‹ Bibliographie des mazarinades (volume 2)Chapitre 7 sur 10 · Première partie. T en a-t-il une autre · texte numérisé non relu

Première partie. T en a-t-il une autre

Je n'ai vu à y prendre que ce fait : pendant la première guerre de Bordeaux » Mademoiselle aurait demafidé la grâce de Bichon , le gouverneur du château de Vayres.

2302. Limites (les) des souffrances de la France. (S. 1.), 1650, 7 pages.

2303* Liquidation et supputation véritable de la quantité de livres de pain qu'un stier (sic) de blé peut rapporter, et du prix auquel chaque livre doit revenir, à proportion du prix courant du blé au marché, suivant ce que Ton en rend en eschange de blé dans le magazin du grand pain bourgeois estably pour cet effet dans la rue des Roziers, à coté de la vieille rue du Temple, au petit hostel d'O (où estoit autrefois TAcadémie de Benjamin), où les pauvres iQesmes et ceux

[liste] des MAZÂHINâDES. iS3

qui n*ont pas des blës {sic)j peurent trouver la roéme satisfaction et avantage. (S. I. n. d.), 3 pages.

Voir le Franc bourgeois de Paris, etc.

2304. Lis et fais. (S. I., 1649), 4 pages.

Signé : le Désintéressé à Paris,

Cest le premier billet du chevalier de Lavalette.

Il a été réimprimé sous le titre de : Copie du billei, etc., et sous celai d'Événements infaillibles touchant l'autorité du roi^ etc.

U auteur du Conseil nécessaire donné aux bourgeois de Paris , etc., attribue le billet à Cohon , évcque de Dol.

On a enoore de Cohon la Lettre interceptée contemuti son

intelligente et cabale avec Mazarin, et les Sentiments d* un fidèle sujet (lu roi y elc.

2305. IJste d'ëdits , déclarations et jussions registres en la chambre des domptes par commandement du roi, portés par monseigneur le duc d'Orléans, le vingt huitième avril 1648. (S. 1.), 1648, 3 pages.

Ce sont les é<lits qui donnèrent lieu aux assemblées de la chambre de Saint-Louis. La Liste n'est pas conunune.

2306. Liste de Tarmée de monsieur le Prince, le nombre des régiments de cavalerie et infanterie dont elle est composée , avec les noms des généraux , maistres de camp, capitaines et officiers qui la commandent, et de tous les seigneurs qui jusqu'à présent ont pris son parti. (S. 1., 1651), 7 pages.

Curieuse et rare.

2307. Liste de messieurs les colonels de la ville de Paris, suivant Tordre de leurs réceptions, avec les ordres qu'ils doivent tenir dans leurs marches. Paris, Nicolas Gasse, 1 649, 6 pages.

Quoique * etfe j>j«-ce ne soit pas très -rare , il ne sera peutW'tre jias sans intérêt de reproduire les noms qu'elle contient :

13e Thelity conseiller au Parlement; de Sève , sieur de Chati-

224 BIBLIOGRAPHIE [liste]

gnon vil le , maître des requêtes ; de Guenégaud , sieur du Plessis ; Miron , sieur du Tremblay^ maître des comptes ; de Lamoignon , maître des requêtes ; d'Étampes de Valençay, conseiller d'État ; Scarron de Vanvres ; Thibeuf, sieur de Bouville, conseiller au Parlement ; Favier, conseiller d'État ; Dugué Baignol , miutre des requêtes ; Tallemant j.; Menardeau Champré , conseiller au Parlement; Marrineau» id.; MoIé, sieur de Champlâtreux , conseiller d'État ; de Longueil Desmaisons ( sic ) , conseiller au Parlement ; Boucher, secrétaire du roi.

Il y en a une autre édition également chez Nicolas Gasse , mais eii plus gros caractères et de sept pages.

M. de Saint- Aulaire a donné dans son Histoire de la Fronde, pièces justificatives , une liste qui diffère un peu de celle-ci.

2308. IJste de messieurs les députés pour faire observer les arrêts et règlements sur le fait des rentes assignées sur l'Hôtel de Ville de Paris, pourvoir à l'ordre du paiement desdites rentes, et veiller à la conservation des fonds destinés à icelle {sic). Paris j Michel Mettayer, 1650, 7 pages.

J'y lis le nom de Ticquet ; peut-être le père de celui dont l'empoisonnement a donné à sa femme une si fâcheuse célébrité.

2309. Liste des députés de la milice de Paris. PariSy Pierre I^ Petit, 1652, 8 pages.

Curieuse et rare.

Je vois Colbert bourgeois dans la Colonelle de Favière , et Pocquelin dans celle de Champlâtreux.

On trouve dans le Trésor des harangues, de Gilbault, page 380 du P' vol., le discours qui a été prononcé devant le roi par M. de Sève , colonel et orateur de cette députation.

2310. Liste des édits et déclarations lues et publiées en parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 7 pages.

231 1 . Liste des empereurs et des rois qui ont perdu la

[USTB] DES MAZARINADES. ttS

vie en leur royaume par k maliee de leurs favoris et de leur ministres d*État. Piuisj veuve André Mùsnier, 1649, 8 pages.

L'auteur parlé d'Un descendant de Roverol , dernier roi d'Arles, qui gagnait sa vie à Paris, comme autrefois Homère ches lei Grecs. C'est apparemment ce Roverol ou Roveyrol qui a publié VÉhge du cœur royal de M^ le duc de Beaufort, etc.

231 2. Liste des malcontents de la cour, avec lé sujet de leurs plaintes. (S. I. n. d.), 7 pages.

Février 1649 ; car le chevalier de La Valette était encore en prison.

Pauvre imitation d'une pièce publiée sous le même titre en 1613.

231 3. Liste des ofEciers de ce royaume qui sont déchargés ou modérés du prêt et avance pour être reçus à payer le droit annuel en la prochaine année I65O9 pour servir tant auxdits ofEciers qu*à tous. les cbinmia établis aux bureaux de recettes dudit droit annuel, avec riastructioQ auxdits commis de ce qu'ils doivent faire en chacune généralité pour la recette dudit droit annuel, prêt et avance, suivant les déclarations du roi vérifiées, arrêts donnés en conséquence, et règlements des parties casuelles. Paris , Antoine Estienne, 1649,

Il faut joindre cette pièce à la Déclaration élu roi portant décharge du prêt et avance^ etc. , du 12 octobre 1648.

2314. Liste (la) des réprouvés assemblés dans la grange des Cordeliers de Pontoise, et y tenant séajiice, le septième d'août 1 652 , en leur ordre. Vam, Pierre Balthazar, (s. d.), 6 pages.

Rare ; mais elle ne vaut que par les noms.

2315. Liste (la) des troupes du duc de Lorraine et les

B. n Itt

226 BIBLIOGRAPHIE [liste]

noms de tous les régiments, tant de cavalerie que d'infanterie, suivant la revue qui en a été faite en présence de Son Altesse Royale, de monsieur le prince de Condé, du duc de Beaufort et autres seigneurs, avec le conseil de guerre séant proche de Choisy-sous-Thiers , touchant le passage desdites troupes. Paris , J. Le Gentil, 1652, 8 pages. Rare,

2316. Liste (la) et les miracles arrivés aux descentes de la châsse de Sainte - Geneviève , depuis Tannée mil deux cent sit jusques à présent, avec le nombre des châsses qui Taccompagnoient. Paris, J. Belay, 1652, Ô pages. Rare.

Treize châsses : Saint-Marcel ; Saint-Aure à Saint-Éloy ; Saint- Hagloîre aux pères de l'Oratoire 4u faubourg Saint-Jacques ; Saint- Landry à Saint-Germaiii-4' Auxerrois ; Saint-Martin et le chef Saint- Paxan à Saint-Martin-des-Champs ; Saint-Merry ; Saint-Honoré ; Sainte-Opportune ; le chef Saint-Benoît ; SaintrMédard et Saint-Hyp-

pôlite.

2317. Liste générale de tous les mazarins qui ont été ':-■ déclarés et noitimés, demeurants dans la ville et faubourgs de Paris, avec leurs noms, surnoms et demeures. Paris , François Malàize, 1 652, 6 pages.

2318. Liste (la) générale de tous les mazarins qui ont (sic) resté dans fà VîHe jet faubourgs de Paris, avec leurs noms et surnoms, envoyée à monseigneur le prince de Condé. (S. 1.), 1652, 20 pages.

-C'est le Catalogue ffes partisans , moins quelques lignes. qui ont été retranchées au c8mmencement.

2319. Liste générale de tous les mazarins, tant du Parlement que de messieurs de THôtel de Ville, qui sont

< ' sbrtis de Paris les 8 et 9 juillet , avec les confessions

[LOUANGE] DES MAZARINADËS. 227

des quatre échevios faites danslliôtel de cette dite ville à plusieurs cures et vicaires de cette ville de Parisi Paris y Claude Le Roy, 1652, 7 pages. Rare.

Je trouve le cardinal de Retz sur cette liste, d'ailleurs très-courte.

2320. Liste générale de tous les morts et blessés , tant roazarins que bourgeois de Paris, à la généreuse révolution faite à l'Hôlel de Ville pour la destruction entière des mazarins, ensemble le sujet de T institution de Tordre des Cheyaliers de la Paille par l'ordre de mes* sieurs les Princes et de Mademoiselle. Paris, Claude Le Roy, 1 652, 7 pages.

Vingt-six morts et blessés , non compris plusieurs portefaix , charbonniers et autres gens travaillant sur le port,

2321. Utanie (la) du cardinal Mazarin, où sont contenues (sic) tous les éloges de ce grand prélat. Paris, 16fe2, 7pages. Très-rare,

La réponse est : Sors de notre Erance.

Cherchez toutes les injures qu'on peut adresser à un hoàune ; vous n'en trouverez pas une qui ne soit dans la Litanie,

2322. Litanies (les) du temps. Paris, François Noël, (1650), 16 pages.

2323. Lœtitia (^/c) publica, seu Faustus LudoviciXrVin Lutetiam reditus, au tore Salomon Priesaco. Parisiis, apud Sébastianum Martin (.r/c), 1649, 13 pages.

2324. Logements (les) de la cour à Saint-Germain-en» Laye. (S. 1.), 1649, 6 pages.

Pamphlet fort impertinent.

Il y a im tirage dont les exemplaires portent la date sur le titre en chifires arabes. Le texte est d'ailleurs absolument le même.

2325. Louange de feu monsieur le marquis de Clanleu^

228 BIBLIOGRAPHIE [louanges]

tué à Charenton en combattant pour le service du roi et du Parlement, avec cette épigraphe : Dulceetdeco^ rum estpro patriâ mori. Paris f Claude Huot, 1649,

7 pages.

2326. Louange de la générosité des Parisiens pendant le siège de leur ville. Paris ^ Claude Huot, 1649,

8 pages.

2327. Louanges à monseigneur Tarchevêque de Bordeaux sur la paix de Gascogne, Paris y 1649, 7 pages.

Voici qui est un peu fort :

« Je ne croîs pas qu'aucun mortel Doive vous {KMtposer aux angeSi . .

Vous les égalez tous par votre sainteté ; Vous les passez en dignité. »

2328. Louanges (les) de la Paille, dédiées à monsieur le duc de Beaufort. Paris ^ J. du Crocq, 1652, 8 pages.

L'épître dédicatoire est signée D. N.

Elles ont été réimprimées avec le Règlement arrêté au conseil tenu au palais {l'Orléans pour pourvoir aux vivres, de la ville. (5 août 1652.)

2329. Ix>uanges (les) des Parisiens, données en Thonneur du Parlement. Paris, veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 18 pages.

Les louanges des Parisiens ne comprennent que trois pages; puis vient une autre pièce intitulée : Louange à la reine. On y trouve des strophes entières des Plaintes de la France à la reine ^ etc.

2330. Louanges (les) du cheval de Mazarin, qui le jetta par terre à son retour en France. (S. L), 1652, 6 pages.

UEpttre aux mules de don Miguel n*est pas aussi originale qu'on le croit.

[lumières] des MAZARINADËS. 229

2331. Ix>ui8y par la grâce de Dieu, etc. (S. I. n. d.), 6 pages. Rare.

liettres patentes, datées du i8 février 1649, par lesquelles sont renvoyés devant le Parlement de Dijon tous les procès des partisans du comte d'Alais , gouverneur de Provence. Elles sont curieuses par le grand nombre de noms qu'elles contiennent.

On le trouve aussi sous le titre de Lettres patentes du roi, en date du i 8 février \ 649, etc.

2332. Lucifer précipité du ciel par le génie françois, ou Mazarin chassé de Paris par Tinspiration de saint Michel, ange tutélairc de la France. Paris, jouxte la copie imprimée à Rouen, 1649, 7 pages.

2333. Ludovico XIV, Galliarum régi, Gallia supplex finem motûs civilis orat et impetrat. Car^nen ex theatro régi» Navarrœ laetitiœ publicae, pace ipsâ recenti, datum, 4 aprilis 1649, à Josephode Gontault Biron, rhetore. (S. 1. n. d.), 6 pages.

Le professeur n'a pas voulu perdre tout l'honneur de la correction au moins ; et il a signé : Robertus de Bailly, eloquentias apud Navarrapi professor.

2334. Lumières pour Thistoire de ce temps, ou Réfuta-* tion de tous les libelles et discours faits contre l'autorité royale durant les troubles à Paris , avec les motifs de la stabilité et durée de la paix contre Topinion du vulgaire. Fiatpax in virtutê tud et abundantiain turribus tuis , Ps. 121. Parisy 1649, 16 pages.

Deux parties, dont la première finit à la page 9.

Voici le titre de la seconde :

Lumières de la vérité, ou le Mensonge reconnu dans les libelles diffamatoires publiés dans Paris sans permission, depuis le mois de Janvier jusques au mois de mars i649, contre la conduite des personnes royales et publiques.

La première partie a été composée avant la paix.

iVrsi un assf*/ pauvre jianiphlrr ; mais il est franchement maza-

2a0 BIBLIOGRAPHIE [MAOKiFiCiT]

riniste ; il contient les titres des plus fameux libelles du temps. Ce sont deux recommandations ; malheureusement il n'est pas rare.

2335. Lunettes (les) à toutes âges (sic)^ pour faire voir clair aux ennemis de TÉtat. Paris j veuve Jean Remy, 1649, 8 pages.

Imitation de la pièce de IGIS, intitulée : les Lunettes à tous âges, pour faire voir clair à ceux qui ont la vue trouble.

2336. Lutetiae ad reginam suasoria et deprecatoria lamèntatioy ex Hieremiâ deprompta. Parisiis, 1649, 8 pages.

2337. Lys (le) fleurissant| cultivé par la paix. Paris, veuve Jean Remy, 1 649, 7 pages.

^ Py lis que la vigne abhorre le chou, et que Tolive ne peut pas s'entendre avec le concombre !

2338. Lys (le) royal, arrosé parles larmes de joie des fidèles François, et l'explication des armes de France, présenté à Leurs Majestés par S. D. N« (Suzanne de Nervèze). Paris j Guillaume Sassier, 1649, 7 pages.

2339. Magasin (le) charitable. (S. 1., 1652), 27 pages. . Très-rare,

État des malades , des orphelins et des nécessiteux ; compte des dépenses et des recettes en nature.

Voir le Mandement àe l'archevêque de Paris pour le secours des pauvres.

Même pièce que le Mémoire des besoins de la campagne, etc.

2340. Magnificat (le) de la reine sur la détention des princes. Paris ^ Jean Brunet, 1650, 8 pages.

Mauvaise |>araphrase du Magnificat, suivie d'un sonnet plus mauvais encore.

[MALTOTiEES] DES MAZARINADËS. 231

Pour terminer la stance imitée du Gloria Patrie l'auteur a ajouté ces quatre vers qui sont les plus curieux et les meilleurs :

V. Guitaut , que jamais la faveur Après ce coup ne t'abandoune , Puisque tu causes le bonheur Des peuples et de la couronne. »

On sait que c'est le vieux Guitaut, capitaine des gardes de la reine, qui arrêta le prince de Condé.

Le pamphlet est d'un frondeur.

2341 . Magnifique (la) entrée de la paix, ou les Superbes portiques et arcs de triomphe préparés à la venue de Leurs Majestés dans la ville de Paris. Paris , Pierre Dupont^ 1 649, 8 pages.

L'auteur parle des quatre États. Apparemment dans son système les parlements prenaient place entre la noblesse et le tiers. C'était un peu leur prétention.

2342. Majorité (la) du roy, ou le Royal miroir présenté à Sa Majesté. (S. 1.^ 1651), 11 pages.

L'auteur recommande au roi de « jetter l'œil de temps en temps sur la recepte et mise de ses deniers. >*

Ce pamphet a également paru sous le titre de : le RoyaV mi" roir, etc.

2343. Malédiction (la) des Mazarins et la glorification des illustres Parisiens, défenseurs de la liberté publique, avec les éloges des princes et princesses déclarés pour le parti. Paris y Jean Brunet, .1652, 8 pages.

Mauvaises stances, qui ne sont pas communes.

2344. Maltôtiers (les), ou les Pêcheurs en eau trouble, en vers burlesques. Langue normande : les Pesr/ueux enynu trouble, Paris, 1649, 8 pages.

Les pièces en patois ne sont pas communes. De plus, celle-ci est assez, spirituelle.

^32 BIBLIOGRAPHIE [mandemeiit]

2345. Mandement de haut et puissant prince monseigneur Henry de Bourbon, évêque de Metz j abbé de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, pour la procession générale et solennelle où sera portée la châsse de Saint-Germain , le dimanche 1 6 du pissent mois de juin 1652. (S. 1. n. d^), Nicolas Gasse/,.. pages.

Daté du château abbatial de Saint-Germain des Prés, le 7 juin.

23.46. Mandement de messieurs les doyen et chapitre de l'église de Paris pour l'administration et régime de l'archevêché de Paris.

Daté du 3i août i 654.

Cest une affiche de format in-folio. Le chapitre déclare que , ▼u Pabsence de l'archevêque et Pempéchement des vicaires généraux , il prend Ta^ministration du diocèse.

2347. Mandement de monseigneur l'illustrissime et révérendissimç archevêque de Paris pour la procession de la châsse de Saipte-Genevi^ve, avec Tordre et le chemin des processions. (S. 1., 1652), 7 pages.

Daté du 5 juin 1652, et signé Jean François» archevêque de Paris.

La procession devait avoir lieu le 1 i , jour de Saint-Bamabé. Les processions des paroisses étaient fixées aux vendredi 7, samedi 8 f dimanche 9 et lundi 10.

Il faut y joindre Vjépis aux Parisiens sur la descente de la châsse dfi Sainte^eneviève ^ etc.» et V ordre et cérémonie qui se doit ob^ server, etc.

Au moment où Feret , vicaire général de l'archevêque , entrait daps la Grand' Chambre pour prendre les ordres du Parlement sur la procession , les enquêtes venaient demander qu*on s'occupât de parfaire les cinquante mille écus destinés à payer l'assassinat de Mazarin ; ce qui fit dire au conseiller Leclerc de Gourcelles : « Nous sommes anjourd'huy en dévotion de fête double : nous ordonnons des processions ^et nous travaillons a faire assassiner un cardinal. »

2348. Mandement de monseigneur Tillustrissime et ré-

[mândoieiit] des MAZâRINâDES. 233

vérendissime archevesque de Paris pour le secours et assistance des pauvres. Paris j Pierre Targa, 4652,

Daté du 28 juin 1652.

n ne paraît pas que l'initiative de l'œuvre qui est recommandée dans ce mandement appartienne à l'archevêque. On peut croire qu'elle avait été prise, dès i649, par des personnes charitables. Je lis en effet dans un petit livre intitulé : Des devoirs des seigneurs dans leurs terres ^ suivant les ordonnances de France y et publié à Paris en i668 : « Suivant les lieux et les temps^ on peut se servir d'une manière de potage , ainsi qu'on l'a pratiqué fort utilem^t j tant dans Paris et dans ses faubourgs qu'en plusieurs autres lieux de la campagne, dans les années 1649 et 1650, où la misère publique a esté extresme, et où toutefois la despense de chaque portion que l'on donnoit chaque jour à chaque pauvre, ne revenoit pas en ce temps là à plus d'un sol ou environ. Cela est marqué dans un mémoire imprimé pour la seconde fois chez Savreux , au parvis Nostre-Dame, à l'enseigne des Trois Vertus, en cette année 1650.»

La distribution du potage se continua pendant toute Tannée i 650; car j'ai un compte du mois de décembre. Fut-elle interrompue en 1651 ? je n'en sais rien. Ce que je puis dire seulement, c'est que je n'ai plus rencontré que des pièces de 1 652 .

A cette époque , les trésoriers laïques de l'œuvre étaient M*** de Lamoignon , M*^ de Traverzé , le président de Hercé , et plus tard , de BretonviHiers.

Xhi avait d'abord établi dans quelques paroisses des marmites pour distribuer de la soupe aux pauvres, dont le nombre atteignait douze mille , est-il dit dans le Moyen pour obtenir de Dieu une paix véritable y etc. On y avait ensuite ajouté des aumônes en argent et en nature, des vêtements, des médicaments ^^ et jusqu'à des ornements d'autel , des vases méqie pour le saint sacrifice. Les curés de Paris étaient naturellement les principaux agents de l'œuvre dans la ville. Dans la banlieue et dans les provinces voisines, les congrégations religieuses présidaient à la répartition des secours ; et parmi elles il faut nommer les prêtres de la communauté de saint Nicolas-du-Chardonnet , les jésuites, les capucins, les jacobins et les pères de la Mission.

