‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-arts. Esthétique et histoire de l'art, archéologie, architecture, sculpture, peinture, gravure, arts, industriels. Accompagnée de tables alphabetiques et analytiquesChapitre 55 sur 167 · Académies et Corporations en Italie et en Espagne · texte numérisé non relu

Académies et Corporations en Italie et en Espagne

433. ROSSI (G.). Orazîone inaugurale 'per Papertura, etc. — - Discours pour l'ouverture et l'inauguration de l'Académie des Beaux-Arts à Bologne, année

434. Regolamenti, statuti, etc. — Règlements, statuts et projet d'enseignement pour l'Académie royale des Beaux-Arts de Florence. — Florence, 1807, in-4.

435. Descrizione deW Accademia délie belle arti di Firenze, — Description de l'Académie des Beaux-Arts de Florence.

■—Florence, 1817, in-8, avec le portrait de Michel-Ange (2fr.).

436. Memorie e documentî suW Accademia ligustica délie belle arti, raccolti da Marc, Staglieno. — INIémoires et documents sur l'Académie des Beaux- Arts de Gênes, recueillis par M. Staglieno. — Gênes, 186 -67, 3 part, in-8, avec pi. gr.

437. Ordini delV Accademia de' plttorie scidtori di Rotna. — Règlements de l'Académie romaine des peintres et sculpteurs. — Rome, 1609, in-4.

438. ZUCCARO ou ZUCCHERO (Federigo). Origine e progressa deW Accademia del disegno dei pittori, scultori e architetti di Roma, etc. — Origine et progrès de l'Académie de dessin des peintres, sculpteurs et architectes de Rome, avec plusieurs discours recueillis par Romano Alberti, secrétaire de cette Académie. — Pavie, 1604, in-4.

La première idéed'une Académie des Beaux-Arts à Rome appartient à Girolamo Muziano, peintre, graveur et mosaïste distingué. La charge de surinienoant des travaux du Vatican lui donnant accès liprès de Grégoire XIII, il voulut en profiter pour remplacer par une compagnie jeune et vivace une ci^nfrérie vieille et inefficace, et à cette occasion il obtint un bref du Pape daté du 15 septembre 1577. Mais la mort arrêta l'exécution de ses projets ; ce fut Federigo Zuccaro qui eut la bonne fortune de les réaliser seize ans plus tard. Le la novembre 1593, Sixte V confirma le bref de Grégoire XIII, et Zuccaro fut acclamé prince de l'académie de Saint-Luc par tous les artistes de Rome qui s'étaient réunis dans la petite église de Saint-Martin au pied du Capitule.

439. Ordini e statuti deW Accademia del disegno di San-Luca, corretti e confermati sotto Clémente XL — Règlements et statuts de l'Académie de dessin de Saint-Luc, revus et confirmés sous Clément XI. — Palestrina, 1716, in-4.

440. Statuti delV insigne Accademia del disegno di Roma^ detta di San Luca Evangelista. — Statuts de l'illustre Académie de dessin à Rome, dite de saint Luc, évangéliste. — Rome, 1796, in-4 (2 fr.).

441. In Iode délie belle arti orazîone e comjw^iimenti poetici, relazioiie del concorso daW Accademia del disegno in S. Luca, etc. — Discours et compositions poétiques à la louange des Beaux-Arts et relation du concours de l'Académie de dessin de Saint-Luc , en mai 1792. — In-4.

442. MISSIRINI (Melchior). Memorie per servire alla storîa délia Romana Accademia di San Luca^ etc. — Mémoires pour servir à l'histoire de l'Académie romaine de Saint-Luc, jusqu'à la mort d'Ant. Canova. — Rome, 1823, in-4 (8 à 12 fr.).

443. Regolamenti e statuti, etc. — Rè-, glements et statuts de l'Académie royale de peinture et de sculpture. — Turin, 1788, in-fol.

444. Statuto e prescrizioni délia pubblica Accademia di belle arti, istituita in

RÉGLEMENTATION DES BEAUX-ARTS

Venezia, etc. — Statuts et prescriptions de l'Académie publique des Beaux-Arts établie à Venise par décret du sénat. — Venise, 1782, gr. in-4.

