AUTOGRAPHES DE MOLIÈRE
1643. Lettre a MM. les Maires des Communes de Fer-
rière et de La Ferrière, pour la recherche des manuscrits
de Molière. Signé : Beffara, et daté du 20 juin 1848.
Paris, in-8, autographié.
Beffara envoya cette Lettre aux maires des différentes communes de Normandie, qui portent le nom de Ferrière et de La Ferrière, pour les prier de faire des recherches au sujet de ces manuscrits, que la tradition supposait avoir été transportés, par le comédien La Grange, dans un village nommé Ferrière, ou La Ferrière, où il se retirait, après avoir quitté le théâtre. Beffara ne savait pas que l'abbé Bordelon, dans ses Diversités curieuses, parle de la vente à l'encan de livres appartenant à La Grange, qui serait mort à Paris, au faubourg Saint-Germain, vers 1690, et non en Normandie.
1644. Prétendue découverte de Manuscrits de Molière, en 1836.
Voy. Revue rétrospective de MM. Taschereau et Monmerqué, 2e série, tome VIII, pp. 157-60. Le Moniteur, du 12 octobre 1836, avait publié une lettre, datée du château de la Chainelle et signée Arthur de Vérigny, annonçant qu'une liasse de papiers où se trouvait une correspondance inédite de Molière", avec Jasmin, trésorier du roi, avait été découverte dans une maison du village de Seine-Port, près Corbeil. Le maire de Seine-Port déclara que c'était une fausse nouvelle, et par conséquent une mystification littéraire.
1645. Découverte d'un Autographe de Molière. Réfutation impartiale de quelques points de controverse élevés à ce sujet. Avec un tableau comparatif des variations qu'offre l'écriture de Molière dans les signatures qu'on a de lui (par P.-Jul. Fontaine). Paris, Ch. Tinsse, 1840, in-8 de 11 pp., avec fac-similé in-4.
Cet autographe, de deux lignes avec signature, écrit et signé sur
parchemin, avec la date du 24 juin 1670, avait été découvert derrière la toile d'un ancien tableau de sainteté, attribué à Sébastien Bourdon. Il fut généralement contesté et dédaigné; mais, par un hasard vraiment inexplicable, un tableau analogue est mentionné dans l'inventaire du mobilier de Molière, après décès, inventaire retrouvé en original dans les archives d'un notaire de Paris, par M. Eudore Soulié. Le tableau de Sébastien Bourdon, derrière lequel se trouve encore l'autographe de Molière, appartient aujourd'hui à M. Louis Viardot. Il a figuré à l'exposition du Musée Molière, lors du jubilé organisé au Théâtre- Italien, du 15 au 23 mai 1873, par les soins de M. Ballande. Voy. le Catalogue de ce Musée, nos 2 et 3.
1646. Procès intenté par le directeur de la Bibliothèque royale, à M. Charon, marchand de lettres autographes, pour la revendication d'un autographe de Molière.
Ce procès, qui fut jugé en 1846, concernait une quittance autographe de Molière, provenant du cabinet de M. le baron de Lalande et revendiquée par l'administration de la Bibliothèque royale, comme ayantfait partie de ce dépôt. Les détails et les pièces de cette affaire sont exposés dans la préface du Catalogue d'une belle collection de lettres autographes , dont la vente aura lieu le jeudi 16 avril 1846 (Paris, Charon, 1846, in-8, pp. i-xv). Le tribunal décida que la quittance en question, datée du 7 avril 1669, avait dû appartenir à la Bibliothèque royale, et y serait réintégrée.
1647. Notes autographes de Molière, sur un exemplaire de Y Andromède, tragédie de Pierre Corneille, représentée avec les machines sur le théâtre royal de Bourbon {Rouen, Laurens Maurry, 1851, in-4, fig.).
Cet exemplaire, qui provenait de la bibliothèque de Pont-de-Vesle, et qui avait appartenu auparavant au marquis de Crozat , a été découvert parmi les livres de la bibliothèque dramatique de M. de Soleinne; il est longuement décrit dans le tome I, pp. 251-53, du Catalogue de cette bibliothèque, et l'on y démontre l'authenticité de ces notes autographes, qui nous donnent les noms des acteurs de la troupe de Molière, par lesquels la tragédie de Corneille a été jouée, soit à Paris, soit en province. Parmi ces noms, celui de Molière est répété plusieurs fois, ce qui permet de constater l'identité de l'écriture. Le précieux volume, qui contient cet autographe, le plus important qu'on possédât de Molière, avant la découverte de celui que M. Lacour de la Pijardière a trouvé dans les Archives de l'Hérault, est conservé dans la famille d'un ancien magistrat, M. de Maindreville. On l'a vu reparaître, avec beaucoup d'intérêt, à l'exposition du Musée Molière, lors du jubilé organisé au Théâtre-Italien, du 15 au 23 mai 1873, par les soins de M. Ballande,
MOLIERESQUE. 339
1648. Un autographe de Molière.
Cet extrait de l'Indépendance belge, du 30 juillet 1860, se trouve dans le Bulletin du bibliophile belge, tome XVI, 1860, p. 229. Il s'agit d'un vol. in-4, contenant des pièces de théâtre du xvne siècle, et entre autres le ballet du Mariage forcé, avec quelques annotations manuscrites qu'on a cru pouvoir attribuer à Molière, lors de la vente de la bibliothèque du château de Bercy.
1649. Signature autographe de Molière, au bas de la minute d'une obligation notariée, comme caution du sieur Michel Baron, comédien de la troupe du Roi, pour la somme de 300 livres qu'il devait au sieur Monchaingre de Fillandre et à sa femme, en payement d'habits de théâtre à lui vendus.
Voy. la description de cette pièce, qui nous paraît être d'une authenticité douteuse, dans les Mélanges curieux et anecdotiques tirés d'une collection d'autographes et de documerits historiques, ayant appartenue M. Fossé d'Arcosse (Paris, Techener, 1861, in-8, p. 316).
1650. Signatures autographes de Molière et de toute la troupe de l'Illustre Théâtre, sur un registre de minutes des notaires de Rouen (1643), conservé dans les archives de la Cour d'appel de Rouen.
Ce registre, qui a figuré à l'exposition du Musée Molière, lors du jubilé organisé par M. Ballande, au Théâtre-Italien, du 15 au 23 mai 1873, se trouvait dans une vitrine, et assez mal éclairé. Il n'a donc pas été possible de copier l'acte notarié qu'il contient et qui nous eût fourni des renseignements précieux sur l'établissement deYIllustre Théâtre, à Paris, par Molière et la famille Béjart. Nous espérons qu'il sera publié avec un fac-similé.
1651. Dissertation sur un faux autographe de Molière, par P. L. Jacob, bibliophile.
Cette dissertation, qui roule sur l'époque de la construction de la salle des Machines aux Tuileries, a paru dans l'Amateur d'autographes, de Gabriel Charavay, 3e année, lo sept. 1864, pp. 274-79. Elle a pour objet de combattre l'authenticité du prétendu autographe de Molière, qui avait servi de texte à l'auteur anonyme d'un article publié dans le même recueil, le 1" janvier 1863. Ce prétendu autographe appartenait à M. Chambry, qui l'avait acquis aux enchères dans une vente d'autographes, faite par Charon en 184o.
1652. Rapport sur la Découverte d'un autographe de Molière, présenté à M. le préfet de l'Hérault, par M. de
la Pijardière, archiviste du département. Montpellier