‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 104 sur 125 · DEVISES, ICONOLOGIE · texte numérisé non relu

DEVISES, ICONOLOGIE

835. Viri clarissimi D. Andreæ Alciati juriconsultiss. Mediol. Emblematum liber . — (A la fin:) Augustæ Vindelicorum (Augsbourg), Heur. Steyner, 1531 (il y a deux édit, a cette date), pet. in-8, 44 ff. et 94 fig. s. bois (25 à 30 fr.).

De cette première édition à celle de Padoue, 1626, on en compterait plus de cinquante, soit réimpressions, soit traductions. Les figures de l’édition d’Augsbourg sont au trait et d’une exécution médiocre. En 1534, Chr. Wéchel publia à Paris une édition latine, pet. in-8, avec 113 fig. du style bâlois et dont quelques-unes sont même

SYMBOLES, EMBLÈMES, DEVISES

attribuées à Holbein (40 à 50 fr.). Ce livre eut en France un grand succès, car Wéchel en donna successivement quatre éditions latines, pour le moins, et autant d’éditions avec texte français; les dernières ont été augmentées de deux gravures. On remarquera que les illustrations de ces éditions ne portaient que sur le premier livre des emblèmes d’Alciat. Les fils d’Alde firent illustrer le second livre seul et ce petit volume, publié en 1546, à Venise, et orné de 84 fig. sur bois rappelant la manière des maîtres italiens, est d’une très-grande rareté (60 fr. et plus). Vient ensuite le tour des éditeurs lyonnais, si actifs et si habiles à cette époque. Jean de Tournes lit dessiner de nouveau par le Petit Bernard les 113 figures de l’édition de Wéchel. La première édition, petit in-16, parut à Lyon en 1547, et les figures y sont d’une très-petite dimension (40 fr. et plus). Ces planches sont remarquables par la composition, le dessin et la finesse du burin. Jean de Tournes fit de ces emblèmes un livre d’art : son confrère Roville en fit une publication de luxe. Il agrandit le format qui devint gr. in-8°, et donna pour bordure aux pages un encadrement aussi riche que varié. Les figures furent refaites, et successivement leur nombre s’augmenta. Le maître P. V., — son nom est inconnu (Pierre Vingle, dit-on), — fut le dessinateur, comme l’indiquent ses initiales que l’on aperçoit dans plusieurs encadrements. La première édition parut en 1548 avec 128 figures (40 à 50 fr. et plus). La traduction française publiée l’année suivante compte déjà 163 fig. (40 à 50 fr. et plus). Les autres éditions à partir de celle de 1550 (10 à 40 fr.) sont ornées de 211 fig., et par là tous les emblèmes se trouvent illustrés. La vogue des éditions françaises stimula les éditeurs étrangers. Le célèbre Virgile Solis illustra la traduction allemande publiée à Francfort en 1566, pet. in-8° (20 à 40 fr.). En même temps (1566), piantin à Anvers donna une édition d’Alciat avec figures sur bois (20 à 40 fr.), nullement inférieures aux figures des éditions lyonnaises, et en fit plusieurs réimpressions (1570, 1577, 1581). Enfin, les éditions de Padoue (Patavii, apud P. Tozzium), 1621 in-4, et (Padova) 1626, in-8°, sont les dernières et aussi les plus complètes de toutes : elles comptent 213 fig. bien dessinées et bien gravées (10 à 15 fr.).

Ce prodigieux succès démontre à quel degré le xvi<j siècle fut amoureux du symbole et de l’allégorie. Cn prétend que c’est Alciat qui le premier se servit, pour désigner des sentences morales illustrées parla gravure, d’un mot employé chez, les anciens pour désigner certaines espèces d’ornements qui décoraient les vases enrichis de ciselures, ou de toute espèce de reliefs; ornements parlants, dont la propriété était d’indiquer le tout en montrant la partie : par exemple, une charrue indiquait le labourage, des armes signifiaient là guerre, et ainsi de suite. Ce langage figuré s’est perpétué jusqu’à nos jours dans la peinture et la sculpture, qui en ont fait bien souvent le plus heureux emploi.

