MA-NUELS ET ÉCRITS PÉRIODIQUES
bue h der Arch'àologie der Kunst, etc.
— • Manuel d'archéologie de l'art. — Breslau, 1830, iii-8; — 2« édit., augmentée ;/6/rf., 1835, in-8 (3 fr.);— 3«éd., rev. sur l'exemplaire de l'auteur par F.-G. Weleker; ibid., 1848, in-8 (6 à 8 fr.); — trad. en franc, par (Pol) INicard : JNouvenu Manuel complet d'archéologie, ou Traité sur les antiquités grecques, étrusques, romaines, égyptiennes, indiennes, etc.; Paris, 1841, 3 vol. in- 12 et atlas obi. {Manuels Rorei) (10 à20fr.); = trad. en angl. par J. Leitch : Anclent Art and Us liemains; or, a Maniial of the archxology of art; Londres, 1847, in-8; — nouv. édit., ibid,^ 1852, in.8 (15 fr.).
Archéologie de l'art grec serait le vrai titre, puisque les arts des autres peuples sont rejeté» dans l'appendice. Voyez plutôt : sur 240 paragraphes, rÉgypte, rinde et la Perse n'en ont que 25. Et à vrai dire, Ottfried Millier ne s'intéresse foncièrement qu'à la Grèce. Là il est chez lui; aussi personne n'a-i-il fouillé plus avant et •avec une intuition plus sûre dans le génie hellénique. Nourri d'ahord d'érudition et de philologie, éloigné des musées et des chefs-d'œuvre, ce lettré devient à l'occasion un grand archéologue ; il a le llair de l'antique, il juge, il apprécie les hommes et les époques avec une remarquable précision ; il sait voir.
Par ses écrits, surtout par son Manuel, Ottfried Millier a souverainement contribué au progrès de la science dont il est resté l'un des plus brillants promoteurs, et, ce qui lui a donné un nouveau relief, c'est d'être allé mouiir en Grèce, atteint, a dit Welcker, par l'une des flèches de l'Apollon .Dorien. Né le 28 août 1797, à Brieg, en Silésie ; professeur à Gtitiingue, il fut enterré en 1839, à C stri, au pied du mont Parnasse.
1435. KRAUSE (Joh.-Heinr.). 'EXXy<vi>ca, oder Inslituté, Sitten iind Branche des alten Hellas, etc. — Les Helléniques, ou Traité des institutions, des mœurs etdesusagesdes Grecs dans l'antiquité, vus particulièremeivt par le côté de l'archéologie d'art. — Leipzig, 1841, 3 vol. gr. in-8, avec 204 lig. sur 90 pi.
A ce titre général, l'auteur a cru devoir ajouter un sous-titre qui précise l'objet de ses recherches : Die Gymnastik iind Agonistik der Hellelien, etc. (la Gymnastique et l'agonisiique des Grecs, exposées scientiliquement d'après les textes et les monuments, et illustrées par des figures). Faisant ensuite convergers es recherches sur un point déterminé, l'auteur, dans son troisième volume, s'est appliqué à parler des jeux pyihiens, néméens et isihmiques.
Cet ouvrage est très-savant et déflnitif. Il sera difficile, je crois, de revenir après lui sur la matière. On souhaiterait, cependant, une érudition moins épais>e; c'est le cas de le dire ici : les arbres empêchent de voir la forêt. Remercions
i toujours un homme qui sait tant de grec d'avoir compris l'étroite relation de la statuaire avec l'agonistique.
43G. HERMANN (Karl-Fried.). Schéma Academischer Fortràge ûber Archào^
— Précis de leçons sur l'archéologie, ou l'Histoire de l'art et de l'antiquité classique. — Gôttingue, 1844, in-8.
C'est à l'un des savants les plus distingués de l'Allemagne d'il y a trente ans, que l'on doit ces leçons; elles ont fait partie de son enseignement à Gôttingue où, à partir de 38^2, il donna des leçons d'éloquence et fonda un institut archéologique.
1437. CASTPXLAISOS DE LOSADA (Basilio-Sebastian). Compendio elemental de Arqueologia artistica ij monuwie/t/a/.— Madrid, 1844-45,3 vol. in-24.
1438. CREUZER (Fr.). Zur Arch'àologie oder z-ur Geschichie und Erklârung der allen Kunst. — Archéologie pour servir à l'histoire et à l'explication de l'art ancien. Publiée par .T. Kayser. — Darmstadt, 1846-47, 3 vol. gr. in-8, avec 23 lith. (15 à 25 fr.).
B. — ÉCllITS PÉRIODIQUES.
1439. Archœologia : or miscellaneous tracts relaiing ta antlqinty. — Archéologie ou divers traits relatifs à l'antiquité, publiés par la Société des antiquaires de Londres. — Londres, 1770- 1863, 39 vol. in-4, fig. == Index (t. i- XV, t. xvi-xxx); Londres, 1809, 1844, 2 vol. in-4 (600 à 800 fr.).
Publication importante, consacrée à l'étude des objets et des monuments de l'antiquité classique et à l'archéologie du moyen âge principalement dans la Grande-Bretagne. Les premiers volumes ont été réimprimés en 1779 et en 180U.
1440. Annali delV Instituto di corrispondenza archeologîca di Roma, — Rome et Paris, 1829-53, et 1857-76, 45 vol. in-8, fig. = Bullettino degli Annali delV Instituto. — Ibid.^ 1829- 53, et 1856-76, 46 vol.' in-8. = Monumenti inediti pubblicati dalC Instituto, etc. —Ibid., 1829-53, et 1857-76, 10 vol. in-fol., de 60 pi. chacun. = Monumenti, Annali e Bullettini (réunis).
