OUT] DES MAZARINADES
2632. Orgueilleux (F) humilié, ou le Caporal étonné. Paris y Claude BoudeTille , 1 649, 8 pages.
Mauvaise plaisanterie, qui n'est cependant pas commune.
2633. Origine (F) des partisans, avec la purgation de Jules Mazarin , et autres vers sur le temps , en vers burlesques. Paris j 1649 , 8 pages.
La Purgation de Jules Mazarin se trouve dans les Diperses pièces sur les colonnes et piliers des maltdtiers , sous le titre de : « Sur le bonhomme d'Hémerjr, »
2634. Orphée (F) grotesque, avec le Bal rustique , en vers burlesques, première partie. Paris, Sébastien Martin, 1649, 20 pages.
La seconde partie, qui n'est que de 12 pages, est intitulée : Suite de l'Orphée, avec les BacclumteSy ou les Rudes joueuses.
2635. Outrecuidance (1*) présomption {sic) du cardinal Mazarin dans le mariage de sa nièce. (S. L n. d.), 15 pages.
M. Leber, dans son Catalogue ^ ajoute au titre, entre parenthèses : Avec le roi. Je ne vois rien qui autorise cette addition. L'auteur termine son pamphlet par d'exécrables vers oil il dit :
« Prince, prince, vimez-nons Toir; YaoÈ méritez bien là de Goise. »
Il s'agit évidemment dû duc de Mercceur.
On y a fait une réponse, qui ne vaut pas mieux que la pièce.
2636. Ouy dire (1*) de la cour. (S. 1. n. d.), 8 pages.
« Si la reine fait feu , vous êtes assuré que monsieur le Prince sera la pierre à fiisil, avec laquelle on le battra; monsieur le duc d'Orléans servira d'allumettes ; aussi bien brûle-t-il toigours par les deux bouts. Les chemises des nièces de Mazarin serviront de mèches , et la calotte du cardinal de soulHet, avec lequel on allumera le feu par toute l'étendue de la France ; et des os des pauvres François brûlés, on en doit com|>oser un musc que ceux de la
3t4 BIBLIOGRAPHIE [otidb]
cour^ou plutôt de la faction de Bfazarin porteront continuelleiDeiit, et dont l'odeur ira jusques en Espagne réjouir Sa Migesté Catholique. »
Cette pièce est donc antérieure au blocus ?
2637. Ovide parlant à Tieste {sic\ lui montrant Tordre qu'il doit tenir pour gouverner un État et le rendre victorieux malgré ses ennemis ; 1 . que la coutume doit être observée sans qu'on y puisse mettre empêchement; 2. que les lois reçues ne se doivent aucunement changer ; 3* que Tépée rouillée dé justice peut perdre le Mazarin par ses nouvelles lois ; 4. que les lois permettent d'appeler mains ennemies {sic) pour éviter une continuelle guerre; 5. que les vertus modernes se doivent autant louer que les anciennes; 6. que Son Altesse Royale, messieurs les princes et le Parlement sont obligés de retirer le roi d'entre les mains du Mazarin. Paris ^ 1652, 44 pages.
Voilà certes une impudente tromperie ! Cette pièce se compose, pour les quarante premières pages , d'extraits mal ajustés de Montaigne, et, pour les quatre dernières, de Remontrances au rm sur tous les articles ci^dessus mentionnés , lesquelles remontrances ne sont que la péroraison de la Vérité toute nue.
Je l'ai signalée à M. le docteur Payen, dont on connaît les savants travaux sur Montaigne; et j'ai reçu, en échange de cette conununication, la note suivante qu'il était peut- être seul capable de faire :
M lies extraits sont pris çà et là et placés à la suite les uns des autres , souvent sans qu'ils aient entre eux aucun rapport, et sans que les transitions soient en aucune façon ménagées.
« Le début de la pièce : « V(f n*ai point cette erreur commune, » est pris au commencement même du chapitre 36 du I*' livre. Ce dupitre est transcrit en entier , moins la citation qui le termine et qid complète le sens de la phrase. Ainsi il finit par : « et le maistre dm cœur y après avoir estalé les noms ries pins grands romains en sa peintnrpy finit en cette manière :
« Hi% dantcm jura Catonrm . »>
[oiftHOii] DES MAMRINADES. 316
« La page 7 de lamazannade porte seulemoit \* finu en cette mutnière ; » puis die contÎBue : « où les estrennes qMfi le roj enpojre aux princes ses vassaux, tous les ans, c'est du feu » ; ce qui n'offre aucun sens et n'a pas le moindre rq)port avec la phrase précédente.
« Ce second morceau est emprunté au chapitre Î2 du I** livre » peu après le commencement. Il va jusqu'à la fin du diapitre de Montaigne et à la page 21 de la mazarinade {la néceuité publique le requéroit.
« L'alinéa suivant -. « // se çeoit dans les histoires force gens, etc. , » est pris au mOieu du du^itre 23. L'emprunt qui se termine à la page 26 du pamphlet, comprend tout le reste du chapitre.
« Vient ensuite, et toujours d'une manière brusque et inattendue y le commencement du diafûtre 38 : « LaisstMs à part cette longue comparaison y • jusqu'à ces mots : « Deffaits des principaux tourments de notre vie, » page 28 de la pièce satirique , qui se lisent avant la cxtatioo d'Horace : « Ratio et prudentia curas, »
» De là, la mazarinade saute au commencement du chapitre 27 du livre n : « J*ay souvent ouy dire que la cwusrdise est mère de la cruauté » ; et la citati(m oontimie jusqu'à la page 36 , à ces mots : « que de rendre la Jeunesse aqtre au service belUque, et n'y confèrent
« Puis , ci'est le début du chapitre 32 du II* livre, oonraMncant par: • La familiarité que fayopcc ces personnages ici » (Sénègoe et Plutarque ; mais le plagiaire ne le dit pas); et la copie continne jnsqu^àœs mots : m pour des opinions empruntées d'autruyy ignorées et imx)gnues » qui sont encore de Montaigne , et qui termineat Temprunt (page 40 de la mazarinade) ; mais le pamphlet ajoute, ce qui n'es! plus de Montaigne : « mesmès jusqu'aux portes de Paris. »
« Je remarque qu'un peu avant la fin de ce morceau , l'arraH genr a' supprimé une vingtaine de lignes du texte original , savoir tfwt ce qui est eos^iris entre : « qui estait fort en usage entre euat à dire seulememt leur nom 9, tX^Je sais qu'il s'est trouvé de simples paysaus, * page 3V.
n Du resÀ0if dans œs morceaux empruntés, il j a bcm nombre de (autes , des changemelll^ de mots , etc. ; mais en général la transcription est littérale. «-
2638. Oygnan [V ) ou 1 tuikm qui iait mal à Mazuin,
316 BIBLIOGRAPHIE [paix]
avec quelques autres pièces du temps contre lui. Paris, 1649, 12 pages.