836. Le Théâtre des bons engins, auquel sontcontenuz cent emblèmes moraulx, composé par Guillaume de la Perrière* Tolosain, et nouvellement pariceluy limé, reveu et corrigé. Avecq privilège. — De l’imprimerie de Denys Janot, imprimeur et libraire, (Paris), 1539, pet. in 8, 106 ff. avec 100 fig. s. bois; — nouv. édit, identique avec la première, sauf quelques différences dans le choix des caractères (60 à 100 fr. et plus.); — nouv. édit.; Paris, de l’imprim. d’Estienne Groulleau, 1550 ou 1554, iu-16,

de 56 ff., avec 100 fig. s. bois ; — nouv. édit.; Lyon, par Jean de Tournes, 1583, in-16, de 56 ff. dont le dernier blanc, avec 100 fig. s. bois.

L’édition de D. Janot contient un privilège du 31 janvier 1539. One épîire dédicatoire à Marguerite de Valois se trouve dans toutes les éditions. Les vignettes sur bois, gravées au trait et légèrement ombrées, marquent déjà la transition de la xylographie archaïque à un art plus avancé, et très-souvent, malgré leur naïveté, elles ne manquent ni de caractère ni de dessin. C’est dans l’invention qu’elles sont plus faibles. Cette invention, dépourvue de finesse, est parfois si transparente, que ce n’est plus de l’allégorie, néanmoins quelques-uns de ces emblèmes sont ingénieux, par exemple celui qui nous montre Bacchus et Vénus à la chasse et prenant Minerve dans leur filet : c’est l’interprétation de ce dicton populaire : Que vin et femme attrapent le plus saige. Un parvenu orgueilleux est représenté par un cheval richement caparaçonné, se cabrant et foulant aux pieds un homme. Les intrigants qui pêchent en eau trouble, ont pour emblème un pêcheur qui remue l’eau d’un ruisseau et y prend des anguilles. Toutes ces gravures sont encadrées d’ornements variés et d’une composition charmante.

L’édition de Groulleau contient les mêmes figures, mais sans les entourages. Celle de de Tournes n’en offre que des imitations grossièrement exécutées, et indignes de cet habile éditeur.

837. Hecatomgrapliie. C’est-à-dire les descriptions de cent figures et hystoires, contenant plusieurs appophtegmes, proverbes, sentences et dictz, tant des anciens que des modernes (en vers par Gilles Corrozet). — Paris, D. Janot, 1 540, in-8, 104 ff., fig. s. bois (100 fr. et plus); — - ibid., 1541 et 1543, in-8; — nouv.

édit.; Paris, E. Groulleau, 1548, in-16.

Toutes ces éditions ont les mêmes vignettes sur bois, de dimension très-pelite, et qui, au point de vue de l’art, offrent beaucoup d’analogie avec les figures de l’ouvrage précédent.

838.0rus ApollodeÆgypte (sic) de la signification des notes hiéroglyphiques des Ægyptiens, c’est-à-dire des figures par lesquelles ils escripvoient leurs mystères secretz,et les choses sainctes et divines. Nouvellement traduict de grec en francoys (par JeanMartin, Parisien), et imprimé avec les figures à chascun chapitre. — Paris, J. Kerver, 1543, pet. in-8, 104 ff., fig. s. bois (25 à 60 fr.) ; — édit. lat. : Ori Apollinis Niliaci de sacris notis et sculpturis libri duo, etc. (gr. et lat.). — Ibid., 1551, in-8, fig. (20 à 50 fr.) ; — nouv. édit, franc. : Les Sculptures ou Graveures sacrées ’d’Orus Apollo, Niliaque, etc.; ibid., 1553, in- 16, 112 ff., fig.; — édit, avec texte latin et franc. : Ori Apollinis Niliaci de sacris Ægyptiorum notis, etc. ; Parisiis, apud Galeotum a Prato et Joannem Ruellum, 1574, pet. in 8, 8 ff.

prél., 107 ff. et 1 f.,fig. (20 à 3o fr.); — Hori Apollinis selecta Hieroglyphica ,

no

SYMBOLES, EMBLÈMES, DEVISES

etc. (gr.et lat.) ; Romæ, apud A. Zannettum, 1597, in-16, fig. s. bois (10 fr.); — réimpr.; ibid., Car. Vulieltus, 1606, in-16, lig.