— Ibid., 1854-56, 3 vol. pet. in-fol., fig. (48 fr. par an pour les trois public.) = Nouvelles Annales publiées par la section française de l'Institut archéologique (MM. le dîic deLuynes, Lajard, Letronne, Lenorniaut, de Witte, Quatremère de Quincy, Raoul-Rochette).— Paris, 1836 et 1839, 2 vol. in-8. = Memorie, etc. — Romeet'iLeipzig, 1832, 1865,2 vol. in-8, lig. = Tables des matières : Indice générale (1829-1833) (à la fin du t. V des Annales). — lieperfoîiu universale (1834-43, 1844-53, 1864-7,3). — Rome, 1848, 1856, 1875, 3 vol. in-8.
Fondé en 18i9, à Rome, par un antiquaire allemand, Edouard Gerhard, et quelques-uns de
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
SCS amis, rinstitiit do correspondance publie depuis quariuite-ciiiq ans, sous les liois formes que je viens de sifrnaler : 1° i.es Mémoires archéologiques, redigt'S tantôt en italien, tanlôt en français, que l'Europe lui envoie; de là, le litre d7/».stitiit (te correspondance ; — 2" Les Fouilles et ('éconvertes opérées dans les limites du sol classique ; de là, le Bulletin inenauel ; — 3° La Reproduction par la gravure, ou même par la photographie, des résultats de ces mômes fouilles, et de tous les débris de l'antiquiié dignes «l'être mis en lumière; de là, les Monuments inédits. Il paraissait douze planches par an, et cinq années forment un volume.
Pendant les années 185i et 1855, la direction de rinstitut a réuni les trois publications distinctes en un volume petit in-folio, et l'impresssion en fut faite à (iotha; mais depuis 1856, on est revenu à la forme primitive.
Cosmopolite au début, l'Institut de correspondance s'empressa d'appeler à lui toutes les notabilités de l'Europe dans Je genres d'étude qu'il voulait développer. Ainsi nous voyons figurer sur ses premières listes les noms des ducs de Luynes et de Blacas, de Millingen, deWelcker, de ■ r>aôul-RQcheite, de Letronne, de Quatremèrede Ouincy, etc., etc. Mais, peu à peu, celte belle création a fini par perdre son universalité; à la fin, d'européenne qu'elle était, elle s'est transformée en une société purement allemande. Le déciet du mois de mars 1871, décret si fatalement daté de Versailles, et qui transporte de Rome à Berlin la direction de l'Institut de correspondance, est venu avertir les savants français qui en faisaient encore partie qu'il était temps de se retirer.
! 44 1 . 'Ecp/iu.£f l; àp/.aioXo'ytx.yi, etc. — Journal archéologique concernant les antiquités découvertes en Grèce et publiées, selou l'ordre du roi, par l'administration des antiquités. — Athènes, 1837-60, 1860, 1869-74, 55, 12 et 5 cahiers, lig.
442. Archàologische Zeitung. — Journal archéologique publié par Edouard Gerhard, couirecteur de l'Institut archéologique de Rome. — Berlin, 1843- 46, 1847-67, 1868-75, 33 années, formant 3 séries gr. in-4, lilh. (Trimestriel : 15 fr. par an.)
Occupons-nous d'abord du titre. Nous connaissons le titre général qui figure au début, et si les sous-titres ontété modifiés dans l'espace de trente et un ar. s, il n'y a là rien qui puisse nous surprendre. — En 1847, ce recueil s'appelle : Journal archéologique publié par Gerliard avec le concours de l'Institut archéologique de Rome, et de la Société archéologique de Berlin. Nouvelle suite. En 1861, autre sous-titre : l)enkmàler,Fo7'Schinigen una Berichle, etc. [Monuments, recherches et mémoires, publiés gar Edouard Gerhard, secrétaire de VInslilut archéologique de Rome) comme continuation du Journal archéologique deBerlin.Sept ans plus tard, en 1868, E. (ierhard, ayant été enlevé à son journal et à la science, la couverture portait ce titre : Journal archéologique publié par E. Hubner, avec le concours de E. Curtins et de Ch. Friedeiic.
Ce qui distingue le Journal archéologique de notre Revue archéologique, c'est de ne publier rien de relatif au inoyen âge, et de rester presque toujours sur le terrain classique. De même que • la revue française, la revue allemande se divise en trois parties : les mémoires et articles courants, les découvertes et nouvelles, la bibliographie. De distance à distance, on y trouve le tableau des fouilles et de leurs résultats, et dans
une période de temps donné, la muséographie, c'est-à-dire la description de tous les musées de 1 Europe etde leurs acquisitions, est donnée aux lecteurs. Si la méthode s'y faisait plus sentir, si les suppléments ne venaient jas se greffer sur les suppléments; si un index général bien fait embrassait l'ensemble de la publication ; si on pouvait facilement s'y reconnaître, ce recueil serait on ne peut plus précieux. Disons toutefus que les nouveaux éditeurs ont compris qu'un ordre plus méthodique leur devenait nécessaire. Espérons que leurs efforts aboutiront et qu'ils pourront rendre plus faciles des recherches qui demandaient tant de patience, quand on eu était réduit à consulter un Anzeiger. Déjà le progrès se fait sentir, les tables des matières sont mieux ordonnées, et l'emploi de la photographie dans plusieuis cas nous donne des garanties pour l'exactitude de reproductions, garanties qui n'existaient pas précédemment.
1443. Bidletino archeologico napoletano (publié par Francesco M. Avellino, directeur du Musée Bourbon). — Naples, 1843-48, 6 vol. in-4, fig. = JNouvelle série, publiée par Ralfaele Garrucci et Giulio Minervini ; Naples, 1853-59, 8 vol. in-4, fig. = Btilletino archeologico italiano (publié par les soins de Giulio Minervini). — Naples, 1862-63, l vol. in-4, fig.
