MORT] DES MAZARINADES
Sautereau de Marsy est , je crois, le premier qui les ait imprimés tous , mais en intercalant entre le troisième et le quatrième la réponse de Blot , dans le Nouveau Siècle de Louis XIV, tome P', page 139.
2493. Mort (le) de terre, ou le Bras hors de terre, en vers burlesques. Paris ^ 1 649, 7 pages.
2494. Mort (la) du cardinal Mazarin prédite par les troupes du duc de Lorraine, avec la retraite de la reine au bourg de Chilly, ensemble la lettre du duc de Lorraine écrite au comte de Tavannes sur les approches d'Ëtampes. (S. 1.), 1652, 7 pages.
2495. Mort (la) effroyable d'un boulanger impitoyable de cette ville. Paris ^ 1649, 5 pages.
Ce boulanger avait refusé de vendre du pain à une pauvre femme. Le soir, il mourut, les entrailles mangées par de gros vers qui , le lendemain , sortirent de sa bouche.
La pauvre femme acheta du pain d'un jeune enfant ; et quand elle fut rentrée chez elle , elle trouva son argent avec son pain.
Si je cite ce double miracle y c'est qu'il me paraît prouver que le blocus n'a pas été sans ef&cacité. Il n'y a que la cherté du pain qui ait pu autoriser de pareils récits.
2496. Mort (la) et les funérailles de la guerre, en vers burlesques. Paris , Claude Morlot, 1649, 8 pages.
2497. Mort (la) funeste du cardinal Mazarin, avec son épitaphe, dédiée à monseigneur le duc de Beaufort, duc et pair de France, et protecteur du peuple. (S. 1.),
L'épître dédicatoire et l'avis au lecteur forment huit pages ; la pièce huit autres pages, numérotées séparément.
On lit au bas de l'épître dédicatoire la signature S. G., sieur de P. et l'Anti-Mazarin. Voir le Tableau funeste des harpies de l'État, etc.
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Dans ce dernier pamphlet , l'auteur dit qu'on venait de défendre les libelles contre Mazarin , qui était cependant hors de France , et qu'on avait saisi entre les mains de son imprimeur une pièce qu'il avait publiée récemment. Est-ce la Mort funeste du cardinal Mazarin ?
Ce triste pamphlet ne méritait pas tant d'honneur, quoique, pour me servir des expressions de l'auteur, il soit plein de vengeance et de cruauté.
U se termine par une u Mazarinade composée à quatre parties, lorsque le Mazarin assiégeoit la ville de Bordeaux. » Ce chant de la Fronde est aussi mauvais que le reste. Cependant il avait été mis en musique par trois compositeurs , et notamment par G. Lefèvre de Many, ex-page de la musique de Louis XŒ , et domestique du duc de Vendôme. L'auteur aurait publié la Mazarinade notée ; mais Ballard avait seul le privilège de ce genre d'impression, qui était fort cher. C'est une lacune très-regrettable dans les publications de la Fronde.
2498. Mot (le) à l'oreille, ou le Miroir qui ne flatte point. Paris j 1649, 7 pagtes.
Ce mot à l'oreille s'est dit et redît bien haut pendant la Fnmde. Ce sont des injures contre Mazarin.
2499. Mot (le) à l'oreille sur les desseins particulières {sic) de la reine et du cardinal Mazarin. (S. 1., 1652), 15 pages.
Turenne n'avait pas encore pris le commandement de l'année du roi ; mais on disait déjà que le prince de Condé avait quitté la Guyenne.
2500. Motifs (les) de l'union des bourgeois de Paris avec le Parlement, représentés à la reine, servans (ific) de réponse aux libelles jettes dans Paris , oii est découverte la fausse politique des deux ministres cardinaux. Paris, Nicolas Bessin, 1649, 8 pages.
Les libelles , jetés dans Paris, sont les deux billets du chevalier de La Valette : À qui aime la vérité; Us et fais.
