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Stances, par Molière

Ces stances se trouvent, avec la signature de Molière, à la page 201 de la première partie des Délices de la poésie galante (Paris , Jean Ribou, 1666, in-12) ; mais elles ont été supprimées dans les réimpressions de ce recueil, sans qu'on puisse deviner les motifs de cette suppression. Molière avait été brouillé avec le libraire Jean Ribou, et lui avait intenté un procès à cause de l'édition de Sganarelle, publiée

indûment chez ce libraire par le sieur de Neuf-Villenaine ; mais, en 1666, la paix était faite entre eux, et Jean Ribou devenait le libraire en titre de l'auteur de Sganarelle. Au reste, il est impossible de douter de l'authenticité de cette pièce de vers, que Molière a signée de son nom dans un recueil fait sous ses yeux , avec son concours et celui de ses meilleurs amis.

216. Au Roy, stances irrégulières, par Molière, sur les Victoires de Louis XIV.

Ces stances, qui ne sont pas signées, et qui doivent avoir été composées dans l'été de 1667, se trouvent dans le tome III, page 97, du Recueil de pièces galantes en prose et en vers, de madame la comtesse de la Suze, comme aussi de plusieurs et différents autheurs (Paris, Gabriel Quinet, 1675, in-12) ; mais on les rencontre, avec la signature de Molier, dans un manuscrit contemporain, de la Bibliothèque nationale de Paris, in-fol., n° 686 du Suppl. franc.

217. La Gloire du Val de Grâce, par Jean-Baptiste Poquelin de Molière. Paris, Pierre le Petit, 1669, in-4 de 24 pp., avec vignettes et culs-de -lampe d'après Mignard.

Privilège, en date du 5 décembre 1668, accordé au sieur Molière.

Il existe deux éditions différentes, ou plutôt deux sortes d'exemplaires, sous la même date : dans les uns, le titre porte un sujet gravé et le volume est orné de deux grandes gravures de Fr. Chauveau ; dans l'autre, il n'y a qu'une gravure, et le titre ne porte pas de sujet gravé. M. le comte de Lignerolles possède ces deux sortes d'exemplaires.

Le « Poème sur les peintures du Val de Grâce » est imprimé à la suite de la Vie de Pierre Mignard , par l'abbé Mazière de Monville [Paris, J. Boudot, 1730, in-12).

Il y avait, dans la bibliothèque de Bellanger, trésorier général du sceau de France (voy. le n° 562 de son Catalogue rédigé par Gabriel Martin, 1740), un exemplaire de l'édition originale, « avec des notes mss. en marge, où ce poème est étrangement critiqué».

218. Au Roy, sur la conquête de la Franche -Comté, sonnet, par Molière.

Ce sonnet se trouve imprimé, on ne sait pourquoi, en tête de la comédie à' Amphitryon (Paris, Jean Ribou , 1670, in-12) : il a été recueilli pour la première fois dans le tome IX des Œuvres complètes publiées par Aimé-Martin, et depuis lors il figure dans la plupart des éditions de Molière.

219. Bouts-rimez, commandés parle prince... (de Condé?), sur le Bel air, par Molière.

Ce sonnet en bouts-rimés parut pour la première fois à la suite de

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la comédie de la Comtesse d'Escarbagno.s , dans les Œuvres de Molière, édition de 1682 ; on le trouve aussi, à la fin de la même comédie , dans les Œuvres posthumes de Molière, tome YIII de l'édition de Lyon, chez Jacques Lyons, 1696, 8 vol. in-12.

220. Chanson, faiie par feu Molière, sur l'air : Je suis épris

d'une belle, etc.

Publiée par Arthur Dinaux, dans le n° d'août 1853, page 484, des Archives du nord de la France. Cette chanson est tirée du manuscrit de Poésies et mélanges de Mlle de la Force, ayant appartenu au roi Louis-Philippe, et que possède aujourd'hui la bibliothèque de l'Académie royale de Bruxelles.

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