Ce bulletin contient : 1° L'inventaire des fouilles les plus récentes ; soit celles de Pompéi. soit les fouilles de tout autre point du royaume;
— 20 la notice des monuments trouvés sur le territoire napolitain et qui sont restés inédits;
— 3° des extraits des ouvrages publiés sur les monuments napolitains figurés; — ix" des notices et mélanges pour vulgariser les antiquités du royaume de Naples. A la fin de 1863, le Bulletin napolitain a cessé de paraître.
1444. Archxological Journal, etc. — Journal archéologique. Publié, pour la Société des archéologues, par M. Parker.—Oxford, mars I844-janvierl845, 5 nos in-8. = Journal of the Brithh Archseological Association. — Londres, avril 1845-dfc. 1863, 19 vol. in-8, pi. grav. et fig. s. b. (150 à 200 fr.)). — The Arckseological Journal, published under the direction of the Central Committee of Archseological Institute of Great Britain and Ireland. — Oxford, 1845-1848, 5 vol. in-8, et Londres, 1849-1874, 29 vol. in-8. Ens. 34 vol.
in-8, pi. grav. et fig. s. b. (400 fr.).
Dès 1843, il se forma à Londres une société d'antiquaires pour encourager et provoquer la reciierche des monuments de l'antiquité et du moyen âge : elle prit le nom A' Archœological Associalion et fonda une revue dont il ne parut que cinq numéros. Au cotnmencement de l'année i8U5, une scission se produisit au sein de cette société, qui finit par se diviser en deux groupes indépendants, dont l'un continua ses travaux sous la dénomination de British Archœological Association, et l'autre se reforma sous le r.om Ci' Archœological Institute of Great Britain and Ireland. Chacune de ces deux sociétés eut son organe propre dont le titre est donné ci-dessus, et qui paraissait par fascicules trimestriels. M. Parker, értiteur primitif de V Archœological Institute, a fait paraître en 18û9 une table dé-
RECUEILS DE MONUMENTS
taillée pour les cinq premiers \oluines du journal de cette société. —Voir la liste des publicalions respectives de ces deux associations dans VAppcndix au BiOUograplier's Manual de Lowndes.
1445. Revue archéologique, ou Recueil de documents et mémoires relatifs à l'étude des monuments et à la philologie de l'antiquité et du moyen âge, publiés par les principaux archéologues français et étrangers et accompagnés de planches gravées d'après les monuments originaux. — Paris, 1844-76, 50 vol. in-8 , iig. (Mensuel : 25 fr. par an.)
Cette collection se divise en deux séries : la première de ï^lxh à 1859, 16 vol.; la seconde, de 1860 à 1876, sa vol., et l'on trouve dans l'année 1853 la table des matières des dix premières années.
Trois hommes, à des étages bien différents, ont concouru à la fondation de cette revue qui se publie depuis trente ans sans la moindre interruption : Gaillabaud, Letronne et Leleux ; le premier comme promoteur, le second comme conseil, le troisième comme éditeur. Bientôt Gaillabaud abandonna la partie, et Letronne, resté seul, mais d'une manière non ostensible, donna à la revue l'impulsion et la direction. A sa mort, l'éditeur voulut conduire lui-même la revue, ce qu'il fit plusieurs années sans échec et sans décheoir, et jusqu'au moment oîi il a été enlevé lui-même à des occupations qu'il aimait. La maison Didier a acheté ce recueil et elle en a confi»^, la direction à un des hommes qui honorent le plus l;i jeune érudition française : j'ai nommé M.Georges Perrot.
Le plan adoplé il y a trente ans a été suivi jusqu'à nos jours. Trois grandes sections se partagent la revue : les documents et mémoires, les découvertes et nouvelles archéologiques, la bibliographie. Chaque volume renferme en moyenne de huit à dix gravures. La liste de ses collaborateurs est longue, et présente plus d'un nom faisant autorité dans la science. Ceux de Letronne. de Raoul-Roche tte, de. Ch. Lenormaut, d'Alfred Maury, figurent en tête de cette liste.
Au résumé, W Revue archéologique a été ulilc. à l'art et à la science : dans un cadre restreint, elle reproduit les Annales de l'Institut de correspondance archéologique de Rome et les Annales de Didron. Plus modeste, plus accessible au commun des lecteurs que les grands recueils, elle a servi à vulgariser les questions dont ils s'occupent: plus méthodique que le journal archéologique de Berlin {Archœologische Zcitung), elle a rendu les recherches plus faciles et se fait lire plus aisément. C'est une qualité que les hommes spéciaux se donnent le tort de dédaigner.
1446. Compte rendu de la Commission impériale archéologique de Saint-PétersboAirg. Années 1859-73 (texte allemand ettrançais). — Saint-Pétersbourg
Iet Leipzig, 1860-76, 15 vol. in-4, fig. dans le texte, et planches, avec 15 vol. d'atlas in-fol. (18 fr. 75 par an).
L'objet de cette superbe publication est de faire connaître les résultats des fouilles opérées dans les tombeaux situées aux environs de Kertch (Crimée). On sait que Kert( h a remplacé la capitule du royaume du Bosphore, la vieille Panticapée, fondée par une colonie de Milet. Les vases, les terres cuites, les bijoux découverts dans ces
tombeaux rivalisent le plus souvent, par le style et l'élégance, avec ce que les fonds classiques peuvent offrir de plus intéressant et de plus parfait. Or pour expliquer ce phénomène, il semb'e qu'il faille se souvenir et de la richesse des rois du Bosphore, de la situation commerciale de Panticapée et de son ori^ine milésienne. (Voy. plus loin, n° 1^83, Antiquités du Bosphore cimmcricn.)
