‹ Bibliographie namuroiseChapitre 2 sur 67 · Gaethofs, curé à. Cortenberg · texte numérisé non relu

Gaethofs, curé à. Cortenberg

3. Sotteau, curé de Sainte-Gudule, à Bruxelles; 4 et 5. Devillers et Lux, à Bruxelles.

2. Il indique les heures pendant lesquelles les affaires se traitent à l'évêché. Quant aux affaires, dit-il, qui concernent le Luxembourg, c'est au vicaire général de ce nom qu'il faut s'adresser, lui seul ayant le droit de recours à l'évêque. Est confirmé dans ses fonctions le commissaire épiscopal, résidant à Bastogne, pour traiter des affaires ecclésiastiques dans les localités qui dépendaient auparavant du diocèse de Metz; au besoin, il doit recourir au vicaire général du Luxembourg.

3. Quand les prêtres célèbrent le saint sacrifice de la messe, ils doivent être revêtus de la soutane et avoir leur tonsure apparente. 11 leur est défendu, sous peine de suspense à encourir ipso facto, d'aller boire dans les cabarets ou lieux y attenants, chambres, jardins, rues même, à moins qu'ils ne soient en voyage. Même défense pour les jeux dans ces endroits.

4. Il désigne les prêtres qui dans le diocèse ont le pouvoir d'absoudre des cas réservés, et ceux de ces cas qu'il se réserve spécialement à luimême, savoir : l'hérésie, le duel, l'assistance au théâtre les dimanches et les fêtes, ainsi que pendant le temps de l'avent et du carême.

4825. Ordonnance concernant l'examen à subir pendant huit ans par les vicaires, les curés et autres prêtres qui entendent les confessions. L'évêque se réserve de faire recommencer cet examen par ceux qui ne l'auront pas fait d'une manière satisfaisante, ou qui, l'ayant ainsi fait, seront ensuite reconnus avoir péché par ignorance grave dans l'accomplissement de leurs fonctions, à moins que de ce chef ils ne soient jugés indignes d'exercer désormais le saint ministère.

1826. L'évêque renouvelle 1° l'ordonnance qui précède; stimule la vigilance des curés au sujet de la lecture des mauvais livres; recommande aux instituteurs de n'employer dans les écoles que des ouvrages approuvés par l'Église. Il rappelle 2° aux pasteurs des âmes de faire tous les dimanches après les vêpres, pendant une heure, le catéchisme

aux enfants. Il recommande 3° aux prêtres l'étude des rubriques et les exhorte à réciter l'office divin, non pas comme en courant, mais posément, et de célébrer la messe avec tout le soin désirable.

1827. Le baron de Cuvelicr, vicaire général capitulaire, le siège vacant, prescrit 1° des prières publiques pour le succès des négociations ouvertes entre le Saint-Siège et le gouvernement des Pays-Bas.

Il défend 2° à tout curé de s'absenter de sa paroisse au delà de trois jours sans la permission du doyen. Avec cette permission un curé pourra s'absenter pendant six jours, à condition toutefois que, dans cet intervalle, il soit pourvu aux besoins de sa paroisse par un prêtre désigné par lui.

Il recommande 3° aux pasteurs des âmes de s'élever avec force contre la lecture des mauvais livres et des mauvais journaux.

Il informe 4° le clergé qu'à l'exception des dimanches et des fêtes, les affaires sont expédiées de l'évêché depuis dix heures du matin jusqu'à une heure du soir. Suivent quelques avis louchant la correspondance avec l'autorité diocésaine.

Il exhorte 5° les curés à prêcher fréquemment sur les dispositions avec lesquelles on doit recevoir le sacrement de mariage. Le curé interrogera les futurs époux sur les premiers éléments de la foi, les engagera à se confesser avant la publication de leurs bans, et dans la demande de dispense de bans ou de temps clos, il certifiera qu'ils sont suffisamment instruits des vérités de la religion et qu'ils ont confessé leurs péchés au tribunal de la pénitence. Les curés feront bien aussi d'instruire de temps à autre leurs paroissiens au sujet des dispenses matrimoniales, les détournant, autant que possible, de se mettre dans la nécessité d'y recourir.

Il renouvelle 6° le décret de Paul Godefroid de Berlo, publié en 4781, republié en 1807 et en 1813, touchant la célébration de la messe paroissiale à heure fixe, les dimanches et les fêles commandées.

Il ordonne 7° aux doyens de veiller, dans leurs visites de paroisses, à la bonne tenue des registres paroissiaux, de renfermer sous clef ces registres, après le décès d'un curé, ainsi que les ordonnances et mandements épiscopaux, pour être remis les uns et les autres es mains du successeur.

Il déclare 8° que si les vases sacrés d'une église viennent à être volés par la faute du curé, celui-ci sera tenu d'en restituer la valeur.

Il publie 9° la matière de l'examen de l'année pour les jeunes prêtres, et il les exhorte à se rendre capables, par leur application à l'étude, de remplir les fonctions sacrées.

1828. En présence de la situation fâcheuse dans laquelle se trouvait alors la Belgique par le fait du gouvernement hollandais, le vicaire général de Cuvelier prescrit au clergé des prières publiques, en même temps qu'il ordonne aux doyens de veiller à l'exécution de l'ordonnance concernant les soins à prendre pour prévenir le vol des vases sacrés dans les églises. Il leur enjoint également de lui faire parvenir, le premier juin de chaque année, la liste des prêtres de leurs doyennés respectifs obligés à l'examen, avec l'indication exacte du quantième examen subi par chacun d'eux depuis son entrée en fonctions.

4829. 1. Se réservant de proroger lui-même, cette année, les autorisations de biner, l'évêque Ondernard invite les doyens à lui faire connaître ceux de leurs prêtres qui binent et les motifs invoqués pour leur obtenir cette faveur.

2. Il défend d'entendre les confessions des femmes, sinon à travers une grille et dans un endroit exposé aux regards du peuple.

3. Ne voulant plus que des laïcs rapportent de la ville épiscopale les SS. Huiles, l'évêque ordonne qu'elles soient confiées à un clerc, qui les prendra à l'évêché un jour ouvrier de la semaine de Pâques.

4. Il défend aux clercs d'aller à la chasse; en conséquence, les doyens lui signaleront avant le mois de juin, ceux d'entre les ecclésiastiques de leur ressort qui se livrent à cet exercice.

5. Il renouvelle la peine de suspense de trois jours pour la première fois, de dix jours pour la seconde fois, d'une année pour la troisième, à encourir par le prêtre qui célébrera la messe sans être revêtu de la soutane ou sans que sa tonsure soit visible.

6. Selon une ordonnance antérieure, ceux qui se préparent au mariage doivent se confesser avant la publication de leur bans, et, dans la demande de dispenses matrimoniales, il faul avoir soin d'exprimer distinctement les noms des futurs époux, ceux de la femme comme ceux du mari.

7. Les doyens veilleront à l'état des sacristies, à la nature des linges

et des ornements, ainsi que des vases sacrés; sont interdits ceux de ces vases qui sont en étain. S'ils rencontrent dans les églises des objets indécents, ils les proscriront en les marquant d'un signe quelconque.

8. On renouvelle le décret, inséré dans le directoire de 4813, portant défense d'admettre à l'église des musiciens ou joueurs d'instruments les

jours de kermesse.

9. A la défense de lire de mauvais livres et de mauvais journaux, il est ordonné de joindre celle de la lecture des bibles en langue vulgaire.

1830. Synopsis Decretorum et Momtorum in diœcesi Namurcensi vim legis obtinentium. Ce résumé ou récapitulation d'ordonnances épiscopales, ayant force de loi dans le diocèse de Namur et insérées oar parties à la suite des directoires de 4801 à 4830, a été réimprimé à part en 4840, avec quelques explications et modifications. Voy. cette année. — S. A.

1289. l. ggj J.-C. Cornélius Stevens dictus Le Maigre, S. T. L., Canonicus Graduatus & sede vacante Vicarius Generalis Namurcensis, Clero Sseculari & Regulari Salutem in Domino. Ecce iterum venio ad vos.... — S. /.

ln-8°, de 46 pp. Avec la date : Datum die 20 januarii 1801 è latebris nostris. Le mandement de carême de l'an 4804, qui est à la suite, est daté du 29 janvier même année.

Cette lettre pastorale a pour but de mettre le clergé en garde contre certaines manœuvres employées par les agents du gouvernement, dans le dessein manifeste de déconsidérer le sacerdoce.

11 s'agit d'abord de la déclaration exigée des ministres du culte par l'arrêté des Consuls du 7 nivôse an VIII (28 décembre 4799), et conçue en ces termes : Je promets fidélité à ta Constitution, ou la suivante qui lui fut substituée : Je promets d'être fidèle à la Constitution.

Voici deux articles de cette Constitution :

« Art. 93. La nation française déclare qu'en aucun cas elle ne souf- » frira le retour des Français qui ayant abandonné leur patrie depuis le » U juillet 4789, ne sont pas compris dans les exceptions portées aux

» lois rendues contre les émigrés : elle interdit toute exception nou- » velle sur ce point. Les biens des émigrés sont irrévocablement acquis » au profit de la République.

» Art. 94. La nation française déclare qu'après une vente légalement » consommée des biens nationaux, quelle qu'en soit l'origine, l'acquéreur » légitime ne peut en être dépossédé, sauf au tiers réclamant à être, » s'il y a lieu, indemnisé par le trésor public. »

11 est évident que ces deux articles sont la consécration des principes sur lesquels l'Assemblée nationale de France s'est appuyée pour dépouiller l'Église de ses biens, lui contestant le droit de les posséder et partant de les administrer.

