ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
MANUELS D ARCHEOLOGIE.
1425. HEYNE (Christ.-Gottlob). Einleitung in das Studium der Antike, oder Grundriss einer Anfû/irung zur Xenntniss der alten Kunshverke. — Introduction à l'étude des antiques, ou Essai d'un traité pour servir à la counaissance des œuvres de l'antiquité. — GôttiDgue et Gotha, 1782, in-8.
1426. MILLIN [A.-L.]. Introduction à l'étude des monuments antiques, par Millin, conservateur du iMuséuni des antiques à la Ribliothèque nationale, professeur d'histoire et d'antiquités, etc. —Paris, 1796, in-8, 72 pp.; — reinipr.
dans les : Introductions à l'étude de l'archéologie, des pierres gravées et des médailles. Nouv. édit., revtie, mise en ordre avec une table analytique, par B. de Roquefort, précédée d'une Notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur, par M. Dacier, et d'un discours préliminaire par M.Chainpollion-Figeac; ibid.^ 1826, in-8.
"La comparaison de ce petit traité avec le Manuel d'OatiitCi MiJUer, est le moyen infaillible de
se rendre compte des progrès de l'archéologie dans l'espace de quarante années, personne n'ayant mieux su que Millin déterminer l'état de la science et y jeter un coup d'oeil rétrospectif. Ce petit traité, bien que resté très en arrière, n'en a pas moins un certain degré d'utilité. Ainsi l'auteur examine les applications diverses de l'archéologie qu'il divise en neuf classes : édifices, peintures, sculptures, gravures, mosaïques, vases, instruments, médailles, inscriptions. Le but de l'archéologie, son enseignement, son histoire, sa bibliographie, les traités sur la matière sont ensuite l'objet d'un examen rapide. On pourrait s'étonner d'y trouver un chapitre intitulé de Vaijrément et de l'utilité de l'archéologie, si du temps de l'auteur on n'avait pas eu pour habitude d'appeler arts d'agrément les arts du dessin. Le point de vue est encore étroit : Millin ne voit pas bien clairement qu'étudier les monuments des arts c'est étudier l'une des formes de l'esprit humain ; que ce sont les monuments qui lèvent le voile dont l'antiquité resta si longtemps etjveloppée. De son temps, les textes étaient tout; aujourd'hui l'importance des monuments rivalise avec celle des textes. Si Millin revenait au monde, son traité serait bien autrement conçu.
1427. GURLITT (H.). Allgemeîne Einleitung in das Studium der schônen Kunst der Alterthums. — Introduction générale à l'étude des Beaux-Arts dans l'antiquité, l""^ partie. — JNIagdebourg, 1799, in-4.
Ouvrage qui n'a pas été continué.
Cette introduction n'est autre que la reproduction d'un cours fait par Gurlitt, pendant les fêles de Pâques de cette môme année 1799, à l'occasion d'une solennité scolaire, dans le cloître de Berge
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encore debout à cetto époque sur les glacis de Magdebourst.
Ce cours se compose de trois chapitres, c'cstà-<lire d'autant de réponses aux questions suivantes, qui se post'ut invari;iblcment à l'entrée de chaque science: Que veut-on apprendre? — Pourauoi veut-on apprendre? — Que faut-il pour apprendre? — Ces chapitres traitent en outre : le premier, de la définition et de la classification de l'archéologie; le second, de l'utilité de cette science et de son but; le troisième, des moyens de l'éiudier.
Classification et méthode, tout a été singulièrement dépassé, mais quelques parties de cette introduction ont été reprises, développées par Peiersen, le professeur danois, dans sa propre introduction générale à l'archéologie (voy. plus bas). M le 13 mars 175Ji, à Halle, en Prusse, Gurlitt est mort à Hambourg le 14 juin 1827, laissant après lui le renom d'un philologue habile que l'exemple de lleyne enfiamma.
1428. SIEBEISKEES (Joh.-Ph.). Handbuch der Archa'ologiey oder Anleitung zur Kenntniss der Kunstwerke des Altertiiums, etc. — Manuel d'archéologie, ou Introductiou à la connaissance des œuvres d'art de l'antiquité et à l'histoire de l'nrt chez les anciens. — Nuremberg, 1799-1800, 2 vol in-8 (2 tr.).
Né à Nuremberg le lu octobre 1759, mort à Altdorf en 1782, Siebenkees s'estdistingué principalement comme philologue. On lui doit aussi un mémoire sur le temple et la statue de Jupiter à Olympie.
