‹ Bibliographie des mazarinades (volume 3)Chapitre 11 sur 17 · I.UM1ÈRES] DES MAZARINADES · texte numérisé non relu

I.UM1ÈRES] DES MAZARINADES

2331. Louis, par la grâce de Dieu, etc. (S. 1. n. d.), 6 pages. Rare,

lettres patentes, datées du 18 février 1649, par lesquelles sont renvoyés devant le Parlement de Dijon tous les procès des partisans du comte d'Alais, gouverneur de Provence. Elles sont curieuses par le grand nombre de noms qu'elles contiennent.

On le trouve aussi sous le titre de Lettres patentes du roi, en date //wlS/^^Aïer 1649, etc.

2332. Lucifer précipité du ciel par le génie François, ou Mazarin chassé de Paris par l'inspiration de saint Michel, ange tutélaire de la France. Paris y jouxte la copie imprimée à Rouen , 1649, 7 pages.

2333. Ludovico XIY, Gailiarum régi, Gallia supplex finem motûs civilis orat et impetrat. Carmen ex theatro regiae Navarrae iaetitiae publicae, pace ipsâ recenti, daturo , 4- aprilis 1 649, à Josepho de Gontault Biron, rhçtore. (S, 1. n. d.), 6 pages,

Le professeur n'a pas vqi;i1u perdre tout l'honneur de la correction au ipoins ; et il a signé : Robertus de Bailly, eloquentiae apud Navarram professor.

2334. Lumières pour l'histoire de ce temps, ou Réfutation de tous les libelles et discours faits contre l'autorité royale durant les troi^les à Paris , avec les motifs de la stabilité et durée de la paix contre l'opinion du vulgaire. Fiatpax in {firtute tuâ et abundantia in turrihus fuis. Ps, 121. Paris^ 1649, 16 pages.

Deux parties, dont la première finit à la page 9.

Voici le titre de la seconde :

Lumières de la vérité^ ou le Mensonge reconnu dans les libelles diffarnatoires publiés dans Paris sans permission, depuis le mois de Janvier jusques au mois de mars 1649, contre ta- conduite des personnes royales et publiques,

La première partie a été composée avant la paix.

CVsl un assez pauvre pamphlet ; mais il est franchement maza-

230 BIBLIOGRAPHIE [magnificat]

riniste ; il contient les titres des plus fameux libelles du temps. Ge sont deux recommandations ; malheureusement il n'est pas rare.

2335. Lunettes (les) à toutes âges {sic)^ pour faire voir clair aux ennemis de TÉtat. Paris, veuve Jean Remy, 1649y 8 pages.

Imitation de la pièce de 1615, intitulée : les Lunettes à tous âges, pour faire voir clair à ceux qui ont la vue trouble,

2336. Lutetiae ad reginam suasoria et deprecatoria lamentatio, ex Hieremiâ deprompta. Parisiis, 1649^ 8 pages.

2337. Lys (le) fleurissant^ cultive par la paix, Paris, veuve Jean Remy, 1 649, 7 pages.

J'y Hs que la vigne abhorre le chou, et que l'olive ne peut pas s'entendre avec le concombre !

2338. Lys (le) royal, arrosé parles larmes de joie des fidèles François, et l'explication des armes de France, présenté à Leurs Majestés par S. D. N* (Suzanne de Nervèze). Paris ^ Guillaume Sassier, 1649, 7 pages.

2339. Magasin (le) charitable. (S. 1., 1652), 27 pages. Très-rare.

État des malades , des orphelins et des nécessiteux ; ccHnpte des dépenses et des recettes en nature.

Voir le Mandement àe l'archevêque de Paris pour le secours des pauvres.

Même pièce que le Mémoire des besoins de la campante y etc.

2340. Magnificat (le) de la reine sur la détention des princes. Paris ^ Jean Brunet, 1650, 8 pages.

Mauvaise paraphrase du Magnificm, suivie d'un sonnet plus mauvais encore.

[KALTÔiiERs] DES MAZARINÂDËS. 231

Pour teroûner la staDce ioûtée du Gloria Patri^ Pauteui* a ajouté ces quatre vers qui sont les plus curieux et les meilleurs :

« Guitaut , que jan^^ la faveur Après ce coup ne t'abandonne , Puisque tu causes le bonheur Des peuples et de la couronne. »

On sait que c'est le vieux Guitaut , capitaine des gardes de la reine, qui arrêta le prince de Condé.

Le pamphlet est d^itfif frondeur.

2341 . Magaîfique (là) entrée de la paix, ou les Superbes portiques et arcs de triomphe préparés à la venue de Leurs Majestés dans la ville de Paris. Paris ^ Pierre Dupont, 1649, 8 pages.

L'auteur parle des quatre États. Apparemment dans son système les parlements prenaient place entre la noblesse et le tiers. C'était un peu leur prétention. .

2342. Majorité (la) du roy, ou le Royal miroir présenté à Sa Majesté. (S. 1., 1651), 11 pages.

L'auteur recommande au roi de « jetter l'oeil de temps en temps sur la recepte et mise de ses deniers. »

Ce pamphet a également paru sous le titre de : le Royal mi^ roir, etc.

2343. Malédiction (la) des Mazarins et la glorification des illustres Parisiens, défenseurs de la liberté publique, avec les éloges des princes et princesses déclarés pour le parti. Paris^ Jean Brunet, 1652, 8 pages.

Mauvaises stances, qui ne sont pas communes.

2344. Maltôtiers (les), ou les Pêcheurs en eau trouble, en vers burlesques. Langue normande : les Pesqueux enyau trouble. Paris ^ 1649, 8 pages.

Les pièces en patois ne sont pas communes. De plus, celle-ci est assez spirituelle.

332 BIBLIOGRAPHIE [mande^Bht]

2345. Mandement de haut et puissant prince monseigneur Henry de Bourbon, ëvêque de Metz , abbé de Fabbaye de Saint-Germaiq-des-Prés^ pour la procession générale et solennelle où sera pprt^ela châsse de Saint-Germain, le dimanche 16 du présent mois de juiq 1652. (S. 1. n. d.), Nicolas Gasse, ••. pages.

Daté du château abbatial de Saint^Germain des Prés, le 7 juin.

2346. Mandement de messieurs les doyen et chapitre de l'église de Paris pour radniini8tnttig& et r^me de l'archevêché de Paris.

Daté du 31 août 1654.

C'est une affiche de format in-folio. Le chapitre déclare que, vu rabsçnce de Parçheyéque et l'empêchement des vicaires généraux , il prend Padministration du diocèse.

2347. Mandement de monseigneur Tillustrissime et révérendissime archevêque de Paris pour la procession de la châsse de Sainte-Geneviève, avec Tordre et le chemin des processions. (S, 1., 1Ç52)9 7 pages. «

Daté du 5 juin 1652, et signé Jean François, archevêque de Paris.

La procession devait avoir lieu le 11, jour de Saînt-Bamabé. Les processions des paroisses étaient fixées aux vendredi 7^ samedi 8 , dimanche 9 et lundi 10.

Il fi^ut y joindre VJuis aux Parisiens sur la descente de la diâsse de Sainte-rGencifiève y etc., et V ordre et cérémonie qui se doif afrserver, etc.

Au moment où Feret , vicaire général de l'archevêque , entrait dans la Grand' Chambre pour prendre les ordres du Parlement sur la procession , les enquêtes venaient demander qu*Qn s'occupât de parfaire les cinquante mille écus destinés à payer l'assassinat de Mazann ; ce qui fit dire au conseiller Leclerc de Çourcelles : « Noos , sommes aujourd'huy en dévotion de fête double : nous ordonnoDS des processions ; et nous travaillons à faire assassiner un cardinal. »

2348. Mandement de monseigneur Tillustrissime et ré-

i^ANDBMENT] DES BIAZÂRINADES. 233

verendissime archevesque de Paris pour le secours et assistance des pauvres. Paris ^ Pierre Targa, 1652, 8 pages.

Daté du 28 juin i652.

Il ne paraît pas que l'initiative de l'œuvre qui est recommandée dans ce mandement appartienne à l'archevêque. On peut croire qu'elle ava|| été prise, dès IG'iO, par des personnes charitaÏDles. Je lis en effet dans un petit livre intitulé : Des devoirs des seigneurs dans leurs terres ^ suivant les ordonnances de France y et publié à Paris en 1668 : «« Suivant les lieux et les temps, on peut se servir d'une manière de potage , ainsi qu'on l'a pratiqué fort utilement , tant dans Paris et dans ses faubourgs qu'en plusieurs autres lieux de la campagne, dans les années i649 et 1650, oCi la misère publique a esté extresme, et où toutefois la despense de chaque portion que l'on donncîft chaque jour à chaque pauvre, ne revenoit pas en ce temps là à plus d'up sol ou environ. Gela est marqué dans un mémoire imprimé pour la seconde fois chez Savreux , au parvis Nostre-Dame, à l'enseigne des Trois Vertus, en cette année 1650.» ' La distribution du potage se continua pendant toute l'année 1 650; car j'ai un compte du mois de décembre. Fut-elle interrompue en 1651 ? je n'ei) sais rien. Ce que je puis dire seulement, c'est que je n'ai plus rencontré que des pièces de 1652.

A cette époque , les trésoriers laïques de l'œuvre étaient M"* de Lamoignon , M"*« de Traversé, le président de Hercé , et plus tard , M"* de B?*etoi^villiers.

On avait d'abord établi dans quelqij^es paroisses des marmites pour distribuer de la soupe aux pauvres, dont le nombre atteignait douze mille , est-il dit dans le Moyen pour obtenir de Dieu une paix véritable y etc. On y avait ensuite ajouté des aumônes en argent et en nature, des vêtements, des médicaments, et jusqu'à des ornements d'autel , des vases même pour le saint sacriQçe. Les curés de Paris étaient naturellement les principaux agents de l'œuvre dans la ville. Dans la banlieue et dans les provinces voisines, les congrégations religieuses présidaient à la répartition des secours ; et parmi elles il faut nommer les prêtres de la communauté de saint Nicolas- du-Chardonnet , les jésuites, les capucins, les jacobins et les pères de la Mission.

Il est facile de se faire une idée de la misère publique quand on

234 BIBLIOGRAPHIE [HANiFBsrmottf

sait que la chair des chevaux tués au combat du fauboui^ Saint-* Antoine se vendait dix sous la livre.

Dans le mois d'octobre 1652, Pœuvre avait été régulièrement organisée. M. Feret , l'un des vicaires généraux, la dirigeait avec la délégation et sous l'autorité de l'archevêque de Paris. Je trouve dans le règlement qui a été publié alors pour la distribadon des secours , cette phrase : « Pour les ecclésiastiques, tout est superflu ,

hors \% dernier nécessaire. »

C'est au mandement de l'archevêque que l'œuvre dut sa plus rapide impulsion. On en jugera par ce fait que pendant le mob de juillet, aii lieu de douze mille pauvres„on compta que quinze mille avaient été secourus ! et le mandement est du 28 juin.

Je n'ai malheureusement à signaler qu'un trop petit nombre de pièces. Les voici : Abrégé véritable de ce qui s'est fait pour le stm^ logement des pauvres, etc.; État sommaire des misêres^dle la campagne, etc.; Mémoire des besoins de la campagne ^ etf^; Mois de décembre i650, etc.; Moyen pour obtenir de Dieu une pêritable paix, etc.; Relation des mois de Juin et Juillet 1652 , etc.; Exhortation aux Parisiens sur le secours des pauvres , etc.

Toutes ces pièces sont rares. Je n'ai jamais rencontré le mémoire imprimé pour la seconde fois chez Savreux.

2349. Mandement de monsieur Tëvêque d'Amiens pour invoquer Taide de Dieu contre les désordres et sacrilëges que commettent les gens de guerre envers le Très-Saint Sacrement de Tautel. Jouxte la copie imr primée à Amiens par le commandement de mondit sieur Tévêque d'Amiens, 1 650, 6 pages. Rare.

Daté du !•' juin, et signé Picard.

Pourquoi n'est-il pas signé de l'évêque ?

L'auteur cite le curé de Moliens, exerçant la charge de curé de Mirevault, qui mourut de chagrin pour avoir vu profaner les hosties dans l'église de cette dernière paroisse.

2350. Manifestation (la) de Tantechrist en la personne de Mazarîn et de ses adhérents , avec des figures authentiques de rÉcriture sainte, où est vu à découvert

[manifeste] des MâZÂRINÂDES. 235

l'impiété et le blasphème des mauvais chrétiens de ce temps. Sujet très-remarquable.

