‹ Bibliographie des mazarinades (volume 3)Chapitre 3 sur 17 · V.. Royale. Paris y Claude Le Roy, 1652, 8 pages · texte numérisé non relu

V.. Royale. Paris y Claude Le Roy, 1652, 8 pages

Ici c'est l'amplification d'un orateur galant , qui appelle Made*mcAèlle une fleur, un diamant , une aurore, une Minerve, etc.

1 571 . Harangue faite à messieurs du clergé, par M. le iparquis de Vitry, Fun dés commièsairee; choisis dé là noblesse pouf* traiter ^ ai^ eux , des moyens de parvenir aux estats généraux. Paris\, veuve J. Gruillemot, 1651, 7 pages, , ,

4 572..*:Harangue faite à monsei^iiBur d(Q Laubespine*, marquis de jChasteaunêuf, et garde des ';so!P|a:> i de France, sur la signifîç^tioBi de ses nom$^.; |i<i)^t|pt^la conclusion de la paix générale. Pafis, Guillaume Sassier, 1650,4 pàg#s. *

1573. ^^a^fngue ffiitç à moi^seigneiir le 4pc d'Origans, pronpncée en l'assemblée de la m^lesse,. |e 2%>,m^^ 1651, par monsieur de lignerae, J'ua de^ gei^tils-

: hommes de ladite assembléet Paris, veuve J. Guillemot, 1 651 , 6 pages.

1574. Harangue faite à monseigneur le prince de Conty, par les députés de la ville de la ftéole, contenant les nouvelles a£>$urances de leur fidélité ^ et au-

[HAfiANGUEj DES mazârjnadës. n

très particularités. Paris y Nicolas Vivenay, 1652, 8 pages.

Sur la 8« on lit : Prononcée par le sieur C^astres le jeune , le i7maii652.

Cest de semblables harangues que Louis XIII a pu dire qu'elles lui avaient fait blanchir les cheveux.

1575. Harangue faite à monseigneur le Prince par les députés des trois États des villes die Stenay, Clërrtiont , Dtttl et Jamets. Paris ^ N. $essïn^ 1651 , 8 pages.

1 576.. Harangue faite à monsieur le duc d'Orléans, par monsieur Nicolaï, premier président en la chambre des Comptes. Paris y 1649, 6 pages.

Séance du lundi 3 août 1648.

Il y en a une autre édition : Harangue prononcée en la Chambre des Comptes, etc.

La Harangue est aussi dans le Trésor des Harangues de Gilbaut , P' vol., p. 352.

1 577. Harangue faite à monsieur le premier président sur son nom historique, pour le soulagement des peuples. (S. 1., 16A9), 7 pages.

On ne sera peut-être pas fâché d'avoir un échantillon des vers de la dame de Monterbault. C'est le début de la harangue :

a Mola , molae qui dit une pâte salée , Que les pirétrès anciens nonis ont tant signalée , La mettant sur le front , pour dire sans parler, Que c'est d'où vient enfin ce beau mot d'immoler. »

1 578. Harangue faite au Parlement de Bordeaux, sur la présentation des lettres de monseigneur le Prince pour le gouvernement de Guyenne, par maître Jacques Fonteneil, écuyer et jurât de la ville. Bordeaux, T. Mongiron Millangc^, 1651, 16 pages.

Audience du i2 juin i65i .

tt Fonteneil présenta les lettres ; et l'avocat général Dussault prononça un dîsicours excessivement long. » (Dom Devienne, p. 437.)

30 BIBLIOGRAPHIE [harangue]

n mè semble que le jurât n'a rien à reprocher à Pavocat général. Son discours est aussi fort long , et du plus mauvais goût.

Le discours de Dussault est rapporté dans V Arrêt du Parlement de Bordeaux donné sur la publication des provisions de Mgr. le Prince, etc.

Il y a une édition de la Harangue jouxte la copie imprimée à Bordeaux, à Paris , chez la veuve Thomas Loset, 1654 , i 6 pages. Le titre est semblable à celui de l'édition originale , ^ ce n'est que Fonteneil y est qualifié d'avocat.

Fonteneil avait sans doute mérité son élection aux fo&ctioiis de jurât par le zèle qu'il avait déployé dans la seconde gij^rre de Bordeaux. Député avec Maillard, marchand et bourgeéfe dérobe courte , pour demander que les bourgeois fussent représentés dans le conseil de police, il fut admis aussitôt sans antre formalité ; et, le i8 octobre 1649, il signa la capitulation du château Trompette.

On peut croire que Fonteneil ne fut pas très-fidèle à son parti ; car c'est de lui que l'auteur du Dialogue métaphorique de l'Inconnu dit que « de la même main qu'il écrivoit les éphémérides de son parti , il comptoit l'argent qu'il recevoit pour en trahir les intérêts.... Mauvais historien, mauvais François et mauvais compatriote. »

Fonteneil, en effet, a publié V Histoire des mouvements de Bordeaux^ et le Remerciment des Bordelois au roi. Il paraît que cette dernière pièce est un des premiers pamphlets de la fronde bordelaise.

1579. Harangue faite au Parlement de Paris par M. de Yoysin, conseiller député du Parlement tle Bordeaux, ensemble l'extrait des registres contenant la délibération du Parlement de Paris. Paris ^ 1650, 12 pages.

L'arrêt est du 7 juillet 1650. Le sieur de Voysin avait été entendu le 6.

Il en a été fait à Bordeaux une édition de 8 pages , jouxte la copie imprimée à Paris, chez Guillaume Sassier, Est-ce l'indication d'une troisième édition ? On peut d'autant mieux le croire que la seconde partie du titre a été retranchée des exemplaires de Bordeaux.

1580. Harangue faite au roi à son arrivée dans la ville

[haeangue] des MAZâRINADES. 31

de Melun, par le lieutenant général de ladite ville, avec la réponse de Sa Majesté. Parût y Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.

Le lieutenant général compare le foi à Japiter, et la ville de Melun à Sémélé.

Meluïi ne fiit pourtant pas brûlée.

1 581 . Harangue faite au roi à son arrivée en la ville de Compiègne, par le maire de ladite ville , sur le sujet de la paix et de Téloignement du cardinal Mazarin, avec la réponse du roi. Paris ^ J. Le Gentil, 1652, 8 pages.

La pièce est datée du 23 août; mais Mazarin était parti de la cour le 19. Il suffit d'ailleurs de lire la harangue pour voir que c'est un des mensonges de la Fronde.

1582» Harangue faite au roi, après sa majorité, parle recteur de TUniversité de Paris, accompagné de tous les corps de l'Université , le dimanche 1 septembre 1 651 , pour désabuser le public d'un libelle qu'on a publié à Paris sous un titre semblable. Paris ^ Antoine Estienne, 1651, 6 pages.

On trouvera le libelle un peu plus loin.

1583. Harangue faite au roi et à la reine dans la ville de Melun, par les députés de ces provinces, pour le soulagement du peuple. Paris, M^ Blondeau, 1652, 8 pages.

Contrefaçon des Derniers suppliants aux pieds de la reine,

1 584. Harangue faite au roi et à la reine, par les députés de Bordieaux. (S. 1. n. d.), 11 pages.

Tant de pamphlétaires avaient multiplié les harangues au nom des pcrleœents , des provinces , des villes , etc. L'auteur a voulu faire la sienne. Il était royaliste et galant homme.

Probablement de i652. Les Espagnols avaient pénétre dans la Champagne.

32 BIBLIOGRAPHIE [hauangue]

1 585. Harangue faite au roi et à la reine^ par M. Talon^ avocat général, à l'entrée du Parlement, après la Saint- Martin , Tan 1648. Ljoriy Jacques Jùster, 1648, 8 pages in-1 2. Très^rare.

1 586. Harangue faite au roi et à la reine régente^ au nom de toute la France, par les députes de ses provinces. (S. 1. n. d.), 32^pages. ^

Il y est parlé du roi rentrant à ckepal dans . Paris. Cèst donc de 1652. ,, ^ ,,,,... ., ,..

AfTreux mélange de prose el de vers , qui a cependant ui| mente , celui de la rareté.

