHIE [muenal]
après l'assemblée de Paris, il y a ea des assodatioBs et des réunions dans la province; et ce mouvement a duré jusqu'à la fin de 10S2. Il s'agissait d'abord de la délivrance des princes, et puis <le la convocation des États généraux. Les résultats sont connus. Quoique le Journal ne nous apprenne rien de nouveau , il est curieux cependant et rare.
On sait que l'acte 4'iinion avait été signé le 4 février, et qu'il portait 272 signatures apposées a sans distinction ni difrérenqe de rangs et maisons y afin que personne n'y pût trouver à redire. » Le duc d'Orléans avait donné son consentement par écrit dès le 2 février.
Voici en quels termes l'assemblée faisait connaître ses motifs et son but dans la Requête de la noblesse : « Dans l'appréhension d'une révolution qui les anéantiroit dans la ruine publique, ils ne peuvent plii6 différer de représenter à Leurs Majestés que , pour relever l'autorité royale an point d'où elle est dédiue , rétablir l'ordre en toutes sortes de conditions et préserver l'État de la subversion dont il est menacé ,- il n'y a point de remède plus infaillible que celui qui a été pratiqué par nos ancêtres en des nécessités pareilles et beaucoup plus moindres {sic)^ qui est l'assemblée générale des trois ordres du royaume. »
Pour apprécier toute la sincérité de ce langage , il faut remarquer que les promoteurs de l'union étaient les frondeurs du parti des princes , et le président de l'assemblée, ce, comte de Fiesque qui plus tard accepta la missioii d'aller à Madrid défendre les intérêts du prince de Gpndé. Les princes renouvelaient tout simplement la comédie de la minorité de Louis XIII. Us croyaient pouvoir dominer les États généraux ; et ils en demandaient la convocation.
Le cardinal de Retz eut une très-grande part aux mouvements de l'union en 1652 ; et un des chefs d'accusation qui motivèrent son emprisonnement , fut l'accord secret qu'il avait fait avec les gentilshommes coalisés. Il avait pour agent dans les assemblées Charles d'Ailly, sieur d'Annery, qui y remplit presque toujours les fonctions de secrétaire , et qui se retira prudemment en Angleterre après l'arrestation du cardinal.
Et il est à remarquer que, dès i65i , la noblesse se plaignait dans la Déclaration de ses prétentions de n'être pas secondée par le tiers État.
[lOUAiiiL] DES MÂZAR1NAI>ËS. g9
U ii'«st plus question ni dans les mémoires, ni dans les histoires 4e l'agitation de la noblesse après la dissolution de l'assemblée en mare 4651 . Tout ne finit pas là pourtant.
Personne n'ignore que la reine régente , moins persuadée que oontrainte par laréiinioD du convent des Gordeliers , avait promis de convoquer les États généraux pour le 8 septembre 1651 . La convocation eut lieu , en effet ; et le 8 odobre encore , le roi écrivait au maréchal de Uiospital pour le charger « d'advertûr les députés des provinces de se rendre au plutôt dans la ville de Tours. »* Les élections avaient donc été faites. Des députés même se rendirent à Tours ; mais ils y attendirent en vain Touverture des États généraux. Le prince de Gondé s'était retiré en Guyenne. Le roi avait donné contre lui la déclaration du 8 octobre. Des deux côtés on ne pensait plus qu'à la guerre.
Le 27 février 1652 , il y eut à Magny un nouvel acte d'union entre les gentilshommes de Senlis , Chaumont, Magny, Mantes et Meulan, Montfort PAmaury, Dreux, Châteauneuf en Thimerais et Chartres , auxquels se joignirent ceux d'Étampes , Éeaugency^ partie d'Orléans , Romorantin , Dunois , Blaisois , Yendômois , Saunmr et La Flèche. Les bailliages unis s'assemblèrent par députés à Maintenons le 16 avril. Ils décidèrent qu'il en serait communiqué aux bailliages voisins ; ce qui fut fait. Ils proposaient de s'unir pour demander au roi la paix et les États généraux. En consé- <pience, une assemblée était convoquée à Nogent le Roy pour le 15 mai suivant. Il s'y trouva quelques bailliages de plus qu'à la réunion de Maintenon ; et d'autres se firent annoncer. Deux lettres de l'agent général du clergé promirent le concours des prélats. On jugea alors convenable de remettre au 8 juin la députation qui devait être envoyée vers le roi ; et rendez- vous fut pris à la Roche- Guyon-sur^-Seine , château du duc de liancourt. Il devait y avoir deux députés de chaque bailliage.
Je ne sais pas pourquoi la réunion ne se tint que le juin. Quoique le duc de Liancourt eût reçu une lettre de cachet qui défendait expressément de telles assemblées , on n'y décida pas moins que la députation irait vers le roi , et qu'elle serait ensuite à Dreux , le 21 juillet , pour y rendre compte de sa mission aux députés des bailliages. L'assemblée de Dreux fut informée que le roi avait promisses États généraux pour le 1**^ novembre 1652. Elle se sépara, mais après avoir résolu de se réunir, le 1 5 du même
90 BIBLIOGRAPHIE [joubual]
mois, à Ghâteaudun , « dans le cas où la promesse du roi ne seroit pas tenue. » Elle porta ces faits à la connaissance de tous les gentilshommes de France par une lettre /circulaire, datée de Dreux.