Voici la plus jolie pièce de ce recueil.
Le surintendant d'Emery venait d'être exilé à son château de Tanlay. On lui écrivit :
« D'Hemery, ne t'en vas pas.
Jules te snit pas i pas, Attends-le (k Tanlay).
2639.* P. Alziarii Ludovico XTV, panegyricus de compositis Galliœ motibus. Narbonne, 1650.*
Bib. hUt., 23221 .
2640. P. Guerre (la) ensevelie. (S. 1. n. d.), 8 pages.
Même pièce que la Guerre ensevelie
264 J . Pacifique (le), ou Entretien d'Ariste avec Lucile
surTétatdes affaires présentes. Erit consiliwn pacU
ficum inter utrosque. £gcl:és., 4. (Il y aura un conseil
de paix entre Tun et l'autre parti.) Paw, Pierre Va-
riquet , 1 649 , 1 5 pages.
2642. Pacte (le) de Mazarin avec le démon . (S. 1.), 1 649, 8 pages.
Réimprimé dans le Nomeau Siècle de Louis XIV ^ I*' vol. page 257.
2643. Paix (la) accordée par le roi à ses sujets de sa ville de Bordeaux, apportée par le courrier arrivé à Paris le mardi 27 septembre 1 650 , avec la sortie de madame la Princesse , messieurs de Bouillon et de Larochefoucault de ladite ville. Paris y Jacques Barlay, 1 650, 7 pages.
Récit menteur de la Fronde. Cette pièce n'est pas commune.
[paix] des MÂZARINADES. 317
2644. Paix (la) assurée de la part de Dieu , présentée au roi. Paris ^ Guillaume Sassier, 1651, 8 pages.
Signé J. B. P. P.
Original et rare.
2645. Paix (la) au milieu de la guerre. Discours chrétien. Paris ^ Denys Langlois, 1649, 8 pages.
2646*. Paix (la) de Bordeaux. Paris , 1 650.
Bib. /ii>l^ 23180.
Extrait de la Gazette.
2647. Paix (la) demandée par les bons François au roi et à la reine, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
Ce ne sont pas des vers, mais un galimatias double sans raison et sans rimes.
2648. Paix (la) en France. Saint'GermcUn'enrLajtj 1649, 8 pages.
Renaudot.
2649* Paix (la) en son trône de gloire, ou la Corne d'ar bondance apportée du ciel à tous les bons François par Fange tutélaire de ce royaume. Paris ^ Pierre Variquet, 1649, 8 pages.
2650. Paix (la) en son trône, ou la Guerre exilée dedans la Trace {sic) par le glorieux retour dû roi en sa ville de Paris. Paris y veuve Calleville, (1649}, 7 pages.
Signe bu Pelletier.
Voici un échantillon du style de cet écrivain : « Si j'en étois cru , on condamnèrent au feu ces pièces volantes qui ne sont que des scandaleuses qui courent toute la ville, et des séditieuses qu'on doit enfermer dans des basses fosses. En vain on leur a donné les grâces de la poésie pour les rendre plus belles ; c'est une débauchée qui a pris, pour nous séduire, de pompeux habits et du fard. »
318 BIBLIOGRAPHIE [palhes]
2651 . Paix (la) errante et complaignante. Paris y veuve Jean Remy, 1649, 7 pages.
2652. Paix (la) véritable accordée par le roi à ses sujets de la ville de Bordeaux et à ceux qui ont tenu leur parti, apportée à Son Altesse Royale dans le palais d'Orléans par M. le comte de Lhopital, le mardi 4 octobre 1 650, avec les articles accordés à madame la princesse, monseigneur le duc d'Anguien Uic\ et à messieurs de Bouillon et de LarochefoucauTt. Paris , Guillaume Sassier, 1650, 7 pages.
Cest la nouvelle officielle. H n'y a pourtant que la substance des articles.
2653. Paix (la) véritable, présentée à la reyne. Paris, Guillaume Sassier, 1649, 8 pages.
2654. Palladium (le), ou le Dépôt tutélaire de Paris, à madame la duchesse de Longueville, par M. de Tlsle. Paris, Guillaume Sassier, 1649, 8 pages.
Ce palladium , c'est la duchesse de Longueville elle-même.
n y en a une édition in-lâ dont les exemplaires sont très^rates, et une réimpression dans le Nomeau Siècle 4e Louis XIF, p. 165 du P' vol. Sautrean de Marsy a supprimé le nom de l'auteur dans le titre.
2655. Palme (la) présentée au roi et à la reine à Sain t- Germain-en-Layc , le jour des Rameaux, pour un symbole de paix. Pam/ Guillaume Sassier, 1649, 8 pages.
Ce pamphlet a aussi paru sous le titre de le Rameau royal, etc.
2656. Palmes (les) du grand prince de Condé. Paris , Nicolas Yivenay, 1652, 8 pages.
Six sonnets et une épigranunie pk» que médiocres.
« Juges donc , 6 François, k voir tant à% TCThi , Si celui qui déÉMid et donne les cooronaes , Ne mérite pas meox de s'en voir re?étn. »
[PAHÉGTRIQCE] DES MAZARINÂDES. 319
On dit dans Pépigramme, il est vrai :
a Régnez , je ne dit pas en France. »
2657. Palmes (les) héroïques du généreux duc de Beau^ fort. Paris j Jean Hénault^ 1649^ 8 pages.
Signé Cliarlotte Hénault.
Le même sujet est traité en prose et en vers ; mais l'exemplaire n*est complet qu^autant qu'il réunit les deux pièces.
2658. Pandore (la), ou T Assemblage de tous les malheurs que la France a soufferts dans le ministère du cardinal Mazarin, 1 . sur son manquement de foi ; 2. sur le nom de Jules Mazarin, funeste à la chrétienté; 3. sur ses mauvais conseils donnés à Sa Majesté ; 4. sur la nécessité qu'il y a de Téloigner du conseil du roi et du ministère; 5. et sur son ambition aspirant à la souveraineté. Paris y 1652, 32 pages.
