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PREMIERE PARTIE (SUITE

XIXe SIÈCLE.

1273. — Cornélius dictus Lemaigre, S. Theol. Licent., Canonicus Graduatus, &, sede vacante, VicariusgeneralisNamurcensis, Clero saeculari et regulari salutem in Domino. Continuo & sine requie omnium bono & necessitatibus intenti, ... — S. I.

In-8°, de 8 pp. Cette lettre pastorale du vicaire général de Namur est datée du 3 janvier 4800.

A la suite du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 4799), Bonaparte, proclamé premier consul, commença par quelques mesures propres à lui concilier les esprits. Il fit cesser la déportation des prêtres qui refusaient de prêter le serment de haine à la royauté, prescrit par la loi du 49 fructidor an V (5 septembre 4797). En outre, il publia un décret rendant la liberté aux prêtres déportés, qui déclareraient avoir cessé leurs fonctions avant la promulgation de la loi du 7 vendémiaire an IV (29 septembre 4795) sur l'exercice et la police des cultes, et ne les avoir reprises qu'après la mise en vigueur de cette loi. C'était subordonner une grâce à des conditions illicites pour la plupart des déportés, et mettre encore une fois les consciences à la torture. En effet,

les prêtres du département deSambre-et-Meuse, n'ayant cessé publiquement leurs fonctions que dix jours après la publication de la loi du 7 vendémiaire, ne pouvaient, sinon à l'aide d'un mensonge scandaleux, souscrire la déclaration requise.

C'est donc avec raison que Stevens s'élève contre cette déclaration. Sa lettre pastorale est précédée de deux autres, l'une des évêques d'Y près et de Ruremonde, l'autre du cardinal de Frankenberg, archevêque de Malines, portant également condamnation du décret de Bonaparte. — Bibl. du Sém. de Bastogne.

1274. — Corneille dit Lemaigre, Licentiéen la Ste Théologie, Chanoine gradué, et, le siège vacant, Vicaire général de Namur, aux fidèles du diocèse de Namur. — (A la fin) : Donné, le 5 février 1800, de la caverne que la Providence nous a procurée.

In-8°, de 4 pp. Lemaigre, l'auteur de ce mandement pour le carême de l'an 1800, est le pseudonyme de Corneille Stevens, vicaire général de Namur, qui, au commencement de ce siècle, se rendit célèbre par la fermeté de ses principes et par les luttes qu'il soutint pour la défense de la religion.

M«r de Lichtervelde, évêque de Namur, étant mort le 48 octobre 1796, le chapitre de la cathédrale nomma, le lendemain, de Maloteau vicaire général capitulaire sede vacante, fonctions qu'il remplit jusqu'à son décès, arrivé le 4 septembre 1798.

On était alors en pleine révolution. Comme toutes les autres églises, la cathédrale de Namur était fermée, les chanoines dispersés, les uns en fuite, les autres cachés dans d'obscures retraites, n'osant se montrer dans la crainte d'être emprisonnés, jetés en exil ou traduits devant les tribunaux révolutionnaires pour avoir exercé les fonctions sacrées.

Le chapitre n'ayant pu se réunir dans la huitaine, le choix du successeur de M. de Moloteau revenait canoniquement au métropolitain ou au Pape. On écrivit à l'un et à l'autre, pour s'assurer une nomination régulière. Pie VI, alors exilé à Florence, délégua l'archevêque de Malines, qui, le 29 août 1799, nomma Stevens vicaire capitulaire. Stevens fut

promu à la même charge par l'archevêque de Cambrai, alors métropolitain de Namur, et la conserva jusqu'à l'avènement de l'évêque Claude- Léopold de Bexon, 6 juillet 1802.

Ce qui précède est relaté dans une lettre-circulaire du 17 septembre 1799, adressée au clergé séculier et régulier du diocèce de Namur, par laquelle Stevens, lui notifie sa nomination de vicaire général. Cette lettre est reproduite dans la Notice sur la cathédrale de Namur, par de Hauregard, p. 99.