Dans une lettre, adressée également de Dreux, le 2i juillet, à messieurs du clergé , elle dit : « Il n'est pas croyable que le roi, assisté de nos services , ne puisse vaincre les obstacles qui se poui^ roient opposer à la tenue desdits Estats. >» Ces obstacles étaient de plus d'un genre : d'abord, l'assemblée de 1651 avait rencontré une assez vive opposition dans la noblesse des provinces; elle avait été obligée de se justifier par écrit. Puis , le clergé n'avait plus même la bonne volonté qu'il avait montrée au commencement. Enfin , et c'était là le plus important , le Parlement et l'Hôtel de Ville de Paris ne voulaient pas entendre parler des États généraux. On sait bien comment cela commence , disaien<: les boui^ geois, mais jamais comment cela finit. Ils se souvenaient de
J'ai dit , en signalant l'union de Magny, un nouvel acte d'union. Cest qu'en effet , quoique ce fût au fond une continuation de l'assemblée de 1651, il y avait pourtant quelque chose de plus. Les gentilshommes unis promettaient , et c'était leur premier engagement, de monter à cheval sur Tordre des députés des bailliages pour forcer les troupes , de quelque parti qu'elles fussent , à vivre selon les ordonnances.
L'union de Magny était donc d'abord une sorte d'assurance mutuelle contre les violences et les outrages. Elle imposait l'obligation absolue, illimitée de veiller à la conservation de tous et de chacun. Un gentilhomme devait servir de sa personne même contre les troupes de son parti , quand il se trouvait sur les lieux du désordre.
Les députés étaient élus pour deux mois, sans pouvoir être continués.
Toutes les pièces relatives aux assemblées de la noblesse sont importantes ; mais il n'est pas toujours facile de les trouver. Les plus rares sont celles de 1652. Je puis en indiquer vingt-quatre , le Journal non compris. Est-ce tout ?
1. Union de la noblesse; 2. Lettre circulaire de V assemblée de la noblesse; 3. Harangue faite pea^ messieurs les députés de la noblesse à l'assemblée du clergé ; 4. Déclaration des prétentions de la no^ blesse; 5. Requête de la noblesse pour rassemblée des États géné^
[lOuiHAL] DES MAZARINADES. 91
nuur; 6. Justification de l'assemblée de la noblesse; 7. Harangue faite par M, le comte de Fiesque; 8. Harangue faite à messieurs du clergé par M, le marquis de P^itiy; 9. Harangue faite à Mgr, le duc d'Orléans,,,, par M, de Lignernc; iO. Remontrance de la noblesse à Mg^, le duc d'Orléans; i i . Lettre circulaire envoyée dans les pro» pinces (25 mars i85i} ; 12. Résultat de l'assemblée de la noblesse; 13. Déclaration du duc d'Orléans à messieurs de l'assemblée de la noblesse » etc. ; 13. Déclaration du prince de Condéy etc.; 14. Lettre circulaire envoyée dans les provinces (16 mai 1652) ; 15. Lettre du roy pour la convocation. , , . des États généraux (1 2 juin 1 651 ) ; 1 6 . Lettre de cachet du roi du 8 octobre 1651 ; 17. Récit véritable de ce gui s'est passé. . . à rassemblée (de La Roche Gujod); 18. Harangue faite par messieurs les députés de la noblesse , M, de Nossay portant la parole; 19. Lettre circulaire (du l*' juillet 1652); 20. Lettre circulaire (datée de Dreux) ; 21 . Lettres de messieurs de la noblesse à messieurs du clergé (21 juillet 1652) ; 22. Lettre enuoyée sur le sujet de l'assemblée de la noblesse ; 23. Lettre politique sur l'assem^ blée de la noblesse; 24. Résultat de l'assemblée de la noblesse tenue à Dreux,
n n'est pas mal de joindre à ces pamphlets la Lettre d'un gentil^ homme désintéressé à messieurs les députés des États sur les pré' sents mouvements, etc.
1 751 . Journal de h Lettre àe{mqdame) la princesse douairière de Condë présentée à la reine régente, contenant tous les moyens dont le cardinal Mazarin s'est servi pour empêcher la paix, ruiner le Parlement et le peuple de Paris, pour tâcher de perdre M. le duc de Beaufort, M. le coadjuteur, M. de Brousselles {sic) et le président Charton par l'assassinat supposé contre la personne de monseigneur le Prince , et pour la détention de messieurs les princes. (S. L), 1650, 57 pages.
Contrefaçon de la Lettre.
1752. Journal (le) de tout ce qui s'est fait au Parlement contre le cardinal Mazarin, avec l'état de sa sortie de
92 BIBLIOGRAPHIE [jouenâl]
Paris, et de la routequHIa tenue jusqu'à présent. Pa^ ris y 1651, 6 pages.
Il ne faut pas trop compter sur les promesses du titre.
