DUFOUR. — DUFOUR
que Spon publia d'abord sous le pseudonyme dePh.-S. Dufour, quoiqu'il en fût lui-même l'auteur. »
Nous avons sous les yeux V Usage du Caphé, etc.j et les Traiiei nouveaux et curieux du Café, etc. Dans le premier de ces deux ouvrages on ne trouve aucune trace du nom de Spon, ni de celui de Dufour. L'auteur anonyme se borne à dire dans un Avant-propos que « la première pièce qui paroit dds ce volume estvne dissertation curieuse du Caphé, traduite en François d'vn Original Latin composé depuis peu par vn sçavat Médecin de l'Empire, qui n'a pas voulu se nômer, à laquelle j'ay adjouté quelques extraits tirez des œuvres de divers voyageurs sur ce même sujet ».
Il se peut fort bien que le manuscrit latin composé par le « sçavât médecin » soit Lceuvre de Jacob Spon, mais la traduction française deiéyi parait être celle de Dufour.
Voici, en effet, ce que nous lisons dans la Préfacedes Traite:^nouveaux et curieux du Café, etc., qui sont, eux, signés par Pli. Silvestre Dufour : « Il y a environ douze ans, qu'un manuscrit latin qui traitoit du Café me tomba entre les mains : je l'examinai et je crus quil pouvoir être utile au Public, tant parce que personne dans ce Royaume n'avoit encore rien écrit sur cette matière, que parce que la boisson qui se fait de cette fève commençoit à devenir à la mode. C'est ce qui me fit résoudre à traduire ce discours et à le faire imprimer. Je mis ma traduction au jour »
Il y a environ douze ans, écrit Dufour dans sa préface. Or, on a vu plus haut c\}ic\'Usage du Café parut en 1671 et c'est en 1685 que l'auteur a écrit sa préface. Plus loin, nous lisons : n Je me mis donc en tête de chercher des mémoires assés précis et assés fidelles, pour faire un Traité qui n'ayant rien de commun que le nom avec celui que j'avois traduit, put se rendre considérable par luimême. <•
Il semble résulter des passages que nous venons d'extraire de la préface de Sylvestre Dutour que ce dernier est bien l'auteur de l'ouvrage anonyme publié, en 1671, sous le titre : De l'usage du Caphé, du thé et du chocolaté.
Une note écrite à la fin d'un exemplaire des Traite^ nouveaux et curieux, etc., ayant appartenu à Pixerécourt et qu'a publiée le Bulletin du Bibliophile, année 1854, p. 935, est très catégorique sur ce point. Il n'y est nullement question de Spon. « Il (Dufourj ne publia, dit cette note, d'abord que la traduction françoise d'un manuscrit latin tombé entre ses mains, qui traittoit du café, du thé et du chocolat. Cette traduction fut imprimée
à Lyon, pour la première fois en 1671. » D'après cette même note, Philippe-Sylvestre Dufour était « originaire de Manosque en Provence, et simple marchand de Lyon, mais savant curieux, habile surtout dans la connoissance de la nature ».
MM. Haag, France protestante, à propos de l'ouvrage intitulé : De l'Usage du Caphé, etc., Lyon, 1 671, écrivent ;
« Barbier ne voit dans le nom de Dufour que portent les éditions de ce livre qu'un masque de Spon, mais il pourrait bien se tromper. Selon d'autres, Spon s'est borné à traduire cet ouvrage en latin. Paris, 1685.» Cette dernière version est celle qui nous semble la plus vraisemblable ; Dufour serait l'auteur des Traités sur le Café et Spon, le traducteur.