C'est donc avec raison que déjà, par sa lettre du 14 mai 4800, Stevens avait notifié au clergé du diocèse de Namur la résolution des trois évêques de Belgique, exilés au delà du Rhin, condamnant la promesse de fidélité à la nouvelle constitution, comme illicite, contraire a toute justice et renversant par les articles 93 et 94 la discipline et la hiérarchie ecclésiastiques.

Stevens soutient, en second lieu, qu'il n'est pas permis non plus de recevoir du gouvernement des pensions dites ecclésiastiques.

En effet, aux termes de l'arrêté du 3 prairial an VII (2°2 mai 1799), « les pensions dites ecclésiastiques ne pouvaient être payées qu'aux » titulaires inscrits au tableau, en exécution de l'arrêté du o prairial » an VI (24 mai 1798). » Or ce dernier portait : « Aucun pensionnaire ne » sera inscrit au tableau qu'après avoir remis expédition du procès- » verbal de la prestation de son serment. » 11 s'agit ici du serment de haine à la royauté, serment impie, condamné par le Saint-Siège, illicite par conséquent.

En troisième lieu, Stevens s'explique au sujet des bons délivrés aux religieux de la part du gouvernement. Par la suppression des couvents, la république avait dépouillé les religieux de leurs biens. Pour les compenser, elle leur offrit des bons sur le trésor public. Les uns les acceptèrent comme un moyen de subsistance; les autres les refusèrent, considérant leur acceptation comme une violation de leur vœu de pauvreté.

Stevens s'éleva d'abord contre ces bons, puis les admit, enfin les rejeta de nouveau. « C'est là, dit-il dans sa lettre ci-dessus, une déplo- » rable affaire, où nous-même, après une longue lutte, nous avons cédé

» quelque temps et marché contre nos convictions, trompé par un » décret romain que nous devions croire authentique.... Nous avons » appris par la suite que ce décret était subreptice. Nous avons tracé » l'histoire de cette affaire, et nous l'avons répandue dans le diocèse. » Dans la lettre qu'il adressa en 1817 au Souverain Pontife, Stevens ne révoque plus en doule le décret romain qui permettait l'acceptation des bons, mais il pense que la congrégation a ignoré certaines dispositions des lois françaises, lorsqu'elle a porté son décret; en conséquence, il prie le Saint-Père de donner une nouvelle décision sur cette matière, afin de calmer les inquiétudes de quelques religieux à leurs derniers moments. — S. A.

4290. — Catalogue des livres et autres objets, délaissés par M. J. Legros, imprimeur-libraire, dont la vente se fera le 11 ventôse (lundi 2 mars), et jours suivants, aux deux heures après-midi, a la maison mortuaire, Marché de de l'Ange, à Namur, N° 646, aux conditions lors à déclarer. Immédiatement après on vendra l'imprimerie, ainsi que quantité d'outils servans à la ligature. — Ce catalogue se distribue chez J. Flahuteaux, Rue de la Croix. An IX.

In-8°, de 48 pp. - S. A.

1291. — Catéchisme sur la Vaccine, par T. Henry. —Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur, Marché de l'Ange. An IX.

Petit in-8°. — U. L.

1292. — Discours Prononcé par Emmanuel Pérès, Préfet du Département de Sambre-et-Meuse. A Namur, le 25 messidor, an 9 (14 juillet 1801). A l'occasion des Fêtes du 14 Juillet

et de la Paix. Candida pax homines, trux decet ira feras .... Pax ades, et toto mitis in orbe mane. Ovid. Fast. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange, N° 644.

In-8°, de 25 pp. — Les causes qui, vers la fin du siècle dernier, produisirent en France des plaintes générales et mirent le comble à l'indignation publique, furent les suivantes : Le peuple, scandalisé des excès delà royauté sous Louis XV, était révolté de la dilapidation des deniers de l'État pour subvenir aux plaisirs d'une cour corrompue; la classe utile et laborieuse, accablée d'impôts, était successivement tombée dans la misère et l'abjection : « L'aristocratie, abolie comme institution, ne » subsistait plus que par la conservation de certains privilèges frivoles » ou odieux à la foule : les uns consistaient à approcher le maître, a » assister au lever du roi; les autres, plus sérieux, ù être exempts des » impôts et charges publiques, à occuper à peu près toutes les avenues » de la magistrature et de l'armée. C'était assez pour soulever dans le » pays d'implacables inimitiés, ce n'était rien pour défendre le trône. » (A. Gabourdj »

Pour remédier à cet état de choses devenu intolérable, les Étalsgénéraux s'assemblent au mois de novembre 4788, et, le 5 mai suivant, ils se constituent en assemblée nationale. Pénétrée du sentiment de sa dignité et de l'importance de ses devoirs, cette imposante assemblée montre la ferme résolution de réformer tous les abus et de poser les limites de la prérogative royale; dans ce dessein, elle s'engage par serment à donner une constitution à la France. La cour, alarmée de tant de projetssi désastreux pour elle, s'apprête a lui opposer une énergique résistance. L'assemblée est investie pendant plusieurs jours, et quarante mille hommes campent sous les murs de Paris.

Cependant l'opinion se prononce. Elle éclate de toute part contre un gouvernement oppresseur qui veut perpétuer les abus et la misère publique. Les Parisiens se soulèvent et se présentent en foule tumultueuse devant la Bastille, forteresse aux tours gothiques, élevée au milieu de Paris, pour tenir la ville en respect et servir de prison d'État. Le canon gronde et du haut des tours vomit, pendant plusieurs jours,

la mort sur la masse confuse et désordonnée des assaillants; mais enfin le courage triomphe, et la Bastille n'est plus (44 juillet).

Cet événement, qui fut le commencement de la grande révolution française du siècle dernier, donna à réfléchir à tous les cabinets de l'Europe. L'assemblée nationale fut considérée comme un rassemblement de rebelles et la constitution votée par elle comme un attentat à la souveraineté royale. Le 27 août 4794 fut signée à Pilnitz, en Bavière, une convention entre les représentants du roi de France, d'une part, l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse, d'autre part, par laquelle ces derniers souverains s'engageaient à rétablir Louis XVI. Cette confédération s'accrut successivement de toutes les puissances de l'Europe. Il arriva même un moment où la république française eut à tenir tête a vingt-sept d'entre elles, et l'Europe, vaincue, fut forcée de demander la paix, grâce surtout au génie militaire de Napoléon Bonaparte. Cette paix fut signée à Luneville, le 9 février 4804. Elle confirma et étendit le traité de Campo-Formio (47 octobre 4797), donna à la France le Rhin pour limite, céda à l'Autriche les États de Venise, sécularisa les États ecclésiastiques de l'Allemagne pour indemniser de leurs pertes les princes dépossédés et reconnut les nouvelles républiques créées autour de la

France.

C'est pour célébrer ces hauts faits que Pérès, passant sous silence les horreurs de la révolution, prononça le discours ci-dessus, qui dénote un véritable talent oratoire. — S. A.

1293. — Almanach du département de Sambre et Meuse pour l'an X de la République française (1801-1802). — A Namur, chez J.-F. Stapleaux.

Petit in-42°, de 468 pp. Contenant le nouveau système des poids et mesures mis en rapport avec l'ancien en usage dans la province; le tableau de la population des 103 départements de la France; tout ce qui concerne le gouvernement de la République, l'administration civile, judiciaire, financière, forestière et militaire du département de Sambreet-Meuse. — S. A.

1294. — Discours prononcé dans le Temple de la Loi, à Namur, le premier Vendémiaire an \(23 septembre 1801), par le Citoyen Fallon, secrétaire-général de la préfecture du département de Sambre-et-Meuse, à l'occasion de la fête de l'anniversaire de la fondation delà République Française. Ayez toujours devant les yeux que sans les mœurs les lois sont inutiles.... N'oubliez jamais que ce sont les vertus domestiques qui font les mœurs publiques. Soyez persuadé que la vertu seule peut rendre un état constamment heureux et florissant. Œuvres de Mably, Entretiens de Phocion. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange, N° 644.

In-8°, de 12 pp. Dans la première partie de ce discours, l'orateur fait le tableau des avantages que le gouvernement sorti de la révolution a procurés au peuple français ; dans la seconde il fait voir que ces avantages si frappants seraient sans réalité, si la justice, l'obéissance aux lois, la régularité dos mœurs de tous ne venaient soutenir les efforts de ceux qui les dispensent. — S. A.

1295. — Le Préfet du département de Sambre-et-Meuse, vu le Journal officiel du 25 de ce mois....

In-fol. en plac. Le préfet Pérès annonce que la paix a été conclue entre la République française et la Sublime-Porte, le 47 vendémiaire an X (9 octobre 1801). - S. A.

1296. — Programme de la fête de la Paix qui sera célébrée à Namur, le 18 brumaire, an X de la République française (9 novembre 1801). — A Namur, chez J.-F. Stapleaux.

In-fol. en plac. — S. A.

1297. — Pièces de vers sur la Paix, récitées ou chantées dans le temple de la Loi à Namur, le jour de la fête de la Paix, le 18 brumaire an X de la République (9 novembre 1801). — A Namur, chez J.-F. Stapleaux.

