PROCÈS] DES MAZARINADES
en icelle et l'un des députés , le 7 février 1 652 , en présence de Son Altesse Royale. Paris y Nicolas Bessin, 1652, 14 pages. Peu commun.
2890. Procès verbal contenant tout ce qui s'est fait et passé dans l'assemblée générale faite à Chartres pour députer aux États généraux , avec le rapport fait au roi et à la reine régente par les députés de la noblesse du pays chartrain , ensemble l'arrêt du conseil d'État sur ce intervenu. Paris y Mathieu Colombel, 1651, 16 pages.
Le procès verbal est du 18 août^ et l'arrêt du conseil du 23.
Les lieutenants criminel et particulier de Chartres prétendaient avoir, par le droit de leurs charges , séance dans l'assemblée de la noblesse avec le lieutenant général au présidial. Sur l'opposition légale et modérée de la noblesse , il y eut émeute. La populace assiégea les gentilshommes dans la salle de la Tour, en tua ou blessa plusieurs et fit les autres prisonniers.
Le conseil commet le sieur Legras pour informer, ordonne aux lieutenants criminel et particulier de se rendre auprès du roi , et renvoie l'affaire devant le présidial d'Orléans.
Cette pièce n'est pas commune. Il faut y joindre le Mémoire présenté au conseil du rojr, etc. ; et la Harangue faite au roy par MM, les députés du corps de la noblesse y M, de Nossay portant la parole y etc.
2891 . Procès verbal (le) de la canonisation du bienheureux Jules Mazarin^ faite dans le consistoire des partisans par Catalan (sic) et Tabouret , étant Émery antipape. Apothéose ironique. Paris y Claude Boudeville 9 1649, 12 pages.
L'avis au lecteur qui se lit au verso du titre, est signé M. D. B. (Mathieu Du Bos).
C'est un complément de la Confession Générale , de V Extrême Onction et du De Profundis.
2892. Procès verbal de la conférence faite à Ruel par messieurs les députés du Parlement, chambre des
382 BIBLIOGRAPHIE [peocès]
Comptes, cour des Aydes , ensemble ceux de la ville , contenant toutes les propositions qui ont été faxtes tant par les princes et députés de la reine que par les députés desdites compagnies, et tout ce qui s'est passé entr'eux pendant ladite conférence. Paris, Mathieu Colombel, 1649, 35 pages.
On le trouve dans le 6* volume des Mémoires du cardinal de Retz, Genève, Fabry, 1777, in-8°.
2893. Procès verbal fait par messieurs Le Musnier et Bitaut , conseillers du roi en sa cour de Parlement, commissaires députés par icelle vers Sa Majesté et la reine régente pour la pacification de la paix {sic) de Bordeaux et province de Guienne , et pour Texécution de l'arrêt du 5 septembre 1650. Paris y par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651 , 59 pages.
Publication ofïïcielle, qui contient tous les actes de la médîatioa du Parlement de Paris.
2894*. Procès verbaux de ce qui s'est passé à Stenay entre les députés des rois de France et d*£spagne au sujet de la paix , le ^7 avril. Paris , 1 651 .
Bib. hist., 23279.
Extrait de la Gazette.
2895. Procès verbaux des deux conférences^ la première tenue àRuel, le dernier jour de février et autres jours suivants, entre les députés du roi et les députés du Parlement et des autres compagnies souveraines , la seconde tenue àSaint-Germain-en-Laye, le 16* jour de mars et autres suivants 1 649 , entre les députés du roi et ceux du Parlement et des compagnies souveraines de la ville de Rouen. Paris j par les imprimeurs ordinaires du roi, 1649, 192 pages.
Édition officielle , par conséquent la plus exacte et la plus complète ; elle est d'une fort belle impression.
Lpromenàde] des MAZARINADES. 383
On y trouve les propositions du Parlement de Provence , celles des princes et généraux de la Fronde , la lettre interceptée de Don Illescas, où il est dit que la conférence n'est que pour gagner du temps, celle de Noirmoutier sur l'entrée de Parchiduc en France , les propositions du Parlement de Rouen et celles du duc de Longueville.