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« Vous avez reconnu , Madame , l'autorité de ce Sénat , puisque vous tenez de lui ce que vous êtes. >»
2501 . Motifs de la ligue de tous les véritables François pour conspirer la ruine de Mazarin, avec Son Altesse Royale et 'messieurs les princes, présentés à Son Altesse Royale par le sieur de Vieupont. Paris ^ chez défunt mon grand père, à Tenseigno du Carême prenant (1652), 15 pages.
2502. Motifs (les) de la retraite de M. le duc de Beaufort dans sa solitude. Paris , S. Le Porteur, 1652,
Le duc de Beaufort avait disparu en quelque sorte après son duel avec le duc de Nemours. Qu'était-il devenu? Les uns le croyaient aux Chartreux , les autres aux Capucins de la rue Saint- Honoré. L'auteur dit simplement qu'il s'était retiré du monde pour chercher des consolations ; mais on lit dans les Mémoires de Chavagnac, page 155 de l'édition de 1700 : « Je ne quittai pas l'armée (du prince de Condé) où M. de Beaufort vint dans l'incertitude de savoir comment le Parlement prendroit son affaire. »
2503. Motifs de la retraite de monsieur le Prince. Paris, Nicolas Vivenay, 1651, 7 pages.
Ce pamphlet est dirigé autant contre la cabale de madamo de Chevreuse que contre Mazarin. Il y a été répondu par le Discours libre et véritable sur la conduite de M. le Prince et de Mgr le coadjuteur.
2504. Motifs (les) de la tyrannie du cardinal Mazarin. Paris, Arnould Cottinet, 1649, 7 pages.
2505. Motifs des arrêts des Parlements de France contre le cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 26 pages.
Tout ce qu'il y a de remarquable , c'est l'exemple de Louis XIH et du maréchal d'Ancre que l'auteur propose à Louis XIV.
2506. Motifs du traité de madame de Longueville et de
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monsieur de Turenne avec le roi catholique, rems et corrigés. Jouxte la copie imprimée à La Haye^ 1650, 13 pages.
Libelle ardficieusement écrit. H n'est pas commun. On chercherait en vain l'édition de la Haye. C'est ici la première et la dernière.
2507. Motifs et raisons principales du Parlement de Rouen pour sa jonction avec celui de Paris. Paris , veuve André Musnier, 1649, 8 pages.
Un des griefs contre Mazarin , c'est qu'il a introduit « des farceurs dont les postures indécentes ouvrent l'imagination à des voluptés scandaleuses. »
2508. Motifs (les) qui ont empêché la paix jusqu*à présent, et les seuls remèdes qui la peuvent sans difficulté apporter dans peu de jours, par A. D., Quercinois. Paris y 1 652, 22 pages.
Ce Quercinois est insolent et pédant : Il demande au roi d'éloih gner sa mère et de rendre aux États l'éclat qu'ils avaient sous Henri IV ! mais son pamphlet est rare.
2509. Motifs qui ont porté Son Altesse Royale à se déclarer pour monseigneur le Prince, qui servent de justification à son Manifeste. (S. 1.), 1652, 15 pages.
Apparemment le Manifeste de Monseigneur le duc d'Orléans, etc. Peut-être les deux pamphlets sont-ils du même écrivain.
En tout cas, celui dont le titre précède, n'est pas mal fait ; et il est peu commun.
2510. Mouchard (le), ou Espion de Mazarin. Paris, Claude Boude ville, 1 649, 8 pages.
J'ai vu dans la bibliothèque de Sainte-Geneviève un exemplaire sur lequel un contemporain avait écrit : Par M. de La Colomhière, Naudé cite le pamphlet, page 13, du Mascurat; et il dit de l'auteur qu'il avait dédié de gros livres au cardinal. La Colomlnère,
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en efTet, avait, en 1648 , un an auparavant, publié son Frai théâtre d'honneur avec une fastueuse épître dédicatoire à Mazarin.