In-8°, de 12 pp. Comprenant : I. Hymne, par le citoyen Rabeuf, vérificateur des domaines; II. Extraits d'une Idylle de J. Racine, sur la Paix; III. Couplets, par le citoyen S. Boubée, auteur de la Fête Villageoise, vaudeville relatif à la Paix, joué, le soir du même jour, par les artistes dramatiques; IV. Ode, par le citoyen Froussard ; V. Chœur, paroles du citoyen Thirion, professeur de Belles-Lettres. — S. A.

1298. — Statistique du département de Sambre-et-Meuse, Rédigée sous les yeux du citoyen Pérès, Préfet, par le citoyen Jardrinet, Membre du Conseil municipal de Namur, et de celui d'Agriculture, du Commerce et des Arts. Publié par ordre du Ministre de l'Intérieur. — A Paris, de l'Imprimerie des Sourds- Muet s..., an X (1801).

In -8°, de 123 pp. Avec deux tableaux, l'un de toutes les recettes et dépenses générales relatives à l'administration publique du département de Sambre-et-Meuse pendant l'an IX; l'autre présentant un état du commerce de ce département en 1790 et en l'an IX.

Chapitre Ier, topographie proprement dite du déparlement; chapitre II, économie rurale; chapitre III, arts et métiers. Sur ces trois points, le rédacteur entre dans une foule de détails intéressants. — S. A.

1299. — Règlement provisionnel de la Société Littéraire, Instituée à Namur, le premier janvier 1780, adopté à

l'assemblée générale de la dite Société, du 24 janvier 1802.

— A Namur, chez F.-J. La fontaine, Imprimeur. S. d.

In-fol., de 8 pp. Signé : P. J. Evrard, Fallon, F.-J. Lecocq, J.-M. Maus, Monseu, N.-J. Remy, secrétaire. — S. A.

1300. — Mémoire présenté au Préfet du département de Sambre-et-Meuse, par le conseil municipal de la commune de Namur. Namur, le 5 pluviôse an X (25 janvier 1802).

— Namur, J.-F. Stapleaux.

In-8°, de 7 pp. Le but de ce mémoire est d'obtenir du préfet et du ministre de l'Intérieur que la bière, boisson journalière de tous les habitants de Namur, ne soit pas assujettie à l'octroi, comme étant de première nécessité. — S. A.

1301. — Lettre pastorale de Monsieur Stevens, vicaire général de Namur, le siège vacant, aux pasteurs et aux fidèles de ce diocèse. — S. I.

In- 12°, de 3 pp. Daté comme suit : Donné en notre retraite, le 9 février 1802.

A la suite de ce court mandement pour le carême de l'an 1802, Stevens rappelle ses avis des années précédentes; il les complète par deux nouveaux : par le premier, il attire l'attention des pasteurs et des fidèles sur la lecture des mauvais journaux qui alors, comme de nos jours, attaquaient les prêtres zélés; par le second, il recommande aux curés d'établir dans leur paroisse {'Association des jeunes filles, approuvée par lui le 24 octobre 1801. — S. A.

A cette occasion fut publiée : Paraphrase de l'Ave Maria pour les filles de l'Association à la sainte jeunesse de la bienheureuse Vierge Marie. Namur, J. Flahuteaux. S. d. In-18°, de 4 pp.

1302. — Réfutation des accusations imputées au Citoyen Balardelle, commissaire du Gouvernement près le tribunal criminel du Département de Sambre-et-Meuse. —Bruxelles, Weissenbruch. An X (1802).

In-4°, de 12 pp. Les huit pages de Pièces justificatives qui accompagnent celte réfutation, ont été imprimées à Namur, chez Ferd.-Jos. Lafontaine.

L'auteur se défend d'avoir attaqué l'armée dans son réquisitoire du 28 ventôse an X (19 mars 4802), contre la nommée Marie-Anne Pierre, condamnée à mort pour assassinat. — S. A.

1303. — Lettre pastorale de Corneille Stevens, vicaire général de Namur, le siège vacant, au Clergé du diocèse. -S.L

In-8°. Dans cette lettre, datée du 2S avril 1802, Slevens exhorte le clergé du diocèse de Namur à se soumctlre avec docilité et humilité au concordat et aux décrets du Saint-Siège. Il lui exprime l'obligation de recevoir Msr Claude-Léopold de Bexon, récemment nommé évêque de Namur.

Il est à remarquer que jamais Stevens ne contesta la légitimité du concordat conclu entre Pie VII et Napoléon, que jamais il n'enseigna qu'on ne pouvait recevoir les évêqucs institués en vertu de cette convention.

1304. — Extrait d'une Lettre récente de M. Stevens, ancien vicaire général de Namur, concernant les pensions ecclésiastiques, accordées par l'arrêté des Consuls, du 3 prairial an X (23 mai 1802). — S. /.

In-8°, de 8 pp. Dans cette lettre Stevens soutient que ni les ecclésiastiques ni les religieux ne peuvent pas recevoir de pension de la part du gouvernement, par la raison que pour faire liquider ces pensions, il faut

produire une déclaration en conformité de l'arrêté du 3 prairial an X. Or cet arrêté exige que le pensionné déclare qu'il est en union avec son évêque conformément à la loi du 18 germinal, laquelle renferme diverses dispositions qui donnent au gouvernement une inspection directe dans les affaires religieuses, et que le pape Pie VII a déclarées incompatibles avec les principes de la religion et de l'Église catholique. Cette lettre est reproduite dans la Suite du Sophisme dévoilé, 2e éd., pp. 100-108. Voy. ci-dessus, n° 4289.

1305. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de M*r Claude- Léopold deBexon, évêque de Namur. — A Namur, chez F.-J. La fontaine, Imprimeur de Monsieur l'Évêque.

Nota. A part la lettre pastorale qui suit, tous les mandements, ordonnances, &c, de M&1' de Bexon portent l'adresse de l'imprimeur Lafonfontaine, comme ci-dessus.

1 . 1er messidor an X, 20 juin 1802. Lettre pastorale de M. i 'Évêque de Namur. A Paris, de l'Imprimerie de Le Clerc, Imprimeur-Libraire de Monsieur l'Archevêque et du Clergé, ...M.DCCC.II.— AnX. In-4°,deltfpp.

Le prélat annonce son arrivée prochaine dans le diocèse. Sa lettre est empreinte des plus beaux sentiments de piété et de zèle pour le salut des âmes. Elle est reproduite dans le Recueil de quelques lois et diverses pièces détachées, p. 104, publié par L.-J. Liban, à Saint-Josseten-Noode, 1802. — S. A. — Sém. de Namur.

2. 1er messidor an X, 20 juin 1802. Extrait d'une lettre de M& de Bexon à ses vicaires généraux, Clément de Clety et JardrinetDucoudray. In-4° en plac. — Le prélat les exhorte à continuer les mesures qu'ils ont prises pour la réunion des partis dans le diocèse. — S. A. — Sém. de Namur.

3. 14 messidor an X, 3 juillet 1802. Lettre des vicaires généraux de Msr de Bexon au clergé et aux fidèles du diocèse. Ils leur annoncent que le prélat a pris possession de l'évêchéde Namur, par procuration, le ^messidor (1er juillet), et qu'il arrivera le 17 messidor suivant. Ils ordonnent, en outre, de se conformer au concordat ainsi qu'à l'induit touchant

la réduction des fêtes, et défendent de célébrer la messe dans d'autres lieux que ceux qui sont destinés à l'exercice du culte. In-fol. en plac. —S. A.

4. 8 thermidor an X, 27 juillet 1802. Ordonnance de Msr de Bexon enjoignant au clergé d'adhérer au concordat, articles organiques compris, par déclaration faite devant le préfet endéans les douze jours ; déclaration dont une copie authentique devra être adressée au secrétariat de l'évêché par les déclarants, sous peine de se constituer en état de désobéissance aux autorités, d'être interdits par le seul fait, de la célébration des divins mystères comme de toutes les fonctions ecclésiastiques, et rendus inhabiles à occuper aucun emploi dans le diocèse. In-8°, de 30 pp. — S. A.

$.11 thermidor an X, 30 juillet 1802. Ordonnance qui prescrit aux fidèles de déclarer aux officiers civils les mariages, les naissances et les décès, et qui enjoint aux ecclésiastiques ou laïcs dépositaires des anciens registres paroissiaux, de les remettre, endéans les vingt jours, aux maires de leur commune respective. In-fol. en plac. — S. A.

6. 1er août 1802. Lettre par laquelle le cardinal Caprara invite l'évêque de Namur à user de toute son influence, à l'effet d'obtenir de ses prêtres l'adhésion au concordat et la déclaration qu'ils veulent vivre dans la communion de leur évêque. ln-8°, de °2 pp. — S. A.

7. 26 thermidor anX, 31 août 1802. Mandement pour ordonner un Te Deum solennel à l'occasion de l'élection à vie du premier consul. In-4°, de 4 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

8. 13 fructidor an X,31 août 1802. Mandement afin d'obtenir les secours nécessaires pour la réparation des églises du diocèse, principalement de l'église cathédrale. In-4°, de 4 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

A ce propos, tant pour recevoir les dons que pour aider à la direction des réparations à effectuer, l'évêque par ordonnance (inédite), en date du 6 fructidor (24 août), avait nommé une commission composée des membres suivants : De Ponty, Decawer, homme de loi, Manderbach, négociant, Maus, membre du comité des hospices, Laloux, juge au tribunal criminel, Delaitre, homme de loi, Dartet, négociant, Mathieu, homme de loi, et Baré de Comogne, négociant. — S. A. — Sém. de Namur.