1753. Journal de tout ce qui s'est fait et passé en Parlement, les jeudi, vendredi et samedi 10, 11 et 1 2 octobre 1 652, en présence de Son Altesse Royale, avec les ordres donnés pour Téloignement des troupes des environs de Paris, et les derniers moyens pour la paix. Paris , Laurent Toussaint , 1 652 , 8 pages. Rare.
1 754. Journal de tout ce qui s'est passé à Bordeaux, depuis le 1'^ juin jusques à présent, avec la liste de ceux qu'ils en ont fait sortir. Paris , sur un imprimé à Bordeaux j 1 652, 7 pages. Rare.
C'est une lettre signée J. B., et datée de Bordeaux , le 10 juin. On peut douter qu'elle ait été imprimée ailleurs qu'à Paris.
1 755*. Journal de tout ce qui s'est passé dans l'armée du roi, commandée par le comte d'Harcourt, depuis sa sortie de Niort, avec les particularités d'un combat donné entre cette anyiée et celle de M. le prince de Condé, le 17 novembre. Paris ^ 1651.
Bib, hist,, 23349.
Extrait de la Gazette.
1756**. Journal de tout ce qui a' est passé en Berry, depuis le 27 juillet jusqu'au 4 août. Paris, 1650.
JBib, hist,, 23i48.
Extrait de la Gazette.
1757. Journal de tout ce qui s'est passé entre l'armée du roi, commandée par M. le comte d'Harcourt, et celle de monsieur le Prince, depuis le 22 février jusqu'à présent, avec les particularités et la marche de leurs
[lOCRNÂL] DES MAZABINADËS. 9S
années es pays de Guyenne, Përigord, Xaintonge et autres lieux. Paris y Jacques Clément, 1652, 16 pages. Très-rare.
KeladoD royaliste des combats qui ont été la suite du siège et Bfiradoux.
1758. Journal de tout ce qui s'est passé par tout le royaume de Trance y ensemble ce qui s*est passé dans le conseil du roi et de messieurs les princes et du Parlement (23-27 septembre). Paris y Simon de La Montagne, 1 6^29 7 pages.
Voir le Journal contenant ce qui se passe déplus remarquable dans le royaume, etc.
1 759. Journal des délibérations tenues enParlement, toutes les chambres assemblées, et à Thôtel d'Orléans, depuis le 5 août 1650 jusques à présent (9 août)^ où ont assisté monseigneur le duc d'Orléans, messieurs de Beaufort, de Brissac, de Lhospital et le coadjuteur, touchant Téloignement du cardinal Mazarin, la guerre dé Bordeaux et Taffaire de messieurs les princes, avec les harangues faîtes sur ce sujet par messieurs les présidents et conseillers , et les arrêts donnés en conséquence. (S. 1.), 1 650, 1 5 pages.
François Davenne a voulu prouver par ce journal que le duc de Beaufort et le coadjuteur étaient vendus à Mazarin.
1760. Journal des signalées actions de tnonsieur de lia Mothe Houdancourt, duc de Cardone, et maréchal de France. Paris j François Noël, 1649, 6 pages, avec une suite paginée de 7 à 43.
Récits très-détaillés du secours de Casai et de la prise de Turin. Ccst un complément des cinq Factums publiés pour la défense du maréchal. Voir le Premier factum, etc.
94 BIBLIOGRAPHIE [jouihàl]
i 764 . Journal et éclaîrcisseinent des afiaires présentes. Paris y Jean Pëtrinal, 1652, 8 pages.
L'auteur prétend que les princes avaient un fonds de cent mille écus pour le meurtrier ou les héritiers du meurtrier de Masarin. C'est donc le fonds de la Croisade pour la conservation du roi ?
1762. Journal, ou Histoire du temps présent, contenant toutes les déclarations du roi, vérifiées en parlement, et tous les arrêts rendus, les chambres assemblées, pour les affaires publiques, depuis le mois d'avril 1 654 jusqu'en juin 1652. Paris, Gervais Alliot et Emmanuel Langlois, 1 652, 1 23 pages.
Voir plus haut Journal contenant tout ce qui s'est fait et poisé en la cour de Parlement de Paris, etc.
1763. Journal poétique de la guerre parisienne, dédié aux conservateurs du roi , des lois et de la patrie, par M. Q. D, Fort-Lys. Paris , veuve d'Anthoine Coulon,
Douze semaines et la conclusion. Naudé, page 194 du Mascw^ rat, met ce très-pauvre journal au nombre des pièces dont les auteurs s'étaient obligés à faire rouler la presse moyennant une pbtole par semaine. H loue pourtant l'épisode du porteur d'eau, dont l'invention , dit-il » est jolie et l'expression fort naïve.
Les initiales M. Q. sont celles de Mathurin Questier. Ce pamphlétaire était imprimeur de son métier, mais si pauvre que » bien que sans ménage et sans enfants , il écrivait pour vivre. Il avait la précaution de n'imprimer ni vendre ses pièces ; et en cela du moins, il a justifié cette opinion de Naudé : « que l'esprit de Questier était bon ; » car tout ce qu'il a publié, est exécrable. J'en excepterais le Revers du mauvais temps passée si ce pampblet n'était attribué à M. Brousse, curé de Saint-Rocb. Ce qui me parait démontré, c'est que Questier n'a pas pu l'écrire.
