BATAILLE
Le Bâtiment des receptes enseigne aussi la I manière de faire toutes sortes de parfums, odeurs et pâtes pour prendre les oiseaux et les poissons.
Brunet n'a sans doute pas connu cette édition puisque après avoir dit que le Bastiineiil a été maintes fois réimprimé jusqu'à la fin du svii= siècle, il ajoute : peut-être même encore après. L'édition de 1726 que possède la bibliothèque de l'Arsenal et que noasavons eue entre les mains confirme l'assertion dubitative du savant bibliographe. Voyez :
Livre nouveau nomme le difficile des receptes... et Opéra ntioua intitolata dijicio diricette... Ce dernier ouvrage italien est l'édition originale du Bastiment des Eiceptes.
BATAILLE de Charnage et Caresme.
Voyez Description du men-eilleux Conflict.
BATAILLE DES VIN^S, fabliau du xiiif^ siècle attribué àRutebœuf. M. Legrand d'Aussy en a donné une traduction dans ses Fabliaux ou contes, fables et romans duXII^ et du XIII^ siècle, etc. Paris, fuies Renouard, 1829, 5 vol. in-8. (De 40 à 50 fr.) Il se trouve également dans le Recueil de Barbazan t. IV, page 80.
Ce &bliau fut composé par le chapelain de Philippe le Hardi pour égayer le roi. Le poète y nomme une quarantaine de vins différents, tant étrangers que français.
M. de la Fizelière en donne une très courte analyse dans ses Vins à la mode et Cabarets au ZFIIe siècle.
BATAILLARD (J.). — Histoire de la boulangerie, par J. Bataillard, membre de la Société impériale et centrale d'agriculture de France. Besançon, impr.
de f. Roblot, 1869, in-i6. (2 fr.)
— Histoire et législation de la boucherie et de la charcuterie, par J. BataiUard, etc. Besançon, impr. de f. Roblot, 1870, in-32 de 9) pp. (2 fr.)
BATILLIAT (P.). — Traité sur les vins de France. Des phénomènes qui se passent dans les \ins et des moyens d'en accélérer ou d'en retarder la marche... Pam, Mathias ; Mdcon, imp.
BAUVILLERS. 74
Dejussieu; Lyon, Savy jeune, 1846, in-8. 4 planches. (10 fr.)
BAUD (Théodore). — Histoire des Champignons comestibles et vénéneux, par M. Théodore Baud, naturaliste.
Bourganeuf, impr. Buisson, 1859, in-8 de 46 pages. 12 fr.)
BAUDOIN. — L'art de fabriquer toutes les liqueurs chez soi et sans aucun appareil ni alambic, par M. J. Baudoin, distillateur. Paris, Blanc, 1878, in-32 de 16 pp. (o fr. 50)
Fait partie de la « Petite bibliothèque utile ».
BAUDRY (Etienne). — Le Camp des Bourgeois, illustrations de G. Courbet. Pam, E.Dentu, 1868, in- 18 de 3 16 pages. (5 fr.)
Divisé en dis livrer. Livre II, chap. iv : Le repas des domestiques; livre VU, chap. v : un déjeuner en trois actes ; livre IX, chapitre IV : une recette.
î BAUME. — La Bacchomanie ou De l'état d'ivresse, de l'abus du vin et de celui des liqueurs fortes, poème en trois parties, par M. M. Baume, propriétaire résidant à la Seyne, près Toulon Var i . Toulon, impr. veuve Baume, 1858, in-12 de 88 pp. (2 fr.)
BAUMÉ (A.). — Mémoire sur les I Marrons d'Inde, dans lequel on expose ' les moyens d'en tirer de la Farine propre à faire du Pain salubre, et une nourriture agréable pour l'homme et pour les animaux domestiques... lu à l'Institut national le 2i pluviôse an V, par A. Baumé. Parw, 1797, in-8. (10 fr.)
BAL^TLLERS. — Le nouveau Cuisinier royal, contenant par ordre alphabétique un traité complet de Fart cuhnaire d'après MM. Carême, Brillât-Savarin, Albert, Viard, Fouret, etc., avec une instruction sur le choix des \'ins par M. BauviUers. Nouvelle édition ornée de planches. Paris, che^ les mar-
75 BAUVILLERS.
cliands de nouveautés, 1836, in-8 de viij- 428 pages, front, grav. (5 fr.)
Le frontispice gravé représente un cuisinier à son fourneau entouré d'aides et de marmitons. Au bas, on lit ces quatre vers :
Un cuisinier, quand je dîne Me semble un être divin; Qui du fond de sa cuisine Gouverne le genre humain.