1447. Giornale degli scavi di Powpei^ etc. — Journal* des fouilles de Pompéi; nouvelle série publiée par plusieurs membres de l'Ëcole archéologique. — Naples, 1868, in-4, fig.
Celte école archéologique fondée en 1866 par les soins de M. Fiorelli, aujourd'hui surintendant du musée et directeur général des fouilles, à dessein de maintenir vivante en Italie la tradition saine et féconde de l'étude de l'antiquité, cette école, nous le répétons, a été chargée de publier toutes les découvertes opérées journellement dans la cité gréco-romaine et dans l'ordre indiqué par M. Fiorelli, qui a divisé Pompéi en neuf régions, subdivisées chacune en groupes ou îles composés d'édilices publics et de maisons. C'est au mois d'août 1868 que cette nouvelle série a commencé.
C. — RECUEILS DE MONUMENTS FIGURÉS DE l'antiquité en TOUT GENRE.
1448. LA CHAUSSE (M.-A. de). Romanum Muséum, sive Thésaurus erudifx antiquitatis in quo proponuntur ac dilucidanlur Gemwœ, Idola, Insignia SacerdotaUUf Instrumenta Sacrificiis inservientla i Luceî'nœ, Fasa, etc., opéra et studio Mich.-Aug. Causei de la Chausse. — Romœ, 1690 ou 1707, infol., avec 170 pi. (lOà I2fr.);— 3«édit., ibid., 1746, 2 vol. in-fol., avec 218 pi. (10àl5fr., et plus en gr. pap.); — trad. en franc., avec des remarques par dom Joach. Roche : Le Grand Cabinet romain, ou Recueil d'antiquités romaines qui consistent en bas-reliefs , statues des dieux et des hommes, instruments sacerdotaux, lampes, urnes, sceaux, brasselets, clefs, anneaux et phioles lacrimales, que l'on trouve à Rome. Avec les explications de M. A. de la C; Amsterdam, 1706, in-fol., fig. (8 à 12 fr.).
On a suspecté l'authenticité des objets représentés dans ce recueil, néanmoins Grsevius a fait entrer une grande partie de ce travail dans son Thésaurus.
1449. BELLORI (Giov.-P.) & BARTOLl (P.-Santi). Le Antiche Lucerne sepolcraii figurate, raccolte dalle cave sotterranee e dalle grotte di Roma, dise-
gnate ed intagliate da P. Santi
Bartjli, con l'osservationi dlG. Pietro Bellori.— Rome, 1691,3 part, en 1 vol.
in-fol., 116 pi. (15 à 20 fr.) ; — nouv.
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
édit., ibid., 1729, in-fol., fig. (12 à 15 fr.) ; — édit. avec texte latin : Lucernx veterum sépulcrales , ex cavernis Romx subïerraneis colleciœ.... ex italico in latîmim... studio et impeu' sis L. Begeki; Colonise Marchica; (Berlin^i, 1702, iu-fol., avec 118 pi. (7 à 8 fr.).
Dans quelques exemplnires de la première édition, on trouve en plus six ou môme douze planches supplémentaires, non numérotées.
1450. MONTFAUCON (D. Bernard de).
L'Antiquité expliquée (en franc, et en latin) et représentée en figures. ' — Paris, 1719, 5 t. en 10 vol. in-fol. = Supplément. — Ibid., 1724, 5 vol. in-fol., fig. (les 15 vol. 200 à 250 fr.); — l'oi'vrage a été réimprimé à Paris en 1772, et le supplément en 1757 (les 15 vol. 100 à 120 ,fr.). (Pour le nombre détaillé des planches, voir Quérard et Bri)net.)== Trad. en angl. parHumphreys : Jntiquitîj explained, and represeiited in sculptui'es;Loudres,172 1 -25, 10 vol . infol.=Une réduction en a été publiée sous ce titre : Antiqnitates grxc.se eti^omause in compendium redactœ a J.-Jak.
Schalzio. Notas criticas adjecil J. Sal. Semler; Nuremberg, 1757, in-fol., fig.; — nouv. éd., ibid., 1767, in-fol., fig. (20 à 30 fr.). — Le même en allem. : Griechische,r'6mische iind andereAliert/iiimer fur Studirende..,in einen deutschen Auszug gebraclit von J.J.
Schatz. — Nuremberg, 1807, in-fol., 150 pi. grav.
L'étude philosophique et historique de l'antiquité cmhrasse deux grands sujets : la religio^ et les mœurs. Pendant longtemps, ce fut la philologie qui eut le privilège de cette belle étude. DepuiK un siècle, celle-ci a appelé à son aide l'archéologie. "Winckelmann est le vrai, l'unique fondateur de la science de l'antiquité figurée, mais avant lui, un moine français, un bénédictin, avait tenté une entreprise tovit à fait extraordinaire pour le temps oîi il vivait : l'explication des religions et de la civilisation antiques par les œuvres de l'art. Ce moine , c'est notre grand dont Bernard de Montfaucon. Malheureusement, à l'époque oii il commençait une œuvre colossale, la critique des monuments n'était pas née. L'immense recueil qu'il a fait graver , d'après des dessins trop souvent infidèles ou des monuments douteux, ne peut plus satisfaire aux exigences de la critique moderne ; bien plus : il peut nous égarer.
