GARGANTUA
trouve en tête : Le cochon parlant. La Gastronomie pour rire est un petit recueil d'anecdotes fort variées et assez amusantes. L'auteur, contrairement à ce qu'il avait fait pour la plupart de ses ouvrages, l'a signé de son nom en toutes lettres, de même que l'ouvrage suivant :
— Hygiène du Gastronome, ou essai sur les substances alimentaires considérées comme causes de maladies et comme remèdes; précédé d'une dissertation sur le régime qu'il convient de suivre relativement aux tempéramens, aux climats, aux saisons, etc. Ouvrage utile à ceux qui veulent prévenir ou guérir les maladies sans le secours delà médecine ni des médecins. Par M. César Gardeton, auteur du Nouveau Dictionnaire des alimens^ du Directeur des estomacs, etc., traducteur de V Histoire de Vefficacité de l'eau, etc. Paris, à la lilrairie du commerce, che\ Renard, 1830, iii-i8 de 215 pages. (De 2 à 3 fr.)
GARGANTUA à la diète, ou la Marmite renversée. [Paris), de l'impr. de L. P. Setier (1814), in-8 de 8 pp. (2 fr. 50.)
GARGANTUIANA (Le nouveau) ou le Gastronome des Gastronomes, recueil amusant et curieux, sur les plus fameux Gastronomes de France, et de tous les autres Pays ; Réparties, Anecdotes, Bons-mots, et bonnes Saillies de tous les bons Vivans professant la Gastronomie, Plaisanteries de Gueules et grandes Gourmandises, contenant aussi Chansons joyeuses de table et bonnes réflexions gastronomiques. Paris, Chassaignon, 1839, P^^- de 110 pages.
(De 3 à 4 fr.)
Frontispice au bas duquel on lit ces quatre vers :
A chaque mets que je touche.
Je me crois l'égal des dieux ; Et ceux qu'épargne ma bouche, Sont dévorés par mes yeux.
Cette vignette est reproduite au dos de la couverture.
GARLIN, de Tonnerre. — Le Cui-
sinier moderne ou les Secrets de l'art culinaire. Menus-Haute Cuisine-Pâtisserie-Glaces-Office, etc., suivi d'un dictionnaire complet des termes techniques par Gustave Garlin (de Tonnerre), élève des premiers Cuisiniers de Paris. Ouvrage complet illustré de 60 planches (330 dessins) comprenant 5000 titres et 700 observations. Paris, Garnier frères, 1887, 2 vol. in-4 de XLiv-278 et 357 pages. (30 fr.)
Le corps de l'ouvrage est imprimé sur deux colonnes, les tables des matières sur trois. C'est le dernier des livres modernes, ayant une certaine importance, écrit sur l'art culinaire. On peut dire que l'ouvrage de Garlin demeurera comme un des types les plus exacts de la cuisine des grands restaurants de notre époque.
— Le Pâtissier moderne, par A. Garlin (de Tonnerre), auteur du Cuisinier moderne. Paris, Garnier frères, 1888, gr. in-8. (15 fr.)
GARNIER (L.) — La fève et le haricot, fable légumineuse par L. Garnier.
Paris, Le Bailly, 1883, in- 18 de 9 pages. (50 cent.)
GASTRONOME (Le), journal universel du goût rédigé par une société d'hommes de bouche et d'hommes de lettres. Paris {Impr. de Fain), pet. in-fol. de 8 pages, format des agendas.
Au-dessous du titre, on lit : « Le Gastronome paraît les jeudi et dimanche de chaque semaine. Prix de l'abonnement pour trois mois : 9 fr. ; départements, 10 fr. ; l'étranger, 13 fr. On s'abonne à Paris, au bureau du journal, place de la Bourse, n" 31 ; chez Mongie aîné libraire boulevart des Italiens n" 10, chez tous les libraires et chez tous les directeurs des postes. Les lettres, réclamations, chansons et articles communiqués doivent être adressés franc de port au rédacteur en chef ; une boîte est placée à la porte du bureau. Le Gastronome a l'honneur de prévenir MM. les restaurateurs, propriétaires de cafés, marchands de vin, de comestibles, que trouvant chez lui bonne table et bonne cave, il ne recevra aucune invitation à dîner en ville. »
En tête du journal on voit une vignette sur bois, gravée par Poret, représentant un
gastronome .ittablé sous une treille, derrière lui un paysan mangeant un morceau de pain, et au premier plan un cochon dévorant avec avidité toutes les ordures du ruisseau. Audessous, comme légende, l'aphorisme de Brillât-Savarin : ci Les animaux se repaissent, l'homme mange, l'homme d'esprit seul sait manger. »
Cette vignette figurait sur le prospectus annonçant l'apparition du Gastronome et dans lequel était exposé le but du journal, avec l'indication des endroits où l'on pouvait s'abonner : au bureau du journal, chez Corcellet, au Gourmand, Palais Royal, n° 104; chez Gobillard, au grand Vatel, place de la Bourse 11° 29, et chez Félix, au gâteau d'amandes, passage des Panoramas.