Beatus ifir qui non abiit in concilia Mazarinorum et in ifid cabalistarum non stetit^ et in caihedrd impiorum. non stetit. Ps. 1 . Paris y veuve Jean Remy,

<t Cet illustre sénat auquel j'ai dédié V Union des bons François^ en forme de panégyrique, qui fera voir à toute la France qu'elle est appuyée d'une main suprême et auxiliaire plus puissante que celle d'Hercule , etc. »

2351 . Manifeste au roi, contenant quel doit être le conseil d'un prince j à la gloire du Parlement, par L. S. D. T. (le sieur Du Teil?) Paris y Denys Langlois, 1 649, 8 pages.

« Il faut que nous révérions , comme l'image de la puissance de Dieu , les princes que nous ne pouvons plus aimer comme l'image de sa bonté »

« Et parce que leur puissance vient du ciel , elle ne peut être empêchée que de ce côté là. »

<c La fortune ne m'a point encore donné de place auprès de Votre Majesté. ••

2352 . Manifeste (le) circulaire de monseigneur le Prince, envoyé au peuple de France, touchant les succès de Mouron, Coignac et de la dernière bataille qu'il a gagnée sur le comte d'Harcourt dans la Saintonge, et sur les ordres qu'on a envoyés au cardinal Mazarin d'entrer dans l'État avec le titre de généralissime. (S. 1., 1652), 15 pages.

L'auteur ne se nomme pas ; mais il a la bonne foi d'avouer qu'il a fait parler le prince de Cxmàè « pour donner plus de majesté à son écrit. »

Il répond à un ai'ticle de la Gazette sur le combat qui suivit la levée du siège de Cognac par M. le Prince.

236 BIBLIOGRAPHIE [«àmrESTB]

2353. Manifeste (le) d'Espagne fait contre Mazarin, apporté par madame la duchesse de Longueville, présenté à messieurs les princes à son arrivée. (S. L), 1651 ,

C'est une plaisante idée que d'avoir mis le nom de PEspagneen tête de ce pamphlet ; l'Espagne en vérité n'y est pour rien.

L'auteur défend avec habileté , avec esprit le prince de Gondé ; il invoque la déclaration de 1648. C'est un peu tard , puisque le prince est libre. Le pamphlet n'en reste pas moins bien Cdtet n^re.

2354. Manifeste de dom Gabriel de Tolède, commandant Tarmée d'Espagne envoyée en France pour me^H sieurs les princes, contre les perfidies du duc de Lorraine, oîi sont ajoutées (sic) les violements des traités faits par ce duc depuis 1 2 ans , notamment celui du 1 6 juin dernier fait avec S. A. R. Paris ^ André Chouqueux, 1652, 16 pages. Rare.

2355. Manifeste (le) de Fauteur qui a composé le Ma^ ni f es te de monseigneur le prince de Condé, pour servir d'instruction à ceux qui Tout lu, touchant les affiiîres d'État qu'il a traité {sic). (S. I., 1651), 23 pages.

/ Le Manifeste de monseigneur le prince de Condé est celui que Mathieu Du Bos a publié toucftiant les véritables raisons de sa ^Êr^ hors de Paris. Averti que le lieutenant civil inçpaçait d'çp redier* cher l'auteur, Du Bos se cacha. On l'accusait d'entretenir la divisien dans la famille royale, et de prêter à la reine l'intention de rappder Mazarin. On ajoutait à ces deux chefs une foule de peccadiHes moins, pendables.

C'est pour se défendre qu'il a composé le Manifeste, Je ne crob pas que ce soit là ce qui l'a soustrait aux poursuites du Châtelel.

Tout ce qu'on peut recueillir de cette pauvre défense , c'est qoe le Manifeste du prince a paru après sa lettre authentique au Parlement; et le Manifeste de Tauteur après les déclarations du coa^jn^ teur contre le retour de Mazarin.

2356. Manifeste (le) de la noblesse de Normandie, par

[MANIFESTE] DES MâZARINâDëS. 237

lequel elle déclare reconnaître Son Altesse Royale pour lieutenant général poiir le rbi, et se joint aux princeis et aux parlements pour mettre en exécution les déclarations et arrêt donnés contre le cardinal Mazarin. Parisy Simon Le Porteur, 1652, 8 pages.

On lit sur la ^ page : « apporté par le baron de Ghàmboy et prononcé devant son altesse royale et M. le Prince, le i 2 du courant (juillet 1652). »

Le baron de Ghanaboy était un serviteur de la knaison de Longueville. C'est lui qui commandait à Pont- de-P Arche en 1650. L'orateur était donc bien choisi. La pièce n'en reste pas moins fausse. .

2357* Manifeste (le) de ta noblesse cpîi s'est jettée dans le parti du rôi , soUs la conduite de monseigneur le Prinde, ou lés véritables désintéressés verront dans la suite d'un beau raisonnement que les seigneurs et les gentilshommes qui se sont déclarés pour monseigneur le Prince, sont les véritables serviteurs du roi.

Ethocetiam vidente et ringente invidiâ, Sén., lib. II, de Benef.

(S. 1.), 1651,24 pages.

2358. Manifeste (le) de la reine régente et dé monseigneur le duc d'Orléans touchant la disgrâce du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1 651 , 23 pages.

Ce pamphlet est assez rare pour qu'il ne soit pas inutile d'en indiquer la pensée. On prétend y démontrer que si la reine et le duc d'Orléans ne se défont pas du cardinal avant la majorité, le cardinal se défera d'eux après.

Mazarin était déjà parti ; mais l'auteur n'a pas voulu perdre sa prose.

2359. Manifeste (le) de la reine sur le retour du cardinal Mazarin et les affaires du temps. Paris ^ Salomon Delafosse, 1652, 15 pages.

On pourrait presque croire au caractère authentique de cette

23B BIBUOGRAPHIE [VAHinsTB]

pièce. La reine explique le retour de Mazarin par Pintérét de l'anto» rite royale ; mais elle proteste de ne pas l'employer aux affiûres.

En tout cas , ce n'est pas d'un ennemi.

Aussi les frondeurs se sont-fls hâtés de publier la Réponse tn Manifeste de la reine , etc.

Puis y un libraire a réuni les deux pièces dans une seule publication, sous le titre de : le Mcmifeste de la reine ^ etc., ei la Bépome.

2360. Manifeste de la ville d'Aix sur les mouvements de cette province. (S. 1., 1649), 7 pages.

Rare et curieux. Il a paru en juillet.

2361 . Manifeste (le) de la ville d'Orléans , prëaenté à Son Altesse Royale , où il est montre que, pour avoir bientôt la paix , il est nécessaire de se déckurer contre le Mazarin, à Timitation des habitants de ladite viUe d'Orléans. Paris y Claude Le Roy, 1652, 14 pages. Rare. \

Mazarin est PAnglais ! et Mademoiselle est Jeanne d'Arc I

2362. Manifeste de la ville de Paris contre le retour du cardinal Mazarin, dédié à Son Altesse Royale. ParU^ veuve J. Guillemot, 1 652, 27 pages.

Signé N. P.

La Lettre cPun habitant de la ville de Blois, etc. y porte la même signature.

« M. le Prince a déjà les armes à la main. » Ce n'est pas un fiât seulement ; c'est un exemple.

« On ne prescrit jamais contre le droit public et les lois fondai mentales du royaume. »

Gè pamphlet n'est pas sans quelque valeur.

2363* Manifeste de madame la duchesse de Longueville. Bruxelles, Jean Rosch, 1650, 12 pages.

Yillefore l'analyse assez longuement^ page 150 de la première partie de la Véritable vie de madame de Longueville. Puis il ajoute :

[MANIFESTE] DES MÀZâRINâDëS. 239

« Si madame de Longueville n'a pas fkit elle-même ce discours y elle étoit bien capable de le faire. » Plus hardie que Villefore, M™* de Motteville n'admet pas le doute. C'était apparemment l'opinion commune.

Il y en a ime édition de Paris, mais sans nom ni lieu, Jouxte la copie, et encore une s. 1., 4650, 12 pages in-8".

2364. Manifeste (le) de Mademoiselle, présenté à Son Altesse Royale. Paris j Jacques Belley, 1652, 8 pages.

tiare et détestable pamphlet. H est difficile de comprendre com> ment un imprimeur a obtenu une permission expresse du duc d'Or-' léans pour abuser aussi sottement du nom de Mademoiselle.

2365. Manifeste (le) de Mademoiselle, présenté aux cœurs généreux par le sieur C. Perret. Paris j 1652, 1 6 pages.

Au moins il n'y a pas de permission pour celui-là.

2366. Manifeste (le) de monseigneur le duc d'Orléans, avec les conspirations du cardinal Mazarin découvertes par Son Altesse Royale, envoyées {sic) aux bons François et la prise de quatre cents casaques. Paris , Jean Pétrinal, 1652, 16 pages*

L'auteur s'est éviden^ment inspiré du discours que le duc d'Or-* léans avait prononcé dans le Parlement , sur le retour du cardinal Mazarin.

2367. Manifeste de monseigneur ie duc de Beaufort^ général des armées de Son Altesse Royale. (S. 1.^ 1652), 3 pages.

Rare et plaisant ; satire du duc de Beaufort.

2368. Manifeste (le) de monseigneur le duc de Beaufort, par lequel il déclare se joindre à Son Altesse Royale, au Parlement et à la ville de Paris. Paris , 1 652, 15 pages.

C'est le pamphlet que le cardinal de Retz avoue sous le titre de i

240 BIBLIOGRAPHIE [vanifeste]

Manifeste de M» de Beaufoft en son jargm (page 258 de tes Mémoires , coll. Michaud). Mailly le désigùe dans la note de la page â93 de son IV* vol., ^ùr la foi du cardinal et sans Pavcnr yu.

M. Champollion ne l'avait pas vu non plus quand il a cru découvrir, sous l'indication du cardinal de Retz , VJpohf^ de M. de Beaufort , par Girard.

Le Manifeste est très-plaisant et peu commun.

M"** de Grignan disait du comte de Diebhtrîsteih , Àtttriéîiîen : u II ressemble au duc de Beaufort, sanà qu'il parlé kmétiz finmçois. » {Lettres de madame de Sévigné, i67iy page 44 du tome 11% édition de 1818.)

2369. Manifeste (le) de monseigneur le duc dé Gtiyse, touchant les particularités de son emprisonnement et les raisons de sa jonction avec M. le Prince. (S. L, 1652), 15 pages.

Il avait paru auparavant à Bordeaux sous le titre de : DétkH ration de Mgr. le duc de Guy se y faite à Bordeaux le Z du mois courant f etc.; et c'est encore ainsi qu'il entre dans tontes lés éditions des Mémoires du duc de Guyse.

2370. Manifeste (le) de monseigneur le duc dëLongue- ' ville sur sa déclaration faite le 8 du H'àurmtj pour ae

joindre au parti de Son Altesse Royale et demeissieurs

les princes. Paris, jouxte la copie imprimée à Rouen^

chez Guillaume Othot^ imprimeur du roi j 1652)

On sait assez que le duc de Longueville ne prit pas le parti des princes pour douter de l'édition de Rouen, autant que dii Manifeste.

2371 . Manifeste (le) de monseigneur lé duc de Rohan, contenant les raisons de son armement et de sa jonction avec Son Altesse Royale et messieurs les princes. Paris, jouxte la copie imprimée à Angers (1652), 1 5 pages.

I)até d'Angers, le 12 février 1652, et signé de Rohan. Malgré la signature et malgré \di permission de Son Altesse Royale^

[manifeste] des MÂZâRINâDëS. . 241

je tiens cette pièce pour l'œuvi*e de quelque pamphlétaire de la Fronde. Elle diffère en un point très-essentiel de la Lettre où le duc de Rohan rend compte au duc d'Orléans de l'arrestation de Boïlesve. Dans cette letti^e, en effet, le duc répète avec une sorte d'affectation qu'il n'a fait qu'obéir aux ordres de Son Altesse Royale en prenant parti contre le roi ; dans le Manifeste ^ il se vante au contraire d'avoir caché politiquement ses desseins et d'avoir feini d'abord une neutralité qu'il ne voulait pas garder. D'ordinaire il avait plus de prudence ; et son caractère bien connu se retrouve mieux dams les précautions de la Lettre,

Inutile de dire que je ne crois pas à l'édition d'Angers.