Outre le /o«nMi//ioarîÎ7iitf, il a composé les faisions nocturnes etle JHazarin artixané, etc. Il semble que les Fisions l'aient fait prendre
[judicieux] des MAZâRINADES. 95
pour un astrologue ; car on lit dans la Catastrophe burlesque sur l'enlèvement du roi : « Je dirois
Que Yous êtes dame Uranie, Si j'étois , dift-je , du mestier De Gooielety Petit ou Questier. >
Il est dit dans le numéro 11 de la Muse de la cour, 12 mars 1658 , que les gouverneurs de Sedan et de Montmédy avaient entendu dans leurs places des bruits souterrains. « C'est un présage de guerre,
Comme a dit Mathurin Questier, Et diroit tout bon astrologue Que l'almaiiach a mis en vogue. »
Un passage du Mascurat , page 8 , permet de croire que Questier a imprimé plusieurs pamphlets , mais qu'il n'a jamais mis son nom sur aucun.
1764. Journal véritable et désintéressé de tout ce qui s'est fait et passé tant à Saint-Germain-en-Laye qu'à Paris, depuis l'arrivée du roi audit lieu de Saint- Germain jusqu'à présent, avec la députation de la noblesse de Normandie et du Parlement de Rouen. Paris j Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.
Du 27 avril au 7 mai. L'auteur promet un Récit toutes les semaines. C'est ici le premier, et peut-être le dernier. Je suis disposé à croire que ce Journal n'a été publié que pour donner une bonne couleur à la députation du duc de Rohan , de Chavigny et de Goulas.
1765. Judicieux (le) Gascon, à messieurs de Bordeaux, après la prise du château Trompette. (S. 1., 1649), 8 pages.
L'auteur nomme le maréchal de Grammont pour le marécbal Du Plessis. Médiocre d'ailleurs, et peu commun.
1766. Judicieux (le) refus du Parlement de donner audience aux deux hérauts. Paris y veuve J. Guillemot,
' 1649, 8 pages.
96 BIBLIOGRAPHIE [jugemint]
1 767. Jugement (le) criminel rendu contre la synagogue des fripiers, portant que ceux de leur nombre qui se trouveront circoncis (qui est la marque de la juiverie), seront châtrés rie à rie, afin que la race en demeure à jamais éteinte dans Paris. (S. 1., 1652), 7 pages. Rare.
Yoir le- Hécii naïf et véritable du cruel assassinat,., commis,,, par la compagnie des fripiers de la Tonnellerie, etc.
1768. Jugement de Minos contre tous les mazarins qui pillent la France. Paris, 1652^ 16 pages.
Rare , mais assez mauvais.
1769. Jugement de tout ce qui a été imprimé contre le cardinal Mazarin , depuis le sixième janvier jusqu'à la déclaration du premier avril mil six cent quarante neuf. {Paris j 1 649).
On sait que cet ouvrage , appelé vulgairement Mascurat y du nom de l^un des interlocuteurs , est de Gabriel Naudé , bibHotii^ caire du cardinal Mazarin. Souvent consulté et cité par les bibliographes y il est du petit nombre des livres où la science s'aHie au bon sens , à l'esprit et à la gaîté.
La première édition a paru en août ou septembre 1649. Guy Patin Tannonce à M. C. S. et à Charles Spon , dans deux lettres de la même date (3 septembre), et presque dans les mêmes termes : « Il y a ici un livre nouveau intitulé : Jugement, etc. L'auteur est un honnête homme de mes amis , mais mazarin, qui est un parti duquel je ne puis être ni ne serai jamais ; imà il ne s'en est fallQ que cen^ mille écus de mon patrimoine que je n'aie été c<Miseiller de la cour, et que je n'aie été frondeur aussi généreux et aussi hardi que pas un. »
€ette édition n'est que de 492 pages. Elle a été tirée à 950 exemplaires seulement. Naudé en avait présenté un au cardinal Mazarin , dont il voulait obtenir l'approbation avant de mettre son livre en vente. En même temps il avait prié cinq de ses amis, parmi lesquels Dupuy , l'avocat général Talon et Guy Patin , d'examiner son livre. Guy Patin a exprimé ainsi son opinion dans la lettre déj&
ïmsnHT] DES MAZARINADES. 97
«ilée : « Combien que le si]get nie déplaise , la lecture <du livre ne laisse pas que de m'étre fort agréable. «
Apparemment Tédidou a été bien vite épuisée ; car IMaudé en m publié y en 4650 , une seconde tpi'il a augmentée de plus de *iOO pages.
Toutes deux aujourd'hui sont rares ; mais la première phis que la seconde.
Sandricourt attaque par le ridicule , dans V Accouchée espagnole , la partie généalogique du Mascurat.
1770. Jugement donné à Agen par messieurs les commissaires du Parlement de Bourdeaus {sic)y conjointement avec les juges présidiaux de la sénéchaussée, dudit Agen, contre les gardes du sieur duc d'Épernon pour les excès par eux commis. Paris, jouxte la copie j 1651| 7 pages. Rare.
