‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 46 sur 125 · L. Halévy, L. Reybaud, M. Masson · texte numérisé non relu

L. Halévy, L. Reybaud, M. Masson

M. Raymond, Ourry, P. Paris, Ph. Chasles, Rolle. — Paris, 1838, 2 vol. in-4, fîg. noires et color., 628 pl. environ (200 fr. et plus).

338. GRANDYILLE (Ignace-Isidore). Les Animaux peints par eux-mêmes. Scènes de la vie privée et publique des animaux, avec un texte par Balzac, A. de Musset, G. Sand, J. Janin, Stahl, etc.

— Paris, 1840-42, 2 vol. in-8 (20 à 30 fr.); — nouv. édit., ibid., 1852, in-4;

— ibid., s. d. (1868), Hetzel, gr. in-8,

Jean-lgnace-Isidore Gérard, surnommé Grandville, né à Nancy en 1803, élève de son père. Grandville, à une époque où régnait la lithographie, consacra son esprit et son crayon à la peinture des mœurs et des ridicules. Le Dimanche d’un bourgeois de Paris, les Métamorphoses du jour , et bien d’autres productions lui donnèrent une certaine célébrité, mais sa réputation a surtout grandi par la publication des Scènes de la vie des animaux , amusante galerie où l’artiste se montre très-habile à surprendre le côté animalesque du ridicule dans l’homme.

339. GAVARNI (Sulpice-Paul CHEVAL- LIER, connu sous le nom de). OEuvres choisies, revues, corrigées et nouvellement classées par l’auteur. Études des moeurs contemporaines. (Avec un texte par Altaroche, de Balzac, Théophile Gautier, J. Janin, etc.). — Paris, 1845-48, 4 vol. in-8.

L’œuvre de Gavarni est-elle tout à fait à sa place parmi les œuvres des satiriques ? Le genre qu’il a créé est-il classé? C'est un La Bruyère armé du crayon. Parfois Gavarni a la profondeur de ce grand observateur du cœur humain. « Gavarni, « dit Sainte-Beuve, est l’observation même. Tout ce « quia passé et défilé sous nos yeux depuis trente- « cinq ans, en fait de mœurs, de costumes, etc., « il a tout dit, tout montré et d’une façon si « légère, si piquante et si parlante, que ceux « même qui ne sont d’aucun métier ni d’aucun « art, qui n’ont que la curiosité du passant en ont « emporté en eux le trait et retenu à jamais la « spirituelle et mordante légende. »

Gavarni, né Paris en 1811, a été enlevé aux admirateurs de son rare talent le 23 novembre 1866.

340. ARNATJDET (Th.). Notes sur les estampes satiriques, bouffonnes ou singulières relatives à l’art ou aux artistes français pendant les xvne et xvme siècles

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