Il est facile de se faire une idée de la misère publique quand on

234 BIBLIOGRAPHIE [màhifestàtion]

sait que la chair des chevaux tués au combat du faubourg Saint- Antoine se vendait dix sous la livre. .

Dans le mois d'octobre 1652, l'œuvre avait été régulièrement organisée. M. Feret, Pun des vicaires généraux, la dirigeait avec la délégation et sous Tautorité de Parchevéque de Paris. Je trouve dans le règlement qui a été publié alors pour la distribution des secours , cette phrase : « Pour les ecclésiastiques, tout est superflu , hors le dernier nécessaire. » . .

Cest au mandement de l'archevêque que l'œuvre dut sa plus rapide impulsion. On en jugera par ce fait que pendant le mois de juillet, au lieu de douze mille pauvres,, on compta que quinze mille avaient été secourus ! et le mandement est du 28 juin.

Je n'ai malheureusement à signaler qu'un trop petit nombre de pièces. Les voici : Abrégé péritable de ce qui s'est fait pour le sou-logement des pauvres, etc.; État sommaire des misères de la campagne , etc.; Mémoire des besoins de la campagne , etc.; Mois de décembre 1650, etc.; Moyen pour obtenir de Dieu une véritable paix, etc.; Relation des mois de juin et juillet 1652 , etc.; Exftortalion aux Parisiens sur le secours des pauvres , etc.

Toutes ces pièces sont rares. Je n'ai jamais rencontré le méqioire imprimé pour la seconde fois chez Savreux.

2349. Mandement de monsieur l^évêque d'Amiens pour invoquer l*aide de Dieu contre les désordres et sacrilèges que commettent les gens de guerre envers le Très-Saint Sacrement de Tautel. Jouxte la copie 4|p

■ primée à Amiens par le commandement de mondit sieur Tévêque d'Amiens, 1 650^ 6 pages. Rare.

Daté du l*' juin, et signé Picard.

Pourquoi n'est-îl pas signé de l'évéque ?

L'auteur cite le curé de Moliens^ exerçant la charge de curé de Biirevault, qui mourut de chagrin pour avoir vu profaner les hosties dans l'église de cette dernière paroisse.

2350. Manifestation (la) de Tantechrist en la personne de Mazarin et de ses adhérents, avec des figures au-

■' thentiques de TÉcriture sainte, oîi est vu à découvert

[MAHiFBsn] DES MÂZÂRINADES. S35

l'impiété et le blasphème des mauvais chrétiens de. ce t(smps. Sujet très-remarquable.

Beatus vir qui non abiit in concilio. Mazarinorum et in i^id cahalistarum non stetitj et in cathedra impiorum- non stetit. Ps* 1 . Paris, veuve Jean Remy, 1 649, 8 pages.

« Cet illustre sénat auquel j'ai dédié V Union des bons François» en forme de panégyrique, qui fera voir à toute la France qu'elle est appuyée d'une main suprême et auxiliaire plus puissante que celle d'Hercule , etc. »

2351. Manifeste au roi, contenant quel doit être le conseil d'un prince , à la gloire du Parlement, par L. S. D. T. (le sieur Du Teil?) Paris y Denys Langlois, 1 649, 8 pages.

« Il faut que nous révérions , comme l'image de la puissance de Dieu , les princes que nous ne pouvons plus aimer comme l'image de sa bonté »

« Et parce que leur puissance vient du ciel , elle ne peut être empêchée que de ce côté là. »

« La fortune ne m'a point encore donné de place auprès de Votre Majesté. «

2352 . Manifeste (le) circulaire de monseigneur le Prince, envoyé au peuple de France, touchant les succès de Mouron, Coignac et de la dernière bataille qu'il a gagnée sur le comte d'Harcourt dans la Saintonge,, et sur les ordres qu'on a envoyés au cardinal Mazarin d'entrer dans l'État avec le titre de généralissime. (S. 1., 1652), 15 pages.

L'auteur ne se nomme pas ; mais il a la bonne foi d'avouer qu'il a fait parler le prince de Condé « pour donner plus de majesté à son écrit, w

Il répond à un article de la Gazette sur le combat qui suivit la levée du siège de Cognac par M. le Prince.

Sd6 BIBLIOGRAPHIE [lUKirESTE]

2353. Manifeste (le) d'Espagne fait conti*e Mazarin, apporté par madame la duchesse de Longueville, présenté à messieurs les princes à son arrivée. (S. 1.), 1 651 , 24 pages.

Cest une plaisante idée que d'avoir mis le nom de l'Espagne en tête de ce pamphlet ; l'Espagne en yéritc n'y est pom* rien.

L'auteur défend avec habileté , avec esprit le prince de Condé ; il invoque la déclari^tion de 1648. Cest un peu tard , puisque le prince est libre. Le pamphlet n'en reste pas moins bien fait et i^e.

2354. Manifeste de dom Gabriel de Tolède, commandant Tarmée d'Espagne envoyée en France pour messieurs le^ princes, contre les perfidies du duc de Lorraine, où sont ajoutées (sic) les violements des traités faits par ce duc depuis 1 2 ans , notamment celui du 1 6 juin dernier fait avec S. A. R. Paris j André Chouqueux, 1652, 16 pages. Rare,

2355. Manifeste (le) de Fauteur qui a composé le Ma^ nifeste de monseigneur le prince de Condé, pour servir d^instruçtion à ceux qui Font lu, touchant lesafTaires d'État qu'il a traité {sic). (S. 1., 1651), 23 pages.

Le Manifeste de monseigneur le prince de Condé est celui que Mathieu Du Bos a publié touaiiant les véritables raisons de sa sortie hors de Paris. Averti que le lieutenant civil menaçait d'en rechercher l'auteur, Du Bos se cacha. On l'accusait d'entretenir la division dans la famille royale, et de prêter à la reine l'intention de rappeler Mazarin. On ajoutait à ces deux chefs une foule de peccadilles moins pendables.

Cest pour se défendre qu'il a composé le Manifeste. Je ne crois pas que ce soit là ce qui l'a soustrait aux poursuites du Châtelet.

Tout ce qu'on peut recueillir de cette pauvre défense , c'est que le Manifeste du prince a paru iq>rès sa lettre authentique au Parlement; et le Manifeste de Tauteur après les déclarations du coadjuteur contre le retour de Mazarin .

2356. Manifeste (le) de la noblesse de Normandie, par

[MAHiiMB] DES MAZARINADKS. 07

lequel die déclare reconnaître Son Altesse Royale pour lieutenant général poilr le roi, et se joint aux princes et aux parlements pour mettre en exécution les déclarations et arrêt donnés contre le cardinal Blaiarin. PariSi Simon Le Porteur, 4 652, 8 pa^.

On lit stir la 8* page : • apporté par le baron de Cbinibtyy eè prononcé devant son altesse royale et M. le Prinoe» le 12 da ooarant (juillet i 652). »

Le baron de Chamboy était un senriteur de la tiuiison de Langueville. Cest lui qui commandait à Pont-de-1'Aicbe en 1650. L*orateur était donc \àen choisi. La pièce n*en reste pas nrains fausse.

2357. Manifeste (le) de la noblesse qui s^est jettée dans le parti du roi , soils la conduite de monseigneur le Prince, où lés véritables désintéressés verront dans la suite d*un beati raisonnement que les seigneurs et les gentilshommes qui se sont déclarés pour monseigûrar le Prince, sont les véritables serviteurs du roi.

Et hoc etiam pidenie et rùtgente ùtpidùL Six. f lib. Il , de Bemrf,

(S. I.), 4651, 24 pages.

2358 . Manifeste (le) de la reine régente et de itionseigneur le duc d'Orléans touchant la disgrâce du cardinal Mazarin. (S. I.), 1 651 ^ 23 pages.

Ce pamphlet est asses rare pour qu'il ne soit pas inutile d'en indiquer U pensée. On prétend y démontrer que si la reine et le duc d'Oriéuis ne se défont pas du cardinal avant ta majorité, le cardinal se défera d'eux après.

Mazarin était déjà parti ; mais l'auteur n'a pas voulu perdre sa prose.

2359. Manifeste (le) de la reine sur'le retour du cardi-* nal Mazarin et les affaires du temps. Paris ^ Salomon Deiafosse, 1652, 15 pages.

On pourrait presque croire au caractère authentique de oett^

238 BIBLIOGRAPHIE [manifeste]

pièce. La reine explique le retour de Mazarin par l'intérêt de Pautorite royale ; mais elle proteste de ne pas l'employer aux afiaires.

En tout cas , ce n'est pas d'un ennemi.

Aussi les frondeurs se sont-ils hâtés de publier la Réponse au Manifeste de la reine , etc.

Puis y un libraire a réuni les deux pièces dans une seule publication, sous le titre de : le Manifeste de la reine ^ etc., et la Réponse,

2360. Manifeste de la ville d'Aix sur les mouvements de cette province. (S. 1., 1649), 7 pages.

Rare et curieux. Il a paru en juillet.

2361 . Manifeste (le) de la ville d'Orléans , présente à Son Altesse Royale , où il est montré que, pour avoir bientôt la paix , il est nécessaire de se déclarer contre le Mazarin, à l'imitation des habitants de ladite ville d'Orléans. Paris ^ Claude Le Roy, 1652, 14 pages. Rare.

Mazarin est l'Anglais I et Mademoiselle est Jeanne d'Arc !

2362. Manifeste de la ville de Paris contre le retour du cardinal Mazarin, dédié à Son Altesse Royale. Paris, veuve J. Guillemot, 1 652, 27 pages.

Signé N. P.

La Lettre cTun habitant de la pille de Biais, etc. , porte la même signature.

« M. le Prince a déjà les armes à la main. » Ce n*est pas un fait seulement ; c'est un exemple.

« On ne prescrit jamais contre le droit public et les lois fondamentales du royaume. •>

Ce pamphlet n'est pas sans quelque valeur.

2363. Manifeste de madame la duchesse de Longueville. Bruxelles, Jean Rosch, 1 650, 1 2 pages.

Villefore l'analyse assez longuement^ page 150 de la première partie de la Véritable vie de madame de Longueville. Puis il ajoute :

[mahifestb] DEIS MAZilRlNADES. 2S»

« Si madame de LongueviUe n'a pas fait elle-même ce discours , elle étoit bien capaUe de le faire. » Plus hardie que ViHefore, M"^ de Mottevil&e n^admet pas le doute. Cétait .apparemment l'opinion commune.

Il y oi a ime édition de Parisy mais sans nom ni lieu, Jouxte la copie, et encore une s. 1., i650, 12 pages in»8*.

2364. Manifeste (le) de Mademoiselle, présenté à Son Altesse Royale. Parisj Jacques Belley, 1652^ 8 pages.

Rare et détestable pamphlet. H est difficile de comprendre comment un imprimeur a obtenu une permission expresse du duc d'Orléans pour abuser aussi sottement du nom de Mademoiselle.

2365. Manifeste (le) de Mademoiselle, présenté aux cœurs généreux par le sieur C. Perret. Paris j 1652,

Au moins il n'y a pas de permission pour celin-là.

2366. Manifeste (le) de monseigneur le duc d'Orléans, avec les conspirations du cardinal Mazarin découvertes par Son Altesse Royale, envoyées (sic) aux bons Fraiiçois et la prise de quatre cents casaques. Paris, Jean Pétrinal, 1652, 16 pages.

L'auteur s'est évidemment inspiré du discours que le duc d'Orléans avait prononcé dans le Parlement, sur le retour du cardinal Mazarin.

2367. Manifeste de monseigneur le duc de Beaufort, général des armées de Son Altesse Royale. (S. I., 1652), 3 pages.

Rare et plaisant ; satire du duc de Beaufort.

2368. Manifeste (le) de monseigneur le duc de Beaufort, par lequel il déclare se joindre à Son Altesse Royale, au Parlement et à la ville de Paris. Paris , 1 652, 15 pages.

(Test le pamphlet que le cardinal de Retz avoue sous le titre de :

S40 BIBLIOGRAPHIE [ximrBSTB]

Manifeste de M. de Beaufort en son jargon (page 258 dé ses Mémoires , coll. Michaud). Mailly le désigna dans la note de la page 393 de son IV" vol., sur la foi du cardinal et sans Pavoir Vu.

M. Champollion ne Pavait pas vu non plus quand il a cfu dé^ couvrir, sous l'indication du cardinal de Retz , \ Apologie de M. de Beaufort , par Girard.

Le Manifeste est très-pjaisant et peu commun.

M™* de Grignan disait du comte de Diechtristeiâ , Autrichien : « Il ressemble au dub de Beaufort, sans qu'il pal-lè taiieùx françois. » {Lettres de madame de Sévigné, 1671, page 44 du tome 11% édition de 1818.)

2369* Manifeste (le) de monseigneur le duc dé Gîiyse, touchant les particularités de son emprisonnement et les raisons de sa jonction avec M. le Prince. (S. 1., 1652) 9 15 pages.

Il avait paru auparavant à Bordeaux sous le titre de : Décia^ ration de Mgr. le duc de Guy se y faite à Bordeaux le Z du mois courant, etc.; et c'est encore ainsi qu'il entre dans toutes les éditions des Mémoires du duc de Guyse.

2370. Manifeste (le) de monseigneur le dbc de Longueville sur sa déclaration faite le 8 du cdurant, pour se joindre au parti de Son Altesse Royale et de messieurs les princes. Paris, jouxte la copie imprima à Rouerij chez Gaillaume Othotj imprimeur du roi ^ 1652, 15 pages.

On sait assez que le duc de Longueville ne prit pas le parti des princes pour douter de l'édition de Roueny autant que dû Manifeste.

2371 . Manifeste (le) de monseigneur le duc de Rohan, contenant les raisons de son armement et de sa jonction avec Son Altesse Royale et messieurs les princes. Paris y jouxte la copie imprimée à Angers (1652), 15 pages.

Daté d'Angers, le 12 février 1652 , et signé de Rohan. Malgré la signature et malgré \2l permission de Son Altesse Royale ^

[HAifiFESTE] DES MAZARINADES. S4t

je tiens cette pièce pour l'œnyre de quelque pamphlétaire de la Fronde. Elle diffère en un point très-essentiel de la Lettre où le duc de Rohan rend compte au duc d*Orléans de ParrestatiiDn de Boîlesve. Dans cette lettre, en effet, le duc répète avec une sorte d'affectation qu'il n'a fait qu'obéir aux ordres de Son Altesse Royale en prenant parti contre le roi ; dans le Manifeste , il te vante an contraire d'avoir caché politiquement ses desseins et d'avoir feint d'abord une neutralité qu'il ne voulait pas garder. D'ordinaire il avait plus de prudence ; et son* caractère' bien connu se retro u ve mieux dans les précautions de la Lettre.

Inutile de dire que je ne crois pas à l'édition d'Angers.

2372. Manifeste (le) de monseigneur le prince de Conàéj touchant les véritables raisons de sa sortie hors de Parisy faite le 6 juillet 1651 , avec une protestation qu'il Eût à la France, qu'il n'en veut qu'à l'ennemi commun de son repos, c'est-à-dire au cardinal Bfazarin. (S. 1., 1651), 23 pages.

n a été reproduit en entier dans les Mémoires de la minorité de Louis Xir, page 38i , édition de 1690.

Coste le cite d'après cette reproduction dans la seconde édition de son Histoire du prince de Condé , page 258. H en admet pleinement Tauthenticité ; et cependant l'auteur s'était , sinon nommé , au menus désigné très-clairement dans un pamphlet publié peu de temps après sous le titre de : le Manifeste de rauiêur qui a eom^ posé le Manifeste de M. le prince, etc. Cest Mathieu Dubos.

n me sen^Je qu'il n'était pas permis de s'y tromper.

On peut j joindre les Motifs qui ont porté Son Altesse Royale à se dédarerpour Mgr. le Prince^ etc.

2373. Hanifeste (le) de monseigneur le Prince, poor servir de justification aux calonmiés du discours qui fut exposé le 17 août 1651, oii il est réponda en détail à toutes les choses qu'on lui impute faussement, et où on fait voir que ce discours ne tend qu'à décrier la réputation de M. le Prince dans l'idée du peuple, attendu que la fausseté des crimes qu'on lui suppose

242 BIBUOGRAPHIE [«ahifbstb]

ne paraît que trop évidente à ceux qui sont versés dans la connoissance des affaires. Paris, 1651 , 24 pages.

Le discours auquel le pamphlet répond, est intitulé : Discours

gjue le roi et la reine régente ont fait lire en leur présence aux

doutés du Parlement , Chambre des comptes... le il^ jour d'août i6M.

Goste a mentionné et analysé le Manifeste dans son Histoire du prince de Condé, page 268 de l'édition de 1695.

On me permettra de croire que le Discours a sur la réponse tous les genres de. supériorité.

2374. Manifeste (le) de M. de Châteauneuf, touchant les raisons de sa retraite hors de la cour. Paris y jouxte la copie imprimée à Angouléme^ chez Frarvcois de Rosne , imprimeur ordinaire du roi, 1 652 , 15 pages.

« Ceux qui me condamnoient d'être MazariUi parce que je m'étois apparemment jette dans son parti , pourront^ facilement <x)nclure que mon dessein n'étoit autre que de ruiner les espérances de son rétablissement par les obstacles secrets que je m'efiforçois d'y fairç naître. »

M. de Châteauneuf n'a pas écrit cela ; mais on a bien pu l'écrire de lui.

Le pamphlet d'ailleurs est tout à la charge de la reine. Il n'a donc pas été imprimé à Angouléme , chez l'imprimeur du roi.

2375. Manifeste de M. le compte (sic) d'Harcourt, envoyée (sic) à monseigneur le duc d^Orléans de la ville de Brissac. Paris j Jean Petrinal, 1652^ 8 pages.

Détestable pamphlet, qui est rare après tout. Il est signé WHarcourt.

2376. Manifeste (le) de M. le Prince envoyé au C.^ ensemble la lettre de M. de Bouillon. (S. I.)^ 1650, 10 pages.

Réimpression de deux pièces relatives à la régence de Marie de Mé£eb.

[VAiliFBSTB] DES MAZARINADES. 9»

2377*. Manifeste de M. le Prince partant pour rejoindre les Espagnols.

P. C06TB., Hist. ei» prince de Condéy p. 365, éd. de 4695.

2378. Manifeste de monsieur de Carlincas, conseiller du roi au Parlement de Tholose {sic)^ contre les dëGbéràtions des États du Languedoc, pour le service du roi et pour le soulagement de son peuple. Paris f 1651, 7 pages.

Signé Deforetz ( le sieur de Garlincas ) et Bofat.

Voir VJrrét do Parlement de Toulouse du 1 5 février i65i.

2379. Manifeste (le) de monsieur le coadjuteur de Paris, exposant les raisons pour lesquelles il s^est meslë des affaires d'Estat. (S. 1.), 1651, 31 pages.

Ce pamphlet a paru dans le même temps sous le titre de la Tragédie de la royauté, etc. Il n'est pas du cardinal de fietz.

2380. Manifeste de monsieur le comté d'Alais sur les mouvements de cette province. Marseille y 1649 y 12 pages.

n y en a une édition de Lyon , Guillaume Barbier jouxte là copie imprimée à Ma^eille, Elle est aussi de douze pages. On lit sur le titre : de la Provence y au lieu de : de cette province.

J'aime mieux la Justification des armes de M. le comte d'Alais^ qui est plus complète et qui n'est pas moins rare.

2381 . Manifeste de monsieur le duc de Bouillon à la reine régente. (S. 1. n. d.), 12 pages. Rare.

Le duc de Bouillon demande que le roi lui rende Sedan. Si c'est de la Fronde , c'est de i649.

2382. Manifeste de monsieur le duc de Guyse , contenant les véritables motifs de la levée d'une armée pour

244 BIBLIOGRAPHIE [manifeste]

le service du roi et de messieurs les princes. (S. 1.)^ 1 652, 1 5 pages.

n diffère en trois points de celai qu'on a vu plus haut^ 11 est supposé ; il est sans intérêt ; il est rare.

2383. Manifeste des Angevins adressé au Parlement et ..à la ville de Paris. Paris ^ Nicolas Vivenay, 1652,

4 4 pages.

Voici du moins un argument nouveau : Les Angevins haïssaient Mazarin à cause des Vêpres Siciliennes !

2384. Manifeste des bons François contre Jules Mazarin, perturbateur du repos public^ ennemi du roi et de son État, exhortant tous les bons François de (sic) suivre et protéger ceux qui n^ont point dessein (que) de remettre le roi dans son autorité accoutumée, par la décision de trois points, qui sont le service du roi , le bien public et l'exemption dé la tyrannie. (S. 1.), 1 649, 8 pages.

Il a paru aussi sous le titre de Manifeste pour Messieurs du Parlement, etc.

2385^. Manifeste (le) des bons serviteurs . du roi étant à Paris^ et leur résolution pour la tranquillité de la ville.

Mémoires du P. Berthod, p. 587, coll. Bfidiancl. Cest un placard. A-t-il été publié en pamphlet ? Il existe une réponse intitulée : Réponse au Manifeste des méchants François, etc. Le Manifeste y est reproduit textuellement.

2386. Manifeste (le) des Bordelois, contenant le récit véritable de ce qui s^est passé dans la ville de Bordeaux, les 13 et 14 du passé. Paris, jouxte la copie imprimée , chez Simon Le Porteur, 1 651 , 8 pages.

L'auteur fait un grand éloge de TOrmée qui , dit-il, a établi le

[MAHiFiSTB] DES MAZARINADES. 945

goaverneiiient démocratique. Il espère que toute la France Timitera.