1275. — Éclaircissement Sur la Confrairie ou Confédération d'Amour, de Notre-Dame Auxiliatrice, Érigée à Munich par autorité de S. A. S. M&r Maximilien Électeur de Bavière, & confirmée par N. S. P. le Pape Innocent XI, le 18 août 1684, avec plusieurs belles Prières conformes à l'esprit de cette Association. Traduit d'allemand en françois, par un Prêtre Confédéré. — A Namur, Chez G.-J. Leclercq, Imprimeur, vis-à-vis de l'Église de S. Loup. 1800.

Petit m-120, de 48 pp. L'approbation, datée du 3 avril 1754, est signée M. -A. Hanrot, chan. gradué de la cathédrale de Namur, officiai du diocèse & censeur des livres.

Il existe d'autres éditions de cet opuscule, savoir : Nancy, 1737, Douai, 1752, Mons, 1753, Liège, chez Dauvrain, 1819, in-12°, de 39 pp. ; Lille, 1854.

La même notice a servi à la rédaction du Précis historique de l'Institution de la Confédération d'Amour sous le titre de N.-D. Auxiliatrice, érigée en l'église paroissiale de Saint-Nicolas à Namur. Namur, J.-J. Legros, 1827. Voy. cette année.

1276. — Mémoire pour les ci-devant Belges en général, en particulier pour les Émigrés : adressé aux Consuls par le citoyen Dufaur. L'auteur y a joint des variétés sur divers

objets relatifs aux circonstances : elles paraîtront immédiatement après le Mémoire. — A Namur, De l'Imprimerie de M.-J. Legros, Marche de l'Ange, N° 646, et se vend chez les principaux Libraires. S. d. (1800e!)

In-8°, de 35 pp. Ce mémoire renferme des considérations et des appréciations judicieuses sur la révolution brabançonne, sur la première et la seconde invasion des Français en Belgique, sur le serment de haine à la royauté et sur les émigrés.

L'auteur J.-H.-J. Dufaur, admis comme avocat au conseil provincial de Namur, le 5 décembre 4770, fut nommé, en 4804, président du tribunal civil de Dinant. — S. A.

1277. -- Henry (F. -François) A ses concitoyens. — Namur, an VIII (1800).

In- 12°. — Acad. de Bruxelles.

1278. — Proclamation Du 17 Ventôse an VIII de la République une et indivisible (8 mars 1800). Les Consuls de la République aux Français. — A Namur, de l'Imprimerie de J.-F. Stapleaux, Marché de l'Ange, N° 644.

ln-8°, de 27 pp. Cette proclamation est suivie : 4° d'un arrêté portant rappel sous les armes des soldats en congé, des vétérans encore en élat de faire la campagne et autres; 2° de l'arrêté du dit jour 47 ventôse, qui crée une armée de réserve; 3° du règlement sous la même date, relatif au complètement de l'armée de terre; 4° de la loi du même jour, qui met à la disposition du gouvernement tous les Français dont la vingtième année a été accomplie le 4er vendémiaire an VIII ; 5° de l'arrêté du préfet du département de Sambre-et-Meuse du 9 germinal an VIII, sous la forme de proclamation, pris en exécution des proclamation, loi, arrêtés et règlement prémentionnés. — S. A.

1279. — Avis au public. — A Namur, de l'Imprimerie de M.-J. Legros.

ln-4°, de 4 pp. Cet avis, daté de Namur, 26 prairial an VIII (15 juin 1800), fut lancé dans le public par le baron Laurent Jacquier de Rosée, pour protester contre l'arrestation injuste de son fils aîné, comme faux monnayeur, par le sieur Michaux, juge de paix du canton d'Eghezée. — Bibl. de l'auteur.

1280. — Discours prononcé dans le temple de la loi, à Namur, Le 25 Messidor an VIII (14 juillet 1800), Par Emmanuel Pérès, Préfet du département de Sambre et Meuse, à l'occasion des fêtes du 14 Juillet et de la Concorde — A Namur, de l'Imprimerie de J.-F. Stapleaux, Marché de l'Ange, N° 644.

In-8°, de 11 pp. Ce discours fut prononcé à l'occasion de la prise et de la destruction de la Bastille, qui servait à la fois de forteresse pour la ville de Paris et de prison d'État. Cet événement fut le prélude de la grande révolution française. Il eut lieu le 14 et le 15 juillet 1789. L'orateur célèbre avec enthousiasme la gloire de « cette immortelle journée, » en même temps que le coup d'État du 18 brumaire, destiné à fermer les plaies de la révolution, par la concorde ou l'union entre tous les Français. — S. A.