1429. BECK (Chr.-D.). Grundriss der Archàologie, oder Anleitung zur Kenntniss der Geschichte der alten Kunst und der Kunstdenkmàler und Kunstwerke des classîschen Alierthums. — Traité d'archéologie, ou Introduction à la connaissance de l'histoire de l'art ancien et à celle des monuments et des œuvres d'art de l'antiquité classique, l^^ partie. —Leipzig, 1816, in-8 (1 fr.).
C'est tout ce qui a paru.
1430. HEYNE (Christ.-Goltlob). Academische Forlesungen iïber die Archàologie der Kunst des Altertiiums, etc. — Leçons académiques sur l'archéologie de l'art antique, principalement chez les Grecs et chez les Romains. — Brunswick, 1821, in-8.
1431. CHAMPOLLION-FIGEAC. Résumé complet d'archéologie. Mouumens d'architecture, de sculpture, de peinture, etc. — Paris, 1825-26, 2 vol. in-32, fig. (6 fr.) (fait pnrtie de \Encyclopédie portative); — nouv. édit. :
'Iraito élémentaire d'archéologie. Monuments d'architecture, de sculpture et de peinture comprenant les inscriptions de tout genre, les statues, bas-reliefs, ligurines, tombeaux, autels, vases peints, etc., précédé d'une introduction historique et suivi dun voeabulaire.
Orné de planches. 2^ édit., rev. et augm.; ibid., 1843,2 vol. in-32 (le second volume a pour titre : Traité élémentaire d'archéologie, pierres gravées, inscriptions, médailles, ustensiles, etc.; suivi de la biographie des plus célèbres antiquaires, de la bibliographie archéologique et d'un vocabulaire (6 fr.); — trad. en allem. par M. Fritsch : Abrissder gesammten Archàologie ; l^eipzig, 1828, in-16, 2 vign. et 3 pi. grav. (Fait partie de la Taschen-Encyclop'àdie.)
Ce petit ouvrage, si gros de promesses, et trèsinsuffisant aujourd'hui, renferme des opinions erronées. Il y est dit, par exemple, que l'iiistoire de l'art des anciens diffère de l'archéologie dont le rôle se borne à décrire et à expliquer les monuments des anciens peuples. Champollion oublie que décrire et expliquer des monuments des anciens peuples, c'est nécessairement toucher à l'histoire de l'art.
1432. PETERSEN {Fr. -Ch.).Almindeligt hdedning til Archseologiens Studiuhi.
— Introduction générale à l'étude de l'archéologie. — Copenhague, 1825, in-8; — trad. en allem. parP.Friedrichsen : Allgemeine Einleitung in das Studium der Archàologie; Leipzig, 1829, gr. în-8.
Frederik-Christian Petersen a occupé le premier rang parmi les philologues et les érudits danois, et son Manuel de lliistoire de la lilté' rature grecque, lui a assuré une grande notoriété. Né le 9 décembre 1786 à Antvorsiow, en Secland, Petersen est mort le 20 octobre 1859.
1433. RAOTJL-ROCHETTE. Cours d'archéologie professé à la Bibliothèque du Roi, tous les mardis, publié par la sténographie avec l'autorisation et la révision du professeur. — Paris, 1828, in-8. = Cours d'archéologie. Année
L'histoire de l'art est l'objet de ce cours. Évitant d'entrer dans le détail, le professeur ne s'arrête qu'aux œuvres capitales et aux imitations qui en ont été faites; arrivé à Phidias, il renvoie à l'année suivante ce qui lui reste à dire sur cet incomparable artiste.
L'Allemagne semble avoir oublié le correspondant des académies de Gottingue, de Munich, de Berlin, mais dans notre pays quelques vieux érudits parlent encore de ses légèretés, de ses ardentes polémiques et de son infatuation. D'autres, au contraire, ne se souviennent que de sa grande connaissance du domaine archéologique, et de son rare talent de professeur. Ce qui a manqué à Raoul-r.ochette, ce sont les yeux; il n'était pas artiste, et n'admirait ou critiquait le plus souvent qu'à faux. En revanche, son zèle pour ce genre d'éludés élait extrême. 11 était promoieur et initiateur; ses fautes même ne furent point inutiles : elles provoquèrent d'érudites et haineuses réfutations. 11 blessait les amours propres qui se vengeaient à cœur joie. La science vivait de tout cela, r.aoul-r.ochette est mort le 3 juillet 185^1, à l'âge de soixante-quatre ans, après avoir beaucoup travaillé, mais, surtout, après avoir beaucoup combattu.
1431. INIÛLLER (Karl-Ottfried). Hand-