\5. SAGREDO (Agostino). Suite consorterie délie arti edificative in Fenezia, etc. — Des sociétés d'architectes à Venise ; études historiques, avec documents inédits. —Venise, 18r)6,in-8 (3 fr.).

16. SELVATICO (Pietro Estense, marchese di). Intorno aile condizioni presenti délie arti det disegno e alP inftiienza che vi esercitano le accademie artistiche, etc. — De la Condition présente des arts du dessin et de l'influence qu'y exercent les académies. — • Venise, 1857, in-8.

447. Estatutos de la real Jcademia de San-Fernando. — Statuts de l'Académie royale de St-Ferdinand. — Madrid, 1757, in-8 (2 fr.).

448. Distribucion de tos premîos concedidos por el rey nuestro senor a tos discipulos de las très nobles artes, etc. — Distribution des prix décernés par le roi, notre maître, aux élèves des trois nobles arts, pour la royale Académie de San Fernando, dans la séance publique du 13 juillet 1796. —Madrid, s. d.,in-4.

449. Noticia hîstorica de losprlncipios, progreso y ereccion de ta real Jcademia de tas nobles artes, etc. — Notice historique touchant les principes, les progrès, la fondation de la royale Académie des Beaux- Arts, sculpture, architecture, établie à Valence sous le nom de San Carlos et indication des prix qui y furent décernés dans la séance du 18 août 1773. — Valence, 1773, in-4.

450. Constituciones para el gobierno de la junta de comision de arquitectura de ta real Jcademia de S. Carlos. — Règlements pour le conseil de la Commission d'architecture de l'Académie royale de S. Carlos. — Valence, 1791 , gr. in-8 (1 fr.).

E. DE LA. BÉGLEMENTATION DES BEAUX- ABTS EN FBANCE ET A l'ÉTBANGEB :

DÉCBETS, OBDONNANCES, ABBETÉS, ETC.

451. Pétition motivée de la commune des arts à l'Assemblée nationale pour en obtenir la plus entière liberté de génie pour l'établissement de concours dans tout ce qui intéresse la nation, les sciences

et les arts ; pour réclamer contre l'existence des académies ou autres corps privilégiés, et contre la création d'un corps des ponts-et-chaussées. — Paris (1790- 1791), in-8, 16 pp.

La commune des arts fut instituée par l'Assemblée constituante pour dresser l'inventaire de tout ce qui était \enu s'entasser à Paris de livres et de tableaux par suite de la suppression des monastères? (Voyez ci-dessous le décret de la Convention nationale du 18 octobre 1792.) Ce^tte pétition motivée est signée par Restout, président de la commune, Turcaty, secrétaire, et Léon Dufourny. Restout (Jean-Bernard) est de tous les peintres de cette famille celui qui obtint le moins de célébrité.

L'émotion universelle produite par la déclaration des droits de l'homme se retrouve dans cette pétition enflammée. «Législateurs, s'écrient les a pétitionnaires , le génie ne peut-être coercé « (sic); il règne ou il fuit. Vos immortels tra- « vaux n'opèrent la liberté, que parce qu'ils a sont eux-mêmes l'ouvrage du génie. C'est • donc dans le temple même du génie que le « génie des arts invoque la liberté. » Après un tel début la commune des arts ne pouvait manquer de déclarer : lo que la formation de tout corps particulier exerçant une profession déterminée est contraire au droit naturel, au droit commun, à la constitution et attentatoire à la liberté; 2o que toutes les académies ayant un régime déterminé par des statuts pleinement aristocratiques, et étant entièrement opposés à tous les principes constitutionnels, ne peuvent subsister avec la liberté; 3o que l'organisation actuelle des écoles, loin de produire l'émulation la détruit, loiîi de développer le génie le force à suivre l'ornière de la routine, ou l'enferme dans les limites du système de quelque secte.