Il y a des Procès-Ferbaux une autre édition en petits caractères, de 96 pages , également par les imprimeurs du roi.
Ces imprimeurs étaient Antoine Ëstienne , Sébastien Cramoisy, Pierre RocoUet , Antoine Vitré , Jacques Dugast , Pierre Le Petit. (Arrêt du 24 octobre 1648.)
2896. Prodiges (les) arrives à l'emprisonnement (^des princes) et le triomphe du duc de Beaufort , en vers burlesques. (S. 1.), 1650, 8 pages. Rare.
« De cet an mil six cent cinquante Le dernier du mois de janvier. »
2897. Profanations (les) mazariniques, ou le Truchement de Saint-Denys apportant des nouvelles de sa désolation, par le sieur de La Campie , gentilhomme périgourdin. Paris ^ Pierre Targa, 1649, 8 pages.
2898. Progrès (les) des armes du roi sur les frontières de la Lorraine, et la prise de la ville de Clermont par le marquis de La Fer té Senneterre. Paris ^ veuve d'Anthoine Coulon, 1650, 7 pages.
2899. Promenade (la) de Gentilly. Paris, 1649, 8 pages.
Le plus grand mérite de ce pamphlet est de n'être pas commun.
2900. Promenade (là) des bougeios {sic) de Paris au camp de Villejuive (j/c), en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 12 pages.
« Irons-nous boire un doigt de bière Chez les Gobelins si fameux ? »
384 BIBLIOGRAPHIE [piokr]
2901 . Promenade (la), ou les Entretiens d'un gentilhomme de Normandie avec un bourgeois de Paris sur le mauvais mënage des finances de France. Paris^ 1649, 8 pages.
Une élection qui en 1628 payait quarante mille livres pour les tailles, en payait deux cent mille en 1645 et 1646; mais le rm n'en recevait pas davantage. En 1628, il y avait six mille livres de frais de perception; en 1646, les traitants prélevaient cinquante mille livres pour les gages des officiers qui ne les touchaient pas ; puis cinquante mille de non valeurs à cause de la pauvreté des paroisses ; enfin cinq sous pour livre en payant le quart comptant, et cinquante mille livres en promesses à plusieurs termes. Les ministres traitaient de ces cinquante mille livres avec des sou^ fermiers à un tiers de remise. C'étaient des prête-noms.
Les fermiers désavouaient les sous-fermiers quand les choses devenaient trop graves ; et tout était dit.
2902. Promesses (les) du prince deCondé. (S. 1. n. d.). Rare,
Placard in-4«
Détestables vers. Le prince était à Vincennes.
2903. Prompt et salutaire avis. Vive Jësus-Christ ! vive le roi! François et tous ses bons sujets. (S. L), 1649, 11 pages.
Fort mal écrit, mais curieux.
Il en a paru une autre édition en 1652, par ordre de S(m Atteste § Royale, sous le titre de : •
2904. Prompt et salutaire avis envoyé à messieurs les princes par un père capucin. Paris , Pierre Lombard,
Les exemplaires sont datés , à la fin , du 10 mai.
Un défenseur de Mazarin y a répondu en 1649 par la RemaiH trance au peuple.
[prophéties] des MAZARïNADES^ 385
2905. Pronostic (le) sur les affaires de notre temps. Paris, Michel Mettayer, 1649, 8 pages.
*I1 n'y a pas le moindre pronostic ; mais voici deux bons vers :
« Soyez moi de vertus, non de soie habillés ; Ayez chaste le corps, simple la conscience. »
2906. Pronostiques {sic) redoutables de cette prodigieuse éclipse de soleil qui doit arriver le 8® jour d'avril de la présente année 1652, nécessaires de savoir à toutes sortes de personnes, pour s'en prévaloir. (S. 1., 1652), 8 pages. Rare.
