SPENCE (Jos.). Polymetis ; or an
Enquiry concerning the Agreement between the IVorks of the Roman Poets , and the Remains of the ancAent Artist, etc. — Polymetis, ou Recherches sur les concordances qui existent entre les œuvres des poètes latins et ce qui reste de l’art antique, concordances à l’aide desquelles on cherche à les interpréter mutuellement. — Londres, 1747, in-fol., portr. et pl. (30 jusqu’à 200 fr.);
— ibid., 1755 ou 1774, in-fol. (20 à 30 fr.); — N. Tindal en a donné un Abrégé ; Londres, 1763, in-12, fig.; — trad.
en allem. par J. Burkard et A. Hofstàtter; Vienne, 1774-76, 2 part. in-8.
Ce livre d’un membre de l’Église anglicane, d’un professeur de poésie à Oxford, obtint un grand succès. Malgré sa célébrité, le Polymetis , que recommandent à peine une vieille érudition classique et une très-médiocre connaissance des monuments, n’est point un livre utile. Lessing, l’esprit le plus juste et le plus pénétrant, a reproché vivement à l’auteur : « cette manie bizarre « d’ôter aux poètes anciens leur propre imagina- « tion, pour y substituer la connaissance de l’ima- « gination des artistes. Je suis fâché, dit-il, que « Spence ait eu ici pour précurseur un homme « tel qu’Adisson qui, entraîné par un désir « louable d’employer la connaissance des monu- « ments antiques à expliquer les anciens auteurs, « n’a pas mieux discerné les cas oii l’imitation « d’un artiste sied bien au poète, de ceux oii elle « ne peut que l’abaisser. » (Voy. Lessing, Laocoon, ch. 7-8. — Cf. Adisson, Dialogue upon the usefulness of ancient Medals.)