Enfin, après avoir attaqué vivement le corps des ponts et chaussées qui, sous l'apparence d'une simple direction administrative, est devenu quelque chose de formidable contre la liberté des arts; après avoir allégué que ce corps est si peu utile en réalité que les chemins dans les provinces qui ne sont pas grevées du privilège des ponts et chaussées sont aussi beaux que dans celles sur lesquelles pJse ce privilège, et après avoir combattu, comme fausse, l'idée que des hommes restreints dans un genre d'études l'approfondissent, comme si moissonner et glaner dans le vaste champ des connaissances humaines n'était pas le moyen de se perfectionner, les pétitionnaires, devançant la décision de l'assemblée, croyent entendre ce décret solennel :

« Génie des arts, sois pleinement libre. La « nature le veut, la raison le déclare, la loi le a prononce. Plane donc au-dessus de la France ; il 0 n'est plus de corps, de privilèges, de conditions 0 ni de tarifs, les Français soumettent toute pen- « sée, toute découverte utile au foyer des con- « cours illimités; ils convoquent tous les hommes « pour cette sublime rivaUté des talents. Génie, 0 prends ton vol , et sème sur eux les étincelles « de ton flambeau! «

452. JANSEN (H.-J.). Projet tendant à conserver les arts en France en immortalisant les événements patriotiques et les citoyens illustres, par H.-J. Jansen, sociétaire de la société nationale des Neuf-Sœurs. — Paris (1791), in-8, 16 pp. ( Extrait du a Tribut de la Société nationale des INeufs-Sœurs ».)

L'auteur est très-frappé de l'influence du patriotisme sur les arts, et pour combattre les causes de ruine qui les menacent, il proposerait de consa-

44 RÉGLEMENTATION DES BEAUX-ARTS

crer l'immense galerie du Louvre h ihéroïsme du de la République française, uue et indi-

dévouemeiu iiatrioliquc. 11 serait heureux d'y visible, qui accorde uil fonds annuel de

promener ses regards sur les images des grands inn nnn livrps nnnr dpnpn«;p<s relatives

honnnes qui ont bien mérité de la patrie et sur 100,000 livres, P?"Vr^ f\!f'..,lv!c

une suite de tableaux représentant les évé- au Musee de la République, et a û autres

nements mémorables d'une révolution, l'éton- objets qui intéressent et les scieuces et

nement et l'admiration de l'univers. Inc nric Piri<; nn 2^ de la Rénubliaue

Mais comment arriver à réaliser ce projet ? En 'GS ar S. — i ans, an A ae id rvepuuiiquu

supposant, dit-il, que sur les vingt-cinq millions (1793), m-4, 2 pp.

d'âmes qui composent la population de la France, x\kr^r.y Ac lo rr^r^^,ar^\\(^^^ mtinnnlp

il n'> en eût qu'un million qui voulût contribuer, 455. Décret de la Convention nationale

seulement à vingt sols par tôte, à former une du 6 février 1793, l'an second de la Recaisse, on aurait un million de livres tournois publique française, relatif au payement t^^Z. iZà*; . 1M.0 11- fe d^Pep^es faites pour les travaux de

vres fait 90,000 livres la commission des monuments et a 1 im-

Six tableaux d'histoire à 8,000 livr. a8,ooo — pressiou de l'état des gratifications et en-

^'de^' mXI **'"^'f . \''. !'".'?! 3,600 - couragements distribués pour les arts et

Six gravures'd'*aprèsic*s tableaux ' les scieuces. — Paris, imprim. nationale

d'histoire 60,000 -- exécutive du Louvre, 1793, in-4, 2 pp.

"" rtem "faU 'les 'ndneurT'mo-" Les dépenses de cette commission furent prises

d?les dessins èravures etc sur la somme de trois cent mille livres, assignée

Sts re aUfs f la iSutlon POur l'encouragement des arts et des sciences, par

et aux circonstances actuelles. 98,a0O - d*^'cret du 9 septembre 1791.