1 587. Harangue faite au roi et à la reine régente, en la ville de Dijon, le 22 avril 1650^ par messire Jean de Gourgue, conseiller du roi en S4(W|i^j|^onseils d'État et privé, président au Parlement de Bordeaux, et les députés dudit Parlement, touchant la pfl^l:d€l Bordeaux, et de toute la province de Guyenne. Paris, Guillaume Sassier^ 1650, 6 pages.

4588. Harangue faite au roi et à la reine régente, le 22 avril 1650, par le sieur de Constant, jurât, et les députés de la ville de Bordeaux, pour le remercîment de la paix qu'il a plu à Leurs Majestés d'aîQConïer dans leur ville de Bordeaux et par toute la' province de Guienne. Paris, Guill. Sassier, 1650, 8 pages. Rare.

1589, Harangue faite au roi et à la reiae ^^nte, par le sieur Girau, officier de Sa Majesté^^jpour lai réforme du Parlement de Provence. Paris , 1651, 16ps^es.

Girau était du nouveau semestre. Son ^ pamphlet ^t^'iiolent ; mais il est curieux.

1590. Harangue (la) faite au roi par le plénipotentiaire

[HAAANGUE] DES MÂZARINADES. 33

de Venise , à Ponthoise (sic) , pour la paix générale. Paris, 1652, 8 pages,

Elle n'est pas plus vraie tfàe la harangue du maire de Cornpiègne (voir plus haut^ n? 15M} i mais elle est plus curieuse. C'est une récapitulation assez exacte de toutes les guerres de l'Europe dans un intervalle de trente années.

i 591 . Harangue faite au roi par le recteur de l'Université de Paris, au nom de cette Université en corps, dans le Palais-Royal, le dimanche matin 1 septembre 1651, au sujet de sa majorité, avec de très-belles remarques , paraphrazes et anagrammes sur le nom de Sa Majesté. Paris, Alexandre Lesselin, 1651, 8 pages.

C'est le libelle dont il est parlé plus haut : Harangue faite au roi après sa majorité, etc.

n ne contient que les remarques , paraphrases et anagrammes qui sont de J. Douet, E. S. D. R. (écuyer, sieur de Romcroissant). Dans un avertissement » daté du 13 septembre, et qui termine la 8' page, l'auteur nous apprend qu'il a remis son manuscrit entre les mains du roi , qui se l'est fait lire par l'évêque de Rodez (Hardouin de Péréfixe). Je ne crois pas que le roi ait été jusqu'au bout.

Il n'en existe pas moins de ce pauvre pamphlet une autre édition sur l'imprimé à Paris , 8 pages.

Douet offre au roi de lui faire connaître une voie infaillible pour renverser Tempire ottoman.

1 592. Harangue faite au roi par les six corps de marchands de la ville de Paris, avec l'entretien d'un marchand épicier et d*un marchand mercier, à leur retour de Pontoise. Paris, 1652, 16 pages.

1593. Harangue faite au roi par messieurs les députés du corps de la noblesse, monsieur de Nossay portant

ce union

24 BIBLIOGRAPHIE * ' [haeangubJ

teur de la voyaùtë et de la province, le ,26 février 1660 . Paris ^ Mathieu Colombel , 1650, 8 pages. •

1 551 . Harangue de monseigneur le marqùi's d^Ok'mônd, vice-roi d'Irlande, dans rassemblée des( cathôli(|iies de

i'oyaumfe-ià , sur la' conclùèîbn àe leUr pàik îèt l0ur lion pour venger la mort de leur d^uiÎT? i*di^* ét'aôtarér le nouveau dans àes Étals;' dôtitiéfi^ à 'Kilkétiîiy Jen Irlande. Paris , f'rançois ï^reuveray. I&49,' 8 paiees.

J\^fC»- 1. j €, , "*;(''. ' t •^•'•ii'»w \-i[t »»iî4..

1 552. Harangue de M/ le chancelier, faite a Sa Itai^stiéi sur le danger qi| il y a,de quelle Gha^g^^Qi^en^t a JEU^^^ à moins que;. la paix ne soixM^fnXotOQn^u^.P^rUQfse^ DenysCourtain, 1652, 16 pag€8v v:i^ .-><... ri; ■

Oh .donne à Denys'Cptirtain le titre d'împrilhèti?^du i^^ l'imprimeur du roi à Ponïôîse t)é s'appelait i!iï'Deh;^s'àl dâûftàiti', mais Julien Ck)tirànt. ' V ' v . . r . . . .•

De plus, si lé titre dvi^ pamphlet atinbue la hàràà celîer, le texte là rend au maréchal de Xhospital. Cèst,''ëû effet, une contrefaçon Ae V Avis sincèfts dû maréchal cte ÏÀohpitàt donné à Sa Majesté dans Saint^Dén^slm}:^^^^ . '" '* ' '"

.iJ"v»..j. :'. :i^ .;: r •..' : '■>

1553;. Harangue (la) de M* le pw^mierj^rësident,; faite du cardinal Mazarin;^ à son' arrivée dans la irille dé Poitiers. (S. 1., 1652); 14 pages;-'' i ["'• ^ •'

U yjidaii^ cette publication une, ii^teç^9»T}.a'éj)i^a]^^ le premier président ; et la piççe n^e^t jpp^ c9ppaimj^^^ -)=;.,

1 554. Harangue de JVU le présideoiit.deiJl^^ji^inotid, ffiitt au roi dans Saint-Denysi, iseloa 1^ p^ii .pouvoir que lui ont dôtiné Son Altesse Boyale>;l^i)fnaie<2r le Prince, le Parlement et la Yille» Pafis, X^j^ l!4etMaine9 1 652, p pages. . . • . ■ ,.; ..-,. ...•wj..,t . .,. .. ., i-

1555* Harangue de monsieur dé Avilis ,' conseiller du ' roi en ses conseils, ffiite'à Son Altess'ëitoyaie, ie40 mai

l^àAmG>m DES MAURmàmê. ^

.1652, iQuehani ihs, dë^rdres et les t;yraiinies|.4et . vMiataria* Pari^,. }moh Chev^sJieiî, 1 652, 8 pagç^, !

Ce M. de Pénis , que Conrart appelle Pény, était ub tyé^cier de]b>ance dç.X4ii^()ge^. Il avait épou3é une| ni^cç, 4^ Brou^sel. Qn trouve sur lui d'intéressants détails d'ans les Mémoires de Conrart , note de la page 549, Coll. Michaud. .

i»!La*»fa|rrf^gtt<f est i>àre. 'V'oir Ia' Relation véntiible/'deûyqui's*ésé pagefé ptiê" palais d'OrléafVitouokani lediskour& de M* 4e P'éHis» e|c.

1 556. Bàraià^ de M: Servîenft (j'iîb), feite aux Holtei* ^dôk, Étii ïé sujet dé leur traité de jjàk âvéerEspagti^.

S. 1., 1649, 15 pages. • * ' ' "y

Le traité n'était pas concln éncoi'c. Cest trtié dëi'^îèc^ qui ont été' publiées 'pour justifier IVfâiz'ann du reijn'och'è de^A'avoîr^as vbuhi faire la pUx a\^èc PË^agne > àntaët: ' ' • ''"'■

1557. ;fl^^g^e;(}a):4e^.ip^p,vi^pii^?:, ^\^A h reîpe <pour le p^oehi^in vetouir Ju^ en sa bonae ¥i}ie die;

92irU.Pa^ù, t649, 15 pages.

Apirès'la paix de Saint-Oermaîn.

1 558. Harangue (la) du Courrier extraordînairte/envoyi^ ^(<^^b}par tiotre Salùt-PèJre le Pape à laTcipe régenté.

^^ P^hy;^(ïuîllaùfae ^ssièr/l^^ ^ •

1 559. Harangue du député de la ville de Lyon a nos seîgriSétîib idu Piafrlënie^iét àf àiesàiétirs les prévôt dé^ marchands ef^écfilévînï/ die 'la^^^lle^ dé Paris; P^Hj,

•Claud«JWQriat,iA64gi,n7'P^e^; . ;: ,,1 ..;;:i ..;:vi

; Le député ofi&e dix» bilW cavaliers trmégfefi équipés; U^àniiGS^ce qilk^zie pjlleajuj^ 4^ Wi^s..^fl ïes typip^ont;?»!^^^ !