9. Sans date. Lettre-circulaire aux curés et aux vicaires pour leur défendre de laisser dire la messe dans leur église ou chape! le à personne qui n'ait un titre connu, ou puisse produire une adjonction signée de

l'évêque lui-même. Il est des prêtres, dit le prélat, qui déshonorent le earactère sacerdotal par une vie oisive. Il ordonne, en conséquence, que tous les trois mois, il lui soit fait un rapport confidentiel et détaillé de leur conduite, des fonctions qu'ils remplissent dans les paroisses et de la manière dont ils s'en acquittent, ainsi que de tout ce qui leur est prescrit dans leurs lettres d'adjonction. In-4°, de 4 pp. — S. A.

10. 13 brumaire an XI, 4 novembre 1802. Letlre-circulaireauxcurés et aux vicaires, les invitant à remettre au dépôt de la préfecture, endéans les huit jours, conformément à l'arrêté préfectoral du 29 vendémiaire an XI (21 octobre 1802), les actes de dernières volontés, contrats de mariages, &c, reçus par eux, en vertu des anciennes coutumes. In-8°. — S. A. — Sém. de Namur.

11. 22 brumaire an XI, 13 novembre 1802. Lettre aux ecclésiastiques du diocèse. L'évêque se défend de l'accusation portée contre lui d'être opposé aux lois organiques du concordat. Il dit que le clergé doit considérer comme non avenu le certificat qu'il a eu la condescendance de donner le 15 thermidor précédent, par lequel il déclarait qu'en vertu de son ordonnance du 10 du même mois, il n'avait exigé qu'un acte d'adhésion au concordat et de communion avec les évêques nommés par le premier consul et institués par le pape.

L'évêque ajoute que ceux qui ont fait leur déclaration conformément à cette ordonnance devront, dans l espace de 15 jours, la renouveler avec adhésion aux articles organiques, et que ceux qui après l'avoir faite dans ce dernier sens, se seraient ensuite rétractés, retomberont dans l'interdit et s'abstiendront de toutes les fonctions. In-8°, de 2 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

II. 19 frimairean XI, 10 décembre 1802. Ovdomv<incequ'\ renouvelle la défense de célébrer la messe en d'autres lieux que ceux destinés au culte public. L'évêque prononce ensuite: 1° l'excommunication mineure, à encourir par le fait même, contre les propriétaires ou locataires de maisons qui permettent qu'on dise la messe dans leurs habitations; 2° la peine de suspense et d'interdit, à encourir également ipso facto, par les prêtres qui ont violé ou qui violent la défense ci-dessus ; 3° la même peine contre les curés, les vicaires et même les simples ecclésiastiques, qui ont abandonné ou abandonneront publiquement leurs fonctions sans y être autorisés.

De plus, ces censures étant personnelles, l'évêque déclare, quant aux prêtres, qu'ils en resteront grevés partout, dans quel diocèse qu'ils puissent aller, et qu'ils sont déchus pour l'avenir de la faculté d'occuper aucun emploi ecclésiastique, ni de faire aucunes fonctions sacerdotales, se réservant à lui seul l'absolution des dites censures. In-fol. en plac.

12. 1er nivôse, an XI, 22 décembre 1802. Certificat relâché par M«r de Bexon, par lequel il fait connaître que pour satisfaire le gouververnement en ce qui concerne le concordat de 4801, il suffît que tout prêtre fasse une déclaration pure et simple dans la forme suivante : J'adhère au concordat et suis de ta communion de mon évêque nommé par te premier consut et institué par te Pape. ln-8°, de une page. — S.A.

1306. — Le Préfet du département de Sambre-et-Meuse aux présidents des tribunaux de lrc instance, du tribunal criminel, aux commissaires du gouvernement près de ces tribunaux, aux directeurs du jury, aux substituts magistrats de sûreté près les tribunaux de lre instance et aux juges de paix du département. — S. I. n. d.

In-8°, de 8 pp. — Le but de cette circulaire, datée du 5 messidor an X (24 juin 1802), est : 1° d'empêcher les huissiers près des tribunaux d'excéder dans leurs mémoires les prix fixés par le ministre de la justice dans l'instruction accompagnant cette circulaire; 2° de rappeler aux greffiers des tribunaux d'avoir à s'en tenir désormais aux seuls indemnités que la loi leur accorde pour frais de copie de pièces de procédure, expéditions ou extraits de jugements: 3° de veiller à ce qu'à l'avenir il ne soit plus acquitté sur les fonds destinés aux dépenses variables, des frais de justice qui sont à la charge des administrations publiques. — S.A.

1307. — Programme de la fête qui aura lieu à Namur, cheflieu du département de Sambre-et-Meuse, le 25 Messidor

an X (14 juillet 1802). — A Namur, de l'Imprimerie J.-F. Stapleaux.

In-fol. piano, en plac. — S. A.

1308. — Discours Prononcé le 25 messidor an 10 (14 juillet 1802) sur la grande place, à Namur, en présence des autorités civiles et militaires, et de la garnison sous les armes, Par Emmanuel Pérès, Préfet du département de Sambre et Meuse, A l'occasion de la remise du guidon pour la compagnie de gendarmerie du même département, qu'il était chargé par le gouvernement de faire à l'officier supérieur de cette arme, résidant à Namur. — A Namur, de l'Imprimerie J.-F. Stapleaux.

In-8°, de 3 pp. Ce discours est suivi de la Réponse du Capitaine Marotte. — S. A.

1309. — A Namur, le 4 thermidor an X (23 juillet 1802). Le Préfet du département de Sambre et Meuse. Vu le nouveau tarif des droits de l'octroi à percevoir dans la commune de Namur, proposé par le conseil municipal de cette commune, .... — Namur, J.-F. Stapleaux.

In-8°, de 40 pp. Tarif et règlement pour la perception de l'octroi à Namur, approuvé par Chaptal, ministre de l'Intérieur, en date du 8 fructidor an X, et rendu exécutoire par arrêté du préfet Pérès, du 12 du même mois. — S. A.

1310. — École centrale du département de Sambre et Meuse. — Procès-verbal De la distribution des Prix aux élèves de

l'École centrale, et des primes d'encouragement aux Élèves du cours d'accouchement, faite le 29 Thermidor mi X (11 août 1802) par le Citoyen Pérès, Préfet du département de Sambre et Meuse. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur de la préfecture, Marché de l'Ange, N° 644.

In-8", de 27 pp. La cérémonie fut ouverte par un discours du professeur Thirion (pp. 4-12); vint ensuite la distribution des prix aux élèves couronnés (pp. 13-20), laquelle fut terminée par un discours du préfet Pérès (pp. 21-27). - S. A.

1 311. — Département de Sambre et Meuse. Arrondissement communal de Namur. Liste des cent plus imposés de la commune de Namur, dressée conformément aux articles 77 et 78 du Règlement des Consuls du 19 Fructidor an 10 (6 septembre 1802). — S. I.

In-fol., deSff. - S. A.

1312. — Lettre mortuaire de Marie-Thérèse Durieux, veuve de François-Joseph Hebran, décédée à Namur, le 29 septembre 1802, âgé de 76 ans. — S. /.

In-fol. piano, en plac. — S. A.

1313. — Éclaircissement touchant la Dévotion au Sacré-Cœur de Jésus-Christ, Avec quelques Prières pour honorer ce Sacré-Cœur. Nouvelle Édition corrigée et augmentée d'une instruction sur cette dévotion, d'une Litanie et d'une Amende honorable au Sacré-Cœur de Marie; avec les Indulgences accordées à cette confrérie, etc. — De

t Imprimerie de J. Flahuteaux, rue de la Croix, à Namur. 1802.

In-12°, de 60 pp. L'approbation, datée de Mons, 28 juillet 1755, est signée P.-J. Dumont, censeur des livres. Cinq cantiques terminent ce volume (pp. 47-60). — S. A.

1314. — Bagatelles sentimentales, par Goswin de Stassart, membre de la Société de littérature de Bruxelles.' — Bruxelles, Adolphe Stapleaux, an X (1802).

In 18°, de 93 pp. Orné d'une gravure. « Si on excepte, dit l'auteur, un bien petit nombre de pièces nouvelles, les opuscules qui composent le recueil ont déjà paru, il y a près de deux ans, sous le litre de Bagatelles littéraires. » Parmi les pièces nouvelles, se trouve un Prologue récité ;i l'ouverture d'un théâtre de société à Namur, le 27 mars 1800. Voy. ci-dessus, n° 1273.

Les Bagatelles sentimentales ont été traduites en italien par F.-L. Bianchi, auteur de la tragédie Ogier le Danois. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1315. — Abrégé de la Vie et des Miracles de S1 Hubert, Patron des Ardennes. — Namur, Imprimerie de J. Flahuteaux, rue de la Croix. 1802.

In-12°. Cette vie est une réimpression de celle qui fut publiée en 1704 à Rouen, chez Besongne, in-12°. — U. L.

1316. — Sophisme dévoilé ou recueil de différentes lettres propres à faire ouvrir les yeux aux ecclésiastiques qui se sont conformés à l'arrêté du préfet du département de Sambre et Meuse du 24 messidor an X (13 juillet 1802). — S. L

ln-8°, de 95 pp. — S. A.- U. L.