Du 30 décembre 1650.
Un des gardes du duc d'Épemon s'appelait Montesquieu.
1 771 • Jugement (le) donné contre les traitants , partisans, préteurs et monopoleurs. Paris ^ AmouldO>ttinet, 1649, 7 pages.
Pamphlet plaisant , mais assez commun.
1772. Jugement du curé bourdelois, pour servir à rhistoire des mouvements de Boiirdeaux. (S. I.), 1 651 ^ 75 pages.
'¥dir V Apologie pour le Parlement de Bordeaux, etc.
« Nous avons, dit l'avoeat général Dussaut, fait imprimer, depuis trois jours, en nostre Archi^Mazarinade que nous gagnons le triolet :
« Noos avons roi, dame et valet. »
1773. Jugement et censure des trois libelles intitulés : la Réplique y le Donjon et le Rétorquement du foudre de Jupinetj faits par l^ypocrite à la fausse barbe. Ju-
98 BIBLIOGBAPHI£ [jiiuadb]
das avoil obtenu portion à Fadministration des apôtres. AcT., chap. 1 , vers. f8. Paris ^ 1649, 35 pages.
Ce pamphlet appartient à la pojéinique soulevée par la Lett/re d'avis à messieurs du Parlement de Paris ^ écrite par unprwH/wU.
♦774. Jugeiftent (le) et les huit béatitudes de deux cardinaux confrontées à celles de Jésus-Christ, leurs prières à son oraison dominicale, et Içs coounAndements de leur Dieu au décalogue de Moyse. (S. 1.), 4651, 20 pages.
ÏVançois Davenne.
Inutile de dire que les deux cardinaux sont Richelieu etMasarin.
1775. Jugement (le) rendu sur le plaidoyer de Tauteur de la Vérité toute nue et \ A\^ocat général^ partie adverse, par M. B. J. V. D. R. D. L. P. P. T. Paris, 1652, 16 pages..
Pauvre pièce. L'auteur est pour le duc d'Orléans et le Parlement. Il avait publié le Remède aux malheurs de rMtat^ etq., » enJ 649 ; les Présa^s. de changement dans la monarchie des François > en i6S0. Il a publié^ après \e Jugement, les Conditions dfi l'arrêt, etc., et, dans la même année 16S2, V Examen des parallèles faits par un
excellent prédicateur, etc. Ces pamphlets ne sont pas très^-conuudns.
1776. Jules l'apostat (S. L), 1649, 11 pagea*
1777. Jules Mazarin.TMf-rare. -. '
Placard in-4', affiché le 3 novembre i650 à la placé' dé Grève, à la porte de Paris, à la Groîx du Tiroir^ aux halles, à lêi place Haubert et au bout du Pont^euf , «rec le.portrak do iMuarin pendu.
1778. Juliade (la), ou Discours de TEurope à monseigneur le duc d'Orléans sur Téloignement du cardinal Mazarin et le retour des prrnceff. Paris, \^M .
Deux parties, Tune de 47, et l'autre de 18 pages. • Ce pamphlet n'a aucim rapport, ni au fond, ni dans ]a forme 9
DES MAZâlUNADCS. M
I €A en Tcrs Imricsqaes et pniif mrék éiè pv k M&amrimmde, qu'il ne Tant pas. Ott j tnmwe fioor-
K9eispiri2iiek,pttrexanple, lesFiNvéef; boBoonp trop Icogne. Elle n'est «TaOlenn pÉi
La seconde partie est intitulée : Suite de la Juttade^ ou Adieux au MêêkêêHm, Fuis, Ifôl. Elle est écrite en stances, arec un adteu poor lefraui.
f 779. Jnliade la), oa Jules démasqiK, oii ae voit au vif le cauractère de son ime, par le sieur De La Campie, g^ntilhoiiiine périgourdia. Paris ^ veuve Francis Targa, 1649, 12 pages.
Lr aiciir de La Gaapie est aussi rauÉsur des Pnfu w, de.
1 780. Juste (le) châtiment de Dieu dans la mort d^im gpaiiietier, poor avoir vendu les grains trop dier et laîné Boisr plosienrs pains. Paris^ 1649, 7 pages. Rare.
f781. Juste (la) réfiitation des injustes louanges qu'impudemment a osé donner im médecin du roi a Jules Maiarin, le plus scélérat de tous les hommes, et qui est m eiécration a Dieu, aux anges et à toute la nature. Paris, François Soêl, 1649, 8 pages.
Ce mt lin iii s'appelait Qieralicr. Il avait (ait des Étremtes, un ^figrmmmte latin [âc^, wà Acrostiche, une AuaçroMmmte et un Dédale Utjriatiijue pour Mazarin. L'anagramme était maia azrié des Ijs.
l/maiKsar demande simplement qu*on brûle le m édec in et ses flHRMs par la maîa da boarrean.
1782. Justes Hes^ appréhensions du peuple de Paris sur la demeure du cardinal Mazarin, et les justes moyens pour rendre la paix assurée. Paris^ 1649, 14 pages.
