DES
1462. Gabelles (les) épuisées, à monseigneur le duc de Beaufort, par N. J. T. (^Nicolas Jamin^ Tourangeau), (S. 1.), 1649, 7 pages.
Jamin raconte que deux cents ouvriers en soie de Tours sont allés quérir du sel à Nantes, qu'ils en ont rapporté une quantité telle que le prix en est tombé subitement à trente sols le boisseau, enfin qu'ils ont fait un second voyage avec des ouvriers d'Orléans, malgré la défense expresse du conseil , et qu'ils se sont ouvert le passage à coups de canon.
1463. Galimathias burlesque sur la vie du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 18 pages.
Mazarin venait d'arriver à Poitiers.
« Fait et passé l'an remarquable Que le roi n'avoit sur sa table Le plus souvent de quoi friper, Ne sachant pas où en gripper ; L'an que les lînceulx de sa couche , Même ceux où la reine couche , Se trouvèrent , dit-on , percés , Voire en maints endroits rapiécés. »
Ce pamphlet se termine par une épitaphe ordurière, dont voici le dernier vers -.
« Chacun sait toutefois qu'il chevauchoit en âne. »
B. Il ' 1
2 BIBLIOGRAPHIE [gàzetier]
S'il n'est pas tout à fait aussi rare que la Famine , ou les Putains à cul j il est bien aussi sale et beaucoup plus spirituel.
1464. Gallicinium nuper auditum, Franciam expilante Mazarino.
Quis dédit gallo intelligentiam ? Job, 38.
Qui préparât corvo escam suam. Id.
Parisiis , 1 649 , 4 pages.
Bonne latinité ; énergie et concision.
(( Dum régi per «tatem , reginse (( Matri per sexum non licet. »
« Nummus regius ,
« Senator regius , a Uterque sacra principis imago, a Imagini utrique bellum indicitur.
a Indicitur ; et tacebimus ! »
a Exulanl nummi regii ; « Regii senatores exulârunt ; « Hsc fuit scilicetyW/oruiR omnium sors. »
Pour comprendre le double sens de ce mot justorum, il faut savoir qu'on appelait justes les pièces d'or et d'argent à l'effigie de Louis Xin. Voir le Voyage des justes en Italie,
1 465. Gasconnades ( les ) , ou les Rodomontades des Gascons faites aux Parisiens et aux Normands , après le siège de Bordeaux. (S. 1.), 1650, 8 pages.
Pièce fort plaisante, qui se termine par d'assez mauvais vers.
1466. Gàzetier (le) désintéressé. Paris ^ Jean Brunet,
Deux parties, l'une de 24, et l'autre de 8 pages. La seconde partie est intitulée Suite on Deuxième suite ^ etc., chez la veuve Musnier, 1649.
£n fait , elle n'a rien de commun que le titre avec le Gàzetier désintéressé. Surtout elle n'est pas du même auteur.
Le Gàzetier désintéressé est signé D. B, Il ne manque ni de gravité dans le style , ni de correction.
[GAXBTTE] DES MAZARINADES. 3
« Notre condition est une. Il n'y a que la vertu qui nous distingue; et la noblesse ne peut pas avoir toujours été vieille. » Ce sont presque les vers de Voltaire.
YtÀr la Lettre de consolation envoyée à madame de Chdtillon, etc.
1467. Gazetier (le) désintéresse , el le Testament de Jules Mazarin. Sur V imprimé à Paris chez Jean Brunet et Claude Morlot^ 1649, 20 pages.
Ce n'est , comme le titre l'indique d'ailleurs , qu'une réimpression de ces deux pièces.
1468. Gazette (la) burlesque , envoyée au gazetier de Paris. (S. 1.), 1649, 7 pages.
L'auteur prétend que c'est Renaudot qui a introduit le mot incognito dans la langue française.
1469. Gazette (la) de la place Maubert , ou Suite de la Gazette des huiles^ touchant les affaires du temps. Seconde nouvelle. Paris ^ Michel Mettayer, 1649, 11 pages.
1470. Gazette (la) des halles, sur les affaires du temps. Première nouvelle. Paris ^ Michel Mettayer, 1649.
Trois pièces, la première de 7 pages, la seconde de i 1 , et la troisième de 14. La seconde est intitulée : Gazette de la place Maubert y et la troisième : Suite de la Gazette de la place Maubert.
Naudé dit, page 220 du Mascurat, qu'il ne faut pas les négliger; maisjene sais pourquoi il se sert de cette expression les deux gazettes des Halles, si ce n'est que la troisième ne vaut pas les deux premières.
1471. Gazette (la) du temps, en vers burlesques. Paris, 1652.
Ce sont des lettres de Loret à mademoiselle de Longueville , depuis duchesse de Nemours. Il y en a neuf , et dix si l'on compte la Gazette nouvelle ; niai^ elles sont classées d'une manière fort irrégulière .
On sait que les lettres de Loret dont la première est du 4 mai 1 650, se donnaient manuscrites et en une seule copie, qui était lue chez.
4 BIBLIOGRAPHIE [gazette]
mademoiselle de Longueville devant ceux qui ]a voulaient écouter, dit naïvement l'auteur du discours sur la Muse historique^ dans le recueil de 1658, ou qui passait en diverses mains. Plus tard il s'en fit , apparemment du consentement de la princesse et de Loret, d'autres copies sur la première, mais toujours manuscrites, » pour des gens de considération de la confidence » de mademoiselle de Longueville. Le cercle s' agrandissant chaque jour, elles arrivèrent ainsi à un libraire, qui s'en empara, et les fit imprimer, à l'insu de l'auteur d'abord, puis malgré ses vives et persévérantes réclamations.
La première qui fut publiée de la sorte, est la lettre 34** du m* livre de la Muse historique. Ensuite parurent successivement , et dans Tordre suivant, les 35% 38% 36% 39% 37% 40% 32% 23*^ et 42', celle-ci sous le double titre de la Gazette nouvelle et la Nouvelle gazette du temps , en vers burlesques.
Il ne paraît pas que Loret ait réclamé avant la publication de la Quatrième gazette du temps, c'est-à-dire la lettre 36* de la Muse historique; mais à partir de cette date, il ne cesse de gémir, de se plaindre; il menace même. Le libraire fait imprimer ses gémissements, ses plaintes et ses menaces.
« Des débiteurs de faux papiers , Pires cent fois que des fripiers , Et qui n'ont jamais les mains nettes , Font imprimer de mes gazettes....
Qu'ils finissent , je leur en prie , Cette franche friponnerie ; Ou je déclaré à ces méchants Qu^ils n'en seront pas bons marchands. »
C'est ainsi que Loret dénonce le libraire dans la lettre. 36** de la Muse historique , et que le libraire répète la dénonciation dans la Quatrième gazette du temps. Loret revient sur le même sujet dans la lettre 41 « :
a Ce détestable plagiaire , Cette âme basse et mercenaire , Qui ma gazette imprimer fit , Pour en tirer quelque profit.
