‹ Bibliographie des mazarinades (volume 3)Chapitre 4 sur 17 · IST01EB] DES MAZARINADES · texte numérisé non relu

IST01EB] DES MAZARINADES

Les jnges du -concours étaient les ducs de rïevers (Mancinî) et de Vivonne. L'accessit fîit décerné à Martinet, lieutenant des céréinonies. Le recueil des sonnets , admis à concourir, n'en contient pas moins de 192 ^ Us sont imjHÎmés par ordre de mérite. Le premier^ après les sonnets couronnés , est du duc de Saint-Aignan. Robinet en a un qui occupe la 137* place.

Il avait publié, en 1651 , une ode détestable sous le titre de : les Illustres pérîtes de M, le Prince,

On trouve dans le Nouveau Mercure galant^ de mai 1677, quatre sonnets de Robinet sur les victoires de Monsieur et les conquêtes du roi.

Voici en quels termes le Mercure annonça, en mai 1698^ la mort de ce doyen des gazetiers : « Charles Robinet de Saint-Jean mourut le 25 avril 1698, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans. Il avoit travaillé pendant plus de soixante ans à la composition de la Gazette de Paris. Il étoit conseiller historiographe du roi. »

1647. Histoire lamentable de Gilles, seigneur de Châteaubriant et de Chantorë, prince du sang de France et de Bretagne, ëtranglé en prison par tes ministres d'un favori. (S. 1.), 1651, 20 pages.

1648. Histoire mémorable et véritable récit de ce qui s'est fait et passé à l'assassinat commis en la personne du baron de Sain1>*£glan , dans le carrosse de M. le duc de Beaufort, le 29 octobre 1650, ensemble l'exécution des assassineurs (sic) faite devant la Cr^ix du Tjiroir, le 14 novembre ensuivant, avec leurs noms, surnoms et lieux de leur naissance. Rarissime.

Placard in-folio historié ^ qui ressemble parfaitement aux publications modernes de la police de Paris.

' Recueil de HH^ftets composés par les plus habiles poètes du royaume sur Us bouts rimes.,,, proposés par M, Mignon, etc. Paris, Gabriel Quinet, 1683, in-12.

L*auteiir du siuiAef qui ayait obtenu le prix, était encore inconnu au moment de l'impression du recueil ; mais il est nommé dans le Recueil de sonnets en bouts rimes à la gloire du roi. Lé Hayre de Grâce , Gruchel , 1686, in-12. C'est La Monnoye.

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Entre le titre et le récit qui est très-court , et qui n'a pas couleur de partie se trouve une gravure sur bois , qui représente à la fois le crime et le supplice. On voit, au milieu, un échafaud sur lequel un bourreau frappe à coups redoublés un homme couché sur le dos, les bras en croix. A la tête de T homme, un prêtre, monté sur une échelle , exhorte le patient. Au pied de l'échelle , deux assistants du prêtre tiennent de petites croix à la main. L'échafaud est surmonté de trois roues. Voilà pour le supplice.

Le crime est rejeté sur le dernier plan. Quatre coquins arrêtent un carrosse. L'un fond , l'épée à la main , sur le laquais qui ^ite une torche devant la voiture. Un second frappe le cocher ; un troisième s'élance sur le marchepied ; c'est celui qui à tué le baron de Saint-Églan. Le quatrième enfin , derrière la voiture , tire un coup d'arquebuse.

Sur la façade d'une maison, à gauche, on voit un Christ en croix ; c'est la Croix du Tiroir.

1 649. Histoire remarquable de la vie et mort d'un favori du roi d'Angleterre. Paris, Nicolas de La Vigne, 1 649, 1 5 pages.

. C'est encore l'histoire de Gaverston, que l'auteur fait Gascon ; je ne sais pas pourquoi.

1650. Histoire tragique de trois magisiens(^/c), qui ont accusé à la mort Mazarin, en Italie, par le sieur H. R. Drazor, Champenois. Paris, François Musnier, 1649, 7 pages.

Cela est odieux ; mais il faut dire que le sieur Drazor ne dément pas le proverbe.

1 651 • Histoire véritable d'un aceident trafique, arrivé à Pontinsc, en la maison du sieur de Bordeaux, intendant des finances. Paris, Nicolas L^drut, 1652, 7 pages. ^

« Le Broglio ayant été encloué (c'est un cheval qui est dans son

LHonnAGE] DES MÂZARINADES. 59

écurie , que Broglio lui a donné) , Mazarin disoit que l'autorité royale ctoit enclouée. »

Il n'y a rien de plus à dire de cette pièce , qui n'est pourtant pas commune.