IMri an eanafle des sottÎBes dont on f«faimait k canon Uqne : Le cordial Maarin avait u i dunn é à an colonel la Tflle dans la onk de 5oël. Le l é^iui e nt suisse
100 BIBLIOGRAPHIE [iostbs
été apo6té aux portes des églises pendant la messe de minui « pour faire main basse sur les fidèles. » Des ix>mbes auraient él lancées de la Bastille sur Paris; et des étrangers , amenés sous prî texte d'affidresy auraient mis le feu dans leurs chambres ; mais 1 veille de Noël, le colonel dit à Mazarin que l'afFaire était éventée
4783. Justes (les) complaintes d'un soldat sur rillustr délaissé. (S. 1., 1649)^ 4 pages.
VlUusêre délaissé était un certain Chanfray qui avait été Cm prisonnier à la renccmtre de Brie , et dont son ami, Langré, oélé< brait en très-mauvais vers le retour, sans doute après la paix. Je » connais qu'un seul exemplaire de cette pièce.
4784. Justes (les) complaintes des bourgeois de Paris adressées à messieurs du Parlement. Paris ^ Claud< Boudeville, 1649, 8 pages.
« Pourquoi penses-vous que la ville de Paris porte dans se armes un navire et deux fleurs de lys ? C'est pour témoigner qn'ell est bastante de résister à tous ses ennemis, et qu'elle renferme ei soi les deux tiers de la France. ^
Ce pamphlet mérite qu'on le recherche quoiqu'il ne soit pâ très«-rare.
4785. Justes (les) plaintes de la crosse et de la mitre di coadjuteur de Paris, portant par force le deuil de ma dame de Rhodez {sic\ sa sœur d'amitié , avec la re quête présentée par eux {sic)iL messieurs du Parlement et Tarrét donné en conséquence d^icelte. (S. 1.), fB52 44 pages.
« n y a longtemps que nous reconnoissons les visites trop fréqaeii< tes qu'il fait à la duchesse de Chevreuse , à la marquise Dampa(jM et à madame de Rhodes. Les visites nocturnes qu'il faisoit à la der nière, ne lui ont-elles pas causé une maladie mortelle? Tout 1( monde sait qu'il n'osoit pas la voir pendant le jour, et que, quant il y alloît la nuit, il falloit avoir deux carrosses pleins d'homanes lesquels avec des mousquetons étoient aux avenues des rues d'Olr^ léans et des Vieilles-Ëtuves. »
(Hm9 Des MAZAftHIADCS.
Airêtaek
1786. Jui t Lfc la) pràeBtîoBs de Soo Altc»e Rojale sor Ift qnfité et dkef da ooiiseU de Sa Mafesté, qpie les oat fat onirper à la rebaey pour ae coBscr> ka BOPBB» de rétablir Icar maître. (S. !.. I65l\
Apm k Biiiifl , e flit4-dne À U ia de 1651 . tr
où
1787. Joitcs (les) raisoBS el senbments des Priaoes^ des grands, de tons les ordres et de tons les coq» de TÉtat pour la denûèrendnskm du cardinal Maaarin, Paris^ 1652, 16 pages- PeueommiUi.
1788. Jostcs (les) reprodies de la France à rnoosieiir le prince de Condé. Pans, Jacques Langlois, 1649,
1789. Justes ^les / ressentiments du tiers étal pour le retour du roi en sa ville de Paris, et pour le rétablissement du c omm ere c de tons ses États, dédiés à la rône régente. Paris, 1649, 12 piçes.
ae Hs KumoMii b Vcffile , UJattioe «I U
1790. Justes (les) soupirs et pitoyables regrets des bons Anglois sur la mort de très auguste et très redouté
103 BIBLIOGRAPHIE [jusTiFiCàHOU]
monarque Charies^ roi de la Grande-Bretagne et d'Hybernie, etc.^ lequel a été proditoirement décapité par quelques-uns de ses sujets rebelles , devant son propre palais à Londres, composés premièrement en vers latins, et depuis traduits en (^rr) François, par J. R. Paris j Guillaume Sassier, 1649, 42 pages.
Mauvais et rare.
\ 791 . Justice (la) persécutée par les armes du comte d'Alab. (S. 1., 1649), 17 pages. Rare.
Mauvaise réponse à la Justification des armes de M. le copiic d^Alais contre le Parlement de Provence, La comtesse y est inaoleminent prise à partie. C'est à peu près tout ce qui mérite d'y être remarqué.
1792. Justice (la) triomphante. Pflm , 1649, 12 pages.
1793. Justification de l'assemblée de la noblesse de France tenue à Paris aux Cordeliers, Fan 1 651 . Pa^ ris y 1651, 7 pages.
Voir le Journal de l'assemblée de la noblesse, etc.
1794. Justification (la) de monseigneur le Prince, tirée de Tarrét du Parlement, donné, le 13 de ce mois (12 janvier 1652), contre le cardinal Mazarin et ses adhérents, en présence de Son Altesse Royale. (S. I., 1652), 15 pages.
L'auteur avait déjà publié VAvis important de M. de Château^ neuf, etc. ; et on peut croire que c'est pour ce pamphlet qu'il avait eu la bouche fermée.
