SYSTÈME
fraîcheur, etc. Paris, I. Frank ; Londres, 1 DuJaii et che\ tous les libraires français, 1885, in-i8 de xii-70 pages. (2 fr.)
Couverture cartonnée avec un dessin en chromo. Le petit traité très complet et surtout très pratique de M. Alfred Suzanne a été publié ég.alement en langue anglaise sous ce titre :
— Egg Cookery. One hundred and fifty ways of cooking and Serbing Eggs. by Alfred Suzanne. Twenty-eight Chef de Cuisine to the Earl of Wilton ; now Chef to the Duke et Bedford K. G. Second édition. London, Neiuton et Eskeïï, 1887, in-i2 de 97 pages. (2 fr.)
Cette édition donne cinquante recettes de plus que l'édition française. L'ouvrage de M. A. Suzanne a été également traduit en flamand.
r SWALVE (Bernhard). — Querels & opprobria ventriculi ; sive irpoTOTro-oua Ejusdem Naturalia sua sibi vendicantis, & Abusus Tarn Diœteticos, quam Pharmaceuticos perstringentis. Operâ ac Studio Bernhardi Swalve Med. Amstehiami, Ex officina Joannis Janssonii à JVaesberge, & E\i\ei JVeyerstraten, 1664, pet. in-i2 de 8 ff. lim. n. ch. (y compris le front, grav.) 321pp. ch. et II pp. n. ch. de table. (De 10 à 12 fr.)
SWIFT (Jonathan). — L'art de voler ses maîtres par Swift, traduction de Flor O'Square. Paris, C. Marpon et Flammarion, 1882, in- 16 de 135 pp.
et 2 ff. n. ch. (2 fr.)
L'auteur, dans ce petit ouvrage, donne des instructions aux domestiques pour leur apprendre à voler leurs maîtres, ce qui n'est peut-être pas absolument nécessaire; il indique, notamment, aux cuisinières la manière de faire danser l'anse du panier.
La traduction de Swift par Flor O'Square avait été déjà publiée en Belgique, Bruxelles, Roseï, 1854, in-32.
SYLVATICUS. — Matthc^i Syh'atici, medici de Salerno, Liber cibalis et medicinalis pandectarum, ex emendatione Angeli Catonis Supinatis de Benevento.
Neapoli, 1474, in-fol.
Première édition fort rare de ce traité relatif à l'alimentation. Voici la description qu'en donne de Bure, Bibliogr. instnict. : ce volume commence par un Index de cinq feuillets suivis de trois autres qui contiennent une Epitre dédicatoire de Angélus Cato Supinas de Benevento, adressée à Ferdinand, roi de Sicile ; et un avis aux lecteurs, à l'occasion de cet ouvrage. L'on doit trouver ensuite le corps du volume qui commence par l'intitulé qui suit, lequel est imprimé en lettres rouges et capitales :
Incipit Liber Cibalis et Medicinalis Pandectarum Matthisi Sylvatici Medici de Salerno et gloriosissimo Roherlo Régi Sicilia inscriptus.
A la fin de l'ouvrage, on lit cette souscription dont nous ne donnons que les premières lignes : ExpUcit Liber Pandcctarutn quem Angélus Cato Supinas de Benevento Pliilosophus et Medicus... et enfin, après cette souscription, on trouve un feuillet imprimé d'un seul côté, au recto, et qui contient la Table ou le Registre des cahiers.
M. de la Serna, Dict. bihl. du XV' siècle, cite une édition du même ouvrage, Manttia vel Matinée, Johannes Vurster de Canipidcnia, 1474, in-fol. M. de la Serna ajoute que cette édition, d'une très belle exécution typographique n'est pas moins rare que celle que nous avons citée en premier lieu.
SYSTEM (A new) of Domestic Cookery ; formed upon principles of econoniy, and adapted to the Use of Private families. By a Lady. A new édition, corrected. London, John Murray, 1807, in- 12 de II S. n. ch., xxx et 351 pp., front, ef 9 pl. grav. (De 5 à 6 fr.)
La troisième édition porte la date de
— Le même ibidem, idem, 1816,
in-i2.
Cet ouvrage, dont Mrs. Rundell est l'auteur, a été très souvent réimprimé; la 69e édition augmentée par Miss Emma Roberts a été publiée, London, John Murray, 1846, in-i2 de liv-571 pp., front, et pl. grav, (De 233 fr.)