Toutefois, en dépit de son insuffisance actuelle, et en présence de tant d'informations, d'explorations et des découvei4es qui lui sont postérieures, cette œuvre romaine mérite encore tous nos respects. Songez qu'elle a cent cinquante ans de date, et que pour l'époque oîi elle a paru son exécution est parfaite. Serait-il possible de ne pas admirer ce qu'il a fallu d'efforts pour réunir tant d'éléments jusque-là dispersés, et former un corps d'ouvrage de tout ce que l'oiv connaissait alors de l'antiquité figurée?
«. QuviVïAV Antiquité figurée parut, dit M. Hau- • réau, l'Europe savante fut saisie d*une vérita-
« ble émotion. Le succès de cet ouvrage fut tel, <( que tout le monde voulut le lire, môme les « ignorants. Dans l'espace de deux mois, l'édi- < tion, tirée à dix-huit cents exemplaires, fut « épuisée. »
Né lo 13 janvier 1655, nu château de Soulagn, diocèse de Narbonne, Montfoucon est mort à Paris, dans l'abbaye de Saint-Germain des Prés, le 21 décembre liu\. 11 avait alors 86 ans.
1451. (CAYLIJS Ant.-Cl.-Phil. de Tubières, etc., comte de). Recueil d'antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines. — Paris, 1752-G7, 7 vol. in-4, 107,126, 121, 125, 120,130 et 97 planches gr. (45 à 70 fr. et plus) ; le I^*" vol. a été réimprimé en 1761 ; — trad. en allem. (parG.-W. Panzer) :
Des Grafen von Caylus Sammlung , etc.; Nuremberg, 1766, t. P»', in-4, fig. (c'est tout ce qui a paru).
t Lorsque j'ai commencé à faire graver cette « suite, dit le comte de Caylus dans l'avertisse- « ment, j'ai eu d'abord en vue rhomme de let- « très qui ne cherche dans les monumens que les « rapports qu'ils ont avec les témoignages des an- « ciens. J'ai saisi ces rapports (luand ils se sont « présentés naturellement, et qu'ils m'ont paru « clairs et sensibles: mais, n'étant ni assez sça- « vaut, ni assez patient pour employer toujours « cette méthode, je lui en ai souvent préféré une « autre qui intéressera peut-être ceux qui aiment « les arts : elle consiste à étudier fidèlement l'es- V. prit et la main de l'artiste, à se pénétrer de ses « vues, à le suivre dans l'exécution, en un mot à « regarder ces monumens conmie la preuve et « l'expression du goût quirégnoildans un siècle « et dans un pays.»
Cette citation est un peu longue, mais elle peut servir à marquer nettement ce que voulait le comte de Caylus. Malheureusement, il avait moins de talent que de zèle, et l'on serait fort en peine de reconnaître «l'expression du goût » grec et romain dans les planches de son recueil. L'exactitude, la fidélité absolue dans la reproduction des monuments sont absentes à cette époque. • i
C'est comme initiateur que la mémoire du comte de Caylus nous est chère : multiplier les amateurs, eiicourager les artistes, amener les savants, et même les gens du monde, à l'étude de l'antiquité figurée, la seule qui puisse nous conduire à une vive et complète intelligence du passé hiératique, héroïque ou poétique, tel fut l'emploi de sa vie et le bel exemple qu'il donna à ceux de sa caste.
La mort l'a empêché de mettre au Jour le septième volume de son recueil , qui fut publié , d'après ses papiers, par M. de Hoinbarde.
Un ajoute quelquefois au recueil de Caylus un Recueil d'antiquités dans les Gaules, par l"élix-F. de La Sauvagère ; Paris, 1770, in-ii", avec 29 pi.; nous le renverrons à la section : Arcliéolo-, gic gallo et germano-romaine,
1452. WINCKELMANN (Giov.). Monumenti anticlii inediti, spiegati ed illustrati, etc. — Rome, 1767, 2 vol.
in-fol., avec 208 fig. sur 67 pi. grav. (30 à 40 fr.); — 2^ édit. : aggiuntevi aicune erudite addiz-ioni; Rome, 1821, 2 vol. in-fol., 208 fig. (40 à 50 fr.)=:^Mnotazioni di Clémente Cardinali sulla seconda edizione de Monuments ine-
RECUEILS DE MONUMENTS
diti. — Rome, 1825, iii-8. = Trad. en franc. : Les Monuments inédits de l'antiquité, expliqués par Winckelmann, gravés par David et mademoiselle Sibire, avec des explications françaises par A.-F. Desodoards. — Paris, 1809, 3 vol. in-4, tig. au bistre (20 à 30 fr., et plus sur pap. vél.). — Trad. en allem. d'abord (par Biester) : Alte Denkm'àler der Kujist; Berlin, 1780, r^ livr., gr. in-fol., avec 40 pi. — ensuite parF.-L. Brunn; Berlin, 1791-92. 2 vol, in-fol., 208 pi. et 18 vign. (15 fr.); 2« édit.; ibid., 1804, 2 vol. in-fol., fig. — Index quadruple {Vier fâches Hauptregister), Berlin, 1800, in-fol.
Moins célèbre que V Histoire de l'art chez les anciens, même presque inconnu à la majorité des lecteurs, ce recueil est auprès des savants le véritable titre de Winckelmann à leur admiration. C'est dans cette œuvre qu'il se montre réellement comme fondateur de la science de l'antiquité figurée; c'est là qu'ii établit les principes fondamentaux de la critique moderne pour l'interprétation des monuments; c'est là qu'il démontre que ce n'est point, comme on le faisait, dans l'histoire romaine qu'il faut cliercher l'explication des marbres, des bronzes, des vases, des miroirs, des pierres gravées, mais dans Homère et dans les traditions de la Grèce ; c'est là enfin qu'il a fait jaillir la lumière dans un domaine plein d'obscurité et de confusion.