2907. Prophète (le) François , ou les Sentiments généreux d'Aristide, adressés à la reine. Paris ^ 1649, 1 5 pages.
2908. Prophète (le) véritable de messieurs de Paris, envoyée {sic) à la reine sur leurs dernières résolutions. Paris, 1652, 6 pages.
2909. Prophétie curieuse et remarquable d'un certain Rouallond, natif d'un village appelé la Rouallondière, dans la paroisse de ChoUet, près le pays de Retz, dans l'évêché de Maillezais , en l'an 1480, sur les affaires de la France. Paris , 1652, 8 pages. Très-rare.
2910. Prophéties sur les affaires du temps présent et advenir, tirée {sic) de la Centurie 1 1 , prop. 34, 35 de M. Nostradamus, et ce que dit Kepler pour la présente année 1649. Paris ^ 1649, 4 pages.
Il faut croire que cela a été publié en janvier ; car pour février, mars et avril, la prophétie de Kepler ment :
« Janvier verra l'émotion Que février appaisera.
Mars les armes rallumera ; * En avril grande sédition. )»
386 BIBLIOGRAPHIE [propositions]
291 1 . Proposition des mariniers de Paris à Son Altesse Royale^ faite par leur capitaine, de faire une armée, contre lesmazarins. Paris, Claude Bourgeois, 1652, 7 pages. Rare.
Le capitaine des mariniers ofire de lever dix mille hommes et l'argent nécessaire pour les payer, en deux fois vingt-quatre heures I
Nous avons emprunté à PAngleterre un nom pour ces sortes de nouvelles.
2912. Proposition demandée au roi par le cardinal Mazarin pour se retirer en Tun des cinq lieux suivanjts, savoir : Venise , Avignon , Casai , Pignerolle {sic) et Sedan. Paris ^ Louis Hardouin. 1652, 7 pages.
Ce pamphlet, qui n'a rien de remarquable d'ailleurs , est du très-petit nombre de ceux qui portent au titre une sphère. Il n'est pas commun.
2913*. Propositions chrétiennes d'un député à la chambre de Saint-Louis pour le soulagement des pauvres. Pam, 1652.
Cl. Jolt, Recueil de maximes pour l'institution du roi, p. 95.
2914. Propositions d'une suspension d'ai*mes faites à Stenay par monsieur de Croissy, député de Sa Majesté très-chrétienne, au député de monsieur l'Archiduc, avec la réponse dudit député. Paris, Nicolas de La Vigne, 1651, 11 pages.
Les propositions sont sans date ; la réponse , signée J. Friquet , est datée de Stenày, le 2 avril.
2915. Propositions (les) de messieurs les princes faites à messieurs du Parlement pour le soulagement du peuple. Paris, Jean Potet, 1652, 8 pages.
2916. Propositions (les) de monseigneur le duc d'Or-
[propositions] des MAZARINADES. 387
léans^ registres du Parlement de Paris, lettre de Sa Majesté portant approbation d'iceux et révocation de M. le duc d'Epernon du gouvernement de Guyenne, avec l'arrêt d'enregistrement et publication au Parlement de Bordeaux. Paris ^ Nicolas Bessin, 1650, 8 pages.
291 7. Propositions (les) du duc de Lorraine, envoyées à Son Altesse Royale et à messieurs les princes, pour empêcher les tyrannies que le sieur Mazarin veut exercer sur la ville d'Étampes, avec une lettre de son cachet envoyée à monseigneur le Prince. Paris ^ Claude Le Roy, 1 652, 8 pages.
Datée du Chesi de Fisme, le 28 mai, et signée Charles, duc de Lorraine.
Inutile de dire que les propositions et la lettre sont apocryphes.
2918. Propositions et avis donnés en l'Hôtel-de- Ville de Paris pour la décharge des grandes eaux. Paris, Pierre Rocollet, 1651, 10 pages. Très-rare.
Procès-verbal daté du 5 juillet, et signé Lemaire (greffier de la maison de ville).