Ayant , de peur de plaie ou bosse , Discontinué son négoce,....
L'a depuis peu recommencé. »
[gazette] des MAZARINADES. 5
La 42* lettre est contrefaite ; et le libraire y dit avec Loret ;
c Je crois que votre grandeur....
Sans doute saura bientôt faire Un châtiment très exemplaire De ces sots falsificateurs. »
Pourtant Loret s'était décidé à faire imprimer lui-même la lettre 39*^ que , de son côté , le contrefacteur n'a pas manqué de publier sous le titre de Cinquième gazette du temps.
n Un mal , lequel à Timproviste A surpris monsieur mon copiste , M'a fait , en cette occasion , Recourir à l'impression....»
Mais Pimprîmeur
« . . . . Sans abus ni fraude aucune. . . .
. . Doit observer cette loi De n'en tirer, chaque semaine , Qu'une unique et seule douzaine. »
La 40* lettre fut aussi imprimée par la même raison. Loret est enchanté de cette invention u excellente , dit l'auteur du discours sur la Muse historique , pour produire en même temps plusieurs exemplaires d'une seule pièce. » Ses vers
et ... A lire en sont plus aisés.
Ils n'ont ni glose, ni rature. »
On peut croire que, depuis ce moment, il renonça tout à fait aux copies manuscrites de ses gazettes. On lit en effet dans l'avis de V Imprimeur aux lecteurs qui suit le discours sur la Muse historique, que les Lettres en vers ont été imprimées^ toutes les semaines, depuis le mois de septembre 1652; et la Cinquième gazette du temps, qui est la lettre 39*, la première pour laquelle Loret eut recours à l'impression, est datée
M A Paris , le jour saint Michel l'Ange. » (29 septembre.) La Gazette nouvelle qui correspond à la lettre 42®, porte, au verso du titre j un avis où il est dit que le public recevra , toutes les semaines , un nouveau cahier intitulé : Gazette en vers burlesques.
Il importe de remarquer que la lettre 40* fut publiée par le contrefacteur sous le titre de la Sixième gazette du temps, quoiqu'il eût déjà intitulé iÇ/jJiV/w^ gazette la lettre 37'^.
6 BIBLIOGRAPHIE [généalogie]
On sait que les lettres de Loret à Mademoiselle de Longueville ont été recueillies en 1658, et publiées in-folio ; mais ce qu'on sait moins généralement, c'est que, dès 1656, on avait fait une édition, in-4**, des lettres de 1650. J'en ai vu chez M. Potier, libraire, un très-bel exemplaire aux armes du duc de Nemours, Paris, Charles Chenault, comme Pin-folio de 1658.
M. le comte Léon de Laborde a donné une excellente notice sur Loret et sur la Muse historique, dans les notes du Palais Mazarin.
1472. Gazette (la) nouvelle, en vers burlesques, sur l'arrivée du roi en sa bonne ville de Paris, première semaine. Paris^ Claude Le Roy, 1652, 8 pages.
C'est la lettre 42** du HP livre de la Muse historique. Elle a été contrefaite sous le titre de la Nouvelle Gazette du temps , en vers burlesques , du dix^neuvième octobre 1 652 .
La Fronde était finie.
1473. Géant (le) sicilien terrassé par les bons François. Paris y Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages.
1474. Géants (les) terrassés, ou la Fable historique , en vers burlesques. Paris ^ Denis Pelé, 1650, 7 pages. Il s'agit de la prison des princes.
1475. Gémissements (les) des peuples de Paris sur Téloignement du roi. Paris, Pierre Du Pont, 1649, 7 pages.
« Quelque gi*and jour qui éclaire le monde, il n'est qu'une belle tristesse quand le soleil est caché. Percez ces noires ombres , qui dérobent à nos yeux votre beau visage. »
Cette pièce a été réimprimée en 1652, sous le titre de : Requête présentée au roi sur les affaires présentes .
1476. Généalogie (la) du premier président. Paris; 1652, 23 pages.
Contrefaçon de la pièce intitulée : Lettre envoyée au roi par un docteur en théologie.
Mailly qui n'a pas connu la Lettre , parle de la Généalogie comme d'une pièce originale, dans la note de la p. 347 de son IV'' volume.
[généreuse] des MAZARINâDES. 7
1477. Généalogie (la) du prince, et comme tous ceux de cette maison ont été funestes au roi et au peuple. Paris ^ N. Charles , 1 650, 6 pages.
Sottise et lâcheté.
1 478. Généalogie, ou Extraction de la vie de Jules Mazarin, cardinal et ministre d^État en France. Ans^ersy Samuel Beltrinklt le jeune , (s. d.), 8 pages.
Un contemporain a écrit sur son exemplaire : u Impertinent discours , et indigne d'être lu par les savants. » C'est vrai.
Ce pamphlet n'en a pas moins eu quatre éditions, y compris celle d'Anvers : une à Faris^ jouxte la copie imprimée à Envers (sic) s, d.; une autre, s. 1., 1649 ; une autre encore, dont le titre commence ainsi : la Vie^ mœurs et généalogie de Jules Mazarin, etc.; toutes de 8 pages ; sans compter la réimpression qui en a été faite avec la Requête des trois États au Parlement.
1479. Généreuse (la) résolution de Son Altesse Royale, dans la dernière assemblée du Parlement (24 mai), par laquelle on peut connaître très assurément le désir qu'il [sic) a de donner la paix générale et le repos à toute la France. Paris y Jacob Chevalier, 1 652, 7 pag.
1480. Généreuse (la) résolution des Gascons où se voit : 1** la cassation de l'arrêt du Parlement de Bordeaux par l'assemblée de l'Ormière {sic) ; 2° l'emblème de leur sceau, contenant, d'un côté , un ormeau entortillé d'un serpent avec cette inscription : Estote prudentes sicut serpentes, et au revers , la liberté. (S. 1., 1652), 7 pages.
Conrart parle et de l'arrêt et du sceau dans la note de la p. 554 de ses Mémoires ^ coll. Michaud. Au lieu d'un ormeau, il prétend que le sceau représentait une ormoye {sic) , remplie de cœurs cmflammés, entre deux laïuiers. Sur les lauriers étoit un pigeon blanc en forme de Saint-Esprit. Conrart complète en conséquence la devise latine ; il ajoute : et simplices sicut Columbœ. Ce récit de Conrart est confirmé par le Manifeste des Bordelois, etc.
8 BIBLIOGRAPHIE [généreux]
Il existe une pièce qui rend sa version fort vraisemblable ; c'est V Histoire véritable d'une colombe qui a paru miraculeusement en un lieu appelé VOrmaye (sic) de Bordeaux y etc.