SYSTÈME (Le) végétarien. Paris, Imprimerie Prei'e et Comp^ (1855), in-8 de 8 pp. (i fr.)
Publié par la Société végétarienne établie, en 1S47, en Angleterre.
AELE (La). Paris, P.
Lebigre-Diiqiiesne , 1868, in-i2 de 173 pp. (De 5 à 6 fr.)
Ce petit livre dont l'auteur est M. Virraaitre fait partie de la « Bibliothèque des Curiosités » .
TABLE (La), journal culinaire paraissant trois fois par mois. Paris, in-4 à 2 col., vignette en tête.
Le premier numéro a paru le 13 juin
1844. Prix de l'abonnement annuel : 8 fr. La collection de cette feuille culinaire est
complète en 57 numéros. Le dernier a paru le 18 mai 1845. Les 24 premiers ont été imprimés chez Lacrampe et C" ; les 5 suivants chez Schneider et C''; les derniers chez François et C'°.
La Table a été fondée par M. Victor Bouton à la demande de Flotte, l'ami de Blanqui, pour combattre les bureaux de placement des Cuisiniers. Les vignettes sont dessinées par Charles Pinot.
TABLE (La) a Paris. Mystères des restaurants, cafés et comestibles. Promenade d'un friand à travers les rues de la Capitale. Paris, Victor Bouton,
1845, in-i8 de 72 pages. (De 2 à 3 fr.)
Ouvrage paru sans nom d'auteur, mais dû à M. Victor Bouton; c'est une revue critique des établissements culinaires de
Paris en 1844, des cafés-restaurants, pâtissiers et marchands de beurre.
TABLEAU (Le) du premier jour de l'an ou Je vous la souhaite bonne et heureuse. Esquisses des moeurs parisiennes.
Visites, compliments, doux baisers de Ju- Cadeaux de joujoua, d'almanachs, [das.
Souvenirs, diablotins, pistaches, papil- Etiquette. ennui, neige ou crottes, \lotes, Temps perdu, fous en beaux habits ; Voilà le jour de l'an tel qu'il est à Paris.
A Vile des Bonbons Che^ Friandet Marchand de caramels, s. d. (1816), in-i8 de 140 pp. et I f. de table, fig. grav. (De 12 à 15 fr.)
On lit à la fin « Imprimerie de J. L. Chanson ». Barbier qui cite cet ouvrage assez rare et l'attribue à J. P. R. Cuisin et P. Blanchard, ajoute qu'il a été donné : Paris, Blanchard, 1816.
La fig. grav. qui se replie représente la boutique du Fidèle Berger, le premier jour de l'an. L'ouvrage est divisé en une préface et six esquisses. La préface qui comprend le tiers du volume est intitulée : Madame Préjace à ses chers lecteurs. C'est une longue nomenclature des bonbons et friandises de l'époque, parmi lesquels nous citerons des " pèches glacées à l'ours Martin », et « au Cerf coco », du « Sucre d'olive à la Pie voleuse, » des " adoucissants à la Louis XVIII »^ des vaisseaux de gelée de prune à la Jean Bart », etc., etc.
8r5 TABLETTES. —
TABLETTES gastronomiques de Saint-Pétersbourg rédigées par un amateur et précédées d'une liste d'ouvrages à consulter. St-Pêtershoiirg, imprimerie d'Edouard Prati, 1856-1858, 2 vol. in-8 de IX pp. prélim., i f., 302 pp. etviiipp., I f., 308-14 pp., vign. au titre. (De 60 à 80 fr.)
Tome 1 : Les ix pp. prélim. sont occupées par le faux titre, l'indication du tirage à 100 exemplaires, le titre, le permis d'imprimer daté du 29 janvier 1856, la table des matières et la liste des ouvrages à consulter. Vient ensuite 1 . portant au r" ■> Tablettes gastronomiques » (v° blanc). A la page i commence la liste des plats qui sont au nombre de 3339 et se décomposent ainsi : 366 potages; 147 hors-d'œuvre chauds; 195 relevés de poissons; 418 relevés; 1340 entrées; 65 rôtis et fritures; 198 entremets de légumes; 57 entremets d'œufs et 553 entremets sucrés.
Tome II : Les viii pp. limin. comprennent le faux titre, l'indication du tirage à 100 exemplaires, le permis d'imprimer, l'avertissement et la « nomenclature des poissons qui se trouvent sur les marchés de St-Pétersbourg ». Le f. n. ch. dont le v° est blanc porte au r" « Recueil de Menus ». Ce recueil commence à la page i et finit à la page 308. Les 14 dernières pages sont occupées par la tahls des matières de la 2' partie.