1652. Histoire véritable d'une colombe, qui a paru miraculeusement en un lieu, appelé TOrmoye (sic) de Bordeaux, proche la ville, le 15 avril 1652, sur les 7 heures du matin, en présence de tous les bourgeois qui étoient là assemblés pour prévoir {sic) à leur conservation dans ces troubles. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 8 pages.

Signé, G. Bourdelois , aumônier de l'Ormoye.

Pièce des plus curieuses et des plus rares.

L'auteur prétend que la colombe était venue annoncer l'arrivée de M. le Prince à l'armée du duc d'Orléans, près de Ghâtillon , et que déjà, au printemps de i65i, elle avait paru sous l'Ormoye au moment d'une assemblée du peuple, qui s'indignait du refus qu'on faisait au prince de Gondé du gouvernement de la Guyenne.

On sait que la faction de l'Ormoye, de POrmière ou de l'Ormée, avait fait .mettre une colombe sur son cachet. (Voir la Généreuse résolution des Gascons^ etc.) •■ .

1653. Histoi^liciYéritable et lamentable d'un bourgeois de Paris cruellement martyrisé par les Juifs de la Synagogue, le 26 août 1652. (S. 1.), 1652, 7 pages.

Mauvais vers. Voir le Récit naïf et véritable du cruel assassinat, etc.

1 654*. Historische Erzehlung die card. Mazarini consil. und dienst. Francfort y 1653, m-h^ {Relation historique des conseils et sen^ices du cardinal Mazarin).

Ce titi*e est extrait du Catalogue in-8° des imprimés du Musée britannique.

1655, Hommage (F) des muses françoises aux pieds du

60 BIBLIOGRAPHIE [homvb]

roi, par le sieur Du Pelletier. Paris y Claude Boudeville, 1649, 8 pages.

Six sonnets , tout aussi mauvais les uns que les autres.

1 656. Homme (P) d^État, faisant voir par Thistoire et la raison que la reine ne doit plus être dans le conseil, où les désintéressés verront clair pour justifier sans erreur les armes de Tun ou Tautre des deux partis qui divisent aujourd'huy cet État. (S. 1.), 1652, 19 pages.

Contrefaçon du Philosophe d'État deDubosc Montandré.

1657. Homme (1') de bien à monseigneur le prince de Condé. Paris^ Jérémie Bouillerot, 1 649, 8 pages.

1658. Homme (1') effronté, ou l'Impudence de son impudence mazarine. Paris, 1652, 7 pages.

1659. Homme (r) indifférent, en vers burlesques. Paris, G. S. (Guillaume Sassier), 1649, 8 pages.

1 ^&^\ Homme (1') qui ne craint rien et qui dit tout, Fafonsieur le maréchal de LaMeilleraye.P«m, 1649, 11 pages. .^^ ^

La vie du maréchal de La Meilleraye y est assez exactement racontée. J'y lis qu'étant surintendant des finances , le maréchal profita de l'occasion pour se payer, lui , et payer la duchesse d'Aiguillon de ce qui leur était dû par le roi.

L'auteur se prétend issu d'une des quatre grandes familles poitevines , Saint-Gelais , Partenay, La Chataigneraye et Vivonne.

1661. Homme (T) sicilien, parlant au chancelier Caprice. (S. 1.), 1649, 7 pages.

L'homme sicilien est Boisrobert. Il demande au chancelier Séguier une abolition pour ses neveux , qui avaient tué un brave.

Cette épître n'avait pas encore été imprimée ; car Boisrobert ne la publia qu'en 1659, dans le Recueil de ses épîtres et autres

[horoscope] des MAZâRINâDES. 61

œuvres poétiques. Taliemant des Réaux, Ménage et La Monnoye {Ménagiana, page 78, du III* tome) , qui en parlent, qui en citent même des vers^ semblent n'avoir pas connu l'édition subreptice qui en fiit faite pendant la licence de la Fronde.

Taliemant des Réaux , pourtant , s'est bien souvenu que Boisrobert avait été mazariniste. « Toujours bon courtisan , dit-ii (p. 467 du II« volume des Historiettes)^ Boisrobert s'avisa de faire des vers contre les Frondeurs. Il n'y eut jamais un homme plus lâche. Le coadjuteur le sut; et la première fois qu'il vint dîner chez lui : « Monsieur de Boisrobert , lui dit-il , vous me les direz bien. » Boisrobert crache ; il se mouche ; et sans faire semblant de rien , il s'approche de la fenêtre ; et ayant regarde en bas , il dit au coadjuteur : « Ma foi, monseigneur, je n'en ferai rien. Votre fenêtre « est trop haute. »

Je n'ai pu découvrir encore les vers de Boisrobert.