Il aurait composé, outre le Mouchard , VAvis contre le ministre étranger ( peut-être les Raisons d'État contre le ministre étranger) ^ la Parabole du temps présent , et beaucoup d'autres pièces , suivant Pexpression de Naudé , qui malheureusement n'en fait pas connaître les titres.
Voici les pièces que l'espion considère comme les meilleures : Raisons d'État contre le ministre étranger; Discours d'État et de religion sur les affaires du temps présent ; les Divines Révélations et promesses faites à Saint^Denis et à Sainte^Geneviève ; la France désolée aux pieds du roi, oà le gouvernement tyrarmique de Mazarin est succinctement décrit; la Parabole du temps présent ; la Contrit bution d^un bourgeois de Paris pour sa cote part des secours de sa patrie ; Lettre d'un religieux envoyé à Monseigneur le prince de Condé à Saint~Germain~en~Laye ; Factum servant au procès cri^ minelfait au cardinal Mazarin touchant ses intelligences avec les étrangers ennemis de l'État; Très-humble remontrance du Parle-' ment au roi et à la reine régente; les Raisons ou les Motifs véritables de la défense du Parlement et des habitants de Paris contre les perturbateurs du repos public; Icon tyranni in invectiva contra Mazarinum expressa.
2511. Mouchoir (le) pour essuyer les yeux de M. le prince de &)iidé. Paris ^ (s. d., 1649), 7 pages.
Mauvaises stances sur la mort du duc de Châtillon. Sautreau de Marsy les a pourtant recueillies dans son "Nouveau Siècle de Louis Xir^ P' vol., p. 173.
251 2. Moyen assuré pour bien ménager le blé des bourgeois et remédier à la cherté du pain dans Paris, pour Tefifet duquel il y aura, dès le commencement du mois de décembre prochain 1 649 , un magasin dans la rue des Rosiers, à côté de la vieille rue du Temple, au petit hôtel d'O (où étoit autrefois l'académie de Benjamin). Paris^ François Noël, 1649, 7 pages. Rare.
Voir le Franc bourgeois de Paris , etc .
284 BIBLIOGRAPHIE [xotehs]
2513. Moyen pour obtenir de Dieu une véritable paix par Tintercession de sainte Geneviève^ en la solemnité de la descente de sa châsse. (S. 1.), 1652, 4 pages.
Le moyen ^ c*est la charité. Les personnes pieuses désignées pour recevoir les aumônes sont , outre les curés , la présidente de Hercé^ madame de Traversé et mademoiselle de Lamoignon.
Voir le Mandement de Tarchevéque de Paris pour le secours des pauvres.
2514. Moyens de récusation contre M. le premier président. (S. 1.), 1650, 3 pages.
Il ne faut pas confondre ce pamphlet avec les Causes de récu^ sation , etc. Ce n'est pas ici une pièce de procédure.
2515. Moyens des requêtes présentées à la cour par M. Guy Joly, conseiller du roi au Châtelet de Paris, pour raison de Tassassinat commis en sa personne le 11 décembre 1649. (S. 1. n. d.), 6 pages.
2516. Moyens faciles et nécessaires pour la garde^ sûr reté et police de la ville et faubourgs de Paris, la leftfe et subsistance de ses troupes, et ouverture de ses passages, tant par eaus {sic) que par terre. Paris y veuve J. Guillemot, 1649, 8 pages.
Nécessaires, peut-être; faciles, c'est autre chose. On va en juger.
Garde de la ville : Apprendre aux bourgeois l'exercice des armes ; destituer les colonels et capitaines suspects ; constater, au moins de quinze en quinze jours, l'état des hommes, des armes, des munitions , des vivres ; doubler la garde des portes ; organiser l'espionnage ; défendre aux hôteliers de loger sans une permission du major de garde.
Subsistances : Confisquer les biens des partisans et de ceux qui sont dans Parmée du roi ; vendre le sel à vingt-quatre ou vingtcinq livres tournois le minot pendant un temps déclaré ; emprunt