Le même ouvrage, seconde édition augmentée de l'arrêté du préfet, de l'ordonnance de l'évêque de Namur et d'autres pièces importantes.

Cet ouvrage est de Corneille Stevens, vicaire général de Namur. Voici

ce qui y donna lieu.

Le concordat entre Pie VII et Napoléon pour le rétablissement de la religion en France était à peine ratifié à Rome (15 août 4801), que le gouvernement français y ajouta de lui-même et sans le consentement du pape, 77 articles organiques, ainsi appelés parce que le pouvoir civil les destinait à organiser le concordat. Le concordat uni à ces articles fut publié en France, le 8 avril 1802, et désigné sous le nom de Loi du 18 germinal an X. Le but de cette loi était de soumettre la religion

au pouvoir civil.

Elle portait, entre autres, les articles suivants : « Aucune bulle, nul bref, rescrit ou mandat, nulle provision ou autre permission, émanées du Saint-Siège, quel qu'en soit le contenu, et quand ils ne concerneraient que des cas particuliers, ne pourront être admis, publiés, mis en exécution sans l'autorisation du gouvernement. Les professeurs des séminaires enseigneront les quatre articles de la déclaration du clergé de France; les évêques en enverront l'engagement au conseiller d'État chargé du culte. Les vicaires-généraux continueront l'exercice de leurs fonctions après la mort de l'évêque, jusqu'à l'installation du successeur. Les curés ne donneront la bénédiction nuptiale qu'à ceux qui auront prouvé que le mariage a été célébré devant l'autorité civile, etc. » Les articles organiques anéantissaient de plus les corporations religieuses, interdisaient au clergé comme corps, de posséder des propriétés ou des fondations, etc.

Comme le pape n'avait pas eu connaissance des articles organiques et que, dans leur ensemble, ils sont subversifs des droits de l'Église, Pie VII les désapprouva solennellement, dans le consistoire du 24 mai 1802, et demanda qu'ils fussent modifiés en ce qu'ils avaient de contraire à la constilution de l'Église.

Malgré les réclamations du pape et de son légat, le gouvernement fit de continuels efforts pour que le clergé adoptât ces articles. Dans cette vue, il avait résolu d'exclure de toute dignité ecclésiastique tout prêtre

qui refuserait d'y adhérer; en conséquence, les préfels exigeaient des prêlres qui se présentaient, pour exercer le saint ministère un acte d'adhésion au concordat, interprété, expliqué dans le sens du gouvernement. Lamy, Notice sur la vie et tes écrits de Corneille Stevens, p. 11. Extrait de la Revue catholique de Louvain, année 4857, pp. 267, 345, 391. 459.

Outre l'écrit ci-dessus de Corneille Stevens, se rapportent à cette affaire les suivants :

1. Extrait d'une lettre récente de M. Stevens, ancien Vicairegénéral de Namur, concernant les Pensions ecclésiastiques, accordées par l'arrêté des consuls, du 3 prairial, an X. S. 1. 1802. ln-8°, de 8 pp.

Pour pouvoir jouir de leur pension, les prêtres et les religieux devaient, en vertu de l'arrêté du 3 prairial an X (23 mai 1802), justifier par un certificat qu'ils étaient réunis à leur évêque conformément à la loi du 18 germinal an X.

« Par ce certificat, dit Stevens, on certifie deux choses : 1° la réunion avec son évêque; 2° le mode de cette réunion, par les mots conformément à la loi du 18 germinal an X. La première de ces deux choses, la réunion avec son évêque, est conforme à la règle; la seconde, le mode de celte réunion, implique approbation de cette loi; car pour être fidèle à ce mode qu'on doit certifier, il faut reconnaître en l'évêque tout pouvoir qui lui est attribué par cette loi; il faut l'écouter avec docilité quand il prêche la doctrine de cette loi: il faut lui obéir lorsqu'il commande les choses contenues dans cette loi; et s'il venait à prêcher ou à commander contre cette loi, on ne pourrait être ni docile ni obéissant; et encore il faut rester dans sa réunion avec l'évêque et communiquer avec lui in sacris aussi longtemps que cette loi le demande.... Or, par une telle profession on se rend évidemment fauteur et approbateur de l'erreur et de l'injustice contenues dans la loi précitée du 18 germinal. Je pourrais descendre dans le détail des articles injustes et erronés de cette loi, mais ceci demanderait une fort longue lettre, etc. »

2. Arrêté de Pérès, préfet du département de Sambre et Meuse, en date du 24 messidor, an X(13 juillet 1802) (Namur, J.-F. Stapleaux), qui prescrit « à tous les ecclésiastiques domiciliés dans le département » de faire avant le 20 thermidor suivant (8 août), par devant le sous- » préfet de leur arrondissement, laj déclaration dont voici le modèle, » joint audit arrêté :

Je soussigné (relater iei la qualité), demeurant dans la commune de..., déclare que f adhère au Concordat, et que je suis de la communion des Évéques nommés par le premier Consul, et institués par le Pape. En foi de quoi, j'ai signé, etc.

Cette déclaration n'avait en soi rien de repréhensible, mais le motif pour lequel elle était exigée, cachait, un piège indiqué dans l'arrêté même : « Voulant, disait le préfet, assurer, autant qu'il est en son » pouvoir, la prompte exécution de la loi du 18 germinal dernier relative » à l'organisation des cultes, et après s'être concerté avec M. l'Évêque » du diocèse de Namur, » il arrête la mesure précitée.

L'article 3 dispose « que les ecclésiastiques qui auront souscrit cette » déclaration pourront provisoirement reprendre leurs fonctions, sous » la condition de n'enfreindre ni d'éluder les dispositions de la dite loi. »

Or, cette loi du 18 germinal est précisément celle qui publiait les articles organiques a la suite du concordat comme ne formant qu'un tout.

3. Lettre circulaire de Mgr de Bexon, évéque de Namur, datée du 8 thermidor an X (27 juillet 1802), par laquelle le prélat ordonne à tous les ecclésiastiques de son diocèse de souscrire la déclaration proposée dans l'arrêté prémentionné du préfet de Namur, sous la date du 24 messidor.

L'ordonnance épiscopale portait, en cas de désobéissance, 1° la peine d'interdit ipso facto de la célébration des saints mystères et de la suspense des fontions ecclésiastiques; 2° la peine d'inhabileté à occuper aucun emploi dans le diocèse, à encourir par tout prêtre qui, avant le 8 août suivant, n'aurait pas présenté au secrétariat de l'évêché un acte authentique de sa déclaration souscrite à la préfecture; 3° la peine, a défaut de l'accomplissement de cette formalité, d'être reconnu et déclaré en état de désobéissance aux autorités.

En conséquence, les prêtres non-déclarants furent traités comme réfractaires à l'autorité du gouvernement et à celle de l'évêque. Ils se virent exposés à de grandes tribulations. Un nombre considérable de curés furent exilés, d'autres durent fuir et se cacher, d'autres se virent violemment expulsés de leur église et remplacés par des intrus.

La lettre de M&r de Bexon ne produisit donc pas l'effet qu'en attendait son auteur : plus de cent ecclésiastiques refusèrent d'obtempérer au commandement qui leur était fait. Il se forma dès lors contre l'évêque une opposition qui devint chaque jour plus compacte.

En effet, parmi les trois cent trente et un prêtres qui, du 1er thermidor an X (20 juillet 1802) jusqu'au 28 prairial an XI (17 juin 1803), firent leur déclaration, comme il oonste des registres déposés au gouvernement provincial de Namur, un grand nombre se rétractèrent, surtout après que, par sa lettre du 13 novembre 1802, M«r de Bexon eut déclaré lui-même qu'il approuvait les articles organiques. Il en résulta que le chiffre des prêtres non déclarants égalait presque celui des déclarants. L'agitation fut extrême dans le diocèse de Namur : il n'était pas rare de voir dans une même paroisse deux prêtres, l'un déclarant, l'autre non déclarant, qui se partageaient la conduite d'un même troupeau, en se critiquant vivement l'un l'autre. De Hauregard, Notice sur la cathédrale de Namur, p. 130. Voy. dans le Sophisme dévoilé, 2e éd., pp. 12-19 des Remarques sérieuses sur la Lettre que Mr. l'évéque de Namur a adressée à son clergé, le 27 juillet 1802.

4. Acte d'Appel de l'Ordonnance de Mr. VÊvêque de Namur. A Mr. Claude de Bexon, Évêque de Namur, etc., etc.

In-8°. Deux lettres de Stevens, la première en français, signée de lui et de J.-B. Médard, curé de Soye et doyen du district de Gembloux, la seconde en latin; datées, l'une du 3 août 1802, l'autre du 28 août suivant. Elles se trouvent dans le Sophisme dévoilé, 2e éd., pp. 90-95.

Par la première de ces lettres, les signataires supplient Mer de Bexon de révoquer sa circulaire du 27 juillet précédent, avec les peines y portées. Ils déclarent qu'en cas de refus ils prendront leur recours vers l'autorité supérieure, dans le délai canonique prescrit.

Ce délai passé et ne recevant pas de réponse, Stevens écrivit sa seconde lettre à l'évéque pour lui notifier qu'il va en appeler soit au métropolitain, soit au Saint-Siège, soit à tout autre qu'il jugera expédient, et à cet effet il lui demande instamment des lettres dites Apostolos, c'est-à-dire un certificat de pourvoi en appel près du Saint-Siège. — S. A.

