LES RELIGIONS
A. l’art et le paganisme.
155. HIRT (Aloys). Bilderbuch fur Mythologie, Archàologie und Kunst , etc.
— Livre d’images pour la mythologie, l’archéologie eti’arl.— Berlin, 1805-16, 2 part. gr. in-4, avec 32 pl. gr. et 34 vignettes (12 à 15 fr.).
Hirt, dans cet ouvrage, qui pourrait s’appeler aussi bien Galerie ou Muséum, a devancé Millin comme vulgarisateur des monuments de l’antiquité figurée.
157. MILLIN (Aubin-Louis). Galerie mythologique. Recueil de monuments pour servir à l’étude de la mythologie, de l’histoire de l’art, de l’antiquité figurée, etc. — Paris, 181 1, 2 vol. in-8, avec 190 pi. grav. au trait (15 à 20 fr.).
A l’époque où il parut, ce recueil rendit un grand service ; il fit connaître les monuments de l’antiquité figurée : une foule de sujets dispersés dans îes musées, dans les collections, dans les livres, s’y trouvèrent réunis et présentés sous une forme méthodique et claire. Mais là ne se borna point l’utilité de la galerie mythologique. Reprise par M. Guigniaut, elle forme avec les additions un appendice au ive vol. des Religions de V antiquité , de Creuzer, et présente ici un ensemble de 262 pl. contenant près de mille sujets, précédé d’un très-bon aperçu sur les Religions de l’antiquité dans leurs' rapports avec l’art , par M. Alfred Maury. Millin s’en était tenu aux monuments de l’antiquité classique; cette Nouvelle galerie mythologique comprend 115 sujets relatifs à la religion de l’Inde, et 12à aux religions de la Perse , de l’Égypte et de l’Asie occidentale. Cet appendice, augmentéd’une Introduction par M. Guigniaut, a été publié à part: Nouvelle galerie mythologique , comprenant la Galerie mythologique de feu A.-L. Millin, revue ,
complétée, etc ; Paris, F. Didot, 1850 (et non 18àl ni 1851) , 2 vol. in-8, fig. (àO fr.) — Le t. 1er du Trésor de numismatique et de glyptique, Paris, 183A (voy. Pierres gr.), renferme une autre suite du livre de Millin. Le but des auteurs de cette seconde Nouvelle Galerie mythologique (G. Lenormant et M. de Witte) est le même que celui vers lequel a tendu M. Guigniaut. Ils ont pensé que ce serait rendre un service non moins grand à la science des religions de l’antiquité que de réunir tout ce que les médailles et les pierres gravées, tant en creux qu’en relief, les bijoux d’or, les ivoires et les terres cuites peuvent offrir de curieux et d’utile pour l’étude de ces mêmes religions, et ils ont saisi l’occasion de mettre en circulation leurs idées et celles de leur maître et ami, M. Panofka. Dire que ces idées ont été accueillies par les savants, ce serait trop s’avancer ; parfois ingénieuses et vraies, elles portent trop souvent l’empreinte de l’esprit de système. Quoi qu’il en soit, elles ont donné naissance à un recueil assurément très-précieux, qui malheureusement n’a point obtenu tout le développement nécessaire. L’espace, le temps, manquaient aux auteurs ; aussi , loin de parcourir, comme ils se l’étaient promis, le cycle entier de la mythologie, ils se sont bornés à donner un spécimen qui ne comprend même que la moitié des douze grands dieux (52 pl.).
158. BADEN (Torkel). Om den nordiske Mythologies ubrugbarhed for de skfônne Kunster.— Pourquoi la mythologie du Nord est inapplicable dans les Beaux-Arts. — Copenhague, 1820, in-8.
159. BÔTTIGER (Karl-Aug.). Ideen zur Kunstmythologie. — Idées sur la my-
. thologie d’art, extraites des cahiers destinés au cours fait par l’auteur.— Dresde et Leipzig, 1826-36, 2 vol. in-8, avec 7 pl. gr. au trait (5 fr.); (le second vol. a été publié par les soins de Sillig, après la mort de l’auteur); — nouv. édit.