‹ Bibliographie des mazarinades (volume 3)Chapitre 17 sur 17 · QUESTION] DES MAZARINADES · texte numérisé non relu

QUESTION] DES MAZARINADES

L'auteur soutient le droit et la possession des boui'geois ; il montre par l'histoire que les bourgeois ont toujours été consultés sur les affaires de l'État. •

Les avis des bourgeois sont d'octobre et de septembre 1651.

Rare et curieux.

2945. Querelle (la) d'un partisan avec sa femme, et leurs reproches, en forme de dialogue. Paris , Guillaume Sassier, 1649, 7 pages.

2946. Querelle du cardinal Mazarin avec un capitaine frondeur, survenue pour la paix générale. Paris ^ 1 652, 8 pages.

« Ma fronde est faite de soie bien tissue et bien enlacée ; elle a près de quatre pieds de longueur ; elle va toujours en appétissant aux extrémités, et principalement à celle où est le claquoir, que j'ai fait moi-même d'une belle soie rouge, incarnate et bleue; au milieu en élargissant. J'ai compassé une quantité de réseaux capables de porter une grosse pierre ; et si je les ai bien comptés , il y en a , à ce que je crois , près de cent. Les brus {sic) sont en rond, où j'ai représenté des fleurs de lys en confusion. »

2947. Question canonique : Si monsieur le Prince a pu prendre les armes en conscience, et si ceux qui prennent son parti, offensent Dieu; contre les théologiens courtisans. Bordeaux^ Guillaume De La Court, 1 651 , 23 pages.

C'est le pamphlet qui a été frappé par la Censure de V archevêque de Bordeaux f etc.

2948. Question cardinale plaisamment traitée ou dasthicotée entre un Hollandois et un Suisse, et décidée par un François. Paris, Pierre Du Pont, 1649, 8 pages.

u Je confesserai ingénument qu'entre les plus agréables et plus ingénieux livrets que l'on ait faits contre le cardinal , l'on peut

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mettre avec raison la Question dasticotée, parce qu'elle est fort naïve en son patois et soutenue de pointes assez gaillardes et de conceptions plus pressantes que celles de beaucoup d'autres, qui ne médisent pas de si bonne ^àce, quoiqu'avec plus de malice il à feu plus découvert. ^ Mascara t, page 219.

2949. Question morale et politique très-importante à décider et pour la gloire du roi et pour le bien de son peuple , savoir : Laquelle de ces deux vertus est plus nécessaire au souverain , ou la clémence ou la justice. Paris j François Noël, 1650, 42 pages.

2950. Question : S'il doit y avoir un premier ministre dans le conseil du roi; raison d'État et politique trèsimportante à décider pour le bien du souverain et pour le repos de la patrie. Paris, 1 649, 22 pages.

« Le peuple doit s'armer de requêtes et de supplications ; et puis, en dernier lieu, il faut qu'il tâche d'obliger Dieu, par jeûnes et oraisons, à le regarder d'un œil de pitié »

Telle est la conclusion de ce pamphlet, qui appartient à quelques égards à la polémique soulevée par la Lettre d'avis au Parlement de Paris écrite par un provincial.

Quelqu'un a eu la singulière idée de le mettre en dialogue sous le titre de : Questions en forme de dialogue y etc.

2951. Question : Si la voix du peuple est la voix de Dieu. (S. I., 1649), 34 pages.

L'auteur a résolu hardiment la question par la négative ; et il cite ù l'appui de sa thèse de nombreux passages des saintes Écritures.

Un autre écrivain anonyme a répondu par le pamphlet intitulé : Que la voix du peuple est la voix de Dieu ; mais il ne s'est montré ainsi absolu que dans le titre : u Quelquefois la voix du peuple est la voix de Dieu , par exemple quand le peuple de Paris demande le retour du roi. »

Enfin il est venu un troisième [pamphlétaire qui a dit : « Le peuple , ce n'est pas la populace ; c'est la réunion des trois oodres,

[QUIPROQUO] DES MAZARIIVADES. 397

clergé, noblesse et tiers état. Ainsi entendu, la voix du peuple est la voix de Dieu. »

De ces trois pièces , la première annonce seule quelque talent.

La troisième a été réimprimée sous le même titre, en 1652 : Remède aux malheurs de VÉtat de France , etc.

Aucune n'est rare.

2952. Questions y en forme de dialogue, du conseil de conscience au conseil d'État, avec les réponses. Paris j François Noël, 1649, 7 pages.

Voir Question : S'il doit y avoir un premier ministre, etc.

2953. Questions royales, ou Demandes et réponses entre le roi et Monsieur, son frère, pour bien et heureusement régir et gouverner le royaume en paix et concorde. Paris j veuve Musnier, 1649, 16 pages.

« Couper les ailes aux roitelets et garder les lois fondamentales de l'État, » voilà les deux grandes affaires du roi. Cela n'est pas commun.

2954. Qui fut (le) de Jacquemard sur les sujets de la guerre mazarine. Paris j Pierre de Chaumusy, 1652, 8 pages.

L'auteur promettait une suite ; l'a-t-il donnée ? Le Jacquemard du port Saint-Paul était frère de la Samaritaine du Pont-Neuf.

Rare et mauvais.

2955. Quiproquo (le) de l'autre monde sur l'arrivée du Mazarin, et l'arrêt irrévocable rendu contre ce cardinal du même nom. Un courrier arrivé depuis peu de l'autre monde m'en a appris des nouvelles, dont je veux vous faire part , mon cher Damon , si vous l'avez pour agréable. Voici à peu près ce qu'il m'a dit. Paris j Jean Brunet, 1649, 12 pages.

Voir VÉqidproquOy etc.

398 BIBLIOGRAPHIE DES MAZARINADES. [quope]

2956. Quode (le) de messieurs de Compiègne présenté au roi contre le cardinal Mazarin et ses adhérents , avec l'affiche afBchc (sic) dans la ville de Compiègne, du 1*** jour de septembre 1652, contt*e le cardinal Mazarin. (S. 1., 1652), 11 pages.

Cette pièce se compose d'une lettre de MM. de Compiègne au roi pour le prier d'agréer le quode (sic) y du quode et de rafQche ; le tout de très-peu de valeur, mais rare.

n faut y joindre le iSecond affiche affiché dans la ville de Otm^ piègne, etc.

FIN Dr DEUXIÈME VOLUME.

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