Malgré l’affirmation du titre, ces emblèmes n’ont presque aucun rapport avec les hiéroglyphes des Egyptiens. A ce propos, il n’est pas inutile de dire ici ce que l’on pense généralement du livre qui nous est parvenu sous le nom d’Horus, Orus, ou Horapollon. Cet Horus, qui serait, suivant une vieille tradition, un écrivain égyptien antérieur à Homère, aurait écrit sur les hiéroglyphes, et son livre aurait été traduit en grec par un certain Philippe, sur lequel nous ne. savons absolument rien. Tout cela est erroné : l’ouvrage n’est pas traduit de l’égyptien, il ne donne pas la clé des hiéroglyphes. 11 explique simplement les emblèmes et les caractères des dieux à une époque où la religion égyptienne s’était incorporée dans la mythologie grecque.

Le graveur y a fidèlement interprété, quelquefois avec une finesse de burin remarquable, des compositions dont le dessin est si cçrrect, que Papillon et d’autres les ont attribuées à notre J. Cousin. Le nombre de sujets formant la série complète est de 190 : l'édition de 1551 contient 195 figures à cause de cinq répétitions ; celle de de 1574, qui donne les mêmes bois, en compte 194, dont sept répétées, de sorte qu’elle n’a que 187 sujets, soit trois de moins que l’édition précédente; mais, en échange, elle a le titre entouré d’un large cadre représentant les dieux de l’Olympe, cadre dessiné de main de maître et qui n’est pas indigne de J. Cousin auquel on l’attribue. Nous n’avons pas eu l’occasion de voir les gravures des éditions romaines.

839. Le Premier livre des emblèmes composé par Guill. Guéroult. — Lyon, Balt.

Arnoullet, 1550, in-8, 72 pp., fig. sur bois.

Cet ouvrage paraît ne point avoir été continué au-delà du premier livre. Il contient 29 figures dont six, à peu près, pourraient être attribués à Bernard Salomon dit le Petit Bernard. Ce sont plutôt des fables illustrées que des emblèmes.

840. Devises héroïques, par M. Claude Paradin, chanoyne de Beaujeu. — A Lyon, par Jean de Tournes et GuilJ.

Gazeau, 1551, in-16, 118ff.,fig. s. bois, sans texte (100 à 150 fr.); — ibid., 1557, in-8, 261 pp., 182 fig. (80 à 100 fr. et plus) ; — nouv. édit, avec les Devises du seigneur Syméon et autres auteurs; Anvers, Chr. Plantin, 1561, in-16, 176 IL, fig. s. bois; — Anvers, Guill. Sylvius, 1563, in-16, fig. (30 à 50 fr.); — Douay, de l’impr. de Estienne Lagache, 1563, in-16, 176 ff., fig.; — Anvers, Chr. Plantin, 1567, in-16, 317 pp., fig. (20 fr.) ; — trad. en lat. : Symbola lieroica , etc. ; Antverpiæ, ex off. Chr.

Plantini, 1567, in-16, 316 pp. et 2 ff., fig. s. bois; — ibid., 15S3, in-16, 319 pp., 217 fig. (5 fr.); — ibid., 1600, in-16 ; — Les Devises héroïques, etc. ; Paris, pour Jean Ruelle, 1571, in-16, 317 pp., 217 fig. s. bois; — ibid., J. Millot (1614), in-8, titre gravé, 1 f., 340 pp. et 2 ff., 175 fig. s. cuivre (25 à 30

fr.); — ibid., Rolet Boutonné, 1621, in-8, fig. s. cuivre.