La Seine avait débordé eu janvier 1649 et janvier 1651 ; il s'agissait de prévenir les inondations au moyen d'un canal de décharge pour les grandes eaux. Le sieur Dury fils, architecte du roi, proposait d'établir la prise d'eau au-dessus du bastion de l'arsenal et de conduire le canal jusqu'à Saint-Ouen. Les autres amenaient les eaux de la rivière dans les fossés de la ville, pour les déverser dans la Seine, entre la porte de la Conférence et la Savonnerie, mais avec des différences de détail.
2919. Propositions (les) faites à Poitiers, dans le conseil du roi, pour la tenue des états généraux, après le glorieux succès de la bataille remportée dans la Xaintonge sur le comte d'Harcourt par l'armée du roi,
388 BIBLIOGRAPHIE [peosopopée]
commandée par monseigneur le Prince (S. hj 1652), 2 A pages.
Le glorieux succès n*est pas même indiqué y et pour cause.
On était à la cour très-décidé à ne pas assembler les états généraux ; les propositions n'ont donc pas été faites ; mais le pamphlet est rare ; et c'est pour cela que j'ai voulu relever les mensonges du titre.
2920. Propositions faites par messieurs les députes de rassemblée générale de la province à messieurs les consuls de la ville de Toulon, et ensuite leurs réponses, article par article. Toulon^ Benoit Colomb, 1652, 8 pages. Rare.
Du 21 juin 16S2. On sait que Toulon tenait contre le dnc de Mercœur pour les partisans du comte d'Alais.
Il y en a une éàiûon jouxte la copie ^ etc. Paris, Golombd, 1681.
2921 . Propositions pour facilement et fidèlement exercer la police dans Paris pour le pain , viande et autres danrées {sic) nécessaires à la vie. (S, 1. n. d.), 4 pages.
Cette pièce se rattache certainement à l'affaire du grand pain ♦ bourgeois. Voir le Franc Bourgeois de Paris, etc.
2922. Propositions (les) que le cardinal Mazarin fiût à la France, pour obtenir son rétablissement dans le ministère. (S.I.), 1651, 19 pages.
Sottise , qui a paru également sous le titre de : Articles de la
composition, etc.
2923. Propriétés (les) diaboliques D. C. (S. 1.), 1649,
7 pages.
2924. Prosopopée (la) de la France aux bons soldats françois, tant cavalerie qu'infanterie. (S. d.), 1649,
8 pages.
[PYRiLiDE] DES MAZARINADES. 389
2925. Prospérité (la) malheureuse, ouïe Parfait abrégé de l'histoire du cardinal Mazarin, où se voit (sic) toutes les ruses et toutes les fourberies dont il s'est servi, pour arriver au faite de la prodigieuse fortune où il s'est vu, avec une relation de toutes les causes de sa disgrâce. Paris y 1651, 43 pages. Rare.
2926. Puce (la) à l'oreille, ou la Cabale mazarine détruite par l'arrivée de l'archiduc Léopold. Paris ^ Martin Maury, 1652, 8 pages.
Rare, mais détestable.
2927. Pucelle (la) de Paris triomphant des injustes prétentions d'un Italien par la force de ses arrêts. Paris ^ Nicolas Jacquard, 1649, 6 pages.
2928. Pure (la) vérité cachée. (S. 1. n. d.), 7 pages.
Aussi insolente , aussi ordurière et non moins rare que la Custode du lit de la reine.
Je n'en puis citer que ces deux vers :
(( L'Anne d'Autriche assurément Vaut mieux que la mule du pape. »
2929. Pures (les) vérités qui ne sont pas connues. (S. 1., 1652), 8 pages. Rare.
Lettre sur la mort du dtft de Nemours. L'auteur affirme que le duc a reçu l'absolution, et qu'il a vécu trois quarts d'heure après être tombé sous le coup de feu du duc de Beaufort.
L'archevêque de Sens , les évoques de Lisieux et de Genève lui auraient fait faire des services dans leurs diocèses.
2930. Pyralide (la), dédiée à monseigneur, monseigneur le duc de Beaufort, par le sieur Barrois. Paris ^ Louis Sévestre, 1649, 5 pages.
