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MISES EN VERS

514. Les Prétieuses ridicules, comédie de Molière, représentée au Petit-Bourbon. Nouvellement mises en vers (par le sieur Baudeau de Somaize), 2e édition. Paris, Jean Guignard, 1661, in-12 de 12 ff. et 60 pp.

La première édition, publiée à Paris, chez Jean Ribou, 1660, pet. in-12, est introuvable ; elle fut saisie à la requête de Molière.

515. La Veufve a la mode, comédie. Paris, Nicolas Pepinglé (sic), 1668, petit in-12 de 69 pp.

Le fleuron du titre porte : sur l'imprimé ; c'est donc une contrefaçon faite en France. On lit à la dernière page : Fin de la Veufve à la mode, comédie de Mr Molière. Cette comédie, représentée en 1667 sur le théâtre du Palais-Royal, eut beaucoup de succès, quoique l'auteur n'eût pas été nommé. On l'attribua d'abord à Molière ; puis, on hésita entre Villiers et de Visé. Ce dernier finit par être regardé comme seul auteur de la pièce, et l'on soupçonna qu'il n'avait fait que versifier un canevas fourni par Molière lui-même.

Cette opinion a été très-solidement exposée par M. Edouard Thierry, dans un curieux article de la Revue intitulée : le Théâtre, et publiée sous la direction de M. Jules Bonassiers (n° 1, 1er décembre 1874). M. Edouard Thierry ne connaissait pas encore l'édition de la Veuve à la mode, où Molière se trouve nommé comme auteur de cette pièce. La première édition avait paru, en 1668, chez Jean Ribou, le libraire attitré de Molière.

516. Le Mariage forcé, comédie de Molière, mise envers par M***. Paris, veuve Dupont, 1676, in-12 de 45 pp., titre compris.

La permission d'imprimer étant de 1674, on peut supposer que les libraires Trabouillet et Barbin, qui avaient acquis tous les droits attachés au privilège pour la publication des Œuvres de Molière, s'étaient opposés d'abord à la mise en vente de la contrefaçon en vers du Mariage forcé.

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