La I" édition a paru sous ce titre :
— Le nouveau cuisinier royal ou traité complet de l'art culinaire d'après MM. Carême, Brillât-Savarin, Albert, etc., contenant 1° la cuisine proprement dite, 2° la pâtisserie, etc. par M. Beauvillers. Paris, Camuiemix, 1833, in-8, avec 4 planches.
M. Quérard, en annonçant cet ouvrage au nom de Beauvillers, Littérature contemporaine,'* ajoute : Ce nom doit être un pseudonyme ; l'éditeur aeu l'intention détromper le public par la similitude du nom de 7?eai(villers avec celui de l'ancien restaurateur Beauvilliers à qui l'on doit un ouvrage très estimé sur l'art culinaire.
La seconde édition que nous avons sous les yeux est signée BiTKvillers et non Beauvillers, comme l'indique Quérard. Il est d'ailleurs possible qu'à l'apparition du Nouveau cuisinier royal de Beauvillers, l'éditeur ou les héritiers du restaurateur Beauvilliers, mort en 1817, aient protesté contre le pseudonyme de son auteur, en raison de la confusion qui pouvait résulter de la similitude de ces deux noms. M. Beauvillers aurait alors, de gré ou de force, supprimé Vc de son nom et signé la seconde édition Bauvil- 1ers.
Cette hypothèse n'est admissible que si Beauvillers est un pseudonyme : car aucune loi ne saurait interdire à quiconque d'écrire un livre, fùt-il de cuisine, et de le signer de son nom.
Mais si nous partageons volontiers l'opinion émise par M. Quérard, c'est que nous pouvons fournir à l'appui un argument qui a bien sa valeur et dont aurait certainement fait son profit l'auteur de la Littérature contemporaine s'il avait eu connaissance de l'ouvrage suivant :
— Manuel de la Cuisine ou l'art d'irriter la gueule par une Société de gens de bouche. A Mel^, de l'imprimerie C. M. B. Antoine, 1811, in-8. (De 6 à 7 fr-)
Ce manuel anonyme que nous avons sous les yeux est la véritable première édition du Nouveau cuisinier royal, qui en est la reproduction textuelle, sous un titre nouveau.
— BEAUDET. j6
Comme le Manuel de cuisine de 1 811, le Nouveau cuisinier royn/ de Bauvillers, de 1836, procède par ordre alphabétique. Ce sont les mêmes articles qui sont imprimés dans l'un et dans l'autre, dans le même ordre et wot pour mot. Il n'y a de changé que le titre qui, de mode en 181 1, pouvait effaroucher, en 1835, les acheteurs de ce livre, sinon son éditeur.
Ce que nous pouvons affirmer, c'est que des exemplaires du Manuel de cuisine, 1 81 1 , entre autres celui que nous possédons, ont été brochés sous une couverture du Nouveau cuisinier ro)'<7/ (1836) et que l'on y a ajouté le titre de cette édition que nous indiquons plus haut, plus une liste alpbahétique des vins qui doivent meubler une bonne cave .
Cela prouve-t-il que le nom de Beauvillers soit un pseudonyme? Assurément oui.
Que l'en remarque la date à laquelle a paru VArt d'irriter la gueule, 1811. Beauvilliers, n'avait pas encore publié son Art du cuisinier qui n'a paru qu'en 1S14 ; il n'était alors connu que comme un des plus fameux restaurateurs de Paris. La Société des gens de bouche, qui cache un auteur désireux de conserver l'anonyme, n'avait donc pas d'intérêt à prendre un nom rapprochant de celui de Beauvilliers dont le renom comme auteur culinaire n'existait pas encore à cette époque ou, ce qui est plus vraisemblable, n'a pas voulu s'exposer aux protestations que n'aurait pas manqué de faire entendre le restaurateur de la rue Richelieu.
Mais nous voilà en 1835 ; Beauvilliers est mort depuis 1817 et son Art du cuisiniers eu trois éditions, la dernière en 1824.
Le Manuel de cuisine ou l'art d'irriter la gueule n'avait pas obtenu le même succès; il s'était même si peu vendu qu'en 1836 il en restait encore des exemplaires en magasin. Que faire pour écouler ce stock gênant ? Changer le titre ! ce n'était pas une difficulté; ce qu'il fallait, c'était un nom connu du public comme celui de Beauvilliers. Et c'est alors que la société de gens de bouche disparut du titre du Manuel de cuisine et fut remplacée sur le Nouveau cuisinier royal par celui de M. Beauvillers d'abord, et de M. Bauvillers ensuite.
Voilà, croyous-nous, une indication qui, jointe à la note de Quérard, peut permettre d'affirmer que le nom de Beauvillers est réellement un pseudonvme. Voir Périgord (A. B. de).