1481. Généreux (le) conseil donné aux bons François, avec Toccasion qui se présente avec (j'zc) Textirpation du mazarinisme, par le sieur Perpignan. {Paris)^ Pierre Bazavoine , 1652, 7 pages.
1482. Généreux (le) François. (S. 1.), 1649, 7 pages.
1 483 . Généreux (le) prince aux Parisiens de mourir (sic) pour le service du roi et de ne point souffrir le retour du cardinal Mazarin. Paris, Nicolas L'Angevin,
1484. Généreux (le) tout beau du brave Cola de l'hôtel de Chevreuse, imposant silence aux faiseurs de libelles contre monsieur le duc de Lorraine. Paris ^ Jean- Baptiste Bouched'or, à la Croix de Hiérusalem, 1652, 8 pages.
Pièce des plus niaises et aussi des plus rares de la Fronde. Cola était un corbeau.
1485. Généreux (les) conseils d'un gentilhomme françois qui a quitté le parti des Mazarins pour se retirer à Paris. Paris ^ François Noël, 1649, 14 pages.
Signé D. L.
1486. Généreux (les) pressentiments d'une fille villageoise touchant les victoires que la France doit espérer de la sage conduite du prince de Conty. Lettre parénétique. Paris y Jean Hénault, 1649, 6 pages.
Signé Charlotte Hénault.
1487. (iénéreux (les) sentiments d'un bon François, présentés à la reine par un de ses aumôniers. Paris y RoUin De La Haye, 1649, 8 pages.
[génie] des MAZARINAIMES. 9
14-88. Grënéreux (les) sentiments de la noblesse françoise contre le mauvais gouvernement de l'État par un ministre étranger. Paris ^ Denys Langlois, 1649, 8 pages.
1 489. Généreux (les) sentiments de Mademoiselle, exprimés à monseigneur le duc d'Orléans, son père. Paris^ Philippe Clément, 1652, 8 pages.
L'auteur raconte qu'ayant été présenter des vers mal fagotés à un prince , il fut égratigné par un singe, parce qu'il était mal vêtu.
1490. Généreux (les) sentiments de nos seigneurs les princes, envoyés à Son Altesse Royale sur son retour pour s'opposer au passage du cardinal Mazarin. Sur P imprimé à Bordeaux ^ 1 652 , 7 pages.
1 491 . Généreux (les) sentiments du véritable François sur la conférence et paix de Ruel , avec exhortation à tous bons François de ne point poser les armes que le cardinal Mazarin ne soit mort , ou hors du royaume, conformément à l'arrêt du 8 janvier 1649. (S. 1.), 1649, 8 pages.
Remarquable de style.
1492. Génie (le) de Paris, découvrant la cause des malheurs du temps. Paris ^ 1652, 16 pages.
Insignifiant et rare.
1493. Génie (le) démasqué, et le temps passé et l'avenir de Mazarin, par un gentilhomme bourguignon.
Paris y veuve d'André Musnier, 1649, 8 pages.
Spirituellement écrit. Ironie fine. C'est d'un écrivain.
Gë pamphlet paraît avoir été publié également sous le titre qui
10 Bitt^OGRAPHIË [gloire]
suit : le Temps passé et l'avenir et le génie démasqué de Jules Mazarin,
1 494. Génie (le) François parlant au roi pour la paix , ou la Remontrance faite à Sa Majesté par messieurs les députés afin de ne plus rappeler Mazarin et de revenir dans sa bonne ville de Paris. Paris ^ 1652, 19 pages.
1495. Génie (le) françois sur les malheurs des affaires de la cour, touchant l'arrivée du duc de Lorraine au palais d'Orléans. Paris, 1652.
Je n'ai rencontré de cette pièce qu'un exemplaire incomplet.
1496. Gentilhomme (le) françois armé de toutes pièces pour le service du roi, adressé à messieurs les princes et autres seigneurs de la cour. Paris^ Nicolas Gasse, 1649, 7 pages.
C'est une pièce de 1615, accommodée aux circonstances de 1649. Dans le pamphlet de 1615, il s'agit du voyage de Bordeaux^ dans la reproduction de 1649, il s'agit du voyage de Picardie apfès la paix de Saint-Germain.
« Obéissons seulement; ce sont là les bornes de notre devoir. »
« Chérir ce qu'il aime , honorer ce qu'il affectionne , aller où il veut, faire ce qu'il commande, le suivre OÔ il lui plaît. >»
« Quant à moi, je suis prêt, armé de toutes pièces; j'ai en tète la fidélité, sur le cœur le courage, aux bras, aux mains la force et la valeur, aux pieds l'obéissance; et partout où le roi commandera d'aller, je suis armé de constance. »
1497. Gibet (le) de Mazarin dressé dans la ville de Compiègne par le commandement de messieurs les échevins , avec la lettre de compliment envoyée audit cardinal pour son éloignement de ladite ville. PariSy Nicolas Macé, 1652, 7 pages.
1 498. Gloire (la) familière , ou la Description populaire de la bataille de Lens , remportée sur les Ëspagi^ls
[gouyernement] des MAZARINADES. 11
par M. le prince de Condé, en vers burlesques. (S. 1., 1648), 12 pages.
Très-rare. Il s'y rencontre quelques traits assez spirituels.
1499. GTorieuse (la) conduite de monseigpieur le duc de Nemours^ et les avantages qu'il a remportés sur les troupes du maréchal d'Aumont, avec un petit avis aux Parisiens. Paris, Jacques Girard, 1652, 8 pages.
Il s'agit du passage de la Seine à Mantes.
1500*. Glorieux (le) retour à Paris des princes de Condé, de Conty et duc de Longueville.
Bib, lust., 23262.
Extrait de la Gazette.
1 501 . Glorieux (les) travaux du Parlement pour le maintien de Tautorité du roi et pour le soulagement de ses peuples, par L. D. M. E. J. Du Bail. Paris, François Noël, 1649, 16 pages.
Quelques détails à conserver. Par exemple la galerie du Palais Royal où le Parlement délibéra pendant les barricades, avai^ gardé le nom de galerie du Parlement.
1 502. Gouvernement (le) de l'état présent, où l'on voit les fourbes et tromperies de Mazarin. Paris, 1652, 13 pages.
C'est la Miliade de Richelieu, arrangée pour le cardinal Mazarin et publiée, pour la première fois, en 1649, sous le titre de : Tableau du gouvernement présent ou V Éloge de son Éminence, etc.
Il ne faut pas la confondre avec la Miliade ou V Éloge burlesque de Mazarin , etc.
1 503. Gouvernement (le) présent, ou Éloge de Son Éminence. Satyre ou la Miliade. (S, 1.), 1649, 15 pages.
Ici, le texte de la première Miliade a été conservé.