1660. Haa*ângue i(lài)'^u rà de la Grande^-Bhetagnè à î ' la reine de^âfnceî, ilri te au château de Saiat-Gërmajn- •- 'éto'^Layey le 6* jour de mai 1652, sur' l'dTOvée de

messieurs le^ députés des princéis et dû Parlement.

PiaMp^ 1652^7 pag^Bs.. j

PauVre invention !

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36 BIBLIOGRAPHIE [harangue]

devant Sa Majesté, le 3 septembre 1 649, par maitr^ Jean Cabillaud, avocat en Parlement. Paris, Pierre Variquet, 1 649, 7 pages.

Signé Jean GabiUaud.

1 601 . Harangue faite par le président de Li Tresne au maréchal Du Plessis dans la ville de Bordeaux ,«* le dernier janvier 1650. Paris, Nicolas 6asse, 1650, 7 pages.

La permission d'imprimer est du 14 février.

« On dit f et il est vrai , que toutes les fleurs généralement ont inclination vers le soleil et suivent toujotirs son léôuvement. H en est ainsi des peuples François. Ils ont un amour naturel pour leur prince et suivent avec plaisir le mouvement de son autorité. »

C'était alors un lieu commun des harangues et des pamphlets.

1602. Harangue faite par messieurs les députés delà noblesse à l'assemblée du clergé, pour la liberté de messieurs les princes et l'observation de la déclaration (d'octobre 1 648). Paris , veuve J. Guillemot, 1 651 , 7 pages.

Elle est dans le Journal de rassemblée de la noblesse.

1603. Harangue faite par monseigneur le duc de Beaufort aux soldats parisiens. Paris, Louis Sévestre, 1649, 6 pages.

Le roi des halles dit : « Mes chers compagnons. »

1 604. Harangue faite par monsieur le comte de Fiesque, l'un des présidents, député de la noblesse, accompagné d'un de messieurs les secrétaires et de douze députés, savoir un de chaque province, à messieurs du clergé pour la convocation des Estats généraux, le mercredi 15 mars 1651. Paris y v® J. Guillemot, 1651, 7 pages.

J^n du Bosc en a donné une édition à Rouen, \^M^ jouxte la

[haràngoe] des MAZARINADËS. 37

copie imprimée à Paris, On lit sur le titre conservation au lieu de convocation,

1605. Harangue faite par monsieur Talon à messieurs du Parlement, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, sur les approches du cardinal Mazarin dans les conseils du roi. (S. 1.), 1652, 7 pages.

Audience du 28 février. Talon en donne une analyse assez étendue dans ses Mémoires , page 468 / coll. Michaud.

n faut y joindre la Réponse à la Harangue faite pai* M. Talon, etc.

1606. Harangue funèbre prononcée aux obsèques de M. le duc de Châtillon, faites à Saint-Denys, le samedi 20 février 1 649, en présence de monseigneur le Prince, par le R. P. Faure, cordelier, docteur en théologie de la Faculté de Paris, et prédicateur de la reine régente. Paris, François Preuveray, 1 649, 38 pages.

Savait-on que le duc de Chàtillon avait été enterré à Saint- Denys par ordre exprès du roi ?

Les Registres de l'Hôtel de faille pendant la Fronde contiennent, à la page 325 du ni' vol. , une lettre du roi^ en date du 18 février 1649, par laquelle il est ordonné aux moines de Saint-Denys de recevoir dans leur église le corps du duc de CShâtillon et de l'y inhumer u avec toute la pompe et cérémonie qui se pourra, » en considération des grands et considérables services rendus à l'État par le défunt, et pour témoigner le ressentiment que le roi a d'une si grande perte.

L'enterrement eut lieu, le samedi âO ; et le corps fut déposé du côté de la sacristie d'en bas , proche un pilier qui répond vis-à-vis de la dernière chaire vers l'autel. »

« Comme l'on mettoit le corps en terre , le prince de Gondé jeta quelques larmes. »

En 1652, le même honneur fiit rendu au marquis de Saint- Mégrin , tué par le prince de Condé , dit-on , au combat de la porte de Saint-Antoine.

38 BIBLIOGRAPHIE {HÀRàNGUE]

1607. Harangue héroïque de l'avocat de la maison de ville d'Amiens au roi. Paris y jouxte la copie im,'^ prinié à Amiens^ 1 649, 8 pages.

Artifice de la Fronde , qui ne se rachète pas même par le mérite du style.

1 608. Harangue prononcée aux pieds du roi et de la reine, en présence de messieurs les ducs d'Anjou, d'Orléans, et autres princes du sang et principausi officiers de la couronne, à Saint-Germain^n-»Laye, le lundi 1 9* jour d'avril 1649, par M® Clément, juré coutelier à Paris, si renommé pour les controverses, les jurés des corps de métiers de la ville étant tous sJlés ^semble , ce jour-là, protester de leur obéissance et fidélité à Leurs Majestés. Paris , 1 649, 7 pages.

La vie de M* Clément n'est pas assez connue, et elle mérite trop de l'être pour qu'on ne me permette pas d'en dire ici quelque chose.

M Son père étoit coutelier; il logeoit rue de la Mortellerie. Dans sa jeunesse , les enfants de Gasaubon pervertirent son esprit \ et lorsqu'ils allèrent se faire calvinistes en Angleterre , il lilla luiTOv^me à la Rochelle pour le même sujet ; mais la miséricorde de Dieu les traita différemment. Clément , qui ne connoissoit personne dans cette ville hérétique , s'adressa à un homme assez âgé qui forgeoit sur une enclume , et lui exposa le dessein qui Pavoit porté à venir. Ce vieillard , après l'avoir écouté , lui dit fort gravement : u Ah I mon enfant , gardez^voutf bien de faire ce <« que vous dites. Peut-être tomberiez-vous dans l'état où je me «( vois y et qui est tel que je voudrois que la terre s'ouvrit présenta tement sous mes pieds et m'engloutit en enfer ; car je vois ma « damnation qui augmente chaque jour pour avoir quitté l'Église a ronudne , étant prêtre et religieux ; et je ne puis quitter celle où (i vous voulez entrer, parce qu'une femme et quatre enfants m'y « attachent. Allez donc; sortez d'ici sans boire ni manger, de « crainte que Dieu ne vous abandonne. > Clément, saisi d'horreur, se résolut à sortir ; et ayant demandé à ce vieillard où il pourroit aller |)our se faire instruire , celui-ci Tadressa au curé

[habangue] des MAZÂRINADËS. , QH

d'Estrée , à deux lieues de là. Il s'y rendit ; et, après dix jours, il ' prit congé de ce bon curé, qui l'avoit traité avec beaucoup d'amitié et parfaitement guéri de tous ses doutes. Puis , dès qu'il fut de retour à Paris , Dieu lui donna la pensée de travailler lui-même à la conversion des hérétiques. » {Mémoires manuscrits de M» Du Ferrier^ page 181. ;

Clé(lqei^c(éyinty en effet , en 1643, l'un des collaborateurs de M. ÇAier, çiiré Ae S^nt-Sulpice ; et voici ce qu'on lit à cet égard dtf|l8 les Mémoires déjà cités de M. Du Ferrier : « Après que le père Vàron (célèbre cohtroversiste) étoit descendu de chaire , cet exceUent coutelier r^)ondoit dans le parterre ou dans les charmers de l'église à ceux qui proposoient des doutes ; et il le faisoit ave« ime tell^ bénédictitin qu'il j avoit peu d'hérétiques qui, après l'avoir entendu, ne restassent persuadés. Sa douceur et son humilité gagnoient ceux (|ue la méthode dure , mais solide , du père VéroQ avoit émus.... La charge quej'avois de la communauté, m'engageoit à cette sorte de conférences , et encore plusieurs hommes savants qui s'y appliquoient ; mais nous avions tous cette déférence pour la grâce de Clément, que nous voulions toujours qu'il y fôt présent , parce qu'après nos longues discussions avec les ministres , il savoit en peu de paroles. amener les personnes pour qui la conférence se faisoit, à se rendre d'elles-mêmes. »

Les succès de Clément lui ont valu l'animadversion des écrivains calvinistes. Benoit, dans son Histoire de Védit de Nantes y se plaint de ce que des gens de la lie du peuple , des merciers et des coute^ Uersy abandonnoient leurs métiers pour aller prêcher la controverse. Singulière plainte sous la plume d'un protestant I Benoît entend désigner ainsi Clément et un mercier nommé Beaumais , qui a partagé les travaux et la gloire du coutelier.