U raconte que » le i 3 du passé (juillet ), l'Ormée cassa un arrêt du Parlement , en défendit la publication et ordonna de courir sus à tous ceux qui le publieraient. « Ladite ordonnance a été scellée du grand sceau de dre rouge, dans lequel est représentée uneOrmée» pleine de cœurs enflammés , entourée de deux lauriers sur lesquels il y a un pigeon en forme de Saint-Esprit , et ptfwiessu& est écrit : Vox populi , pox Dei ; et cette autre devise : Estote prudente sicui serpentes^ etsimplices sicut columbœ. » Ce récit confirme celui de G>nrart. Voir la Généreuse résolution des Gascons , etc.

Anticipant sur le temps , TOrmée avait supprimé les avocats et les procureurs.

Ce pamphlet est curieux , comme on voit ; et de plus , il est très-rare.

2387. Manifeste des provinces fait aux parlements stir la lettre circulaire du Parlement de Paris aux autres parlements de France, au sujet de Texpulstcfn du cardinal Mazarin hors du royaume. (S. L), 1651, 1 6 pages.

Le véritable titre de la lettre du parlement est Lettre de nassei' gnears de la cour de parlement de Pans envoyée aux autres parle^ ments de Finance, etc.

2388. Manifeste (le) des sieurs Servieni (sic). Le Tèllier et Lyonne, rendant un (îdèle témoignage de toute Tadministration du gouvernement qu^Us ont eue depuis la délivrance de messieurs les princes. (S. 1., 1652), 24 pages.

Les trois secrétaires d'État venaient de quitter la cour. U n'y a dans ce pamphlet ni esprit , ni style. On ne pouvait être trompé que par le titre.

-2389^. Manifeste (le) des trois princes.

Guy Patin, Lettres à Spon. !•» vol., p. 314.

Ge titre est apparemment inexact. A quel pamphlet s'applique-t-il ?

2390. Manifeste (fe) du cardinal Mazarin, laissé à tous

S46 BIBLIOGRAPHIE ' [HAinnBnl

les François ayant sa sortie hors du royaume,: contenant un exact abrëgé de toutes les actions de son ininistère, répondant à tous Tes chefs d'accusation qu^on lui a objectes, découvrant les motifsi les ïqtrigiies et la politique dont il s^est servi pour entreprendre, pour leonduire et pour établir tous ses desseins, et le. tout ' sans que le Parlement, les frondeurs, les partisans des princes puissent sMnscrire en faux contre pas une de ses propositions.

Nonne monturo ticet umi dicerc vemm P Juthîài. , liv. III.

(S. 1., 1651), 48 pages.

Le cardinal Mazarin s'excuse justement par ce dont raocusent ses ennemis. C'est tout l'esprit de ce pamphlet, qui n'est p^ mal lait ^aillenrs. '

U panât qu'il obtint un grand succès» puisque dans le même temps un autre pamphlétaire s'empressa d'en donner une suite, dont voici le titre : La suite du manifeste du cardinal Hfazann, laissé à tous les François avant sa sortie hors du royaUmè, contenant les motifs et les moyens qu'il a tenus pour s'agrandir, escpoêOfU au roi tous les monopoles qu'il a brassés contre là mmson. de Condé, et les intrigues qu'il a fait Jouer pour perdre le comte d'MmiSy répom^ dont à la témérité des entreprises qu'on lui impute, dégutsmmt ses foUirbes en généndpar des prétextes d'État ^justifiant les simonies , Us trocs, les permutations illicites et les rétentions crimiàelles des pensions sur les bénéfices ecclésiastiques y déduisant les raisons qu'il a eues de disposer des gpupernements en faveur de ses créatures , et faisant voir les mt^imes nécessaires à un homme de peu pour s^é^er et pour se soutenir dans les grandeurs,

Ecce montftri verafwBC sunt çerba mimstri. Glàu. in Eut., iib. I.

(6. 1., 1651 j, 48 pages.

Cette seconde partie ne vaut pas la première ; à peine j tronvet-on une ou deux anecdotes à recpeillir. Je dteràl celle-ci : tfacarin soutint, un joiu*, la .doctrine de la fatalité contre Renocini , arche^ yèqpiç de fermie , qm se rendait en Irlande par ordre du pape. ^ Le succès de votre voyage ne dépend pas de vous , disait-il à ranrhevéque , mais de quelque ordre supérieur q|ie vous ne pou-

[MAHIFESTB] DES MÂZÂRINADES. 247

I vez altérer. » Renodm partit; et il n'arriva pas ; il fut pri$ en rooie par des pirates.

Mazarin raconte encore qu'il avait appris d'un nommé Piraldi à piper au jeu, et qu'il avait reçu de cet habile hoVnme un charme sur une bague. U était alors attaché au cardinal Sacdnni.

Pai dit ailleurs (voir les Allarmes de là jF>iom/f)' pourquoi je né crois pas que Duboso Montandré soit l'auteur du Manifeste et de là suite, le premier est d'un partisan de Beaufort et de Gondi; la seconde d'un serviteur des princes.

2391. Manifeste (le) du cardinal Mazarin, présenjtéau roi par lui-même, à son départ de Pontoise. Paris ^ t652 , 8 pages. Rare.

Pourquoi du cardinal Blazarin ? Pourquoi surtout à son^dépaMf fkt Pontoise ?

« Les rois n'ont point de diéâtre plus relevé de leurs généreuses actions que leur conscience et l'honneur de les avoir faites. Ils se contentent aussi de leur prop)re témoignage ; car le blâme ou la louange qu'on leur donne , n'augmente ni ne diminue leur gloire. »

On devine aisément la conclusion.

2392. Manifeste (le) du c(^mte d'Harcourt sur son arrivée en la ville de Brissac (sic)^ faisant CQiuioît;re le dessein du cardinal Mazarin de s'emparer de cette forteresse, qui étoit le sujet de sa retraite hoi» de France. Paris j Samuel de Tjarru, 1652, 8 page9>

C'est.autre chose que celui qu'on a vu plus, haut ; mais c^ n'est pas mdlleur.

2393. Manifeste (le) du duc de Lorraine , présenté à Son Altesse Koyale. Paris, Salomon D^lafossç (1 652), 14 pages.

Très-médiocre invçnlion d'un pamphlétaire frondeur.

2394. Manifeste du roi de la Grand'Bretagne à ses sujets du royaume -d'Angleterre. Paris , François Preuveray, 1649, 8 pages. Rare. • -

Daté du château d'Elizabeth, île de Jersey, le 23 octobre 1649.

us BIBLIOGRAPHIE [iukifeste]

2395. Manifeste du sieur de Charlevois sur sa détention et son retour ensuite à Brissac. Paris ^ Jacob Chevalier, 1 652, 1 5 pages. Rare.

On sait comment la maréchale de Guébriant s'y prit poiu* attirer Charlevois hors de Brissac. Le Manifeste a une autre version ^ c'est tout simple. On peut le lire y si on n'y cherche pas la vérité.

Ce singulier épisode de la Fronde se rattache à la défection du comte d'Harcourt. Charlevois, désespérant de se maintenir à Brissac, prit le parti d'y appeler le comte, qui abandonna son armée en Guyenne pour s'y rendre.

Les derniers éditeurs des Mémoires du cardinal de Retz, coll. Michaud , ont reproduit le Manifeste en entier, note de la p. 392.

2396. Manifeste, ou Déclaration des États généraux des provinces unies des Pays-Bas , contenant les causes et raisons qui les ont contraints à déclarer la guerre aux Anglois. Jouxte la copie imprimée à la Haye. Parisy Nicolas Bessin, 1652, 12 pages.

Daté du 2 août 1652.

2397. Manifeste, ou Notables discours que dom F. de S. (de Sylves), ci-devant ministre d'État du roi catholique, a fait à tous les peuples d'Espagne, et particulièrement à ceux qui gouvernent actuellement les affaires de cette monarchie, touchant Télection du souverain qu'ils doivent avoir après la mort de leur roi, traduit de l'espagnol en françois. (S. 1.), 1650, 16 pages.

Don F. propose d'appeler Louis XIV au trône d'Espagne. A ce titre, le pamphlet est curieux, fûtril apocryphe.

2398. Manifeste , ou Raisonnement sur les affaires de Catalogne contre les intrigues du cardinal Mazariu, traduit de l'espagnol en françois. Paris y François Noël, 1649, 26 pages.

li'auteur dit en commençant qu'il a pénétré en Catalogne

[MAïUFEm] DES MAZARINADES. %49

pour voir par ses yeux. A la bonne heure; mais il n*a pas mieux vu.

Évidemment la prétendue traduction française est un original.

2399 • Manifeste (le) pour la justice des armes des princes zélés pour le bien de la paix. Paris , Nicolas de La Vigne, 1649, 7 pages.

2400. Manifeste pour les Bordelois sur la prise des châteaux Trompette et du Hâ, à nos seigneurs du Parlement de Paris, par G. D. G. P., Bourdelois. (S.L), 1650, 16 pages.

Dans une éfûtre dédicatoire, datée du 25 septembre 1650, Tau^ teur fait remarquer que le sénat romain était qualifié de majesté. Or, le Parlement de Bordeaux est un sénat. Le défenseur du duc d'Épernon (Lettre d'un ami de M, le duc d'Épemon ^ etc.) avait raison de dire que ce Parlement voulait qu'on lui donnât de la majesté.

Le pamphlet contient des détails fort suspects » mais fort curieux sur les maisons de Puypaulin , d'Épemon et de Caudale.

Il y en a une édition de i649 que je n'ai pas vue, mais que M. G, Brunet m'a signalée comme existant dans la bibliothèque de Bordeaux : Manifeste sur la prise du château Trompette, etc.

Peut-être ce G. D. G. P. est-il l'auteur du Courrier burlesque de la guerre de Bordeaux,

2401 . Manifeste pour messieurs du Parlement contre Jules Mazarin, perturbateur du repos public , ennemi du roi et de son État , exhortant tous les bons François de suivre et protéger ceux qui n'ont point d'autre dessein (que) de remettre le roi dans son autorité accoutumée par la décision de trois points, qui sont le service du roi, le bien public et Texemptiôn de la tyrannie. (S. h), 1649, 8 pages.

Blême pièce que le Manifeste des bons François, etc.

2402. Manifeste pour M. le duc de Bouillon et messieurs

850 BIBUOGRàPHIE [masuel]

les autres génëraux contre les libelles que le cardinal Mazarin a fait publier contre eux, avec la déclaration qu'a faite M. le marquis de Noirmoutier, touchant le$ troupes de Tarchiduc Léopold qu'il conduit en France. Paris ^ veuve d'Antoine Coulon , 1649, 7 pages.

La déclaration de Noirmoutier est datée du i6 mars.

2403 . Manifeste sur la prise du château Trompette , à nos seigneurs du Parlement de Paris/ par G. D. G. P. , Bourdelois. (S. 1.), 1649, 12 pages. Très-rare..

Cest l'édition que M. G. Brunet m'a signalée du Manifeste pour lès Bordelois , etc. * Le pamphlet est ici daté du 9^ nov6fial»«iM9«. .

2404. Manifeste (W).vériU|ble des intentions de M.. le Prince, qui ne. tendent qu'aarétaUisseBaent d^Tauto*

' rite souveraine et du repos des peuplea^ prééçoté. à nos seigneurs du Parlement. (S. 1.^ 1 651), 16 pages.

:>Une des pièces de la polémique epaçe 1# prince de Çç^^é et le cardinal de Retz. . Gb n*est pi la meUleore, pi l^phis hardie.

Il y a été répcmda par le. Discours contre If iibelUi ùfpUalé,: le Manifeste y etc.

2405. Manne (la) céleste, ou rHeureuse activée du pir&mier coiivpi de vivres à P^ia, avec la f/hxérwsfi sortie

. des Parisiens. Paris, François I^oêf^ 1649, 8 pages.

12406. Manuel du bon citoyen, bu Bouclier de défense légitime contre les assauts de renndiài. (S. I.), 1649, 24 pages. *

Pai déjà dit que VÉpil(^ue, on Dernier appareil du bon citoyen est la suite du Manuel; et à cçtte OMasiôn , j'ai fait connaître les jugements de Nandé , de Guy Patwi et de Maill j. J>j<H4^ ici que Nfvdé revient deux fois sur le Manuel, l'une à la page 199 où il le loue de <c n'avancer rien qui ne* soîi; véritable ; i» l?aalre à la page ft04 ,

DBS MAIâRlNABES. 1»

ce pMpMf» l\m des caradères crtMricwrs J>s

s*clève contre le principe de U pùssviee ibuclne : Histrats , dife-fl , dok èlve pkB gnadt pendant d U ■nnniili' dn rai. H n'appartient <pi'à Dicn» k piMK indépendut et qui n'a point da hoiMt s €t c'est pédier contre la soreté des princes que de lenr dure qai^an cda ib ressemblent à Dieu. »

Pendant le blocus même, les p ouivo feors da roi étaient piiri» lc|;îts SOT le marché de Paris. « Dernièrement, par un stratagème qu'on ne peut honnêtement nommer, on fit cesser l'ordinaire des officiers da roi. H n*T ent bon boarçeois qai n'en fût indigné, et qui ne 6l oflfire de sa bonne pour répu^er le scandale. » Pois , l'anlenr ajoute : « Je wmdrots tm^ours insister snr ce point, que l'intention dn peuple ne fut jamais de rien diminuer des riohesses du rû ni des princes, de leurs domaines , commodités et mi^gni-

n prétend que les États de 1614 n'ont rien produit parce qu'on j passa le temps en'préfaces et en émulation d'éloquence; man, dît-îl, m des Éttits libres et des députations légitimes par le libre dioîx des ecclésiastiques, des noUes et du tiers état pourraient produire quelqu'important succès. » Toutefois , il pense qfx% serait jiossiiile de se contenter d'assemblées provinciales ou 4e réunions des nobles et du clergé avec les bourgeois et marchands 4sns des assemblées de ville.

Avec la puissance absolue, ce que l'auteur attaque le plus vivement , ce sont les partisans. Il raconte qu'on avait donqé à M.'d'Effiat , surintendant des finances , dans une maison du cloître Notre- Dame un dîner dont les bisques et les potages avaient fait dire à quelqu'un qu'il avait vu dans des chaudières et des marmites bouillantes des élections tout entières. * '

On Kt à la page SI cette phrase : « N'est-ce pas une impudttKie capitale de présenter à la reine une bouchée de pain et lui tidftf'à onnre ( j»:) qu'elle vaut une pistole à Paris. » Un èontemponln^ écrit à la marge de son exemplaire, qui est at^^^^rd'hui à la bibliothèque de Sainte Geneviève : « Ce fut le nommé Bautra, lors du blocus de Paris , tenant cet impertinent discours à la reine à "Saint- Germain. »

Maigre quelques taches. Je Manuei est une très-bonne piète,

Sfif BIBLIOGRAPHIE [mihqbl]

remarquable de bon sens , de verve , d'éloquence même ; mais il n'est pas rare.

Quand il a été publié, la conférence de Saint-Germain était encore ouverte; car Pauteur demande qu'on y fasse un article sur l'éducaâon du roi. Pai vu en effet sur un autre exemplaire de la bibKodièque de Sainte-Geneviève , d'une écriture du temps , la date du 23 mars.

2407. Manuel (le) politique , faisant voir par la raison et par rautorité 1 . Que le roi, dans Tâge où il est, ne peut point choisir son conseil, et que par conséquent la reine, le Mazarin, le duc de Bouillon et le premier président sont des conseillers ingérés par tyrannie, ou pour parler plus doucement, par usurpation : ie raisonnemeût ne craindra point la répliqué ; 2..* Que Tinjustice du conseil du roi se reconnoît par les principes par lesquels il agit, et qui sont contraires à la royauté ; 3* Que les succès des entreprises du conseil du roi et l'imprudence avec laquelle il les ménage , marquent encore plus visiblement la même injustice ; 4. Et qu'il ne faut plus considérer le roi que comme une majesté enchaînée par la tyrannie de son conseil , et vers lequel (sic) par conséquent c'est hors de saison qu'on fait d^ députatîons et des remontrances. (S. 1.), 1 652, 24 pages.

Dobosc Montandré.

Les pamphlétaires du parti des princes revendiquaient rautorilc pour leurs patrons par cet argument : « La loi qui êxe à quatorze ans la nugorité du roi, a eu pour but de prévenir l'ambition des régents , en interrompant leur possession ; d*où la conséquence que, quand la régence cesse» Fautorité revient par un retour naturel aux jMrinces du sang. C'est à eux qu'il appartient de former le conseil dnn». •

Après le combat de Bleneau et le refus , fait par la ville d'Orléans y de recevoir le cardinal Mazarin.

[■âion] DES MAZARINADES. 153

2408. Marche (la) de rarmëe de monseigneur le Prince au-devant du cardinal. Blazarin. (S. K), 1652, 15 pages.

Ce pamphlet nest pas mal fût ; et il est rare.

L'auteur prétend que le Parlement avait décrété d'arcmation Xarailles qui était yena à Paris trouver le ducdrElbeof de la part dn cardinal. Je ne me sonviens pas d'avoir rencontré aOleurs cette

2409. Marche (la) de Tarmée de monseigneur le prince de ContVy commandée par le marquis de Lusignan, pour le secours de la ville d' Agënois (fic)^ assiégée par monsieur le comte d^Arcourt (sic) y avec Tordonnance de mondit seigneur le prince sur les offres Ciites par les boiurgeois et habitants de la ville de Botirdeaux pour le secours de ladite ville. Paris, jouxte la copie Imprimée à Bourdeaux, par Guill. de La Court ^ 1652, 4 pages.

D n'y a qae Tordonnanoey datéedeBoordeanz^ leî jaDet iCSt, Signée A. de Boonony et contre sgnee Mcnret de La Toor.

241 0. Mardie (la) du duc de Lorraine , avec son anaée, et tout ce qui s^est fait et passé dans les négodatims de Son Altesse Royale et du C. Mazarin près le dnc de Lorraine sur ce sojiet. Paris, Jean Bnmet, 1652, 8 pages.

L*antenr dit qne les étrangers f laîria teueaKnft de France , ifae les ^^naililwmin préicraîent on Voie à on ponr les serrîr.

2411*. Mardie Ha) dn roi en Normandie, avecion entrée à Rouen le 28 janvier. PariSj 1650.

BSb. kia., 23067.

debGtfsettr.

354 BIBLIOGRAPHIE [MABÉGBâL]

241 2. Marche (la) du roi vers Paris^ et sa route depuis sa sortie de Gien jusqu'à Melun, et tout ce qui s'y est passe, avec le dessein du cardinal Mazarin, sur ladite marche, découvert, et sa chute de cheval devant le roi. Ptiris 9 Jean Brunet, 1 652, 8 pages. Rare.

241 3. Marche (la) du sieur de Balthazar dans le Përigord , ensemble la prise de la ville de Saint-Astier et de quelques chasteaux. Jouxte la copie imprimée à Bourdeàux. Paris , Nicolas Vivenay^ 1652, 7 pages. Très^rare.

On peut consulter sur cette affaire l'Histoire de la giterre de Guyenne , p. 46.

241 4. Maréchal (le) de Turenne aux bons bouf^geois de Paris. Placard in-folio affiché Iç 4 septembre 1650. Très-rare.

a Ces placards , dit Orner Talon , page 395 de ses Mémmres , coll. Michaud y furent affichés dans toutes les places publiques de Paris ; et lorsqu'aucun les voulut ôter, il se trouvait des gens qui s'y opposoienty et avec telle résistance qu'il y eut meurtre au bout du Pont-I^euf. »

2415. Maréchal (le) des logis logeant le roi et toute sa cour par les rues et principaux quartiers , en conséquence de la prétendue amnistie, par le sieur de Sandric {sic).

Demandes au vendeur V État présent de la fortune des princes (de tous les potentats) et le Visage de la cour; et reçois ces trois pièces comme des divertissements de ma plume. .

Paris, 1 652, 7 pages.

Une des pièces les moins communes de Sandrioourt.

C'est une espèce de suite des Fourriers d'État ;« est juste que

[iusQVB] DES MÂZÂRlCfADES. 866

nous la logions (la cour) un peu plus au large que par le passé. » Sandricourt est-il Tauteur des Fourriers?

Le Maréchal-^es^logis ne les vaut pas. J'y remarque seulement que le coadjuteur est logé rue Trousse nonain y et de Pénis rue des Fremcs^Bour^ois,

2416. Mars (le) captif mis en liberté parThémis, et le Typhon de la France banni par la même déesse, ou la Délivrance de mq;nseîgneur le prince de Condé par Tentremise du Parlement, et Téloignement du cardinal Mazarin ordonné par Tarrêt de cet auguste corps. Paris y François Noël, 1651 , 15 pages.

Signe R. D. S. J.

241 7. Marseille délivrée de la tyrannie du comte d'Alais et remise sous Tautorité du roi le 19 mars. (S. I.),

n y en a deux éjditions , la première de six pages , la seconde de huit. Cependant ce pamphlet est rare.

2418. Masarinade (la)^ ou Éloge ^u cardinal Masarin, an vers burlesques, corect e an la bone ortogràfe. Amsterdam (Paris), 1 663, petit in-8®.

Nous croyions que la hone orto^xife avait été découverte de nos jours. On voit qu'il n'en est rien.

Voir la Mazarinade,

2419. Masque (le) levé contre la conduite de la cour, et le coup de grâce donné au cardinal Mazarin, où Fauteur fait voir dans douze raisons invincibles que rétablissement du repos de la France dépend de la ruine du Mazarin, et que les François n'ont ni ressentiment,, ni honneur, ni courage, s'ils ne lèvent ouvertement le masque pour faire une conspiration générale contre

256 BIBLIOGRAPHIE [mautais]

le rétablissement de ce ministre, dédié à monseigneur le Prince. Paris, 1652, 24 pages.