12 BIBLIOGRAPHIE [grand]
On sait que rédition originale de ce pamphlet est de 1635. £lle est en caractères italiques.
La critique ne s'est pas encore prononcée entre les auteurs présumés de cette terrible satire. Elle laisse le choix entre Favereau, conseiller à la cour des Aides , d'Estelan , fils du naréchal de Saint-Luc, etBeys, bon poëte du temps.
1504. Grand (le) ballet ou le Branle de sortie dansé sur le théâtre de la France par le cardinal Mazarin et par toute la suite des cardinalistes et mazarinistes. De l'impression de Baie, en la boutique de maître Personne , à la rue Partout, à l'enseigne de la Vérité toute nue en hyver. (1651), 20 pages.
Pièce plaisante , mais dont les airs sont détestables. Elle n'est pas commune.
Mazarin était déjà arrivé à Sedan.
1 505. Grand (le) bréviaire de Mazarin réformé à l'usage et utilité de la France, par nos seigneurs du Parlement. Paris y Claude Morlot, 1649, 8 pages.
Pièce plaisante qui contient de curieux détails sur les habitudes de Mazarin.
1 506. Grand (le) combat du Parlement et du conseil du roi , proposée (sic) par le cardinal de Retz à Son Altesse Royale sur le retour du cardinal Mazarin. Paris j Ricard, Le Bossu, 1652, 7 pages.
Mauvaise pièce que je ne crois pas des plus communes.
1507. Grand (le) conseil tenu, tous les diables assemblée {sic)^ touchant le refus de Mazarin, avec la lettre escritte {sic) à Caron sur ce sujet. (S. 1.), 1651, 8 pages.
1508. Grand (le) dialogue de la Paille et du Papier, contenant ce qui peut se dire de plus considérable sur
[grand] des MAZARINADES. 13
ces deux sujets, avec leurs raisonnements sur les affaires d'État, le tout en style vulgaire. Première partie. (S. 1., 1652), 26 pages.
Mailly juge ce pamphlet bien sévèrement : « Cet ouvrage étoit, comme presque tous ceux de ce temps , rempli de fades quolibets, de pointes détestables et de turlupinades dégoûtantes. » Note delà page 619 de son V® vol.
On avait déjà publié à la louange de la paille le Bouquet de Mademoiselle que je n'ai pas rencontré , et V Apothéose, L'auteur cite une douzaine de vers du Bouquet y où la paille est préférée à toutes les fleurs.
Y a-t-il eu une seconde partie?
1 509. Grand (le) duel de deux damoiselles frondeuses , sous les noms de Clymène et d'Amarillis. (S. 1.), 1 650, 7 pages.
Rare et détestable.
Ce pamphlet a pourtant été réimprimé, en 1651 , sous le titre de Récit du grand combat donné entre deux dames de la ville de Colo^ gne et les deux nièces du cardinal Mazarin,
1 51 0. Grand (le) (iersay battu^ ou la Canne de monsieur de Beaufort au festin du Renard aux Thuileries, en vers burlesques. Paris, 1649, 15 pages.
1 51 1 . Grand (le) miroir des financiers, tiré du cabinet des curiosités du défunt cardinal de Richelieu, où Ton voit : 1" l'homme d'Etat en matière d'intérêts ; 2** l'ordre de manier les finances ; 3" les moyens de faire profiter l'argent du roi , l'avancement de la fortune des intendants et son déclin ; 4^ le discernement des maltotiers avec les officiers légitimes de l'épargne ; 5** discours nécessaire à tous gens d'affaires et de finance. Paris, 1652.
Exemplaire incomplet, quiÉe contient que l'avis au lecteur. Gela paraît être ua^loge de Richelieu, réimprimé seulement pour la Fronde.
14 BIBLIOGRAPHIE [grand]
1512. Grand (le) poète burlesque de l'école d'Asuières, en vers burlesques. Paris ^ Sebastien Martin, 1649, 6 pages.
1513. Grand (le) ressort des guerres civiles en France, faisant voir dans les vies de tous les ministres d'État qui se sont ingérés de nous gouverner, 1" qu'ils ont toujours été la source de toutes les dissensions publiques et le sujet qui a fait prendre les armes aux grands du royaume ; 2^ qu'ils ont eux-mêmes fait naître et entretenu les guerres civiles, comme un moyen propre pour se rendre nécessaires aux rois et pour se maintenir dans le ministère ; 3° qu'ils ont employé tous leurs artifices à détourner la connoissance des affaires d'État aux rois et fait tous leurs efforts pour abattre les princes et tenir les peuples dans l'oppression. Le remède nécessaire et politique à tous les désordres est : 1 ° de donner un conseil de sages têtes au roi, qui l'instruise dans l'art de régner par soi-même; 2** d'éloigner de lui, comme des pestes d'État, tous ceux qui voudront s'opposer à ce louable établissement ; 3" d'établir de rigoureux supplices pour les ministres qui passeront leur devoir, qui est seulement de donner conseil à leur souverain^ sans jamais rien entreprendre de leur tête, de rendre le rang aux princes du sang qui leur est dû par leur naissance, et donner le repos aux peuples. (S. 1.), 1652, 52 pages.
Il n'y a ici que les vies des ministres de la l'* race. L'auteur promettait celles des ministres de la 2* et de la 3* ; les a-t-il données ?
Son pamphlet pourrait être meilleur ; mais il n'est pas commun. U doit être de la fin d'août ou du commenoement de septembre ; car Mazarin était sorti du royaume pour la seconde fois.
[gaippemenaud] des MAZARINÂDES. 15
1514. Grande (la) conférence des hermites du mont Yalérien sur les affaires de ce temps ^ présentée à monseigneur le duc de Beaufort. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 8 pages.
1515. Grande et merveilleuse prédiction touchant les affaires du temps présent, et même de ce qui peut arriver dans le cours de cette présente année 1 650 , tirées (sic) des Centuries de Nostradamus. Am^ers , 1650, 4 pages.
1 51 6. Grande (la) réception de messieurs les princes au Palais Royal et ensuite au Palais d'Orléans, avec l'ordre de Sa Majesté. Paris, 1651, 8 pages. «
Pièce rare et originale dans la forme. Ce sont des vers, mais imprimés à la suite, comme de la prose ; et même en les lisant, on peut encore aisément s'y tromper.
1 51 7. Grandeur de l'Astrée parisienne sur Minerve et Bellone , en vers burlesques. Paris , Claude Morlot , 1649, 8 pages.
<i Dans ce lieu (le Parlement) comme dans l'église Dieu nos prières autorise ! »
22 avril.
1518. Gratulatio ad augustum supremae curiae Parlamentiparisiensis Senatuia, quod post multos magnosque , existantibus (sic) motibus , exantlatos (sic) labores, ad optatum finem res omnes perduxerint. (S. 1., 1649), 7 pages.