Il n'est pas vrai que l'un ou l'autre ait abandonné son métier pour la controverse ; on vient de voir que, dans le titre de sa Harangue ^ M" Clément est qualifié de juré coutelier. Il portail la parole au nom des corps de métiers de la ville de Paris ; et c'était en 1 649, c'est-à-dire six ans après ses premières conférences dans l'église de Saint-Sulpice. Il dit dans cette harangue : « Le bonheur des pauvres artisans de Paris dépend entièrement de vos présences , puisqu'elles nous donnent le moyen de gagner notre vie. »

Pendant le blocus , l'auteur du Prompt et salutaire avis, voulant provoquer une assemblée de charité pouv le soulagement des pa,u-i

4e BIBLIOGRAPHIE [haraiigue]

vres, désigne parmi les personnes qui méritent le mieux la confiance du peuple y « le coutelier, rue de la Coutellerie, à la Rose blanche ; le mercier, etc. » Ce passage prouve deux choses : la première , c'est que ni Clément ni Beaumais n'avaient abandonné leurs métiers ; — la seconde , qu'on les confondait toujours dans une commune estime. ^ t •, '

Clément mourut, le 8 février 1650, avec la réputatiétt I^.plus universelle de sainteté. Il était âgé de quarante -BeviF ans; €1^ lit sur son portrait gravé cette inscription : Xç hiermeurekx àtaUte Jean Clément y le coutelier ^ exterminateur Stes hérétiques ^matt en 1654. La date de 1654 est une faute. Cette g^vure se tronnrcii à-la Bibliothèque nationale, cabinet des estampes, où eUe a été dasséé parmi les portraits des docteurs en théoloj^. Les auteurs da> Supplément de la Bibliothèque Jdstorique de la France, prenant le' nom de la profession de Clément pour son nom propre , l'âppeUent Le Coustelier. On peut consulter sur M* Clément la Fie de M. OUier (2 vol. in-8°, Paris, 1841), d*où j'ai tiré la plus grande partie des faits que je viens de raconter.

Les plus curieux demanderont aux Mémoires de Chavagnac, page 49 , comment Marion de Lorme «r sans avoir recours à aucuns docteurs ni théologiens de Sorboone, fit instruire Chavagnaa et Coligny, fils aîné du maréchal de Chàtillcm , tous deux protestants, par un coutelier qui, sans avoir jamais appris à lire ni à écrire , ne laissoit pas, tous les dimanches à sa paroisse, de disputer de la controverse. »

V Apothéose de Clément, pubHée par Mitannour, qui m'a fourni la date de sa mort, est fort rare, mais d'ailleurs parfaitement insignifiante.

1609. Harangue prononcée devant le roi d'Espagne , par un enfant de trois ans et sept mois, traduite par un hermite et mise en anglois, françois et italien. Paris, Jean Brunet, 1 649, 7 pages. Rare,

L'enfant exhorte, au nom de Dieu, le roi d'Espagne à faire la paix, n ne faut pas s'étonner de sa précocité, puisque lui-même il cite un autre enfant de six mois qui avait apnoncé à M* Jean Guérin son pardon. >

1 61 0. Harangue prononcée en la Chambre des Comptes,

«ib

[HmÀNGUEs] DES MAZARINÂDES. 4t

par monsieur 1er premier président Nicolaï, à Son Altesse Royale. Paris ^ 1649, 8 pages.

Le lundi 3 août 1648.

Même pièce que la Harangue faite à monsieur le duc d'Or^ léans y etc.

1 61 1 . Harangue prononcée le 9 avril 1 651 , sur la promotion de M. le premier président à la cfaargo de garde des sceaux. Paris j Pierre Du Pont, 1651, 11 pages.

Beaucoup de phrases louangeuses ; pas un fait. Rare.

1612. Harangue royale prononcée devant Leurs Majestés à Compiègne, par M. Paris , 1 649, 1 6 pages.

Amplification vulgaire, précédée d'une épitre dédicatoire au roi.

1 61 3. Harangues et éloges véritables de deux ^chevêques , protecteurs de la paix et d'un même troupeau,

« Vos secU justi jadices a Et Yera mundi lumina , a Yotis precamur cordium ; « Audite preces supplicum. jd

par M. H. D. Barroys, P. C. D. S. N. D. S. M. D. F. Paris, Louis Sévestre, 1 649, 1 6 pages.

L'épître dédicatoire est adressée à Jean François de Gondy. Le sieur d|fi^^arroys s'y compare à Actéon , et l'archevêque à Diane. La pennission d'imprimer est du 16 février i649.

1614. Harangues faites à la reine régente par monseigneur le premier président du Parlement. Paris ^

Deux hara^g^s; la première, de remontrances contre l'arrêt du grand conseil,^ 16 juin 1648; la seconde, pour demander la liberté de Blancmesnil et Broussel .

1645. Harangues faites à messeigneurs les ducs d'Ëper-

42 BIBLIOGRAPHIE [haemonie]

non et de Candale , gouverneurs et lieutenants généraux pour le roi en sa province de Bourgogne et Bresse, à leurs réceptions en la ville de Beaune, par M. Philibert le Blanc, conseiller du roi , majeur et prévôt de ladite ville. Paris , Jacob Chevalier, 1 652, 1 6 pages.

1 61 6. Harangues faites à monseigneur le duc de LonguevHle dans la ville de Rouen, par messieurs les députés du clergé et de la noblesse de Normandie. Paris, Guillaume Sassier, 1649, 8 pages.

1617. Haraut(^ic) (le) françois sur la tyrannie, faisant voir que nous mourrons plutôt que de consentir à son rétablissement, si nous considérons 1 . que la reine ne peut se rétablir sans nous détruire; 2. que son retour doit être accompagné de celui de la maltaute {sic)^

3. que la présence de la reine et de son mignon est incompatible avec celle des princes , sans méfiance ;

4. que la reine et son favori ne peuvent se rétablir sans notre décri ; 5. que la présence de la reine et de son mignon sera Téternel prétexte de ceux qui voudront brouiller; 6. et que la Fraiiée est perdue, si la France ne perd la reine et son favori. (S. 1.), 1652, 36 Tpages. Peu commun.

1 61 8. Harmonie de Tamour et de la justice de B^, au roi, à la reine régente et à messieurs du Parlement. La Haye (Paris), 1650, 1 vol. petit in-12. 225 pages.

François Davenne.

La seconde édition , yoi^x/^ la copie imprimée à, l^ Haye, delà même date et du même format , est moins rediefci^ée , quoique rare encore.

Il y a , dans ce pamphlet, assez d'insolences et de sottises pour justifier ce qu'en dit l'auteur de la Pierre de touche aux Mazarins,

[hécatombe] des MAZARINADES. 43

Je signalerai seulement le chapitre xii de la seconde partie , où Davenne prétend prouver, par deux exemples tirés de l'Écriture, que Louis XIV n'a pas pu être fils de Lôuis«Xin.

« Néron sodhaitoit que toutes les tètes fussent en une , afin de les faire toutes à la fois sauter par terre.

« Et votre Majeslé avoit un désir que chacune servît d'un pavé aux rues, en s'imaginant qu'elle marcheroit ainsi dessus toutes. » Page 128.

Mais Davenne était fou.

Il a fait dans l'avis au lecteur une longue et mystique réponse à la Censure et réfutation des Soupirs françois sur la paix italienne.