1662. Honneur (F) du ministre étranger, enseveli dans le tombeau. Paris ^ 1649, 8 pages.

Même pièce que le Bonheur de la France en la mort de Mazariny etc.

1 663. Honteuse (la) fuite de Mazarin, contenant le sujet de sa sortie. Paris ^ 1651, 8 pages.

1664. Honteuse (la) sortie des Mazarins hors de la ville de Paris, ensemble la chasse à eux donnée par la paille victorieuse. Paris, Jean de Rive, 1652, 7 pages.

La chasse, c'est l'incendie de l'Hôtel de Ville !

1665. Horoscope (r) de Jules Mazarin, naïvement et fidèlement expliquée {sic) des Centuries de M. Nostrodamus, tant du passé, présent qu'avenir, ensemble des épithètes et thème céleste sur toutes les lettres de son nom et surnom. Le pourtrait de son Père. Paris j 1649, 8 pages.

Le portrait est , en effet , au recto du titre. C'est ici que se trouvent les deux centuries dénoncées comme fausses par Mengau , dans son septième Avertissement,

62 BIBLIOGRAPHIE [horoscope]

1666. Horoscope (Y) du roi, donnant à connoître le gouvernement de TÉtat sur les affaires présentes et pour l'avenir. Paris j 1652, 26 pages.

Signé P. B. S. D. P. P.

Ces initiales sont celles de Paul Boyer, sieur du Petit Puy. . (c L'horoscope, dit l'auteur, n'est autre chose qu'un récit des fortunes qui doivent arriver à ceux qui se laissent conduire aux naturelles inclinations où ils sont portés par le moyen de l'ascendant que les influences célestes ont sur eux, ainsi que sur toutes les choses sublunaires. >» Et à l'appui de sa définition , il cite les prophètes , Merlin , Nostradamus. Soit : on peut prévoir, prédire l'avenir; mais Boyer ne l'a prédit, ni prévu.

Était-il le fils d'un boulanger de Ghinon , prévôt de l'Ile de France, que Tallemant des Réaux appelle Petit Puis, et dont l'historiette est à la page 208 du VI* volume des Historiettes ? La Biographie universelle pourtant le fait neutre dans le Condomois , vers 1615. On y lit que Paul Boyer fut attaché à l'expédition, placée sous le commandement de M. de Bretigny, pour assurer à la France la possession de la Guyane.

Je le trouve porté sur le testament du cardinal Mazarin, pour une pension de six cents livres , entre Aubery, auteur de V Histoire des cardinaux françois, et la demoiselle de Nervèze. A quel titre? Je ne connais de Boyer que quatre et peut-être cinq Mazarinades , qui sont, avec V Horoscope, les Larmes de Joie de madame la Princesse, les Remarques des signalés bienfaits rendus à VÉtat par Anne d'Autriche, le Véritable secret de la paix à la reine, et V Image du souverain, ou l'Illustre portrait des divinités mortelles , que je n'assurerais pas être de lui. Or, dans la première et la troisième pièce, Boyer est pour les princes : le véritable secret de la paix , c'est l'expulsion du cardinal Mazarin !

Paul Boyer est auteur de la. Relation de ce qui s'est fait jet passé au voyage de M. de Bretigny à P Amérique occidentale , avec un dictionnaire de la langue, Paris, 1654, in-8°.

1667. Horoscope (1') impérial de Louis XIV prédit par l'oracle François et Michel Nostradamus. Paris , François Huart, 1 652, 20 pages.

Le thème de nativité de Louis XIV est sur le titre.

[icarb] des MâZARINADëS. 63

Meogau reproduit ici des pages entières de ses précédents écrits ; et , par exemple , le commencement est emprunté , lettre pour lettre, au Troisième avertissement.

Il y a de V Horoscope impérial une édition petit in-8°, Paris, François Huart, 1652.

1668. Horribles (les) cruautés faites dans les provinces de France par les gens de guerre d'Erlac et autres. Paris ^ 1649, 11 pages.

Edition augmentée de la Champagne désolée par V armée d'Erlac, On aime à douter de l'authenticité de tous ces détails , tant ils sont affreux ! Cependant , Tauteur nomme les villages et les personnes.

1669. Humble (T) remontrance des bons François à nos seigneurs du Parlement. Paris y 1648, 7 pages.

Stances détestables à l'occasion de la déclaration d'octobre ; mais pamphlet des plus rares.