1281. — Discours prononcé le 25 Messidor an 8 (14 juillet 1800), sur la grande place à Namur, en présence des autorités civiles et militaires ; Par Emmanuel Pérès, Préfet du département de Sambre et Meuse, A l'occasion de la colonne départementale dont la première pierre alloit être posée. — A Namur, de l'Imprimerie M.-J. Legros, Marché de l'Ange, N° 646.

In-8°, de 12 pp. A la suite de ce discours, l'orateur proclama les braves

du département qui étaient morts au champ de bataille ou par suite de leurs blessures, pour la défense de la patrie et de la liberté. Les noms de ces braves devaient être gravés sur la colonne départementale, savoir :

« Emmanuel Dinne, de Namur, chef du 2e bataillon des tirailleurs Belges, reçut sept blessures dans un combat contre les Vendéens, fut fait prisonnier et fusillé sur le champ de bataille par de lâches émigrés.

» Maloteau Brimé, capitaine dans le 2e bataillon des Belges, tué dans le bois de Vicogne, près Valenciennes, en 1793.

•» Francœur, de Namur, lieutenant dans le 24e bataillon Belge, tué dans la forêt de Mormal, en 4793.

» Joseph Braibant, sergent des grenadiers au régiment d'Armeslat, blessé près de Tirlemont à la retraite de Dumouriez, fait prisonnier et assassiné pour n'avoir pas voulu crier : Vive le roi!

» Bernard Johquoi,de Namur, sergent des carabiniers du 2e bataillon des Tirailleurs, tué dans la Vendée, en l'an IV.

o Louis Noël, de Namur, sergent dans un bataillon Belge, tué à la bataille de Jemmappes, en 1792.

» Bramme, de Namur, sergent dans le 9e régiment d'Artillerie, tué à Flines, près de Douay, en 1793.

» Poupart, de Namur, tué au blocus de Maubeuge en 1793, soldat dans le 2e bataillon de chasseurs Belges.

» Delaitre, de Namur, chasseur de la Meuse, tué près de Maubeuge, en 4792.

» N. Laurent, de Jambes, soldat dans le 3e bataillon Belge, tué au siège de Menin, en 4792.

» Jean-Baptiste Somme, de Dinant, capitaine au 20e régiment des dragons de l'Égalité, tué aux environs de Cateau-Cambrésis, après avoir soutenu longtemps contre une force majeure.

» Louis-Joseph Rouard, conscrit de la première classe, de la commune de Ciney, carabinier au 4er bataillon de la 49e demi brigade d'infanterie Légère, tué le 5e jour complémentaire de l'an VII, près de Ségrais, en combattant contre les chouans.

» Sébastien Berongeau, du canton de Beauraing, soldat au 83e régiment d'infanterie de Ligne, tué à la bataille du 43 septembre 4793, dans la plaine de Cambray.

» Batter, de Nisramont, canton de Laroche, soldat dans la 83e demi Brigade, mort d'un coup de feu à l'armée d'Angleterre.

» Evrard Feguers, de Marche, chasseur à cheval au 2e régiment, mort à la même armée, à l'hôpital de Nantes.

» Jean-Martin Barvaux, de Bande, fourrier au ¥ régiment de chasseurs à cheval, mort d'un coup de feu à l'armée des Alpes. » Voy. Annales de la Soc. arckéol. de Namur, t. IX, pp. 171, 172, 175, 177, 182 à 187. - S. A.

1282. — Programme de la Fête Qui sera célébrée à Namur, le premier vendémiaire an IX (23 septembre 1800), jour anniversaire de la fondation de la République française. — A Namur, de l'Imprimerie de J.-F. Stapleaux, marché de l'Ange.

In-fol. piano, en plac. — S. A.

1283. — Discours prononcé dans le Temple de la Loi, à Namur, Le 1er Vendémiaire an 9 (23 septembre 1800), Par Emmanuel Pérès, Préfet du département de Sambre-et- Meuse .... Libertatem, quam nemo bonus nisi cum anima simul amittit . Sall. Bel. Cat. — A Namur, de l'Imprimerie M.-J. Legros, Marché de l'Ange.

