L’ART SATIRIQUE
Evans. — Londres, 1851. Ensemble, 3 vol. (y compris les caricatures supprimées) in-8 (240 fr.).
S’il est un homme qui ait contribué à soutenir et à étendre la réputation de caricaturistes par excellence donnée aux Anglais dans le siècle dernier, réputation que le crayon satirique de la France, bien plus délicat, bien plus alerte, a singulièrement diminuée, depuis quarante ans, cet homme, c’est Gillray. Aucun des ridicules de la société anglaise, aux différents étages, n’a échappé à sa verve caustique jusqu’à l’excès. Georges 111 et ses ministres, puis la grande ennemie de l’Angleterre et son chef redoutable, la France et Napoléon 1er, ont rencontré en lui un railleur impitoyable et souvent inspiré par la haine. Ce qui manque à Gillray, et ce qui le place au-dessous des dessinateurs satiriques français, c’est la finesse, c’est le talent de notre incomparable Gavarni, chez lequel un geste ou un bout de légende disent tant de choses. Né en 1750, et non en 1785, comme le prétendent les auteurs de la Nouvelle Biographie générale , Gillray serait mort selon eux en 1815.
334. GROSE (Francis). Rules for dra wing Caricatures with an Essay on Comic Painting . — Règles pour dessiner la caricature, suivies d’un Essai sur la peinture comique. — Londres, 1788, in-8 (2 à 3 fr.); — ibid ., 1791 (5 à 6 fr.); — trad. en franc., avec des augmentations ; Leipzig, 1 802, in-8, avec 29 pl. (6 fr.) ; — Renouard a donné à Paris, 1802, une autre édition de cette traduction retouchée par lui [Principes de caricature, suivis d’un Essai , etc.); elle contient les mêmes planches que l’édition de Leipzig et n’a été tirée qu’à 200 exemplaires (20 à 25 fr.); — trad . en ail. par J. -G. Grohmann : Regeln zur Karikaturzeichnung , etc.; Leipzig, 1800, in-8 (6 à 7 fr.).
Le caricaturiste Grose a su prendre rang parmi les archéologues anglais: antiquités d’Angleterre, antiquités'd’Écosse, antiquités d’Irlande, antiquités de Guernesey et de Jersey, il a tout exploré et publié avec sa plume et son crayon. Des travaux aussi sérieux lui laissèrent sa bonne humeur. Son goût pour la plaisanterie et son énorme corpulence l’ont fait comparer à Falstaff. Né à Greenford (Middlesex) en 1731, il est mort à Dublin en 1791.
335. BOYER-BRUN (J.-M.). Histoire des caricatures de la révolte des Français.
— Paris, 1792, in-8, flg. au bistre. '
Cet ouvrage n’a pas été continué et se trouve difficilement dans le commerce.
336. MALCOLM (James-Peller). An historical Sketch of the Art of caricaturing. — Esquisse historique de l’art de la caricature, illustrée par 31 pl. — Londres, 1813, in-4, avec 31 grav. (10 à 15 fr.).
Artiste et antiquaire, James-Peller Malcolm s’est servi de cette double aptitude pour produire un certain nombre d’ouvrages qui sortent des sentiers battus et qui jettent de nouvelles lumières sur l’histoire, tels par exemple que l’ouvrage intitulé: Anecdotes diverses servant à mieux faire con-
naître les mœurs et l’histoire de l’Europe pendant les règnes de Charles II, Jacques II, Guillaume III et la reine Anne , 1811, in-8, avec 5 pl. Malcolm naquit à Philadelphie vers 1760. Il est mort le 5 avril 1811.
337. JA1ME (Ë.). Musée de la caricature ou Recueil des caricatures les plus remarquables publiées en France depuis le xiye siècle jusqu’à nos jours, calquées et gravées... par E. J., avec un texte historique et descriptif par MM, Brazier, Brucker, Capot de Feuillide, Charles Nodier, E. Jaime, J. Janin, L. Gozlan,