PRÉFACE
souvent que beaucoup de poussière, n’est assurément pas un travail récréatif, et quand cet exercice s’étend sur plusieurs centaines de collections, on peut faire la somme de poussière qu’ont dû secouer M. David et ses collaborateurs et d’ennui qu’ils ont accumulée.
Ingrat peut s’expliquer de deux manières : Un travail est ingrat quand il n’est pas productif ; ou encore quand il ne rapporte pas même à son auteur la reconnaissance de ceux pour qui il a été exécuté. Ici le travail est grandement ingrat dans le premier sens, car jamais M. David ne rentrera, à beaucoup près, dans les déboursés qu’il a dû faire pour la préparation et la publication du présent catalogue.
J’espère que dans le second sens l’épithète ne sera pas justifiée. Peut-être quelques auteurs, dont notre cher confrère aura fait connaître les opuscules qu’ils voudraient bien renier, ne lui sauront pas gré de les avoir étalés au grand jour ; peut-être d’autres lui reprocheront-ils quelque oubli commis, bien involontairement, à leur égard, mais la grande majorité de ceux qui travaillent et qui cherchent lui seront, comme nous, infiniment reconnaissants de ses efforts et de la peine qu’il a prise pour nous donner la liste des ouvrages imprimés en français sur les maladies de la bouche et des dents. Ils y trouveront eu particulier la preuve que cette branche de notre science dont on a laissé si longtemps le monopole aux étrangers, a pris naissance chez nous et y a fleuri pendant plus d’un siècle, avant d’y être abandonnée et d’aller refaire fortune au-delà des mers.
Nous ne pouvons souhaiter maintenant qu’une chose en terminant, c’est que l’histoire de notre httérature sur ce sujet soit continuée par celui qui l’a si bien commencée et nous montre dans l’avenir que l’art dentaire a repris en France la place et les droits qui lui appartiennent si légitimement.