Total. . . 300,000 livres 456. Arrêtés du Comité de salut public,

Le reste de la recette serait* employé à mettre relatifs aux monuments publics, aux artS

la galerie de la liberté en état de recevoir les mo- g^ g^X lettres. Extraits des registres des

numents qu'on y destinerait: et l'argent qu'on ovrptps (\u Comité dp snliit Dublic de la

retirerait de la vente des gravures faites d'après arrêtes dU l^omiie QC sami pui^lic ae m

les tableaux et les statues, et celui provenant des Convention nationale, 25*^ JOUr de UO-

planches qu'on pourrait acquérir des artistes qui j-^al l'an SCCOnd (1793) de la République

auraient traité des sujets analogues, servirait à fnnpii'îp imp Pt indivisible* siené au

exercer des actes de bienfaisance ou d'encoura- - Irançaise une et maiVlSlDie, Signe au

gement aux élèves qui en seraient jugés dignes. registre: Robespierre, Camot, C.-A.

Quel est ce Jansen? Serait-ce le Hbraire, le tra- Prieur, R. Rarrère, A. Couthon, R. Lin-

ducteur infatigable (on connaît de lui trente-trois i . T>:||o,iH-VnrpnTiP Pt Collot- d'Her-

traductions), l'éditeur de l'histoire de l'art de «^t, UlliauQ-Varenne ec 1.01101 Q ner

Winckelmann, le bibliothécaire de M. Talleyrand, DOIS. — ln-4, il pp.

le censeur impérial? Sans aucun doute; et malgré n ^ous a semblé utile et opportun, dans un

la pauvreté des idées et le mauvais style de cette moment oti la destination et la restauration du

triste élucubration, nous sommes forcés de la lui palais des Tuileries sont discutées, de rappeler

attribuer. quelles étaient les vues du Comité de salut public

A^'i ripprPt dp In Convention nationale ^"^ ^^ P''''^'^- D'imtres dispositions ou arrêtés

4b6. uecrei ue la L^onvemiuii udiiuiiuic nous montrent que les arts n'apparaissaient à

du 18 octobre 1792, l an F»" de la Repu- cette époque que comme les messagers du génie

bliaue française. Réunion des commis- révolutionnaire. .,.,..

cînnc Ptnhh'pç nniir la ponsprvatiou des ^" Mesures définiUves pour 1 embellissement

Sions etaniies pour la COnservailOU aes» ^^ p^j^.g ^aji^^gi (les Tuileries) et de ses acces-

monumentS des arts et des sciences. — soires. La cour du palais national, est-il dit dans

Paris, imprimerie nationale exécutive cet arrêté, sera fermée du côté du Carrousel par

du T ouvre 1792 in-4 4 DD "" stylobate circulaire. Des figures, représentant

UU ijouvie, léxt^i 111 H, H yy. ^ les vertus républicaines, seront placées sur des

« La Convention, dit un écrivain qui s'est socles portés sur une seule base, symbole de l'unité

chargé de montrer notre grande révolution du de la République. Sur la face de chacun des socles

côté pacifique et intellectuel, et dans des créa- ^q côté de la cour, sera placée une étoile flam-

tions en dehors des actes politiques (Despois, Le boyantequi éclairera le palais national pendant la

Vandalisme révolutionnaire), la Convention ne nuit, etc Les deux galeries situées des deux