« La pyralide est, au dire de Pline, un oiseau de l'île de Chypre, qui naît dans une fournaise, sans être offensé du feu. »
390 BIBLIOGRAPHIE [ouatie]
Le sixième vers de la troisième stance manque dans Fimprimé. Je l'ai trouve, écrit à la main, en marge d'un exemplaire de la bibliothèque de Sainte-Geneviève. Le voici -.
a Par quelle occulte puissance Peut-il prendre la ntduance.,.. »
2931. Quarante -cinq (les) faits criminels du cardinal Mazarin, que les peuples instnùts envoient à ceux qui ne le sont point. (S. L), 1650^ 14 pages.
Un de ces quarante-cinq crimes est d'avoir voulu faire peser la taille sur les privilégiés et la noblesse !
2932. Quarante-quatre anagrammes sur le notn de Mazarin.
Naudé, Mmcurat ^ p. 280.
2933. Quatre (les) amants disgracies^ rapportés par énigme à quatre grands de l'État , et discourant de leurs faveurs ou de leurs disgrâces, avec une proportion entière et mystique avec celle de ceux qui sont le sujet de cette véritable fiction. Œdipo dabitur Jo- Costa, (S. 1.), 1650, 22 pages.
2934. Quatre (les) lettres du cardinal Mazarin envoyées à ses confédérés , surprises par M. de Tavannes tramant une horrible trahison , écrites de Melun, le 26 juin 1652. Paris, Claude Le Roy, 1652, 7 pages.
Invention qui ne serait que ridicule si l'inventeur n'en tirait cette conclusion : Il faut exterminer les mazarins. Cela n'est pas commun.
2935. Quatre (les) nouveaux mécontents de la cour. Paris y Clément, 1652, 7 pages.
2936. Quatre (les) nouvelles trahisons descouvertes, tra-
[qd'as-to] des MAZARINADES. 391
mées à Ponthoise (sic) par le cardinal Mazarin et ses émissaires. Paris, 1 652, 8 pages. Rare.
2937. Quatre (les) parties de la théologie dies esprits forts et des courtisans de la cour. (S, 1.), 1649, 7 pages.
Sottise.
2938. Quatrième affiche posée à Paris, le 24 juillet 1 651 , 7 pagds. Rare,
Le prince de Gondé promet aux bourgeois de Paris de ne pas sortir de leur ville, pourvu qu'il puisse compter sur eux.
2939. Quatrième arrêt du conseil d'État du roi portant cassation de l'assemblée tenue en l'Hôtel-de-Ville de Paris, le 29 du mois passé, et défense aux habitants de payer aucunes taxes en conséquence de ce qui s'en est ensuivi. Pantoise j Julien Courant, (s. d.), 4 pages.
Daté de Pontoise, le 1" août 1652.
2940. Quatrième (le) combat donné devant Étampes, à l'ouverture des tranchées, entre l'armée de S. A. R. et celle de Mazarin, où ils ont perdu plus de six cents hommes, avec le nombre des morts, blessés et prisonniers, et quatre pièces de canon enclouées, le 1*'' jour de'juin 1652. Paris^ J. Brunet, 1652, 4 pages.
2941 . Qu'as-tu vu (le) de la cour, ou les Contre-vérités. (S. 1., 1649), 7 pages.
Pièce curieuse et peu commune ; imitée du Qu'as-tu vu de la Cour, imprimé en 4617 ou 1618 et réimprimé dans le Recueil (hs pièces les plus curieuses qui ont été faites pendant le règne du Connétable M. de Lujrnes, 1625, in-8°.
