‹ Bibliographie des mazarinades (volume 2)Chapitre 5 sur 10 · Un modèle de procuration · texte numérisé non relu

Un modèle de procuration

3. V Union de la noblesse ^ datée du i février, avec les signatures au nombre de 272 apposées « sans distinction ni différence de ^ rangs et maisons , afin que personne n'y puisse trouver à redire. »

1820. Lettre circulaire de messieurs du Parlement de Provence, envoyée à toutes les villes de France sur le sujet de Tarrivée de M. de Mercœur en Provence. Paris^ Jacques Le Gentil, 1652, 7 pages.

Datée d'Aix le 10 mai.

Elle est d'un partisan du comte d'Alais, et non du Parlement. Aussi le second titre porte-t-il : Lettre circulaire envoyée de Pro^ venee, etc. Gela est plus vrai.

1 821 . Lettre circulaire de monseigneur réminentissime cardinal de Retz, archevêque de Paris, du 24 avril 1660. Paris, 1660, 47 pages.

Elle est adressée à tous les évéqués, prêtres et enfants de l'Église.

1 822. Lettre (la) circulaire du Parlement de Paris en-

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voyée i tous les parlements de France , au sujet de Tarrét de ladite cour, du 20 juillet 1 652 (sur la lieuteFiance générale). Paris, Salomon de La Fosse, 1 652,

7 pages.

Supposition maladroite, que suivit de près la puUication de la rentable lettre circulaire , etc.

1823. Lettre circulaire écrite par Son Altesse Royale à messieurs les gouverneurs des provinces, sur le sujet de sa qualité de lieutenant général du roi, en l'étendue de son royaume, terres et seigneuries de son obéissance , tant que le cardinal Mazarin sera en France. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 8 pages.

Datée du 23 juillet. Importante et rare.

n n'est pas inutile de remarquer qu'aux termes mêmes de la lettre, le Parlement a conuié le duc d^Orléans à prendre la qualité dé' lieutenant général.

1 824. Lettre circulaire envoyée à tous les gentilshommes de France, pour leur adresser l'arrêté fait à rassemblée de* La Roche Guyon, les mémoires dont on a duirgé nos députés pour présenter au roi, et le favorable traitement qu'ils ont reçu de Sa Majesté, datée de Marine, le 1* juillet 1652. Pam, veuve J." Guillemot, 1652, 4 pages.

Signée Charles d'Ailly Annery.

1825. Lettre circulaire envoyée dans les provinces à tous les gentilshommes de ce royaume , avec Tunfon de la noblesse pour empêcher les désordres, les exoès et les ravages des gens de guerre, et pour parvenir à la paix générale, faite le 16 du mois de mai 1652, à Nogent-le-Roi . Paris, veuve J. Guillemot, 4652,

8 pages.

110 BIBLIOGRAPHIE [LsrrftB]

1 826. Lettre cîneuiaire envoyée dans les provinces à tous tes gentilshommes par ordre de l'assemblée de la noblesse, tenue à Paris, dnvL Cordeliers, le 25 mars 1 651 , et dressée par les président, commissaires choisis et secrétaires de ladite assemblée. Paris j veuve J. Guillemot, 1 651 y 8 pages.

Datée du 25 mars.

tSQl. Lettre circulaire envoyée par le roi à .tous les gouverneurs du royaume de France (sic). Paris, 1 649, 8 pages.

Dotée de Saint-Germàin le dO septembre 1647 (48), et contresignée Phelippeanx.

Récit de tout ce qui s'est passé depuis Vémotion du 26 août 1648 jusqu'aux conférences du Parlement avec les princes , à Sainte-Germain.

1 828. Lettre circulaire et véritable de Tarchiduc Iiéo* pold envoyée à tous les gouverneurs, prévôts et échevins des viHes et bourgs'de France situés sur le chetun et la route de son armée. Paris, Claude Morlot, 1649, 4 pages,

Datée du camp, le 20 mars.

Le parlement avait permis cette indécente tromperie !

1829. Lettre circulaire pour la convocation des États généraux. SainUGermainren^Laye^ (s. d.), 4 pages.

On sait que les États devaient s'assembler à Orléans le 1 5 mars Curieuse et rare. Datée du 23 janvier.

4830. Lettré Contenant ce qui s'est passé en Tasêemblée du' Parlement, depuis lé {sic) dimanche et lundi 14 et i5^ars'1649, sur lèsujet des articles signés à Riiel. Purisy veuve d' Anthoine Coulon,* 1 649, 4 p^^gi^»/

Datée de Paris lundi soir, 15 mars. ' < '

[iBrm] DES MAZAMNADES. lli

f 8^. Lettre contenant des avis de politique et de conscience, envoyée au cardinal Mazarin, à SainlnGennainen-Laye, par son confesseur, le père Monaco, supérieur des Théatins, traduite fidèlement de l^italien en François. Paris, Rollin de la Haye, 1649,. 7 pages.

Datée du 17 mars, c'est-à-dire après la paix. Le caractère du père Monaco est assez bien conservé dans cette tetue, qui d'ailleurs n'est pas d'un grand intérêt.

1832* Lettre contenant la véritable nouvelle de la paix, suivant ce qui a, été arrêté à la -conférence tenue, à Ruel. Paris y veuve d'Anthoine Coulon^ 1649, 4 pages.

Datée de Ruel, le 12 mars.

Bavardage insignifiant.

1833. Lettre coupée sur le sujet de Mazarîn, pour et contre. Placard de 1 649.

La plaisanterie parut si ingénieuse et si bonne qu'on publia pMsque aussit6t les Deux nouvelles lettres coupées ^ etc.