Le volume se termine par dix sonnets , trois colloques et trois actes successifs rimes exécrablement.

1619. Hazard (le) de la blaiM{ue. renversé et la consolation des marchands forains, Paris, veuve d'Anthoine Coulon, 1 649^ 8 pages.

L'auteur dit que la Fronde est une véritable comédie, où les uns jouent le personnage du roi, les autres des personnages de princes, de valets et de fous. Il trouve que la comédie se prolonge par tfop et qu'elle coûte fort cher.

n décrit quelques grotesques ou caricatures qui' probaUi|||||nt étaient répandues : par exemple , un vaisseau qui va faire JM^jffli^ parce que cl|8 tf|(i|yMp ont coupé son grand mât ; sur le rivage, la foule pousse des'^^p^ de fureur contre les traîtres. Une foire où des filous de toute sorte exercent leur industrie ; la foule n'ose se plaindre \ tous les personnages ont un doigt sur leur bouche.

C'est une des saliiTes les plus piquantes de la Fronde. Je m'étonnerais de ce qu'elle a été publiée avec permission , si je ne voyais qu'elle date à peu pvès du temps de la conférence de Ruel.

1620. Hécatombe (la) prophétique, ou les Cent Centuries de Don Pedro Oloso, gentilhomme vénitien, astrologue de la république de Venise, où l'on reconnoîtra Theureuse entreprise de messieurs les Princes et la perte du cardinal Mazarin, présenté {sic) à Son Altesse Royale. Paris ^ Laurens Lormeau, 1652, 22 pages.

44 BIBLIOGRAPHIE [héraut]

1621. Heraclite (le) courtisan. Vœ, vae , vœ, supe^rbia commune nobilitatis malum. Paris, veuve d'Anthoine Coulon, 1 649, '8 pages. ^

1622. Heraclite (le) françois, parlant 1. au roi deTëtat de son royaume, 2. sur les justes eBtreprises de Son Altesse Royale et de messieurs les Princes. Paris, \ 652, 1 2 pages.

1 623. Héraut (le) et l'arrêt des trois États, ensemble les questions d'une abbesse sur la demeure du roi. Paris ^ Fr. Musnier (s. d.), 6 pages.

Le second titre est plus exact : « le Héraut ou les Questions d'une religieuse sur la demeure du roi. Et V arrêt des trois États, »»

Sotte pièce publiée, aprèà le traité du il mars 1649*, puisque Tauteur engage les généraux à ne pas refuser la p^*

1 624.. Héraut (le) françois, ou le Paranymphe de M. le maréchal de Lamothe Houdancourt , duc de Cardone, etc., publiant les batailles <ju'il a donq^es en iie et Catalogne, avec les i^émorables aç^oj^s fie sa Pam> Jean Hénault, 1649. ^-

Deiix parties , de 1 2 page3 chacune. Sigàé HjSFV^^'

C'est un abrégé bien fait delà vie inilitairedù liiàlrédiàl.

« Les occasions ne se sont pas encore présentées poiir faire exe*cuter ce généreux emploi qu'il a pris pour le bien public. » Gela veut dire que les Parisiens n'avaient pas encoipîr d'armée.

L^atiteur promettait une troisième partie polir les exploits du maréchal pendant le blocus de Paris ! ""

1625. Héraut (le) françois, racontant une partie des actions héroïques de messire Anthoine d'Aumont de Villequier Rochebaron, chevalier des ordres du roi, maréchal de France, et gouverneur du Boulonnois, etc. Paris y Guill. Sassier, 1651, 14 pages.

Panégyrique fort enflé, signé G. S. Il y a pourtant quelques bons traits de biographie.

[heureuse] des MÂZâRINÂDES. 45

1626. Hercule (le) triomphant, ou les Heureux succès de Sa Majesté en son voyage de Normandie. Paris, veuve François Targa, (1 650), 8 pages.

1627. Héros (le) parisien aux vrais François. Paris y Fr. Noël, 1649, 8 pages.

1628. Heureuse (1') arrivée du roi en sa bonne ville de Paris. Paris y Nicolas Gasse, 1649, 15 pages. Peu commun,

1629. Heureuse (1') captivité , ou Tlnnocence reconnue de messieurs les princes et duc de Longueville par les moyens de leur liberté, contenant l'histoire de ce qui s'esi passé oepuis le siège de Dunkerque jusques à présent, ensemble les intrigues et artifices desquels s'est servi le cardinal Mazarin pour la perte de cette maison, dédié à monseigneur le prince de Condé. Paris y André Chouqueux, 1651, 71 pages.

L'épître dédicatoire est signée Henry Luysible. L'auteur nous apprend que son père était obligé à la maison de Condé , et que lui-même y pendant la prison du prince , il avait perdu son emploi et son bien. Quel était cet emploi ?

Très-médiocre récit de faits qui sont partout.

Voici pourtant une anecdote moins commune : Après la bataille de Réthel » le cardinal Mazarin rentra dans Paris, le 31 décembre , à trois heures du soir, par la porte de Saint-Denys, porte des triomphes , précédé des gens d'armes et des chevau-Iégers du roi , et suivi d'une longue file de carrosses de la cour.

1630. Heureuse (1') entrée de Sa Majesté dans sa ville de Bordeaux. Paris y Jean Brunet, 1650, 4 pages.

Ce n'est ici que la nouvelle , toute seule, sans aucun détail^ telle à peu près que la donnerait aujpurd'huy une dépêche télégraphique. Peut-être faut-il expliquiçr la rareté de cette pièce par son peu de valeur.

16^. Heureuse (1') rencontre d'une mine d'or, trouvée

46 BIBLIOGRAPHIE [heureux]

en France pour renrichissement du roi et de ses sujets. Paris y Mathurin Hénault, 1649, 8 pages.

Voir )^Aifis très-^juste et légitime au roi très^chrétien^ etc. (Isaac Loppin.)

1632. Heureux (r) retour du roi avec la paix dans sa bonne ville de Paris. Paris^ Ph. Clément, 1652, 7pag.

1633. Heureux (les) convois arrivés à Paris, ou le Remède à la famine, en vers burlesques. Paris , Nicolas De La Vigne, 1 649, 8 pages.

Il n'y a qu'un bon trait ; c'est celui-ci : L'auteur dit que la faim fait sortir le loup du bois ; puis il ajoute :

« Pour moi, j'en veux faire de mérne^ Au commencement du Carême ; «

Mai» devant , quiconque voudra Contre monsieur le Prince ira. »

1 634. Heureux (les) présages de la fidélité des Espagnols pour détruire la tyrannie de M azarin, tirés du journal de ce qui s'est passé depuis qu'ils sont en France. Paris y Jacques Guillery, 1 649, 7 pages.

Ce journal, très-peu intéressant, commence au jeudi il mars et finit au vendredi 26.

1635. Heureux (les) présages de la paix générale par le retour de messieurs les Princes. Paris , Quanisfrus^ teriy 1 651 , 7 pages.

Régulièrement il aurait fallu écrire kamùt fersten^ abréviation de ich kann nicht verstelien (je ne comprends pas). C'est sans contredit avec une intention d'épigramme que l'auteur a pris ces deux mots allemands pour en faire un nom de libraire

1 636. Heureux (les) succès de Leurs Majestés, et les captifs libérés dans leur voyage de Normandie, par le sieur de Bonair, historiographe du roi, et Tun des vingt-cinq gentilshommes de la garde écossoise de son corps. Paris y Pierre Du Pont, 1650, 8 pages.

La vie de Bonair a été pleine de vicissitudes. Les événements

[HEUREUX] DES MÂZARINADES. 47

en sont épars dans ses écrits. Malheureusement^ il est difficile de 'les recueillir et impossible de les lier. Je serai donc obligé de laisser souvent des lacunes dans ce que j'en dirai. Je tâcherai du moins d'être exact ; et je suis certain , en tout cas , d'être plus complet que les biographies.

