Le Festin de pierre, comédie mise en vers sur la
MOLIERESQUE. 133
prose de M. de Molière, par Thomas Corneille. Paris, Thomas Guillain, sur le quai des Augustins, à l'image Saint- Louis, 1683, in-12 de 2 feuill. prélim. et 115 pp.
Le privilège est du 14 mars ; l'achevé d'imprimer, du 30 mars 1683; l'édition de 1673, citée par plusieurs bibliographes, notamment par Beauchamps, dans ses Recherches sur les théâtres de France, n'existe pas. C'est seulement en 1676 que la veuve de Molière fit un traité avec Thomas Corneille pour cette imitation en vers, destinée à remplacer sur la scène la pièce originale en prose, qu'on n'avait pas reprise depuis les premières représentations. La comédie envers fut donc représentée, le 12 février 1677, au théâtre de la rue Guénégaud, telle que Thomas Corneille l'avait arrangée, en adoucissant beaucoup de passages dans le rôle de Don Juan et en ajoutant quelques scènes de femmes au me et au ive acte, scènes dont l'idée appartenait peut-être à Molière.
La pièce versifiée par Th. Corneille continua d'être représentée, au profit de la veuve de Molière , mais elle fut souvent réimprimée au profit de l'arrangeur, qui la considéra dès lors comme son œuvre propre et la fit entrer dans son Théâtre.
Dans plusieurs éditions de cette pièce, Molière n'est pas même nommé comme auteur de la comédie en prose : le Festin de pierre, comédie, par Th. Corneille (Paris, Compagnie des Libraires, 1768,
518. L'Amour médecin, comédie en trois actes de Molière, mise en vers par Henri Fleurimon. Paris, imprim.Juteau, 1856,in-18de 36 pp.
519. Le Médecin malgré lui, comédie de Molière, en trois actes, mise en vers par Joseph Racine. Paris, Dumineray, 1854, in-18 de 80 pp.
520. La Princesse d'Élide, toute en vers, telle qu'on la joue à présent sur le théâtre de Paris.
Imprimée pour la première fois dans l'édition des Œuvres de Molifre (Amsterdam, Wetstein, 1725), à la fin du tome IV. On lit dans l'Avertissement de cette édition : « On sait que la Princesse d'Élide n'étoit versifiée qu'à demi, lorsque le Roi en demanda la représentation... Une autre personne fit, après la mort de Molière, ce qu'il avoit négligé, et, malgré la différence qui se trouve entre la versification de l'un et celle de l'autre, on n'a pas laissé, dans la suite, de représenter toujours cette comédie toute en vers. Elle n'a jusqu'à présent été vue qu'en manuscrit, et même peu de gens l'avoient, parce que les troupes qui la possédoient n'en communiquoient que difficilement des copies. »
Il est probable, malgré la déclaration contraire de l'éditeur de 1725, que cette imitation en vers ne se représentait qu'en province et à l'étranger. Cependant la Princesse d'Êlide, « mise en vers », fut représentée à la Comédie-française, le 27 décembre 1756.
« Nous trouvons une mention de cette pièce, dans le Mercure de France, de janvier 1757, page 203, dans le Dictionnaire des Théâtres, de Léris, et dans VHistoire du Théâtre françois, d3 Mouhy. Ce dernier ajoute : « Un anonyme ayant osé corriger Molière, on en fut indigné, et personne ne se trouva à la seconde représentation. » Ni l'un ni l'autre de ces historiens ne semblent avoir eu connaissance du semblable changement qu'on avait fait subir à cette pièce, vers 1725. N'y a-t-il pas lieu de penser que la représentation du 27 décembre 1756 n'était qu'une reprise de la pièce arrangée?» (Note de M. Taschereau.)
Il existe une autre imitation, en vers, de la Princesse d'Êlide, dans le Recueil de pièces dramatiques anciennes et modernes (Bouillon, impr. de la Société typographique, 1785, in-8).
521. La Princesse d'Elide, comédie-ballet de Molière, arrangée en 3 actes et continuée en vers (par Pieyre). Orléans, chez Jacob aîné, imprimeur de la préfecture, in-8 de 76 pp.
La pièce est précédée d'un dialogue entre Y auteur et Madame de G. (G-enlis). L'auteur y rend compte de sa conversation avec cette dame, qui lui avait conseillé, un jour, de mettre en vers la comédie de Molière. Cette pièce fait aussi partie du Théâtre d'Alexandre Pieyre.
522. L'Avare, comédie de Molière, en cinq actes, mise en vers, avec des changements, par Mailhol. Bouillon, de l'imprim. de la Société typographique, 1775, in-8 de 140 pp., fig. sur le titre, dessinée et gravée par Bertin.
Cette comédie en vers fut représentée , pour la première fois, le 24 août 1813, sur le Théâtre de l'Impératrice (Odéon).