Ce que l'on peut, croyons-nous, affirmer sans trop de témérité, c'est que Dufour et Spon qui vivaient à la même époque, qui se réfugièrent tous deux en Suisse après la révocation de l'édit de Nantes, sont deux personnages absolument distincts. MM. Haag sont catégoriques sur ce point
Une réimpression de la première partie de Novi tractatus depotus caphé, avec les notes de Manget et portant le nom de Spon a paru sous ce titre en 1705 :
— lacobi Sponii Medici Lugdunensis Bevanda Asiatica; hoc est; Physiologia potus café a D. Manget Notis; seorsira a Constantinopoli PlantCE Iconismis ; recens Illustrata. S. L. (Lipsia), 1705, in-4de2ff.lim., 56 pages et i feuillet non chiffré pour l'explication des planches qui sont au nombre de six. (De 8 à 10 fr.)
On trouve au titre la reproduction de la gravure qui, dans la première édition des Traitei nouveaux et curieux, est placée en tête du Traité sur le Café. D^ns l'édition de 1705, le mot Cajé est imprimé, en partie, sur la gravure même.
DUFOUR (L'abbé Valentin). — Une question historique, 1 720-1868. Parw, librairie de P. Rotiquette, 1868, in-i6 de 72 pp. (De 3 à 4 fr.)
Le second titre de cet opuscule est : Dissertation historique sur la dépense de manger de la chair de cheval, traduite du latin de J. G. Keysler, membre de la Société royale des sciences de Londres, par l'abbé Valentin Dufour, s. bibliothécaire de la ville de Paris.
Le texte latin. De interdicto carnis equin<e csu dissertatio historica, est imprimé à la suite de la traduction française.
DUFRENOY. — DUPERTUIS.
DUFRENOY (Mme). La petite ménagère ou l'éducation maternelle par Madame Dufrenoy, ouvrage orné de vingt-quatre jolies gravures. Paris, Alexis Eyrnery, 1816, 4vol. in-i8. (4 fr.)
Les chapitres xiv, xv^ xvi, xvii, xix, xxi du tome II sont consacrés à la cuisine ; l'auteur y donne des recettes pour accommoder les œufs, les poissons^ les légumes, faire différentes soupes, etc., et soigner les vins.
DUMAS (Alexandre). — Grand dictionnaire de cuisine par Alexandre Dumas. Par Alphonse Lemerre, 1873, gr.
in-8 de vi-1152 pages, et 2 portraits gravés à l'eau-forte par Rajon, l'un de l'auteur, l'autre de J. Vuilletnot. (20 fr.)
Le Dictionnaire de Cuisine est précédé de a quelques mots au lecteur » et d'une longue lettre à Jules Janin, signés d'Alexandre l3umas. On y trouve également la réimpression du Calendrier gastronomique de Grimod delà Reynière.
Après le dictionnaire sont placés différents menus composés par Dugléré, du Café anglais, Verdier, de la Maison Dorée, Magny, Brébant, etc.
Enfin, dans une annexe à l'ouvrage d'Alexandre Dumas, on trouvera un Essai sur la moutarde, par le célèbre romancier et qui n'est autre chose qu'une réclame pour la maison Bornibus.
— Petit dictionnaire de Cuisine par Alexandre Dumas, revu et complété par J. Vuillemot, élève de Carême. \Paris, Lemerre, 1882, in-i8 de iv-823 pages.
— La Bouillie de la comtesse Berthe par Alexandre Dumas, illustré par Bertall. Paris, Hetiel et C'e, s. d., in- 16 de 126 pp. (4 fr.)
Petite bibliothèque blanche.
Première édition : Paris, Hct:^el, 1845, in-i6. (De 8 à 10 fr.)
— Propos d'art et de cuisine, par Alexandre Dumas . Paris , Calmann- Lévy, 1877, in-i8 de 304 pp. et i p. pour la table, (i fr. 25.)
On trouvera à la page 20 : « Causerie culinaire » dans laquelle l'auteur des Trois
Mousquetaires donne la recette du macaroni tel qu'on le fait à Naples.
DUMONT (Emile). — La bonne Cuisine française, tout ce qui a rapport à la table. Manuel-guide de la cuisinière et de la maîtresse de maison publié sous la direction de M. Emile Dumont. Dessins de A... B... gravés par Ysabeau. Paris, Degorce-Cadot, 1873, in-i2 de 674 pp. (3 fr 50.)