• « On fait état de 276 monastères pillés et ruinés; plus de 400 églises de villages et gros bourgs exposées à l'avidité profane des soldats , et plusieurs brûlées ; plus de 1 80 filles, consacrées à Dieu , violées ; plus de 6,000 tant femmes que filles forcées ; plus de 10,000 pauvres paysans outragés , rostis ; plus de 2,000 saints ciboires , croix , calices et chandeliers volés ; plus de vingt lieues de pays abandonnés et désertés. »
2659. Panégire (le) de la valeur de messieurs les bourgeois de Bourdeaux, dédié à monsieur de Pontac, seigneur de Bautiran, et jurât de la ville de Bourdeaux. Eni^rs, (1650), 8 pages.
2660. Panégyrique à l'honneur du roi, présenté à Sa Majesté. Paris, veuve Théodore Pépingué et Estienne Maucroy, 1649, 1 5 pages.
C'est signé Mercier.
Ce Mercier déclanie contre les flatteurs ; et il dit au roi qu'il est un cbef<-d' œuvre de la nature !
Il fait de Mécène un conseiller d'Alexandre , et d'Ânacréon un )M)1itique !
3iO BIBLIOGRAPHIE [pauégtbique]
2661 . Panégyrique (le) de monseigneur le duc de Beaufort, pair de France. Paris ^ Jean du Crocq, 1649, 12 pages.
2662. Panégyrique (le)du cardina] Mazarin, par L. A. P. (S. 1.), 1649, 11 pages.
Ce panégyrique est une violente invective. Il se termine par une épitaphe et des stances également mauvaises.
2663. Panégyrique du roi très -chrétien Louis XTV Dieudonné, sur sa majorité, où sont les très-humbles supplications faites à Sa Majesté de vouloir conserver M. le Prince dans Thonneur de ses bonnes grâces. Paris j Nicolas Vivenay, 1651, 27 pages.
Ouvrage d'un pédant.
2664. Panégyrique funèbre de très-haut et puissanf seigneur Josias, comte de Rantzau, maréchal de France, gouverneur de Dunkerque, Bergh {sic) et autres lieux, prononcé le 26 octobre 1 650 dans l'église des Nouvelles Catholiques, par M. François Hédelin, abbé d'Aubignac. Paris ^ Charles de Sercy, t650, 62 pages. Rare.
2665 . Panégyrique tunèbre de ti*ès-haute, très-puissante, très-excellente princesse, madame Charlotte Marguerite de Montmorency, veuve de feu très-haut, très-puissant et très-excëllent prince, monseigneur Henry de Bourbon, prince de Condé, premier prince du sang et premier pair de France, duc d'Anguien (sic), Châteauroux, d'Albret et Montmorency, prononcé le 2 janvier 1651 , en l'église des Filles, de la Providence, par M. François Hédelin, abbé d'Aubignac. Paris ^ Charles de Sercy, 1651, 51 pages. Rare.
[PAivÉGTEiQiiEl DES MAZARINÂDES. 321
2666. Panégyrique pour tnonseîgneur le duc de Beaufort, adressé à M. de Palleteau par L. S. D. B. (le sieur de Bonair). Paris , Pierre Du Pont, 1649, 8 pages.
Date du 29 janvier, et signé Bonair.
M. de Palleteau s'appelait Chappelain. Il était conseiller secrétaire du roi , intendant de la maison du duc de Vendôme.
2667. Panégyrique présenté à messieurs les Princes par les bourgeois de Paris à leur retour. Paris ^ Nicolas Gasse, 1651, 15 pages.
Cette pièce qui d* ailleurs n'est pas commune, peut avoir du prix par son incroyable pathos. En voici une phrase prise au hasard : «c Léopold ? si ne pouvant au moins signaler pour tes offrandes tant de héros , tu presses ton cœur à force de soupirs dans les larmes les plus célestes, pour en tirer quelque nectar ou quelqu'am-
broisie semblable à celle qui embauma Patroche [sic) » Paurais
pu rencontrer mieux.
2668. Panégyrique royal de Louis XIV. Unius anni erat Saiil^ cum regnare cœpisset. Regum, cap. 1 . P/irisj veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 16 pages.
L'épître dédicatoire au roi est signée Mercier.
2669. Panégyrique royal, ou Triomphe de la paix pour le retour de messieurs les députés du Parlement, avec ce qui s'est passé de plus mémorable, dédié au tou Paris y Pierre Variquet, 1 649, 7 pages.
Signé N. R. Ch. (Rozard, Champenois.)
Il y en a une édition : jouxte la copie imprimée à Paris , de Rouen , chez Jean Loyselet et Pierre Geoffroy, s. d. 7 pages.
2670. Panégyrique (le) royal présenté à Leurs Majestés, à Compiègne, le 14 juillet 1649, par S. D. N. (Su- ^nne de Nervèze). Paris y Guillaume Sassier, 1649, 8 pages.
Éloge de la reine.
H. n Si
322 BIBLIOGRAPHIE [paeâdis]
2671 . Papillon (le) Sicilien, qui s'est venu brûler à la chandelle. Paris ^ Clément, 1652, 8 pages. Rare.
Plaisanteries et anecdotes^ qui ne sont ni de très-bon ton, ni de très-bon goût.
L^auteur appelle le temple d'Éphèse le temple de la paroisse d'Êrostrate.
2672. Paquet (le) de Mazarin. Paris y 1652, 8 pages.
Le fond de ce pamphlet a été pris dans les Avertissements de Mengau,qui avait promis à Mazarin la tiare, et la couronne impériale à Louis XIV.
2673. Parabole (la) du temps présent. Paris ^ 1649, 8 pages.
La Colombière.
Un père de famille avait confié son troupeau de moutons à un berger qui , en mourant » laissa à sa veuve un chien. Le troupeau , écorché au lieu dV^tre tondu, se révolta. La veuve du berger et le chien firent venir, pour Taffamer, les ours de Suisse , les loups d'Allemagne et d'Italie , et les aigles de Pologne.
Voilà le blocus.
Il existe de cette pièce une autre édition dont voici le titre :
2674. Parabole (la) du temps présent , dénottant {sic) les cruautés de Mazarin contre les François , et prophétisant la victoire de messieurs du Parlement. Pom, Arnould Cottinet, 1649, 8 pages.
2675. Parabole et similitude plaisante pour faire voir l'union et la concorde qui doivent être entre un roi et ses' sujets, s'ils veulent vivre en paix et en prospérité. Paris y Guillaume et Jean-Baptiste Loyson, 1649, 8 pages.
2676 i Paradis (le) et félicité de Mazarin, ou le Purgatoire de la France. (S. 1. n. d.), 1 1 pages.
