EN ANGLETERRE, EN IRLANDE KT AUX ÉTATS-UNIS
dres, 1782, 5 vol. in-8 ; — 4^ édit., avec addit. ; ibid., 1786, 5 vol. in-8 (î>0 fr.) ;
— 5* édit., avec le Catalogue des Graveurs et des additions considérables par le Rév, James Dallaway ; ibid., 1826- 28, r> vol. gr. in-8, pbrtr. et grav. s. b. (60 fr. et plus; 150 fr. et plus gr. pap., fig. sur chine); — nouv. édit., revue, accomp. de nouvelles notes par Ralph N. Wornum; ibid., 1849, 3 vol.
in-8, 88portr.etnombr.gr. s. b. (45 fr.);
— ibid., 1862, 3 vol. in-8. — 34 fr.
Ces anecdotes, a dit un critique, sont le modèle d'un de ces ouvrages, si à la mode aujourd'hui, oîi l'art et la curiosité sont mis à la portée des gens du monde. Il est certain que l'associaliou d'un artiste antiquaire, comme le graveur VerUie, et d'un homme d'esprit, comme Horace ^ValpoIe, n'a pu produire que les meilleurs fruits. Du reste, si ce n'est pas là tout à fait une histoire de l'art, ce sont les matériaux avec lesquels elle se fait, et c'est à ce titre que ces anecdotes ont pris place dans la présente section. (Voir, pour le collationnement de ces diverses éditions, Lowndes, The Bibliographer's Manual.)
1349. DALLAWAY (James). Anecdotes of the Arts in England, or Comparative Observations on architecture, sculpture, and painting, etc. — Londres, 1800, in-8, fig. (5 fr.).
Millin a traduit ce livre, et le titre de sa traduction est assez développé pour pouvoir en donner une idée des plus nettes : Les Beaux- Arts en Angleterre^ ouvrage dans lequel on trouve des notices raisonnées des principaux monuments d'architecture anciens et modernes, et des ouvrages remarquables de peinture et sculpture qui sont dans les collections publiques et particulières de Londres, d'Oxford, et dans les châteaux et maisons de campagne; — une indication des statues, des bustes et basreliefs extraits récemment des fouilles faites au compte des Anglais à Borne, et des tableaux qui ont été achetés pour eux sur le continent; —une histoire de l'architecture, de la peinture et de la sculpture en Angleterre;
— des anecdotes sur les plus célèbres artistes anciens et modernes, ouvrage propre à servir de Guide aux amateurs qui voyagent en ANGLETERRE. Trad. de l'angl... par 31... Publié et augm. de notes par A.-L. Millin; l'aris, 1807, 2 vol. in-8.
1350. HOARE [Prince). An Inquii'y into the requisite cuit ivation and présent State of the Arts of design in England. — Enquête sur l'état présent des arts du dessin en Angleterre et leur culture. — Londres, 1806, in-8 (8 à 10 fr.).
1351. RRITTON (.Tohn). The Fine Arts of the english school, etc. — Les Reaux- Arts dans l'école anglaise, illustrés par une série de gravures d'après les œuvres de peinture, de sculpture et d'architecture des artistes anglais les plus éminents; avec des observations critiques, biographiques^ etc., de divers auteurs.
édité et en partie écrit par John Britton. — Londres, 1812, gr. in-4, 24 pi. (10 à 15 fr.).
John Brittonest signalé comme l'un des plus savants et des plus féconds parmi les architectes écrivains et critiques d'art. Ses publications, que nous retrouverons plus loin, sont très-nombreuses et généralement très-importantes, et se recommandent par le mérite de l'exécution.
1352. HOARE (Prince). Epochs of the arts, including hints on the use and progress ofpainting and sculpture in Gréai Britain. — Epoques des arts, idées sur l'emploi et le développement de la peinture et delà sculpture dans la Grande-Bretagne. — Londres, 1813, in-8 (3 à 4 fr.).
1353. WAAGEN (G.-F.). Kiinsiwerke U7id Kûnstler in England und Paris.
— Les OEuvres d'art et les artistes en Angleterre et à Paris. (T. I et II. Angleterre. — T. III. Paris.) — Berlin, 1837-39, 3 vol. in-8 (8 à 10 fr.) ; = les 2 prem. vol. trad. enangl.: Worhs of Art and Artists in England ; Londres, 1838, 3 vol, in-8.