Henry Stuard , sieur de Bonair , fiit élevé à Paris par les scnns de l'avocat général Servin, qui, dit-il avec orgueil, avait destiné un gentilhomme à quelque chose de plus haut et de plus considérable qu'à recueillir et compiler des fadaises et de» sornettes. Il a fait la guerre ; car il nous apprend que u le duc d'Albuquerque et le marquis de Mortaie ont fait en sa personne honneur aux lettres, et l'ont renvoyé sans rançon, parce qa'îLavoit quelque connoissance de l'histoire. » Il parle d'ailleurs dans l'épître dédicatoire de son Discours sur la conjoncture présente des af-foires d' Allemagne y etc., au- marquis de Louvois, de ce qu'il a vu faire à Michel Letellier « pour le succès et la victoire d'Arras. »

Cependant , il s'était livré de bonne heure à la culture des lettres , puisque Louis XIII lui avait commandé d'écrire l'histoire de son règne, et que Richelieu lui avait donné le titre d'historiographe du roi.

En 1644^ si nous l'en croyons, on lui proposa de passer en Flandre pour y faire imprimer des libelles contre le cardinal Mazarin. Il refîisa. Ce fut, <Mt-41 au cardinal dans une lettre du 6 mai i653, « pour vos ennemis et pour quelques officiers du parlement une occasion de m'opprimer. Us ne m'ont laissé que le cœur et la langue. » Quel prétexte prit-on pour l'emprisonner ? Je ne sais ; mais je trouve, sous la date du i2 juillet 1645, des vers latins adressés par Balzac au chancelier Séguier pour lui recommander Bonair :

« Ne iitis iniquœ « Turbine correptus miseros in fletibus annos « Exigat , et frustra veterem me clamet amicom. »

Il est probable que cette recommandation ne fut pas inutile ; car, en 1646 , Bonair put encore une fois refuser de passer en Flandre. Mais ce nouveau refus lui coûta sa liberté , comme le premier. Voici en quels termes il le raconte lui-même dans la pièce dont j'ai transcrit le titre au commencement de cet article : « Le libelle de Jézahely que mes ennemis ont publié sous mon nom , m'a fait arrêter sur une requête. Il n'est ni contre l'État ni contre le gouverne-

48 BIBLIOGRAPHIE [heureux]

ment ; et l'auteur n'a visé qu'à faire de mes juges et de mes protecteurs mes parties et mes ennemis. J'ai néanmoins demeuré une année tout entière dans la Conciergerie du Palais de Paris , contre les lois du royaume et les ordonnances des rois vos prédécesseurs. »

Bonair écrivait cette pièce en 1650 ; c'est donc en 1649, et pendant le blocus y qu'il avait été arrêté. Comment est-il sorti de pri- > sonPtc Je serois peut-être encore à la Conciergerie, si quelque bras céleste n'étoit accouru visiblement à mon secours, et n'avoit rompu mes chaînes et brisé mes fers, pour me faire participer à la grande clémence que vous avez exercée. » Bonair parle encore de sa délivrance dans sa lettre du 6 mai 1653 au cardinal Mazarin , et toujours d'une manière mystérieuse.

Quoi qu'il en soit, il partit aussitôt de Paris pour se retirer en

Bourgogne , probablement auprès du duc de Vendôme , qui était

gouverneur de cette province depuis l'arrestation du prince de

V Gondé. De là il alla se constituer prisonnier à Rouen ; et il fut dé->

livré par le roi pendant -le voyage de Normandie.

Le â9 juin 1650 , nous le retrouvons à Barcelc^e avec le titre ^- de gentilhomme du duc de Mercœur, qui avait la vicer^yauté de la Catalogne. .^^ï.

En 1652 , Bonair voit rentrer le roi dans Fuis. H avait (ait des pamphlets pendant la Fronde ; il en fait encore après là Fronde; mais il n'en est pas plus riche ; et le 19 janvier 1657, il est réduit à solliciter un coin dans la grande et admirable bibliothèque du cardinal Mazarin. Il l'avait mérité sans doute par le nombre, sinon par la qualité de ses écrits. Je n'oserais pourtant pas dire qu'il l'ot)tint. Ce qu'il y a de certain , c'est que le 28 juin de k même année, il adressait au marquis de Lôuvois , alors âgé de^me ans , une dédicace qui ne dément pas ce mot fameux : Le premier qm inventa les dédicaces , fut un mendiant. "' *

' Bonair se vante d'avoir écrit cent cinquante pièces durant le blocus et les guerres de Paris , pour soutenir l'autorité royale. Il est vrai qu'il donne à entendre que le cardinal Mazarin^ a été bien aise qu'elles ne fussent point imprimées. Je n'en ai jusqu'à présent rencontré qu'une du temps du blocus ; et c'est pn Panégyr" rique pour monseigneur le duc de Beaufort ^ etc. Je ne vois pas bien comment elle put être utile au soutien de l'autorité royale ; mais il faut dire aussi que Bonair avait été attaché à la maison

Ibbdrebx] des MAZARINADES. 49

du duc de Vendôme; et ce pouvait être un acte de reconnaissance.

Toujours est-il que cette publication me rend un peu suspecte Tanecdote qui suit : « Durant le blocus , on me fit une autre insulte ; et vos ennemis obligèrent un des chefs du parti à me faire prendre. Il se rendit rMicale lorsqu'il demanda la punition d'un des hémisph^es ^ de Votre Éminence. Je sortis heureusement de PHàtel de Ville, sans prendre congé de ceux qui m'avoient en garde, et après avoir remonti*é qu'étant de la maison du roi , on ne pouvoit pas me contraindre de porter les armes contre mon maître , et qu'il seroit dangereux aux Parisiens d'avoir pour soldats des philosophes bien intentionnés pour le service de Sa Majesté. »

C'est en i 652 , après la rentrée du roi , que Bonair reprit son office de pamphlétaire. Ses pièces de ce temps n'ont pas plus été imprimées que les autres ; et il les appelle des Nouvelles manuscrites. Il paraît qu'il commença par écrire \e Politique désintéressé y dont la première copie fut communiquée au cardinal Mazarin. C'était un mémoire fort long et qui , à l'en croire , eut un trèsgrand succès. Il en fut de même de tout ce qu'il composa à cette époque. « Vos ennemis sont devenus vos admirateurs , écrit-il au cardinal Mazarin le 16 janvier 1657 ; et il faut que je <;onfesse que je suis un serviteur inutile ; et Votre Éminence est aujourd'hui si grande que Bonair n'ose plus ouvrir la bouche pour en parler. » Il avait, en effet , renoncé à ses Nouvelles manuscrites.

Il prétend que le maréchal de La Meilleraye <c se choqua, et lui fit faire le reproche qu'il le vouloit mettre mal en cour,' parce que, six semaines auparavant, il avoit prévu et écrit la sortie du cardinal de Retz. » <c Les émissaires de cette Éminence et ceux du prince de Condé, ajoute-t-il, m'ont quelquefois menacé qu'un jour je me repentirois d'avoir écrit contre les personnes que je devois respecter. Comme la conscience ne me reproche rien , et que je ne suis pas fort susceptible d'appréhension , je leur ai répondu avec assez 4e fierté que le feu roi m'ayant fait son historiographe , j'avois le caractère d'écrire, et que c'étoit à moi à faire le procès <iux monarques et aux souverains. Quand ils nous font l'honneur de se servir de nous en cette qualité , ils nous constituent les maîtres et

* N'est-ce pas i'origme de cette anecdote dnSegraisiana: « M, de Beaufort disoit que le cardinal de Richelieu avoit des hémisphères , pour dire des émissaires. »

n. II i

50 BiBLIOGRÂPHlE [hiérusalbm]

les arbitres de leur gloire et de leur réputation. Lorsque M* le Prince et le cardinal de Retz se seront fait justice à eux-mêmes , et qn'ils auront recours à la clémence du roi , il leiir restera un regret étemel d'avoir failli ; et je m'assure qu'ils me remercieront, un jour, de ce que j'ai écrit contre eux. i»

Cette réponse est très-belle ; elle le seHKt bien davantage si Bonair n'avait pas adressé tant de plates flatteries à Louis XIV, enfaat, au cardinal Mazarin , au duc de Beaufort et au duc de Mercœur.