On lit à la page 7, un Açertissement aux partisans; à la page 9,
[parallèle] des MAZARINâDES. 323
une Lettre à la reine pour la cause publique* Prose niaise et vers détestables.
2677. Paradoxes (les) d'État, servant d'entretien aux bons esprits et faisant voir: 1 . qu'il falloit absolument que monseigneur le Prince fût emprisonné, parce quMl étoit innocent; 2. qu'il est nécessaire que Mazarin revienne; 3. que le mauvais gouvernement du Mazarin a éié très-avantageux à l'État ; 4. que la reine a ruiné la fortune du Mazarin; 5. qu'il est nécessaire qu'on fasse de nouvelles impositions pour soulager le peuple; 6. que le ministère d'État n'est point un degré digne d'être brigué par un homme de cœur; 7. qu'il étoit nécessaire que les jansénistes «t les molinistes s'entr'accusâssent d'erreur. (S. 1.), 1651, 44 pages.
Cest la même pièce que le Tombeau du sens commun , etc.
2678. Paradoxes (les) de l'éloignement de Mazarin pour savoir : 1 . s'il se tiendra toujours loin de la cour, ou si son retour se fera dans peu de jours, comme on le croit ; 2. si nous devons nous réjouir ou nous affliger de son départ; 3. si son éloignement nous produira la paix ou la guerre; 4. et si nous trouverons la fin de nos maux en ce bien tant souhaité , avec un curieux examen de la conduite et des intentions de messieurs les princes et du coadjuteur. Paris , 1652,
2679. Parallèle de monsieur le duc de Beaufort avec le roi David. Saûl percussit mille ; David autem decem millia, quia manus Dondni erat ciun illo . Paris ^ 1 649 , 1 5 pages.
Mercier.
2680. Parallèle des plus pernicieux et abominables
324 , BIBLIOGRAPHIE [parallèle]
tyrans que la nature réprouvée ait jamais su créer en forme d^hommes , ou Véritable parangon des mœurs, humeurs, conditions et maximes de Jules Mazarin avec celles d'ŒIius Séjanus, Tun et Tautre généralement reçus de tout Tunivers pour les plus illustres coryphées de toute la doctrine machiavélique, dédié à monseigneur le Prince. Saûl percussit mille; David autem decem millia^ quia manus Domini erat càm illo. Paris, 1652.
Deux pièces , l'une de trente-cinq , l'autre de quarante pages. L'épître dédicatoire est signée S. P. P.
2681 . Parallèle (le) politique chrétien du Jansénisme et du Molinisme avec le Mazarinisme et la Fronde, tiré 1. de leurs prétentions communes, 2. de leur naissance, 3. de leur créance et politique , 4« de leur disposition pour le mal, 5. de l'alliance qu'ils ont avec les hérétiques et rebelles, 6. de leurs desseins, 7. de la condition de leurs partisans, 8. de la façon de professer leurs maximes, 9. et de leurs effets; avec le procès de tous les quatre partis et Farrêt de leur condamnation, si toutefois ils refusent de consentir à la réunion, parle moyen d'une simplicité de créance dont les Jansénistes et les Molinistes ont besoin, et d'une obéissance aveugle que je prescris aux Mazarins et aux Frondeurs, po!ir se soumettre à la religion et au roi, les premiers sous le seul titre de catholiques romains, les seconds sous la très-glorieuse qualité de fidèles sujets du roi. (S. l.), 1651, 40 pages.
« Mazarin veut élever l'autorité du roi à une certaine indépendance despotique qui la rende souveraine de nos vies et de nos biens sans aucune restriction. >»
« Les Frondeurs croient qu'ils soutiendront plus avantageusement
[PÀEAPHEAZE] DES MÂZARINADES. 3i5
le parti du roi s'Us lui conservent la possession cTune autorité raisonnable et dépendante des lois. »
Voici donc les termes de la comparaison : jansénistes et mazaiins, molinistes et frondeurs.
Mais Pauteur était frondeur lui-même ; et en fidt , les jansénistes étaient du parti de la Fronde.
2682. Parallèles (les) royales , prophétiques et saintes (sic) présentées à Leurs Majestés par le sieur B. de P. (S. 1.), 1650, 8 pages.
L^auteur compare la naissance de Louis XIV à celles de PUlippe- Auguste , de Samuel , d'Isaac et même de la sainte Vierge ! Son pamphlet n'es^ pas commun.
2683. Paranymphe (le) aromatique, dédié à monseigneur le duc de Beaufort. Paris j veuve d'Anthoine Coulon, 1 650, 6 pages.
Détestables stances, dont le refrain est :
ff D*uii sang royal Beaufort aromatique. »
Il y règne je ne sais quel parfum d'alchymie et de magie qui ne les rend pas moins curieuses que rares.
2684*. Paranymphe (le) du roi par Nicolas Jamin, Tourangeau. Paris, Nicolas Gasse, 1649, 11 pages.
C'est ici la première pièce de Jamin» qui dit en termes exprès que la poésie lui était inconnue auparavant.
« Toos les princes du monde iront à ton école; Tu seras désormais l'arbitre des homaîns ; To tiendras et la guerre et la paix en tes mains. »
Cela n'est pas trop mal rencontré.
2685. Paranymphe (le) mazarinique. (S. l. ), 1651, 1 pages.
Fort médiocife, mais peu commun. ,
2686*. Paraphraze de Marigny sur les glands.
Mém. du C, dç Meiz^ p. 85. Coll., Midiaud.
326 BIBLIOGRAPHIE [paris]
2687. Paraphraze sur le bref de Sa Sainteté, envoyé à la reine régente, mère du roi, touchant sa réconciliation avec plusieurs des plus signalés de son royaume et le soulagement de ses peuples, en vers burlesques. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages.
L'auteur dit que Alazarin est poète, et que
ff II seroit bon orateur
S*il n*étoit pas li grand menteur. »
2688. Parfait (le) repos de la France, ou Moyens assurés pour rendre la France tranquille, heureuse et invincible. Paris y 1652, 16 pages.
Il faut remédier à deux maux : la dépravation des mœurs et la diversité des religions.
Pour le premier, « il est nécessaire que chacun s'applique dès sa jeunesse à des occupations légitimes ; les petits aux arts et métiers ; les médiocres aux sciences et aux négoces ; et les gentilshommes aux professions qui leur sont convenables , comme les charges de Pune et Tautre robe , Pétude des belles lettres , de la politique et des morales , l'art militaire , les fortifications , la fa]^rique des monnoies, de l'artillerie « des poudres et salpêtres, et des verres, l'escrime , l'art de monter à cheval , la peinture et l'agriculture. »
Pour le second , la tolérance.