■ s'était pas contentée d'édicter des peines sévères côtés du pavillon de l'Cnité , seront réunies en « contre ceux qui dégradaient ou détruisaient les démolissant les murs qui obstruent le passage du « monuments des arts, elle avait chargé une com- côté du jardin. Ces galeries seront ornées des « mission spéciale de dresser l'inventaira de tous statues des grands hommes. . La terrasse dite des « les objets précieux. » Feuillants sera élargie; la partie du jardin située Déjà une commission de ce genre avait été au-dessous de cette terrasse sera convertie en painstituée par l'Assemblée constituante, dit M. Des- lestre qui servira aux exercices gymnastiques des pois (ouvrage citél,«et ce fut elle qui formate jeunes gens. 11 sera construit le long de celte ternoyau de la commission des monuments des arts rasse un portique ouvert au midi dans toute la lonet des sciences, composée de trente-trois membres gueur du palestre. L'intéi ieurdece portique sera dont voici la liste : Ameilhon, Barthélémy, Boizot, orné de tableaux capables de développer etdedi- Brequigny, Broussonnet, Camus, Cassard, Cour- riger les passions généreuses de l'adolescence. tois,Dacier, David, Debure, Demonier, Desmarets, 2o Appel du Comité de salut public aux artistes Dormesson, Doyen, Dufourny, Leblond, Masson, de la République à concourir à l'élévation d'un Mercier, Meunier, Mongez, Moreau, Mouchy, monument sur la place de la Victoire à la mémoire Mulot, Pajou, Poirier, Putod, Regnaud, Vander- des citoyens morts pour la patrie le 10 août 1792. mont , auxquels furent joints Guyton, Barrère, — Les ouvrages seront jugés par le jury des arts. Dusaulx et Sergent. (12 floréal an II.) AriA ripr.rPt rtp In CnnvPTitîon mtionalp 2° Arrêté du Comité de salut public par lequella 454. Décret de la l^onveniion nationale, commission des travaux publics se concertera avec du 21* jour du l*"" mois de 1 an second David, député, pour l'exécution la plus prompte

RÉGLEMENTATION DES BEAUX-ARTS

du monumeiit en bronze qui doit être élevé sur la pointe occidentale de Tile de Paris, d'après un décret du 27 brumaire et qui doit représenter le peuple français, le fanatisme, le royalisme et le fédéralisme.\5 floréal an II.)

Uo Appel du Comité de salut public à tous les artistes de la République à concourir à l'exécution des monuments ei> bronze et en marbre, qui doivent retracer à la postérité les époques glorieuses de la Révolution franç.iise représentée dans la fête de la réunion du lo août dernier. — Les objets du concours sont : La figure de la ^'ature régénérée sur les ruines de la Bastille. — L'arc triomphal du boulevard italien avec invitalion aux architectes de le mieux placer. — La figure de la Liberté sur la place de la Révolution. — La ligure du peuple français terrassant le fédéralisme. (5 noréal.)

5» Le Comité de salut public appelle tous les artistes de la République à représentera leur choix sur la toile, les époques les plus glorieuses de la Révolution française. (5 floréal.)

60 Le Comité de salut public appelle les artistes de la République à concourir à l'exécution de la colonne qui doit être élevée au Panthéon en vertu d'un décret de la Convention nationale en l'honneur des guerriers morts pour la pairie. (5 flDr.)

70 Appel du Comité de salut public à tous les artistes pour élever une statue de bronze à J.-J. Rousseau. Ce monument sera placé dans les Champs-Elysées. (5 floréal.)

80 Appel du Comité de salut public à tous les artistes pour transformer en arènes couvertes le local qui servait au théâtre de l'Opéra entre la rue de Bondy. Ces arènes seront destinées à célébrer les triomphes-de la République, ainsi qu'aux fêtes nationales pendant l'hiver, par des chants civiques et guerriers.

Co Appel du Comité de salut public aux artistes pour qu'ils proposent des moyens simples et économiques de construire des fermes et des habita* tiens plus salubres. (13 lioréal an II.)

457. Rapport et projet de décret relatifs à la nîstauration des tableaux et autres monuments des arts, formant la collection du Muséum national ; |)ar G. Bouquier, au nom du comité d'instruction publique, imprimé par ordre de la Convention nationale. — Décret adopté le 6 messidor l'an deuxième de la République française une et indivisible.— In-S, 8 pp.