La 2"'° édition, entièrement revue et augmentée d'un grand nombre de recettes nouvelles, in-i8 de 684 pages, a paru ibidem, idem, 1875.
La Bibliographie de la France mentionne la 13""' édition de cet ouvrage en 1885.
■ — La même Nouvelle édition revue
et augmentée, admise à l'Exposition universelle de 1889, ibidem, idem, in-i8 de vii-
— Le parfait pâtissier pour la ville et la campagne. Entremets sucrés, pâtisserie, confiserie, glaces, liqueurs, vins en fûts et en bouteilles, cidre et poiré. Avec plus de 100 gravures dans le texte et une très belle chromolithographie hors texte par Emile Dumont. Paris, A. Degorce, in-i8. (2 fr.)
DUMOULIN. — L'art de faire toutes les pâtisseries, par M. Dumoulin, pâtissier. Paris, Blanc, 1878, in-32 de 16 pp. (2 fr.)
Petite Bibliothèque utile.
DUNCAN. — Avis salutaire à tout le monde, contre l'abus des choses chaudes, et particulièrement Du Café, du Chocolat, et du Thé, par M. Duncan, Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier. A Rotterdam, chei Abraham Acher, 1705 , pet. in-8 de4fï.limin. n. ch. et 279 pp. (2 fr.50)
DUPERTUIS (Mme). La Cuisine au chocolat. Dédiée aux dames, par Mme Dupertuis. Neuchdlel, Dclachaiixet Niestlé, 1885, in-i2. (i fr. 50.)
— Les recettes de ma tante. Cuisine bourgeoise. 5e édition augmentée d'un
299 DUPLAIS. —
appendice sur la cuisine aux champignons. Neiichdtel, Delachaux et Niestlé, 1885, in-i2. (2 fr, 25.)
— La Cuisine des malades et des convalescents par M>'ne Dupertuis. Lausanne, F. Fayot ^ 1887, in- 16. (2 fr.)
DUPLAIS (H.). — Le liquoriste parfait et fabricant de sirops et conserves par Hyte. Duplais, distillateur. Paris, typ. Appert et fils, 1850, in-12 de 12 pp.
(2 fr.)
DUPLAIS (L.). — Le vin de Champagne. Faris, l'auteur, 1888, in-12 de 8 pp. (i fr. 25.)
DUPONT (Pierre). — Chants et chansons (poésie et musique) de Pierre Dupont, ornés de gravures sur acier d'aprèsT. Johannot, Andrieux, C. Nanteuil, etc. Faris, che^ l'éditeur, 185 1- 1859, 4 vol. pet. in-8, fig. grav. (De 12 à 15 fr.)
Les trois derniers volumes portent le nom d'Alexandre Houssi.iux, éditeur.
Pierre Dupont, le chansonnier populaire, a écrit un grand nombre de chansons gastronomiques et bachiques parmi lesquelles nous citerons : La Cave, Les Cerises, Le Coehon, Entrée au Caveau, Les Fraises, Ma Vigne, Le Pain, Le Vin de la Planète, etc.
Nous n'indiquons ici qu'une seule lidition des œuvres de Pierre Dupont, dont il convenait de ne pas oublier le nom dans cette bibliographie.
DU PRADEL (Abraham). — Les Adresses de la Ville de Paris avec le Trésor des Almanachs. Livre Commode en touslieux^ en tous temps & en toutes conditions. Par Abraham du Pradel, Astrologue Lionnois. A Faris, chei la veuve de Denis Nioii, marchand libraire sur le qiiay de Nesle, au coin de la rue Giienegaud, à l'Image Sainte Monique.
1691, in-12 de 113 pages et 8 pages non chiffrées pour la table et l'extrait du privilège. (De 200 à 250 fr.)
Dans le courant du livre, le numérotage des pages s'arrête à la page 66 et reprend à