L'éjntre dédicatoire est signée N. M. D. M^ A. Cest la signature de V Intrigue de V emprisonnement et de Vélar^ gissement des princes j etc.

2420' Mathois.(le), ou Marchand mêlé propre à tout faire, en vers burlesques. Paris, Jean Hénault, 1649, 12 pages.

a Je fais de gros et petits cnls Pour dames et demoisdles. »

Les culs se sont appelés tournures^ polissons; on les appelle sous^ Jupes, C'est toujours la même chose ; mais les mots ne blessent plus la pudeur... ou la pruderie.

2421 . Mausolée (le) de la politique et de la justice dressé à la mémoire des deux frères illustres, M. le comte d'Avaux et M. le président de Mesmes, décédés bien peu de temps Tun après Tautre. Paris, Jean Paslé, 1651, 28 pages.

La pièce se termine par une épigramnle latine de Chateaunières sur le même sujet.

Blaxime du comte d^Avaux.: « La subtilité trop grande doit être laissée aux écoles ; et une franchise généreuse doit opiner dans le conseil des rois. »

Le sénat de Venise l'appelait le vrai ambassadeur des rois et le vrai roi des ambassadeurs.

Blaxime du président de Mesmes : « H faut cesser d'être homme quand on commence d'être juge.»

Pièce intéressante et qui n'est pas commune.

2422. Mauvais (le) succès de Tespion de Mazarin envoyé à l'archiduc Léopold pour se sauver Flandre (sic). Paris ^ Nicolas de La Vigne, 1 649, 8 pages.

[MÀXniJte] DES HAZÂRINADES. 257

2423. Mauvais (le) temps passé, ou le Ministère de Mazarin. (S. 1., 1649), 8 pages.

Contrefaçon du Sens dessus dessous y etc.

2424. Maximes chrétiennes, ou les Véritables moyens pour maintenir et conserver la «paix, a Non est pax impiis, dicitDominus. » Ps. 1 . Paris j Sébastien Martin, 1649, 7 pages.

2425. Maximes fondamentales touchant le gouvernement et les pernicieux desseins des Espagnols. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 15 pages.

Rare. Tout ce que les Espagnols ont reproché à Louis XIV.

2426. Maximes héroïques de saint Louis, au roi et à la reine régente. (S. 1.), 1649, 10 pages.

Au second titre on lit : Le bon gouvernement tiré sur celui de saint Louis y dédié à Sa Majesté très^chrétienne ; et à la fin : i> plus humble de tous ses sujets , C. P. V. de la maison de Sorbonne,

Mais il ne faut pas se fier au titre. L'auteur offre seulement au roi de lui décrire les maximes de saint Louis , si le roi veut le lui commander. Ce n'est qu'une supplique en forme de préface.

2427. Maximes morales et chrétiennes pour le repos des consciences dans les affaires présentes, pour servir d*instruction aux curés, aux confesseurs, aux prédicateurs, dressées et envoyées de Saint-Germain-en-Laye par un théologien, fidèle officier du roi, à messieurs du Parlement. Paris ^ Cardin Besongne, 1 649.

Deux parties, l'une de 16, l'autre de 30 pages. Ce pamphlet est du très-petit nombre de ceux dont la publication a été faite en conformité de l'arrêt du 25 janvier, c'est-à-dire avec permission des commissaires du Parlement. Le permis d'imprimer la première partie est sans date. L'impression de la seconde partie a été autorisée le 22 mars.

Naodé range les Maximes morales et chrétiennes parmi les pièce B. n 17

258 BIBLIOGRAPHIE Ihaxivks]

soutenues et raisonnées (pages il et 204 du Mascurat). J'ajoute que le stye en est abondant et correct. C'est un des plus remarquables pamphlets de la Fronde.

L'auteur déclare au Parlement , dans Tépître dédicatoire » qu'il est un peu cause de ce qui se passe , pour n'avoir pas puni , comme il ks pouvait , les propagateurs dé damnables maximes. C'est une iatterie. Il dit qu'il garde l'anonyme pour n'être pas privé d'une charge qu'il exerce auprès du roi. C'est un mensonge.

Voici quelques-unes de ses maximes : l'autorité royale est d'institution divine , quoique plusieurs rois ne soient que *de celle des hommes. Le respect et l'obéissance qu'on doit aux rois^ kie sotit pas dus aux ibinistres eC favoris. Les régents ne jouissent pas de la plénitude de l'autorité royale ; ils ne peuvent faire ni lois , ni ordonnances^ ni créations d'ofïïces. Les sujets sont obligés d'employer leur vie et leur fortnne pour la conservatîoii du roi et la manutention de son État , non-seulement contre les ennemis du dehors, mais encore contre ceux du dedans. Quelquefois il y a pour les sujets obligation de prendre les armes pour se défendre de l'oppression y lorsque les autres moyens ne sont pas suffisants. Les princes ne sont pas tenus d'obéir aux lois politiques par voie de contrainte , mais par voie de direction , c'est-à-dire par la force de l'exemple qu'ils sont obligés de donner. Les rois doivent donner les charges et les offices aux personnes dont la science et les mœurs répondent à cette qualité.

Et de toutes ces maximes , l'auteur conclut , dans la première partie , que Paris et la France doivent s'armer contre Mazarhi ; dans la seconde , que la reine doit éloigner Mazarin sous peine de péché mortel.

« Âbbes frisés , poudrés et le visage couvert de mouches , tous les joms dans un habit libertin parmi les cajoleries des cours et des Tuileries. »

Il parait qu'au commencement de la régence on avait ajouté in oratione pro regey et pro Anna reginâ nostrâ.

iNlailly, sans contester le talent de l'auteur, juge le pamphlet « une œuvre de ténèbres qui ne présente partout que le langage de l'anarchie et de la sédition. » {Note de la page 253 de sonlP vol.)

Je ne sais pas sur quel fondement il suppose que le coadjuteur a été l'auteur ou l'instigateur des Maximes. Il est vrai que cette pièce , la première partie surtout, est composée avec une halnleté

(MAZÀRUi] DES MàZARINàDES. 259

perfide, et vigoureusement écrite ; mais ce n^est pas une raison suffisante de l'attribuer à Gondy.

De quelque main qu'elle vienne , elle est facile à trouver et bonne à garder.

2428. Maximes royales, présentées au roi. Paris ^ veuve Jean Remy, 1649, 7 pages.

On voit au second titre que cette pièce est de Du Pelletier. « Nos monarques ont dans leurs armes des fleurs sans épines^ pour nous apprendre qu'ils régnent par la douceur. »

2429. Mazarin (le) artizané, ou TArtizan (sic) mazariné, par M. Q. d. F. L. (Mathurin Questier, dit fort Lys). (S. L), 1651, 12 pages.

2430. Mazarin aux pieds du Parlement. (S. 1., 1649)^ 7 pages. '

2431 . Mazarin (le) confus dans l'élévation de ses ennemis et l'abaissement de ses créatures. Paris, Louis Chamhoudry, 1651, 16 pages.

2432. Mazarin dans Amiens. (S. 1.), 1649, 11 pages.

2433. Mazarin en soupçon de sa vie et de ses mœurs^ Paris j Pierre Anguerant, 1649, 8 pages.

2434. Mazarin (le) portant la hotte dit : J'ai bon dos{ je porterai bien tout. (S. 1.), 1649, 7 pages.

c Je crois même que Varin, Au Uea de battre ta monnoye....

A f/lt libelles contre moi. »

Ces vers et ceux où il est parlé de Suzanne de Nervèie , ne Be trouvent pas dans la copie que Sautreau de Marsy a reproduite^ p. 328 du P' vol. de son Nouveau Siècle de Louis XIF,

2435. Mazarin (le) poulonnois pour le jour du 'Mardi Gras. (S. 1., 1649), 8 pages.

Sot, obscur et rare.

260 BIBLIOGRAPHIE [mazarinâde]

2436. Mazarinâde (la). Sur la copie imprimée à Bruxelles j 4651, 24 pages.

Le plus célèbre des libelles écrits contre le cardinal Mazarin. II a donné son nom à tous les antres.

Je ne sais pas pourquoi on lui a fait tant de réputation ; car ce n'est qu'un amas de saletés et d'injures sans esprit , même sans gaieté.

Je ne sais pas davantage pourquoi on veut qu'il soit rare ; car il m'en a passé plus de dix exemplaires par les mains.

H n'y a que deux pamphlétaires de la Fronde qui attribuent à Scarron la Mazarinâde. C'est V2i\xteaT àeX^L Lettre de remerctment envoyée au cardinal Mazarin sur la lettre qu'il a écrite à une dame de la cour pour raccommodement de ses affaires , et celui du Mer^ cure de la cour.

Après cela , il faut descendre jusqu'aux Mémoires de Guy Joly, et au Segraisiana,

Guy Joly dit simplement , page 54 de l'édition de Rotterdam , 1718 : « Le sieur Scarron fit aussi alors sa Mazarinâde. » Alors , c'est le temps du blocus de Paris ; c'est , avec plus de précision , le mois de février 1649. 11 y a là une erreur évidente. La Mazarinade est incontestablement de 1651. Les souvenirs de Guy Joly manquaient de netteté, et par conséquent de certitude.

Cest au Segraisiana que sont empruntées les anecdotes d'après lesquelles la paternité de la Mazarinâde est universellement attribuée à Scarron. .

« t>e tous les écrits qu'on fit contre le cardinal, y est-il dit p. 1 65, la Mazarinâde de Scarron est celui qui lui fut le plus sensible , particulièrement à cause de l'endroit oîi il lui fut reproché d'avoir été chassé d'Alcala par le cardinal Colonna , d'où il fut contraint d'aller à pied jusqu'à Barcelonne pour s'embarquer et retourner en Italie. Le sii^et de la colère de ce cardinal contre lui fut à l'occasion de ses amoui*ettes avec une bouquetière qu'il vouloit épouser. »

Ailleurs , page 132 : « On ne manqua pas d'entretenir ia reine de la mort de Scarron , en lui disant qu'il s'étoit rendu indigne de la pension que Sa Majesté lui faisoit, pendant la guerre de Paris ; c'étoit pour avoir fait la Mazarinâde ; mab qu'il laissoit une femme sans aucun bien , une jeune femme fort belle , vertueuse et de beaucoup

[MAZARiNADE] DES MÂZARINÀDES. 261

d'esprit , que la [xauvreté pourroit peut-être réduire à de grandes extrémités , et que Sa Majesté ne pouvoit pas faire une plus grande charité que de faire rétablir la pension qu'elle avoit ôtée à son mari. La reine demanda aussitôt de combien étoit la pension ; elle n'étoit que de cinq cents écus -, mais un des courtisans, ayant aussitôt pris la parole , dit qu'elle étoit de deux mille livres. La reine eut la bonté d'ordonner sur-le-champ le rétablissement de la pension sur le pied de deux mille livres, et d'ordonner qu'on lui en portât le premier paiement, n

Page i47 enfin : « Scarron avoit d'abord été du parti du cardinal Mazarin ; mais il l'abandonna du temps de la Fronde. H disoit en riant : « Je lui ai dédié mon Typhon, qu'il n'a pas daigné « regarder. » N'étoit-ce pas un grand désordre dans l'État que dans le temps de la Fronde le cardinal de Retz, qui alloit souvent chez lui , y attiroit tous ceux de son parti ; et M. le Prince y envoyoit plusieurs de ses gens. »

Ce dernier passage n'a ni l'exactitude ni la bienveillance auxquelles Segrais était obligé. Ce n'est pas seulement dans le temps de la Fronde que le cardinal de Retz allait chez Scarron ; c'est bien des années auparavant. Scarron a pu dire avec vérité dans la lettre que j'ai citée ailleurs , qu'il avait été « connu et honoré du cardinal dès sa jeunesse. » Et c'est assez pour comprendre qu'il n'a pas été du parti de Mazarin pour lui avoir dédié son Typhon.

Mais le Segraisiana n'est pas de Segrais. Sans rechercher trop attentivement les erreurs qu'il renferme , en voici une qui montre qu'au moins pour les personnages de la Fronde son témoignage n'est pas toujours certain. On lit , page H7 : «Quand le maréchal de Gramont , qui avoit été Frondeur, parloit au roi de quelque chose qui étoit arrivé du temps de la Fronde , il lui disoit : Sire , c'étoit du temps que nous servions Votre Majesté contre le cardinal Mazarin. n II est bien moins permis de se tromper sur le maréchal de Gramont que sur l'auteur de la Mazarinade,

Et puis le Segraisiana qui marie Scarron en 1 650 , à la page 124, se contredit ainsi, à la page 140 : « Le mariage se fit en 1651 ; » de sorte que , même en ce qui concerne le poëte burlesque , ami de Segrais , ses récits ne peuvent pas être acceptés sans examen.

Mailly a entendu le dernier passage du Segraisiana en ce sens (fue Scarron s'était vendu au coadjuteur pour se venger de Mazarin. Ce n'en est pas la signification littérale , sans doute ; mais il fitut

Î62 BIBLIOCRÂPmE [hédbcin}

bien que l'anecdote qui a été recueillie par le compilateur, ait été comprise ainsi puisque dansleplacet, cité à l'article des CefU quatre 9en y Scarron a cru qu'il devait expliquer à la reine mère ses relations avec le cardinal de Retz. Cette remarque n'est pas inutile ; car elle infirme une fois de plus l'autorité du SegnUsiana. Comment accepter une anecdote qui ne s'est répandue que dans l'ignorance de la familiarité dont le prélat honorait le poëte ?

H est remarquable que Guy Patin qui , dans une lettre du i octobre 1660, tome II, page 136, en annonçant à M. F. G. la mort de Scarron , dit : » H ne vivoit plus que des bienfaits de la reine et du cardinal Mazarin ; » que Tallemant des Réaux^ qui a consacré à Scarron quelques pages de ses Historiettes , ne prononcent pas même le nom de la Mcaarinade, J'ajoute que, des paroles de Guy Patin y il est permis de conclure que Scarron s'était justifié nonseulement devant la reine mère, mais encore devant le cardinal.

Dans cet état, faut-il ne tenir aucim compte des protestations de Scarron , je ne dis pas seulement de la lettre à la reine dans laquelle on peut comprendre une dénégation sans y croire , mais des Cent quatre vers, qui ont été publiés en i 651 , pendant la Fronde, presque dans le même temps que la Mazarinade , et peut-être alors que le cardinal Mazarin était hors du royaume ? Je ne le pense pas.

Un pamphlétaire a eu la singulière idée de composer, dans la même année, 1651, une Mazarinade à quatre parties, et de la faire mettre en musique. Voir la Mort funeste du cardinal Mazarin , etc.

En 1663/ deux ans après la mort du cardinal , la Mazarinade a tout à coup reparu sous le titre de la Masarinade, ou Éloge du cardinal Masarin, an vers burlesques, corect e an la bone ortografe.

Malgré la rubrique de Bruxelles , il est certain qu'elle n'a été imprimée qu'à Paris. M. Leber, àxassonCataloguCy n° 4,602, parle d'une édition sans date. Est-ce ime erreur ?

2437. Médaille (la), ou la Chance retournée. (S. L, 1650), 7 pages.

Ce très-médiocre pamphlet a été écrit contre le prince deCondé , pendant qu'il était encore à Yincennes.

2438. Médecin (le) politique, ou G)nsultatioii pour la

[«DmimB] DES MAZARiNADE&

mibdie de TEtat. Paris ^ vcu^te Ibéodore IVs|migiié et Esdeime MaocroT, 1649.

Den putîeSy chacme de knit pages.

n T a de respcil i oôcé de singulières ingénuités. L'auteur crak queFHÎs i c afeiuM ât cinq œnl quarante miDe roitattits! Dwt sa pievîèfe roosuitation, fl fonnule ainsi son ordonnaiioe « ilec^pe dix luIleclieTanx et TÎngt mille bonimes de pied. »I>ins1aseooi|de, il ordonne deux saignées ; Tune de la bourse aux partisans, Tautre de la Teine aux ennemis.

Quatre cents partisans à deux mille écus comptants, et deux ndHeliTTes par mois !

L'auteur a-l-fl écrit aussi le Momopolemr remdmmi go^^ peuh* être ; mais il nV a pas entre les deux pamphlets assea de ra pp o r t s de pensée , de stjle ou de manière pour qu'il sok permis de l'af^

2439. Médecin (le) politique, qui donne tu souverain remède pour guérir la France, malade à rextréouté. Honora medicum propier necessiiaiem^ (S. \.\\ 05!^» 59 pages. Rare.

Imitation en vers burlesques de la pièce qui précède. L'auteur fait réloge de la Fnmct en inu>mi, de Sandricourt , du IMaUe Mazarin (exorcisme du D. Mazarin, etc.), des Maxùmes vMuél$9 (Véritables maximes) du gomfemememi de la Ftamct, de la /Mdodemce visible de la rojatUé, du Tu autem , du Coup de partie, du Canire^coup du Coup de partie, de la Fnmche Margumie^ qui

c Pirfe on peu trc^ franchement, GcMnme en parla le Parlement; »

du Point de l'opale :

c Point qoi ne paraît point Un point coupable an dernier point. »

On sait que ces deux dernières pièces avaient été condamnées, par arrêt du Pariement , à être brûlées par la main du bourreau.

2440. Méditations du cardinal Mazarin^ données au public par son secrétaire , L. F., avec Toraison qu'il n

264 BIBLIOGRAPHIE [eémoire]

composée pour la réciter quand il sera sur l'échafaud. (S. 1.), 1649, 7 pages.

Je ne crois pas que cela soit commun ; mais quel intérêt? ou quel mérite ?

2441 • Méditations sur tous les jours de la semaine sainte, présentées à la reine, Paris , Robert Feugé, 1649, 11 pages.

Signé : Par im Religieux réformé,

2442. Mémoire des besoins de la campagne aux environs de Paris. Du 20* novembre 1652. (S. 1., 1652),

Voir le Mandement de Parchevéque de Paris pour le secours des pauvres.

n a été réimprimé , je crois , sous le titre de le Magasin chari" table.

2443. Mémoire des entreprises faites contre l'Église en TafFaire de M. le cardinal de Retz. (S. 1., 1654), 4 pages.

Résumé, en vingt-cinq articles, des Remarques sur la conduite du cardinal de Retz, etc.

On sait combien sont rares toutes les pièces de ce dernier épisode de la Fronde. ^

2444é Mémoire (le) des plus remarquables pièces faites depuis le 26 août (1 648) jusques à présent, contenant une particulière description de toutes les affaires et négociations de TÉtat, et des barricades, avec Temprisonnement de M. de Broussel et son élargissement. Paris y Claude Morlot , 1649, 8 pages.

Une des premières pièces de la Fronde , des moins communes, mais non des meilleures.

L'auteur prétend que les émeu tiers s'étant portés chez le premier président» celui-ci s'avança au-devant d'eux, en criant :

[■ÉHonis] DES MAZARINADES. 285

« Allons, mes enfants, allons chercher nos prisonniers. » Par là on pent jager de sa véracité.

Il ne dit pas le moindre mot des pamphlets qui avaient précédé le sien.

2445. Mémoire présenté au conseil du roy par la noblesse du bailliage de Chartres, du 22 septembre 1 650. (S. 1., 1650), 3 pages. Très-rare.

La noblesse demande la punition de l'attentat commb sur elle pendant les élections. Voir le Journal de V assemblée de la nthblesse, etc. ; le ProcêsHferbal contenant ce qui s'est passé dans l'assemblée générale faite à Chartres, etc.; la Harangue faite au roi par messieurs les députés du corps de la noblesse , Af . de Nostay portant la parole , etc.

2446. Mémoires (les) du feu roi de la Grande-Bretagne, Charles I*', écrits de sa propre main dans sa prison, où il est montré que le livre intitulé : Portrait du roi de la Grande-Bretagne est un livre aposté et diflbmatoire, traduits de Tanglois en notre langue par le sieur de Marsys , et enrichis d^annotations et de renvois très-nécessaires pour T intelligence de T ouvrage. Paris, François Preuveray, 1649, 143 pages.

Le traducteur veut apparemment parler de YEïkon Bazilike, ou Portrait du roi d'Angleterre dam ses souffrances , opuscule qui a en effet été attribué au roi, mais qu'on sait avoir été composé par John Gaudon, évéque d'Exeter. Ce n'est pourtant pas un livre aposté et diffamatoire , pour me servir des expressions du sieur de Marsys. On tient généralement, au contraire , que l'infortuné monarque l'avait approuvé.

Marsys avait déjà publié le Procès , l'ajournement personnel , etc.

2447. Mémoires et plaintes des rentiers de THôtel de Ville de Paris sur les contraventions aux arrêts, règlements et déclaration d'octobre 1648, présentes à nos

266 BIBLIOGRAPHIE [«BicuiLBj

seigneurs du Parlement. Paris, Edme Pëpingué, 1 649^ 23 pages.

C'est une sorte de complément du Factum contenant les justes défenses des rentiers , etc.

Toutes les pièces relatives aux rentes de THÔtel de Ville méritent d'être recueillies.

2448. Mémoires présentés à nos seigneurs du Parlement pour montrer que les dix-huit députés, nommés pour la conservation des rentes de l'Hôtel de Ville, peuvent s'assembler quand ils le jugeront nécessaire pour se rapporter les uns aux autres les désordres qu'ils auront remarqués dans chaque nature de rente, et pour en arrêter le cours et y chercher conjointement le remède. Paris ^ M. Mettayer, 1 650, 9 pages.