1834. Lettre curieuse envoyée de Rome à Cologne au cardinal par ses nièces entreprises en chemin, traduite d^italien en firançois, par L. S. F. S. N. D. P. E. L. Paris , 1651, 34 pages.

Datée de Rome le iS avril i6î$i, et signée J^^ irn>û nièces. Elle justifie assez bien son titre ; mais surtout eHe est rare.

4885. Lettre curieuse sur ce qui s'est passé de plus remarquable à Paris, depuis le jour des Rois jusqu'à là fin de la première conférence, avec un petit discours de la vie et de la mort de M. le comte de Soissons. Paris ^ 1649, 26 pages.

Signée J. D. L. T.

L*autenr répond au Frai poiitiqae, ou t Homme trÉtat éésihtd^ ressé, etc.

112 BIBLIOGRAPHIE [lbttrb]

4 836. Lettre d'Aristandre à Qéobule, ou les G)njecture8 politiques sur ce qui se passe à Saint-Germain. Paris, 1649, 12 pages.

1837. Lettre d'avis à messieurs du Parlement de Paris, écrite par un provincial. Paris ^ 1649, 34 pages.

Naudé la cite comme un exemple de ce que sont les bonnes pièces dans leurs formes extérieures : l'impression , le titre, le nombre des feuilles , et dans leurs formes intérieures : la composiâon et le style. (Pages 204 et 208 du Mascurat.) Guy Padn la signale avec éloge à la page* 190 du I*' volume des Lettres à Spon; et Mdlly l'indique dans la note de la page 123 de son H* volume.

Mais ce qui la recommande peut-être davantage encore, c'est l'accueil qui lui fut fait à son apparition. Elle devint tout aussitôt le point de départ d'une polémique vive , ardente , passionnée. Huit pamphlets se succédèrent en peu de jours pour l'attaque ou pour la défense de la Lettre d'avis.

Ce fut d'abord la Réponse et réfutation du discours intitulé : Lettre d'avis , etc. ; puis , dans l'ordre que je vais suivre. Réplique au suffisant et captieux censeur de la Lettre d'avis , etc. ; Censure de l'insuffisante et prétendue réponse faite à la Réfutation^ etc. ; Féritable censure de la Lettre d'avis , etc. ; le Donjon du droit na^ turel divin y etc. ; la Ruine du mal nommé , etc.; le Retorquemeni du foudre de Jupinet, etc. ; Jugement et censure des trois li^ belles , etc. ; enfin , Discours chrétien et politique de la puissance des rois. C'est ici en quelque sorte le résumé de la discussion. On peut y joindre le pamphlet intitulé : Question : s'il doit y avoir un premier ministre dans le conseil du roi, etc.

Saint-Ange dit à Mascurat que la Lettre d'apis « n'est qu'un presûs (sic) des mauvaises maximes de la Franco Gallia Hottomani et des Findiciœ contra tyrannos Junii JBruti. » Voici, en effet , quelques passages de la Lettre :

« I^s rois cessent d'être rois quand ils abusent de leur autorité. Les sujets sont déliés de leurs serments quand les rois contreviennent aux leurs, v

« Vous êtes ces dieux consentes sans lesquels les rois ne peuvent rien faire de juste ni de considérable dans le gouvernement de leurs peuples. » Cela s'adresse au Parlement.

[LSTm\ DES MAZARINADES. lljl

« n y a bien de la différence entre ces deux propositions : le Prince peut prendre et disposer de nos biens et vies à sa fantaisie ; et nous devons employer vies et biens à servir le PritpK^e. »

Ce dernier passage , d'une évidente justesse , a pourtant été ardemment controversé, comme nous allons le voir.

L'auteur de la Réponse et réfutation s'attaque à la preeiîère maxime seule ; et il soutient que les rois sont toujours rob^ même quand ils deviennent tyrans. La discussion prend aussitôt un caractère théologique. On cite les saintes Écritures, les décrétales et le droit canon. L'auteur de la Réplique au suffisant et captieux censeur a invoqué l'exemple de Roboam ; celui de la Féritablecensure de la Lettre d'avis s'autorise de l'exemple de Saiil pour affirmer que les rois ont la pleine et entière disposition de la vie et des biens de leurs sujets. La raison en est, dit-il , que Dieu les a donnés aux peuples en punition de leurs crimes.

Au contraire , l'auteur du Rétorquement du foudre de Jupimet prétend que les peuples ont le droit de déposséder les rois qui ne font pas bien leurs charges. Il dit qu'il faudrait, à l'imitation de saint Ambroise, sifQer les princes temporels et spirituels , leur fisr^ mer les portes des églises, ou les en chasser, s'ils y sont, parce que tout est rempli de sacrilèges, ^athées y d'impiétés, de concussions et de lubricités.

Tous ne vont pas aussi loin dans les conséquences de leur doc^ trine. Ainsi , celui qui le premier parle de Roboam , se hâte d'ajouter qu'au surplus il ne s'agit dans ce débat que des ministres qui doivent obéir aux lois. L'auteur du Discours chrétien et pol^ tique dit bien : t Ce ne sont pas les rois qui ont fait les peuples ; ce sont , au contraire , les peuples qui ont fait les rois. » Mais il n'en conclut pas que les peuples sont souverains. U soutient seulement que les rois doivent , comme tous les hommes , obéir aux commandements de Dieu , et que les royautés se perdent par la tyrannie. Ce n'est plus une maxime de droit ; c'est un fait.

Il est remarquable que des deux côtés la discussion est dominée par ce principe chréti^en : Omnis potes tas à Deo.

La Lettre d'avis fut publiée contre la paix pendant les conféreiices de Ruel. La paix se fit pourtant ; mais la polémique continua sur un ton qui prouvait assez que les luttes n'étaient pas finies.

A côté de cette grande controverse, il s'éleva bientôt une dispute

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