Ce pamphlet a été réimprimé, moins le premier paragraphe, sous le titre de : le Fnuiçois désabusé > etc.
2689. Parfaite (la) description du coquin du temps, métamorphosé en partisan. Paris ^ (1649)^ 11 pages.
2690. Paris aux pieds du roi Tx>uis XIV. Paris, Antoine Ëstienne, 4 652, 8 pages.
Même pièce que Paris sous la figure d'une reine, etc.
2691 . Paris burlesque, par le sieur Berthod, où est contenu [sic) les filouteries du Pont-Neuf, les discours de la galerie du palak, Tentretien de la grande salle, le
[piais] DES MAZâRINADES. 327
désordre des embarras devant le palais , une me en rumeur contre un homme qu'on prend pour un autre, le haut style des secrétaires de saint Innocent, Fadresse des servantes qui ferrent la mule, Tinventaire de la friperie, l'éloquence des harengères de la halle, et quantité d'autres choses de cette nature. Paris ^ veuve Guillaume et Jean-Baptiste Loyson , 1 652 , 98 pages.
Le privilège est du 5 août 1650.
Cette pièce a para aussi sous on autre titre : la Fitle de Paris en vers burlesques , même amièe.
On y trouve quelques noms de peintres du temps, par exemple Pinaly qui était chargé des peintures du palais de Mazarin.
M. Leber qui a placé cette pièce dans sa collection de Maza~ rimuies y fait cependant observer avec raison qu'elle n'a aucun rapport aux événements politiques (Art. 4602 de son Catalogue),
2692. Paris débloqué^ ou les Passages ouverts, en vers burlesques. Paris, Claude Huot, 1649, 10 pages.
c 1^1 sab que f ai fiût En camaTsl et en carême.
Qui portoît im titre Ixmfibè. >
2693. Paris en deuil réfléchissant siu- son état présent, sur les périls auxquek elle a été exposée^ les pertes qu'elle a faites, la semaine dernière, et les dangers jqnt la menacent encore à l'avenir. /bm inierficit gladius ; et domi mors similis est. (S. 1.), 1652, 14 pages.
Il'»»- ii'i'i
vulgaire sur le combat da faubourg Samt-i toine et rinoendie de l'Hôtel de Ville. Les exemplaires n'en saot pas communs.
2694. Paris en son estre malgré l'envie. Paris , 1 649, 7 pages.
328 BIBLIOGRAPHIE [paaisiehs]
2695. Paris euphemismos. (S. i. o. d.), 14 pages. Rare.
«ScribebatJ. F. Fronto, » chantre royal au monastère de Sainte- Generiève, 17 des calendes de mai 1649.
Amplification très-savante et trc^-ennuyeuse, adressée à Mathieu Mole.
2696. Paris sous la figure d'une reine aux pieds du roi Louis XIV. Paris, Jacques Hérault, 1652, 8 pages.
Antoine Estienne en a donné y la même année , une édition du titre de laquelle il a retranciié les mots : sous lajiffire d'une reine.
2697. Paris transformé en un paradis au retour de la paix, envers burlesques. Paris , Claude Morlot, 1649, 8 pages.
Il y a des exemplaires qui portent : métamorphosé.
2698. Paris triomphant et consolé par Theureiix retour de Leurs Majestés en cette ville. PariSy Jean Jutlien, 1649, 7 pages.
2699. Parisiens (les) désabusés^ ou la Métamorphose du pain envoyé par Mazarin , à Paris , en poudre et en plomb. Timeo Danaos et donaferentes. (S. 1.), 1652, 12 pages.
Le roi avait ordonné qu'on laissât entrer le pain de Gonesse dans Paris. L'auteur prétend que Mazarin profitait du retour des boulangers pour tirer do la ville de la poudre et du plomb.
A ce sujet , il raconte que sous le prétexte d'envoyer le corps d'un de ses amis à Rome , le cardinal fit transporter beaucoup d'or dans un carrosse , qui fut arrêté à Lyon ; sur quoi on répandit le quatrain suivant :
c Ce cercueil cm celai d'un homme , Qui contient de l'or à souhait , Est la France morte en effet, Qu'on porte ensevelir i Rome. »
[PABLEMBiiT] DES MAZÂRINADES. 3i9
Les boulangers de Gonesse étalaient aux halles et au pont Saint-Michel.
Pamphlet extravagant, qui après tout n'est pas commun.
2700*. Parlement (le) burlesque de Paris.
Parlement burlesque de Pontoise,
2701 . Parlement (le) burlesque de Pontoise y contenant les noms de tous les présidents et conseillers renégats qui composent ledit Parlement, ensemble les harangues burlesques faites par le prétendu premier président. (S. 1.), 1652.
Quatre parties de huit , de sept et de six pages. M. Leber çn compte cinq ; mais apparemment il y comprend la Suite ^ qui n'est pas du même auteur, et qui a été réimprimée, moins les vingt-huit premiers vers , sous le titre de : Satyre du Parlement de Pontoise,
La Véritable suite ^ qui est la seconde partie, répond à la Suite; la troisième partie répond à V Anti-burlesque du sieur D. L. R. {Réponse au Parlement burlesque de Pontoise, oa, etc.) ; enfin, la quatrième au Pmrlement burlesque de Paris. Cette dernière partie a été imprimée chez la veuve J. Guillemot , imprimeuse , c'est ainsi qu'elle se qualifiait, du duc d'Orléans.
Il y a bien quelque esprit , mais encore phis de violence. Ce qui recommande le plus ce pamphlet , ce sont les portraits de Le Coigneux , Tambonneau , l'abbé Feydeau de Bemay, Lallemand , Fieubet, Guénégaud.
La première partie a paru le 25 août ; la seconde, le i septembre.
Dans la Réponse au Parlement burlesque , Scarron est attaqué avec brutalité ; et c'était l'opinion , au moins parmi les partisans de la cour, qu'il avait composé cette satire du Parlement royaliste ; mais l'auteur véritable , sans se faire oonmdtre pourtant , l'en défend avec chaleur et même avec dignité dans la trcûsième partie.
c Étron sorti du ont des muses! ...
Insecte engendré du fumier Du cheval qu'on nomme Pégaze ! »
Cest ainsi qu*il apostrophe le sieur D. L. R., auteur de VAntiburlesque, La polémique du temps est presque toute sur ce ton entre les pamphlétaires.
330 BIBLIOGRAPHIE [pàblemekt]
Le Parlement burlesque est attribué à un prêtre nommé Jean Duval, qui aurait aussi composé les Triolets du temps y selon les visions du petit-^Jîls de Nostradamus. On ne sait pas la date de sa naissance; mais il est mort le là décembre 1680.