On ajoute quelquefois à l'édition originale de ce recueil sept dissertations d'Etienne Raffei sur quelques sculptures de la villa Albani (Rome, 1772 à 1779, 7 part, in-fol.), et à la seconde édition, les mêmes monographies réunies en 1 vol., sens le titre de Ricerche (Rome, 1821, in-fol., fig.).
1453. PIRANESI (Giov.-Batt. & Franc).
Fasi^ candelabri ^ clppi, sarcofagi, tripodi, lucerneed ornamenti anticfii.
— Rome, 1778, 2 vol. gr. in-fol., avec 107 pi., ou 112, dont 5 pi. suppl. ajoutées (180 à 200 fr.);— nouv. édit., s. 1. (Paris) ,...., 2 vol. gr. ih-fol. , avec 112 pi. numérotées et 15 pi. suppl. (80 à 120 fr.) ; —édit. réduite : RaccoUa di va.si,et(i.: Milan, 1825, gr. iu-4, 112 pi. grav. au trait.
Ces deux volumes forment les t. XII et XIII de la collection de Piranesi, et iU en sont les plus recherchés. L'édition original'? n'a jamais eu que 107 pi., mais plusieurs d'entre elles, ayant deux sujets sur une feuille, ont été comptées comme deux, c'est pourquoi on la désigne souvent comme étant ornée de 114 pi. La seconde édition se trouve rarement avec texte, et est pour cela bien moins recherchée. Quaritch signale une édition de Rome, 1794, avec 114 pi.
1454. GUATTANI (Gius.-Ern.). Monumcnti anticlii inediti, ovvero notizie suite Anticliità e Belle Arti dl Borna
— Rome, 1784-89, 1805, 7 vol. in-4, 200 pi. grav. (30 à 50 fr.). = Memorie enciclopediche romane sulle Belle Arti, anticliità, etc. — /ôirf., 1806-19, 7 voh in-4, 83 pi. (60 à 80 fr.).
Dix-sept ans après la publication des Monuments inédits de Winckelmann, livre admirable qui créait l'interprétation de l'antiquité figurée, Guattani fondait une sorte de revue de tous les morceaux iinportants trouvés dans les fouilles à Rome, revue où ils étaient reproduits par des gravures accompagnées d'explications, et qui formait une suite aux Monuments inédits de VVinckelmann.
Les Monumenii anlichi de Guattani, bien que très-médiociement exécutés, ont servi de modèle à tous les recueils qui depuis ont vu le jour : au BuUetino de IHnstUuto di correspondenza arcUeologica, au BuUetino napoletano, à la Revv£. archéologique, à VArchœologisclic Zeitung, en un mot, à toutes les publications dont l'objet a été de tenir mensuellement les savants au courant des conquêtes de la science.
La vie de Guattani est assez accidentée. D'à» bord secrétaire de Piranesi, li parcourut ensuite l'Europe. En 1811, nous le trouvons directeur du théâtre italien à Paris; rentré au bercail, il devint secrétaire perpétuel de l'Académie romaine et professeur d'histoire et d'archéologie. Né à Rome le 18 septembre 1748, il est mort à Milan le 29 décembre 1830.
1455. Choix des monuments les plus remarquables des anciens Egyptiens, des Persans, des Grecs, des Volsques, des Étrusques et des Romains, consistanten statues, bas-reliefs et vases. — Rome, 1788-89, 2 vol. in-fol., 234 pi. et explic.
Cet ouvrage comprend en tout au moins quatre cents sujets. Cicognara stigmatise cette publication en ces termes : « Bouchard et Gravier, li- 0 braires de Rome, ont imprimé ces deux volu-
• mes dans un but de basse spéculation. Ils ont
• pillé, sans goût, sans choix et sans méthode, 0 tous les ouvrages d'antiquité, et ont produit, à «« vil prix, un nombre excessif de planches, hor- « riblement dessinées et gravées encore pis. »
1456. MILLIN (A.-L.). Monumens antiques inédits ou nouvellement expliqués.
Collection de statues, bas-reliefs, bustes, peintures, mosaïques, gravures, vases, inscriptions et instruments, tirés des collections nationales et particulières et accompagnés d'un texte explicatif.— Paris, 1802-6 (? 1802 ou 1803-1804), 2 vol. in-4, avec 92 pi. (25 fr.)
Millin, dans ce livre, se donne comme le continuateur de Ca\lus et de Guattani : « J'ai travaillé, « dit-il, non-seulement pour les antiquaires, mais « aussi pour les artistes et les amateurs. » Serait-ce pour cette raison que cet ouvrage pêche un peu par le défaut de profondeur? Serait-ce ce qui l'aurait conduit à des légers manques d'exactitude ? Disons le, Millin n'est pas de ces auteurs que l'on peut lire en toute sécurité, ce qui ne diminue point son rare mérite. Ses efforts pour faire fleurir en France l'étude de l'antiquité figurée ne peuvent être oubliés.
1457. MOSES (Henry). A Collection of antique Fases, Altars, Pater x, etc. — Recueil de vases antiques, autels, patères, trépieds, candélabres, sarcophages, etc., tiré des divers musées et collections, gravé au trait en 170 planches
Ear H. M., et accompagné d'un texte istorique (par H. -H. Baser). — Lon-
ARCHI^:OLOGIE CLASSIQUE
dre?, 1814, pet. iii-4, (ig. (25 fr., et plus en gr. pap.).
1458. MILLIINGEN (James), ^noient Unedited Monuments firincipalhj of grecian art illustrated., etc. — Monuments antiques inédits, grecs principalement, reproduits et expliqués. — Londres, 1822- 26, 2 vol. gr. in-4, 62 pi. color. et fi^'. noires (40 à 60 fr. et plus). — Le premier vol. a été réimprimé à Londres, 1853, in-4.