In-8°, de 22 pp. Ce discours fut prononcé à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la république française; l'orateur y exalte les bienfaits de la révolution de 1789. — S. A.

1284. — Discours Prononcé par Emmanuel Pérès, Préfet du département de Sambre et Meuse, lors de l'ouverture de l'École centrale solennellement faite à Namur, le 2 vendémiaire an IX (24 septembre 1800), en présence des

autorités civiles et militaires. — A Namur, de l'Imprimerie de J.-F. Stapleaux, Marché de l'Ange, N° 644.

In-8°, de 6 pp. Précédé de l'arrêté préfectoral qui ordonne l'impression de ce discours, 2 pp. L'auteur préconise les divers genres d'amélioration que venait de recevoir l'École centrale, établie à Namur depuis un an, ainsi que les avantages qui résultent pour toutes les classes de citoyens, d'une instruction publique et commune. — S. À.

1285. — Mémoire pour les habitants de la commune de Bohan, canton d'Orchimont, département de Sambre & Meuse défendeurs à la cassation. Contre François-Guillaume La Chevardiere, et Marie-Josephe De Fiennes son épouse; Emmanuel-Mathieu Beriot, et AugustineDe Fiennes son épouse ; Jean-Adolphe Dolimart, & Christine-Ernestine De Fiennes son épouse, demandeurs en cassation d'un jugement rendu en dernier ressort par le tribunal civil de TOurthe, le 8 thermidor an 7. — (A la fin :) Paris, De l'Imprimerie de Prault, rue Taranne, N° 749, à V Immortalité. S. d. (1800).

In-4°, de 56 pp. Daté de Paris, le 8 frimaire an 9 (29 novembre 1800), et »igné Legot.

Depuis une cinquantaine d'années, les habitants de Bohan étaient en contestation avec les De Fiennes, leurs seigneurs, au sujet de l'exploitation des bois et de la perception des terrages. De là, des procès et des transactions aussi favorables aux seigneurs que préjudiciables aux bourgeois de Bohan.

Les choses en étaient là, lorsqu'un arrêté du pouvoir exécutif du 7 pluviôse an V (26 janvier 1797) publia, dans les neuf départements réunis à la France, la loi du 20 août 1792, qui rétablissait les communes dans les propriétés et droits dont elles avaient été dépouillées par l'effet de la puissance féodale.

En vertu de cette loi, l'agent de la commune de Bohan forma contre

les anciens seigneurs une demande en revendication des cantons de bois cédés par les transactions de 1740 et 4787. Le tribunal civil de Sambre-et-Meuse, par jugement du 45 floréal an VI (4 mai 1798), et le tribunal civil de l'Ourthe par jugement, rendu en dernier ressort, le 8 thermidor an VII (27 juillet 4799), prononcèrent la réintégration de la commune de Bohan dans les 384 arpents de bois dont elle avait été dessaisie par les transactions prémentionnées.

Les ci-devant seigneurs se pourvurent en cassation contre le jugement du tribunal de ï'Ourthe. A leurs conclusions les habitants de Bohan opposèrent le mémoire ci-dessus, rédigé par l'avocat Legot. La cour, par arrêt du 2 pluviôse an X (24 janvier 4802), rejeta le demande en cassation des appelants. — Archives communales de Bohan.

1286. — Essai sur l'Envie. — Liège, Bollen. An IX (1800).

In-42°, de 22 pp. L'auteur est Jardrinet Ducoudray. 11 était à cette époque juge de paix à Namur; après le concordat il devint, sous le nom de Ducoudray, grand vicaire et administrateur du diocèse. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1287. — Suite de l'Évidence de la Vérité. — S. I. n. d.

Petit in-8°, de 32 pp. Opuscule de Stevens, vicaire général de Namur, le siège vacant, contre le serment exigé des ministres du culte par la loi du 49 fructidor an V (5 septembre 4797).

Formule de ce serment : Je jure haine à la Royauté et à l'anarchie, attachement et fidélité à la République et à la Constitution de l'an III.