u , . . . J'ai vu le Roy qui n'aimoit plus la chasse , qui ne s'ennuyoit point d'être à Saint-Germain et qui avoit une afTection
392 BIBLIOGRAPHIE [i^u'is-Tc]
désordonnée pour M. le cardinal. . . J'ay vu la Reyne qui baïssoit à mort M. le cardinal , qui aimoit d'un amour maternel les Parisiens, qui oublioit tout ce qui s'étoît passé, qui vouloit retourner à Paris pour y faire ses dévotions à Notre-Dame y et faire pendre tous les partisans. J'ay vu le petit M. le duc d'Anjou qui n'aimoit point Paris et qui soUicitoit le Roy à rester toujours à Saint-Germain , qui caressoit M. le cardinal et qui n'estoit plus d'humeur joviale , comme il avoit accoustumé , pour le desplaisir qu'il avoit de voir qu'on vouloit bientôt retourner à Paris. J'ay vu M. le duc d'Orléans, ferme dans ses résolutions, haïr Paiis , mépriser l'abbé de La Rivière, pour escouter favorablement M"" sa femme et M^* sa fille, et vouloir aller terrasser tout seul toute l'armée parisienne. J'ai vu Madame n'aimer plus à prier Dieu, aimer l'abbé de La Rivière , haïr les Parisiens et demander leur perte et la destruction de leur ville , surtout du palais d'Orléans. Pay vu Mademoiselle sans ressentiment, voir agir tout le monde sans rien dire, ne plus parler à personne , solliciter M. son père à conserver l'abbé de La R. qu'elle considéroit comme très-affectionné pour son service , et à ruiner entièrement tout Paris. J'ay vu M"** la princesse douairière ne plus vouloir prester de l'argent à personne , et celui qu'elle avoit reçu pour le Roy afin d'entretenir l'armée de M. sou fils, que j*ay vu, fort dévot, se souvenir des bonnes leçons des pères jésuites, ne plus laisser agir sa colère, ne plus jurer Dieu, devenir muet, oublier tout ce qui s'est passée avoir de l'afTection pour les Parisiens , ramener son armée en Flandre et envoyer à tous les diables le cardinal et les partisans. Pay vu M"** sa femme n'esti*e plus joyeuse d'estre mère et n'avoir plus de complaisance pour la reyne. J'ay vu M. le comte d'Harconrt fort aise d'aller combattre les troupes de M. de Longueville , et ne respirer hautement que la ruine de toute la France. J'ay vu M. le duc de Mercœur impatient, extrêmement courageux, blasmer M. son frère d'indiscrétion et de peu de courage et vouloir aller combattre toute son armée. J'ay vu M. de Metz n'aimer plus la peinture et la chasse , se défaire de tous ses tableaux et de tous ses chiens, n'aimer plus à faire la desbauche et vouloir mener une vie très-retirée. J*ay vu le vieux M. d'Angoulesme, venu de Grosbois, demander à genoux une charge sous M. le Prince et respirer la |>erte de tout le royaume. J'ay vu M"»* de Guyse employer tous les moyens qu'elle juge estre nécessaires pour sortir de prison
[ql'as-to] DtS MAZARINADES. 393
M. le duc son fils et pour le marier avec M"* de Pont. J'ay vu M" ses autres fils n'avoir aucun ressentiment de ce qu*on avoit fait à Meudon et louer toute Pentreprise de la guerre. J^ay vu M. de Nemours en dessein de venir quérir M°^ sa femme durant les suspensions d'armes et vouloir emmener le Roy à Lyon, pour les bons offices que les Lyonnois rendirent à M. son père. J'ay vu M"« de Senecey blasmer les jésuites de flatterie , n'en plus vouloir ouyr parler et prendre contr'eux le parti des jansénistes. J'ay vu M"* sa fille ne le porter plus haut, mespriser le tabouret que la Reine lui avoit donné, et faire oster de dessus son carrosse la couronne de prince. J'ay vu M. le duc d'Uzès, l'épée au poing, offrir ses services à M. le Prince pour commander dans son armée. J'ay vu M""" de Laroche^Guyon vouloir suivre amiablement les avis de M. son beau-père et de M"" sa belle-mère, et vouloir