Le premier numéro du Gastronome a paru le 14 mars 1850, le dernier le 18 août 1831. La collection qui forme deux volumes est complète en 148 numéros.
En tête du journal était inscrit un aphorisme qui variait avec chaque numéro ; celui du premier était : Périssent quatre sens plutôt que le goût ! » Les articles du Gastronome n'étaient pas signés ; citons au hasard : « Le cerveau et l'estomac, dialogue philosophico-médico-gastronomico-littéraire, un dîner féodal, la cuisine de Pétrone, promenades gastronomiques, la gastronomie, chanson-menu, cuisine Hopkinsonienne, le patronet, la gastronomie dans ses rapports avec la liberté, écoliers et marmitons, le grand friturier de France, la table et l'amour, histoire de la cuisine en France, etc.
La direction du Gastronome organisait aussi des concours avec prix; l'un des sujets proposés fut : Lequel est préférable de manger assis ou couché ?
Nous avons cru devoir donner d'assez longs détails sur cette feuille gastronomique dont le rédacteur en chef était M. Paul Lacroix, qui comptait parmi ses principaux collaborateurs M. Henri Martin; mais laissons au bibliophile Jacob le soin de nous dire lui-même quels étaient ces coll.iborateurs. Voici en effet un passage d'une lettre qu'il adressait à Charles Monselet et qui fut insérée dans le premier numéro du journal le Gourmet :
Les rédacteurs étaient Henri Martin, Charles Lemesle, Félix Davin, Edmond Marcotte, Pierquin de Gembloux, Marquis de Cussy et moi, moi, toujours moi, habillant et rhabillant prose et vers. »
M. Paul Lacroix oublie de dire que le Gastronome a publié des vers de Béranger et de Victor Hugo.
La collection de ce journal est excessivement difficile à rencontrer complète ; elle vaut de loo à 150 francs.
GASTRONOME (Le), journal des gens du monde et des praticiens, publié sous le patronage des principaux officiers de bouche de la France et de l'Etranger. Organe spécial de l'Institut gastronomique universel. Paris, iinpr. Kiigelmann, in-4 de 16 pp. à 2 col.
Le premier numéro de cette revue bimensuelle porte la date du 5 août 1872. Il contient un calendrier gastronomique où les noms de saints sont remplacés par des noms de livres, écrits ou publiés par des gourmands. Le nom de M. Firmin-Didot s'y trouve placé en tête, comme éditeur des Classiques de la Table.
Prix de l'abonnement: un an, 20 fr. ; six mois, 11 fr. ; trois mois, 6 fr. On s'abonnait rue Laffitte, à la Maison-Dorée.
GASTRONOME (Le) numéro-spécimen 8 avril 1873. Paris, 12 rue Cadet, in-fol. de 4 pages à 4 col.
Mensuel. Prix de l'abonnement : Paris, 4 fr. ; départements, 5 fr. Un 11°, 25 cent.
GASTRONOME (Le) à Paris. Epître à l'auteur de la Gastronomie ou l'homme des champs à table par S.C C.M.
Paris, de l'imprimerie de Suret, an XI — 1803, in-i2 de 45 pages y compris le titre et le faux titre. (De 233 fr.)
Le nom du libraire, Desenne, se trouve sur le faux titre.
Dans son épître écrite en vers de dix syllabes, l'auteur, M. S. C. Croze-Magnan, reconnaît à Berchoux les qualités du poète, mais il lui conteste celles du gourmand. 11 l'engage à compléter son poème.
Ranimci donc votre muse rianJe; lui dit-il.
En jolis vers veuille^ nous enseigner Ce que le goût général vous demande, Et que le vôtre eût dû vous désigner.
Censeur discret dans votre ouvrage aimable Permettez-moi de suivre pas à pas Votre Clio, puis de me mettre à table Pour rechercher ce qu'on n'y trouve pas.
M. Croze-Magnan, tout en flattant l'auteur de la Gastronomie, lui décoche quelques traits assez vits ; l'épigraphe qu'il a empruntée à Boileau et qu'il a placée sur le titre de son ouvrage.
C'est peu d'être poète, il aut être gourmand.