2372. Manifeste (le) de monseigneur le prince de Coadé^ touchant les véritables raisons de sa sortie hors de Paris, faite le 6 juillet 1651 , avec une protestation qu'il fait à la France, qu'il n'en veut qu'à l'ennemi commun de son repos, c'est-à-dire au cardinal Mazarin. (S. 1., 1651), 23 pages.

Il a été reproduit en entier dans les Mémoires de la minorité de Louis XIV^ page 384 , édition de 1690.

Coste le cite d'après cette reproduction dans la seconde édition de son Histoire du prince de Condé ^ P^g^ ^^S* H en admet pleinement Tauthenticité ; et cependant l'auteur s'était , sinon nommé , au moins désigné très-clairement dans un pamphlet publié peu de temps après sous le titre de : le Manifeste de Fauteur qui a com^ posé le Manifeste de M. le prince, etc. C'est Mathieu Dubos.

Il me semble qu'il n'était pas permis de s'y tromper.

On peut y joindre les Motifs qui ont porté Son Altesse Rojréde à se déclarer pour Mgr, le Prince y etc.

2373. Manifeste (le) de monseigneur le Prince, pour servir de justification aux calomnies du discours qui fut exposé le 17 août 1651, où il est répondu en détail à toutes les choses qu'on lui impute faussement, et où on fait voir que ce discours ne tend qu^à décrier la réputation de M. le Prince dans l'idée du peuple, attendu que la fausseté des crimes qu'on lui suppose

242 BIBLIOGRAPHIE [manifeste]

ne paraît que trop évidente à ceux qui sont verses dans la connoissance des affaires. Paris y 1 651 j 24 pages.

Le discours auquel le pamphlet répond, est intitulé : Discoart

fjue le roi et la reine régente ont fait lire en leur présence nax

députés du Parlement y Chambre des comptes,,, le il* jour d'août i68i.

Go^e a mentionné et analysé le Manifeste dans son Histoire du prince de Condéy page 268 de l'édition de 1695.

On me permettra de croire que le Discours a sur la réponse tous les genres de supériorité.

2374. Manifeste (le) de M. de Châteauneuf, touchant les raisons de sa retraite hors de la cour. Paris ^ jouxte la copie imprimée àAngoidévfve^ chez Fran* cois de Rosne j imprimeur ordinaire du roi y 1652^

u Ceux qui me condamnoient d^ctre Mazarin, parce qae je mfétois apparemment jette dans son parti , pourront facilement conclure que mon dessein n'étoit autre que de ruiner les espérances de son rétablissement par les obstacles secrets que je m'efForçob d'y faire naître. »

M. de GhÂteauneuf n'a pas écrit cela ; mais on a bien pu l'écrire de lui.

Le pamphlet d'ailleurs est tout à la charge de la reine. H n'a donc pas été imprimé à Angouléme , chez l'imprimeur du roi. '

2375« Manifeste de M. le compte (sic) d'Harcourt, envoyée {^ic) à monseigneur le duc d'Orléans de la ville de Brissac. Paris y Jean Petrinal, 1 652, 8 pages.

Détestable pamphlet, qui est rare après tout. Il est signé d'Harcourt,

2376. Manifeste (le) de M. le Prince envoyé au C, ensemble la lettre de M. de Bouillon. (S. 1.), IGSO, 10 pages.

Réimpression de deux pièces relatives à la régence de Bfarie de Médicis.

[MANIFESTE] DES MÂZÂRINÂDES. 1243

2377*. Manifeste de M. le Prince partant pour rejoindre les Espagnols.

P. GosTE.., Bist, du prince de Condé, p. 365, éd. de 1695.

2378. Manifeste Ae monsieur de Carlincâs^ conseiller du roi au Parlement de Tholose {sic)j contre les délibérations des États du Languedoc, pour le service du roi et pour le soulagement de son peuple. Paris ^ 1651, 7 pages.

Signé Deforetz (le sieur de Garlincas ) et Bofat.

Voir V Arrêt du Parlement de Toulouse du 15 février 1651.

2379. Manifeste (le) de monsieur le coadjuteur de Paris, exposant les raisons pour lesquelles il s^est meslé des affaires d'Estat. (S. 1.), 1651, 31 pages.

Ce pamphlet a paru dans le même temps sous le titre de la Tragédie de la royauté , elc. Il n'est pas du cardinal de Retz.

2380. Manifeste de monsieur le comte d'Alais sur les mouvements de cette province, Marseille^ 1649, 12 pages.

Il y en a une édition de Lyon , Guillaume Barbier jouxte la copie imprimée à Marseille. Elle est aussi de douze pages. On lit sur le titre : de la Provence, au lieu de : de cette province,

Paime mieux la Justification des armes de M, le comte d'Alais, qui est plus complète et qui n'est pas moins rare.

2381 . Manifeste de monsieur le duc de Bouillon à la reine régente. (S. 1. n. d.), 12 pages. Rare.

Le duc de Bouillon demande que le roi lui rende Sedan. Si c'est de la Fronde, c'est de 1649.

2382. lyianifeste de monsieur le duc de Guyse, contenant les véritables motifs de la levée d^une armée pour

244 BIBLIOGRAPHIE [manifeste]

le service du roi et de messieurs les princes. (S. h), 1 652, 1 5 pages.

n diffère en trcHS points de celui qu'on a vu plus haut. U est supposé ; il est sans intérêt ; il est rare.

2383. Manifeste des Angevins adressé au Parlement et à la ville de Paris. Paris ^ Nicolas Vivenay, 1652^ 14 pages.

Voici du moins un argument nouveau : Les Angevins haïssaient Mazarin à cause des Vêpres Siciliennes !

2384. Manifeste des bons François contre Jules Mazarin, perturbateur du repos public^ ennemi du roi et de son État, exhortant tous les bons François de {sic) suivre et protéger ceux qui n'ont point dessein (que) de remettre le roi dans son autorité accoutumée, par la décision de trois points, qui sont le service du roi , le bien public et l'exemption de la tyrannie. (S. L), 1649, 8 pages.

Il a paru aussi sous le titre de Manifeste pour Messieurs du Parlement, etc.

2385^. Manifeste (le) des bons serviteurs du roi étant à Paris, et leur résolution pour la tranquillité de la ville.

Mémoires du P. Berthod, p. 587, coll. Michaud. C'est un placard. A-t-il été publié en pamphlet? 11 existe une réponse intitulée : Réponse au Manifeste des méchants François, etc. Le Manifeste y est reproduit textuellement.

2386. Manifeste (le) des Bordelois, contenant le récjt véritable de ce qui s'est passé dans la ville de Bar^ deaux, les 13 et 14 du passé. Paris, jouxte la copie imprimée , chez Simon Le Porteur, 1 651 , 8^ pages.

L'auteur fait un grand éloge de l'Ormée qui , dit-il, a établi le

[manifeste] des MÂZARINADëS. 245

gouvernement démooratique. Il espère que toute la France Pimitera.

Il raconte que , le i3 du passé (juillet ), l'Ormée cassa un arrêt du Parlement , en défendit la publication et ordonna de courir sus à tous ceux qui le publieraient. « Ladite ordonnance a été scellée du grand sceau de cire rouge, dans lequel est représentée uneOrmée, pleine de cœurs enflammés , entourée de deux lauriers sur lesquels il y a un pigeon en forme de SainNËsprit , et par-dessus est écrit : Vox populi y vox Dei ; et cette autre devise : Estote prudentes sicut serpentes y etsimplices sicut columbœ. » Ce récit confirme celui de Gourart. Voir la Généreuse résolution des Gascons , etc.

Anticipant sur le temps , POrmée avait supprimé les avocats et les procureurs.

Ce pamphlet est curieux , comme on voit ; et de plus , il est très-rare.

2387. Manifeste des provinces fait aux parlements sur la lettre circulaire du Parlement de Paris aux autres parlements de France, au sujet de l'expulsion du cardinal Mazarin hors du royaume. (S. 1.), 1651, 1 6 pages.

Le véritable titre de la lettre du parlement est Lettre de nossei" gneurs de la cour de parlement de Pans envoyée aux autres parle» ments de France, etc.

2388. Manifeste (le) des sieurs Servient {sic)j Le Tellier et Lyonne, rendant un fidèle témoignage de toute Tadministration du gouvernement qu'ils ont eue depuis la délivrance de messieurs les princes. (S. 1., 1652), 24 pages.

Les trois secrétaires d^État venaient de quitter la cour. Il n'y a dans ce pamphlet ni esprit , ni style. On ne pouvait être trompé que par le titre.

2389*. Manifeste (le) des trois princes.

Guy PiTm, Lettres à Spon. P' vol., p. 314.

Gé titre est apparemment inexact. A quel pamphlet s'applique-t-il ?

2390. Manifeste (le) du cardinal Mazarin, laissé à tous

246 BIBLIOGRAPHIE [MAiiiFBSTfi}

les François avant sa sortie hors du royaume, contenant un exact abrégé de toutes les actions de son miiiistère, répondant à tous les chefs d'accusation qu'on lui a objectés^ découvrant les motifs^ les intrigues et la politique dont il s'est servi pour entreprendre, pour conduire et pour établir tous ses desseins, et le tout sans que le Parlement, les frondeurs, les partisans des princes puissent s'inscrire en faux contre pas une de ses propositions.

Nonne morituro licet uni dicere verum ? Juyenil , liv. III.

(S. 1., 1651), 48 pages.

Le cardinal Mazarin s'excuse justement par ce dont raccaisent ses ennemis. C'est tout Pesprit de ce pamphlet, qui n'est pas mal fidt d'ailleurs.

Il parsdt qu'il obtint un grand succès , puisque dans le même temps un autre pamphlétaire s'empressa d'en donner une suite, dont Toici le titre : La suite du manifeste du cardinal Mazarin, laissé à tous les François avant sa sortie hors du royaume , contenant les motifs et les moyens qu'il a tenus pour s'agrandir, exposant au nd tous les monopoles qu'il a brasses contre la maison de Condé, et les intrigues qu'il a fait jouer pour perdre h comte d'AlmiSy n^foih^ dant à la témérité des entreprises qu'on lui impute, déguisant ses fourbes en général par des prétextes d'État j justifiant les simonies y les trocs, les permutations illicites et les rétentions criminelles des pensions sur les bénéfices ecclésiastiques y déduisant les raisons qu'il a eues de disposer des gouvernements en faveur de ses créatures, et faisant voir les maximes nécessaires à un homme de peu pmtr s'McHr et pour se soutenir dans les grandeurs,

Ecce morituri vera hœc sunt verba ministri. Glau. in Eut,, lib. I.

(S. 1., 1651 j, 48 pages.

Cette seconde partie ne vaut pas la première ; à peine y trouve» t-on une ou deux anecdotes à recueillir. Je citerai celle-ci : Matfkrin soutint , un jour, la doctrine de la fatalité contre Renodni , aidievéque de Ferme , qui se rendait en Irlande par ordre dtt pape. <« Le succès de voti'e voyage ne dépend pas de vous , disait-il à Varchevéque , mais de quelque ordre supérieur que vous ne pou-

[MiMiFESTE] DES MAZARINADËS. 247

vez altérer. » Renocini partit ; et il n'arriva pas ; il fut pris en route par des pirates.

Mazarin raconte encore qu'il avait appris d'un noniiné Piraldi à piper au jeu, et qu'il avait reçu de cet habile homme un charme sur une bague. Il était alors attaché au cardinal Sacchini.

J'ai dit ailleurs (voir les Allarmes de la Frondé) pourquoi je ne crois pas que DuboSc Montandré soit l'auteur du Manifeste et de la suite. Le premier est d'un partisan de Beaufort et de Gondi; la seconde d'un serviteur des princes.

2391. Manifeste (le) du cardinal Mazarin , présente au roi par lui-même à son départ de Pontoise. Parisy 4 652 j 8 pages. Rare.

Pourquoi du csordinal Mazarin ? Pourquoi surtout à son départ de Pontoise ?

« Les rois n'ont point de théâtre plus relevé de leurs généreuses actions que leur conscience et l'honneur de les avoir faites. Us se contentent aussi de leur propre témoignage ; car le blâme ou la louange qu'on leur donne , n'augmente ni ne diminue leur gloire. »

On devine aisément la conclusion.