finir ses jours dans un paisible veuvage. J'ay vu M. le cardinal, oubliant la maxime de son pays, oublier tout, accuser M. le Prince de trop de violence, M. le duc d'Orléans de trop de douceur, lui-même de trop de crédulité, vouloir venir resjouir les Parisiens de sa vue et leur faire amende honorable de tout le tort qu'il leur a fait. J'ay vu l'abbé de La Rivière changer de poil et de façon ^ n'avoir plus dessein de vendre son maître, mespriser les présents du cardinal , n'avoir point d'ambition pour un chapeau rouge et vouloir retourner dans Paris, pour reconnoître la bassesse de sa naissance et demeurer avec sa mère dans la rue de Saint- Honoré. J'ay vu M' l'évoque d'Alby, abbé de Beaumont, se vouloir défaire de tous ses bénéfices pour conserver Alby, et donner de très-bons préceptes au Roy; comme le généreux maréchal de Villeroy n'a autre dessein que de ramener le Roy à Paris et de ne plus laisser passer h Lyon aucuns justes qui iroient en Italie. J'ay vu le maréchal de Schomberg jurer hautement la ruine de tout le royaume et son désordre. J'ay vu le maréchal de Lhopital persuader à la Reyne qu'elle ne doit plus respirer que la vengeance. J'ay vu le maréchal de Rantzau se déclarer coupable du crime qu'on lui impute, et en attendre la punition avec impatience. J'ay vu le maréchal de La Meilîeraye n'estre plus affligé de la goutte, ne plus jurer Dieu, n'estre plus impatient, demander pardon à Dieu de toutes ses offenses et vouloir marier son fils avec une des nièces du cardinal. J'ay vu le maréchal de Grammont , téméraire au dernier point, se repentir d'avoir fait ouvrir
394 BIBLIOGRAPHIE [qubloubs]
les passages pour laisser venir les vivres à Paris. Pay vu M. le chancelier ne plus vouloir signer aucunes lettres de noblesse, renoncer à tous les partis, surtout à celui des boues , et oonseiUer à la Reyne le prompt retour de Leurs Majestés dans Paris. Pay vu MM. de Guénégaud et Le Tellier ne plus vouloir rien signer ni pour le conseil ni pour la guerre ; et M. de Guénégaud , se ressouvenant de la naissance de son père, faire cas de tous les laquais. J'ay vu le commandeur de Jars ne point désavouer la familiarité qu'il a eue avec M. d'Émery. J'ay vu MM. de Senneterre, Tubenf et Bautru disgraciés pour n'avoir pas assez protégé M. le cardinal , et pour avoir conseillé l'extinction du prest , duquel j'ay va les sieurs Bonneau, La Raillère et Gatelan ne plus se soucier, en demandant eux-mêmes la suppression. Enfin j'ay vu les filles de la reyne n'aimer plus à parler à personne, bannir les mouches et les alïïquets; et les gens de guerre ne plus voler, brusler ni violer, vu la défense qu'on leur en a faite. »
2942. Qu'en dîra-t-on (le) de Mazarin, burlesques {sic). Paris, Antoine Quenet, 1649, 8 pages.
Ce pamphlet a été publié une seconde fois sur l'imprimé à Paris chez Antoine Quenet, 1649, avec le Remerciment des im^" meurs , etc., et la Lettre de V inconnu.
2943. Que la voix du peuple est la voix de Dieu, contlv le sentiment de celui qui nous a proposé une question toute contraire. Paris, Pierre Variquet, 1649, 26 p.
Voir Question : Si la voix du peuple , etc.
2944. Quelques remarques sur la remontrance de messieurs de lacourdesmonnoies. Paris, 1 652, 38 pages.
La permission d'imprimer, signée D'Aubray, est datée da 28 avril.
Le Parlement avait ordonné une assemblée de bourgeois pour savoir si on devait souffrir l'exposition des réaux du Pérou et le surhaussement des espèces d'or et d'argent , selon le caprice de chacun.
La cour des monnaies fit là-dessus des remontrances dans lesquelles elle accusait d'ignorance les bourgeois et revendiquait le droit exclusif de connaître de l'affaire.