On me permettra de citer les portraits de Guénégaud et de Fieubet :
c Le second est au grand nigaud Qui se nomme de Guénégaud.
Jadis la fortune prospère Avança dans les biens son père.
CTestoit un enfant du rabot , Qui , marchant sur double sabot , Meschant bonuet sur sa caboche , Pas un seul denier dans sa poche, Son corps couvert d'un haillon gris , De Riou [sic) s>n vint à Paris.
U fut laquais, valet d'estable; Et c*estoit un valet passable.
Quand la mandiile il eut quitté , En commis il fut fagotté , Et travailla si bien du poulce Qu*à la fin son bonheur le poosse Dans les finances i gogo ; Et le plat pied de Guénégaud Fut une si meschante haigne Qu'il fut trésorier de Petpargne.
Là pour s*empescher d'être gueux , Dans son temps il joua ses jeux ; Elt desi obant dans les finances , Il laissa beaucoup de chevances , (Quoiqu'il fût venu presque nu) Aux eufants qui l'ont survescu.
Celui-cy s'est mis dans la robe , Où pas si bien il ne desrobe, Et n'en est pas moins criminel ; Car sachez qu'estant colonel , Et gardant porte Sain^Anthoine, Il voulut vous donner le moine Et commettre une trahison , Digne qu'on en fasse un tison .
Ce Mazarin de capitaine Vouloit introduire Turenue
[PA&LEMENt] D£S MAZARINADES. 331
Et set soldats dans le poorpiris De ▼ostre Tille de Paris.
Dieu sçait si dans an tel mystère On yous aoroit fait bonne chère !
Le dernier qui ne vaut pas mieux , Et qui n'est pas moins odieux , Puisqu'il a fait la mesme frasque , Est originaire de basque.
Je ne sais si c'est quolibet ; Mais on le nomme Fieubet* Son père est chef de sa famille , Quoiqu'il ait porté la mandille ; Ce qu'on croira facilement , Parce qu'un chacun sait comment Cette espèce de yaletaille A courir est de bonne taille.
Je ne sais si verd, jaune oo gris Portoit rhomme que je décris ; Bien sais-je qu'un payeur de rente (Et ne croyez pas que je mente) L'aToit pris pour estre laquais £t le faisoit bien trotter ; maia Quand il fut adyancé dans l'âge , Près d'entrer en apprentissage , Il augmenta de dignité ; Et , de trottin toujours crotté , S'estant mis dedans rescriture , On lui donna l'habit de bore ; Ou en fit un petit comnia.
n se fit là quelques amis, Qui y voyant sa belle apparence.
Le poussèrent dans la finance.
Et quand il y fut , que fit il ?
11 y fut un Toleor subtil Et pratiqua mainte* bricoUe»
Pour attraper maintes pisloles.
Comme l'autre , il fut trésorier.
Ainsi de simple aventurier, £t de roalanlm (m^) toomebroche, n mit tant de deniers en poche Qu'il a laissé tous ses enfants De biens et d'estats triomphants; Car, soit lais on bien gens d'église.
Il trosvoit tout de bonne prise. »
332 BIBLIOGRAPHIE [pjlbleme?(t]
Quoique la citation soit un peu longue, je veux |)Ourtant y ajouter quelques vers sur les passe -temps du Parlement de Pontoise :
« Quelques-UBS chassent aux moineaux ; Quelques autres aux étoumeaux.
Autres font belles escarmouches , Exterminant toutes nos mouches.
D'autres à la fossette , aux noix Se divertissent quelquefois ; A claquemur, à la roulette , Petengueule , la pirouette , Et je suis sur ta terre , vilain , Aux osselets , i frappe main , Les propos interrompus , la merelle , A tires le festu , ma belle , A cache-cache mitoula*, Autre que toi ne Taura pas « Au pair et non pair, à croix pile , Au corbillon , au jeu de quille , Le pourquoi parce, le palet , Au tour en poque , au bilboquet , Au jeu de remuer mesnage, A primus secundus , au gage , Au cornichon qui va devant , Le toutou , Vabbé du couvent , Martin, Martin, rends moi ma lance , Et bien d'autres jeux de l'enfance , A crains ton père , à bransle moine , A la vache morte, à l'avoine, Colin Maillard, le pied de bceof , A la coupe teste , i l'esteuf , Vous plaît elle, ma compagnie, A deviner, à la toupie.
Franc du carreau , le court fettn, A tiens voilà, baise mon eu.
Voilà quelle est la discipline Du parlement de la marine. »
2702. Parlement (le) de Paris à confesse aux pieds du roy, à la Thoussaint {sic), 1652. Paris^ par riraprimeur ordinaire du duc d*Orléans, (s. d.), 2 pages.
Ni commun, ni bon.
lPAETicin.AUTÉs] DES MÂZARINADES. 333
2703. Particularités (les) de ce qui s'est fait et passé à la dernière assemblée du Parlement et de THôtel de Ville , à la réception des nouveaux écbevins qui ont été nommés par Son Altesse Royale, avec l'extrait de Tarrêt donné le 1 6 de ce mois. Paris y Claude Le Roy, I652y 6 pages. Rare,
2704. Particularités (les) de ce qui s'est fait et passé en l'assemblée de la Maison de ville pour l'élection de M. de Brusselles (sic) à la charge de prévôt des marchands, le sixième juillet 1652. Paris ^ Louis Pousset, 1652, 7 pages.
Ce récit n'est pas sans intérêt.
2705. Particularités (les) de ce qui s'est passé à Bordeaux jusqu'à la conclusion de la paix. (S. 1.), 1650, 7 pages.
Récit gascon, où on lit qu'on seul coup de canon tua soixante soldats du roi !
2706. Particularités (les) de l'entrée de messieurs les princes dans la ville de Paris, et de celle du cardmal Mazarin dans Le Havre de Grâce, avec la lettre envoyée au maréchal de Tureniïe sur l'élargissement des princes. Paris ^ 1651, 8 pages.
L'édition originale est ceUe qui a été donnée par Jacques Legentil , sous le titre suivant. Néanmoins il y aT i^ie troisième édition y jouxte la copie imprimée à Paris , %, A. y qui porte le pre^ mier dire.
2707. Particularités (les) de l'entrée de messieurs les princes dans Paris , avec la lettre envoyée au maréchal de Turenne sur l'élargissement des princes. Paris y Jacques Le Gentil, 1651 , 8 pages.
