ESPAGNE ET PORTUGAL
1358. SCHEPELER (K.-P. von). Beitràge zur Geschichte Spaniens : enihaltend Ideen und Notizen ûher Kûnste und apanische Mater, etc. — Contributions à l'histoire de l'Espaj^ne, contenant des opinions et des notices sur les Beaux- Arls et les peintres en Espagne, documents inédits, etc. — Aix-la-Chapelle (Aa(;hen),1828, in-8 (l à 2 fr.).
1359. STIRLING [WiW.). An7iais of the Artists of Spain, etc. — Annales des artistes de l'Espagne. — Londres, 1848,
3 vol. in-8, 9 portr. gr. s. a., s. b. et lith. par H. Adlard, et monogr. (300 à 400 fr.); — on a tiré simultanément une édition destinée aux présents, avec 2 grav. en plus et un vol. supplém. d'illustr. photogr. : 50 ex. pet. pap. et 25 ex. gr. pap.
Le livre de M. Stirling jouit d'une véritable célébrité, et pour plusieurs causes : il est rare, il est cher, il est magnifiquement exécut' : pages encadrées, rubriques historiées, portraits; rien n'y manque. Mais ce n'est point seulement pour son élégance que ce livre se recommande au public éclairé. Son méi ite est plus solide ; de tous les écrits sur la peinture espagnole, c'est le plus complet. Je dis sur la peinture et non pas sur les arts de l'Espagne, comme un titre moins exact qu'ambitieux autorise à le croire. L'auteur y parle peu de l'architecture, et encore moins de la sculpture, de tout temps si négligée en Espagne: omission qu'il rachète par des vues générales que je ne puis passer sous silence.
La peinture en Espagne n'est point un fruit du sol : c'est une importation de provenance italienne. Son originalité est incontestable, mais cette originalité, sans noblesse, touche à la trivialité. Loin de rechercher le beau, comme les maîtres des écoles romaine et florentine , les maîtres espagnols se sont appliqués à rendre la nature qu'ils avaient sous les yeux, sans délicatesse et sans choix. En revanche, leurs oeuvres brillent par la vérité, l'expression et la vigueur du coloris. Ne l'oublions pas, les qualités et les défauts de l'école espagnole ont leurs racines dans les mœurs, les habitudes natio;:aies, le despotisme du clergé, l'étiquette des cours et les scrupules du peuple. Pour les dévots des xvie et xvii« siècles, ia représentation d'une figure nue aurait été un sacrilège, préjugé qui semble exister encore dans les classes inférieures : demandez plutôt aux peintres qui habitent Madrid. La vigueur du coloris de l'école espagnole dénote les leçons des maîtres vénitiens et flamands ; mais, en acceptant le don de la couleur, elle a accueilli l'indifférence pour la forme, indifférence qui, poussée à l'excès, amène fatalement la déf adence de l'art.
li'auteur ne s'est pas contenté d'envisager l'ensemble, il est descendu d;ins le détail, comme le prouvent les biographies si attachantes de Murillo et de Velasquez. Au résumé, il est impossible de trouver un meilleur guide, et son livre est un service rendu à tous les amis d'une des plus grandes écoles d'art des temps modernes.
1360. PASSAVANT (.Toh.- David). Die christliche Kiinst in Spanien. — L'Art chrétien en Espagne. — Leipzig, 1853, in-8, Yii-184 pp. (1 à 2 fr.).
Voici l'appréciation d'un des hommes qui se sont le plus occupés de larchitecture du moyen âge en Espagne : « Passavant, dit M. Edmond Il Street, se prononce sur l'art espagnol d'une fa- « çon si injurieuse et si burlesque, que l'on est H autorisée penser que c'est moins à l'impartial « examen des faits qu'il s'est confié qu'à un scri- « liment passionné. » {Some Accouvt of qothic Architect. in Spain.) — Pour traiter de l'aichitecture, de la sculpture et de la peinture espagnoles, sans compter les écoles étrangères, un petit volume suffit à Passavant.
13G1. LAFORGE (Edouard). Des Arts et
des artistes en Espagne jusqu'à la fin
du xviiie siècle. —Lyon, 1859, gr. in-8
(publié à 12 fr., se vend 20 à 30 fr.).
Abrégé de l'histoire de l'art en Espagne, voilà