Outre les Heureux succès de Leurs Majestés, etc. , et le Panégy* rique pour M. de Beaufort, il y a encore de Bonair la Lettre écrite par un gentilhomme de Mgr. le duc de Mercœur à un sien ami. Ce sont, à ma connaissance jusqu'ici, les seules pièces qu'on puisse faire entrer dans un recueil de Mazarinades.

Mais Bonair a publié : i® Discours sur la conjoncture présente des affaires d'Allemagne ; de l'élection et couronnement des empe^ reurs et rois des Romains ^ Paris , Antoine Sommaville ; réimprimé par les Elzéviers à la suite de la Politique de la maison d'Autriche , 1668,in-iS.

C'est une lettl^ adressée à M. Mignon, avocat général au parlement de Lorraine , et datée de Paris, le 10 mai 1657.

2** Le Sommaire royal de l'histoire de France , Paris, 1666, in-12 ; sorte de traduction du Florus francicus du P. Berthault , qu'on a quelquefois attribuée à César, duc de Vendôme. Il y en a deux autres éditions, de 1676 et de 1682.

3® Histoire de Frcmce depuis Pharamond jusqu'à Louis XIV, avec un discours préliminaire à la louange de Mgr. le dauphin , avec les portraits des rois et reines d'après les véritables originaux, Paris , Auguste Besoigne , 1 688 , in-1 2 .

Bonair a composé enfin quatre opuscules , imprimés ou manuscrits , pour la maison de Vendôme.

1 637. Hiérusalem (la) céleste^ Tassomption de la théologie de Dieu, le lion de la tribu de Juda et Finventaire de la vérité. (S. L, 1651), 32 pages.

Ce pamphlet est de François Davenne. Il se divise en trois par-

' Cest par allusion à ce discours qu'il est dit dans la France iningante, p. 39 : <c II semble qu'il ait lu Bonair et ses invecdves contre les empereurs qu'il fait aussi penchants k rhérésie ou à la tyrannie. »

IfliÉRUSALEM] DES MÂZAHINADËS. 51

des : V, la Uiérusalem céleste ; â*", la Pierre de philosophie au pied de Jérusalem ; 3^, PAstrologue prédisant la paix, cette année, suivant les douze signes peints d'or et d'argent sur le front de Jérusalem.

La première est la plus curieuse des trois. L'auteur y soutient que la France ne peut pas recevoir la paix de la régente , ainsi qu'il Pa prouvé, page i 51 de V Harmonie de l* amour et de la justice ; du duc d'Orléansf qui n'a abandonné Mazarin que parce qu'il ne peut plus être participant de ses rapines ; du duc de Beaufort, qui s'appuie sur les peuples pour faire la guerre aux bonnes grâces de Mazarin , et qui les abandonne quand Mazarin le caresse avec des pistoles ; de Mazarin, dont il a confronté les béatitudes avec celles de J.-G. pour lui en fulminer les anathèmes ; du coadjuteur, qui a <;ombattu la paix en donnant sa voix au duc d'Orléans qui appuyait Mazarin , et qui a persécuté la vérité en plusieurs justes ; des princes prisonniers , dont on n'a vu que des trahisons contre les peuples ; de celui qu'on présume roi. (Voir les chapitres xn, xiii et XIV de VHarmonie, etc.)

Tout le monde ainsi écarté , il ne reste que François Davenne ; et c'est sa conclusion.

La seconde partie est un traité de métaphysique ridicule sur les portes de la grâce. L'auteur prend texte d'un passage du père Biaise Valantin , religieux de l'ordre de Saint-Benoît , philosophe et théologien.

Il existe de ce moine un livre intitulé : les Douze clefs de la philosophie f traitant delà médecine métallique avec Vazoth (sic) des philosophes, Paris, Périer frères , 1624, 1 vol. in-12.

Enfin , la troisième partie est le récit d'une vision apocalyptique de Nostradamus , qui appuie ses prophéties sur des vers , p. 3§ , el im sonnet , page 299 , du Théophile, in-folio , comme aussi sur huit stances entrelacées de deux Frondeurs.

Davenne s'applique ce que les deux Frondeurs disent de Louis XIV. Voici les trois derniers vers de la huitième stance :

« Que Paris soit , mieux qu'autrefois, La bonne yille des bons roys Et la reyne des bonnes villes. »

C'est une imitation de la strophe finale de la première partie du Frondeur désintéressé. Laffemas avait dit :

« Que Paris soit , comme autrefois , La bonne yille de nos roys Et la reyne des bonnes villes. »

52 BIBLIOGRAPHIE [ustoue]

1638. Histoire de ce qui s'est fait et passé en Goyenne pendant la guerre de Bordeaux, conunencant do jour de Feutrée de madame la princesse, de messieurs les ducs d'Anguien {sic)j de Bouillon et de Larochefbucault, le tout distingué en autant de courses que Fordinaire en a fait depuis le commencemèht jusqu^au départ de la Cour en cette ville. fS. I. n. d.), 20 pages.

Recoefl des Courrien bordelais. Oiue courses» depuis le 30 mai i650 jusqu*»! i5 octobre de la laéiiie année. Intéressant, mais assez coominn.

1 639. Histoire de la prison et de la liberté de monsieur le Prince. Paris, Augustin Couribé, 1 651 , 227 pages.

H Je m'amuse, les soirs, à lire VHistoùr de la prisom et de Im U-* berté de M. le Prince, dit madame de Sérigné dans sa lettre du 27 novembre 1675. On y parle sans cesse de notre cardinal. H me semble que je n'ai que dix-huit ans. Je me souviens de tout. Cela me divertit fort. Je suis plus diarmée de la grosseur des caractères que de la bonté du style. Cest la seule diose que je consulte pour mes livres du soir. »

Le style n'en est cep^idant pas aussi mauTais que semble le donner à entendre cette lettre de madame de Sérigné. Ce qui , après tout , recommande V Histoire de la prisom et de la liberté de M. le Prince y c'est l'exactitude des faits et l'impartialité des jugements. Elle est pourtant l'œuvre d'un frondeur, Claude Joly, cbanœne , officiai et grand diantre de Notre-Dame de Paris. Je me suis toujours étonné qu'on ne l'ait pas réimprimée à la suite des Mémoires de cet écrivain.

Un copiste en avait donné précédemment une édition subreptice sous le titre de : le Secret ou les féritables causes de la détention et de l'élargissement de messieurs les princes, etc.

Pourquoi Joly ne serait-il pas l'auteur du Secret de la retraite de Mgr. le Prince , etc. ? Il y a incontestablement, entre les deux pamphlets , de grands rapports de pensées et de style. Dans tous les cas , il ne faut pas les sqparar.

On sait que Joly a publié, en 1652 , le Recueil de maximes ntables et importantes pour l'institution du roi, etc.

[fliSTOiEE] DES MAZÂRINADËS. 53

1640. Histoire de Madeleine Bavent, religieuse du monastère de Saint-Louis de Louviers, avec sa confession générale et testamentaire, où elle déclare les abominations, impiétés et sacrilèges qu'elle a pratiqués et vu pratiquer tant dans ledit monastère qu'au Sabbat, et les personnes qu'elle y a remarquées, ensemble Tarrêt donné contre Mathurin Picard, Thomas BouUé et ladite Bavent, tous convaincus du crime de magie, dédiée à madame la duchesse d'Orléans. Paris^ Jacques Le Gentil, 1652, 80 pages. Très-rare.

Jacques Le Gentil , qui a signé l'épître dédicatoire , donne cette pièce comme une suite de VAvis « pour détruire Fauteur de nos troubles et découvrir les moyens dont il s'est servi pour monter et se maintenir dans cette prodigieuse fortune où nous le voyons. » Mais je ne peux pas comprendre ce que cela a de commun avec la Fronde.

UAvis dont parle Le Gentil est -il le Grand ressort des guerres civiles ? Je ne vois que ce pamphlet qui réponde à l'indication donnée par Vépître dédicatoire ; et justement il est de cette année 1652.