1519. Grippemenaud (le) de la cour, où Ton voit la fourbe avec laquelle le cardinal Mazarin a voulu attraper les intendants des finances. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 8 pages. Rarh. \'
L'auteur raconte que huit intendants des finances allèrent $aluer
16 BIBLIOGRAPHIE [guerre]
Mazarin à son arrivée à la cour. Celui-ci refusa de les recevoir en corps , parce que , disait-il , il ne s'occupait pas des affaires de rÉtat ; mais il les reçut chacun en particulier et leur demanda un prêt de vingt mille livres. Tous promirent, excepté Mauroy qui, fort embarrassé, en parla aux autres et découvrit ainsi que Mazarin s'était fait donner la même promesse par chacun. Gargan seul paya parce qu'il n'avait pas vu ses confrères.
Voilà Grippemenaud. Cela prouve seulement que l'auteur avait lu Rabelais.
1520. Grotesque (le) carême prenant de Jules Mazarin, par dialogue. Paris, 1649, 8 pages.
Il y a des exemplaires qui portent Grotesque .
1 521 . Guerre (la) burlesque, ou Tlnjustice terrassée aux pieds de M. de Beaufort. Paris, Nicolas Jacquard , 1649, 12 pages.
L'épître dédicatoire au duc de Beaufort est signée De LaFrenaye. Il semble que l'auteur avait précédemment écrit un petit œuvre
« Du nom de justice éclairée Des rets de la voûte dorée. »
Est-ce la Justice triomphante ?
1522. Guerre (la) civile, en vers burlesques. Paris, Claude Huot, 1649, 11 pages.
Boutade plus gaie que spirituelle.
a Puisque mon style eslr^assez drôle ,
Et qu'après le demi setier,
Que d'un trait je bois tout entier, . . .
J'assemble des termes bouffons. . . .
" Puisqu'en cette sorte d'écrire
Autrefois je vous ai fait rire , ,
Faisant pleurer un carnaval
Qui se plaignait d'un cardittil. ...»
C'est la Plainte du carnaval et de la foire Saint-Germain , fetc.
1523. Guerre (la) d'^ée (sic) en Italie, appropriée à l'kistoire du temps*, ^ en vers burlesques, dédiée à
[6UE&RB] m^ mamrinadës. 17
M. le marquis de RQq^e^aure. P^i/.^^ Frfinçois Lecointe,, 1650, 32 cages. ,; , ^ ,; >, , . .
L'auteur a signé l'éjutre dédicatoiredu nom de Braizer. Le père Leiong a écrit, par erreur , fimcief,^ . ,
Il est assez difficile de retrouver là l'histoire du temps. On y voit seulement quatre ver^ <jù lé Parlèriiént est accusé d'avoir fait la guerre pour le droit annuel , un passage où l'on peut croire que Mazariû est peint sous le nom. de Mézence. Énée serait le prince de Condé. Mais tout cela n'ost rien moins que net. ^ ^
1 524. Guerre (la) desMenardeaux, ou la Fameuse bataille de la rue Neuve Saint Louis, donnée entre quelques brigades des compagnies dé la milice de Paris, le 25 juin 1652, avec Tapologiedes vainqueurs et l'oraison fimèbre des morts, en vers façon de burlesque, par uii. disciple de Scarron. (S. L), 1652, 24 pages.
Ce combat où ^ y eu$ en efîet des morts et 4es blessés, a été appelé- guçrre de3 M^nardeaux^ parce que la compagnie qui fut assaillie aux abords du palais était celle dont JMenardeau-Ghampré, coitedAler au Parlement^ était capitainei.il fut formellemept excepté de l'amnistie par l'arrêt de vérification.
La pièce n'est ni commune ni bonne.
1525. Guerre (la) des tabourets. Livre premier. Sommaire des sections. Paris y 1649.
Deux livres ou parties '<le 7 pages chacun. Le titre du second livre porte : De la guerre, etc. ; et après les mots ; Sommaire des sections, il ajoute : VAntitabouretière, S. 1. n. d. Ce second livre est en vers, et le premier en prose.
On rencontre des exemplaires du premier livre dottt lé titre efst aussi -y De la guerre, etc. ; mais ils ne contiennent pas le dizain fort spirituel et fort libre *^ termine* ici le pamphlet.
Voir V Élégie sur la jalousie dés culs de la ùôur.
1526,. Guerre (la) déclarée au cardinal Mazarin. (S. 1.), 1650; 8 pages.
in£gèâte fktras, comtposé'de lambeaux arrachés à divers pamphlets. , . .
On en trouve des exemplaires s. L n. d.
18 BIBLIOGRAPHIE [goeuseriëI
1527. Guerre (la) déclarée par Son Altesse Royale et messieurs les princes au cardinal .Ma:;;arin et ses adhérents, en vertu des déclarations et arrêts du Parlement. Paris y Filbert Gautier, 1652, 8 page^.
Pamphlet trop insignifiant pour qu'on -fieieine' compte même de sa rareté.
1 528. Guerre (la) en fuite hors du royaume de France, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
1529. Guerre (la) ensevelie. (S. 1., 1649), 8 pages.
Ce pamphlet a aussi paru sous le titre de : la P. guerre ensevelie i
1530. Guerre (la) mourante par la nécessité de faire la paix, prouvées {sic) par les meilleures maximes du
gouvernement des États. Paris ^ 1 652, 1 9 pages. Rare*
On disputait sur l'amnistie. Le parti des princes qui se sentait abandonné, ne gardait plus de ménagements , même envers ses alliés : a Pour ce qui est de messieurs de Paris et de nos seigneurs du Parlement, on ne peut voir des têtes plus préparées à la servitude. »
1 531 . Guerre (la) sans canons , raillerie en vers burlesques. Paris y DenysLanglois, 1649, 8 pages.
Sans canons de hauts-de-chausses.
1 532. Guerrier (le) politique, discours qui pourra servir de mémoire à l'histoire, dédié aux curieux. Paris ^ 1649, 30 pages.
Il résulte d'une lettre de S. D. S. A. à D. L. B. que le pamphlet tot de ce dernier ; que D. L. B. était médecin ; qu'il n'avait que vingt-deux ans, et qu'il avait déjà communiqué à S. D. S. A. plusieurs pièces en prose et en vers.
Le Guerrier politique a été écrit après la paix. C'est une apologie du prince de Condé, que Thistoire n'aura garde de consulter.
1 533. Gueuserie (la) de la cour. (S. 1.), 1 649, 1 6 pages.
Tableau plaisant de la misère des courtisans, et considérations très^'sensées sur Pimpôt.