Le second titre est ainsi conçu : Les particularités de V arrivée de
334 BIBLIOGRAPHIE [PâiTiccLAUTÉs]
messieurs tes princes dans Paris et de celle du cardinal Mazarin au Havre de Grâce, envoyées au maréchal de Turenne^ Il est plus exact.
C'est en effet une lettre adressée au maréchal de Turenne , datée du 17 février et signée Désajeu. Il paraît que l'auteur en avait écrit d'autres, car il dit en commençant : « Je puis sans appréhension souscrire et vous envoyer celle-ci. » Et ailleurs : « Je vous ai mandé par nia précédente. >• Désajeu était donc le correspondant de Turenne.
Estrce de lui qu'il est dit dans la Milliade de Richelieu :
c Désajeu , nonTeau secrétaire , Mérite bien quelque salaire ; Car il est assez bon valet»
Quoiqu'il ne soit qu'un Jodelet , Et ne connoit point de prudence Que la plus Uche complaisance , Et cherche son éléveraent Par un inAroe abaissement.
Sa vertu n'est point scrupuleuse, Et , d'une adresse merveilleuse , Quitte le bien et suit lé mal Selon qu'il plait au cardinal.
Une légère suffisance Passe en lui pour grande science Et le signale entre les beaux De Loménie et Pbélippeaux.
Son Ame est égale i sa mine ; Elle est petite , faible et fine , Et n'a point du tout cet éclat D'un grand secrétaire d'État.
Sa splendeur n'étant que commune Ne peut ôtre aux yeux importune ; Et son naturel bas et doUx Lui donne fort peu de jaloux. »
2708. Particularités (les) de la bataille générale donnée entre Tamiée de Son Altesse Royale, commandée par M. le prince de Condé, les ducs de Beaufort et de Nemoursy et celle des mazarins dans la plaine de Galles , entre Cbâtillon-sur-Loiog et Briare, le 8 avril .1652,
[PÂETicuLAinÉs] DES MAZÂRINADES. 385
avec les noms des morts et blessés^ et le nombre des prisonniers. Paris, Claude Le Roy, 1652, 8 pages.
Il s'agit du combat de Bleneaii. Turenne a traversé la rivière de Loing à la nage pour se sauver I Trois mille cinq cents morts I
Mensonges que la Fronde s'efforçait de répandre avec la permission expresse du duc d'Orléans.
2709. Particularités (les) de la chasse royale, faite par Sa Majesté le jour de Saint-Hubert et de Saint-Eustache, patrons des chasseurs, accompagnée de plusieurs seigneurs de marque de sa cour. Paris y Alexandre Lesselin, 1649, 12 pages. Rare.
C'est dans le jardin du Palais Cardinal que le roi courut le lièvre d'abord, puis le cerf et enfin le sanglier ; ensuite de quoi^ il assista à un combat de taureaux et de chiens. Le cardinal Mazarin qui était à cheval , prit le duc d'Anjou devant lui et le promena dans le parc.
271 0. Particularités (les) de la route de M. le prince de Condé, et le sujet de son retardement, avec le passage des troupes du cardinal Mazarin à Gien. Paris y 1652, 8 pages.
Pièce rare et curieuse , malgré quelques inexactitudes.
M. le prince s'appelait Motteville (Gourville dit La Motteville)> le duc de La Rochefoucault, Beaupré ; le baron de Lévy , La Place ; Chavagnac, Saint- Amour; L^ourville (Gourville peut-être?}, Longuepleine.
271 1 . Particularités (les) de tout ce qui s'est fait en l'assemblée du Parlement , au sujet de la réponse par écrit faite à messieurs les députés, avec la députation de la cour vers M. le chancelier, et l'ordre donné pour la sûreté du retour desdits sieurs députés par M. le prince de Condé, du mercredi 17 juillet 1652. -Par/>, Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.
Cette pièce se complète par celle qui suit ; et toutes deux sont rares.
336 BIBLIOGRAPHIE [paaticclabitês]
271 2. Particularités (les) de tout ce qui s'est fait et passé à rentrée et au retour du roy dans sa ville de Paris, le lundy 21 octobre 1652. Paris j Jacques Le Gentil, 1 652, 7 pages.
271 3. Particularités (les) de tout ce qui s'est fait et passé au Parlement , le xviii juillet , la trahison de Mazarin découverte pour l'enlèvement des députés, avec la lettre de cachet du roi envoyée, cette nuit, auxdits députés, et celle du président de Nesmond à messieurs du Parlement, et la résolution de Son Altesse Royale d'aller en personne quérir les députés à Saint-Denys. PariSy Jean Brunet, 1 652, 7 pages.
La lettre de cachet n'y est pas.
t271 4. Particularités (les) des cérémonies observées en la majorité du roi, avec ce qui s'est fait et passé au Parlement, le roi séant en son lit de justice. Paris ^
1 651 , 8 pages.
Simple et rapide récit.
Il y en a une édition de Rouen , chez Jacques ' Besongne , i6Sl , 8 pages.
2715. Particularités (les) du dernier combat donné entre l'armée de messieurs les princes et celle des mazariris au faubourg Saint-Antoine , avec la liste des noms des morts et blessés, ensemble tout ce qui s'est passé de plus remarquable. Paris, Jacob Chevalier,
1 652, 7 pages.
271 6. Particularités (les) du grand combat donné à l'attaque du faubourg Saint-Antoine entre l'armée des princes et celle des mazarins, commandée par le maréchal de Turenne, le 2 juillet 1 652, avec la liste des
[PiETicuLiRiTÉs] DES MAZÂRINÂDES. 337
morts et blessés. Paris, Salomon de La Fosse, 1 652, 8 pages.
L'auteur avait tué le maréchal de La Ferté !
Ces deux relations sont assez rares.
271 7. Particularités (les) du résultat des trois assemblées du Parlement tenues les lundi, vendredi et samedi onze, douze et treize avril, avec l'arrêt de ladite cour du même jour, samedi 13, contre le cardinal Mazarin. Paris j Jacques Le Gentil, 1 652, 7 pages.
Le Parlement ne s'est assemblé ni le lundi, ni le 1 i , qui était un jeudi. M. le Prince a pris séance le vendredi 12 ; et le 13, Tarrét a été rendu.
271 8. Particularités (les) du second combat donné entre Farmée de Son Altesse Royale , commandée par messieurs le comte de Tavannes et le baron de Clinchamp, et Tarmée commandée par le maréchal de Turenne, devant la ville d^Étampes, le 29* mai 1 652,
avec la prise de leurs drapeaux, canons et bagages, et -^ «
le neveu du cardinal Mazarin blessé, et autres. Paris j
Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.