BEAUDET (Félix). — Les dîners de M. Laguipière et Mes déjeûners du lundi, précédés de notices sur la manière de soiffner les vins, leur mise en bou-
BEAUFILS. BEAUVOIR.
teilles, et la façon de les servir, sur l'organisation d'une table et la direction à donner à un dîner, par Félix Beaudet. Troyes, Léopold Lacroix, 1883, in-8 de 295 pp. et I p. de table. (3 fr. 50.)
M. Félix Beaudet, ancien titulaire du buffet de la gare de Troyes, a réuni dans ce volume les menus qu'il avait publiés dans le journal VAuhe pendant l'année 1872 et qu'il avait signés : Laguipière.
Laguipière, chef de cuisine émérite, avait été emmené par Napoléon I'-"' lors de la campagne de Russie ; il est mort de froid pendant la retraite de Moscou.
BEAUFILS (C). — De parasitis apud veteres. Libellum hune conscripsit ac parisiensi litterarum facultati proposuit, C. Beaufils. Parisiis, apud A. Durand hibliopolam ediloreiii, 1861, in-8 de viii- 72 pp. plus 3 ff. non chiffrés pour l'approbation, l'index et les errata. (De 2à3fr.)
BEAUREGARD. — Discours sur le banqvet faict le xxvi^ de mars par Dame Marguerite de Cvcy, héritière de Libessart, etc., à aucuns de ses proches parens et autres amis acquis ; par le SrdvBeavregard. i')8S, aDovay, che^Icaii Bogart, in-4 de 44 pp. (De 20 à 25 fr.)
M. Brunei fait suivre le titre de cet ouvrage de la note suivante : Selon M. Emile Neve {appendice à la bihliothèqiie dotiaisicnnc) , ce petit poème, imprimé en caractères italiques, pourrait trouver place dans un recueil gastronomique.
BEAU VILLE (A. de). — Guide pratique de la ménagère et de la bonne mère de famille à la ville et à la campagne. Traité complet de tout ce qui est relatif au logement, au mobilier, au chauffage, à la cave, à la comptabilité, à la toilette, à la médecine domestique, etc. Paris, Laplace, Sanchei et C'^, 1877, in-12.
(2 fr. 50.)
BEAUVILLIERS (A.). - L'Art du cuisinier, par A. Beauvilliers, ancien officier de Monsieur, comte de Provence attaché aux Extraordinaires des maisons royales, et actuellement Restaurateur
rue de Richelieu no 26, à la Grande Taverne de Londres. A Paris, che^ Pillet aîné; chei Colnet, 1824, 2 vol in-8, de xx-388 et 408 pp. plus i p. de table, 8 planches. (De 8 à 10 fr.)
Troisième édition d'un ouvrage fort estimé. Une figure gravée par Jubin se trouve sur le titre de chaque tome; celle du premier représente un intérieur de cuisine et quatre cuisiniers, l'un à son fourneau, les trois autres préparant, sur la table, les sauces et les mets. La figure du tome second, dessinée par Démarais, nous montre un pâtissier enfournant des pâtisseries tandis que ses trois aides sont occupés à différentes besognes. L'un d'eux, placé à droite dans le coin du laboratoire, manie le pilou dans un mortier.
La première édition de l'Art du Cuisinier a été publiée, Paris, Pillet; Colnet ; Lenoir, 1814, 2 vol. in-8° planches. (De 10 à 12 fr.)
— Le même seconde édition augmentée d'un supplément renfermant un Traité sur les vinaigres, conserves... Paris, idem, 1816, 2 vol. in-8, planches. (De 8 à 10 fr.)
La Bibliographie de la France, après avoir annoncé cette édition, ajoute : On s'est contenté pour cette prétendue édition d'ajouter le supplément.
Grimod de la Reynière, malgré les appréciations sévères de Beauvilliers sur VAlnianach des Gourmands où il disait « trouver tant de bêtises », classe l'auteur de r.,4r/ du cuisinier parmi les restaurateurs les plus fameux de Paris et le qualifie même d'illustre. C'est peut-être aller un peu loin. M. Quérard fait naître Beauvilliers en 1754 et l'enterre en
— La Cuisine ordinaire... Voyez Carême (Antonin). Voyez aussi Bauvillers .
BEAUVOIR (Roger de). - Profils et charges à la plume. Les Soupeurs de mon temps. Paris, Achille Faiire, 1868, in-12 de xxxi-243 pp. et I p. de table. (3 fr. 50.)
Ouvrage posthume. D'après Quérard, Supercheries littéraires, Roger de Beauvoir est un pseudonyme ; le vérinble nom de l'auteur des Soupeurs de mon temps serait Edouard de BuUy.
En tête du livre, après une note de l'éditeur, se trouve une notice biographique de XXXI pages consacrée par Alexandre Dumas à la mémoire de Roger de Beauvoir,
On trouve dans les Soupeurs de mon temps des détails très curieux sur plusieurs gastronomesp arisiens tels que M . de Courchamps,