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Chanson, sur l'air : Lan lan la deriderette

Cette chanson, tirée du manuscrit original des Poésies de Mlle de la Force, qui était dans la bibliothèque du roi Louis-Philippe , a été publiée, pour la première fois, par Arthur Dinaux, dans le Bulletin du Bibliophile, de Techener (1853-54, pp. 365-68). Le manuscrit la donne comme étant de Molière. Nous croyons que deux ou trois couplets ont paru trop libres, et n'ont pas été mis au jour.

222. Fragments présumés de Molière, publiés par M. Louis Moland.

Ce sont des airs et des dialogues en vers, recueillis dans l'ancienne partition manuscrite de la Comtesse d'Escarbagnas , qui existe au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de Paris. Ces nouveaux fragments n'ont pas encore été réunis aux œuvres de Molière. M. L. Moland les a publiés le premier dans le tome VIII, page 294 et suivantes , de la Correspondance littéraire (Paris, Hachette, 1863, gr. in-8).

223. Poésies de Molière, précédées d'une Notice, par Edouard Fournier.

Ce choix de poésies fait partie des Poètes français , recueil des chefs-d'œuvre de la Poésie française depuis les origines jusqu'à nos jours, publié sous la direction de M. Eugène Crépet [Paris, Gide, 1861-62, 4 vol. gr. in-8), tome II, pp. 726-740.

224. Poésies diverses, attribuées à Molière ou pouvant lui être attribuées, recueillies et publiées par P. L. Jacob, bibliophile. Paris, Alphonse Lemerre, 1869, in-18 de xm- 151 pp.

La préface de ce recueil est adressée à Jules Janin.

Ce recueil, qui ne contient pas moins de 52 pièces de vers, que

l'éditeur présente comme pouvant être, à divers égards et par divers motifs, attribuées à Molière , est le résultat de longues et minutieuses recherches dans les imprimés et les manuscrits contemporains.

L'éditeur remarque, avec raison, que Molière, dans sa jeunesse, avait dû faire beaucoup de vers, et que les éditions les plus complètes de ses œuvres n'ont encore réuni « qu'un sonnet en boutsrimés , qui figure, on ne sait pourquoi , dans une édition originale d'Amphitryon ; un sonnet à La Mothe le Vayer, sur la mort de son fils, tiré des recueils manuscrits de Conrart ; un autre sonnet sur la rédemption des Captifs , gravé au bas d'une estampe de Chauveau, et enfin une odelette ou chanson, qui porte la signature de Molière dans un recueil imprimé de poésies diverses ».

« Il est certain, dit M. Ludovic Lalanne dans un article très-judicieux de la Correspondance littéraire (tome V, page 18), il est certain, d'après la manière dont il (Molière) savait tourner le petit vers, le madrigal et la chanson, que le chapitre de ses poésies diverses devrait être bien plus considérable. »

Il faut remarquer aussi que Molière a fait entrer, dans les ballets et les divertissements qu'il a composés pour la représentation, quelques-unes des petites pièces de vers qui se trouvaient dans son portefeuille.

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