Becueil fort intéressant, le premier où l’on ait donné l’explication et la représentation des devises des personnages historiques. Les gravures sur bois des éditions lyonnaises sont attribuées au Petit Bernard. Elles ont paru d’abord sans texte et au nombre de 118, tandis que l’édition complète en compte 182, avec un texte explicatif, et un joli encadrement du titre. Les éditions de Plantin donnent d’assez bonnes copies de ces figures, généralement de dimensions plus petites: elles sont au nombre de 180 pour les devises de Paradin ( 2 ont été omises), figures reproduites presque servilement et très-grossièrement dans l’édition de Ruelle. Les éditions de 161 4 et 1621, qui ne contiennent, comme l’édition originale, que les devises de Paradin, sont très-importantes à cause d’utiles additions historiques au texte. Les figures en taille-douce dont elles sont ornées ont été assez bien exécutées sur le modèle de celles de l’édition de Lyon, mais elles sont incomplètes de sept sujets, et n’en comptent que 175.

841. La Morosophie de Guillaume de la Perrière, Tolosain, contenant cent emblèmes moraux, illustrez de cent tétrastiques latins, reduitz en autant de Quatrains françoys. — A Lyon, par Macé Bonhomme, 1553, in-8, 112 ff., avec 100 fig. s. bois (40 à 50 fr.).

Encadrements variés, vignettes dans le style lyonnais, bien dessinées, mais dont la gravure laisse à désirer.

842. Le Pegme de Pierre Cousteau mis en françoys par Lanteaume de Romieu, gentilhomme d’Arles. — A Lyon, par Macé Bonhomme, 1555, pet. in-8, 114 pp. et 2 ff., fig. s. bois (40 à 60 fr. et plus) ; — édit, originale : Pétri Costalii Pegma cum narr ationibus philo sophicis ; Lugduni, apud Matthiam Bonhomme, 1 555, in-8, fig. (20 à 50 fr.) ; — deux éditions françaises en 1560, in-8 : Lyon, par M. Bonhomme, et Lyon, Barth. Molin (imprimé par M. Bonhomme) ( 1 5 à 20 fr.).

Les figures sur bois de ce volume et les bordures qui entourent les pages, sont dans le style lyonnais proprement dit, inférieur à ce qui se faisait dans cette ville à la même époque. La première édition française est fort rare.

843. Achillis Bocchii Bonon. Symbolicarum quæstionum de universo genere quas serio iudebat libri quinque. — Bononiæ, 1555, pet. in-4, 10 ff., 347 pp. et 20 ff., portr. et 302 fig. s. cuivre (150 à 200 fr. et plus); — ibid., 1574 et 1583, in-4 (40 à 50 fr. et plus).

Livre peu commun et fort recherché pour les figures sur cuivre, gravées, dans la manière de Marc-Antoine, par Jules Bonasone. Pour la seconde édition, les planches ont été retouchées par Aug. Carrache.

844. Le Imprese heroiche et morali , etc. — Les Devises et Emblèmes héroïques et morales, inventées par le Ssr Gabriel Symeoni. — Lyon, Roville, 1559, in-4, 51 pp., 36 fig. s. bois; — trad. en franc.; ibid., 1559, in-4, 50 pp., fig.

SYMBOLES, EMBLEMES, DEVISES.

845. Diaïo g o dell' Imprese militari et amorose di Mons. Giovio, etc, — Dialogue des devises d’armes et d’amours du S. Paul Giovio, évêque de Nocera, avec un Discours de L. Domenichi sur le même sujet. — Lyon, Roville, 1559, in-4, 194 pp., portr. et 102 fig. s. bois; — Le Sententiose imprese, etc. — Devises et Sentences de Mons. Paul Giovio, et du Ssr Gabr. Symeoni, réduites en vers par le même Symeoni ; ibid ., 1560 et 1562, in-4, 134 pp. et 126 fig. (30 à 40 fr.), et 1574, in 8, 135 fig.; — trad. en franc, par VasquinPhilieul (avec les Devises" de Symeoni); ibid., 1561, in-4, fig.; — trad. en esp. par Alonso de Ulloa ; ibid., 1561 et 1562, in-4, fig. (30 à 40 fr.).