5. Lettre écrite à Mr. CEvêque de Namur par S E. Mgr. le Cardinal Caprara, Archevêque de Milan, Légat a latere, à Paris. Namur, J. F. Lafontaine. ïn-8°,*de 2 pp.

Dans cette lettre, datée de Paris, le 1er août 1802, le cardinal Caprara s'exprime ainsi : « Monseigneur, J'ai appris avec beaucoup de peine que » les ecclésiastiques de l'arrondissement de Namur refusent d'adhérer » au Concordat cl de déclarer qu'ils veulent vivre dans la communion

» de leur Évêque.... Le Gouvernement désire que j'éclaire ces Ecclé- » siastiques et que je les engage à se conformer à la déclaration qu'on » exige d'eux. Pour remplir cette tâche, je ne puis m'adresser mieux » qu'à vous, qui, comme Évêque, avez droit à la confiance et à la sou- » mission de vos Diocésains.... Il ne s'agit que d'admettre une convention » sanctionnée par le Souverain Pontife, et de reconnoître pour leur » Évoque celui qui ayant reçu l'institution canonique est leur supérieur » légitime de la communion duquel ils ne peuvent se séparer sans faire » schisme. »

Les efforts de M*r de Bexon, à la suite de cette missive, restèrent infructueux. — S. A.

Dans une lettre adressée à Stevens, sous la date du 28 octobre 1802, il est dit : « L'Évêque permet à tous ceux qui ont la conscience gênée » de retracter et de venir faire la Déclaration chez lui, sans l'interven- » lion de la Préfecture, d'adhérer au Concordat sanctionné par le » Souverain Pontife et le gouvernement françois; et à cette condi- » lion, il promet qu'un chacun des vieux curés restera dans sa Paroisse. »

C'est pour démontrer l'illicéité de cette nouvelle déclaration que Stevens écrivit sa lettre du 2 novembre 4802, analysée un peu plus loin.

6. Lettre pastorale du Vicaire apostolique Stevens aux ecclésiastiques de la partie du département de VOurihe détachée du diocèse de Namur et réunie à celui de Liège. S. 1.

Cette lettre, écrite en latin, est du 14 août 1802.

Dès que M«r de Bexon eut pris, en juillet 1802, possession du diocèse de Namur, Sievens s'abstint de faire aucun acte d'administration dans cette partie de l'ancien diocèse de Namur qui, sous le nom de département de Sambre-et-Meuse, formait le territoire du nouveau diocèse. Il continua encore quelques semaines à administrer l'autre partie de l'ancien diocèse qui était unie, par la bulle de circonscription, au diocèse de Liège, parce que le titulaire nommé à ce siège tarda un peu longtemps à y venir résider.

Dans la lettre ci-dessus, Stevens exhorte les ecclésiastiques à s'armer de courage pour les dangers auxquels ils se verraient peut-être exposés. Il leur rappelle l'obligation de se soumettre en toute humilité et docilité au concordat et aux décrets du Saint-Siège, suite de cette convention. Puis il ajoute qu'il y a une différence essentielle entre le concordat et les articles organiques; que ceux-ci, mauvais de leur nature, ne

peuvent être reçus, d'autant plus que le Souverain Pontife les a condamnés ou réprouvés. « Dans cette lettre, dit Stevens, j'ai prévenu par- » ticulièrement le clergé contre l'ensemble des articles organiques du » concordat, contre tout acte qui en serait approbatif el contre toute » fiction d'avoir fait un tel acte; et finalement je leur ai prêché : « Si » quis, fratres dilectissimi, non valens nos necad supradictam profes- » sionem nec ad ejus fictionem aperte adducere, incipiat per ambages, » per viam duplicem, quae odiosa est Deo, vel per tortuositatem vos » velle delinire, et necessariam vestram firmitatem superare : attendite » quia hœc omnia média, sanctissima nostra Religio improbet; haec » enim piano et simplici procedit passu; et in negotio prassertim sacra - » lissimae suae doctrinaa, aequivocationes, ambiguitates et captiositates » abhorret; et ideo Ariminensis formula tantopere reprobata fuit ab » Ecclesia quia ambigua et captiosa erat, ut eam appellat ven. mémorise » Pius VI in suo brevi de 10 martii 4794 : repellite itaque fortiter quam- » cumque formulam, quae sive propter sua annexa aut connexa, ambigua » et captiosa esset. Scitis quod interrogati, maxime à potestatibus terrse, » oporteat vos apertè et non ambiguë confiteri Christum et doctrinam » sanctam ejus : scitote quoque nullam existere potestatem, quaa adi- » gère vos possit ad formulam qualicumque modo aequivocam, ambi- » guam et captiosam per talem enim formulam fidem doctrinamque » vestras suspectas et aequivocas redderetis,quod scandalosum sit, nemo » est qui non videt. » Stevens, Lettre du 15 juillet 1809, pp. 59, 60.

La lettre pastorale de Stevens se trouve dans le Sophisme dévoilé, pp. 76 et suiv. de la seconde édition. « Elle fut, dit Stevens lui-même, traduite en français par celui qui en a été l'éditeur, ainsi que je le suppose, car pour moi, dans une caverne, je ne puis soigner l'édition de mes écrits. »

7. Lettre de M. Stevens, Ancien Vicaire-Général de Namiir, touchant la Formule de Déclaration, proposée par VÈvêque de ce Diocèse... 2 Novembre 1802. S. 1. In-8°, de 8 pp. non chiff - S. A.

Dans le but d'étouffer un schisme naissant, des prêtres de grand mérite approchèrent le prélat, et obtinrent de lui une attestation écrite constatant que, par sa lettre du 27 juillet 1802, il n'avait entendu prescrire qu'une adhésion pure et simple au concordat, abstraction faite des articles organiques.

Lorsque le préfet Pérès eut eonnaissance de cette déclaration, il en fut vivement irrité. Il dénonça les réfractaires à Fouché, ministre de la police, qui les fit emprisonner, avec ordre de les déporter dans les citadelles de l'État. Il menaça Msr de Bexon de la colère du premier consul, qui ne manquerait pas de voir dans sa déclaration un acte de rébellion.

Intimidé par cette menace, le vénérable vieillard, par une déplorable faiblesse que l'on ne peut attribuer qu'à son grand âge, publia ia pièce suivante, qui lui aliéna la majeure partie de son clergé.

8. Lettre circulaire écrite par M. l'Évêque de Namur, aux ecclésiastiques de son diocèse. Namur, samedi 22 brumaire an XI (13 novembre 1802). « Il m'a été rapporté, disait l'Évoque, qu'on » m'accusait d'être opposé aux lois organiques du concondat; cette » imputation est trop injurieuse à ma soumission à ces loix et à mon » attachement au gouvernement pour que je ne m'empresse pas de la » démentir, comme absolument calomnieuse.... »

Après avoir reproduit son attestation mentionnée ci-dessus, le prélat ajoute : « Comme ceux dont l'adhésion est postérieure à cette déclaration, » sont censés ne l'avoir faite que d'après elle, le gouvernement exige » qu'ils renouvellent leur dite adhésion, ce qu'ils feront dans l'espace » de quinze jours, c'est-à-dire d'ici au 8 frimaire. Ceux qui ont fait des » rétractations retombant, dans l'interdit, s'abstiendront de toutes » fonctions. »

A part quelques ecclésiastiques, plus amis de leur tranquillité qu'attachés à leurs devoirs, l'immense majorité des prêtres se refusa à souscrire à ce qu'exigeait l'évoque de concert avec le gouvernement; il en résulta parmi les fidèles du diocèse de Namur et de quelques diocèses environnants une profonde perturbation.

9. Copie d'une lettre (inédite) de M"r ÏÉvêque d'Orléans à Mvr l'Évêque de Namur Orléans, 20 décembre 1802....

Par cette lettre l'évêque d'Orléans confirme à son collègue de Namur ce qu'il lui avait mandé d'abord « qu'étant à Paris, M. Portalis a écrit, en sa présence, au préfet de Namur, pour lui prescrire de n'exiger autre chose des prêtres de ce diocèse que l'adhésion pure et simple ai concordai, et de regarder comme bonne et valable toute adhésion de ce genre faite jusqu'à ce jour, si elle n'a pas été suivie d'une protestation

conlre les articles organiques ; que s'il y a une protestation de ce genre, il faut que les prêtres la retirent... : que le nonce a blâmé ces protestations, et que, selon lui, on ne devait ni cesser le culte ni la communication in divinis avec ceux qui ont adhéré aux articles organiques. « J'en ai parlé moi-même, ajoute l'évêquc d'Orléans, au premier consul » qui m'a paru goûter pleinement les moyens que j'indique. »

10. Certificat souscrit par M. ÏÉvêque de Namur.... Namur le 1er nivôse an X (22 décembre 1802). Namur, J.-F. Lafontaine, Petit in-8°, de I f.

Dans cette pièce, M«r de Bexon dit qu'il a consulté le gouvernemeni, « que tout prêtre qui fera la déclaration pure et simple dans la forme » suivante, satisfait pleinement le gouvernement, et est en règle :

» J'adhère au concordat et suis de la communion de mon Évêque » nommé par te 1er consul, et institué par le Pape.

» En conséquence, tout prêtre qui n'a pas fait la déclaration exigée, » ou dont celle qu'il aura faite, est regardée comme non avenue, devra » la faire selon la formule ci-dessus. » De Hauregàrd. Notice sur la Cathédrale de Namur, pp. 131, 132.