Bien fait et rare.

2449. Menace (la) que fait le prince de Condé de sortir du bois de Yincennes. Paris ^ 1 650f 6 pages.

Six pièces de vers aussi mauvaiseis les unes que les autres.

2450. Menaces (les) des harengères faites aux boulangers de Paris, à faute de pain. (S. 1.), 1649, 4 pages.

Pièce curieuse , en ce qu'elle est écrite dans le langage du peuple de Paris. Elle n'est d'ailleurs pas commune.

2451 . Mercure (le) anglois, ou Recueil succinct des affaires d'Angleterre, traduit par Jean Ango, interprète des langue3 angloise et écossoise. Jouxte la copie imprimée à Londres par R. Le/sbourr^. Rouen j Jacques Hollant, 1 649, 1 2 pages.

Du 25 février au 4 mars.

II y en a ime édition de Paris , jouxte la copie y etc. J. Ango a encore publié la Relation générale et véritable de tout ce qui s'est fait au procès du roi de la Grand' Bretagne^ etc.

[HEiGUiB] DES MAZÂR1NADE& i67

2452. Mercure (le) de la cour^ ou les Conférences secrètes du cardinal Mazarin avec ses conseillers et confidents pour venir à bout de ses entreprises. Dédié aux Parisiens , avec cette épigraphe : « Nolile fieri sicut equus et mulus^ quibus non est intellectus. » PariSj

Cinq parties : les deux premières de seize pages , la troisième et la cinquième de trente-deux , la quatrième de trente-une. L'auteur promettait d'autres parties encore; les a-t-il données? On peut en douter quand on voit que, dans un avertissement de la cinquième, il s'excuse d'avoir interrompu la périodicité de ses publications.

Le Mercure de la cour commence un peu avant la Pentecôte et finit à rétablissement du Parlement de Pontoise ; c'est-à-dire qu'il va des derniers jours de mai aux premiers jours d'août. Il est spirituel , hardi, insolent. Il contient bon nombre d'anecdotes. Il est rare. C'est un pamphlet à rechercher.

Dans la première partie , l'abbé Fouquet et Bautru discutent la question de savoir si le cardinal doit rester à la cour ou s'éloigner, Bautru veut qu'il reste ; et sa grande raison est que les Parisiens se lassent de la guerre. « Ils sont rebattus , dit-il , de toutes leurs Mazarinades de Scarron et de toutes les lettres que les secrétaires de Saint-Innocent leur donnent. »

Les dames de Paris avaient alors des chiens camus , sans doute des carlins.

On trouve dans la seconde partie im testament du cardinal, où se lit une description curieuse des lascive tés du palais Mazaiin. Voici quelques dispositions de ce testament : « Le cardinal donne à la reine un rubis et deux perles d'Orient. Il donne à M™* de B. ( de Beauvais ) une boîte à mouche , avec "son portrait dessus et la M. d. B. (mère du roi) dessous. Il donne à Bautru une pension de dix mille livres « pour avoir le soin de le mettre dans les Annales « des hommes illustres j » et à Servien la terre de Repentir. »

U y a encore d'autres insolences contre la reine. Par exemple , Mazarin dit qu'il a dans son jardin ime herbe à la reine qu'il faut arroser souvent , mais qui lui rapporte beaucoup; ou bien que son devoir est de servir la reine dans sa chambre-; ou bien encore , s'adressant à la reine , après le décampement du duc de Lorraine : « Ne craignez rien , madame ; vous supportez César et sa fortuiie.)»

268 BIBLIOGRAPHIE [MEECCft»]

L'auteur est de la Fronde des princes. Dans les statuts des chevaliers de la paille , il ordonne de croire

a Que le coadjuteur qui lorgne Pour être ministre d'État , Aussi bien que Servien le borgne , Est de la Fronde un apostat. »

Le chapeau du coadjuteur est Mazarin j dit-il ; et sa mitre est frondeuse.

Enfin , dans la cinquième partie , Bautru conseille au cardinal d'appeler le Parlement de Paris à Pontoise : « Premièrement , vous ferez le président de Novion, puisque c'est votre dessein , le chef; mais on vous reprochera que vous lui avez donné une tête sans cervelle. Pour les présidents, Lecoigneux et Perrot seront les deux épaules , parce que ce sont deux bons soutiens de justice ; et s'il y a quelques coups à recevoir, ils sont capables de les porter ; Lecocq , le bras droit , parce qu'il va bien à la parade; et Guénégaud , le bras gauche , pour trinquer à tous venants ; Mandat , le .ventre , parce qu'il a bon appétit ; Bragelogne et Tambonneau seront les cuisses , parce que ce sont deux bons gros piliers ; Lefèvre et Fraguier les jambes, parce qu'ils savent se tirer du danger; et comme on dit, au diable les jambes qui ne sauvent pas le corps ; et pour achever le corps , afin qu'il soit parfait , Champlâtreux , Sainte-Croix et Menardeau en seront les parties honteuses , parce que ce sont des gens à cacher plutôt qu'à produire. Ainsi , tous ces membres assemblés , vous ferez im corps. »

Mailly cite le Mercure de la cour dans son V* volume , page 364 , sous le titre de Messager de la cour, et pages 443 et 620 sous son véritable titre.

Sautreau de Marsy a emprunté à la quatrième partie du Mercure deux pièces de vers assez médiocres : V Ordonnance de la Fronde pour prendre la paille j et les Statuts des chevaliers de la paille , (I*' volume du Nouveau Siècle de Louis XlFj pages 353 et 358.)

2453. Mercure (le) infernal. (S. 1. n. d.), 8 pages.

Pamphlet violent contre le surintendant Bullion , le premier président Le Jay, le lieutenant civil Moreau, et Comuel. Descendus aux enfers , Bullion est nommé porte-coton du diable ; Le Jay pend Comuel et Moreau.

Si cette pièce appartient à la Fronde, ce n'est évidemment qu'à titre de réimpression.

[MEiYEiLLES] DES MAZARINADES. 269

2454. Mercure (le), ou le Courrier céleste parlant à monsieur le Prince. Paris j 1649, 8 pages.

2455. Mercure (le) parisien, contenant tout ce qui s'est passé de plus particulier, tant dans Paris qu'au dehors, depuis la nuit du jour et fête des Rois jusques à présent, et qui n'ont été remarquées (sic) aux imprimés cidevant publiés. Paris^ Cardin Besongue, 1649.

Deux parties de huit pages chacune. La première partie s'arrête au samedi 17 février; et la seconde continue jusqu'au samedi 84.

2456. Mercuriade (la), ou TAjournement personnel envoyé à Mazarin par le cardinal de Richelieu, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.

lin frondeur qui défend la reine ! il est bon d'en prendre note :

a On Testime comme une infâme ; On Pinjurie librement ....

De telle sorte qu'on en dit Ce que jamais elle ne fit, Et dont seulement sa pensée Ne se vit jamais offensée. »

2457. Mercuriale (la) faisant voir 1 . l'injustice des deux partis, soit en leurs fins , soit aux moyens dont ils se servent pour y parvenir; 2. la nécessité d'un tiers parti pour réduire les autres deux à la raison. Parisj 1 652, 24 pages.

L'auteur attaque le roi avec violence. Il l'accuse de jurements ^ de blasphèmes , de tyrannie , et le déclare plus coupable et plus odieux que Mazarin. Je ne connais pas trois pamphlets de cette espèce.

C'est sur l'Ormée de Bordeaux que le libelliste prétend modeler son tiers parti.

2458. Merveilles (les) de la Fronde du grand Hercules {sic) de Paris. Anvers (Paris), 1649, 7 pages.

Deux pièces également insignifiantes , mais rares. a Le coq n'est propre qu'aux faquins. »

270 BIBLIOGRAPHIE [métâhoephose]

C'est un mauvais jeu de mots contre Lecocq , conseiller au Parlement. L'auteur a aussi quelques railleries à l'adresse de Goulon , Gharton et Bachaumont.

2459. Merveilleux (le) effet de la députation de messieurs du Parlement) avec tout ce qui s'est fait et passé en la cour, ensemble les serments de fidélité faits au roi par madame la Princesse , messieurs les ducs d'Enffiyen(sic), de Bouillon et de LaRochefoucault. Paris, Pierre Gautier, 1 650, 1 5 pages.

Ge pauvre pamphlet se retrouve sous le titre de : le Triomphe de la couf, etc.

n s'agit de la paix de Bordeaux. Le seul serment que la pièce contienne, est celui du duc de La Rochefoucaulty sous la date du % octobre.

Les imprimeurs ordinaires du roi ont publié toutes les pièces officielles sous les titres de Déclaration du roi accordée à son parler ment et ville de Bordeaux, le !•' octobre 1650, etc. , Suite et Fraie suite de la déclaration du roi , etc.

Je lis dans le Merveilleux effet de la députation du Parlement que, le soir même de la signature du traité de paix, les ducs de Bouillon et de La Rochefoucault soupè^t à Bourg avec le cardinal Mazarin.

2460. Messager du cardinal de Richelieu envoyé des Champs-Elysées à Julie {sic) Mazarin. Paris, Nie. de La Vigne, 1649, 8 pages.

2461. Messieurs, vous considérerez s'il vous plaît, etc. (S. 1., 1648), 4 pages. Rare.

Gontre les jurés vendeurs de vin.

2462. Métamorphose (la) de la France envoyée à une dame de la campagne. Paris , Claude Marette, 1 649,

Daté du 2i février, et signé V. S. B.

2463. Métamorphose (la) de Mazarin en la figure du

IHILUDE] DES MAZARINADES. 271

Dragon Notre-Dame, en vers burlesque \^sic). Paris y 1652, 11 pages.

Le dragon Notre-Dame était Piroage du dragon que tua saint Marcel, et qu'on portait à la procession de la Fête-Dieu. La description en est assez curieuse.

Mazarin est comparé à Néron qui bn'îla Rome :

(( Enfin ce fut jeu de jeunesse (rincendie de Rome); Mais pour lui , par Diea ! jen n'est— ce. »

Le poëte appelle le blocus de Paris la Guerre des Neiges.

2464. Métamorphose (la) morale, ou THeureux changement de nos fortunes par la prudence de nos seigneurs du Parlement. Paris j veuve d' Anthoine Coulon, 1 649, 7 pages.

2465. Métiers (les) de la cour. (S. I. n. d.), 7 pages.

Le duc d'Orléans est meunier pour pouvoir se servir de La Rivière.

Mademoiselle veut un méder où Ton puisse être deux , parce qu'elle s'ennuie d'être seule.

« Le prince de Conty devient auteur ; et dit-on qu'il est fort propre à commenter les fables d'Esope. »

Il faut que ce pamphlet ait été publié après la paix de 4649.

2466. Micarême (la) des harengères , ou leur Entretien sur les affaires de l'État. (S. 1.), 1649, 7 pages.

2467. Miliade (la), ou TÉloge burlesque de Mazarin, pour servir de pièce de carnaval. (S. 1.), 1651,

a De boire sans cesse et reboire Depuis ce matin, lundi gras. »

Voilà la date.

Ce pamphlet n'a rien de commun que le nom avec la Miliade de Richelieu. Surtout il n'est ni aussi violent ni aussi spirituel. Il a paru après la Mazaritmde ; car je. lî^-à^la page 1 1 : a Comme dans la Mazariftm^fnè^^ Qui n'est qu'une longue nai|rde,

272 BIBLIOGRAPHIE [vinist&e]

Laquelle à ce ministre ému

Rend , je crois , le nez bien camu. »

Il en a été publié dans la même année, 1651^ une seconde édition^ revue et corrigée par Vauteur.

Voir le Gouvernement de VÉtat présent y etc., et le Gouvernement présent , etc.

2468. Militante (la) république de Venise prosternée aux pieds de la France, implorant son secours contre la tyrannie du Turc. Paris, RoUin de La Haye, 1 649, 8 pages.

2469t Mine (la) éventée de Jules Mazarin par un ingénieur, avec un sonnet à monseigneur le duc de Beaufort. Paris, Michel Mettayer, 1 649, 8 pages.

Le sonnet est signé R., ingénieur.

2470. Ministre (le) d'Etat flambé. Rideruh dicere uerum quid i^etat ? Jouxte la copie imprimée à Paris , 1649, 16 pages.

Signé D. B.

Pamphlet gai, spirituel, bien écrit, et que Naudé place au quatrième rang des pièces burlesques (page 283 du Mascurat); mais l'auteur développe trop longuement cette idée :

t Et vous avez fait à rebours Le gaillard péché de luxure. »

Voici une citation qu'on ne trouvera pas trop longue, j'espère, et que dans tous les cas la rareté de ce curieux libelle fera excuser :

a Le Bretilleux est sans chalands ; Morel n'enseigne plus à lire ; Boisseau n'étale plus d'écrans; Martial ne vend plus de gants; Rangouze.jo^ct sut plus qu'écrire; Richard ne. va f^ chez les grands; Et Vinot n'a plus de quoi frire.

[WEiCLB] DES MAZARINADES. 273

« Neafgerinaûi ne dit pM un mol ; Les muses ne Tont plus pour mome ; Le SaToyard plaint chaque écot; L'Orriétan est pris pour sot ; U n*a ni théâtre , ni baume ; Et G>usin , Saumur et Sercot Ne gagnent plus rien à la paume.

a Cardelin semble être perclus ; Son corps ne fait plus de menreîlle ; Carmeline en un coin reclus Voit ses pélicans superflus ; Le Coutelier même sommeillé ; Et Champagne ne coiffe plus Que la poupée ou la bouteille.

a Sur le Pont-Neuf Cormier eu vain Plaint sa gibecière engagée ; La Roche y prône pour du pain ...»

2471 . Ministre (le) d'État rétabli et justifié. Paris, 1649,

Pamphlet mazariniste. Il est à remarquer que Fauteur rejette sur les princes la plus grande part de responsabilité de \'enlèt>e^ ment du roi. C'est bien dans Tesprit du cardinal.

Une remarque plus générale , c'est que les pièces dirigées contre tes pamphlétaires ont paru presque toutes sans nom d'imprimeur, quelques-unes sans nom de ville. Malgré la paix , on craignait les tumultes populaires. Les Frondeurs étaient encore maîtres de Paris.

2472. Ministre (le) fugitif sans esprit de retour. Pam^ 1651 9 11 pages.

2473. Ministre (le) sans reproche, à monseigneur le président de Bailleul, surintendant des finances et chancelier de la reine régente. (S. 1., 1648), 47 pages.

Il est suivi de VÉpttre panégyrique qui commence à la page 21 . L'une est en vers ; l'autre est en prose; mais c'est dans tous les deux l'éloge du président.

2474. Miracle (le) arrivé en la place royale. Paris, 1649, 10 pages.

274 BIBLIOGRAPHIE [viioiR]

2475. Miracle arrivé en la ville de Meulan, vicariat de Pontoise, au couvent des religieuses de l'Annonciade desdix vertus, en la personne de sœur Marie-Madeleine de Saint-Charles, par l'intercession de la bienheureuse Jeanne de France , fondatrice de cet ordre , avec les dépositions et les procès-verbaux de M. Tévêque Du Bellay, des religieuses, confesseur, médecin et chirurgien qui ont assisté ladite religieuse en sa maladie. PariSf Pierre Targa , (s. d.), 23 pages.

L'authenticité des pièces est certifiée par le notaire apostolique en la cour d'église de Pontobe et secrétaire ordinaire de l'archevêque de Rouen , sous la date du 4 novembre 1649.

2476. Miracle (le) nouveau d'un crucifix qui parla, vené dredi dernier, dans Saint-Germain, à la reine régente.

Paris, Denys Langlois, 1649, 8 pages.

f Pai toajourt ta fortune et ta Tie en ma main. »

f Fuis les eonieik d'un homme ; et suis les lob d'un Dieu. •

Voilà qui est bien; mais..,.

c Je t'û donné mon sang; prètes-moi t6n oreille! i Cest le crucifix qui parle. Le récit de l'auteur est en prose.

2477. Miroir (le) à deux visages opposes, Tun louant le ministère du fidèle ministre, l'autre condamnant la conduite du méchant et infidèle usurpateur et ennemi du prince et de son État. (S. 1.), 1644 (1649), 1 6 pages.

Un contCfmpDHain a écrit sur un exediplaife de la bibliochéque de âainte-Geneviève : 9 avril,

2478. Miroir (le) des souverains , oii ae voit Tàrt de régner, et quelles sont les personne qu'ils doivent élire pour être leurs commensaux, leurs domestiques, leurs serviteurs, leurs conseillers et leurs ministres

[MiBOiE] DES MAZARINADES. 275

d*Ëtat, quel est le devoir de ces divers esprits, et quelle, doit être leur récompense. Paris ^ François Noël, 1649, 50 pages.

C'est le moins commun des Miroirs et le plus mauvais.

2479. Miroir (le) François, représentant la face de ce siècle corrompu. Paris, 1651, 8 pages.

Sotte pièce, qui n'a rien de commun que le titre avec le pamphlet qui suit.

2480. Miroir (le) François, représentant la face de ce siècle corrompu, où se voit si le courtisan , le politique, le partisan et le financier sont nécessaires au

^maintien et conservation d'un État. Paris, 1649, 15 pages.

Voici les costumes de ces personnages :

Le courtisan « avec une grosse perruque frisée , cordelée, saupoudrée y les sourcils pincetés, les joues plâtrées et vermillonnées, la moustache redressée j la tète branlante , la goi^e ouverte , la bouche pleine de blasphèmes , et tout le corps en un mouvement perpétuel , une main sur l'épée , l'autre à son côté. »

Le politique « avec une ample et longue robe de taffetas , la barbe peinte , la perruque godronnée {sic) , les yeux enfmicés et les sourcils relevés y marchant à pas soulevés et mesurés; en son vivre un Lncullus ; en ses paroles un Oaton. »

Le financier « avec une petite robe courte à manches , la toque de veloux (sic) sur des cheveux frisés , tout parfumé et mignonnement chaussé , et pour le reste à peu près accoutré comme le courtisan. »

Le financier et le partisan, c'était tout un.

2481 . Miroir royal, ou Fidèle portrait du monarque accompli, tiré au modèle d*un grand Gustave, roi de Suède, à monsieur Hambreus, docteur en droit canon et professeur du roi es langues orientales. Paris j 1649, 7 pages.

L'épitre dédicatoire est signée J. G. D. On y voit que le docteur

276 BIBLIOGRAPHIE [monâhchie]

Hambreus était Suédois , et que le Miroir royal a été publié après la paix.

Le second titre de la pièce est : « Préceptes de OutHes IX, roi de Suède , à son fils Gustave Adolphe , après lesquels ledit Charles Qécut encore huit ans , Vappriçoisant (sic) son jeune ai^on aux armes» »

2482. Mirouer (le) de la reine lui représentant tous les désordres de sa régence et lui donnant d'infaillibles moyens de les réparer. Paris , Jacob Chevalier, 1 652, 16 pages.

« Je n*ai pas peur que tous m'en envoyez un ( évéché , il y en avait cinq vacants) pour avoir dit la vérité. Ce seroit pourtant une action de justice, que le Mazarin n'a garde de faire. » Est ce une plaisanterie ?

Les infaillibles moyens ont été réservés pour une autre pièce qui n'a peut-être pas été publiée , qu'en tout cas je n'ai pas vue.

2483. Misérable (la) chute du ministre d'État étranger, son bannissement, sa fuite préméditée et sa retraite en Turquie. Paris , François Noël, 1649, 8 pages. C'est encore plus sot que rare.

2484. Mission (la) des partisans à ce qu'ils méritent. (S. 1., 1649), 4 pages.

2485. Mois de décembre 1650. Suite de Testât des pauvres de la frontière de Picardie et des environs de Soissons où les armées ennemies ont campé , et du soulagement qu'ils ont reçu. (S. 1., 1651), 4 pages.

Voir le Mandement de l'archevêque de Paris pour le secours des pauvres.

2486. Monarchie (la) affligée, avec ses consolations politiques et religieuses, à monseigneur le prince de Conty. Paris ^ Robert Sara, 1649, 7 pages.

Signé Suzanne de Nervèze.

[monition] des HAZARINADES. S77

2487. Monition. Placard in-folio^ daté du 8 septembre

Donnée par Chassebras , curé de Saint-Séverin et grand vicaire du cardinal de Retz. Il y en a une seconde, d'octobre de la même année.

Claude Joly en a publié des analyses assez étendues dans ses Mémoires y pages 178 et 179, coll. Michaud. Chassebras était alors caché dans les tours de Saint-Jean-en-Grève. Ne pouvant conmiuniquer avec les curés et supérieurs des communautés séculières et régulières , il avait pris le parti de faire afïïcher ses instructions aux portes des églises et dans les rues. Voici le singulier moyen dont il se servait : « Des gens affidés, marchant le soir dans h?s rues , portoient sur le derrière de leurs épaules des feuilles imprimées , tout enduites de colle, qu'ils appliquoient , en se retournant le corps et comme en passant, aux coins des rues et dans les places publiques, mettant leur dos contre les niurs et les portes des églises et des édifices des places publiques. Ensuite ils passoient leur chemin. » (Q. Joly, page 177.)

Les deux Monitions sont les cinquième et sixième pièces qui ont été affichées de la sorte.

2488. Monition de Tofficial de Paris obtenu par le sieur de Guénégaud le 14 avril 1649. Placard in-folio. Rare.

Quand le peuple sut que le roi était à Saint-Germaip , il y eut aux portes de Paris , et particulièremunt à la porte de la Conférence , des rassemblements qui empêchaient les courtisans et les fidèles serviteurs de sortir de la ville. C'est dans un de ces rassemblements que les équipages de (ruénégaud furent pillés. Pendant le blocus, aucun effort ne fut possible pour retrouver les objets perdus ; mais aussitôt après la paix , une monition fut publiée par Tofficialité. C'est le placard.