2392. Manifeste (le) du comte d'Harcourt sur son arrivée en la ville de Brissac (sic)y faisant connoître le dessein du cardinal Mazarin de s'emparer de cette forteresse, qui ctoit le sujet de sa retraite hors de France. Paris, Samuel de I^arru, 1652, 8 pages.

C'est autre chose que celui qu'on a vu plus haut ; mais ce n'est pas meilleur.

2393. Manifeste (le) du duc de Lorraine, présenté à Son Altesse Royale. Paris, Salomon Delafosse (4 652), 1 4 pages.

Très-médiocre invention d'un pamphlétaire frondeur.

2394. Manifeste du roi de la Grand'Bretagne à ses sujets du royaume d'Angleterre. Paris, François Preuveray, 1649, 8 pages. Rare.

Daté du château d'Elizabeth , île de Jersey, le 23 octobre 1649.

248 BIBLIOGRAPHIE [usiinsn}

2395. Manifeste du sieur de Charlerois sur sa détention et son retour ensuite àBrissac. Paris ^ Jacob Chevalior, 1652, 15 pages. Rare.

On sait ccNBment la maréchale de Gaébriant s'y prit poiir atliRr Charlevois hors de Brissac. Le Manifeste a mie antre Tersion; c^csl tCNit simple. On peut le lire , si on n'y cherche pas la vérilé.

Ce sîngalier qMsode de la Fronde se ratladie à la défedian da comte d'Harconrt. Charlevob, désespérant de se maintenir à Brissac, prit le parti d'y appeler le comte, qui abandonna son année en Guyenne pour s'y rendre.

Les derniers éditeurs des Mémoires du cardinri de BdSt eoD. Mîchand , ont reproduit le Manifeste en entier, noie de la p. 39S.

23%. Manifeste, ou Déclaration des États génëranrdci provinces unies des Pays-Bas , contenant les causes et raisons qui les ont contraints à déclarer la guerre aia Anglois. Jouxte la copie imprimée à la Haye. Pih risj Nicolas Bessin, 1652, 12 pages.

Daté du 2 août 1652.

2397. Manifeste, ou Notable discours que dom F. de S. (de Sylves), ci-devant ministre d'État du roi catholique, a fait à tous les peuples d'Espagne, et particulièrement à ceux qui gouvernent actuellement les affaires de cette monarchie, touchant Télection du sou* verain qu'ils doivent avoir après la mort de leur nu, traduit de l'espagnol en françois. (S. 1.), 1650 9 16 pages.

Don F. propose d'appeler Louis XIV au trône d'Espagne. A ce titre, le pamphlet est curieux, fût-il apocryphe.

2398. Manifeste , ou Raisonnement sur les affaires de' Catalogne contre les intrigues du cardinal Maarin, traduit de l'espagnol en françois. Paris, François Noël, 1 649, 26 pages.

L'auteur dit en commenrant qu'il a pénétré en Catalogne

[manifeste] Orfs MAZARINADES. 249

pour voir par ses yeux. A la bonne heure; mail* il n'a pas mieux vu.

Évidemment la prétendue traduction française est un original.

2399 . Manifeste (le) pour la justice des armes des princes zélés pour le bien de la paix. Paris y Nicolas de La Vigne, 1649, 7 pages.

2400. Manifeste pour les Bordelois sur la prise des châteaux Trompette et du Hâ, à nos seigneurs du Parlement de Paris, par G. D. G. P., Bourdelois. (S. 1.), 4650, 46 pages.

Dans une épitre dédicatoire, datée du 35 septembre IGSO, Pauteur fait remarquer que le sénat romain était qualifié de majesté. Or, le Parlement de Bordeaux est un sénat. Le défenseur du duc d'Épernon {Lettre d'un ami de M, le duc d'Épernon , etc.) avait raison de dire que ce Parlement voulait qu'on lui donnât de la majesté.

Le pamphlet contient des détails fort suspects , mais fort curieux sur les maisons de Puypaulin , d'Épernon et de Caudale.

11 y en a une édition de 1649 que je n'ai pas vue, mais que M. G. Brunet m'a signalée comme existant dans la bibliothèque de Bordeaux : Manifeste sur la prise du château Trompette , etc.

Peut-être ce G. D. G. P. est-il l'auteur du Courrier burlesque de la guerre de Bordeaux,

2401 . Manifeste pour messieurs du Parlement contre Jules Mazarin, perturbateur du repos public , ennemi du roi et de son État , exhortant tous les bons François dfi suivre et protéger ceux qui n'ont point d'autre dessein (que) de remettre le roi dans son autorité accoutumée par la décision de trois points, qui sont le service du roi, le bien public et Texemption de la tyrannie. (S. 1.), 4649, 8 pages.

Même pièce que le Manifeste des bons François, etc.

2402. Manifeste pour M. le duc de Bouillon et messieurs

250 BIBLIOGRAPHIE [m^huel]

les autres généraux contre les libelles que le cardinal Mazarin a fait publier contre eux, avec la déclaratioii qu'a faite M. le marquis de Noirmoutier, touchant les troupes de Tarchiduc Léopold qu'il coi^iduit en France. Paris ^ veuve d'Antoine Coulon , 1649 y 7 pages,

La déclaration de Noirmoutier est datée du 16 mars.

2403. Manifeste sur la prise du château Trompette, à

nos seigneurs du Parlement de Paris, par G. D. G. F., Bourdelois. (S. 1.), 1649, 12 pages. Très-rare.

C'est l'édition que M. G. Brunet m'a signalée du Manifeste pour les Bordelais , etc.

Le pamphlet est ici daté du 25 novembre 1649.

2404. Manifeste (le) véritable des intentions de M. le Prince, qui ne tendent qu'au rétablissement de l'autorité souveraine et du repos des peuples, présenté à nos seigneurs du Parlement. (S. 1., 1651), 16 pages.

Une des pièces de la polémique entre le prince de Gondé et le cardinal de Retz. Ce n'est ni la meilleure, ni la plus hardie.

Il y a été répondu par le Discours contre le libelle intittflé : k Manifeste , etc.

2405. Manne (la) céleste, ou l'Heureuse arrivée du premier convoi de vivres à Paris, avec la généreuse sortie des Parisiens. Paris ^ François Noël, 1649, 8 pages.

2406. Manuel du bon citoyen, ou Bouclier de défense légitime contre les assauts de l'ennemi. (S. I.), 1649,

J'ai déjà dit que V Épilogue , ou Dernier appareil du bon citoyen est la suite du Manuel; et à cette occasion , j'ai fait connaître les jogements de Naudé , de Guy Patin et de Maâly. J'ajoute ici que Nandé revient deux fois sur le Manuel, l'une à la page 499 où il le loue de « n'avancer rien qui ne soit véritable ; » l'autr« à la page 804 ,

[manuel] des MÂZARINADES. 251

pour montrer dans ce pamphlet l'un des caractères extérieurs des bonnes pièces.

L'auteur s'élèv« contre le principe de la puissance absolue : ft L'autorité des magistrats , dit-il y doit être plus grande pendant l'absence et la minorité du roi. Il n'appartient qu'à Dieu , le pouvoir absolu 9 infini , indépendant et qui n'a point de bornes ; et c'est pécher contre la sûreté des princes que de leur dire qu'en cela ils ressemblent à Dieu. »

Pendant le blocus même , les pourvoyeurs du roi étaient privilégiés sur le marché de Paris. « Dernièrement , par un stratagème qu'on ne peut honnêtement nommer, on fit cesser l'ordinaire des officiers du roi. Il n'y eut bon bourgeois qui n^en fût indigné, et qui ne fît offre de sa bourse pour réparer le scandale. » Puis , l'auteur ajoute : « Je voudrois toujours insister sur ce point, que l'intention du peuple ne fut jamais de rien diminuer des richesses du roi ni des princes , de leurs domaines , commodités et magnificences. »

Il prétend que les États de 1614 n'ont rien produit parce qu'on y passa le temps en préfaces et en émulation d'éloquence ; mais ,. dit-il , u des États libres et des députations légitimes par le libre choix des ecclésiastiques , des nobles et du tiers état pourroient produire quelqu'important succès. » Toutefois , il pense qu'il serait possible de se contenter d'assemblées provinciales ou de réunions des nobles et du clergé avec les bourgeois et marchands dans des assemblées de ville.

Avec la puissance absolue , ce que l'auteur attaque le plus vivement , ce sont les partisans. Il raconte qu'on avait donné à M. d'Effiat , surintendant des finances , dans une maison du cloître Noti*e- Dame un dîner dont les bisques et les potages avaient fait dire à quelqu'un qu'il avait vu dans des chaudières et des marmites bouillantes des élections tout entières.

On lit à la page 21 cette phrase : « N'est-ce pas une impudence capitale de présenter à la reine une bouchée de pain et lui faire à croire ( sic) qu'elle vaut une pistole à Paris. » Un contemporain a écrit à la marge de son exemplaire, qui est aujourd'hui à la bibliothèque de Sainte Geneviève : « Ce fut le nommé Bautni , lors du blocus de Paris y tenant cet impertinent discours à la reine à Saint- Germain. >j

Malgré quelques taches, le Manuel est une très-bonne pièce ,

252 BIBLIOGRAPHIE [HAHim]

remarquable de bon ^ns , de verve , d'éloquence même ; mais il n'est pas rare.

Quand il a été publié, la conférence de SftinMjermaîn était encore ouverte ; car l'auteur demande qu'on y fasse un article sur l'éducation du roi. J'ai vu en effet sur un autre exemplaire de la bibliothèque de Sainte-Geneviève , d'une écriture du temps , la date du 33 mars.

'2407. Manuel (le) politique, faisant voir par la raison et par Tautoritë 4 . Que le roi, dans Tâge où il est, ne peut point choisir son conseil, et que par conséquent la reine, le Mazarin, le duc de Bouillon et le premier président sont des conseillers ingérés par tyrannie, ou pour parler plus doucement, par usurpation : le raisonnement ne craindra point la réplique; 2. Que Vixkjustice du conseil du roi se reconnoît par les principes par lesquels il agit, et qui sont contraires à la royaaté; 3. Que les succès des entreprises du conseil du roi et rimprudence avec laquelle il les ménage , marquent encore plus visiblement la même injustice ; 4. Et qa^il ne faut plus considérer le roi que comme une majesté enchaînée par la tyrannie de son conseil , et vers lequel (sic) par conséquent c'est hors de saison qu'oi^fidt des députations et des remontrances. (S. L), 1652,

Dubosc Montandré.

Les pamphlétaires du parti des princes revendiquaient l'antorilé pour leurs patrons par cet argument : « La loi qui fixe à quatone ans la majorité du roi, a eu pour but de prévenir l'amhidon des régents , en interrompant leur possession ; d'où la conséquence que, quand la régence cesse, l'autorité revient par un retour naturel aux princes du sang. C'est à eux qu'il appartient de former le consefl du roi. »

Après le combat de Bleneau et le refus , fait par la ville d'Orléans , de recevoir le cardinal Mazarin.

[marche] des MÂZARINADES. 253

2408. Marche (la) de Taraiée de monseigneur le Prince au-devant du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 1 5 pages.

Ce pamphlet n'est pas mal fait ; et il est rare.

L'auteur prétend que le Parlement avait décrété d'accusation Na vailles qui était venu à Paris trouver le duc d'Ëlbeuf de la part du cardinal. Je ne me souviens pas d'avoir rencontré ailleurs cette anecdote.

2409. Marche (la) de Tarmée de monseigneur le prince de Conty, commandée par le marquis de Lusignan, pour le secours de la ville d^Agënois (sic)j assiégée par monsieur le comte d'Arcourt (j-Zc), avec Tordonnance de mondit seigneur le prince sur les offres faites par les bourgeois et habitants de la ville de fiourdeaux pour le secours de ladite ville. Paris , jouxte la copie imprimée à Bourdeaux, par Guill. de La Court y 1652, 4 pages.

Il n'y a que l'ordonnance, datée de Bourdeaux, le 2 juillet 1652, signée A. de Bourbon, et contre-signée Meuret de La Tour.

241 0. Marche (la) du duc de Lorraine, avec son armée, et tout ce qui s'est fait et passé dans les négociations de Son Altesse Royale et du C. Mazarin près le duc de Lorraine sur ce sujet. Pam, Jean Brunet, 1652,

L'auteur dit que les étrangers étaient tellement de mode en France , que les gentilshommes préféraient un More à un Français pour les servir.