1795. Justification des armes de monsieur le copate d'Alais contre le Parlement de Provence. JUarseilte, Claude Garcin, 1649, 27 pages. Rare.
Curieuse histoire du semestre , dç la journée de Saint-Sébastie» et des violences qui en furent la suite.
[LAUHTATioiis] DES MAZARINADES. IM
€e pamphlet a été publié par le commandement du prince. Les parlementaires ont essayé d^y répondre dans la Justice persécutée par les armes du comte d*Alais,
Pitton, dans son Histoire iTAix, le compte parmi les plus remarquables publications , avec le Manifeste de là ville d'Mx ^ le Manifeste du comte d'Alais, la Remontrance du Parlement, \'£sBa^ ntat tie la Remontrance , la Remontrance «v peuple de Pre^mce et la Vûix de la Justice opprimée,
1 796. Justification (la) du Parlement et de la ville de Paris dans la prise des armes contre roppression et tyrannie du cai*dinat Mazarin. Paris, Alexandre Lesàelin, 1 649, 1 9 pages.
\ 797. Labyrinthe (le) de rÉtat, ou les Véritables causes des malheurs de la France, à Ctésiphon. Paris, 1652, 36 pages.
Ce pamphlet n'est pas conmiun ; et on y trouve exprimée une opinion qui n'a jamais été bien commune ; c'est que la France aurait dû être gouvernée à la manière espagnole) c'est-à-dire par des conseils. La régence du duc d'Orléans a réalisé ce vœu de l'au» tev; mais je ne connais que le duc de Gramimt qui s'en soit hautement félicité dans les Mémoires de son père, le maréchal.
1798. Lamentable description des royaumes démolis, des villes perdues par la malice des ministres d'État, envoyée à la reine régente par Tamirante de Castille, pour lui servir d'avertissement. Pam, Claude Morlot, 1649, 8 pages.
1799. Lamentations d'un procureur vuidanlles sacs de son étude, et le reconfort qu'il reçut de sa femme^ en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
Le reconfort de la femme fut
« Qu'on la YÎt pour de Targent. »
Ni bon ni rare.
Ui BIBLIOGRAPHIE [lauus]!
f 800. Lamentations (les) de la Durié de Saint-Cloux {sic)j touchant le siège de Paris. Paris, 4649, 8 pages.
Détails très-positifs sur lu méder de la Durié et les habitude», de sa maison.
« La Du Ryer, dit Tallemant des Réaux , étoitune pauvre fille d'auprès de Mons en Haynaut , qui étoit assez jolie en sa jeunesse.- Elle se donna à Saint-Preuil , qui lui fit gagner dix à douze mille fivres en une campagne où elle fut vivandière. Elle épouse un nemmé Du. Ryer et se met à tenir auberge. EUe étoit aussi un peu
m. Yeuve de Du Ryer, elle se remasia à un homme dont eUe
n'a jamais porté le nom. H étoit maître cuisinier à Saint-Cloudy où elle fit un cabaret magnifique. Au conunencement^ les dames n'y vouloient point aller. Elle avoit un jardin, là .auprès, où on leur portoit ce qu'elles avoient commandé. Enfin y on s'y apprivcnsa. • Historiette de la Du Ryer y p. 360 , V* vol.
La Du Ryer ou Durié est morte en f 652.
4801. Lamentations (les) mazarines. Paris ^ Philippe Clément y 1 652, 8 pages.
Traduction très-Kbre de» psaumes Recordare et Quare fremuie^ runtgentes. Ce pamphlet a été publié dans le temps que les troupes royales erraient sur les bords de la Loire. D est assez rare » mais fort peu curieux.
1802. Larmes (les) de joie de madame la princesse. Paris y 1 651 , 6 pages.
Pour ta délivrance des Princes.
Ce pamphlet est signé B. E. S. D. P. P. (Boyer, écuyer, sieur Du Petit Puy).
t803. Larmes (les) de la reine et du cardinal Landri^ guet. (S. h), 1652, 18 pages.
Le surnom de Landriguet, donné à Mazarin^ fait assez omnaître quel r61e l'auteur lui prête auprès de la reine.
Un des pamphlets les plus insolents contre Anne d'Autriche ,, les plus spirituels, et peut-être les plus rares.
Llbtteea] des MAZARINADES. 105
Après le siège dHÊtainpes. L'auteur appartenait étroitement au parti de M. le Prince.
1804. Larmes (les) de Thémis exilée de la ville de Bordeaux, adressées au roy. Paris y Pierre Targa, 4653, 22 pages.
Voir le Dialogue métaphorique de V Inconnu , etc.
1805. Larmes (les) et complaintes de la reine d'Angleterre sur la mort de son époux, à l'imitation des quatrains du sieur de Pibrac, par David Ferrand. Paris , Michel Mettayer, \ 649, 8 pages. Très'^rare.
4806. Larmes (les) mazarines. Sur la copie imprimée à Bruxelles j 1651 . 7 pages.
c Par im airèC trèt équitable Thémis l'a déclaré coupable, Renoayelé dès avant hier, Gelai da leptième janvier. »
Il faut dire que cela n'est pas commun ; et puis rien.