1670. Humble requête de Son Eminence, adressée à messieurs du Parlement , en vers burlesques. Paris ^ Claude Boudeville, 1649, 8 pages.

1 671 . Hymne de sainte Geneviève, patronne de la ville de Paris, par A. G. E. D. G. (Antoine Godeau, évêque de Grasse). Paris ^ Pierre Le Petit, 1 652, 1 2 pag. Rare,

Le cercueil de Glovis était au pied de la châsse de sainte Geneviève.

1672. Icare (1') sicilien, ou la Chute de Mazarin, avec sa métamorphose , en vers burlesques , où le lecteur reconnoîtra l'obligation que nous avons au défunt cardinal de Richelieu, de nous avoir procuré un si bon ministre. Paris, 1652, 23 pages.

11 en a été publié une contrefaçon sous le titre de : la Comparaison des comparaisons aux Mazarins, etc.

V Icare ne manque pas d'esprit ; et je ne le crois pas commun.

6é BtHJOCftJkHDE luuaoïK]

1673. IcM r « tmlint do htdm tm fimoots^ on le Ta- Ueao éa tjram Maarn. Pans, 1649, 20 pigfi,

1674. boa tmam m bivectira cxMtfia UsEanum expi'ffffi Parisiîs, 1649^ 20 pages.

Dm eatÊÊÊÊtmotmaÊ, àt la Fraade,

; de la wcrte et ^ad^BcfaB de Ti

La nnM^feédtfiai «tdodliée aaPtolaBeM- la

le GoB^. Cdle-ôettcKuede tM9, me ijuKa aa tibe : A Tf Elle a Les desx épkics dédkaiaires soat ^gaées X. D. B. (Madim Da B«). Ccst sv la prcBÎàe eSâam fw la a été fiûle. Elk est M BOBS aMldiocie. DaBoas'eacst

il a dk ipelque part ipie le tndactear avait 6ll

1675. Idole (F) renvenée, oa le Mbiistre d^État pirai, par D. P. P. sieur de Carîgny. Paris ^ FruiçcHS Musnier, 1 649, 8 pages.

1676. Ulonon (f) puMîqiie, oa la Rëvâatioa da

de la retraite da doc de Lorraine. Discours et raisonnement sor œ sojet, avec Fabrégé des moyens de finir bientôt la guerre à Favantage de messieurs les princes contre le Mazarin. (S. I.), 1652, 14 pages.

La retraite qui a smri la levée da siège d^Ëtaoqies.

Void les moyens de finir la guerre : Beanooop d^aivèts da Fau^ lement , sartoot an arrêt qui déclare nalles les dignilés et récompenses conférées par Maïaiin. « La guerre cÎTile dût toujours âûre du bruit oomoie un torrent, afin d'étouffer la voix des traîtres et des intrigueurs {sic). »

Il Ciudiait aussi que les princes fissent de grandes promesses au peuple , jetassent de Targent dans les rues , donnassent la main au premier venu , en un mot fissent les doux veux à la canaille.

[fLLUSTRissiMo] DES HÂZARmADES. fô

To^s les pamphlets de cette époque montrent à Penvi combien le peuple s'éloignait , chaque jour, du parti des Princes.

1677. Illustre (V) barbe D. C, en vers burlesques. (S. 1. n. d.), 4 pages.

1649, pendanf la conférence de Ruel. D. €. , c^est le premier président Mole.

Voir Poésie sur la barbe du prem, présid.

1678. Illustre (F) conquérante, ou la Généreuse constance de madame de Chevreuse. Paris ^ N. Charles, 1649, 7 pages.

Même pièce que \ Amazone française, etc.

1679. Illustre (1') prince duc de Beaufort, exilé, rétabli, et remis au trône de «a gloire. Paris ^ François Noël, 1649, 16 pages.

1680. Illustres (les) présages des avantageux succès de nos troupes sous la conduite d'un prince de Bourbon. Paris j 1649, 20 pages.

L'épître dédicatoire au prince de Coâty est signée Mathieu Du Bos.

1 681 . Illustres (les) vérités de monseigneur le Prince, ode. Paris y François Noël, 1651, 19 pages.

Signé Robynet de Saint- Jean.

1682. Illustrissimo Ëcclesiae principi D. D. Joanni Francisco Paulo de Gondy, Corinthio^rum, ai^chipraesuli dignissimo, in archiepiscopatu parîsiensi coadjutori meritissimo, sacrae Facultatis parisiensis doctori theologo celeberrimo, ob meritum cardinalitiœ dignitatis apicem. Paris, François Lecointe, 1 6*51 , 1 5 pages, non compris les trois pièces suivantes, qui ne sont pas chiffrées :

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