2411*. Marche (la) du roi en Normandie, avec son entrée à Rouen le 28 janvier. Paris j 1650.

Bih, hist.y 23067.

Extrait de la Gazette.

254 BIBLIOGRAPHIE [maiégbu.]

241 2. Matx^he (la) du roi vers Paris^ et sa route depuis sa sortie de Gien jusqu'à Melun, et tout ce qui s'y est passé^ avec le dessein du cardinal Mazarin, sur ladite marche, découvert, et sa chute de cheval devant le roi. Paris , Jean Brunet, \ 652, 8 pages. Rare.

2413. Marche (la) du sieur de Balthazar dans le Péri- • gord , ensemble la prise de la ville de Saint-Astîer et

de quelques chasteaux. Jouxte la copie imprimée à Bourdeaux. Paris, Nicolas Vivenay, 1652,7 pages. Très-rare.

On peut consulter sur cette affaire VHistaire de la gaerre de Guyenne , p. 46.

2414. Maréchal (le) de Turenne aux bons bourgeois de Paris. Placard in-folio affiché le 4 septembre 4650. Très-rare.

« Ces placards, dit Orner Talon, page 395 de ses Mémoires j coll. Michaud, furent affichés dans toutes les places publiques de Paris ; et lorsqu'aucun les voulut ôter, il se trouvoit des gens qui s'y opposoient, et avec telle résistance qu'il y eut meurtre au bout du Pont-Neuf. »

241 5. Maréchal (le) des logis logeant le roi et toute sa cour par les rues et principaux quartiers , en conséquence de la prétendue amnistie, par le sieur de Sandric (sic).

Demandes au vendeur Y État présent de la fortune des princes (de tous les potentats) et le Visa^ de la cour ; et reçois ces trois pièces comme des divertissements de ma plume.

Paris y 1 652, 7 pages.

Une des pièces les moins communes de Sandrioourt.

C'est une espèce de suite des Fourriers d'État : «Il est juste que

[hasque] des MâZâRINADES. 355

nous la logions (la cour) un peu plus au large que par le passé. » Sandricourt est-il Pauteur des Fourriers?

Le Maréchal-dcs^logis ne les vaut pas. J'y remarque seulement que le coadjuteur est logé rue Trousse nonain , et de Pénis rue des FrancS'-Bourgeois .

2416. Mars (le) captif mis en liberté parThémis, et le Typhon de la France banni par la même déesse, ou la Délivrance de monseigneur le prince de Condé par l'entremise du Parlement, et l'éloignement du cardinal Mazarin ordonné par l'arrêt de cet auguste corps. Paris, François Noël, 1651 , 15 pages.

Signé R. D. S. J.

241 7. Marseille délivrée de la tyrannie du comte d'Alais et remise sous l'autorité du roi le 19 mars. (S. 1.),

Il y en a deux éditions , la première de six pages , la seconde de huit. Cependant ce pamphlet est rare.

2418. Masarinade (la)^ ou Eloge du cardinal Masarin, an vers burlesques, corect e an la bone ortografe. Amsterdam (Paris), 1 663, petit in-S**.

Nous croyions que la hone ortografe avait été découverte de nos jours. On voit qu*il n'en est rien.

Voir la Mazarinade,

2419. Masque (le) levé contre la conduite de la cour, et le coup de grâce donné au cardinal Mazarin, oîi l'auteur fait voir dans douze raisons invincibles que l'établissement du repos de la France dépend de la ruine du Mazarin, et que les François n'ont ni ressentiment, ni honneur, ni courage, s'ils ne lèvent ouyertement le masque pour faire une conspiration générale contre

256 BIBUOGRÂPHIE [MAUTiis]

le rétablissement de ce ministre, dédié à monseigneur le Prince. Paris, 1652, 24 pages.

L'cpitre dédicatoire est signée N. M. D. M. A. C'est la signature de V Intrigue de V emprisonnement et de Vélar' gissement des princes y etc.

2420. Mathois(Ie), ou Marchand mêlé propre atout faire, en vers burlesques. Paris, Jean Hénault, 4649, 42 pages.

« Je fais de gros et petits culs Pour dames et demoiselles. »

Les cuU se sont appelés tournures y polissons; on les appelle soui" jupes. C'est toujours la même chose ; mais les mots ne blessent plus la pudeur... ou la pruderie.

2421 . Mausolée (le) de la politique et de la justice dressé à la mémoire des deux frères illustres, M. le comte d'Avaux et M. le président de Mesmes, décédés bien peu de temps Tun après Tautre. Paris, Jean Padé, 1 651 , 28 pages.

La pièce se termine par une épigramme latine de Chateaunières sur le même sujet.

Maxime du comte d^Avaux : « La subtilité trop grande dmt être laissée aux écoles ; et une franchise généreuse doit opiner dam le conseil des rois. >»

Le sénat de Venise l'appelait le vrai ambassadeur des rois et le vrai roi des ambassadeurs.

Maxime du président de Mesmes : » H faut cesser d'être homme quand on comnnence d'être juge.»

Pièce intéressante et qui n'est pas commune.

2422. Mauvais (le) succès de l'espion de Mazarin envoyé à Tarchiduc Léopold pour se sauver Flandre {sic). Paris y Nicolas de La Vigne, 1 649, 8 pages.

(MAiciMES] DES MAZARINADES. 267

2423. Mauvais (le) temps passé, ou le Ministère de Mazarin. (S. 1., 4649), 8 pages.

Contrefaçon du Sens dessus dessous y etc.

2424. Maximes chrétiennes, ou les Véritables moyens pour maintenir et conserver la paix. « Non est pax impiis, dicitDominus. « Ps. 1. Paris ^ Sébastien Martin, 1649, 7 pages.

2425. Maximes fondamentales touchant le gouvernement et les pernicieux desseins des Espagnols. Parisy veuve Jean Remy, 1649, 15 pages.

Rare. Tout ce que les Espagnols ont reproché à Louis XIV.

2426. Maximes héroïques de saint Louis, au roi et à la reine régente. (S. 1.), 1649, 10 pages.

Au second titre on lit : Le bon gouvernement tiré sur celui de saint Louis y dédié à Sa Majesté trèsHihrétienne ; et à la fin : Xe plus humble de tous ses sujets , C P, V , de la maison de Sorboime,

Mais il ne faut pas se fier au titre. L'auteur offre seulement au roi de lui décrire les maximes de saint Louis , si le roi veut le lui cornmander. Ce n'est qu'une supplique en forme de préface.

2427. Maximes morales et chrétiennes pour le repos des consciences dans les affaires présentes, pour servir d'instruction aux curés, aux confesseurs, aux prédicateurs, dressées et envoyées de Saint-Germain-en-Laye par un théologien, fidèle ofBcier du roi , à messieurs du Parlement. Paris j Cardin Besongne, 1649.

Deux parties, l'une de 16^ l'autre de 30 pages. Ce pamphlet est du très-petit nombre de ceux dont la publication a été faite en conformité de l'arrêt du 25 janvier^ c'est-à-dire avec permission des commissaires du Parlement. Le permis d'imprimer la première partie est sans date. L'impression de la seconde partie a été autorisée le 22 mars.

Naudé range les Maximes morales et chrétiennes parmi les pièce B. n 17

258 BIBLIOGRAPHIE L^fAinu»}

soutenues et raisonnées (pages 11 et 204 du Mascurat). J'ajoute que le stye en est abondant et correct. C'est un des plus remarquables pamphlets de la Fronde.

L'auteur déclare au Parlement, dans l'épître dédicatoirey qu'il est un peu cause de ce qui se passe , pour n'avoir pas puni , comme il le pouvait , les propagateurs de damnables maxinHés. Cest une flatterie. U dit qu'il garde l'anonyme pour n'être pas prifé d'une charge qu'il exerce auprès du roi. C'est un mensonge.

Voici quelques-unes de ses maximes : l'autorité royale est d'institution divine, quoique plusieurs rois ne soient que de celle des hommes. Le respect et l'obéissance qu'on doit aux rois» tate sont pas dus aux liiinistres et favoris. Les régents ne jouissent pas de la plénitude de l'autorité royale ; ils ne peuvent faire ni lois , ni ordonnances^ ni créations d'offices. Les sujets sont obligés d'employer leur vie et leur fortune pour la conservatioti du raî et la manutention de son État , non-seulement contre les ennemis du dehors, mais encore contre ceux du dedans. Quelquefois il y a pour les sujets obligation de prendre les armes pour se défimdre. de l'oppiiession , lorsque les autres moyens ne sont pas suffisants. Les princes ne sont pas tenus d'obéir aux lois politiques par ¥oie de contrainte , mais par voie de direction , c'est-à-dire par la force de l'exemple qu'ils sont obligés de donner. Les rois doivent cfenner les charges et les offices aux personnes dont la science et les moeon répondent à cette qualité.

£t de toutes ces maximes , l'auteur conclut , dans la première partie , que Parîs et la France doivent s'armer contre Masarib ; dans la seconde , que la reine doit éloigner Mazarin sous peine de péché mortel.

« Abbés frisés , poudrés et le visage couvert de mouches , tous les jours dans un habit libertin parmi les cajoleries des cours et des Tuileries. »

Il paraît qu'au commencement de la régence on avait êjjonik in oratione pro rege, et pro Anna reginâ nostrâ.

Mailly, sans contester le talent de l'auteur, juge le pamphlet « une œuvre de ténèbres qui ne présente partout que le langage de l'anarchie et de la sédition. )> {Note de la page 253 de son tl* vol.)

Je ne sais pas sur quel fondement il suppose que le coadjnteur a été l'auteur ou l'instigateur des Maximes, Il est vrai que celle pièce , la première partie surtout, est composée avec une habileté

{MAZifiiN] DES MÂZilRINÂDËS. 28»

perfide, et vigoureusement écrite ; mais ce n'est pas une raison suffisante de l'attribuer à Gondy.

De quelque main qu'elle vienne , elle est facile à trouver et bonne à garder.

2428. Maximes royales, présentées au roi. Paru y ¥euve Jean Remy, 4649, 7 pages.

On voit au second titre que cette pièce est de Du Pelletier. « Nos monarques ont dans leurs armes des fleurs sans épines, pour nous apprendre qu'ils régnent par la douceur. »

2429. Mazarin (le) artizané, ou TArtizan {sic) mazariné, par M. Q. d. F. L. (Mathurin Questier, dît fort Lys). (S. 1.), 1651, 12 pages.

2430. Mazarin aux pieds du Parlement. (S. 1., 1649),

2431 . Mazarin (le) confus dans Télévation de ses ennemis et rabaissement de ses créatures. Paris y Louis Ghamhoudry, 1651, 16 pages.

2432. Mazarin dans Amiens. (S. 1.), 1649, 11 pages.

2433. Mazarin en soupçon de sa vie et de ses mœurs. Paris ^ Pierre Anguerant, 1 649, 8 pages.

2434. Mazarin (le) portant la hotte dit: Tai bon dos; je porterai bien tout. (S. 1.), 1649^ 7 pages.

a Je crois même que Varin, Au lien de battre ta monnoye....

A fait libelles contre moi. »

Ces vers et ceux où il est parlé de Suzanne de Nervèze y ne se trouvent pas dans la copie que Sautreau de Marsy a reproduite^ p. 328 du I*' vol. de son Noweau Siècle de Louis XIF,

2435. Mazarin (le) poulonnois pour le jour du Mardi Gras. (S. 1., 1649), 8 pages.

Sot, ojbscur et rare.

SBO RIBfJ(K;RAI>HIK [mauboam]

2436. Mazarinade (la). Sur la copie imprimée à Bruxelles^ 4651, 24 pages.

Le plus célèbre des libelles écrits contre le cardinal Mazarin. Il a donné son nom à tous les antres.

Je ne sais pas pourquoi on lui a fait tant de réputation ; car ce n'est qu'un amas de saletés et d'injures sans esprit, même sans gaieté.

Je ne sais pas davantage pourquoi on veut qu'il soit rare ; car il m'en a passé plus de dix exemplaires par les mains.

Il n'y a que deux pamphlétaires de la Fronde qui attribneet à Scarron la Mazarinade, C'est V^nXenr èe\9L Lettre tUremerdmeM envoyée au cardinal Mazarin sur la lettre qu'il a écrite à une dame de la cour pour raccommodement de ses affaires , et celui du Affrcure de la cour.