[GUTsme] DES MAZÂRINADËS. 19
1 534. Guide (le) au chemin de la liberté , faisant voir : V que les François sont traités en esclaves ; 2® cpi'ils ont droit de tout faire pour sortir d'esclavage. Paris y 46529 QA p^es.
Le cheBDtn de la 'liberté, c'est le transfert de l'autorité souveraine au duc d'Ortéans. L'auteur veut que le prince soit élu roi. Il âppttlte cela faire demi-tour à droite.
Mauvais raisonneur, historien ignorant et pauvre écrivain.
« Le roi fait la guerre ; pour qui ? pour le bien de son peuple ? oui, mais pour l'avoir, et non pas pour lui procurer... On dira que les Espagnols se saisiroient de la France si les armées ne l'empécholent. J'estime que , quand nous serions sous la domination du Turc, encore serions-nous mieux en toutes façons que sous l'empire de ceux qui nous gouvernent. >»
« La monarchie françoise fut remise entre les mains de vrais Gaulois lorsque Hugues Capet , descendu d'une ancienne race des princes d'Anjou, reçut la couronne. »
r J'ai rencontré un exemplaire de ce pamphlet sur le titre duquel un contemporain avait écrit .
Non tantitm indignas^ sed dignus igné libellas.
Mailly cite le Guide au chemin de la liberté dans la note de la page 60 de son V* volume.
1535. Guide (le) de Mazarin sortant hors de France et leurs entretiens en sortant de Paris. (S. l.), 1654, 8 pages.
1536. Guyenne (la) aux pieds du roi, qui se plaint de ses enfants et qui demande à Sa Majesté la continuation de la paix interrompue ; discours moral et politique qui montre Tobéissance que Ton doit aux rois, et Tobligation à quoi Leurs Majestés sont engagées d^aimer et de conserver leurs peuples , dont ils sont les protecteurs et les pères. Paris ^ 1649, 22 pages.
Pamphlet royaliste, aussi plein de bon sens que de mauvais goût. « On dit que de la fleur de Lys, il se tire une huile qu^ est non
20 BIBLIOGRAPHIE [HiabHfiUE]
seulement d'agréable odeur, mais très-utile aux maux de tête. » <c La justice est la fin de la loi ; la lot est l'csuvi'e du ttn^; lé roi est Touvragc et le chef-d'œuvre du grand Dieu. » , ; >
1 537. Guyenne (la) victorieuse contre àeé tyrans.' PS'is^
C'est un chant de victoire à l'occasion de la prise ^ du «château Trompette. L'auteur affecte de dire nous en pajrlant des Parisiens ; mais je suis bien trompé s'il n'est fi»as Gascon.
1538. Haine (la) irréiconciliable de la paix et de la guerre, en vers burlesques. Paris, veuve Théod. Pépingué et Est. Maucroy, 1649, 16 piages.
Même pièce que le Festin de la paix et de la guerre interrompu,
1539. Harangue à la reine par messieurs lés curés des bourgs de Sceaux, Palaiseau, Fontenay-aux-Roses, Sèvres, Meudon, Clamart, Carmes déchaus de Charenton et autres des environs de la ville de Paris, sur les actes d'hostilités, sacrilèges, viols commis dans les lieux saints et maisons par les troupes mazarines. Au" dite hœc^ omnesgentes; auribus percipite^ giUkabita'tis orbem. Psal. 48. Paris ^ Pierre Sévestre , 1649, 12 pages.
Le fond de cette harangue est vrai ; mais la harangue ne l'est pas.
1540. Harangue à messieurs les échevins et bourgeois de Paris , touchant tout ce qui s'est passé depuis les barricades jusqu'à présent, par le sieur Drazor, Champenois. Paris j François Musnier, 1649, 8 pages.
1541. Harangue au roi pour la paix, par un ecclésiastique. Paris y veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 12 pages.
[m^RAmm] DES MAZARIIVADËjS. 21
4542. Harangue au roi^ «éant en son lit de justice, par M. Talon, son avocat général . Paris , Nicolas de La Vigne, 1649; 7 pages.
$ur la déclar^on da 31 juillet 164^.
Mén^ pièce qfie la Haimmgue faite au roi par iponsieisr Ta^ ^lon, etc.
1543. Harangue burlesque faite à Mademoiselle, aii nom des bateliers d'Orléans, contenant le narré de son entrée dans la viUe. Orléans , GiU^ Hotot, 1652, 1i pag«s»
Ce pamphlet de d'Angerville est spirituel et rare.
1544. Harangue (la) célèbre faîte à la reine sur sa ré-^ ^gçjace. Paw, Toussaint Quinet, 1649, 30 pages.
£HèeM de 1648^ ayant la*paix; de Munster.
(SaîM^Ange dit àMascnrat : « A propos de Balzac , tien&<4u qu'il voudroit avouer la Lettre à monsieur de Beaufort pour sienne? »
Mascurat : « Si je ne me réglois que sur le style pour en juger, je ne f en pourrois quasi que dire ; car elle n'est pas mal contrefaite; nisâ^* It l)ien^éldicé' itie fait croire que Balzac n'aura pas voulu donner le même encens à Af. de Beaufort. qu'il avoit donné un peu auparavant à' sa partie adverse par une lettre aussi grande qii'uh vdfumè/ et de laquelle ses adorateurs disoiéùt , quoique avec bien plus dis flatterie que de raison, que c^étoit le demier effort de son éloquence. » Page 13.
Cette lettre , aussi grande qu'un volume, c'est la Harangue célèbre y etc.' Balzac y fait, à la page 29 , l'éloge le plus pompetûc du cardinal Mazarin.
J'accote doQc cette indication d'un contemporajua, qui a écrit sui* un exemplaire, aujourd'hui à la bibliothèque de Sainte-Gene> viève : M, de Balzac.
Il est facile de voir à la manière dont s'exprime Mascurat , que Naudé ne doute pas de l'authenticité de la Lettre de M. dé Bedzac à monseigneur le duc de Beaufort, etc.
tt Quand M. le Prince fut mis en liberté , Balzac lui envoya une lettre latine imprimée, avec deux petites pièce^ de vers latins, aussi
22 BIBLIOGRAPHIE \ [harangué]
imprimées, Tune sur sa prison, l'autre sur la mort de madame la princesse sa mère, où, à son ordinaire , il donnoit à dos à celui qui avoit le dessous, et traitoit le cardinal Mazarin de semi vir; et pour montrer à M. le Prince qu'il a fait ces vers-là durant sa prison, il en prend M. l'évéque d'Angouléme à témoin. Dans ces vers il appelle le cardinal imbelle caput, comme si un cardinal devint être guerrier; et puis celui-là a été à la guerre. » {Tallçmant des'^ Réaux^ t. m, p. i70.)
On peut croire que Naudé savait, aussi bien queTallemant des Réaux, à quoi s'en tenir sur la fixité des opinions de Balzac.