Ainsi, par ce serment, il fallait non seulement promettre fidélité à une constitution qui, dans son préambule intitulé : La déclaration des droits de l'homme, contient de graves erreurs opposées à la foi catholique, mais encore vouer haine à la royauté, ce qui est contraire à la charité chrétienne. En effet, si la royauté, comme le défendit courageusement le cardinal de Frankenberg, désigne la personne du roi, la religion nous défend de haïr notre prochain; et si la royauté marque l'autorité

suprême, l'apôtre saint Paul nous apprend que toute autorité vient de Dieu et ne saurait être un objet de haine.

Pris dans son sens naturel, le serment dont il s'agit est donc visiblement illicite. Ceux qui en soutenaient la licéité prétendaient que, par haine à la royauté, on ne devait entendre autre chose que la promesse de ne pas contribuer au rétablissement delà royauté en France, et, par attachement à la constitution, de ne rien faire de subversif de cette constitution; que l'intention du législateur, en ordonnant ce serment, se bornait à exiger des ministres de tous les cultes la garantie purement civique qu'ils n'abuseraient point de leur ministère pour exciter à la désobéissance aux lois de l'État.

Sur la fin de 1799 ou au commencement de l'année 1800, avait paru à Bruxelles X Évidence de la Vérité, petit in-8°, de 45 pp. (voy. cidessus, n°127/l). Dans cet écrit, Stevens s'attache à prouver l'illicéité du serment exigé, tant par la formule même du serment que par l'interprétation qu'en ont donnée les agents de la république. Les raisonnements de Stevens lui valurent des attaques violentes de la part des prêtres jureurs, mais ils éclairèrent les prêtres du diocèse de Namur, et il y en eut très peu qui prêtèrent le serment. Cependant Pie VI, consulté sur cette affaire, en confia l'examen à une commission de cardinaux. Les cardinaux, après avoir mûrement pesé les raisons pour et contre, furent unanimes à déclarer le serment illicite. Ils allaient proposer le décret de condamnation au Saint-Père, lorsque des troubles survinrent et les dispersèrent. Pie VI, exilé à Florence, ne voulut pas qu'on ignorât la condamnation : ordre de la publier fut donné à Mer de Petro, qui était demeuré à Rome et qui devint plus tard cardinal. Le prélat obéit en répondant à l'évêque de Grasse, sous la date du 24 septembre 1798 (Collectio brevium Pie VI, t. II, pp. 243-244). D'autres réponses émanées du Saint Siège ne laissèrent plus de doute à ce sujet (Ibid., pp. 259, 267). C'est sur ces réponses, dont cependant tous n'avaient pu avoir connaissance en Belgique, que s'appuie Stevens, dans la Suite de l'Évidence de la vérité et dans ses autres opuscules, pour réfuter ses adversaires.

A cette controverse ont rapport les écrits suivants :

1. Lettre d'un Curé du Diocèse de Namur au Vicariat dudit Diocèse, par laquelle il rend compte de sa conduite relativement au

serment exigé par la loi du 19 Fructidor, an V de la République française (5 septembre 1797). A Namur, de l'Imprimerie de M -J. Legros (1800). In-8°, de 35 pp.

Cette lettre est de A.-J. Baugniet, curé de Wasseiges, prévôt de Sclayn. Elle est adressée à Stevens, qui y répondit par la suivante. — Bibl. de la ville de Luxembourg.

2. Réponse à M. A. J. Baugniet, curé de Wasseiges. An VIII. S. 1. In-8°, de 25 pp. Cette réponse est datée du 12 mars 1800. — S. A.

3. Réplique d'un Impartial à la Réponse faite par Corn. Lemaigre (Stevens) à Maître A. J. Baugniet, Curé de Wasseiges, relativement au serment exigé par la Loi du 19 Fructidor. A Namur. Et se vend dans les principales communes des départements réunis. An VIII. In-8°, de 63 pp. Sur la conduite de Baugniet en cette affaire, voir V. Barbier, Histoire du chapitre de Sclayn, pp. 164-167. — S. A.

4. Diocèse de Namur. Le Curé de Carrière, canton de Wierde, département de Sambre- et- Meuse à ses Concitoyens. In-8°, de 16 pp.

Cet écrit, signé de F. François Henry, curé de Courrière, est daté de cette localité, 16 ventôse, an VIII (7 mars 1800). C'est l'œuvre d'un prêtre assermenté. Il se défend d'avoir coopéré à l'arrestation du citoyen Malisoux, prêtre, qui avait exercé les fonctions sacerdotales, sans avoir prêté le serment prescrit par les lois de la république. L'auteur profite de la circonstance pour prouver que, lui, a eu raison de prêter ce serment. — S. A.