« Une cassette remplie de plusieurs papiers de conséquence, et entr'autres de quittances , comptes et rescriptions concernant les affaires de l'épargne , et 1^ décharges du maniement qu'il a eu ci-devant des finances de Sa Majesté. »

« Un grand coffre , en forme de malle , rempli de tous les litr^ (le ses maisons et héritages. »

278 BIBLIOGRAPHIE [monsieur]

2489. Monitoire publié par toutes les paroisses de la ville de Paris contre les Juifs de la Synagogue , le 1^ jour de septembre 1652^ pour avoir cruellement martyrisé , assassiné et tué un notable bourgeois de ladite ville de Paris. Paris ^ Veuve J. Guillemot, 1 652, 6 pages. Rare.

Voir le Récit ruùf et véritable du cruel assassinat.., commis par la compagnie d^ fripiers de la Tonnellerie ^ etc.

2490. Monologue, ou Entretien de Mazarin sur sa bonne et sa mauvaise fortune , en vers burlesques. Paris y 1649, 8 pages.

« On ne peut empescher d'écrire Par menace ni autrement ; Et les arrêts du Parlement N'ont pas assez de suffisance Pour empêcher la médisance. »

2491 Monopoleur (le) rendant gorge. Pétris j veuve Théodore Pépingué et Estienne Maucroy, 1649^ 8 pages.

« Je suis cousin gennain du Médecin cltaritable , et frère du Politique. »

Qu'est-ce que cette parenté ? On a vu plus haut le Médecin politique; mais je ne connais pas le Médecin charitable.

2492^. Monsieur d'Elbeuf et ses enfants.

Mém . du cardinal de Retz.

Ce sont des triolets que Marigny a composés et que le cardinal de ftetz a fait répandre dans le temps que le duc d^Elbeuf disputait au prince de Conty le commandement en chef de Taraiée du Parlement.

Par une singularité dont je n'ai point l'explication , le premier se trouve dans les Triolets de Saint^Germain : < Le pauTTe monseigneur d'Elbeuf, etc.; »

Le second dans les Triolets du temps , selon les visions (fun petit" fils du grand Nostradamus :

« Monsieur d'Elbeuf et ses enfants , etc. »

[MOftT] DES MAZARINADES. 370

Sautei*eau de Marsy est , je crois , le premier qni les ait imprimés totts , mais en intercalant entre le troisième et le quatrième la réponse de Blot, dans le Nauveaa Siècle de Louis XIV ^ tome I*', page i39.

2493. Mort (le) de terre, ou le Bras hors de terre, en vers burlesques. Paris y 1649, 7 pages.

2494. Mort (la) du cardinal Mazarin prédite par les troupes du duc de Lorraine, avec la retraite de la reiae au bourg de Chilly, ensemble la lettre du duc de Lorraine écrite au comte de Tavannes sur les approches d'Ëtampes. (S. 1.), 1652, 7 pages.

2495. Mort (la) efïroyable d'un boulanger impitoyable de cette ville. Paris ^ 1649, 5 pages.

Ce boulanger avait refusé de vendre du pain à une pauvre femme. Le soir, il mourut , les entrailles mangées par de gros vers qui , le lendemain , sortirent de sa bouche.

La pauvre femme acheta du pain d'un jeupe enfant ; et quand elle fut rentrée chez elle , elle trouva son argent avec son pain.

Si je cite ce double miracle, c'est qu'il me paraît prouver que le blocus n'a pas été sans efficacité. Il n'y a que là cherté du pain qui ait pu autoriser de pareils récits.

2496. Mort (la) et les funérailles de la guerre, en vers burlesques. Paris ^ Claude Morlot, 1 649, 8 pages.

2497. Mort (la) funeste du cardinal Mazarin, avec son ëpitaphe, dédiée à monseigneur le duc de Beaufort, duc et pair de France, et protecteur du peuple. (S. K),

L'épître dédicatoire et l'avis au lecteur forment huit pages; la pièce huit autres pages, numérotées séparément.

On lit au bas de l'épitre dédicatoire la signature S. C, sieur de P. et rAnti-*>Mazarin. Voir le Tableau funeste des Imrpies de VÉtat, etc.

280 BIBLIOGRAPHIE [motifs]

Dans ce dernier pamphlet , l'auteur dit qu'on venait de défendre les libelles contre Mazarin , qui était cependant hors de France , et qu'on avait saisi entre les mains de son imprimeur une pièce qu'il avait publiée récemment. Est-ce la Mort funeste du, cardinal Mazarin ?

Ce triste pamphlet ne méritait pas tant d'honneur, quoique, pour me servir des expressions de l'auteur, il soit plein de vengeance et de cruauté.

Il se termine par wie « Mazarinade composée à quatre parties , lorsque le Mazarin assiégeoit la ville de Bordeaux. » Ce chant de la Fronde est aussi mauvais que le reste. Cependant il avait été mis en musique par trois compositeurs , et notamment par G. Lefèvre de Many, ex-page de la musique de Louis XŒy et domestique du duc de Vendôme. L'auteur aurait publié la Mazarinade notée; mais Ballard avait seul le privilège de ce genrç d'impression, qui était fort cher. Cest une lacune très-regrettable dans les publications de la Fronde.

2498. Mot (le) à roreille, ou le Miroir qui ne flatte point. Paris ^ 1649, 7 pag^.

Ce mot à l'oreille s'est dit et redit bien haut pendant la Frondç. Ce sont des injures contre Mazarin.

2499. Mot (le) à Toreille sur les desseins particulières [sic^ de la reine et du cardinal Mazarin. (S. I., 1652), 1 5 pages.

Turenne n'avait pas encore pris le commandement de l'armée du roi ; mais on disait déjà que le prince de Condé avait quitté la Guyenne.

2500. Motifs (les) de Tunion des bourgeois de Paris avec le Parlement, représentés à la reine, servans {sic) de réponse aux libelles jettes dans Paris , où est découverte la fausse politique des deux ministres cardinaux. Paris y Nicolas Bessin, 1649, 8 pages.

Les libelles , jetés dans Paris, sont les deux billets du chevalier de La Valette : 4 qui aime la vérité; Lis et fais.

[motifs] des MAZARINADëS. 281

« Vous avez reconnu , Madame , Pautorité de ce Sénat , puisque vous tenez de lui ce que vous êtes. >»

2501 . Motifs de la ligue de tous les véritables François pour conspirer la ruine de Mazarin, avec Son Altesse Royale et messieurs les princes , présentés a Son Altesse Royale par le sieur de Vieupont. Paris ^ chez défunt mon grand père, à Tenseignc du Carême prenant (1652), 15 pages.

2502. Motifs (les) de la retraite de M. le duc de Beaufort dans sa solitude. Paris , S. Le Porteur, 1652, 7 pages.

Le duc de Beaufort avait disparu en quelque sorte après son duel avec le duc de Nemours. Qu'était-il devenu? Les uns le croyaient aux Chartreux , les autres aux Capucins de la rue Saint- Honoré. L'auteur dit simplement qu'il s'était retiré du monde pour chercher des consolations ; mais on lit dans les Mémoires de Chavagnac, page 155 de l'éditicHi de 4700 : « Je ne quittai pas l'armée (du prince de Condé) où M. de Beaufort vint dans l'incertitude de savoir comment le Parlement prendroit son affaire. »

2503. Motifs de la retraite de monsieur le Prince. Paris , Nicolas Vivenay, 1651, 7 pages.

Ce pamphlet est dirigé autant contre la cabale de madame de Chevreuse que contre Mazarin. Il y a été "répondu par le Discours libre et véritable sur la conduite de Mi le Prince et de Mgr le coadjuteur.

2504. Motifs (les) de la tyrannie du cardinal Mazarin. Paris y Arnould Cottinet^ 1649, 7 pages.

2505. Motifs des arrêts des Parlements de France contre le cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 26 pages.

Tout ce qu'il y a de remarquable , c'est l'exemple de Louis XIII et du maréchal d'Ancre que l'auteur propose à Louis XTV.

2506. Motifs du traite de madame de Longueville et dç

282 BIBLIOGRAPHIE [mouchard]

monsieur de Turenne avec le roi catholique, revus et corrigés. Jouxte la copie imprimée à La Haye^ 1650 9 13 pages.

Libelle ardficieusement écrit. Il n'est pas commun. On chercherait en vain l'édition de la Haye. C'est ici la première et la dernière.

2507. Motifs et raisons principales du Parlement de Rouen pour sa jonction avec celui de Paris. Paris , veuve André Musnier, 1649^ 8 pages.

Un des griefs contre Mazarin , c'est qu'il a introduit « des farceurs dont les postures indécentes ouvrent l'imagination à des voluptés scandaleuses. »

2508. Motifs (les) qui ont empêché la paix jusqu'à présent, et les seuls remèdes qui la peuvent sans difficulté apporter dans peu dejours, par A. D., Quercinois. Paris t 1 652, 22 pages.

Ce Quercinois est insolent et pédant : Il demande au roi d'éloigner sa mère;^ et de rendre aux États l'éclat qu'ils avaient sous Henri IV ! mais son pamphlet est rare.

2509. Motifs qui ont porté Son Altesse Royale à se déclarer pour monseigneur le Prince, qui servent de justification à son Manifeste. (S. 1.), 1652, 15 pages.

Apparemment le Manifeste de Monseigneur le duc d* Orléans, etc. Peut-être les deux pamphlets sont-ils du même écrivain.

En tout cas, celui dont le titre précède, n'est pas mal fait ; et il est peu commun.

2510. Mouchard (le), ou Espion de Mazarin. Paris y Claude Boudeville, 1649, 8 pages.

• J'ai vu dans la bibliothèque de Sainte-Geneviève un exemplaire sur lequel un contemporain avait écrit : Par M, de La Colombière. Naudé cite le pamphlet, page 13, du Mascurat; et il dit de l'auteur qu'il avait dédié de gros livres au cardinal. La Colombière,

[motki] des MAZARINADES. 2S3

en effet, avait, en 16489 un an auparavant, publié son Frai théâtre d'honneur avec une fastueuse épitre dédicatoire à Mazarin.

U aurait composé, outre le Mouchard ,.V Avis contre le ministre étranger (peut-être les Raisons d'État contre le ministre étranger)^ la Parabole du temps présent , et beaucoup d^autres pièces , suivant l'expression de Naudé , qui malheureusement n'en fait pas connaître les titres.

Voici les pièces que l'espion considère comme les meilleures : Raisons d'État contre le ministre étranger; Discours d'État et de religion sur les affaires du temps présent ; les Divines Répélatiani et promesses faites à Saint^Denis et à Sainte^Geneviève ; la France désolée aux pieds du roi, où le gouvernement tyrannique de Mazarin est succinctement décrit; la Parabole du temps présent ; la Contri"^ bution d'un bourgeois de Paris pour sa cote part des secours de sa patrie ; Lettre d'un religieux envoyé à Monseigneur le prince de Condé à Saint^Germain-en^Laye ; Factum servant au procès ai" minelfait au cardinal Mazarin touchant ses intelligences avec les étrangers ennemis de l'État; Très-humble remontrance du Parle^ ment au roi et à la reine régente; les Raisons ou les Motifs véri" tables de la défense du Parlement et des habitants de Paris contre les perturbateurs du repos public; Icon tyranni in invectiva contra Mazarinum expressa,

2511. Mouchoir (le) pour essuyer les yeux de M. le prince de Condé. Paris ^ (s. d., 1649), 7 pages.

Mauvaises stances sur la mort du duc de Châtillon. Sautreau de Marsy les a pourtant recueillies dans son Nouveau Siècle de Louis Xir, I" vol.y p. i73.

251 2. Moyen assure pour bien ménager le blé des bourgeois et remédier a la cherté du pain dans Paris, pour TefTet duquel il y aura, dès le commencement du mois de décembre prochain 1649, un magasin dans la rue des Rosiers, à côté de la vieille rue du Temple, au petit hôtel d'O (où étoit autrefois l'académie de Benjamin). Paris y François Noël, 1649, 7 pages. Rare^

Voir le Franc bourgeois de Paris , etc.

284 BIBLIOGRAPHIE [moyens]

2513. Moyen pour obtenir de Dieu une véritable paix par l'intercession de sainte Geneviève , en la solemnitë de la descente de sa châsse. (S. 1.), 1 652, 4 pages. Rare.

Le moyen, c'est la charité. Les personnes pieuses désignées pour recevoir les aumônes sont , outre les curés , la présidente de Hercéy madame de Traversé et mademoiselle de Lamoignon.

Voir le Mandement de Tarchevéque de Paris pour le secours des pauvres.

2514. Moyens de récusation contre M. le premier président. {S. 1.), 1650, 3 pages.

n ne faut pas confondre ce pamphlet avec les Causes de récU" sation , etc. Ce n'est pas ici une pièce de procédure.

2515. Moyens des requêtes présentées à la cour par M. Guy Joly, conseiller du roi au Châtelet de Paris, pour raison de l'assassinât commis en sa personne le 11 décembre 1649. (S. L n. d.), 6 pages.

2516. Moyens faciles et nécessaires pour la garde, sûreté et police de la ville et faubourgs de Paris, la levée et subsistance de ses troupes, et ouverture de ses passages, tant par eaus (sic) que par terre. Paris^ veuve J. Guillemot, 1649, 8 pages. *

Nécessaires, peut-être; faciles^ c'est autre chose. On va en juger.

Garde de la ville : Apprendre aux .bourgeois l'exercice des armes ; destituer les colonels et capitaines suspects ; constater, au moins de quinze en quinze jours , l'état des hommes y des armes , des munitions , des vivres; doubler la garde des portes ; organiser l'espionnage ; défendre aux hôteliers de loger sans une permission du major de garde.

Subsistances : Confisquer les biens des partisans et de ceux qui sont dans l'armée du roi ; vendre le sel à vingt-quatre ou vingtcinq livres tournois le minot pendant un temps déclaré ; emprunt

[MOTENsG DES MAZARINADES. 285

forcé sur les riches et sur les établissements religieux ; ouvrir les passages à main armée ; faire des distributions de blé ; renvoyer les familles de ceux qui servent le roi ; faire sortir les mendiants et les infirmes.

Moyens militaires : Augmenter les troupes ; lever des fantassins et des cavaliers parmi les domestiques ; prendre les cbevaux et les fourrages ; incorporer les recrues dans les régiments , mais sous la condition de ne servir que pendant les troubles , et ne pas aller plus loin que quinze ou vingt lieues de Paris.

L'auteur commence ainsi : « Les bourgeois étant en armes depuis plus de deux mois. » Le pamphlet est donc du milieu de mars. En tous cas , il était trop tard.

2517. Moyens infaillibles pour faire périr le cardinal Mazarin , et la guerre à ses dépens. Paris, veuve J. Guillemot, 1 652, 6 pages.

Voilà un zélé frondeur ! Il veut qu'on fasse promptement le fonds de cent cinquante mille livres , pour payer l'assassin du cardinal ! Il veut qu'on dispose de ses bénéfices ; et en attendant, il dénonce les personnes qui doivent de l'argent à Mazarin , ou qui ont de ses meubles en dépôt. Parmi les dernières , je remarque Bonneau, le traitant, et la maréchale de Rantzau.

Ce pamphlet n'est pas commun.

2518. Moyens (les) pour accorder les deux partis, proposés par Jacques Bonhomme , paysan de la Beauoe, aux.bourgeois de Paris. Paris ^ Jacob Chevalier, 1652,

Pauvre imitation de la Lettre de Jacques Bonhomme , paysan du Beaupoisis , à messei^eurs les princes retirés de la cour; mab rare.

2519. Moyens très avantageux aux bourgeois de Paris pour bien ménager leurs blés par l'échange qu'ils en peuvent faire au poids pour du pain de même qualité , très bon et bien assaisonné, à leur choix, dans le magasin du grand pain, établi à cet effet dans la rue des Rosiers, à côté de la vieille rue du Temple, au

2g6 BIBLIOGRAPHIE [htstèee]

petit hôtel d'O (où étoit autrefois Tacadémie de Benjamin), où les pauvres même et ceux qui n'ont pas de blës peuvent trouver les mêmes satisfaction et avantage. (S. 1., 1649), 3 pages. Rare.

Voir le Franc bourgeois de Paris , etc.

Cest ici le premier tarif : « Pour le pain bis avec son tout, une livre de vingt seulement en faveur des pauvres ; pour le pain avec son tout, auquel on a ôté le gros son , deux deniers pour chaque livre, outre la livre de vingt ; pour le pain bis blanc, de quinze livres <le blé , un et trois deniers pour chaque livre de pain qu'il en rend ; pour le pain blanc , de dix livres de blé, un et quatre deniers pour chaque livre de pain. »

2520. Moyens très importants et nécessaires pour réformer Tabus et réparer les désordres du paiement des rentes de l'Hôtel de Ville de Paris. P. A. T. C. D. R. C. G. D. R. D. L. D. V. D. P. (S. 1., 1649), 14 pages. Rare,

Projet de règlement qui a surtout pour but de prévenir les fraudes que les receveurs des rentes commettaient avec leurs contrôleurs.

2521 . Muse (la) du temps présent , par le sieur D. L. B. M. Paris, Denys Pelé, 1650^ 82 pages.

Iinitation burlesque de l'Art d'aimer, d'Ovide.

2522. Mystère (le) de la croix proposé à la reine pour motif à traiter et conclure la paix dans son État, tant générale que particulière. Paris, Robert Feugé, 1649, 11 pages.

%né M. R. L. R. P. D.

2523. Mystère (le) éventé, ou la Réponse à un libelle M.

PariSy 1652, 8 pages.

L'auteur ne dit pas à quel libelle il rqpond; et je ne l'ai pas découvert. Ce n'est pas, après tout, la peine de le chercher. Cependant la pièce est rare.

[pfOCTUENB] DES MAZARINÂDES. 287

2524. Naissance (la) d'un monstre épouvantable , engendré d'une belle et jeune femme, native de Mark y à deux lieues de Calais, le 23 février 1649. Paris, veuve d'Anthoine Coulon , 1 649, 7 pages.

C'est une lettre signée G. D. B., et datée du 27 février.

2525. Nappe (la) renversée, chez Renard, en vers burlesques. Paris, 1649, 8 pages.

2526. Nations ( les ) barbares à la reine d'Angleterre. Paris., Pierre Targa, 1 649, 4 pages.

On lit au verso du titre un assez pauvre sonnet signé L. L.

2527. Nazarde (la) à Jules Mazariu. Paris, chez la veuve de l'auteur, rue de l'Orphelin , vis-à-vis de la Limasse {sic)^ 1649 , 8 pages.

Pièce fort gaie dont le refrain : Nargue pour vous, Jules Maztuin , est toujours bien amené. Elle a été reproduite à la suite des Férités mazariniques.

2528. Noble (le) confus, ouïe Point d'argent du temps présent, dialogue de deux gentilshommes et d'un valet depuis peu arrivés en Cour. Paris ^ 1649,

Même pièce que le Cavalier démonté ^ etc.

2529. Nocturne (la) chasse du lieutenant civil. Paris ^ par la société typogi^phicpie du pays grec et latin, au Mont-Parnasse, (s. d. , 1649), 8 pages.

Pamphlet mal écrit, mais fort curieux.

« Lorsque sans empêchement . . .

Paris vit naître l'espérance D'une fourrée conférence , On comment de réprimer Cette licence d'imprimer. . .

lieuteiuint riril et commissaire . . .

288 BIBUOGRAPHIE [nohpâeeilleJ

Pour empêcher de barbouiller, Chez les imprimeurs vont fo^iller De nuit, par cruauté extrême, Jusques dans la cave même, i

Rollin de la Haye , imprimeur du Courrier français , avait été obligé de se cacher ; L'Eclanche y Raulin et IjaMieniprefids ton verre avaient été mis en prison. Peut-être ces trois derniers étaient-ils des porteui's, des crieurs de pamphlets ; car je ne trouve pas leurs noms sur ma liste, pourtant très- longue, des imprimeurs et

libraires.

a Les crieurs Qiargés de boutiques d'osier. 9

2530. Nocturne (le) enlèvement du roi hors de Paris, fait par le cardinal Mazarin, la nuit des Rois, en vers burlesques. Paris j Arnoult Cottinet, 1649, 32 pages.

Naudé , page 285 du Mascurat , dit que ce pamphlet n'est qu*une imitation de V Agréable récit des barricades. Cela est vrai. Il y a de Tesprit pourtant.

Il en existe une autre édition de 1 649 et de 32 pages, mais chez Pierre le Champenois.

Amould Cottinet Ta réimprimé aussi en 1649, avec le Troisième babillard y le Coq à Vdne ei'V Anagramme prophétique sur la sortie du cardinal.

2531 . Nœud (le) de TafFaire, ou la Seule ressource des grands désordres qui menacent cette monarchie avec un danger évident de quelque changement d'État; discours sans flatterie sur la défiance que la reine a de la conduite de monseigneur le Prince , et sur la défiance que monseigneur le Prince a de la conduite de la reine, avec un b^au parallèle des sorties de monseigneur le Prince et de monsieur le duc de Mercœur, pour servir d'instruction aux médiateurs des troubles

. de l'État. (S. 1.), 1651, 28 pages.

2532. Nompareille (la) du temps, ou^a Prosopopée de

[ROUTBio] . DES MAZARINAMIS. S8Q

Thëmis et la Fortune plaidant le procès de Mazarin. Paris, veuve d'Anthoine GhiIou, 1649» 8 pages.