Au titre de ce deuxième volume on lit, au lieu de « Suivi d'une liste d'ouvrages à consulter », Seconde partie, Recueil de vienus.
L'auteur de ce livre anonyme est le prince LabanofF qui y a réuni une collection de menus servis en Russie de 1841 à 1857. Cet ouvrage, tiré à petit nombre et non mis dans le commerce, est très rare; tous les exemplaires ont été donnés en Russie sauf trois en France, dont un fait partie de la collection de M. le B°" Pichon.
On trouvera sur les Tablettes gastronomiques un article intéressant dans le £(i//f;/)i du Bibliophile, année 1868, p. 453.
TABOUREAU. — Le Viandier de Taboureau. S. 1. n. d., manuscrit, in-fol. de 109 pp. n. ch., caract. goth.
Ce manuscrit, d'une belle conservation, fait partie de la collection de M. le 13°" Pichon qui, avant de le faire richement habiller par Chambolle-Duru, a écrit un curieux avertissement pour ce traité de
cuisine d'une excessive rareté et dont voici un extrait :
« Ce manuscrit, dit le Président de la Société des Bibliophiles françois, n'a été écrit que vers 1570, quoiqu'au premier coup d'oeil on puisse le croire plus ancien. Il renferme l'ouvrage d'un certain Taboureau qui semble avoir existé assez longtemps avant l'époque où le présent volume fut écrit et qui pourrait avoir été maître queux chez un d'Egmont. Par un procédé assez rare chez les vieux auteurs il intervient et se nomme à diverses reprises et communique au lecteur sa pensée ou son but avec une naïveté qui ne manque pas de charme et qui ne paraît nullement rappeler le style et les allures de 1 5 50 ou 60. »
« Telle est, par exemple, et surtout la jolie péroraison de son livre « Dist Taboureau que est mon livre parfait. Loué soit celui qui m'a fait et sa douche mère Marie. Si saluerai d'un ave-maria la belle dame de joye ! a
« Ce livre de cuisine, comme celui qui fait une notable partie du Ménagier de Paris, contient évidemment des recettes provenant de diverses sources. Le fond du livre est l'ouvrage de Taboureau. Il finit à la page 29. Après la jolie phrase de clôture que j'ai citée plus haut, vient une recette pour faire « œufs lombards » qui paraît ajoutée à l'œuvre de Taboureau et remplit 9 lignes, le reste de la page étant blanc. »
« A la page 3 1 commence une énumémération des plats paraissant le commeiicement ou introduction d'un autre traité. Cela rappelle le début deTaillevent et cela a du rapport avec lui, mais ce n'est pas la même chose. «
M. le B'in Pichon, après avoir examiné en détail son manuscrit, comparé différentes recettes avec celles du Taillevent, ajoute : " Il me semble résulter de tout cela qu'à l'œuvre de Taboureau on a ajouté des extraits de divers traités de cuisine dont les copies circulaient chez les châtelaines et les ménagères des XVP, XV' et peut être bien du XIV' siècle. »
Voici d'ailleurs le titre que M. le B°" Pichon a inscrit en tête du traité de Taboureau :
— Le Viandier de Taboureau auquel sont ajoutées plusieurs recettes de Cuisine et écriteaux de banquets dont celui du dîner et souper que le comte de Harcourt donna au Roi de France nostre sire (1396?) plus un avertissement et une Table des matières par le B. J. P. (voyez Taillevent).
TAILLEVENT (Guillaume Tirel, dit).
— Cj après sen suyt le viandier pour
8l7 TAILLEVENT. ■
appareiller toutes manières de viàdes que tailleuent queulx du roi nre sire fist tant pour abiller & appeiller boully rousty poissons de mer et deaue doulce : saulces espices et aultres choses a ce conuenables et nécessaires comme cy après sera dit... (A la fin :) Cy finist h litire de cuysine nomme Taylhiiant lequel traicte de plusieurs choses appartenant a cuysine. S. 1. n. d. (vers 1490), in-4 goth. de 38 fF. n. ch. de 25 lignes à la page, signés Aij-Eiij.