1354. TAYLOR (W.-B.-Sàbsfield). The Origin, Progress and présent Condition ofthe Fine Arts in Great Britain and Ireland, etc. — De l'Origine, des progrès et de Tétat actuel des Beaux- Arts dans la Grande-Bretagne et l'Irlande, par W. B. Sarsfield Taylor, directeur de l'académie du modèfe vivant, traducteur du traité de Mérimée sur la peinture à l'huile et à fresque.
— Londres, 1841,2 vol. in-8, fig. s. b. (8 à 10 fr.).
"Voilà un bon livre ! On y voit l'art de la Grande-Bretagne se développant depuis son origine jusqu'aux temps actuels; on y trouve, dans un cadre restreint, une foule de notions intéressantes sur les institutions créées pour les artistes ou par eux. 11 est regrettable que ce tableau très-instructif soit, suivant toute apparence, un peu vieilli dans certaines parties. Il daie de trente ans. L'art, suivant l'auteur, vivait déjà dans la Grande-Bretagne avant les Romains, dont la domination, pendant quatre cents années, eut des conséquences si pernicieuses, qu'elles se firent sentir pendant les six ou sept siècles qui suivirent; aux Romains succédèrent les Saxons, les Danois, puis arriva la conquête normande. Les Romains avaient détruit les monuments élevés par les Bretons ; les nouveaux envahisseurs détruisirent les travaux des Romains ; ils] firent table rase, et si bien que le génie de la civilisation eut à recommencer totalement son œuvre. L'architecture a marqué toutes les .étapes de l'art. En premier lieu, le style anglo-saxon; secondement, l'anglo-normand; puis les styles ogival, llamhoyant, perpendiculaire, tudor. Tout le temps que durèrent ces remarquables modifications, le rôle de la peinture et de la sculpture fut très-secondaire ; mais quand l'architecture déclina sous Henri VIII, la peinture prit le dessus. L'auteur accuse tous ceux qui ont été à la lôte des affaires
HISTOIRE GENERALE DE L'ART
en Angleterre d'avoir abreuvé de dépoût les artistes, et de là, une longue infériorité des arts dans ce pays; mais il rcconn;ilt aussi que depuis soixante ans une lelle amélioration s'est produite, que l'École anglaise se montre l'égale, aujourd'hui, des écoles du continent. 11 va même plus loin : selon lui, la première de toutes les écoles de sculpture serait l'École anglaise, si l'École française n'existait pas. Cette dernière opinion n'a qu'un mérite : celui de la nouveauté.
1355. MULVANY (G.-F). Thoughts and facts concernhig t/ie Fine Arts in Irelancl, and Schools of design. — Idées et faits concernant les Beaux-Arts en Irlande et les écoles de dessin. — Dublin, 1847, iu-8.
1356. SILVESTRE (Théoph.). L'Art, les artistes et l'industrie en Angleterre.
Discours prononcé devant la Société des arts de Londres, par Théophile Silvestre, envoyé en mission en Europe, pour l'inspection des musées et autres institutions des Beaux-Arts, etc. Extrait du Journal of the Society of Arts. — Londres, 1859, in-8 (4 à 5 fr.); — trad. en nngl. : Art, Artists, and Industry in Engtand, etc.; ibid., 1859, in-8.
On a remarqué que Th. Silvesire, une fois entré dans la voie de l'indulgence, y marchait aussi intrépidement que dans cel'e de la critique acerbe, qu'il préfère cependant. Son admiration pour l'école anglaise se mesure sur sa reconnaissance pour l'accueil qui lui a été fait. Selon lui, ceue école a tiré de la nature toutes les iormss, toutes les harmonies, et Ilogai th est un des demi-dieux de la peinture. Cet excès dans l'éloge a froissé le bon sens des Anglais euxmêmes ; aussi l'un des membres de la Société des arts, M. Digby VVyatt, n'a-t-il pas pu s'empêcher dédire: « que M. Théophile avait touché fortissimo l'orgueil national, et pianissimo une corde plus sensible. ■
1357. DUNLOP (Will.). The History of the rise and progress of the Arts of design in the United-States. — Histoire de l'éveil et du développement des arts du dessin aux États-Unis. — New- York, 1834, 2 vol. in-8 (20 fr.).