11. Suite du Sophisme dévoilé. Lettres du 8 décembre 1802, du 9 janvier et du 7 mars 1803. S. 1. n. d. In-12n, de 134 pp. — S. A.

Cet opuscule de Corneille Stevens est dirigé contre les adhérents aux articles organiques du concordat de 1801 dans les diocèses de Tournai, Gand et Malines, et particulièrement contre le chanoine Duvivier, vicaire général de Tournai, qui, jugeant licite la formule d'adhésion au concordat demandée par M&r Hirn, son évêque, écrivit pour défendre son opinion l'ouvrage qui suit.

12. Préservatif contre la Suite du Sophisme dévoilé, par un prêtre du diocèse de Tournay. Mons, chez Monjot, an XI (I803). ln-8°, de 71 pp. Stevens répondit à l'auteur de cet opuscule, son ancien ami, le chanoine Duvivier, par sa lettre ci-après, datée du 20 septembre 1803. — Bibl. des PP. Récollets, à Salzinnes.

La déclaration exigée dans le diocèse de Tournai était celle-ci : Le soussigné a rempli la formalité exigée par la loi du 18 germinal an X, en déclarant qu'il adhère au concordat.

13. Lettre ultérieure de Mr Corneille Stevens touchant la déclaration demandée par M<>r l'Archevêque de Malines. S. I. ln-12°, de 25 pp.

Dans cet écrit, dalédn 18 avril 1803. discutant deux lettres du cardinal C;ipr:ira, dont l'une adressée au P. Vanhoorde, récollet, la seconde à un au Ire récollet et à un prêtre de Liège, Stevens établit l'illicéité, vu les circonstances, de la déclaration d'adhésion pure et simple au concordai, exigée à Malines, et de l'attestation à produire pour pouvoir jouir des pensions attribuées par le gouvernement à des prêtres ou à d'anciens religieux.

Stevens improuve cette attestation, parce qu'on y déclarait être réuni à son évêque conformément à la loi du 18 germinal an X.

Quant à la déclaration, Stevens reconnaît que, prise séparément, elle est licite : « II me paraît, dit-il (p. 2), et il m'a toujours paru que la » formule avec la parenthèse explicative et restrictive : J'adhère au » concordat, c'est-à-dire à la convention consistant en 17 articles, » était licite prise isolément. » Dans sa lettre du 20 septembre 1803. il dit : « Adhérer au concordat conformément à son sens véritable et au » sens du S. Siège est une déclaration honnête et licite, mais adhérer au » concordat au sens du gouvernement et au sens de la loi du 18 ger- » minai, est une adhésion très méchante et approbative de l'erreur » (p. 103). » - S. A.

14. Lettre de Corneille Stevens, Contenant des observations sur le rapport de l'entretien qu'eut à Namur avec trois religieux Mgr. le Cardinal Légat, le 15 juillet 1803; et sur l'ouvrage intitulé Préservatif etc., et servant de défense au Sophisme dévoilé et à sa Suite. S. 1. MDCCC1II. In-12°, de 168 pp.

Le fait de la visite du cardinal Caprara à Namur est ainsi rapporté aux Actes capitulaires de la cathédrale de cette ville, pp. 21 et suiv. : « Le 26 messidor, 15 juillet 1803, S. É. le cardinal Caprara, accompagné de MM. Ducci grand-pénitencier et Vadorini son secrétaire, arriva en cette ville, et s'étant rendu à l'Évêché à dix heures du matin, Mer l'Évêquc lui présenta le chapitre de la cathédrale.... MM. Ducci et Vadorini demandèrent d'abord quelle était la déclaration que l'on avait exigée des prêtres du diocèse avant de les admettre au ministère ecclésiastique. Le chapitre soumit à ces prélats le formulaire prescrit au clergé diocésain, dont la teneur était : Je soussigné... déclare que j'adhère au Concordat et que je suis de la communion des Évêques nommés par le premier Consul et institués par le Pape. Celte déclaration fut approuvée par

le grand-pénitencier .... Le même jour, à sept heures du soir, MM. les chanoines titulaires de Chaveau, Demeuse et Boucher, députés du chapitre, furent présentés par Mer de Bexon à son Éminence à l'hôtel d'Harscamps, où elle était descendue, et là il y eut une conférence qui dura une heure, dans laquelle MM. les chanoines exposèrent au cardinal-légat que le préfet Pérès, chef du département civil à Namur, exigeait des prêtres du diocèse l'adhésion au formulaire prémentionné, afin d'assurer, disait-il, l'exécution de la loi du 28 germinal an X ; or, comme celle loi renfermait les articles organiques, il était manifeste qne le préfet prétendait subordonner à ces articles illicites l'acte de soumission du clergé; en conséquence, les députés du chapitre demandèrent s'il était permis de souscrire purement et simplement au Concordat, même avec la clause : Conformément à la loi du 28 germinal an X. Le grand-pénitencier répondit d'un manière affirmative, parce que les termes de l'adhésion étaient uniquement restrictifs au Concordat; si le pouvoir civil, ajoutait-il, y a inséré d'autres articles de son autorité privée, ils ne font pas partie du traité conclu entre les deux puissances, et pour ce qui concerne la clause : Conformément a la loi du 28 germinal an X introduite par le préfet, c'est un acte purement arbitraire qui doit être réputé non écrit.... »

Dans la lettre ci-dessus Stevens prouve à l'évidence : 4° que par le mot Concordat, le gouvernement lui-même n'entend pas seulement la convention conclue entre lui et le Saint-Siège, mais encore les 77 articles organiques y ajoutés à l'insu du pape et réprouvés ensuite solennellement par lui; 2° que de même que celui qui jure doit jurer ad mentem petentis, de même aussi les déclarations exigées de la part des prêtres par le gouvernement doivent être faites d'après le sens qu'il attache aux mois, et nullement ainsi que le déclarant les entend luimême; 3° que, par conséquent, les déclarations dont il s'agit sont illicites, puisqu'elles portent sur des choses que le pape réprouve hautement.

Trois religieux, le P. Solteau, de l'abbaye d'Oignies, le P. J. Buissin, ex-gardien des Récollets, et le P. B. Raulier, récollet, lecteur jubilé en théologie, eurent aussi une conférence avec le cardinal Caprara. Ils prétendirent que, de leur entretien avec le légat, il résultait que Rome avait formellement décidé que la formule d'adhésion prescrite était licite.

Slevens, dans l'écrit ci-dessus, prouve « que les réponses rapportées par les religieux touchant la déclaration de Namur ressemblent entièrement à celles des docteurs qui disputent, et qui, après de nouvelles réflexions ou de nouveaux éclaircissements touchant les fails, viennent à faire des changements dans leurs réponses, et qu'elles sont très éloignées d'avoir les caractères de résolutions décisives du Saint-Siège (pp. 5 et 161). »

La justesse de cette observation ressort de ce fait qu'envoyé en France comme légat, Caprara n'avait pas l'autorité de résoudre ni de décider des questions doctrinales controversées, telles que celles qui sont relalivesaux déclarations de Namur, de Tournai et de Malines, puisque le Saint-Siège s'était spécialement réservé la décision de ces sortes de questions, comme l'indique le bref du pape au cardinal, en date du 4 septembre 1801, rapporté par Stevens, p. 145.

De plus, «j'ai, dit Stevens (pp. 4, 5), un autre rapport (que celui des trois religieux ci -dessus) : deux personnes fort respectables ont été trouver Son Éminence le Légat à Bruxelles, après son retour de Namur, et quant aux questions qu'ils avoient à proposer, Son Éminence les renvoya vers son pénitencier, en leur disant qu'ils pouvoient s'en tenir à lui, comme si elle parloit elle-même; et ce rapport, dont je suis assuré, atteste qu'après les débats, le pénitencier avoit convenu que les déclarans de Namur en suite de l'arrêté du préfet avoient mal fait, et qu'ils étoient tenus de réparer le scandale prudemment. »

Le rapport des trois religieux namurois se lit pp. 152-153 de la lettre de Stevens du 15 juillet 1803, dont le titre est transcrit ci-dessus. — S. A.

15. Question importante. S. 1. n. d. ni nom d'auteur. In-8°, de 16 pp. Cet opuscule, d'après une note qui se lit page 14, a dû être publié en

juillet 1803. Stevens en est, croyons-nous, l'auteur. Il y résoud six questions relatives à la déclaration d'adhésion au concordat et aux articles organiques. — Bibl. de l'auteur.

16. Lettre d'un Namurois à un de ses amis Dans laquelte il l'informe de ce qui s'est passé de plus intéressant pendant le séjour du premier consul à Namur. Hiccineest ille qui urbem, quem senatus? Cic. ad Attic. S. 1. In-8°, de 8 pp.