2533. Nouveau Caquet, ou Entretien de Taccouchée, sur le départ du cardinal Mazarin de la ville de jusques à son arrivée à Saint-Germain, journée. Pcuris^ 1652, 24 pages.

T a-t-îl d'aotres journées ? Et quand il y en aunit? Cela ne Tant pas mieux que le Caquet de i65i.

2534. Nouveau ( le ) De profundis de Jules Mazarin au Prince de Condé. (S. 1.), 1649, 7 pages.

Ce pamphlet a dû paraûire peu de temps avant Tarrestatioii du prince ; car Maxarin dit :

» Le roi ert trop aim^ en France ; Ne songes ploi à baire à Iws ; Et, afin qa*il ne jngent pas Le procès à TOCre naissance,

He^em dama, eU , Domiiu. 9

Il diflere essentiellement du De profundis de Jules Mazarin , avec les regrets de sa méchtmte pie,

2535. Nouveau discours politique contre les ennemis du Pariement et de la ville de Paris , oit il est traité de Tusage légitime de la puissance royale dans Tinqiosition des subsides , de la dignité du Parlement de Paris dans la France , et de Tinnocence de la ville de Pïuîs. A la reine. Paris, Rollin de La Haye, 1649, 12 pag.

« Les pairs et les officiers du Parlement forent créés dans les mêmes États généraux où Hugues Capet reçut la couronne , jpour serrir de tempérament , non pas à la puissanoe royale, maïs k rînsolenoe des ministres qui en abusent. »

« Charles V apprit l'art de r^;ner dans Philippe de Corn-

Ce pamphlet est d*un ignorant; mais il n*est pas d'un sot. B. n 19

S90 BIBLIOGRAPHIE [nouteauJ

2586. Nouveau (le) fourrier de la Cour réformant les autres logements et les accommodant mieux au temps et aux lieux, et logeant commodément ceux qui avaient été oubliés. Paris y 1652, 8 pages.

Cest la contre-partie des Fourriers d'État.

L'auteur, qui est du parti des princes, transporte le roi de Saint- Denis à la ville de Reims ; la reine , de Montmartre au Yal-de- Grâce ; il laisse Mazarin à Montfaucon ; il loge le coadjuteur à la Brasserie et au Paradis terrestre , faisant l'ofEce du serpent.

2537. Nouveau journal contenant tout ce qui s'est fait et passé aux assemblées des Cours souveraines du Parlement de Paris es années 1648 et 1649 jusques à présent j revu , corrigé et augmenté de tout ce qui a été obmis aux précédentes impressions , insérés (sic) en leurs jours et dates des mois. Paris ^ Mathieu Colombel et Jérémie Bouillerot, 1 649, 114 pages jusqu'au 18 janvier 1649, et du 6 février jusqu'à la fin, 40 pages.

Cest la contrefaçon du Journal du Parlement, Elle a été faite sur la seconde édition.

2538. Nouveau recueil général contenant toutes les chansons mazarinistes , et plusieurs qui n'ont point estées {sic) chantées depuis la sortie de messieurs les princes , avec les tricotets et triolets de Mazarin depuis sa sortie. Paris, Marignon Jacquet, 1652, 35 pages , non compris le titre et les pages 3 et 4 qui ne sont pas chiffrées.

Poésie de complaiiite. On y trouve les triolets sur la prise de miradoux, qui ont été imprimés encore par Marignon Jacquet à la suite du Second Babillard du temps.

2539. Nouveau reiglement (^sic) fait par messieurs les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris

[HOinrBLLE] DES MAZÂRINADES. Ml

pour la garde des portes de la ville et fauxbourgs d'ioelle , du vingt-sixième mars 1 649. Paris , Pierre RocoUet, 1 649, 4 pages. Très-rare.

2640. Nouveaux ( les ) jeux du piquet de la Cour. (S. I. n. d.), 4 pages.

2541 . Nouveaux triolets frondeurs, ou les Triomphes de la Fronde. (S. 1.), 1650, 7 pages.

Sur la prison des Princes. Ils sont des moins communs, mais aussi des plus mauvais.

2542. Nouvelle (la) courante. A la reine. Rouen, 1649,

Couplets bien tournés.

2543. Nouvelle (la) décadence. Paris , 1651, 24 pag.

Même pièce que la Chute de Phaëton, etc.

2544. Nouvelle (la) défaite de l'infanterie du mareschal de Turenne devant Estampes par monsieur le comte de Tavannes, le mercredi cinquiesme juin 1652. Paris, André Chouqueux, 1652, 7 pages.

2545. Nouvelle (la) extraordinaire, contenant ce qui s^est passé à Francfort au sujet de la défaite de Tarmée du vicomte deTurenne {à la bataille de Reihel)j avec les préparatifs des cercles du Haut et Bas-Rhin pour s'opposer aux armes d'Espagne, et l'état des troupes du vicomte de Turenne, envoyée à monsieur le gouverneur de la ville de Paris. Paris , Guillaume Sassier, 1651 . 7 pages.

2546. Nouvelle (la) extraordinaire contenant tout ce qui s^est fiiit et passé en Champagne depuis l'arrivée de l'armée du roi, commandée par monseigneur le

392 BIBLIOGRAPHIE [rouvelie]

cardinal Mazarin j avec la prise dû château et garnison de Chemery par le sieur de La Marre, envoyée à monsieur le maréchal de IJiopital, gouverneur de la ville de Paris et seul lieutenant-général pour le roi en Champagne et Brie , par le sieur de Saint-Sauflieu (sic)j gouverneur de Donchery. Pans, Guillaume Sassier, 1650, 7 pages.

Deux lettres des i*' et 5 décembre.

Sassier était l'imprimeur du maréchal de Lhôpital. Ces nouvelles ont ainsi un caractère officiel jusque dans la fprkne sous laquelle elles sont présentées. Or, il faut remarquer que dans le titre on attribue le commandement de Tannée du roi au cardinal Mazarin et non au maréchal du Plessis.

C'est au moins une présomption en faveur de ceux qui disent que le maréchal fut sollicité de concéder au cai'dinal l'honneur de la victoire de Rethel, qui fut remportée , comme on sait , le 15 décembre.

2547. Nouvelle (la) extraordinaire contenant tout ce qui s'est fait et passé en Champagne entre Tannée du roi , commandée par monsieur le maréchal de la Ferté, et celle du duc Charles, avec la prise du sieur de Châtillon, et les articles accordés par Sa Majesté à la princesse de Phalsbourg pour la neutralité du Neufchâteau. Paris j Guillaume Sassier, (s. d.), 6 pages.

On peut remarquer que ia Noupelle extraordinaire est une sorte de journal composé des nouvelles reçues par le maréchal gouverneur de Paris. Je n'en ai rencontré que ces trois cahiers ; encore sont-ils rares.

2548. Nouvelle extraordinaire touchant Tétat présent des affaires du roi de la Grand'Bretagne , avec deux harangues éloquentes et zélées sur le dessein de venger le meurtre du roi défunt et assurer le roi d'à présent dans ses États, Tune prononcée par le chevalier Richard Blaque de la part de rassemblée des trois

Inoutelle] des MAZARINADES. 293

États du parti catholique d'Irlande , et l'autre par monseigneur le marquis d'Ormond y vice - roi du même royaume. Paris ^ François Preuveray, 1649, 8 pqges.

La harangue du marquis d'Ormond n'y est pas. Elle a été imprimée séparément. Voir Harangue de monseigneur le marquis d'Ormondy etc.

2549. Nouvelle (la) Gazette du temps, en vers burlesques. Du dix-neuvième octobre 1652. Paris, 1652,

Contrefaçon de la Gazette nouvelle en vers burlesques^ etc.

2550. Nouvelle (la) ligue faite à la Cour contre le cardinal Mazarin , sur le dessein du retour du roi à Paris , depuis la défaite des troupes mazarines {combat de Bleneau). Paris j Jean Brunet, 1652, 8 pages. Rare.

Dans un bal , le marquis de Roquelaure avait dit tout haut -. «. Je ne sab à qui confier mon épée. Je ne vois ici que des mazarins. « — « Donuez-la mol , Roquelaure , répondit le duc d'Anjou ; je ne suis pas mazarin. »

2551 . Nouvelle (la) Mazarinade. Paris ^ 1 652, 8 pages, les deux dernières non chiffrées.

Très-rare , mais non très-spirituelle.

€ Antlchien de Jean de Nivelle. »

2552. Nouvelle (la) Paris, ou l'Heureux changement de ses maux par le retour de son roi. Paris , Jean Hénault, 1649, 16 pages. Rare^

a Ames de boue et d'excrément , Qu'un teston portoit aisément A favoriser la discorde , Sortez sur l'heure de Paris ; Ou le feu f la roue et la corde Pc vos sales forfaits seront le digne prix, i*

294 BIBLIOGRAPHIE [noctelles]

2553. Nouvelle proposition faite par les bourgeois de la ville et faubourgs de Paris à Messieurs du Parlement , contre la Lettre (interceptée) du sieur Cohon (ci-devant) évéque de DoL Paris j Nicolas Jacquard , 1 649, 8 pages.

« Nous vous supplions très-hurablement , Messieurs , de nous commettre le châtiment de Mazarin. Il y trouvera son avantage ea ce qu'il ne verra point le visage ni la main du bourreau , désirant le coupler {sic) avec l'insolent Cohon à la queue d'un cheval, duquel Delaulne, le maltétîer, sera le conducteur ou chartier ( jîc), pour leur faire voit les longueurs et largeurs de toutes les mes de Paris ; puis , attachés à deux |K>teaux , nos enfants s'exerceront avec leurs frondes à qui visera le plus droit à eux. »

2554. Nouvelle (la) véritable du François étranger sur le débris de Mazarin , présentée à Messieurs du Parlement de Paris. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages.

Signé E. de La Plante.

2555. Nouvelles apportées au roi Louis XIII dans les Champs-Elysées , et son entretien avec les héros et les principaux seigneurs de sa Cour touchant la funeste guerre que Mazarin a allumée dans la France , et la description des principales choses qui sont arrivées depuis Tenlèvement du roi, qui est toute Thiatoire du temps. Paris , Guillaume et Jean-Baptiste Loyson , 1649, 20 pages.

2556. Nouvelles (les) assurées de la paix et les joies et les souhaits des Parisiens pour l'arrivée de Leurs Majestés dans leur bonne ville de Paris. Paris, Guillaume Sassier, 1649, 7 pages.

<t Crions si hau( Vive le roi ! que nous en fassions trembler l'Espagne. »

2557. Nouvelles burlesques portées par le duc de Châ-

[iiouvELLBs] DES MAZÀRINÀDES. 295

tillon à l'empereur des ténèbres aux affreuses cavernes de sa domination. (S. I.), 1649, 7 pages.

2558. Nouvelles extraordinaires contenant les particularités de ce qui s'est passé tant à Blois qu'à Gergeau et es environs , et l'entrée |)^ Mademoiselle daps la ville d'Orléans, ensemble la fbarche de monsieur le duc de Beaufort vers ledit Gergeau. Paris , Claude Le Roy, 1 652, 7 pages.

Je dois prévenir le lecteur contre la tromperie du titre. Cest de la polémique. Il n'y a point de nouvelles.

2559. Nouvelles extraordinaires contenant tout ce qui s'est passé à la Cour depuis la défaite des Mazarins, avec les particularités de la poursuite de leur déroute , ensemble les résolutions prises dans leur conseil de guerre jusques à présent. Paris j Salomon de La Fosse, 1652, 8 pages.

2560. Nouvelles (les) métamorphoses de l'Espagnol. Paris, Claude Boudef^e, 1649, 8 pages.

Bonne et peu commune.

L'auteur, qui est frondeur pourtant, montre très-bien qu|9 rKspagne a intérêt à prolonger les troubles de Paris ^ et qu'elle s'y emploie avec zèle.

2561 . Nouvelles remontrances à la reine régente sur le gouvernement de l'État. Paris, Denys de Cay, 1649, 16 pages.

Même pièce que la Très^huinhlc et chrétienne remontrance à ta reine régente sur les malheurs présents de l'État,

2562. Nouvelles remontrances au roi par ses conseillers secrétaires, contenant les raisons et moyens de leurs oppositions afin d'être payés sur le fait de leurs gages.

296 Bl BLIOGRAPHI E [obseevation]

tant pour Tannée dernière 1649 que pour l'avenir. Paris y Denys Langlois, 1650, 18 pages.

Voir V Addition que les conseillers secrétaires du roi , etc.

256â. Obéissance (F) remontrée. (S. 1.), 1649,

2564. Objet (!') de la haine publique, ou la Honte du ministre d'État découverte. Paris^ François Musnier, 1649, 8 pages.

2565. Obsèques (les), les funérailles et Toraison funèbre de Mazarin. Paris ^ N. Charles, 1649, 8 pages.

2566^. Observation de (Louis) Machon pour rarrêt du Parlement du 29 décembre 1 651 , contre le cardinal Mazarin. Paris ^ 1652.

Bih, hist., 23390

Voici ce que j'ai trouve sur ce Machon dans Gay Patin, Lettre à Spon , du 3 mai i650 :

« Je pense vous avoir ci-devant parlé d'un certain Machon qui

fit amende honorable ici, Van passé^bur avoir fiiilde faux sceaux.

U étoit archidiacre de Toul et avoit quelques autres bénéfices, qui

ont été confisqués et perdus pour lui. Voyant qu'il avoit tout perdu,

il a eu envie de se venger de M. le chancelier Seguier,-duquel 3 étoit

domestique et auquel il a l'obligation de n'avoir |>as été pendu

pour son crime. Il avoit fait un livre et un factum. Ce factum,

étant sur la presse, a été saisi et arrêté par le lieutenant civil, qui a

des surveillants à tout ce qui s'imprime en cette ville. Cétoit une

requête qu'il présentoit au Parlement , par laquelle il se vouloit et

prétendoit justifier des accusations de Tan passé , désirant qu*on

lui rendît ses bénéfices et qu'il fût remis en son honneur comme

un innocent (fourré de malice). Le livre contenoit l'histoire de

tout ce qui s'est passé dans Paris ès-années i648 et i649. Il y avoit

entre autres un chapitre où il appeloitles barricades grand mystère

et ouvrage de Dieu. Il y en avoit un autre fort rude et satyrique

contre le chancelier Seguier ; mais le tout ayant été découvert ,

M. le lieutensuit criminel Ta arrêté prisonnier et l'a mis dans le

[oBSERVÂTioiis] DES MâZàRINàDëS. 297

Chitelet, où il est pour longtemps, si M. le chancelier Seguier n*a encore un coup pitié de lui. »

Dans la préface de sa BibliograpfUe pour Tannée 1645 , le P. Louis Jacob nous apprend qu'il a dû le privilège pour la continuation de son ouvrage à Louis Machon, dont il dit : exUnium et Utteratissimum virum, mifiique in paucis charum.

2567. Observationes politicae super nuperis Galliae niotibus. (S. 1.), 1649, 47 pages.

Bonnes réflexions , surtout au commencement ; critique souvent juste des deux partis ; style élégant et ferme ; en un mot , pamphlet très-remarquable , dont Pédition in-4* est des plus communes.

Il a été publié après la paix , ainsi que cela résulte évidemment des passages qui suivent.

« Demain coacti sont pro bcnejîcio habere ^pace quantociùs factd ^ QfHfda in priorem statum restitui, »

« Nondiun constat quà soUdUate illa transactio futura, »

L'auteur, dans sa préface , promet d'être impartial : <« Galius enim non sum y inquit, nec ItaluSy et neutri partium bénéficia nec odio cognitus, » Il était Suédois en effet , ambassadeur à Paris , sous le règne de Christine. Il se nommait le baron Shemig Rhosenane.

Il existe de ce pamphlet une édition eizévirienne du même titre et de la même date, de format petit in-i2. Les exemplaires en sont rares.

2568. Observations curieuses sur l'état et gouvernement de France , avec les noms , dignités et familles principales, comme il est en la présente année 1 649, nouvellement revue et augmentée {sic). Paris j Gervais Allyot , Denys et Jacques Langlois , 1 649 , 34 pages «

La date de i649 est probablement une erreur; au moins l'édition in-8* est-elle de i650, Gervais Allyot. C'est la première dont il soit parlé dans le privilège du Véritable état du gouvernement de la France, première édition donnée en i657 par Nicolas Besogne^ clerc de la chapelle du roi. Il y avait pourtant déjà

208 BIBLIOGRAPHIE [obsbevatioivs]

un État de la France , publié en 1649 pour Tannée 4648, petit in-12, (s. 1.)

2569. Observations pieuses sur la mort de la maréchale d'Ancre, faisant voir quelles sont les causes de la guerre, et les voies qu'il faut tenir pour bientôt arriver à une bonne et solide paix. Paris ^ 1652, 1 6 pages.

Pamphlet mazariniste très-rare. On y trouve un curieux récit de la mort de la maréchale d'Ancre. Si l'on en crcHt l'auteur, la Galigai manifesta après sa condamnation les sentiments de la piété la plus vive ; elle édifia les docteurs de Sorbonne ; et le peuple pleurait autour de son bûcher.

« Sachez , messieurs y nos seigneurs et nos maîtres , que vous n'êtes point législateurs. Vous êtes seulement , avec tous les autres corps de justice , les dépositaires des lois , et n'avez d'autre pouvoir^ pour les fiure observer, que celui qu'il plaît à Sa Migesté de vous commettre. Vous n'en avez aucun par vous-mêmes et ne pouvez en aucun cas prendre connoissance du gouvernement de l'État. »

Ifailly analyse ce pamphlet dans la note de la page 60 de son V* volume ; mais il l'intitule à tort : Observations pieuses sur la mort DU maréchal d* Ancre.

2570. Observations politiques sur le prétendu manifeste de monsieur le Prince. Jouxte la copie imprimée par Julien Courant^ à Pontoise^ \ 652, 26 pages.

Voir le Véritable Manifeste de monseigneur le Prince , touchant les raisons de sa sortie ^ etc.

257 1 . Observations sur les nouveautés de la cour, avec Tétat de Tarmée du cardinal Mazarin. Paris , Jacob Chevalier, 1652, 8 pages.

Rare, mais insignifiant.

2572. Observations sur quelques lettres écrites au car*

[oBSEavATioNs] DES MAZARINÂDËS. 299

dinal Mazarin et par le cardinal Mazarin. Paris ^ Mie. Vivenait (sic\ \ 652, 74 pages. Rare.

Les lettres, objet des Observations, sont une prétendue réponse du pape à Mazarin, qui lui demandait une bonne excommunication contre ses persécuteurs, une Lettre de Mazarin au comte de Brienne, les Lettres de Mazarin au roi et à la reine sur son retour en France.

Voici à peu près tout ce qu'on peut prendre dans ce volumineux pamphlet.

« Les marchands de Paris, de Rouen, de Saint-Malo, de Nantes, de Bordeaux , de Marseille , de Lyon , de Toulon , etc., savent que trois ou quatre millions volés sur les Anglois, les Hollimdois , les Arméniens , les Vénitiens , les Génois, coûtent le triple aux François qui trafiquent sur les mers Océane et Méditerranée. . . Ne sait-on pas que, pai* lettres patentes, il a été permis à nos capitaines de vaisseaux et galères de prendre tout ce qui leur seroit nécessaire pour leur subsistance sur amis ou ennemis ou alliés , et même sur les sujets du roi ? Ce brigandage a ra{^rté 800,000 livres au cardinal , qui tient un homme à Toulon pour la recette. »

2573. Observations sur un discours venu de Cologne. Paris ^ 1654, 44 pages.

Le discours venu de Cologne est celui que le garde des sceaux prononça contre M. le Prince , le 7 juillet 1651, au Palais-Royal > devant les gens du roi, mandés exprès, et dont il donna une copie non signée ni scellée pour être remise au Parlement. Il a été publié dans le Journal du Parlement, séance du 8 juillet , et imprimé à part sous le titre de : Réponse que la reine a donnée à Messieurs les gens du roi , etc., aussi bien que sous celui de : Discours que le roi et la reine régente , assistés de Monseigneur le duc d'Orléans , etc.

On peut juger de la pièce par le titre.

2574. observations véritables et désintéressées sur un écrit imprimé au Louvre, intitulé : les Sentiments (tun fidèle sujet du roi contre V arrêt du Parlement du 29 décembre , par lesquelles l'autorité du Parlement et' la justice de son arrêt contre le Mazarin est

300 BIBLIOGRAPHIE [ode]

(sic) pleinement défendue, et l'imposteur qui le condamne , entièrement réfute, par un bon ecclésiastique très fidèle sujet du roi, première partie. Qui justifient impium, et qui condemnai justunij abominabilis est uterque apud Deum. Prov., cap. 17, vers. 15. Paris ^ 1652, 152 pages.

Voir les Sentiments d'un fidèle sujet du roi, etc.

« Je vous assure qu'avant qu'il soit six mois d'ici , je donnerai au public un traité tout entier, et quatre fois plus gros que ce discours, pour faire connoître l'autorité légitime et politique du Parlement de Paris dans la connoissance et l'administration des affaires d'État et publiques... Ce qui sera la seconde partie de ces Observations, »

« Les souverains sont responsables des crimes et des malversations des ministres. . . C'est de quoi le Mazarin demeure d'accord lui-même dans une de ses lettres à M. le comte de Brienne , en la page 15 du recueil imprimé. »

Ce pamphlet est assurément d'un homme instruit. Il est assez curieux sur tout ce qui touche à l'histoire de France , aux doctrines de l'Église gallicane et au droit public du royaume. On y trouve des citations nombreuses, et qui ne sont pas sans intérêt.