En 1652 , le célèbre écrivain , dégoàté des intrigues de la Fronde et effrayé des fureurs de la guerre civile , s'élait éloigné du duc de Beaufort sans revenir à la reine. II songeait alors à se réfugier en Hollande. Le iO mai, il écrivait à Conrart : u Si Dieu n'a pitié de pous, et ne nous envoie bientôt sa fille bien-aimée, qui est madame la Paix , je suis absolument résolu de fuir des objets qui me bles-^ sent le cœur par les yeux. Quand je seroisplus caduc et plus ma-^ lade que je ne suis , je sortirais du royaume, aujbuizard de mourir sur la mer si je m'embarque à la Rochelle, ou d<^ mourir dans une hôtellerie si je fais mon voyage par terre, h
1545. Harangue d'uo capitaine s^llemamd^ faite à la reine de France. Pari^, Robert Feugë, ^6A9« 8 pagç^,
154^. Harangue d'un R. P. Célestin à la reine, sur la jonction de l'armée de Tarchiduc Léppol^, conduite par le duc de Vithemberg (sic)^ avec celle du prince, (S. 1.), 1652, 7 pages.
Voir la Hiirangue faite à la Heine par un révérend père Chqr-^ treuàs , etc.
1 547. Harangue de feu monsieur le marquis de Clanleu à la garnison de Cbarenton, un peu devant l'attaque, avec tout ce qui s'est passé de plus remarquable, et les dernières paroles qu'il dit en mourant, le tout selon le rapport d'un officier de cette garnison, qui s'est sauvé depuis peu des prisons de Saint-Germain, pièce nécessaire à tous les officiers de l'armée et à ceux de
[bajungoe] des MAZARINâDëS. 23
la milice bourgeoise. Paris ^ Charles Chenault, 1649 ,
1548. Harangue de U ville de Paris à M. de Brous- «el, conseiller du rc^, sous-doyen de la grande chambre ^t {ifrëvost. des marchands de Paris. Paris y veuve M^L^GuiUemoty 1652^ 8 pages. .
^, a On vous' regarde aller tous les jours au palais à pied , à l'âge 4e .78^ an$ , pai^.les pluies et les vents , par les froids et les chaleurs lèà pras excessives et les plus fâcheuses , et cela pour esparguer le sang du peuple et l'argent des pauvres plaideurs. On sait que vos pt^ottiei^ades , Vos jeyx, vos plaisirs , vos maisons de plaisance et tes Avertissements^ ne sont autre que l'exercice de vostre charge et ia pratlique de toutes sèrtes de bonnes œuvres. On dit de vous œ -que les Grecs disoient de Périclès*que , parmy tant d'employs et tant d'affaires importantes , il n'augmenta jamais d'une seule dragme les bieip que son père lui avoil l«dssés. Ce noble reprache vous a esté fsgit en plein sénat ; et celui qui vous en accusa, comme d'une injure conforme à la corruption du temps , a été condamné d^ gens de bien ; et son impudence a desconvert vostre intégrité, pensiant la blasmer et .lui donner atteinte. Tous vos clients confessent qu'au lieu de prendre de l'argent pour faire l'injustice , vous refusez celui qm vous appartient pour vos vacations ; et les pauvres publient partout que, bien esloigné de recevoir les droits et les espioes^ qu'ils vous doivent , vous leur en donnez du vostre pour lever les jugements et arri^sts fijivorables qu'ils ont obtenu de vostre équité et de vostre protection. Je le scais ; et je l'ay veu après beaucoup de tesmoignages irréprochables. »
Je neveux rien rabàth*e de ces élbges; mais la vérité' ih'oblige à dire que Broû^sei avait ùïië ràaison'de plaisance à Pontoiie.
f 549< Harangué de messieurs les députés du Parlement de Rouen, faile^ à monseigneur le duc de Longueville, à leur retour déSaint-Germain-en-Laye.'Pam, Guillaume Sassier, 1^49, 8 pages. Peu commune. ^
1550. Harangue de monseigneur rarchevêque de Jlouen,
primat de NowijlljMie , faite au roi en sa réception à
. Gaillojiy recueille par quelqu'un des assistants, ama*
24 BIBLIOGRAPHIE ^ ' [BAKikKGOBJ
leur de la itoyautë «t de la province, le 26 février 1650 . Paris j Mathieu Colombel , 1650, 8 pages.
1551 . Harangue de monseigneur le marqùi^ d^rmond, vice-roi d^rlandé, dans rassemblée des catliôlî(|iies de ce toyaunie-là , sur la' conclusion de leur paix 'et leur union pour venger la mort dé leur défuùt roi, et aissur^r le nouveau dansées États,' dôtfnéef à BLilkénny eo Irlande. Paris ^ François !Preuveray^ 464
1 552. Harangue de M. le chancelier, âuté à Sa MaiestSé^ sur le danger qu'il y a,pe quclçjue cVangf î^ei^t d^Ëtat, à moins que. la paix na 3oit,bi«Ptat cqoo)w.*P4/UP^^9 DenysCourtain, 4652, 16 pagwv
Ohjdonne à Denys Gptii^n le dtre d^pniheiii^' du it>^ or;' rimprimeur dn roi à Pôntôise ne s'appelait lità'Deto;^s'm Côùrtaitiy mais Julien Goorant. i . .
De plus, si lé titre dùT pamphlet attribue la harèbg^é au chancelier, le texte là rend au maink^hal de Xhospital. (Test/ en effet, une contrefoçon de VAvis sinéèhsdu màrich'arde Zhàsfiitàt dtmhé à Sa Majesté dans Samt'l)enf s'; éie. '\ *' . '" '
iîJ»:.î. ■'. ;i
1553. Harangue (la) de M. le premier président,, faite au cardinal Mazarin^ à son* arrivée dans la ville dé Poitiers'. (S. 1., 1652); 14 pages.' "' '
U y a dan$ cette publication .une, iiftei^tiç|i^ ci'épigran^mè contre le premier président ; et la pièce n|e^t (yi$ c^pipiiui^e. ..
1554. Harangu/e de AL, le président «de rNd^nioiid, Qiite . au roi «dans' Saint-Denys^ îseloa lei pt^iJI «pouvoir que
loi ont donnéSon Altesse Roy ale>.lMkinaîeiir le Prince, le Parlement et la Villoi Par«(, .l^ii^ Irie^Mabe, 1 652,
1555. Harangue de monsieur dé Ç^s y' conseiller du * Foi eh ses conseils, fisiiteà Son AltesiiëBcyale, le'lO mai
1652 y louchant .ks: dé^r4r6$ et les tyranniesi . 4et . .M iataria* Parier Jacob CheVîsJiei?, 1 652, 8 pagçs,
Ce M. de Pénis , que Gonrart appelle Pény, était ub tié^orier de France de.Lin^pgeç. Il avait épou3é une; nièce^ d^ Broussel. Qn trouve sur lui d'intéressants détails d'ans les Mémoires de Coni]art ^ note de la page 549, Coll. Michaud.