Après cela y il faut descendre jusqu'aux Mémoires de Guy Joty, et au Segraisiana,

Guy Joly dit simplement , page 54 de l'édition de RoCterdaa , 1718 : « Le sieur Scarron fit aussi alors sa Mazarinade. » c'est le temps du blocus de Paris ; c'est , avec plus de le mois de février 1649. Il y a là une erreur évidente. La rinade est incontestablement de 1651. Les souvenirs de Guj Joly manquaient de netteté, et par conséquent de certitude.

Cest au Segraisiana que sont empruntées les anecdotes d'après lesquelles la paternité de la Mazarinade est universellement attri* buée à Scarron.

« De toas les écrits qu'on fit contre le cardinal, y est41 dit p. 165, la Mazarinade de Scarron est celui qui lui fut le plus sensible , particulièrement à cause de l'endroit où il lui fut reproché d'avoir été chassé d'Alcala par le cardinal Colonna , d'où il fut contraim d'aller à pied jusqu'à Barcelonnc i>our s'embarquer et retourner en Italie. Le sujet de la colère de ce cardinal contre lui fut à l'o^ casion de ses amourettes avec une bouquetière qu'il vodoit épouser. »

Ailleurs , page 132 : « On ne manqua pas d'entretenir la roue de la mort de Scarron , en lui disant qu'il s'étoit rendu indigne de b pension que Sa Majesté lui faisoit, pendant la guerre de Paris; c'écoit f>our avoir fait la Mazarinade ; mais qu'il laissoit une femme sans aucun bien , une jeune femme fort belle , vertueuse et de beanooap

[MAmiiNAUKl DES MAZAHINADES. 261

d'esprit , que U pauvreté pourroit peut-^rre réduire à de granden extrémités, et que Sa Mi^esté ne pouvait pa» faire une plus grande charité f]ue de faiiHs rétablir la pension qu'elle avoit 6tûe h son roari. La reine demanda aussitôt de combien étoit la pension ; elle n'étoit que de cinq cents écus ) mais un des courtisans, ayant aussitôt priji la |>arole , dit qu'elle étoit de deux mille livres. La reine eut la bonté d'ordonner sur-le-champ le rétablissement de la pension sur le pied de deux mille livres, et d'ordonner qu'on lui en portât le premier jmiement. »

Page 147 enfin : « Scarron avoit d'abord été du parti du cardinal Maxarin ; mais il l'abandonna du temps de la Fronde. U disoU en riant : <t Je lui ai dédié mon Typhon^ qu'il n'a pas daigné •« regarder. ^^ N'étoit-ce pas un grand désordre dans l'État que dans, le temps de la Fronde le cardinal de Eetx, qui alloit souvent chea lui , y attiroit tous ceux de son parti ; et M. le Prince y envoyoit plusieurs de ses gens. »

Ce dernier passage n'a ni l'exactitude ni la bienveillance auxquelles Segrais était obligé. Ce n'est pas seulement dans le temps de la Fronde que le cardinal de Reta allait ches Scarron ; c'est bien des années auparavant. Scarron a pu dire avec vérité dans la lettre que j'ai citée ailleurs , qu'il avait été « connu et honoré du cardinal dès sa jeunesse. » Kt c'est assex pour comprendre qu'il n'a pas été du parti de Maxarin pour lui avoir dédié son Typhon.

Mais le Sf^isiana n'est pas de Segrais. Sans rechercher trop attentivement les erreurs qu'il renferme , en voici une qui montre qu'au moins pour les personnages de la Fronde son témoignage n'est |>as toigours certain. On lit , page ii7 : «Quand le maréchal de Gramont , qui avoit été Frondeur, parloit au roi de quelque chose qui étoit arrivé du temps de la Fronde , il lui disoit : SiitJ , c'étoit du temps que nous servions Votre Mi^esté contre le cardinal Maxarin. » 11 est bien moins permis de se tromper sur le maréchal de Gramont que sur l'auteur de la MoMfinade.

Kt puis le St^gmisiana qui marie Scarron en i 080 , à la page i 24, se contredit ainsi, à la page 140 : « Le mariage se fit en 1681 ; m de sorte que , même en ce qui concerne le poëte burlesque , ami de Segrais , ses récits ne peuvent pas être acceptés sans examen.

Mailly a entendu le dernier passage du Segramana en ce sens que Scarron s'était vendu au coac^uteur pour se venger de Maxarin. Ce n'en est |)as la signification littérale, sans doute; mais il faut

S62 BIBLIOGRAPlftE [vincBi}

IMen que l'anecdoie qui a été recueillie par le compilateuTi ait été comprise ainsi puisque dans le placet, cité à l'article des CetU ^patn vers y Scarron a cm qu'il devait expliquer à la reine mère ses relations avec le carénai de Retz. Cette remarque n'est pas imitik; car elle infirme une fois de plus l'autorité du Segraitiami. Gndment accepter une anecdote qui ne s'est répandue que dans Kgno» ranoe de la fitmiliarité dont le prélat honorait le poëte ?

n est remarquable que Guy Patin qui, dans une lettre dk» f o^ tobre 1660, tome n, page 136, en annonçant à M. F. G. I»mort de Scarron , dit : « H ne vivoit plus que des bien&dts de la reine et du cardinal Mazarin ; » que Tallemant des Réaux, qui a eonsacré à Scarron quelques pages de ses Historiettes , ne prononoenl pas même le nom de la Mazarinade, J'ajoute que, des paroles de Guy Patin y il est permis de conclure que Scarron s'était justifié nonseulement devant la reine mère, mais encore devant le cardind.

Dans cet état, faut-il ne tenir aucun compte des protestatimis de Scarron , je ne dis pas seulement de la lettre à la reine dans laquelle on peut comprendre une dénégation sai» y croire , mais des Cens quatre vers, qui ont été publiés en 1 651 , pendant la Frondé, presque dans le même temps que la Mazarinade , et peut-être alors que le cardinal Mazarin était hors du royaume ? Je ne le pense pas.

Un pamphlétaire a eu la singulière idée de composer, dans la même année, 1651, une Mazarinade à quatre parties, et de la faire mettre en musique. Voir la Mort funeste du, cardinal JfSizarin , etc.

En 1663, deux ans après la mort du cardinal , la Mazarinade a tout à coup reparu sous le titre de la Masarinade, ou Éloge du cardinal Masarin^ an vers burlesques y corect e an la bone ortografe^

Malgré la rubrique de Bruxelles , il est certain qu'elle n'a été imprimée qu'à Paris. M. Leber, àxa&^xmCatalogae^ n** 4,602, parie d'une édition sans date. Est-ce une erreur ?

2437. Médaille (la), ou la Chance retournée. (S. 1., 1650), 7 pages.

Ce très-médiocre pamphlet a été écrit contre le prince de Coudé ^ pendant qu'il était encore à Yincennes.

2438. Médecin (le) politique, ou G>nsultation pour la

[méditations] des MAZARINADES. 263

maladie de rÉtat. Paris ^ veuve Théodore Pépingué et Estienne Maucroy, 1649.

Deux parties , chacune de huit pages.

Il y a de Pesprit à côté de singulières ingénuités. L'auteur croit que Paris renferinait cinq pent quarante mille combattants ! Qi^s sa première consultation, il formule ai^si son ordoi^iiai^e « Recipe dix mille chevaux et vingt mille hommes de pied. » Dans lasecQi)(de, il ordonne deux saignées ; l'une de la bourse aux partisans, l'autre de la veine aux ennemis.

Quatre cents partisans à deux mille écus comptant^, et deux mille livres par mois !

L'auteur a-t-il écrit aussi le Monopoleur rendant gorge? peutêtre ; mais il n'y a pas entre les deux pamphlets assez de rapports de pensée , de style ou de manière pour qull soit permis de l'affirmer.

2439. Médecin (le) politique, qui donne un souverain remède pour guérir la France, malade à l'extrémité. Honora medicum propter necessitatem. (S. 1.), 16B2, 59 pages. Rare.

Imitation en vers burlesques de la pièce qui précède. L'auteur fait l'éloge de la France en travail , de Sandricourt , du Diable Mazarin (exorcisme du D. Mazarin, etc.)^ des Maximes véritables (Véritables maximes) du gouvernement de la France, de la Léeadence visible de la royauté, du Tu autem, du Coup de partie y du Contrc'coup du Coup de partie, de la Franche Marguerite, qui

a Parle un peu trop franchement, Gomme en parla le Parlement ; »

du Point de l'ovale :

« Point qui ne paraît point Un point coupable au dernier point. »

On sait que ces deux dernières pièces avaient été condamnées , par arrêt du Parlement , à être brûlées; par la main du bourreau.

2440- Aléditations du cardinal M^zarin^ dopnées au public par son secrétaire, L. F., avec Toraison qu'il a

264 BIBLIOGRAPHIE [mémoiuI

composée pour la réciter quand il sera sur l'échaiaud. (S. 1.), 1 649, 7 pages.

Je ne crois pas que cela soit commun ; mais quel iotéi^? oq quel mérite?

2441 . Méditations sur tous les jours de la semaine sainte, présentées à la reine. Paris , Robert Feagé, f649, 11 pages.

Signé : Pût im Religieux réformé.

2442. Mémoire des besoins de la campagne aiix environs de Paris. Du 20* novembre 1652. (S. 1., 1652), 8 pages.

Voir le Mandement de Parchevéque de Paris pour le secours des pauvres.

U a été réimprimé , je crois , sous le titre de lé Magasin chari^ table.

2443. Mémoire des entreprises faites contre Tj^lise* en TafFaire de M. le cardinal de Retz. (S. 1., 1654), 4 pages.

Résumé, en vingt-cinq articles, des Remarques sur la conduite dm cardinal de Retz, etc.

On sait combien sont rares toutes les pièces de ce dernier épisode de la Fronde.

2444. Mémoire (le) des plus remarquables pièces faites depuis le 26 août (1 648) jusques à présent, contenant une particulière description de toutes les affaires et négociations de TÉtat, et des barricades, avec Temprisonnement de M. de Broussel et son élargissement. Paris j Claude Morlot , 1649, 8 pages.

Une des premières pièces de la Fronde » des moins communes, mais non des meilleures.

L'auteur prétend que les émeutiers s'étant portés chez le premier président, celui«ci s'avança au-devant d'eux, en criant :

[xéMOiaEs] DEg MAZARINÀDES. 265

« Allons, mes enfants, allons * chercher nos prisonniers. » Par là on peut juger de sa véracité. *

Il ne dit pas le moindre mot des pamphlets qui avaient précédé le sien.

2445. Mëmoire présenté au conseil du roy par la noblesse du bailliage de Chartres, du 22 septembre 1 650. (S. 1., 1650), 3 pages. Très-rare.

La noblesse demande la punition de l'attentat commis sur elle pendant les élections. Voir le Journal de rassemblée de la noblesse y etc. ; le Procès^erhal contenant ce qui s* est passé dans l'assemblée générale faite à QiartreSy etc.; la Harangue faite au roi par messieurs les députés du corps de la noblesse , Mi. de Nossay portant la parole , etc.

2446. Mémoires (les) du feu roi de la Grande-Bretagne, Charles P^, écrits de sa propre main dans sa prison, oïl il est montré que le livre intitulé : Portrait du roi de la Grande-Bretagne est un livre aposté et diffamatoire, traduits de Tanglois en notre langue par le sieur de Marsys , et enrichis d'annotations et de renvois très-nécessaires pour F intelligence de l'ouvrage. Paris ^ François Preuveray, 1649, 143 pages.

Le traducteur veut apparemment parler de YEïkon Bazilike, ou Portrait du roi d'Angleterre dans ses souffrances , opuscule qui a en effet été attribué au roi, mais qu^on sait avoir été composé par John Gaudon, évéque d'Exeter. Ce n'est pourtant pas un livre aposté et diffamatoire , pour me servir des expressions du sieur de Marsys. On tient généralement, au contraire , que l'infortuné monarque l'avait approuvé.

Marsys avait déjà publié le Procès , l'ajournement personnel y etc.

2447. Mémoires et plaintes des rentiers de l'Hôtel de Ville de Paris sur les contraventions aux arrêts, règlements et déclaration d'octobre 1 648, présentés à nos

2«6 BIBUOGRAPHIE [wocuui]

seigneurs du Parlement. Paris, EdniePëpiiigué, 4049, 23 pages.

C'est une sorte de complément du Factum contenant les Justes défenses des rentiers , etc.