Puisqu'il lui fallait six mois pour composer la seconde partie, il est aisé de comprendre qu'il ne l'ait pas donnée.

2575. Occupations (les) cléricales durant les vacations extraordinaires du Palais de Justice de Tannée 1649» Élégie. (S. 1. n. d.), 12 pages.

2576. Ode à nosseigneurs de la cour de Parlement de Paris sur Tarrêt d'union donné le ... 1648, et quelques autres pièces ensuite. Paris ^ Nicolas Bessin, 1 649, 8 pages.

2577. Ode au roi sur les mouvements arrivés à Paris au commencement de Tannée 1649, ensuite de Tenlèvement de Sa Majesté fait par le cardinal Mazarin. Paris y 1640, 8 pages.

[ode] des HAZARINADES. 301

2578. Ode bacchique sur réloignement du cardinal Mazarin et le prochain retour des princes. Paris ^ 1 651 , 7 pages.

Signé C. C.

Même pièce que les Divertissements du carnaval , etc.

2579. Ode panégyrique à monseigneur l'archevêque de Corinthcy coadjuteur de Paris. Paris ^ Alexandre Lesselin, 1649, 7 pages.

Signé Du Teil.

€'est le pitoyable auteur de la Consultation et ordonnance du médecin de l'État, etc.

2580. Ode présentée à monseigneur le prince de Conty^ en la maison de ville, sur son arrivée à Paris. Paris, Blageart, 1 649, 8 pages.

Bumet, qui a signé ce pamplet^ est aussi l'auteur du Remerciement de la France pour la paix à monseigneur le prince de Conty.

2581 . O de royal {sic) et pacifique dédiée au roi et à monseigneur le duc d'Anjou. Paris, Claude Morlot,

• 1649, 8 pages.

C'est une pièce burlesque qui n'a rien de l'ode.

L'auteur y décrit le char de la paix, dont les roues sont composées de quatre monstres abattus sous les quatre vertus cardinalesy et qui est attelé de six lions superbement voilés

a D'an drap de pourpre et d'oriflamme. >

2582. Ode sur don Joseph de Illescas, prétendu envoyé de l'archiduc Léopold. (S. 1.), 1649, 8 pages.

Bonne , excellente pièce, qui est d'un frondeur, quoique l'Espagne et le seigneur de Illescas y soient fort maltraités.

a Vous nous porteriez malheur ; A son nom (de Condé] l'Espagne tremble ; Et malgré notre valenr Nous serions battus ensemble.

302 BIBLIOGRAPHIE [officier]

a Lorsqae nous faisons les fous , Cela se passe entre nous ; Ce n*est que vapeur de bile ; Mais si vous vous faites voir, Adieu la guerre civile ; Tout ira vous recevoir.

a Je vous crob fils d'un ligueur

A grand buse, à grande tnâie

Vous êtes mal déguisé , François espagnolisé. »

Sautreau de Marsy, en reproduisant cette pièce dans son Noupeau Siècle de Louis XIV ^ vol. !•', page 190, a modifié le titre ainsi qu*il suit : Z>. Joseph de Illeseas , prétendu ev»oyé de Varchiduc Léopoldy stances.

2583. OEufs (les) rouge {sic) à Mazarin, apresté {sic) par monsieur ScarroDy en vers burlesques. Paris y Martin Bellay, 1 652, 8 pages.

Même pièce que la Catastrophe mazarine.

2584. Œuvres de Tinconnu sur les mouvements de Guyenne, dédiées à monseigneur Téminentissime cardinal Jules Mazarin. Paris , Pierre Targa, 1653, 343 pages, plus la table.

L'épttre dédicatoire est signée L. D. G. Le privilège porte la date du 1S décembre 1653.

On voit en tète du volume un frontispice gravé par Humbelot et représentant le cardinal Mazarin , à qui un géoie offre les œuvres de rinconnu.

Voir le Dialogue métaphorique de l'inconnu , etc.

2585. Officier (1') de ce temps de la maison royale, voyageant par la France pendant le temps présent , qui apprend les misères et les désordres qui se sont commis et commettent dans les provinces, seigneuries et terres du royaume, causes d*icelie (sic)^ dont il auroit écrit une très humble remontrance faite au roi , lui

[ombre] des HAZARINADES. S03

' déclarant les moyens d'y pourvoir à la gloire de Dieu et le repos de son État, sur les mauvais conseils à lui donnes par ses plus proches. Paris ^ 1652, 40 pages.

Réimpression da pamphlet attribué au ligueur Rolland, et publié en 1583 sous le titre de : Remontrances très^humbles au roi de France et de Pologne y Henry troisième de ce nom, par un sien fidèle officier et sujet, sur les désordres et misères de ce royaume, causes d'icelles et moyens d'y pourvoir à la gloire de Dieu et repos universel de cet État,

Cette édition n'avait point été signalée encore. Elle n'est pas commune.

2586. Oie (V) royale tirée devant Leurs Majestés. Prosopopée, ou rOie qui parle. Paris, Denys Langlois, 1649, 11 pages.

L'oie se tirait sur la rivière entre l'île des Cygnes et les Bons- Hommes". Ce spectacle faisait partie des fêtes populaires pour le retour du roi.

C'est une assez pauvre pièce ; mais elle touche à l'histoire des mœurs; et elle n'est pas commune.

2587. Oiseau (!') de rivière, ou le Tournoy {sic) naval, dédié aux mariniers. Paris, Pierre Variquet , 1649, 40 pages.

La pièce qui précède vaut mieux.

2588. Ombre {V) de madame la Princesse apparue à la reinei, au Parlement et à plusieurs autres. (S. 1.), 1651, 16 pages.

François Davenne.

2589. Ombre (F) de Manchiny apparue à Mazarin, et la conférence faite ensemble au sujet de sa mort. Paris^

M. Jacquet, 1652, 7 pages.

2590. Ombre (F) de Mancini , sa condamnation et sa

déposition contre le cardinal Mazarin , la marche de

304 BIBLIOGRAPHIE [ombre]

ce dernier, sa coutenance, ses desseins et ses passions» différentes; c'est la suite de la pièce intitulée : les Sentiments de la France et des plus déliés politiques sur T éloignement du cardinal Mazarin et la conduite du prince de Condéj par le sieur de Sandricourt. Paris, 1652, 47 pages.

2591 . Ombre (F) de monsieur de Châtillon, ou les Avis héroïques et importants donnés à monsieur le prince de Condé. Paris , Denys Langlois, 1649, 12 pages.

Ce pamphlet avait déjà paru sous le titre de : les Jvis héroïques et importants, etc.

2592. Ombre (F) du feu prince de Condé apparue à monsieur le Prince, son fils, depuis sa sortie de Paris. Paris, 1652, 8 pages.

Bon et rare.

Le prince de Condé prédit à son fils qu'il quittera Paris et la France avec les Espagnols.

2593. Ombre (F) du grand Armand, cardinal, duc de Richelieu, parlant à Jules Mazarin. Paris, François Noël, 1649, Il pages.

Ce pamphlet contient des détails assez curieux sur TafTaire de Naples.

2594. Ombre (F) du grand César à monsieur le prince de Condé pour Tanimer à la destruction du Mazarin et la protection de Paris. Paris, 1652, 8 pages.

2595. Ombre (F) du maréchal d'Ancre appartie au cardinal Mazarin en la ville de Sedan, touchant la résolution qu'il doit prendre sur les troubles qu'il a suscités en France, pour la sûreté de sa personne. (S. L), 1651, 8 pages.

[oEACLii] DES MAZARINADES. 305

2596. Ombre (1') du maréchal de Gassion parlant à monsieur de Turenne sur les afFatres de ce temps. (S. I.), 1650, Tpages,

2597. Ombre (F) du roi d'Angleterre apparue à la reine de France. (S. 1. n. d.), 7 pages.

Après la paix de Saint-Germain , 1649.

2598. On (V) du temps tout nouveau, en vers burlesque {sic)y par C. D. B. M. (S. 1.), i6A9, 12 pages.

Il est plus rare que le Burlesque on de ce temps ; mais il ne le vaut pas.

2599. Onophage (Y) ou le Mangeur d'âne, histoire véritable d'un procureur qui a mangé un âne. Impro^ bius nihilesthdc.... guhL Martial, épig. 51, liv. 5. Paris j 1649, 10 pages.

On a fait sur le même siiget VAne du procureur ressuscité ^ etc.; mais on ne trouve que V Onophage dans le Nouveau siècle de Louis XWy p. 229 du 1" vol.

2600. Opposition des conseillers, secrétaires du roi à ce que l'adjudication de la ferme des gabelles soit faite, sinon aux conditions portées dans la présente. (S. I. n. d.), 4 pages.

Cette. pièce n'a pas de titre. Celui qui précède, n'a été fait que pour le classement. Elle commence par ces mots : « Les conseillers secrétaires , etc. »

L'opposition est du 10 janvier 1650. Elle avait pour but d'obtenir le payement de trois quartiers des rentes assises sur les gabelles. Les conseillers secrétaires du roi Vont renouvelée trois fois, la ti'oisième fois le 3 février.

Toutes les pièces de cette procédure sont rares.

Voir V Addition que font les conseillers secrétaires du roi , etc.

2601 . Oracle (V) de la France parlant au roi de l'état B. n 20

306 BIfiUOGRAPHIE [oratedb]

présent de toutes les villes de son royaume. (S. 1.)^ 1652, 22 pages.

Il n'y a de remarquable que le verbe erUrôner^ pour placer sur le trône.

2602. Oracle (Y) de ûforphée pour le retour du roi.

Paris y veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 8 pages.

2603. Oracle (F) des vertus liéroiques et cardinales de monseigneur le prince de Conty . Paris , Pierre Du Pont, 1649, 8 pages.

Signé Roveyrol.

2604. Orage (F) dissipe de devant la ville de Bordeaux par la présence de Sa Majesté. Paris, David Beauplet, 1650, 7 pages.

2605. Oraison (1') dés bons François aux pieds de la Fronde. (S. 1.), 1650, 7 pages.

Pendant la prison des princes. Ni trop mauvais, ai trop coninran.

2606. Oraison funèbre de feue madame la princesse douairière de Condé, prononcée sur le corps de Son Altesse dans Téglise royale et collégiale de Sàint-Maurles-Fossés, le 21* jour de décembre 1650, par le sieur Deschamps, conseiller, aumônier, prédicateur du roi et chanoine en ladite église. Paris j 1651 , 12 pages.

2607. Oraison funèbre sur la vie et la mort de madatne la princesse douairière de Condé, par M. D. L. B. E. Paris, Nicolas Jacquard, 1 650, 27 pages.

Elle se termine par on mauvaift sonnet du même auteur.

2608. Orateur (F) des peuples faisant voir les aveugles. Parisy 1 652, 1 5 pages.

Même pièce que les Intérêts des peiqAes représentés à Son Altesse Royale, etc.

[oBDomfAifCE] DES MAZARiNADES. 307

2609. Ordonnance de messieurs les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris, par laquelle il est enjoint aux boulangers et pâtissiers de faire dorénavant des pains de deux et trois livres seulement pour la subsistance et soulagement des pauvres gens. Du premier mars 1649. Paris j Pierre RocoUet, 1649, 4 pages.

2610* Ordonnance de messieurs les prévôt des marchands et eschevins de la ville de Paris, portant règlement général pour la garde ordinaire des portes de ladite ville de Paris. Du deuxiesme mars 1651 . Paris, Pierre Rocollet, 1651, 4 pages.

261 1 . Ordonnance de messieurs les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris, portant règlement général pour la garde ordinaire des portes de ladite ville et faubourgs de Paris et autres expéditions qui seront commandées pour le service du roi et la conservation de ladite ville. Du quatorzième février 1649. Paris j 1649, 4 pages.

2612. Ordonnance de messieurs les prévôt des marchands et échevins, portant règlement pour les blés et farines en faveur des bourgeois et habitants de la ville et faubourgs de Paris, Du 23 janvier 1649. Paris, Pierre RocoUet, 1649, 4 pages.

Les blés et farmes devaient être conduits au Louvre pour être vendus aux boulangers. Défense aux bourgeois d'en acheter, sons peine de 500 livres ; défense de les piller, sous peine de mort. On tenait registre des ventes , pour contrôler les fournées des boulangers.

2613. Ordonnance de monseigneur Louis de Valois, comte d'Alais, colonel général de la cavalerie légère de France , gouverneur et lieutenant général pour le

308 BIBLIOGRAPHIE [ordohnance]

roi en ses pays et armées de Provence , contre Tarrét

du parlement d'Aix en Provence. (S. 1. n. d.), 4 pages.

L'ordonnance est du 20 juin 1649. Elle concerne la levée des deniers de la province. Le Parlement a répliqué par son Arrêt du 23 juin.

261 4. Ordonnance de police, par laquelle il est enjoint à tous les boulangers, tant de gros que de petit pain, d'y mettre leur marque et le nombre de livres qu'il pèsera ; comme aussi il leur est fait défense de vendre la livre à plus haut prix qu'il n'est porte par la présente ordonnance , sur les peines y mentionnées. Du sixième jour de mars 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.

Signé D*Aubray.

Pain le plus blanc , deux sols la livre.

Pain bis blanc, dix-huit deniers.

Pain des pauvres, un sol.

Cette ordonnance est reproduite dans le Détail de la France sous le gouvernement présent, etc. (Bois Guîllebert), page 492, tome n de l'édition de 1707.

2615. Ordonnance du roi en faveur des bourgeois et habitants de sa bpnne ville de Paris, pour l'ouverture et liberté des passages des bleds {sic)^ vins, bois, poi^ sons et autres denrées destinées pour la provision de ladite ville. Donnée à Pontoise le 29 septembre 1 652. Paris ^ Antoine Estienne, 1 652, 6 pages.

261 6. .Ordonnance du roi envoyée à messieurs les prévôt dçs marchands et échevins de la ville de Paris, par laquelle Sa Majesté veut et entend que le commerce or* dinaire d^.blés et autres vivres et marchandises y soit entretenu ainsi qu'il est accoutumé , et fait défenses très-expi^esses à toutes personnes d'y contrevenir. Paris, Michel Mettayer, (s. d.), 4 pages.

Datée de Ruel, le 14 septembre i6i8.

[ordonnance] des MAZARINADËS. 309

261 7. Ordonnance du roi, envoyée à messieurs les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris pour le rétablissement du commerce. Du 20 mars 1 649. Paris, Pierre RocoUet, 1649, 4 pages.

2618. Ordonnance du roi, portant commandement aux sujets de Sa Majesté étant près le cardinal de Retz de s'en retirer, avec défenses à eux et à tous autres de garder correspondance avec lui , et injonction d'indiquer ceux qui auront intelligence avec lui , comme aussi d'arrêter ceux qui iront et viendront vers \m. Du 28 mars 1656, à Paris. Paris y par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1656, 7 pages.

Elle paraît n^étre que la reproduction d'une auU'c ordonnance, en date du 16 avril 1655, que je n'ai vue imprimée que dans la pièce intitulée : Ordonnances du roi que Sa Majesté a commandé être publiées de nouveau, etc.

2619. Ordonnance du roi pour faire arrêter le cardinal de Retz en quelque lieu du royaume qu'il se présente, et défendre de lui donner retraite ni assistance sur les peines y mentionnées , du 1 4 septembre 1 656 à Compiègne, avec l'arrêt du parlement de Toulouse du

6 octobre 1656. Toulouse, Jean Boude, 1656,

7 pages.

2620. Ordonnance pour la convocation des trois États de la ville , prévôté et vicomte de Paris en la grande salle de l'archevêché, au lundi 4 du mois de septembre prochain 1 651 , pour faire élection de députés aux États Généraux. Paris ^ par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 7 pages.

Datée du 22 août 1651.

Les manants et habitants des villes , hour^^s et villages sont assi^^nés à comparoir devant le chancelier, j^ardc de la prévôté et

310 BIBLIOGRAPHIE [obore]

vicomte y ))our entendre lecture des lettres du roi> et conformément à icelles, apporter les mémoires des choses qu'ils jugeront regarder le service du roi et le soulagement de ses sujets.

2621 . Ordonnances de messieurs les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris pour le pain de munir tion des gens de guerre ; autre ordonnance de messieurs de la ville pour la munition des chevaux qui doivent servir aux gens de guerre. Du douzième janvier 1649. Paris , P. RocoUet, 1 649, 4 pages. Très-rare.

2622. Ordonnances du roi que Sa Majesté a commandé être publiées de nouveau pour être exécutées , suivant le contenu en la dernière du 2 juillet 1656, contre le cardinal de Retz et ses adhérents. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1 656, 1 2 pages.

La première, du 20 août 1654, ordonne d'arrêter le cardinal ; la seconde, du 22, ordonne aux domestiques du cardinal de quitter Paris dans les vingt-quatre heures ; la troisième , du i6 avril 1655, défend aux sujets du roi de rester auprès du cardinal et d'entretenir correspondance avec lui ; la quatrième , du 28 mars 1 656, contient les mêmes défenses; la cinquième , du 2 juillet 1656, ordonne de faire le procès h tous ceux qui auront contrevenu auxdites ordonnances.

2623. Ordre (F) de la Paille , institué pour combattre les mazarins , avec Tavis pour faire sortir présentement des prisons ceux qui y sont détenus pour quoi que ce soit. Paris^ Simon le Porteur, 1652, 7 pages.

L'auteur nous apprend que le prince de Gondé donna pour signe de reconnaissance à son armée, dans les journées de Philisbourg et de Lens, « de tirer un peu de chemise hors des diausses. » Au combat de la porte Saint-Antoine , il donna de la paille aux Allemands d'abord , puis à toutes ses troupes.

Il paraît que sur une requête des prisonniers, le lieutenant civil d'Aubray avait ordonne que leurs |>arties leur donneraient seize onccb de pain par jour ; sinon , qu'ils seraient remis on li-

[obdeb] des MAZARINADES. 31 1

berté. Uàateiur dit que pour Texécutioii de cette ordonnance ^ il sufHt de s'adresser au secrétaire dudit D'Aubray. Ce [>amphlet n'est pas commun.

2624. Ordre donné par le Mazarin à son maistre d'kostel pour un plat dont il veut que sa table particulière soit servie pendant tous les jours du mois de février prochain y laissant le reste à Ja volonté du sieur £uzenat. Paris, 4652, 7 pages.

Daté du camp de Pont (sur) Tonne , le i5 janvier.

C'est l'original du Festin de Mazarin ^ etc.

Euacenat était prêtre, intendant de la maison du cardinal. L'auteur de la Pierre de touche regrettait qu'on ne l'eût pas traîné par les rues,

2625. Ordre (F) du roi envoyé aux villes pour le passage du cardinal Mazarin. (S. 1. n. d.), 2 pages. Daté de Poitiers, le \\ janvier 1652.

2626. Ordre (1') et cérémonie qui se doit {sic) observer tant en la descente de la châsse de Sainte-Geneviève, patronne de Paris , qu'en la procession d'icelle , qui se fera mardi, 1 1 de juin 1 652, pour obtenir de Dieu la paix générale. Paris , François Noël , 1652, 8 pages.

Rare et curieux par les souvenirs historiques qu'il garde.

2627* Ordre (F) et ouverture du bureau des parties casuelles pour la recette du droit annuel de Tannée 1 651 , destinée pour repousser les ennemis des provinces de Champagne et Picardie. Paris ^ Antoine Estienne, (s. d.), 4 pages.

Copie de l'affiche apposée en exécution de la déclaration du 22 août 1650, {Déclaration du roi , portant que les officiers des compagnies souveraines de Paris.., seront reçus à payer ledit droit annuel.., lue et publiée en la grande chancellerie de France le 3 septembre.)

2628. Ordre et règlement donné par Son Altesse Royale,

312 BIBLIOGRAPHIE [o&dbe]

que doivent tenir les gens de guerre, tant cavalerie que infanterie; extrait des registres de la connëtablie et maréchaussée de France au siège général de la table de marbre du Palais. Paris y Jacques Bellay, 46â2, 8 pages.

Lu et publié le 14 luai.

Réimpression de la pi^ «uivante :

2629. Ordre et règlement que doivent tenir et garder les soldats et gens de guerre à pied ; extrait des registres de la connétablie et maréchaussée de France au siège général de la table de marbre du Palais. Paris, 4649, 4 pages.

Lu y pubKé et affiché le i4 janvier.

Passé par les piques ou lès arquebuses^ pendu et étranglé^ voilà à peu près tout le code pénal militaire. Cependant, pour blasphème, il y avait exposition au carcan , avec amende honorable pendant trois jours.

2630. Ordre et règlement que nos seigneuii de la cour de Parlement veulent estre gardé {sic) et observé aux portes de la ville et fauxbourgs de Paris ; par Tordre

*de messieurs les prévôts {sic) des marchands et eschevins de ladite ville. Paris, Jean de La Caille, 1649, 7 pages.

A la suite d'un ordre du 21 février qui défend les blasphèmes , on lit des « Passages tirés des cahiers sacrés qui déclarent les punitions auxquelles Dieu a condamné les blasphémateurs , et les rigoureux et épouvantables châtiments qui s'en sont ensuivis. »

2631 . Ordre (1') qui doit être observé pour les prières sur la descente de la châsse de madame Sainte-Geneviève, patronne de la ville de Paris, pour implorer par son intercession la paix du royaume. Paris, Jean de La Haye, 1652, 8 pages. Rare.

Imprimé le 5 juin i6S2.

11 n'y a qu'une prière à sainte Geneviève.

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