Excellent oiivr.ige, divisé en deux parties : 1° l'einturcsdc vases grecs, recueillies dans diverses collecUons, et notamment dans celles de la (Îrando-Brelagne, illustrées et expliquées; — 2" Statues, bustes, has-rèliefs et autres débris recueillis dans les collections, illustrés et expliqués. — Quand ce livre parut à Londres, à peine put-il trouver dix souscripteurs. L'éducation des Anglais n'était pas faite. Le but de l'auteur avait été de révéler les trésors d'art antique cachés et dispersés che7, les amateurs. C'était un noble projet, mais, loin de s'y prêter, les amateurs, en sultans jaloux , barricadèrent leur harem. iMillingen fut plus heureux sur le continent. On apprécia tous les mérites de son livre, sa réputation fut décidément assise, et l'on commença à Vdiren lui, dans l'ordre d'idées qu'il cultivait, un véritable classique. Miliingen nous a montré la fusion de deux grandes qualités qui ne sont pas souvent réunies: le bon sens anglais accolé à la sûreté de goût français. Son système d'interprétation est simple et lucide. S'il ne s'élève pas irès-haut, au moins il ne s'.gare pas; cette tête . froide et saine a beaicoup contribué aux progrès de l'archéologie.
U59. RAOUL-ROCHEÏTJÎ (D.). Antiquités grecques du Bosphore cimméricn. — Paris, 1822, gr. in-8 , avec Il tabl. et 4 pi. grav. (3 à 5 fr., et plus sur papier vélin).
Voilà un livre qui doit ^a célébrité bien plus à ses défauts qu'à son mérite. Supposons que Kœh- 1er, un philologue allemand dont la main était lourde, n'eût pas procédé à l'éreintement (qu'on me passe ce mot) du jeune antiquaire français (voy. licwarqucs sur un ouvrage intitulé : Antiquités, etc. ; Saint-Pétersbourg . 1823, in-8, 1^18 pp.), ce livre restait dans l'ombre. Des omissions, des méprises, erreurs inévitables quand on travaille vite, quand on veut trop embrasser, furent relevées avec une aigreur pédantcsque, • et Dieu sait si les émules et les ennemis de Haoull'iocheite s'en donnèrent à cœur joie! On oublia qu'il débutait, que le terrain sur lequel il .se plaçait était presque incoUnu : on fut inexorable.
I46v). GERHARD (Eduard). Jntike Bildîverke zum ersten Maie bekannt gemacht, etc. — JMonuments antiques publiés pour la première fois. — Munich, Stuttgart et Tubingue (1827-37), lexte (1831-44) in-4, et atlas in-fol. (80 à 100 fr.).
Tenter l'explication des religions et de la civilisation antique par les œuvres de l'art, telle fut l'idée caressée par un homme supérieur, par dom Bernard de Montfaucon; mais cette idée était venue trop tôt.
Reprendre le programme de Montfaucon, voilà ce qu'il y avait faire et ce qui a été f.iit par Edouard Gerhard, avec toute l'autorité du plus
vaste savoir et en homme dont les portefeuilles regorgeaient de monuments inédits. Après nous avoir montré les religions dans les œuvres de l'art, il voulait nous olTrir, sur le même terrain, le spectacle de la vie civile, les travaux de la guerre et de la paix, les naissances, les mariages, les funérailles, etc.; les circonsianccs ne lui ont pas permis de réaliser ce 'projet. A l'exception d'un petit nombre de monuments, tous ceux qui ont été publiés dans les Antike Jiildwcrke se ratlaclient aux divinités et aux mystères (lu polytliéisme; et malgré cela, ce recueil est encore très -considérable, c. .- il se compose «le trois cent vingt-deux planches et de plus de six cents figures.
1461. REVEIL et DUCHESNE. — Mlv NARD. Musée de peinture et de sculpture, ou Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe, dessiné et gravé à l'eau- forte par Réveil, avec des notices descriptives, critiques et historiques par Duchesne aîné (en français et en anglais). — Paris, 1828-1834, 16 vol. pet. in-8, fig. ; — nouv. édition: iflusée de peinture et de sculpture avec des notices descriptives, critiques et historiques, par Louis et René Ménard. — Paris, V^ A.
Morel, 1872, 10 vol. in-I8, 872 pp. et 1172 pi. et portr. — 120 fr.
Petit par le format et par la dimension des planches, ce recueil est important et considérable par le grand nombre d'œuvres d'art, anciennes et modernes, qui s'y trouvent réunies. En effet, on y trouve 1080 planches dont le numérotage se suit jusqu'à la planche 1026. Le quinzième vol. contient 36 pi. d'après les peintures de Raphaël à la Farnésine. La gravure au trait y est assez line et assez nette pour donner une idée des compositions les plus embrouillées ou les plus vastes.
14G2. INGHIRAMI(cav. Franc). Galleria Omerica o Raccolta di inonumenii antlchi... per servlre allô studio de! r Iliade e deWOdissea. — Florence, 18:^1—29—36, 3 vol. de texte, et un allas de 240 pi. pour Tlliade et de 128 pi. pour l'Odyssée (100 à 120 fr.). La Galerie Homérique d'Inghirami n'est autre au fond que la Galerie mythologique de lAlillin, circonscrite dans les poèmes d'Homère. On apprécierait davantage le service rendu à la science par cette ingéni- use façon de mettre en présence le génie plastique de la' Grèce et son génie poétique, si l'auteur n'avait pas gâté plusieurs de ses interprétations par des idées mystiques et syn.boliques étrangères à l'esprit grec et qui , du reste, pc se manifestèrent qu'à une époque très-tardive et toute de décadence.