5. Trois Lettres d'un homme à trois Grands- Vicaires, Corneille Lemaigre de Namur, J. H. Landsheere de Matines et Titius de Liège, pour les prêtres nommés fidèles, relativement au serment de Haine, à la promesse de la fidélité et au Schisme. An VIII (1800). Maestricht, Th. Nypels. ln-8°, de 93 pp.

L'auteur de cet écrit est le curé d'Afden, Ernst, prêtre-jureur, qui publia diverses autres brochures anonymes pour la défense du serment de haine à la royauté, et réunit sur la même question quantité de pièces, formant six volumes, qui sont déposés à la bibliothèque du séminaire de Liège. - S. A. — U. L.

6. Lettre par laquelle le vicaire-général Stevens porte à la connaissance des fidèles une ordonnance du cardinal-légat, en date du 2 décembre 1801, qui prescrit à tous les prêtres assermentés de sous-

crire la formule de soumission aux jugements du Saint-Siège, notamment à ceux de ces jugements qui condamnent le serment de haine à la royauté. — Cette lettre est datée du 23 décembre 1801.

7. Brèves Reflexiones super communiai tione in divinis cum sacerdotibus juratis, sive fœdatis juramento odii, &c, de 19 fructidor. S. 1. n. d. (Bruxelles, 1801). In-12°, de 26 pp.

Ces Courtes réflexions, œuvre de Stevens, ont été traduites en français par l'auteur lui-même; elles accompagnent le texte latin.

Dans cette dissertation, Stevens prouve qu'il n'est pas permis de communiquer in divinis avec les prêtres qui ont prêté le serment de haine à la royauté. 11 fonde son opinion sur l'autorité de Pie VI. Ce pape, dans son Bref du 19 mars 1792 (Collectio Brevium, t. I, p. 222), dit « Super omnia etiam atque etiam commendamus vobis atque praeci- « pimus.., ut caveatisne ullo modocommunicetis, praesertim in Divinis, » cum intrusis et refractariis, quocumque nomine appellentur. » Répondant, dans la suite, aux doutes qui lui étaient proposés, Pie VI insinue clairement que sous le nom de réfractaires on doit comprendre les jureurs constitutionnels quoique non intrus. — S. A.

8. Cornélius Stevens, dictus Le Maigre, S. T. L.,Canonicus graduatus et, sede vacante, Vicarius generalis Namurcensis, omnibus et singulis Diœcesis Namurcensis ecclesiasticis, qui prœstiterunt "uramentum odii in regiam potestatem... et necdum satisfecerunt, cœterisque, quorum interest. S. 1. In- 12°, de 11 pp.

Cet écrit est daté comme suit : Datum 11 aprilis 1802, è latebris nostris. C'est une lettre pastorale par laquelle Stevens fait connaître au clergé du diocèse de Namur la décision du cardinal Caprara, en date du 2 décembre 1801, renouvelant, au nom du pape, la condamnation du serment de haine à la royauté, et imposant aux prêtres jureurs une formule de soumission à souscrire. Conformément aux ordres du légat, Stevens enjoint aux prêtres jureurs de signer la formule, sans rien ajouter ni retrancher, et défend au clergé de rien publier pour ou contre le serment, évitant même de traiter cette question en chaire ou au catéchisme, pour ne point rallumer de déplorables dissensions. — S. A.

9. Catheckisme (sic) renforcé touchant les Actes de soumission exigés par le Gouvernement Français. Ouvrage en faveur des peuples catholiques, qui, sous les Révolutions Françaises, veulent

conserver Leur Religion, et la pratiquer avec sûreté de conscience. (A la fin :) A Namur, de l'Imprimerie de M.-J. Legros, Marché de l'Ange, n° 644 (1803). In-8°, de 84 pp.

Cet opuscule est d'un prêtre assermenté. Il est dirigé contre YÉvidence de La Vérité de Corneille Stevens. — Bibl. de la ville de Luxembourg.

10. Parodie relative à la matière du serment, adressée aux ministres du culte, soumis à Dieu et au gouvernement, dans les diocèses de Liège et de Namur. — U. L.

