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Les mêmes. Amsterdam, Jacques le Jeune (à la Sphère

1684, 5 vol. pet. in-12, fig.

C'est encore une réunion de pièces imprimées isolément, à diverses époques, avec les caractères elzeviriens, et groupées sous le titre d'une édition factice, comme celle de 1675, sans aucune préoccupation de la date particulière de l'impression des pièces qu'on faisait entrer dans le recueil. Après la mort de Daniel Elzevier, en 1680, son fonds fut vendu publiquement en 1681, comme nous l'avons dit plus haut (page 17). Henri Wetstein, ayant acquis alors le Molière, avec le droit de le reproduire, au moyen de nouveaux

tirages, réimprima successivement les pièces qui manquaient, en faisant exécuter pour chaque pièce une gravure-frontispice, et forma des exemplaires composés de ces pièces, portant différentes dates, avec des titres, à l'adresse d' 'Amsterdam, Jacques le Jeune, pour les

5 volumes datés de 1684. On ajouta seulement, à cette nouvelle édition de Molière, le volume des Œuvres posthumes, publié séparément, dans le même format et avec les mêmes caractères, en 1684, par H. Wetstein et P. Mortier. Plus tard, ce volume étant épuisé, Wetstein le réimprima, en 1689, avec l'adresse d'Amsterdam, Guillaume le jeune , pour compléter ce qui lui restait d'exemplaires de son recueil de 1684.

280. OEuvres de M. de Molière (avec les OEuvres posthumes). Amsterdam, H. Wetstein (à la Sphère), 1683-91,

6 vol. pet. in-12, portr. et fîg.

Dans le privilège hollandais, il est dit que Wetstein a acheté le restant des petites éditions publiées par Daniel Elzevier.

La scène du Pauvre, dans le Festiîi de pierre, a été rétablie, quoique les éditeurs de 1682, Vinot et Lagrange, l'eussent supprimée dans leur édition, parce que Molière l'avait fait disparaître à la seconde représentation de sa pièce. Au reste, cette édition d'Amsterdam contient d'autres passages qui n'existent pas dans les éditions de Paris. Il existe cependant des exemplaires de l'édition de H. Wetstein, qui ne contiennent pas la scène du Pauvre, suppression tout à fait inexplicable dans une édition faite en Hollande.

Il y a aussi des exemplaires de ce recueil factice, en 6 volumes, qui portent la date de 1684.

281. Les OEuvres de Monsieur de Molière. Édition nouvelle, enrichie de figures en taille-douce et augmentée des OEuvres posthumes. Amsterdam, Henri Wetstein, 1691-93, 6 vol. pet. in-12.

Il y a des exemplaires, dont les volumes sont datés de 1689 à 1693.

Cette édition, imprimée avec les caractères des Elzeviers, et formée de fpièces publiées séparément sous différentes dates, de 1683 à 1693, n'est pas à dédaigner, à cause du texte qu'elle présente. Ainsi, l'édition du Festin de pierre, qui se trouve dans ce recueil factice, n'est autre que l'édition de 1683, laquelle renferme la fameuse scène du Pauvre.

282. Les OEuvres de Molière. Amsterdam, Henry Wetstein, 1691, 4 vol. pet. in-12, fig.

Sous ce titre d'une édition factice, les pièces imprimées séparé-

ment, à différentes dates, sont groupées ici en quatre volumes, au lieu de l'être en six, comme dans le recueil précédent.

Il faut remarquer que, dans les différents tirages de l'édition elzevirienne, le format est plus ou moins grand, en raison de la grandeur du papier, qui est de diverses nuances et plus ou moins fin.

283. Les OEuvres de Monsieur de Molière , revues, corrigées et augmentées du Médecin vangé et des Epitaphes les plus curieuses sur sa mort. Enrichies de figures en taille-douce à chaque pièce. Lyon, Jacques Lyons, 1692, 8 vol. in 12, fig. grav. d'après P. Brissart.