Volume orné d’assez jolies figures sur bois, entourées d’encadremenls variés, et d’un goût excellent. Il est encore plus riche en devises des personnages historiques que l’ouvrage de Paradin. Le même éditeur, qui a publié simultanément les devises de Symeoni, avec figures de la même main (voy. le n« précéd.), les a fondues ensemble pour l’édition de 1560 et suivantes. Celle de 1562, que nous avons sous les yeux, ne reproduit que 90 figures de l’édition originale de Giovio, au lieu de 102, et, à la place du texte historique très-développé et fort précieux, elle ne donne que des quatrains en vers italiens.

846. Emblemata cum aliquot nummis antiqui operis Joannis Sambuci Tirnaviensis Pannonii. — Antverpiæ, exoff. Chr. Plantini, 1564, in-8, 240 pp., 167 fig. s. bois et 46 médailles (20 à 30 fr.) ; — 2e édit., ibid., 1566, in-8, 272 pp., 223 fig. et 90 médailles; — trad. en flam.; ibid., 1566, in- 16 ; — trad. en franc. : Les Emblèmes du signeur (sic) Jehan Sambucus ; ibid., 1567, in-16, 237 pp., 165 fig. (30 à 50 fr.) ; réimpr. en 1568; — 3e édit, lat.; ibid., 1569, in-8 et in-16, 352 pp. (15 à 20 fr.) ; — 4e édit, lat.; ibid., 1576, in-16, 352 pp., 221 fig. (15 à 20 fr.) ; — 5e édit, (par erreur appelée 4e); ibid., 1584, in-16, 352 pp.

On le voit, ces emblèmes ont joui d’une grande vogue au xvie siècle. Généralement fort bien composées, les planches sur bois de ce volume sont loin d’atteindre la finesse des travaux du Petit Bernard. Le plus grand nombre porte le monogramme A S liés, d’autres C J, G et G : le premier désigne le graveur Antoine Bosch, dit Silvius; le second est attribué à Jean Croissant; les deux derniers sont inconnus. Les figures de l’édition originale sont entourées d’encadrements variés, remplacés dans la seconde édition par une simple bordure uniforme ; dans toutes les autres éditions le cadre est supprimé. La seconde édition, trèsaugmentée, est la seule qui contienne la totalité des figures. L’édition française n’en a que 165 sur 223, et les trois dernières éditions, qui sont identiques, n’en donnent que 221.

Il est hors de doute que les éditeurs d’emblèmes illustrés de ce temps n’avaient d’autre but que d’offrir un agrément aux yeux et de recréer l’esprit. Plantin seul — c’est la première fois que

la remarque aura été faite, — a reconnu tout le parti que l’industrie pourrait tirer de ces emblèmes, dans l’intérêt de la morale et de la bonne direction des esprits. Dans sa préface au lecteur entête de l’édition française de 1567, ci-dessus, on lit : « Ceux qui aiment les lettres, ou la lecture « do choses bonnes et utiles à la vie humaine, y « trouvent en quoy exercer leur industrie, et y « profficter en la doctrine des meurs : les pein- « très et verriers de quoy remplir, orner et enri- « chir leurs toilles, tableaux, parois et verrières: « les orfebvres, argentiers, graveurs et autres « gens de marteau, leurs bagues, joyaux, vais- « selles, armeures, larges, boucliers, planches et « autres leurs ouvrages : les entrepreneurs d’édi- « fices, tailleurs [de pierre] et menuisiers, leurs « bastiments et menuiseries : les bordeurs et ta- « pissiers, leurs ornements, borderies et tapis- « sériés. »