^^LaLff4rdUgUê' est i>are. 'V^oir la. RelatiGH viêritùhle"de' te' qui^ésé pa$84)fiwpalsU'd'Orlé€in9ytouohan$ le discours de M> de Pénis , e^c.
i 556. Hàrabgtté de M: Servîenft (sic)j feîte aux HoUiÉi«dois, ^i^ Je sujet de leur traitéde paix avec fEspagti^. S. 1., 1649, 15 pages. .....;;
Le traité n'était pas conclu ëncoirc. Cest tfné dës-^îècés qui Ant éfë' piaibliéès pour justifier Mazarïn du reffrocKè de làt'avotr^s vbuhi faire lapiaiix aVec PË^agne ,à MuûsSciPÏ ' '
1555'., fl^^g^e;(}a);4e^.iprQyij|pii^W,^^ la reipe «pour le p^och^in retour du rpi en sa bonâe ¥i}le dei 'Barîs. i^a^w, t6iî^9, 15 pages. ' i f ti :
Apjres la paix de Saint-Germain^ **,
1 558. Harangue (la) du Courrier extraardinai^e.eiivoyjé^^, ^(<^^b}par'tlOt^e Salnt-Pè!re le Pape à lareiiie rëgenté.
P^nV;;'^(ïuillatifae Sissièr^^ ' .
1 559. Harangue du député de la ville de Lyon a nos seîgritetîits au Pa'riëméÙt et "à' àiesàièùrs fes preVôt dèrf marchands etécfilévW dte^la-^lle' de Paris. Pi;rrV>,
Claud«JWQriat,;ft64a,i,7p^e^; ,:, sn ;;:^ .;;:, î
- : Le député • ofi&e dix» mille cavaliers armés ^(i équipés ; il imiiQj^ce qpmzie qijille ii)ui4$ 4e t>)és.^^ les liypip^i^i oQt.^nis sur ]a Impure !
1560. Harangue '{la)' ^u roi de la Grande^Bhetagxië à • la reine de<i?VimceÎ9 iîriteau^hâteau de Saiat-Gêrina}n-
•"en^Layey le 6® jour de mai 16S2, sur Talrrivée de messieurs le^ députés des prind^ et dû Parlement. P£i«|û:^ 1652^7 pagres.. x
PauVre invention !
26 BIBLIOGRAPHIE [harakgiie]
1 561 • Harangue du roi faite à tous ses peuples sur son retour en sa bonne ville de Paris. Paris ^ 1652, 7 pages.
Pièce rare , bien écrite et qui n'est pas indigne de la majesté royale.
1562. Harangue en proverbes , faite à la reine par un notable bourgeois de la ville de Pontoise, deux jours
.jivant le départ de Mazarin, pour obliger cette prin- :Cesse à consentir à son éloignement par les raisons cyaprès déduites. Paris ^ 1652, 32 pages.
Assez originale enfilade de proverbes.
Mazarin dît à la reine : <c Je viens de Tours; je vous apporte roses et fleurs et nouvelles de vos amours. Vous plaira-tnl que je m'assise auprès de vous ? »
« Ne savez-vous pas qu'on le (Mazarin) trouve peint dans les livres prophétiques du temps à la façon d'un grand serpent enter-' tUlé autour de l'épée royale, où il tient dans sa guçule une poignée de verges dont il fouette la France, et tr^ûne de sa queue deux meules de moulin dont il l'accable , aussi bien que la couronne du roi votre fils. »
Les livres prophétiques dont parle l'auteur anon3nne, sont désignés sous le titre de Figures de Paracelse dans ia Réfutadon des louanges données au cardinal Mazarin , etc.
1563. Harangue faite à la reine, àAmieps, par E). P. Paris, Jean de Crocq, 1 649, 8 pages.
1564. Harangue faite à la reine, au Palais^yal, le 21 décembre 1648, par M. Ainelot, premier président de la cour des Aydes, pour la révocation du traité des tailles et pour le soulagement des officiers et du peuple , avec un récit abrégé de ce qui se passa en la députation de ladite cour sur ce sujet, Paris y Denys Langloiâ, 1649, 10 pages. .^ :
Les mots au Palais- Royal, leli décembre 1648 rte se reimiVent pas dans quelques exemplaires. 'f
[iiAKÀMGiiE] DES MAZARINADES. 27
Il y a de la Harangue une édition s. 1. n. d. Elle a été reproduite dans le Trésor des Harangues ^ip^AAiè en 1680 par Gilbaut , avocat au parlement , page 337 du P' volume.
1565. Harangue faite à la reine par un révérend père Chartreux pour la paix. Paris ^ 1652, 7 pages.
R Me voici de retour. » XiC père chartreux avait donc déjà dit ou écrit quelque chose ?
La harangue n'est pas bonne. Cependant elle devint l'occasion d'une polémique assez vive; et l'on publia successivement la Réponse du père Favre (sic), prédicateur et confesseur dé la reine ^ puis V Apologie du révérend père chartreux contre le père Favre ^ etc.
Il y eut bientôt deux autres pièces imitées de la première , mais qui n'eurent pas le même succès. L'une est :
1 566. Harangue faite à la reyne par un révérend père cordeliers {sic)', sur le sujet de la paix. Paris y Nicolas Lerrein, 1 652, 7 pages.
L'autre est la Harangue d'un R, P. célestin , etc.
1 567. Harangue faite à la reine régente sur les^mJhéurs présents de l'État. (S. 1., 1649), 11 pages.
Gélà' û^est p& commun ; mais qu'en faire ?
1 568. Harangue faite à madame la duchesse de Longueville sur la liberté des princes de Condé, de Conty et duc de Longueville, princes du sang de France, prononcée par le sieur de Sommerance, lieutenant général civil et criminel de Stenay, et député des trois estats de la province d'Argonne. Pam,- N. Bessin, 1651, 6 pages.
1 569. Harangue faite à Mademoiselle, à son arrivée en la maison de ville d'Orléans, par MM. Thoinard, président, de La Grillière, lieutenant général, Boilève,
28 BlBLliOGRAPHlË [HiaANfiSB]
Qiaine de vilie^ de Bâébat, échevin. PaPisyJaeoh Chevalier, A 652; 8 pages.
On lit à la fin la signature de tous les magistrats. La harangue étiait donc éciâle. h *• :■
1570. Harangue faite à Mademoiselle par messieurs d^Orléans à isôn arrivée, en présence de inesàieurs les ducs de Beauforty de Rohan et autres seigneurs, et Jieur trèsi-:hun^lç. repercîment envoyé g so^ Altiçss^