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prouve de reste que, s'il estime Berchoux poète, il éprouve peu de considération pour Berchoux gastronome.
GASTRONOME (Le) cosmopolite.
{Paris, iiiipr. de Perreau), in-4de 12 pages à 2 col.
Le n° I a paru le 31 août 1879; sur la couverture, dessin d'Ernest Pichio représentant un gourmet à table et découpant une volaille. Une écrevisse et un cep de vigne, ayant forme humaine, le servent. Au pied de la table gisent des pâtés, du gibier, et toutes sortes de comestibles.
En haut de la première page, une vignette représentant un amour à cheval sur le globe terrestre et brandissant une fourchette.
On y voit également un chemin de fer, la mer, des bateaux dans le lointain et au premier plan des chasseurs et des paysans travaillant la terre.
La Bibliothèque nationale possède une collection , mais prob.ablement incomplète, qui forme un volume de 108 pages.
Dans un des numéros, il est annoncé que les abonnés recevront à la fin de l'année une couverture en chromo-lithographie.
Prix de l'abonnement : France, un an, 2 4 fr.; six mois, 13 fr.; étranger, le port en sus.
GASTRONOME (Le) français, ou l'art de bien vivre, par les anciens Auteurs du Journal des Gourmands, MM. G. D. L. R***, D. D***, Gastermann. G***, Clytophon, Charles SartrouviUe, G. L. G***, G***, Marie de Saint-Ursin, W**, etc. Ouvrage mis en ordre, accompagné de notes, de Dissertations et d'observations par M. G***.
Paris, Charles-Béchet , 1828, in-8 de viii-503 pp. (De 7 à 8 fr.)
Frontispice dessiné et gravé par Rouargue représentant un gastronome ventru faisant, un panier au bras, sa promenade au marché. Au bas on lit : Promenade nutritive.
Les auteurs ont pris pour épigraphe cet aphorisme de'Brillat-Savarin :«r La découverte d'un mets nouveau fait plus pour le bonheur de l'humanitéqueladécouverte d'uneétoile. » Mais ils l'attribuent faussement à Henrion de Pansey, magistrat mort en 1829.
Le Gastronome français est divisé en cinq chapitres. Le premier contient un Essai sur la cuisine des Anciens ; le second, l'Année gourmande ; le troisième, Education gastronomique ; le quatrième, l'Hygiène de la Table et le cinquième. Produits de l'industrie gourmande.
Grimod de la Reynière et Cadet-Gassicourt ont collaboré, pour une large part, à cet ouvrage.
Au verso du faux titre, on lit : Imprimerie de H. Balzac.
C'est, du reste, le célèbre auteur de la Comédie humaine qui a écrit pour le Gastronome français le discours préliminaire signé : L'auteur de cet article.
GASTRONOMIANA ou recueil d'anecdotes, réflexions, maximes et folies gourmandes. Dédié aux amateurs de la bonne-chère. Paris, tous les marchands de nouveautés, 5825 (vers 1810), in-32 de 128 pp. (De 2~a 3 tr.)
Figure coloriée : Le Gastronome à table. Cette figure est reproduite en noir sur la couverture rouge.
— Le même ivignon, impr. de J. A.
[olv, 1817, in-32.
GASTRONOMIANA ou recueil curieux et amusant d'anecdotes, Bons mots. Plaisanteries, Maximes et Réflexions Gastronomiques, précédé d'une Dissertation historique sur la science de la Gueule, et entremêlé de Chansons et Propos de table propres à égayer la fin d'un Repas. Paris, librairie économique, 1809, in-i8 de 175 pp. (De 2 à 3 fr.)
La dédicace à M. Gasterman est signée : C. D. L'auteur a pris pour épigraphe : Nous n'avons qu'un temps à vivre. Amis, passonsle à table.
GASTRONOMIE (La), revue de l'art cuHnaire ancien et moderne, journal paraissant tous les dimanches, rédigé par une Société de gens de lettres et de gastronomes formés à l'Ecole de Grimod de la Reynière et de Brillât- Savarin. [Paris, impr. de Boulé',) pet.
in-fol. de 4 pages à 2 col.
Administration, 3 bis, rue du Coq-Héron. Prix de l'abonnement : Paris, trois mois : 5 fr.; six mois : 9 fr. ; un an : 16 fr. Province, trois mois : 6 fr. ; six mois : 10 fr.; un an : 18 fr.
Le premier numéro porte la date du dimanche 6 octobre 1859; le dernier celle du 28 mars 1S41. Le i" numéro a paru deux fois, renfermant les mêmes matières, mais différent au point de vue typographique ; ces deux exemplaires portent la même date.