4807. Leçons (les) de ténèbres, ou les Lamentations de Mazarin. Paris y 1649, 8 pages.
Traduction libre des Lamentations de Jérémie, qui sont chantées
aux matines du jeudi saint.
4808. Leçons (les) des {sic) ténèbres des Parisiens, où les prophéties de Jérémie sont naïvement expliquées, suivant ce qui arrive à présent. Paris ^ Pierre Sevestre, 4649, 8 pages.
Ce pamphlet n'est ni meilleur ni plus mauvais que le précédent ; mais il est plus rare. Mazarin y joue le rôle de Judas. Après la prise de Charenton.
4 809. Lettera del re mandata al parliamento di Parigi, sopra la causa délia ritentione de' signori principi di
106 BtBUOGRAPHlE [imm]
Condëy e di Conty et duca di Longavilla. MUemOj 1650,in-4*.
Traduction de la Lettre du roi sur la détention des princes, etc. (Catalogue de M. Ferdinand Belvisi , de Bologne. )
1 81 0. Lettre à Tabbë, burlesque. Paris ^ 1 649, 7 pagM«
1811. Lettre à mademoiselle de Y., étant à la campagne, ensuite de la guerre des tabourets. Paris ^ 1 649, 16 pages.
1812. Lettre à messieurs les vidame et gouverneur d'Amiens, et d'Auquincourt(.ric)9 gouverneur de Përonne, pour la conservation de leurs gouvernements. Paris, 1649, 15 pages.
Signée N. T.
1813. Lettre à monsieur le cardinal, burlesque. Paris, Arnould Cottinet, 1 649, 20 pages.
Signé Nicolas Le Dru. On sait que c'était le pseudonyme de Tabbé de LafTemas.
La date du 9 mars i649 est exprimée à la fin en un huitain fort spirituel.
Cette lettre est placée dans le Mascurat, page 213 , au-dessus des pièces burlesques de Scarron; et ce n'est pas sans quelque ' fondement. On y trouve de curieux détails sur les habitiûies de Mazarin et sur les mœurs du temps.
c Quoique ne tojez in saeris.
N'ayant ordres donn^ ni pris. i>
Cest une circonstance qu'on oublie trop souvent dans l'appréciation de la vie du cardinal Mazarin.
Laffemas appelle le marquis de Labonlaye
< O grand Gaasion de conToi« »
« Voici Varrêt Je Mazarin ,
La Lettre du cavalier George ;,..
Pub voîcî le Courrier francois ,
Arrivé U neptièiM» fois;...
[URiB] DES MAZARINADES. 107
' Voici la Fmmce wud régie , La Lettre au prince de Condé,,, .... Maximes authentiques Tant morales que politiques , Remontrances auparleiment,..
Item la Lettre circulaire.
Lettre de consolation A madame de Chdtillon. . . »
On peaft croire que ce sont là les pièces qui faisaient alors le |ilus dé bruit ; mais les titres ont été arrangés pour la riine.
La Lettre au cardinal ^ burlesque ^ eut un immense succès dès son apparition. Dans V Enfer burlesque , les ombres la demandent toutes à Énée , qui dit à Didon :
c ... Plus je TOUS regarde, Moins je m'en serois mis en garde Qae pour un Nicolas Le Dm Vous eussiez le cœur ai féro. s
Cest une des pièces les plus communes aujourd'hui.
n y en a une réimpression jouxte la copie, etc., 19 pages, et «M contrefaçon publiée en 46S2 , sous le titre de : Lettre de VAf. Seamm, enpojnée au cardinal Mazarin, etc.
H en a paru une suite intitulée : Lettre du soldat françois au copalier Georges, etc. Je ne crois pas que cette suite soit de Laffe» mas.
1814. Lettre au R. père confesseur de la reyne sur la diversité des affaires présentes. Paris ^ Denya Ltnglois, 1649, 7 pages.
&g|ié T. M.
1815. Lettre au roi de messieurs les ducs de Retz et de Brissac pour la liberté de monseigneur le cardinal de Retz. (S. 1. n. d.), 7 pages.
Signée de Retz , le duc de Brissac , le duc de Retz, et non datée. Elle est reproduite dans une note de la page 423 des Mémoires du cardinal^ coll. Michaud.
1 81 6. Lettre burlesque à Mazarin. (S. 1.), 1 649, 8 pages.
Mavvaîse imitation de la Lettre au cardinal y burlesque.
108 BIRUOGRAPHIE [LKirtv]
1 81 7. Lettre circulaire, contenant un charitable avis à quelques villes de Champagne et Picardie , pour les inciter de se résoudre à prendre le bon parti du roi et du Parlement, du 12 février 1649. Paris, François Preuveray, 1649, 7 pages.
1818. Lettre circulaire de Tarchevéque de Paris aux ciirës du diocèse, pour recommander le cardinal de Retz à leurs prières (S. 1. n. d.), 3 pages.
Datée du 23 janvier 1653, et signée Beaudouyn.
1819. Lettre circulaire de l'assemblée de la noblesse. (S. L, 1651), 14 pages.
Datée du dernier février 165i.
On lit ensuite : 1 . Le Consentement et approbittion du duc d'Orléans 9 sous la date du 2 février ;