Un exemplaire de cette rarissime édition, probablement la première du livre de Taillevent, figure, sous le n" 271, au catal. des livres de M. le B°" Pichon (1869). Il provenait des bibliothèques Baron et Huzard. M. L. Potier, libraire, a fait suivre, au catal., l'énoncé du livre d'une note fort intéressante que nous croyons utile de reproduire ici : « M. Brunet dit {man. du libr., t. V, col. 646) qu'il y manque le premier feuillet qui. ajoute-t-il, est peut-être tout blanc. En effet, ayant possédé un exemplaire de cette édition, j'ai pu constater, le livre étant dérelié, que le premier feuillet tenant au huitième, son correspondant était tout blanc. Il y a entre les deux exemplaires qui sont certainement de la même édition une variante singulière : le premier mot de la dernière ligne de VexpUcit est écrit dans l'un appartenantes au lieu d'appartenant qui se trouve dans l'autre. C'est une correction faite sans doute pendant le tirage. »
Il n'y a donc pas de titre ; le sommaire que nous avons transcrit plus haut en tient
lieu; quant à la souscription : Cy jinist ,
elle se trouve au r" du dernier f.
Vend : 16 fr., Baron ; 81 fr., Huzard, et, en mar. r. (Bauzonnet-Trautz), 1950 fr., B°° Pichon.
— Cy après sensuyt le viâdier pour appareiller toutes manières de viandes que tailleuent queulx du roy nostre syre fist tant pour abiller et appareiller bouilly rousty poissons de mer et deaue doulce saulces espices et autres choses a ce conuenables & nécessaires côme cy après sera dit. — (A la fin :) Cy finist le liiire de cuysine nome tailleuant lequel traicte de plusieurs choses appartenant a cuysine. S. l.n.d., pet. in-4 goth. de
26 ff. n. ch. de 31 lignes à la page, signés aii-diiii.
Brunet, Man., t. V, col. 647, donne cette édition comme imprimée avec les caractères de Pierre Schenck qui exerçait, vers 1490, à Vienne en Dauphiné. Cette édition n'a pas de titre (comme la précédente).
Nous trouvons dans un fascicule imprimé à Gap, en mars 1857, intitulé : Matériaux pour servir à une Ijistoire de l'imprimerie en Daupijiné, pp. 12 et suivantes, une note sur cette édition dont un exemplaire figure au catal. manuscr. de la Biblioth.de Grenoble, sous le n" 7612. L'auteur de cette note cherche noise à M. Brunet et dit que « c'est par erreur qu'il compte 32 lignes à la page, tandis qu'il n'y en a que 3 1 et encore qu'en rapportant la souscription finale, il écrit ." Cy finist le Hure de cuysine nome tailtenant (sic). » M. Brunet ne se trompe nullement (voir recb. hibliogr. Paris, Silvestre,
1854, 3 vol. in-8, t. m, p. 306.) L'édition citée par Brunet est celle que nous décrivons ci-après et où le mot tailleuant est bien écrit tailtenant, édition différente de la précédente.
Vend. : 12 fr., Brienne-Laire, en 1792.
— Sj sensuit le viandier pour appareiller toutes manières de viâdes que tailleuant queux du roy nostre sire fist pour appareiller Boully, Rousty Poisson de mer et deaue doulce, saulces, espices, & autres choses a ce côuenables et nécessaires comme cy après sera dit. (A la fin :) Cy finist le liure de cuysine nomme Tailleuant (sic) lequel traicte de plusieurs choses appartenantes a cuysine. S. I. n. d., in-4 goth. de 26 ff. n. ch. de 32 lignes à la page, signés a-c par 6, d par 8.
Le sommaire que nous venons de transcrire d'après l'exempl. de la Bibl. de l'Arsenal se trouve au r° du f. aii ; le i"' f. qui manque dans cet exemplaire est probablement tout blanc. La souscription «Cy finist
est placée au r" du dernier f. dont le v° est blanc.
— (Le liure de Cuysine nomtne tailleuant?) S.l. n. d. (vers 1500), in-4 goth. de 24 ff". n. ch. de 33 lignes à la page, signés A-C par 8.
Nous ne donnons ce titre que sous réserve, bien qu'une note manuscrite sur un
feuillet de garde de l'exemplaire qui se trouve à la Bibliothèque nationale dise : <• Il manque le feuillet ai sur lequel se trouvait le titre ci-dessus, et le 8= feuillet de la feuille C. »
Le feuillet ai qui manque certainement peut très bien être blanc et l'ouvrage ne commencer (comme dans l'édition donnée vers^ 1490) que par le sommaire suivant placé en haut du r" du f. aii : C; sensuit le