847. tladriani Junii medi ci Emblemata, Eiusdem Ænigmatum libellus. — Antverpiæ, ex off. Chr. Plantini, 1565, 2 part., in-8, 152 pp. et 8 ff., 58 fig. sur bois (20 à 40 fr.) ; — ibid., 1566, in-8 et in-16 (20 à 30 fr. ) ; — ibid., 1569, in-16, 143 pp. et 58 fig. (15 à 25 fr.) ; — ibid., 1585, in-16, 157 pp. et 62 fig.; — trad. en franc.: Les Emblesmes du S. Adrian le Jeune, etc.; Anvers, Plantin, 1568, in-16, 78 pp. et 57 fig. (30 à 50 fr.) ; — ibid., 1570 et 1575, in-16.

Un des plus charmants volumes qui soient sortis des presses de Plantin. Les vignettes sont bien supérieures pour le dessin et la gravure à celles des emblèmes de Sambucus. Plus d’une rappelle la manière des maîtres italiens, et en effet elles ont dû être exécutées en Italie et pour un ouvrage italien, car un certain nombre portent une légende gravée en cette langue. Le monogramme G, appartenant à un artiste inconnu, figure sur plusieurs figures. Les quatre dernières vignettes ajoutées dans l’édition de 1585 sont très-médiocres et d’une main différente.

848. Le Imprese illustri , etc. — Les Devises illustrées de Jérôme Ruscelli. — Venise, Rampazzetto, 1566, in-4, 235 fig. (50 à 100 fr.); — ibid., 1572, in-4, 288 ff. (15 à 20 fr.); — ibid., 1580 et 1583, in-4, 496 pp. (10 à 15 fr.) ; — ibid.., Fr.de Franceschi, 1584, in-4 (20 à 30 fr.).

Ce livre renferme de jolies figures gravées à l’eau-forte par Giac. Francho, selon les uns, et par G. Porro, selon d’autres; elles représentent les armes, cartouches et devises des papes, rois, princes, princesses et autres grands personnages des xve et xvie siècles. Cicognara appelle ce yolume : « Opéra ben eseguita et erudilamente illustrata. « La dernière édition est la plus complète.

849. Emblesmes ou Devises chrestiennes, composées par Dam. Georgette de Montenay. — Lyon, J. Marcorelle, 1571, in-4, 8 ff. prel., 100 ff. et 8ff., portr. et 100 fig. en t. d. (60 à 100 fr.); — Embiematum christianorum centuria, etc.

(texte lat. et franc.). — Tiguri (Zurich), Froschover, 1584," in-4, portr. et 1 00 pl . (60 à 80 fr.) ; — nouv. édit. ; Heidelber-

SYMBOLES, EMBLÈMES, DEVISES

gæ, 1602 ; — Monumenlci emblematum christianarum virtutum, etc. — S. 1.

(Francofurti), Unckel, 1614, in-8, portr. et 100 fig.;—- Livre d’armoiries en signe de fraternité, contenant cent comparaisons de vertus et emblèmes chrestiens, etc. (texte en sept langues). — Ibid., 1619, in-8, portr. et 100 pl. — Emblèmes ou Devises chrestiennes, etc. — La Rochelle, J. Dinet,1620, in-4, 100 pl. (60 à 100 fr.).

Ces emblèmes, appliqués aux devoirs de la vie chrétienne, au nombre de cent, ont été gravés avec talent par Pierre Woeiriot, désigné dans le privilège de la première édition comme sculpteur (c’est-à-dire graveur) du duc de Lorraine. Toutes ces éditions ont été faites avec les mêmes planches.

850. Emblematum Tyrocinia, sive Picta poesis latino germanica, etc. (en allem.j. — Par Matthias Holtzwart. Avec une préface par Fischart sur l’origine et l’usage des Emblèmes. Imprimé pour la première fois. — Strasbourg, Jobin, 1581, in-8, 112 ff. et 71 fig. s. bois.

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