Toutes les pièces relatives aux rentes de l'Hôtel de l^Ue méritent d'être recueillies.

2448. Mémoires présentés à nos seigneurs di| Parlement pour montrer que les dix-huit députés, nommés pour la conservation des rentes de l'Hôtel de Yille, peuvent s'assembler quand ils le jugeront nécess^re pour se rapporter les uns aux autres les désordres qn^iU aurant remarqués dans chaque nature de rente, et pour en arrêter le cours et y chercher conjointement le remède. Paris j M. Mettayer, 1 650, 9 pages.

Bien fait et rare.

2449* Menace (la) que fait le prince de Coudé de sortir du bois de Yincennes. Parisj 1650, 6 pages.

Six pièces de vers aussi mauvaises les unes que les antres.

2450. Menaces (les) des harengères faites aux boulw* gers de Paris, à faute de pain. (S. 1.), 1649, 4 pages.

Pièce curieuse , en ce qu'elle est écrite dans le langage du peuple de Paris. Elle n'est d'ailleurs pas commune.

2451 • Mercure (le) anglois, ou Recueil succinct des affaires d'Angleterre, traduit par Jean Ango, interprète des langue» angloise et écossoise. Jomct^ lacopifiimr primée h Londres par R. Leyshournc. Rouen , ^aor ques HoUant, 1 649, 1 2 pages.

Du 25 février au 4 mars.

Il y en a une édition de Paris , jouxte la copie , etc. J. Ango a encore publié la Relation générale et véritable de tout ce qui s* est fait (m procès du roi de la Grand* Bretagrtey etc.

[MBEGD&E] l)|9^1fAZÂRlNADËS. Sd7

2452. Mercure (le) de la cour, ou les Conférences secrètes du cardinal Mazarin avec ses conseillers et confidents pour venir à bout de ses entreprises. Dédié aux Parisiens , avec cette épigraphe : « Nolite fieri sicui equus et mulusj quibus non est intellectus. » Paris,

Cinq parties : les deux premières de seize pages , la troisième et la cinquième de trente-deux , la quatrième de trentei-uue, y auteur promettait d'autres parties encore; les a-t-il données? On peut en douter quand on voit que, dans un avertissement de la cinquième, il s'excuse d'avoir interrompu la périodicité de ses publications.

Le Mercure de la cour commence un peu avant la Pentççôte et finit à l'établissement du Parlement de Pontoise ; c'est-^-dire qu'il va des derniers jours de mai aux premiers jours d'août. H est spirituel , hardi, insolent. Il contient bon nombre d'anecdotes. Il est rare. C'est un pamphlet à rechercher.

Dans la première partie , l'abbé Fouquet et Bautru discutent la question de savoir si le cardinal doit rester à la cour ou s'éloiguer. Bautru veut qu'il reste ; et sa grande raison est que les Parisiens se lassent de la guerre. « Ils sont rebattus , dit-il , de toutes leurs Mazarinades de Scarron et de toutes les lettres que le$ secrétaires de Saint-Innocent leur donnent. »

Les dames de Paris avaient alors des chiens camus , sans doute des carlins.

On trouve dans la seconde partie un testament du cardinal^ où se lit ime description curieuse des lascive tés du palais Mazarin. Voici quelques dispositions de ce testament : a Le c^*dinal donne à la reine un rubis et deux perles d'Orient. Il donne à M"" de Ç. ( de Beauvais ) une boite à mouchç , avec son portrait dessus et la M. d. R. (mère du roi) dessous. U donne à Bautru une pension de dix mille livres « pour avoir le soin de le mettre dans les Annales « des liommes illustres^ » et à Servien la terre de Repentir. »

U y a encore d'autres insolences contre la reine. Par exemple , Mazarin dit qu'il a dans son jardin une herbe à la reine qu'il faut arroser souvent » mais quî lui rapporte beaucoup ; ou Hen que son devoir est de servir la reine dans sa chambre ; ou bien encore , s'adressant à la reine , après le décampem^it du duc de Lorraine : « Ne craignez rien , madame ; vous supportez César et sa fortune, y^

268 Bl BLIOGRÀPHIE [uBftcimK]

L'auteur est de la Fronde des princes. Dans les statuts des chevaliers de la paille , il ordonne de croire

« Que le coadjuteur qui lorgne Pour être ministre d'État , Aussi bien que Servien le borgne , Est de la Fronde un apostat. »

Le chapeau du coadjuteur est Mazarin , dit-il ; et sa mitre est frondeuse.

Enfin f dans la cinquième partie , Bautru conseille au cardinal d'appeler le Parlement de Paris à Pontoise : « Premièrement j vous ferez le président de Novion, puisque c'est votre dessein , le chef; mais on vous reprochera que vous lui avez donné une tête sans cervelle. Pour les présidents, Lecoigneux et Perrot seroiit les deux épaules , parce que ce sont deux bons soutiens de justice ; et s'il y a quelques coups à recevoir, ils sont capables de les porter ; Lecooqy le bras droit , parce qu'il va bien à la parade ; et Guénégaud , le bras gauche , pour trinquer à tous venants ; Mandat , le Ventre , parce qu'il a bon appétit ; Bragelogne et Tambonneau seront les cuisses y parce que ce sont deux bons gros piliers ; Lefèvre et Fraguier les jambes, parce qu'ils savent se tirer du danger; et comme on dit, au diable les jambes qui ne sauvent pas le corps; et pour achever le corps , afin qu'il soit parfait , Champlâtreux , Sainte-Croix et Menardeau en seront les parties honteuses , parce que ce sont des gens à cacher plutôt qu'à produire. Ainsi , tons ces membres assemblés , vous ferez un corps. »

Mailly cite le Mercure de la cour dans son Y*' volume , page 364 , sous le titre de Messager de la cour y et pages 443 et 620 sous son véritable titre.

Sautreau de Marsy a emprunté à la quatrième partie du Mercure deux pièces de vers assez médiocres : V Ordonnance de la Frtmde pour prendre la paille y et les Statuts des chevaliers de la paUle ^ (!•' volume du Nouveau Siècle de Louis XIV^ pages 353 et 388.)

2453. Mercure (le) infernal. (S. 1. n. d.), 8 pages.

Pamphlet violent contre le surintendant BuUion, le premier président Le Jay, le lieutenant civil Moreau, et Gomuel. Descendus aux enfers , Bullion est nommé porte-coton du diable ; Le. Jay pend Gomuel et Moreau.

Si cette pièce appartient à la Fronde , ce n'est évidemment qa*à titre de réimpression.

[MeRTEiLLEs] DES MÂZÂRINADES. 269

2454. Mercure (1;b), ou le Courrier céleste parlant à monsieur le Prince. Paris j 1649, 8 pages.

2455. Mercure (le) parisien^ contenant tout ce qui s'est passé de plus particulier, tant dans Paris qu'au dehors, depuis la nuit du jour et fête des Rois jusques à présent, et qui n'ont été remarquées (sic) aux imprimés cidevant publiés. Paris y Cardin Besongue, 1649.

Deux parties de huit pages chacune. La première partie s'arrête au samedi 17 février; et la seconde continue jusqu'au samedi 24.

2456. Mercuriade (la), ou l'Ajournement personnel envoyé à Mazarin par le cardinal de Richelieu, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.

Un frondeur qui défend la reine ! il est hon d'en prendre note :

(( On Testime comme une infâme ; On Pinjurie librement. . . .

De telle sorte qu'on en dit Ce que jamais elle ne fît, Et dont seulement sa pensée Ne se vit jamais offensée. »

2457. Mercuriale (la) faisant voir 1 . l'injustice des deux partis, soit en leurs fins, soit aux moyens dont ils se servent pour y parvenir; 2. la nécessité d'un tiers parti pour réduire les autres deux à la raison. Parisy \ 652, 24 pages.

L'auteur attaque le roi avec violence. Il l'accuse de jurements , de hiasphèmes , de tyrannie , et le déclare plus coupable et plus odieux que Mazarin. Je ne connais pas trois pamphlets de cette espèce.

C'est sur l'Ormée de Bordeaux que le lihelliste prétend modeler son tiers parti.

2458. Merveilles (les) de la Fronde du grand Hercules {sic) de Paris. Anvers (Paris), 1649, 7 pages.

Deux pièces également insignifiantes , mais rares. « Le coq nVst propre qu'aux faquins. »

270 BIBLIOGRAPHIE [MÉrauiBrwMi]

(Test un mauvais jeu de mots contre Lecocq , conseiller an Faitement. L'auteur a aussi quelques raillaîes à l'adresse de Goulony Charton et Bachaumont.

2459. Merveilleux (le) effet de la députation de messieurs du Parlement^ avec tout ce qui s'est fait et passé en la cour, ensemble les serments de fidélité faits au roi par madame la Princesse, messieurs les ducs d'£ng}xjen(sic)j de Bouillon et de LaRochefoucault. Paru, Pierre Gautier, 1 650, 1 5 pages.

Ce pauvre pamphlet se retrouve sous le titre de : le Triomphe de la cour, etc.

n s'agit de la paix de Bordeaux. Le seul serment que la pièce contienne, est celui du duc de La Rochefoucaulty sous la dale du 2 octobre.

Les imprimeurs ordinaires du roi ont publié toutes les pièces officielles sous les titres de Déclaration du roi accordée à son parle» ment et pille de Bordeaux, le 1"' octobre 1650, etc. , Suite et F'raie suite de la déclaration du roi , etc.

Je lis dans le Merveilleux effet de la députation du Parlement que, le soir même de la signature du traité de paix, les ducs de Bouillon et de La Rochefoucault soupèrent à Bourg avec le cardinal Mazarin.

2460. Messager du cardinal de Richelieu envoyé des Champs-Elysées à Julie {sic) Mazarin. Paris, Nie. de La Vigne, 1649, 8 pages.

2461. Messieurs, vous considérerez s^il'vous plaît^ etc. (S. 1., 1648), 4 pages. Rare.

Contre les jurés vendeurs de vin.

2462. Métamorphose (la) de la France envoyée à une dame de la campagne. Paris ^ Claude Marette, 1649, 7 pages.

Daté du 21 février, et signé V. S. B.

2463. Métamorphose (la) de Mazarin en la figure du

[miADE] DES MAZÂRINADES. T/i

Dragon Notre-Dame, en Vers burlesque (sic), Paris j 1652, 11 pages.

Le dragon Notre-Dame était Pimage An dragon que tua saint Marcel, et qu'on portait à la procession de la Péte-Dieu. La description en est assez curieuse.

Mazarin est comparé à Néron qui brûla Rome :

(c Enfin ce fut jeu de jeunesse (l'incendie de Rome); Mais pour lui , par Dnm ! jeu n'est-ce. »

Le poëte appelle le blodtts de Paris la Guerre des Neiges.

2464. Métamorphose (la) morale, ou THeureiix changement de nos fortunes par la prudence de nos seigneurs du Parlement. Paris ^ veuve d' Anthoine Coulon, 1 649, 7 pages.

2465. Métiers (les) de la cbur. (S. 1. n. d.), 7 j)ages.

Le duc d'Orléans est meunier pour pouvoir se servir de La Rivière.

Mademoiselle veut un métier où l'on puisse être deux , pat'oe qu'elle s'ennuie d'être seule.

c< Le prince de Conty devient auteur ; et dit-on qu'il est fort propre à commenter les fables d'£sope. »

Il faut que ce pamphlet ait été publié après la paix de 1649.

2466. Micareme (la) des harengères, ou leur Entretien sur les affaires de rÉtat. (S. 1.), 1 649, 7 pages.

2467. Miliade (la), ou TÉloge burlesque de Mazarin, pour servir de pièce de carnaval. (S. 1.), 1651, 1 7 pages .

a De boire sans cesse et reboire Depuis ce matin, lundi gras. »

Voilà la date.

Ce pamphlet n'a rien de ^XHnmim que le nom avec la Miliade de Richelieu. Surtout il n'est ni aussi violent ni aussi spirituel. Il a paru après la Mazarinade ; car je lis à la page 44 : « Comme dans la Mazarinade [sic]^ Qui n'est qu'une longue nazarde.

272 '. BIBLIOGRAPHIE [Mnism]

Laquelle à ce ministre ému

Rend , je crois , le nez bien camn. »

Il en a été publié dans la même année, 1651^ une seconde édi^ tion, revue et corrigée par Vauteur.

Voir le Gouvernement de l* État présent, etc., et le GoupememeiU présent , etc.