Mensonges, autant que les Particularités du elemier combat, etc., et les Particularités du grand combat, etc.
2719. Particularités (les) du siège et de la prise du château de Vayres , ensemble les combat et prise de File Saint-Georges, avec ce qui s'est passé de plus remarquable à Bordeaux. (S. 1.), 1650, 8 pages.
Extrait du Courrier bordelois , 5* course.
2720. Particularités (les) du traité du duc de Lorraine avec le cardinal Mazarin, et de tout ce qui s'est passé entre les deux armées, avec l'état des troupes de Son Altesse Royale et du lieu où elles sont à présent. Paris, Jacques Le Gentil, 1652, 7 pages.
Il n'y a pas de traité.
338 BIBLIOGRAPHIE [pasquin]
2721 . Particularités (les) du traité fait entre Son Altesse Royale, messieurs les Princes et le duc de lorraine au camp de Choisy-sur-Seine, le mercredi 1 2 juin 1 652, avec Tordre donné pour la jonction des deux armées, et du lieu oîi est Tarmée mazarine. Paris, Jacques Le Grentil, 1 652, 7 pages.
C'est moins un traité qu'un dîner chez les pères réformés de Saint-Germain^es-Prcs de Choisy. Moins curieux que rare.
2722. Partisan (le) tenté du désespoir par le démon de la Maltaute (sic)j qui lui reproche les crimes de sa vie et cause son repentir. Dialogue. Paris ^ ArnouldCotinet, 1649, 12 pages.
Le pont Alais, devant l'horloge de Saint*£ustache , est une pierre sous laquelle un partisan se fit enterrer, pour manifester son repentir d'avoir levé un impôt d'un denier sur quelques denrées à Paris.
2723*. Pas (le) de clerc du clergé.
AuBEEY, Hist, du C. Mazann , t. m , p. 503.
2724. Pasquil des partisans contre le diable. (S. h, 1650), 7 pages.
2725. Pasquin et Marforio sur les intrigues de l'État, par le sieur de Sandricourt. Paris , 1 652^ 40 pages.
2726. Pasquin , ou Dialogue à bâton rompu sur les affaires de ce temps. (S. 1.), 1649, 7 pages.
Application de plusieurs versets des psaumes aux principaux personnages de la cour.
* ' On en a publié une traduction sous ce titre :
2727. Pasquin sur les affaires du temps, mis en françois. (S. 1.), 1649, 7 pagesi.
La ville de Paris dit au roi : « Tout ainsi que le cerf désire
[passion] des MAZARINâDES. 339
l'eau des fontaines , de mcme mon âme ne respire que voUs , mon roi. »
Cette traduction a été réimprimée à la suite de : le Pou r et le Contre de la cour.
2728. Passage de Jules Mazarin , avec le récit des plus belles pièces trouvées en son inventaire. (S. 1. n. d.), paginé de 1 1 à 1 4.
Exécrables vers ; en voici un :
a Tu aurois, un jour, regret de voir ta tête en otage. »
Plusieurs pièces, dont une en italien.
Apparemment ces caycrs faisaient partie de quelque recueil. Cependant on les trouve séparés , puisqu'ils sont inscrits dans la Bibliothèque du P. Lelong, sous le n*" 22,366.
2729. Passepartout (le) du temps, ou la Sourde renommée. Paris y N. Charles, 1649, 7 pages.
2730. Passeport, (le) et Tadieu de Mazarin, en vers burlesques. Paris, Claude Huot, 1649, 11 pages.
Assez spirituel pour être recherché , ce pamphlet est des pîus communs.
On en a réimprimé le commencement sous le titre de : Adieu de Mazarin,
Il a été reproduit en entier à la suite des Véritables soupirs fran^ cois sur le départ de Son Émincnce, etc.; et Sautreau de Marsy l'a donné dans son Nouçeau siècle de Louis XIF^ page 31 9 du P' vpl., mais avec la fausse date de \ 654 .
2731 . Passetemps (le) de Villejuif, en vers burlesques.
Paris, Claude Huot, 1 1 pages.
Naudé n'en parle, page 285 du Mascurat, que comme d'une pure imitation de VJgréable récit des barricades; et il a raison.
2732. Passion (la) de la cour. Anvers , 1649, 6 pages.
Cest une parodie de quelques passages de la passion de N. S. Jésus-Christ, avec la traducdon en regard.
Les Parisiens : Secundùm legem débet mort.
340 BIBLIOGRAPHIE [passionné]
Mazarin : Peccavi , tradens sanguinem justum.
Le peuple : ToUc , crucifia eum.
Monsieur le Prince : Quid enim malè fecit?
Les Parisiens : Regem te facit.
Il paraît que le cardinal Mazarin avait jugé ce pamphlet digne d'une attention particulière ; car on lit dans celui de ses Carnets qui porte sur la première page la date du 16 octobre 1649 : « Un libelle intitulé la Passion de la cour dit de M. le Prince » se servant des mots de la Passion de Jésus-Christ, qu'il veut être roi. »
Mailly Ta reproduit dans les Jdditions, à la fin de son V« vol.
2733. Passion (la) de Notre Seigneur, en vers burlesques, dédiée aux âmes dévotes. Paris j veuve Jean Remy, 1 649, 8 pages.
Cette pièce n'a aucun rapport à la Fronde ; mais j'ai voulu la citer ici pour montrer jusqu'où a été la folie du burlesque.
Naudé qui en fait mention {Mascurat, page 220), ne s'en étonne pas trop. Il se contente de dire : « Je ne sais quel profane, depuis trois jours, a fait la Passion de Notre Seigneur, »
2734. Passion (la) extrêofie que téofioignent les bourgeois de Paris pour le retour de Sa Majesté en sa bonne ville de Paris. Paris j Claude Boudeville, 1 649, 7 pages.
« Ne portions-nous pas dans nos étendards, comme dans nos cœurs, cette belle devise : « Nous cherchons notre roi. » Cette pièce n'est pas commune.
2735. Passionné (le) pour le bien de TÉtat, ou la Guerre aux partisans, à messieurs les notables de Paris, leur conseillant de s'unir pour empêcher ta suite ou le i^ nouvellement des guerres civiles, et prouvant que la ruine des partisans qui sont les véritables mazarins, est nécessaire pour cet effet. (S. 1.)^ 1652, 84 pages.
« Vous êtes assurés de voir longtemps durer la guerre avec des succès aussi douteux que par le passé, si , de spectateurs de ces grands actes d'une indigne tragédie , vous ne vous rendez bientôt