Réimpression textuelle de l'édition de Paris, 1682, avec quelques additions et corrections. Ainsi, l'Avis au lecteur nous fait connaître le travail auquel s'est livré le directeur anonyme de cette édition, laquelle, dit-il, « a tous les avantages des nouvelles éditions, c'est-àdire le même nombre de pièces, sans en avoir les défauts, car on n'y voit point les fautes considérables qui s'y étoient glissées par la négligence des imprimeurs. » On sait, en effet, que l'édition de Vinot et Lagrange est remplie de grossières fautes d'impression. « On a rétabli, ajoute le nouvel éditeur, un grand nombre de vers qui avoient été omis, et on a rempli le rôle de certains acteurs, qui n'étoit pas entier dans quelques pièces. On s'est servi, pour cet effet, de toutes les anciennes et nouvelles éditions qu'on a pu recouvrer... On n'entrera point ici dans le détail des nouveaux endroits qui ont été corrigez, cela seroit trop long. On prie seulement les lecteurs d'examiner, au tome quatrième, Amphitryon, et au tome sixième les Fourberies de Scapin, pag. 25, et au même tome Psiché, et de juger par là de toutes les autres pièces. »

Le premier volume se termine par le Recueil des épitaphes les plus curieux (sic) faits sur la mort surprenante du fameux comédien le sieur Molière. On a placé, en tète de ce Recueil, les Médecins vangez, ou la Suite funeste du Malade imaginaire, en vers. La comédie de Brécourt, l'Ombre de Molière, se trouve à la suite des Œuvres de Molière, comme dans beaucoup d'éditions précédentes.

Les vers qui ne se disaient pas à la représentation sont désignés par des guillemets.

Il y a des exemplaires auxquels le libraire avait ajouté, plus tard, comme tome IX, la Vie de Molière, par Grimarest, publiée à Lyon, sous la date de 1692, in-12. Mais il est certain que ce volume supplémentaire est une contrefaçon faite en 1705, sous une fausse date, pour servir de complément à l'édition des Œuvres de Molière, réimprimée sans cesse à Lyon, depuis 1692, sous cette même date. Nous avons reconnu plus de six éditions ou tirages différents, parmi lesquels on distinguera au moins deux contrefaçons , l'une desquelles porte sur le titre : les Épitaphes les plus curieux (sic). Ces contrefaçons sont

MOLIERESQUE.

sur mauvais papier et beaucoup plus laides que les tirages de l'édition lyonnaise.

Nous croyons que les éditions faites à Lyon ont été publiées par les soins du comédien Marcel, qui les a fait précéder d'une épitaphe en vers latins, avec la traduction en vers français, l'une et l'autre portant sa signature. On sait que ce Marcel avait fait partie de la troupe de Molière.

Le portrait de Molière, qui est à la tête de cette édition, a été grossièrement gravé, sans nom d'artiste, sur un original qui ne ressemble à aucun autre portrait. Il manque dans beaucoup d'exemplaires. Les figures sont une mauvaise imitation de celles de Brissart.

284. Les mêmes OEuvres, nouvelle édition, corrigée, etaugmentée des OEuvres posthumes. Brusselles, Georges de Backer, 4694, 4 vol. pet. in-12, fig. grav. à l'eau-forte par François Harrewyn.

Jolie édition, dans laquelle le Festin de pierre est publié avec la scène du Pauvre. Les pièces qui composent ces quatre volumes avaient été imprimées chacune avec un titre particulier, et se vendaient séparément, quoique nous ne les ayons pas indiquées dans la liste des éditions partielles des comédies de Molière.

285. Les OEuvres de M. de Molière, revues, corrigées et augmentées. Lyon, Jacques Lions, 1694, 8 vol. in-12, portr. et fig.

Cette édition, faite sur la première édition de Lyon, datée de 1692, est d'une impression plus mauvaise, et sur plus mauvais papier, mais les figures ont été gravées à nouveau par un meilleur artiste.

Jean Coutavoz, maître imprimeur de Lyon, ayant obtenu un nouveau privilège, à son nom, en date du 10 décembre 1692, céda au sieur Jacques Lions ou Lyons ladite permission d'imprimer, le 13 février 1693.

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