1288. — Directorium divini offieii recitandi pro anno Domini MDGGGI. — Namurci, Apud F.-J. Lafontaine. — S. d.

In-12°, de 18 ff. Caractère rouge et noir. Sans approbation ni indication de diocèse. Le nom de l'imprimeur reparaît en tête de l'ouvrage. Les mois sont indiqués en entier, c'est-à-dire autrement que par les initiales. Les observations relatives à certains points de rubriques reprennent leur place au verso du titre.

Voici les différents titres qui, de 1801 à 1820, furent donnés à ce directoire, d'ordinaire de 36 pp., imprimé à Namur, chez Ferd.-Jos. Lafontaine, et dont la collection est à la bibliothèque de la Société archéologique.

1801 et 1802. Directorium divini offieii recitandi pro anno M D CCCI ou M D CC CIL

1803. Directorium divini offieii recitandi in diœcesi Namurcensi.

1804. Directorium ad usum Cleri Namurcensis.

1805-1820. Directorium ad rite legendas koras canonicas missasque celebrandas ad usum diœcesis Namurcensis.

1821-1834. Directorium ad rite legendas horas canonicas missasque celebrandas juxta normam Breviarii et Missalis romani, pro anno...; ad usum cleri Namurcensis.

Comme nous l'avons fait à l'année 1738, n° 698, nous indiquons, par

ordre chronologique, les ordonnances et les avis, que les évêques de Namur ont fait insérer à la suite de ces directoires.

4803. Extrait de l'Induit apostolique sur la réduction des fêles, et dispositions touchant l'examen des prêtres s'occupant de ministère; suivi du dispositif pour le carême.

Dans ce directoire, comme dans ceux des années 1804 et 4805, le calendrier romain est mis en rapport avec le calendrier de la république française.

4806. Induit apostolique suivi d'une instruction du cardinal Caprara, permettant aux prêtres du diocèse de Namur de dire la messe et l'office du Sacré-Cœur de Jésus, le vendredi après l'octave du Saint-Sacrement.

4807. Précédé d'avis au clergé, et suivi de la légende de saint Napoléon, formant la IXe leçon à lire, le jour de l'Assomption de la sainte Vierge, par ceux qui sont tenus a ta récitation de l'office divin. (Décret apostolique du 24 mai 1806.)

4808. Suivi a) d'un induit apostolique accordant la faculté de gagner aux dimanches qui suivent les fêtes supprimées les indulgences qu'antérieurement on pouvait gagner aux jours de ces mêmes fêles; b) d'une instruction du cardinal Caprara réglant l'ordre des offices des fêtes supprimées par le concordat de 4801.

4809. Ordonnances touchant le soin à prendre des saints fonts, le lieu, le jour et l'heure de la célébration des mariages, l'exclusion des prêtres qui ont quitté le diocèse sans permission, la célébration de la messe en lieu profane, la tenue exacte et la bonne garde des registres paroissiaux, ainsi que des vases sacrés, la défense d'accepter des honoraires de messes à un taux inférieur à celui du tarif.

4840. Ordonnances touchant le carême, l'obligation de réciter, le dimanche après la grand'messe, les prières pour l'Empereur, la nécessité d'être revêtu de la soutane pour célébrer la messe, la forme des adresses des lettres pour correspondre avec l'évêché, la nécessité pour les prêtres étrangers d'une autorisation épiscopale pour pouvoir confesser et prêcher dans le diocèse, etc.

4814. Suivi d'ordonnances concernant la récitation de l'office du SS. Sacrement le jeudi et celui de la sainte Vierge le samedi ; l'installation des curés et la célébration des funérailles des prêtres par les doyens; la collecte à faire pour le séminaire le dimanche dans les églises où l'on

bine; la tenue des registres paroissiaux par les chapelains; la représentation à faire, chaque année, par les vicaires, de Pacte de leur nomination ainsi que la prorogation des pancartes de binaison; l'obligation de ne pas procéder au mariage religieux sans avoir la certitude de l'accomplissement des formalités civiles.

1842. Ordonnances relatives à la collecte à faire en faveur du séminaire pendant les messes où le prêtre bine, au renouvellement des saintes espèces, à l'envoi à l'évêché des budgets de fabrique.

