‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 48 sur 125 · QUATREMÈRE DE QUINCY (Ant · texte numérisé non relu

QUATREMÈRE DE QUINCY (Ant

Chrys.). Considérations sur Part du dessin en France, suivies d’un plan d’académie ou école publique et d’un système d’encouragement. — Paris, 1791, in-8.

= Suite aux Considérations sur les arts du dessin en France, ou Réflexions sur le projet de statuts et règlements de la majorité de l’académie de sculpture et de peinture. — Paris, 1791, in-8; = Seconde suite aux Considérations sur les arts du dessin, ou Projet de règlements pour l’école publique des arts du dessin, et de l’emplacement convenable à l’Institut national des sciences, belles-lettres et arts. — Paris, 1791, in-8, 103 pp.

Ce livre a pour origine le sentiment qui poussait tous les esprits, à la date oii il parut, vers un renouvellement général. 11 tend à substituer au

pouvoir despotique d’une : u souveraineté d’artistes, connue sous le nom d’académie royale de peinture et sculpture », maîtresse de l’enseignement des beaux-arts, d’une façon exclusive et abusive; il tend à substituer, disons-nous, un nouveau mode d’organisation dans des conditions différentes. Si, d’une part, le danger d’une académie frappe l’auteur, il reconnaît, de l’autre, combien une école d’art est nécessaire: « Je sais, dit-il,

« que bien des germes de talent sont morts, faute « d'avoir été recueillis et préservés; que biend’au- « très, pour avoir dédaigné touteespèced’appui, ne « se sont développés un instant que pour devenir « le jouet du caprice ; que plusieurs autres, faute « d’avoir été greffés par une éducation heureuse,

« n’ont donné que des fruits apres et amers.

« Enfin, je sais jusqu’à quel point trop de désordre « dans le cours des études, trop d’incohérence « dans l’acquisition des connaissances, trop d’ir- « régularité dans la marche de l’esprit, sont ca- « pables aussi d’égarer et de faire disparaître les n meilleures dispositions. »

Le projet de règlement, qui vient après, établit d’abord ce que devra être l’organisation et l’administration de l’école. L’art. 1er porte: « que tous « les corps publics d’enseignement relatifs aux e arts du dessin ou à quelqu’une de leurs parties « (l’école des ponts et chaussées exceptée quant « à sa partie administrative) seront réunis à l’é- « cole publique des arts du dessin de manière à « ne former qu’une seule institution, soumise à « la direction unique des maîtres qui la compo- « seront». L’école sera divisée en neuf classes ou cours d’études qui seront ceux : De la nature ou des modèles. — De l’antique ou des statues. — De l’architecture. — De la construction. — De l’ornement. — Des mathématiques. — De l’histoire, costume et antiquités. — De l’optique et perspective. — De l’anatomie; — division des études, soit dit en passant, qu’on retrouve à l’École des Beaux-Arts de Paris.

Tout était dans l’indécision ; le doute planait sur l’existence des académies; l’Assemblée nationale se bornait à accueillir les vœux pour une réorganisation. Quatremère de Quincy profita de la circonstance non-seulement pour tracer un plan universel d’instruction propre aux artistes; mais, pressentant en quelque sorte l’existence future de l’Institut, il proclama la nécessité d’un point central au milieu duquel s’élèverait l’arbre méthodique de la science (car la liaison des lettres, des sciences et des arts, ne devait point échapper à l’attention du législateur). Le Louvre, dit-il, sera le point central, le lycée universel, le sanctuaire du pouvoir.

Ce point de vue est bon à constater.

346. MAROGNA (Gius.). Sut governo dette arti, ragionamento. — Sur le Gouvernement des arts. Dissertation. — Vérone, 1792, in-8 (1 fr. 25).

347. BOISSY D’ANGLAS (le comte Fr.- Ant.). Essai sur les fêtes nationales, suivi de quelques idées sur les arts et sur la nécessité de les encourager , adressé à la Convention nationale. — Paris, an II (1794), in-8 (6 fr.).

348. ÉMERIC-DAVID (T.-B.). Musée olympique de l’école vivante des Beaux- Arts, ou Considérations sur la nécesssité de cet établissement et sur les moyens de le rendre aussi utile qu’il peut l’être. — Paris, 1796, in-8; — réimprimé à la suite de son Histoire de la peinture ;

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