2468. Militante (la) république de Venise prosterna aux pieds de la France, implorant son secours contre la tyrannie du Turc. Paris y Rollin de La Haye, 1649, 8 pages.

2469. Mine (la) éventée de Jules Mazarin par un ingénieur, avec un sonnet à monseigneur le duc de Beaufort. Paris, Michel Mettayer, 1 649, 8 pag^.

Le sonnet est sig^é R., ingénieur.

2470. Ministre (le) d'État flambé. Ridendo dicere ne^ rum quid i^etat? Joua: te la copie imprimer à Paris ^ 1649, 16 pages.

Signé D. B.

Pamphlet gai, spirituel, bien écrit, et que Naudé place au quatrième rang des pièces burlesques (page 283 du Mascarat); myk Tauteur développe trop longuement cette idée :

« Et vous avez fait à rebours Le gaillard péché de luxure. »

Voici une citation qu'on ne trouvera pas trop longue, j'espère, et que dans tous les cas la rareté de ce curieux libelle fen excuser :

« Le Bretilleux est sans chalands ; Morel n'enseigne plus à lire ; Boisseau n'étale plus d'écrans; Martial ne vend plus de gants ; Rangouze ne sait plus qu'écrire; Richard ne va plus chez les grands; Et Vinot n'a plus de quoi frire.

[miracle] des MAZARINADES. 273

a Neufgermain ne dit pas un piot ; Les muses ne Pont plus pour morne ; Le Savoyard plaint chaque écot ; L'Orviétan est pris pour sot ; Il n'a ni théâtre , ni baume ; Et Cousin , Saumur et Sercot Ne gagnent plus rien à la paume.

a Gardelin semble être perclus ; Son corps ne fait plus de merveille ; Carmeline en un coin reclus Voit ses pélicans superflus ; Le Coutelier même sommeille ; Et Champagne ne coiffe plus Que la poupée ou la bouteille.

« Sur le Pont-Neuf Cormier eu vain Plaint sa gibecière engagée ; La Roche y prône pour du pain ...»

2471 . Ministre (le) d'État rétabli et justifié. Paris ^ \ 649, 14 pages.

Pamphlet mazariniste. Il est à remarquer que l'auteur rejette sur les princes la plus grande part de responsabilité de V enlève^ ment du roi. C'est bien dans l'esprit du cardinal.

Une remarque plus générale , c'est que les pièces dirigées contre les pamphlétaires ont paru presque toutes sans nom d'imprimeur, quelques-unes sans nom de ville. Malgré la paix , on craignait les tumultes populaires. Les Frondeurs étaient encore maîtres de Paris.

2472. Ministre (le) fugitif sans esprit de retour. Paris, 1651, 11 pages.

2473. Ministre (le) sans reproche, à monseigneur le président de Bailleul, surintendant des finances et chancelier de la reine régente. (S. 1., 1 648), 47 pages.

Il est suivi de VÉpttre panégyrique qui commence à la page 21 . L'une est en vers ; l'autre est en prose; mais c'est dans tous les deux l'éloge du président.

2474. Miracle (le) arrivé en la place royale. Paris , 1649, 10 pages.

274 BIBLIOGRAPHIE [wion]

2475. Miracle arrivé en la ville de Meulan, vicariat de Pontoise , au couvent des religieuses de TAnnonciade des dix vertus^ en la personne de sœur Marie-Madeleue de Saint-Charles, par Tintercession de la bienheureuse Jeanne de France , fondatrice de cet ordre , avec les dépositions et les procès-verbaux de M. Tévêque Du Bellay, des religieuses, confesseur, médecin et chirurgien qui ont assisté ladite religieuse en sa maladie. Paris f Pierre Targa , (s. d.), 23 pages.

L'authenticité des pièces est certifiée par le notaire apostolique en la cour d'église de Pontoise et secrétaire ordinaire de l'archevêque de Rouen , sous la date du 4 novembre 4649.

2476. Miracle (le) nouveau d'un crucifix qui parla, vendredi dernier, dans Saint-^Germain, à la reine régente. Paris, Denys Langlois, \ 649, 8 pages.

a Pal toujours ta fortune et ta vie en ma main. »

a Fuis les conseils d'un homme ; et suis les lois d'un Diea. •

Voilà qui est bien ; mais. . .

a Je t'ai donné mon sang; préles-moi ton oreille! » C'est le crucifix qui parle. Le rédt de l'auteur est en prose.

2477. Miroir (le) à deux visages opposés, Tun louant le ministère du fidèle ministre, Tautre condamnant la conduite du méchant et infidèle usurpateur et ennemi du prince et de son État. (S. 1.), 1644 (1649),

Un contemporain a écrit sur un exemplaire de la Ubliodièque de Sainte-Geneviève : 9 avril,

2478. Miroir (le) des souverains , oîi se voit Tart de régner, et quelles sont les personnes quUts doivent élire pour être leurs commensaux, leurs domestiques, leurs serviteurs, leurs conseillers et leurs ministres

[miboir] des MAZARINADES. 276

d*Ëtat, quel est le devoir de ces divers esprits, et quelle doit être leur récompense. Paris, François Noël, 1 649, 50 pages.

C'est le moins commim des Miroirs et le plus mauvais.

2479. Miroir (le) François, représentant la face de ce siècle corrompu. Paris, 1651, 8 pages.

Sotte pièce, qui n'a rien de commun que le titre avec le pamphlet qui suit.

2480. Miroir (le) françois, représentant la fece de ce siècle corrompu, où se voit si le courtisan , le politique, le partisan et le financier sont nécessaires au maintien et conservation d'un État. Paris, 1649, 15 pages.

Voici les costumes de ces personnages :

Le courtisan « avec une grosse perruque frisée , cordelée, saupoudrée , les sourcils pincetés , les joues plâtrées et vermillonnées, la moustache redressée , la tête branlante , la gorge ouverte , la bouche pleine de blasphèmes , et tout le corps en un mouvement perpétuel, une main sur l'épée, l'autre à son côté. »

Le politique « avec une ample et longue robe de taffetas , la barbe peinte , la perruque godronnée {sic) , les yeux enfoncés et les sourcils relevés , marchant à pas soulevés et mesurés ; en son vivre un Lucullus ; en ses paroles un Caton. »

Le financier « avec une petite robe courte à manches , la toque de veloux {sic) sur des cheveux frisés , tout parfumé et mignonnement chaussé , et pour le reste à peu près accoutré comme le courtisan. »

Le financier et le partisan, c'était tout un.

2481 . Miroir royal, ou Fidèle portrait du monarque accompli, tiré au modèle d'un grand Gustave, roi de Suède, à monsieur Hambreus, docteur en droit canon et professeur du roi es langues orientales. Paris j 1649, 7 pages.

L'épître dédicatoire est signée J. G. D. On y voit que le docteur

276 BIBLIOGRAPHIE [koihiëgh»]

Hambreus était Suédois , et que le Miroir royal a été publié a|irèl la paix.

Le second titre de la pièce est : « Préceptes de Otaries IX, roi de Suède , à son fils Gustave Adolphe , après lesquels ledit Charles vécut encore huit ans y V apprivoisant (sic) son jeune aiglon aux armes. »

2482 . Mirouer (le) de la reine lui représentant tous les désordres de sa régence et lui donnant d'infaillibles moyens de les réparer. Paris , Jacob Chevalier, 1 652, 16 pages.

« Je n*ai pas peur que vous m'en envoyez un ( évéché, il y en avait cinq vacants) pour avoir dit la vérité. Ce seroit pourtant une action de justice, que le Mazarin n'a garde de faire. » Est ce une plaisanterie ?

Les infaillibles moyens ont été réservés pour une autre pièce qui n'a peut-être pas été publiée , qu'en tout cas je n'ai pas vue.

2483. Misérable (la) chute du ministre d'État étranger, son bannissement, sa fuite préméditée et sa retraite en Turquie. Paris y François Noël, 1649, 8 pages. C'est encore plus sot que rare.

2484. Mission (la) des partisans à ce qu'ils méritent. (S. 1., 1649), 4 pages.

2485. Mois de décembre 1650. Suite de Testât des pauvres de la frontière de Picardie et des environs de Soissons oïl les armées ennemies ont campé , et du soulagement qu'ils ont reçu. (S. 1., 1651), 4 pages.

Voir le Mandement de l'archevêque de Paris pour le secours des pauvres.

2486. Monarchie (la) affligée, avec ses consolations politiques et religieuses, à monseigneur le prince de Conty. Paris j Robert Sara, 1649, 7 pages.

Signé Suzanne de Nervèze.

[munition] des MAZARINADES. 277

2487. Monition. Placard in-folio^ daté du 8 septembre

Donnée par Ghassebras , curé de Saint-Séverin et grand vicaire du cardinal de Retz. II y en a une seconde, d'octobre de la même année.

Claude Joly en a publié des analyses assez étendues dans ses Mémoires y pages 178 et 179, coll. Michaud. Ghassebras était alors caché dans les tours de Saint-Jean-en-Grève. Ne pouvant communiquer avec les curés et supérieurs des communautés séculières et régulières , il avait pris le parti de faire afficher ses instructions aux portes des églises et dans les rues. Voici le singulier moyen dont il se servait : « Des gens affidés, marchant le soir dans les rues , portoient sur le derrière de leurs épaules des feuilles imprimées , tout enduites de colle , qu'ils appliquoient , en se retournant le corps et comme en passant, aux coins des rues et dans les places publiques , mettant leur dos contre les murs et les portes des églises et des édifices des places publiques. EJusuite ils passoient leur chemin. » (Cl. Joly, page 177.)

Les deux Monitions sont les cinquième et sixième pièces qui ont été affichées de la sorte.

2488. Monition de ToflBcial de Paris obtenu par le sieur de Guénégaud le 1 4 avril 1 649. Placard in-folio.

Quand le peuple sut que le roi était à Saint-Germain , il y eut aux portes de Paris , et particulièremunt à la porte de la Conférence , des rassemblements qui empêchaient les courtisans et les fidèles serviteurs de sortir de la ville. C'est dans un de ces rassemblements que les équipages de Guénégaud furent pillés. Pendant le blocus, aucun effort ne fut possible pour retrouver les objets perdus ; mais aussitôt après la paix , une monition fut publiée par l'officialité. C'est le placard.

« Une cassette remplie de plusieurs papiers de conséquence, et entr' autres de quittances , comptes et rescriptions concernant les affaires de l'épargne , et les décharges du maniement qu'il a eu çi-devant des finances de Sa Majesté. »

M Un grand coffre , en forme de malle , rempli de tous les litres de ses maisons et héritages. »

278 BIBLIOGRAPHIE [moksievi]

2489. Monitoire publié par toutes les paroisses de la ville de Paris contre les Juifs de la Synagogue , le 1 ^ jour de septembre 1 652 ^ pour avoir cruellement martyrisé, assassiné et tué un notable bourgeois de ladite ville de Paris. Paris ^ veuve J. Guillemot, 1652, 6 pages. Rare.

Voir le Récit naïf et péritable du cruel assassinat.., commis pat la compagnie des fripiers de la Tonnellerie ^ etc.

2490. Monologue, ou Entretien de Mazarin sur sa bonne et sa mauvaise fortune , en vers burlesques. Parisy 1 649, 8 pages.

« On ne peut empescher d'écrire Par menace ni autrement; Et les arrêts du Parlement N*ont pas assez de suffisance Pour empêcher la médisance. »

2491 Monopoleur (le) rendant gorge. Paris y veuve Théo* dore Pépingué et Estienne Maucroy, 1 649, 8 pages.

« Je suis cousin germain du Médecin cliantable , et firère da Politique. »

Qu'est-ce que cette parenté ? On a vu plus haut le Médecin politique ; mais je ne connais pas le Médecin charitable.

2492*. Monsieur d'Elbeuf et ses enfants.

Mém. du cardinal de Retz.

Ce sont des triolets que Marigny a composés et que le cardinal de Retz a fait répandre dans le temps que le duc d'Elbeuf disputait au prince de Gonty le commandement en chef de l'armée do Parlement.

Par une singularité dont je n'ai point l'explication, le premier se trouve dans les Triolets de Saint-Germain : € Le pauvre monseigneur d'Elbeuf, etc.; »

Le second dans les Triolets du temps , selon les visions d^un petit" fils du grand Nostradamus :

« Monsieur d'Elbeuf et ses enfants , etc. »

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