1813. Ordonnance Louchant l'obligation pour les curés de catéchiser et de prêcher, la célébration pieuse de la messe, la bonne tenue des registres paroissiaux, la défense d'admettre les instruments de musique dans les églises aux jours de kermesse, la nécessité d'être revêlu de la soutane pour dire la messe, l'envoi à l'évêché des budgets de fabrique dans la première quinzaine d'avril. L'opuscule se termine a) par l'exposé de ce que prescrivent les rubriques touchant la couleur des ornements sacrés dont le prêtre doit se revêtir lorsqu'il célèbre la messe hors de son église; ^> par un tableau des heures où l'on peut, en son particulier, commencer la récitation des matines et des laudes.

1814. Décrets relatifs à l'exécution des ordonnances épiscopales, à la célébration des quatre messes spéciales pendant l'année, aux demandes de dispenses de mariage et à la bénédiction apostolique à donner aux moribonds.

1815. Précédé d'une ordonnance au sujet des fêtes supprimées par le concordat; suivi de décrets touchant la publication des bans de mariage, la tenue des registres paroissiaux, la communication de ces registres à l'autorité civile et la permission de biner.

1816. Ordonnances concernant l'administration du Saint Viatique aux malades, les soins à prendre des registres paroissiaux, la communication à faire aux doyens des pouvoirs reçus de l'évêque, la correspondance avec l'évêché, le renouvellement de certains décrets des synodes diocésains des années 1604, 1625, 1639, 1659, etc., l'absolution des cas réservés, etc.

1817. Ordonnances touchant le carême, le pouvoir d'absoudre des cas réservés, l'exécution des règlements épiscopaux, l'obligation pour les pasteurs d'instruire leurs ouailles des vérités de la religion.

1818. Ordonnances concernant le carême, l'état des églises et de tous les objets servant au culte divin, la lecture des mauvais livres, la garde des vases sacrés.

4819. Ordonnances relatives au carême, à la lampe ardente du SS. Sacrement, aux prêtres qui quittent le diocèse sans permission de l'ordinaire et à la publication des bans de mariage.

4820. Ordonnances touchant une collecte en faveur des élèves pauvres du grand séminaire, la manière d'enseigner la religion au peuple, l'autorisation de biner, la nécessité d'être en soutane pour célébrer la messe ou administrer les sacrements, le renouvellement des saintes espèces.

On trouve aussi à la fin de ce directoire l'induit apostolique du 44 septembre 1779, accordant des indulgences à l'occasion des fêtes de saint Biaise, de saint Jean Népomucène, de saint Aubain, de Noël et de l'Assomption.

4824. Les évêques de Berlo et de Lobokowitz avaient concédé à tout confesseur de leur diocèse le pouvoir d'absoudre des cas réservés à l'évêque, sans exception, à partir des premières vêpres du jour de l'adoration perpétuelle du SS. Sacrement et pendant toute l'octave; Mgr de Pisani excepte de ce pouvoir les cas réservés spécialement à l'évêque.

4822. 1. L'évêque révoque la faculté conférée aux curés primaires de bénir les cloches, et veut que, le cas échéant, on recoure à lui pour qu'il les bénisse lui-même, ou qu'il accorde une autorisation spéciale à cet effet. 2. Il rappelle aux doyens l'obligation d'envoyer à l'évêché le rapport exact de leur visite annuelle des églises de leur doyenné. 3. Il renouvelle, quant à l'heure de la messe paroissiale du dimanche et des fêtes commandées, la prescription du synode de Namur de l'an 1604, tit. IV, chap. 43, p. 207.

A partir de 4822, le directoire de chaque année contient le nécrologe des prêtres du diocèse décédés l'année précédente.

1823. Liste des évêques de Namur, avec une courte notice sur chacun d'eux et l'annonce du décès de Mgr de Bexon, qui eut lieu le 40 août 4807, aux environs de Metz.

4824. L'évêque déclare qu'en fait de mariage, il est sans pouvoir pour dispenser du premier ou du second degré et même du troisième

s'il touche le second, dans les empêchements de consanguinité ou d'affinité; que, dans ces cas, on doit demander la dispense au pape ou aux protonotaiies apostoliques, savoir :

A MM. 1. Boreux, curé à Amberloup;

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