On sait quç V Histoire de Madeleine Bavent est un des livrets du temps les plus recherchés ; mais je crois que cette édition in-4° était fort peu connue.

1641*. Histoire des dernières guerres civiles (jusqu'à la délivrance des princes ) . In-1 2.

J5iè.Awf., 23271.

1642. Histoire des esprits revenus à Saint-Germain, burlesque et sérieux. Paris ^ 1649, 10 pages.

Récit assez plaisant, dans lequel Pauteur nous représente le duc d'Orléans qui tremble, le prince de Gondé qui est sans peur, le maréchal de La Meilleraye qui veut tout brûler, le maréchal de Grammont toujours prêt à fuir.

H a paru aussi sous les titres de Roman des esprits, etc., et de Conférence secrète tenue à Pantoise^ etc.

54 BlBLIOGMraiË [histoire}

1643. Histoire des mouvements de Bourdeaux. Premier tome. Bourdeaiix ^ J. Maugiron Millanges, 1651, in-4®, 456 pages, non compris la tablé.

L'auteur de cette histoire est maître Fonteneil, avocat et jurât.

On n'en connaît pas de second tome. Le premier finit en février 1650. La seconde paix de Bordeaux était faite ; mais on savait en Guyenne que les princes avaient été arrêtés .et enfermés dans le château de Vincennes.

Un pamphlétaire de Bordeaux , l'auteur du Jugement du curé bourdelois, a dit avec assez d'esprit que l'histoire de Fonteneil était écrite en langue bordelaise. J'ajoute qu'elle est très -partiale, souvent inexacte, presque toujours incomplète ; mais elle contient un grand nombre de pièces of&cielles , dont quelques-unes n'ont point été publiées ailleurs ; et elle est rarissime.

Fonteneil a été attaqué très-vivement par les auteurs de VÉpan-' géliste de la Guyenne et du Dialogue métaphorique de r Inconnu, .

1 644. Histoire (V) du temps, ou le Véritable récit dje ce qui s'est passé dans le Parlement ,. depuis le moi^ d'août 1647 jusques au mois de novembre 1648, avcte les harangues et les avis différents qui ont été propo-^ses dans, les affaires qu'on y a solennellement 'traîtres. (S. 1.), 1649, 336 pages.

L'épître dédicatoire à messeigneurs du Parlement est signée t. P. R.

Dans le Second avertissement au lecteur, l'auteur nous apprend qu'il a écrit son livre dans le calme de la déclaration d'octobre, et non « dans la furieuse tempête que les ministres' ont depuis malicieusement ej^citée. »

« V Histoire du temps, rédigée par Nicolas Joh^nes di^ Portail , bailli de Saint-Denys en France, est, dit M. Leber (art. 4389 de son Catalogue), du nombre des produits de la presse frondeuse dont Mazarin fit séquestrer les fonds à sdti profit, lorsqu'il' eut tè^ couvre sa force et son autorité. » Je ne conteste assurément pas cette anecdote ; mais je dois dire que V Histoire du temps n'en est pas plus rare. On la trouve facilement in-4° et in-i2.

Quelques-uns ont pensé que l'édition in-i 2 était l'édition origrnale.

[HiSTOiRS] DES MAZARINADES. 55

et que celle de format m-4<' n'était qu'une réimpression. C'est une errem*, je crois : les deux éditions ont été publiées en même temps, comme cela arrivait souvent pour les pièces importantes. Les exemplaires in-4° étaient remis aux colporteurs; les autres se vendaient chez le libraire , ou s'expédiaient pour la province.

Si cependant l'une des deux éditions a paru la première , c'est l'édition in-4^. Celle de format in-i2, en effet, a été complétée par une seconde partie intitulée : Suite de l'Histoire ou Journal du temps. C'est un extrait, souvent infidèle, du Journal du Parlement ^ depuis le 15 octobre 1648 jusqu'à la paix de 1649.

Quoique moins étendue, l'édition in-4° doit être préférée à cause de son format , qui est celui du Journal du Parlement , dont V Histoire du temps ne peut être séparée.

Il en existe une réimpression de Rouen , David du Petitval ,

1 645. Histoire journalière. Compiègne, \ 652, 1 2 pages.

là Histoire journalière se compose de trois pièces, toutes trois imprimées ou réimprimées à Pontoise, par Julien Courant ; la première en 16 pages , les deux autres en 8 pages chacune.

C'est ici la première. Elle est intitulée dans l'édition de Pontoise :

1646. Histoire journalière de ce qui s'est passé tant dedans que dehors le royaume.

La troisième porte pour titre : Suite de V Histoire journalière , contenant Véloignement des troupes de monsieur le Prince des environs de la ville, ensemble le rétablissement de monsieur le maréchml de Uiospital , gouverneur de la ville de Paris,

La première s'étend du 5 au 18 septembre; la seconde, du 19 septembre au 2 octobre ; la troisième, du 9» octobre au 11.

Il y a de la première une édition de Paris sur Vimprimé à Com^ pièffie. i

U Histoire journalière est peut-être, cQmme le Courrier françois, une sorte de doublure de la Gazette, Elle a été publiée par Charles Robinet de Saint-Jean, qui avait commencé sa carrière sous la direction de Reoaudot. Je n'ai jamais rencontré que ces trois numéros. Combien en faul>-il ?

Robinet n'a été toute sa vie qu'un gazetier, et un gazetier sans

56 BIBLIOGRAPHIE [histoire]

génie. Il a pubKé V Histoire journalière à l'imitation de la Gazette deRenaudot, les Lettres en vers à Madame à limitation «de la Muse historique de Loret et de la Gazette burlesque de Scaïron. S'il n'a pas fait le Momus à l'image du Mercure galant, c'est que Donneau de Vizc a eu assez de crédit pour Tempêcher d'obtenir le privilège qu'il avait demandé.

Le premier numéro de V Histoire journalière est de 16^2. flio^ mus et le Nouvelliste a paru en 1685. C'est donc, sai^ comfyfeer le temps de sa collaboration au journal de Renaudot, trente-trois ftns que Robinet a passé dans les gazettes. Je ne crois pas qu'il y- aat un autre exemple d'un aussi long exercice du métier.

Il pai-aît que \e roi fut assez contei^t de VBisioire journalière; car Robinet obtint gratuitement , en 4665 , le privilège des Lettres en vers à Madame , « en considération de plus de vingt années de services rendus dans les gazettes , » pour me servir de sê& propres expressions. £t en effet, on lit dans le préambule du privilège : « Notre bien amé Charles Robinet de Saint-Jean nous a fait représenter que, depuis six mois, il écrit une Lettre en versk notre trè^-chère sœur la duchesse d'Orléans , qu'il désire continuer et faire imprimer pour la communiquer au public f et comme depuis vingt ans il travaille à V Histoire journalière , nous avons jugé à propos de lui accorder nos lettres sur ce nécessaires. »

C'est en vertu de ce privilège que Robinet a publié, en 168â, Momus et le Nouvelliste, Il avait préparé son volume dès le mois^ de mai i 684 ; mais parce que, sur l'opposition de Donneau de Yizé, le chancelier lui avait refusé d'ajouter au privilège ces trois petits mots : et en prose, il fut obligé de le traduire en vers ; ce qui en iretardç^ Ja publication jusqu'à l'année suivante. Encore est-il per^ mis de croii'e que Donneau de Vizè ne se laissa pas désarmer par la précaution que Robinet avait prise, de mettre un extrait de son privilège en tète du livre. Au- moins , on ne connaît jusqu'à présent qu'un seul volume du Momus.

En i 682 , Mignon , maître de la musique de l'église de Paris , proposa à tous les poètes du royaume des*ix>uts rimes «( pour être mnpHs à la* louange de Sa Majesté. » Ces bouts rimes étaient : Pan, Guenuche, Satan, Peluclte, Fan, Ruicke, Lan, Autruche, Hoc, Troc, Niche j Par, Friche, Car. Le prix devait être une médaille à l'effigie de Louis XIV. Il ne fut pas donné parce que Fauteur de la pièce couronnée refusa de se faire connaître.

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