Le citoyen Bouquier, secrétaire de la Convention, président du club des Jacobins, commence par reconnaître que les monuments d'art du musée national « doivent servir de modèles aux jeunes républicains qu'un heureux génie entraîne dans la carrière »; mais, si c'est d'après ces monuments que les jeunes gens sont obligés de marcher, il faut que cette marche soit révolutionnaire et dans les sentiers nouveaux que h liberté vient de leur tracer. \ji citoyen Bouquier s'élève ensuite avec force contre cette routine française et monarchique qui, asservissant les arts aux caprices du faux goût de la corruption et de la mode, avait rétréci leur génie, maniéré leurs procédés et dénaturé leur but. «Il est temps, dit-il, de substituer « aux enluminures lubriques qui paroient les ap- « parlements luxueux des satrapes et des grands, «les boudoirs voluptueux des courtisanes, les ca- « binets de soi-disant amateurs, cabinets qui, loin • d'offrir, aux yeux, des collections dignes de « déposer en faveur des arts, ne leur présentoient « guère que des ex vota déposés par l'immoralité «dans le temple du liberiinage; il est temps de « substituer à ces déshonorantes productions des « tableaux dignes de fixer les regards d'un peuple

« républicain qui chérit les mœurs, honore et « récompense la vertu. »

Plus loin le citoyen Bouquier déclare que les peintures érotiquement maniérées des Boucher, des Vanloo et de leurs imitateurs doivent disparaître de nos musées, parce que leurs pinceaux efféminés ne sauraient inspirer le style mâle et nerveux qui doit caractériser les exploits révolutionnaires des défenseurs de l'égalité.

Et s'échauffant de plus en plus, le citoyen Bouquier s'écrie : « Retirons de la poussière ces su- « perbes morceaux de peinture qui, qualifiés de « tableaux noirs par nos enlumineurs , ont dépéri 0 dans l'oubli : — qu'il ne soit désormais permis « qu'aux ignorants de qualifier de tableaux noirs « ces productions vigoureuses dont l'aspect re- « doutable écrasa toujours les salons couleur de «rose, que naguère l'ineptie, la fatuité, la dé- « pravation des courtisans proclamoient emphati- « quement en présence d'un tyran imbécille, et « des messalines d'une cour infâme, d'une cour « qui n'accueillit jamais que l'ignorance impuni dente, rampant bassement à ses pieds, sous les « noms usurpés des talents » .

Suit le projet de décret ainsi conçu : « La Con- « vention nationale, considérant combien il im- « porte pour le maintien et le progrès des arts, de 0 pourvoir à la restauration des monuments pré- <i cicuxqui forment lacollection du Muséum na- « tional, décrète : Il sera ouvert un concours pour « la restauration des tableaux, statues, bis-reliefs, «et généralement de toutmonumentde sculpture «formant la collection du Muséum national».

458. Décret de la Convention nationale, du 12 août 1793, l'an second de la République française, qui ordonne l'apposition des scelfés sur les portes des appartements occupés par les académies supprimées par décret du 8 du présent mois. — Paris, l'an II de la République (1793), in-8.

459. Décret de la Convention nationale, du 28e jour de frimaire, an second de la République française, une et indivisible, qui supprime la commission des monumentS;, et la remplace par une commission temporaire des arts. — Paris, an II de la République (1793), in-4.

Le zèle de la commission des monuments s'étant refroidi avec le temps, et la négligence ayant excité des plaintes, dont, au nom du comité d'instruction, le conventioimel Mathieu- Mirampal se fit l'organe, cette commission fut supprimée et remplacée par la commission temporaire des arts, chargée de l'exécution de tous les décrets concernant la conservation des monuments, des objets de science et d'art, leur transport et leur réunion dans des dépôts convenables. Elle fut chargée en outre de présenter à la Convention nationale des moyens d'assurer dans toute l'étendue de la République la conservation des monuments, objets d'art et de science et bibliothèques, sans autre dé|)lacenîent que celui que peut nécessiter la conservation même des objets.

400. Compte rendu à la Convention nationale par la Commission supprimée des monuments. — Paris, s. d. (1793), in-8.

4G1. Procès-verbal de la première séance du Jury des arts nommé par la Convention nationale et assemblé dans une des

L'ART OFFICIEL : GÉNÉRALITÉS

salles du Muséum, en vertu des décrets des 9" et 25^ jours de brumaire an II de la République française une et indivisible, pour juger les ouvrages de peinture, sculpture et architecture mis au concours pour obtenir le prix. — Paris, an II, in-8. L'intérêt de ceuc pièce réside dans les opinions motivées des membres du jury : Gérard, Pi ud'hon, Fragonard, Topino-Lebrun, Lesueur, Chaudet, etc.