1463. Denkmàler der alten Kunst, etc.
Monuments de l'art antique, d'après le choix et l'arrangement de Ch. 0. Millier, dessinés et gravés par Ch. Oesterlev. (Continué depuis la S'' livr. par F.' VVieseler.) — Gôttingue, 18G2-1856, 2 vol. (en 10 livr.), gr. iu-4 obi., avec 150 pi. grav. (20 fr.).
Simultanément il en paraissait une édition avec
RECUEILS DE MONUMENTS
le texte en rançais, sous le titre ci-dessus, mais elle ne parait avoir été poursuivie jusqu'au bout.
1464. RAOUL-ROCHETTE. Monumens inédits d'antiquité figurée, grecque, étrusque et romaine, recueillis... et publiés par Raoul-Rochette, conservateur du Cabinet des médailles et antiques, professeur d'archéologie, membre de l'Institut, etc., etc. — Paris, (1828-) 1833, gr. in-fol., 80 pi. lith. (30 à 40 fr., et plus avec fig. sur chine).
Ces Monuments inédits ont été recueillis en Italie et en Sicile, en 1826 et 1827, et dans le cours d'une mission scientifique. L'auteur voulait le publier en deux vol. ; un seul a paru. C'est ;iux monuments du cycle héroïque que ce premier volume est consacré. L'auteur les a rangés dans trois séries : VAchilléide, VOrestéide, VOdysséide, suivies d'un appendice. Il y aurait beaucoup à dire sur cette publication fasiueiise et médiocre : on pouvait faire mieux à moins de frais. Lourdement exécutées, les planciies ne rendent que très-mal le caractère des monuments; ajoutez que le texte est aussi lourd que les planches. Raoul-Rochette, qui savait beaucoup, ne savait pas se borner. Sa phrase est longue et vide, et son érudition déborde. Cependant on ne saurait lui refuser un mérite peu commun : il était enthousiaste , de plus ai dent au travail, curieux d'archéologie. Ce gros livre, malgré tout, prouve à chaque page à quel point il aimait et respectait la science qu'il cultivait.
(465. STACKELBERG (Otto - Magnus baron von). Die Gràber der Hellenen in Bildwerken u. Vasengemàlden^ etc.
— Les OEuvres d'art et les vases peints provenant des tombeaux des Grecs. — Berlin, (I835-)1837, in-fol., 80 pi. et 4 vign. (60 à 80 fr.).
Die Gràber der Hellenen! Et pourquoi? Il s'agit ici du contenu et non du contenant; de ce que renferment ces tombeaux et non des tombeaux eux-mêmes. Pourquoi ajouter: Œuvres d'art et vases peints? On le sait, ce n'est que dans les tombeaux que se trouvent les vases peints, et tout un genre d'œuvres d'art: terres cuites, bijoux, etc. Le titre est mauvais, soit, mais l'ouvrage est excellent. Stackelberg n'était pas seulement un antiquaire : c'était un homme p, de goût, deux conditions qui ne sont pas toujours f- réunies. Son nom reste attaché à deux belles découvertes: voyageant en Grèce en 1810 avec Bmndsted, Robert Cockerell, Linck et Haller de Hallerstein, il eut le bonheur de retrouver les marbres d'Egine, et à Bassae, en Morée, les ruines du temple de l'Apollon de Phigalie. Après bien des recherches , des voyages et des travaux, Stackelberg est mort à Saint-Pétersbourg en 1837, à l'âge de 50 ans.
(466. Antiquités publiées par la commission archéologique provisoire de Rief.
T. pr. — Kief, 1846, in-fol., fig.
Texte en russe et en français, planches chromolithographiées des antiquités trouvées dans le voisinage de Kief.
1467. WELCRER (Fr.-G.). ^tte Denkmàler er/cldrt, etc. — Les Monuments de l'antiquité expliqués. — Gottingue,
Dieterich, 1849-64, 5 vol. gr. in-8, fig. — 52 fr.
Ce livre n'a pas été moins de quinze années en voie de publication. C'est avec des articles de revues et journaux qu'il a été fait. Welcker, malgré tout son iè\e, n'a pas eu le privilège de pouvoir publier soit des musées, soit des monuments inédits, la plus grande partie de sa vie s'étant écoulée dans une petite ville d'Allemagne oîi le retenaient les devoirs du professorat. Pour se dédommager, il s'est rabattu sur des œuvres célèbres et déjà interprétées, et c'est avec infiniment de savoir et de critique qu'il les a expliquées et commentées de nouveau.
Welcker a foi dans la science des monuments figurés. Leur juste interprétation lui paraît fondée sur des méthodes éprouvées et d'une marche certaine. H signale ses progrès dans le cours de notre siècle. H se sépare de l'Ecole négative : il combat Robert Cockerell et Léon de Laborde qui ne voient dans ces études qu'un amas de conjectures. « Pourquoi, dit-il, n'arriverait-on « pas à donner à la science des monuments cette « clarté et cette exactitude que possède aujour- «d'hui la science de l'histoire ? N'en est-on pas « là pour certaines parties de l'antiquité ? » Son livre est l'application de ses principes, applications nombreuses et variées, comme on va le voir.
Cinq sections, formant chacune un volume, divisent cet ouvrage, et chaque section est composée de la manière suivante :
I. Sculpture de ronde bosse : frontons des temples ; le Parthénon, Egine, Olympie, etc. — Groupes célèbres : le liBocoon, le Taureau Farnèse. — Statuaire proprement dile : Apollon du Belvédère, Vénus de Milo, Pallas Ludovici ;