462. Instruction sur la manière d'inventorier et de conserver dans toute l'étendue de la République tous les objets qui peuvent servir aux arts, aux sciences et à l'enseignement, proposée par la commission temporaire des arts et adoptée par le comité d'instruction publique de la Convention nationale. — Paris, an II (1794), in-4, 70 pp.

463. Projet d'organisation d'une nouvelle direction générale des arts, et moyens de les faire fleurir dans toutes les villes de l'empire français. Cette organisation, loin de rien coûter au gouvernement, lui rapportera quatorze millions par an, et mettra à la nomination de l'empereur six cent quatre-vingt-une places. — Paris, septembre 1805, in-8, xiv-44 pp.

L'auteur de ce projet d'organisation se nommait Bernard Dagesci. C'était un amateur qui s'efforça de répandre le goût des arts dans le département des Deux-Sèvres pendant les orages de la Révolution. Peu de temps après la fondation du premier empire, il conçut le projet dont nous donnons le litre. Selon Dagesci, l'empereur nommera un directeur général des arts. Cette direction se composera des membres de la classe des Beaux-Arts de l'Institut et elle aura le titre d'académie impériale de peinture, sculpture et architecture. L'académie choisira six de ces membres, le directeur six autres et dans ces douze noms, l'empereur en nommera six. Quatre de ces six artistes inspecteront la France. Les deux autres auront l'inspection de l'Italie. Lorsque les inspecteurs généraux auront visité les départements et les artistes qui y sont, examiné les services qu'ils' 'ont rendus par leurs ouvrages et les écoles qu'ils y ont établies, ils présenteront un artiste pour être directeur des arts dans chaque département. Il sera établi dans chaque chef-lieu une école gratuite sous la conduite de ce directeur des arts. L'objet de ces écoles sera de pourvoir à l'instruction des élèves des lycées, externes comme internes, et à l'amélioration des arts dans les classes ouvrières dont le métier touche au dessin. Dans sa préoccupation l'auteur ne néglige rien, pas même l'indication du costume. Si les artistes qui sont membres de l'Institut conservent leur uniforme, les associés correspondants de l'Institut porteront sur leurs habits des boutons dorés. Les artistes qui ne seront point employés à la direction générale des arts, et qui payeraient un droit de licence pour l'exercer, porteront des boutons sur leurs habits; il en sera de même des amateurs qui auraient obtenu ce droit de licence et des dames qui font leur état des arts : elles porteront un collier sur lequel sera une médaille avec les attributs de la section à laquelle elles appartiennent. Quant aux dames ou demoiselles qui exercent les arts pour leurs plaisirs, elles porteront sur leur collier un camée sur lequel est représenté un amour tenant les attributs de la section qui les concerne.

Nous indiquons ici seulement quelques traits de

ce singulier projet, de ce casernement des Beaux- Arts. Pour les autres, nous renvoyons le lecteur ù la brochure elle-même.

464. Rapport sur les encouragements, récompenses et pensions à accorder aux savants, aux gens de lettres et aux artistes, séance du 17 vendémiaire, l'an III (1 795) de la République une et indivisible, suivi du décret de la Convention nationale, et imprimé par son ordre. — In-4.

465. EDWARDS (Edward). The administrative Economy of the fine arts in England. — De l'Organisation administrative des Beaux-Arts en Angleterre, par Ed. Edwards, attaché au Musée britannique. — Londres, 1840, in-8.

466. RUSKIN (J.). The political Economy of Art. — L'Economie politique de l'art.— Londres, 1857, in-8 (1 fr. 25.).

467. JULLIEN (Amédée). Les Beaux-Arts et leur administration. — Paris, Dentu, 1868, in-8, 171 pp. -- 2 fr.

F. l'art officiel C).

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