Cette lettre, datée de Namur, le 14 août 1803, contient le récit suivant (pp. 2-5) sur le séjour de Napoléon en cette ville : « Le lendemain de son arrivée (à Namur), le 5 de ce mois, le Consul

donna audience à toules les Autorités constituées, et au Clergé : celle-ci eut lieu à quatre heures après-dîner, et dura jusqu'à cinq. L'Éveque de Bexon était à la tête de son Chapitre, et d'un Clergé nombreux. Admis dans la salle, le Prélat, assez tremblant, lui adressa un discours qui fut reçu et écouté froidement par le premier Magistral, qui ne lui répondit mot, non plus que Madame Bonaparte, à qui il adressa aussi un compliment. Mais prenant la parole, le Consul lui reprocha les désordres religieux qui avoient déchiré, et déchiroient encore son Diocèse, et lui en demanda les raisons. L'Éveque ne manqua pas de saisir le moment, et cria haro sur Mr. Stevens et les vénérables Curés exilés, assaisonnant ses sages représentations de sarcasmes et d'injures, et chargeant l'innocence du poids de nos malheurs.... Bonaparte interrompit son discours, en lui disant : « Qu'un Évêque devoil parler avec plus de charité; que » s'il avoit travaillé à mériter l'estime et la confiance des Prêtres de son » Diocèse, jamais il n'auroit entendu les plaintes continuelles des » troubles qui agitoient ce Département, devenu un objet de scandale » pour toute la France. Vous êtes donc le seul, pour suivit-il, Mr., qui » n'ayez pas reçu les grâces du Sl-Esprit, pour gouverner votre » Diocèse, grâces que tous les Évêques reçoivent dans leur consé- » cralion? Avez-vous prêché? Avez-vous fait circuler des Lettres pasto- » raies? L'Éveque répondit qu'il avait fait plus que tout cela, qu'il avoit » parcouru tout son Diocèse, etc.

» Bonaparte lui demanda ensuite, « pourquoi il ne s'entouroit pas » d'Ecclésiastiques respectables et éclairés, et ne suivoit pas leurs avis? » Car je sais, dit-il, que vous avez dans votre Diocèse des hommes » savants, plus dignes que vous, Monsieur, de la confiance et de l'estime » du public. Pourquoi, continua- t-il, avez-vous éloigné votre premier » Conseil? Un Évêque incapable, comme vous vous l'êtes, d'administré!' » un Diocèse, doit rassembler autour de lui des personnes éclairées, » et suivre en tout leurs conseils. De tout ce que j'ai fait, ajouta- t-il, » pour le bien de la Religion en France, une seule chose me cause un » repentir, c'est, Monsieur, devous avoir nommé à ÏÉpiscopat. » Il lui demanda ensuite s'il avait vu le Légat? L'Éveque lui répondit qu'il avait été honoré de sa visite. Bonaparte lui demanda encore, s'il connoissoit l'objet d'une démarche si extraordinaire? A quoi l'Évêque répondit qu'il ne le connaissoit nullement. — Eh bien! dit le Consul, vous l'apprendrez dans peu.

k Bonaparte poursuit, et lui demande, où étoit le Doyen de son Chapitre? L'Évêque lui présente son Archidiacre, Mr. Stévart; un Doyen, il n'y en avoit pas.... Qui étoit YArchiprêtre? il n'y en avoit pas.... Qui étoit le Théogal? etc. L'Évêque alors fatigué de la répétition, II n'y en a pas, créa un Théologal sur le champ, et fit avancer Mr. Demeuse, tout surpris de sa promotion subite et inattendue. Le Consul demanda, en souriant, au nouveau promu : « Pourquoi il n'avoit pas tâché de confondre M. Stevens? Mr. Demeuse répondit très humblement, que Mr. Stevens avoit plus d'esprit que lui; que d'autres avoient fait des efforts pour cela, mais n'avoient pas réussi. Bonaparte s'entretint quelques minutes avec ce dernier, et l'Évêque, sur diff'érens de la Religion.

« Le Prélat revint de nouveau à la charge des Curés exilés, avec de nouvelles imputations, toujours plus ou moins outrageantes, malgré le rappel à la charité. 11 demanda cependant une grAce à Bonaparte, celle de les amnistier. » Ce n'est pas à moi, dit le Consul, à les absoudre ; mais je leur pardonne tout, pour autant que leur affaire regarde le Gouvernement. » Se tournant ensuite vers le Clergé, il demanda pour la seconde fois, quelle avoit été l'origine des dissensions qui avoient eu lieu dans leur Diocèse? LeP. Raulier, récollel, prenant la parole, dit qu'on « avoit demandé adhésion au Concordat, et qu'on avoit paru aussi exiger » la même adhésion aux Articles organiques. » Le Consul observa, en termes propres, « Que le Gouvernement bien loin d'avoir jamais demandé » adhésion aux Articles organiques, n'avoit pas même demandé adhé- » sion au Concordat mais seulement le serment repris dans le Con- » cordât. Qu'il seroit aussi inutile de demander adhésion au Con- » cordât que de demander adhésion au Credo. Que tout Catholique » romain devoit être soumis au S* Père, et, par conséquent à un acte » passé entre lui et le Gouvernement, qui subsiste indépendamment de » l'adhésion des Fidèles, et qui ne regardoit proprement que le Pape et » le Gouvernement. » ... Le Consul finit par exhorter l'Évêque à faire tout son possible pour ramener le calme dans son Diocèse, à s'entourer d'hommes intruits, et qui ont la confiance du Clergé et du Peuple, par leur conduite et leurs lumières; il exhorta de même le Clergé à concourir à cette grande œuvre, leur recommandant beaucoup la charité chrétienne. Adressant ensuite son dernier mot à l'Évêque, il lui dit

qu'il avoit aussi une mission divine, rappelant Yomnis potestas à Deo; que s'il ne mettoil fin à ces troubles, il solliciteroit le S1 Père ... qu'à la vérité, le Gouvernement toléroit toutes les religions ; qu'il étoit permis à chacun de se faire Luthérien ou Réformé ; mais qu'il ne souffriroit jamais de schisme dans celle qu'il professoit.

« Ainsi finit l'audience du Clergé, qui se retira très-satisfait de connaître l'intention du Chef du Gouvernement, et qui donna un pas de conduite processionnellement à Monseigneur. »

A quelque temps de là, M&r de Bexon reçut un ordre ou une invitation de se rendre à Paris. 11 paraît, sur les données qu'on a pu recueillir, que le ministre des cultes lui fit entendre que, dans l'état des choses où se trouvait le diocèse de Namur, il convenait qu'il se démît de son évêché. Ce qui est certain, c'est qu'il adressa, le 15 septembre 1803, au Souverain Pontife, sa démission fondée sur son état de vieillesse et d'infirmités et qu'elle fut acceptée par un bref apostolique, en date du 15 octobre suivant, imprimé chez F.-J. Lafontaine, à Namur. In-4°, de un feuillet. De Hauregard, Notice sur la cathédrale de Namur, p. 135. — S.A.

17. Lettre du Conseil épiscopal de Namur au clergé de ce diocèse, l'invitant à venir prêter purement et simplement dans les mains de ÏÉvéque le serment repris à l'article VII du concordat .... Namur, F.-J. Lafontaine.

Cette lettre, datée de Namur, 6 août 1803, a pour objet de faire connaître au clergé l'explication que le premier consul avait lui-même donnée à l'audience de la veille, au sujet des déclarations exigées par l'évêque et le préfet de cette ville.

18. Recueil de diverses pièces concernant l'administration de Mr Ducoudray, Vicaire- Général du diocèse de Namur. S. 1. M.D.CCCIV. In-8°, de 25 pp.

Ce recueil reproduit trois Avertissements au Clergé du Diocèse de Namur, signés Ducoudray, Vie. gén. de Namur, sede vacante, les deux premiers datés du 18 et du 19 brumaire an XII (10 et 11 novembre 1803) et le troisième, du 9 frimaire an Xll (1er décembre 1803); avertissements qui d'abord avaient été imprimés à Namur, chez F.-J. Lafontaine, in-4°.

La teneur de ces avertissements est celle-ci : « Nous Vicaire-Général, administrant le Diocèse de Namur pendant la vacance du Siège, invitons à s'adresser à nous, sous un bref délai, par écrit, ou personnellement,

tous les Prêtres du Diocèse, que les circonstances auroient éloignés du saint Ministère, & qui sont disposés à prêter entre nos mains ou celles des personnes que nous déléguerons a cet effet, purement & simplement, selon sa teneur, le sermcnl repris dans le Concordat : afin que nous puissions relever de l'interdit ceux contre lesquels il auroit été prononcé, & que, quant à ceux contre qui le gouvernement auroit pris des mesures de sévérité, nous puissions solliciter efficacement en leur faveur. »

Le même recueil reproduit aussi : 1° la copie de deux lettres de Corneille Stcvens écrites, la première a un ami, en date du 47 novembre 1803, la seconde adressée a M. Ducoudray et dalée du 40 décembre suivant, contenant Tune et l'autre une critique détaillée des Avertissements précités; 2° la réponse de M. Ducoudray, imprimée d'abord à Namur, chez F.-.I. Lafontaine, in-4°, de A pp., et portant la dale du 13 décembre 4803 (21 frimaire an XII). — S. A. — Sém. de Namur.

Dans sa lettre du 47 novembre, Stevens soutient que les non-déclarants, particulièrement visés dans le premier Avertissement, doivent se refuser de prêter entre les mains de l'administrateur ou de son délégué le serment dont il s'agit, pour deux raisons : 4° parce que ni le concordat ni quelque autre disposition canonique n'obligent à prêter pareil serment; que, par conséquent, on n'est pas en droit de l'exiger; 2° parce que prêter ce serment serait s'avouer coupable et rebelle pour n'avoir pas déféré à la déclaration du 27 juillet; de plus, exprimer de ce chef son repentir, ce serait scandaliser les fidèles et affermir les déclarants dans leur acte qui a toujours été considéré comme un acte fauteur de l'erreur.

La seconde lettre de Stevens est plus explicite encore. Il voit dans le troisième Avertissement de Ducoudray, une menace de recours à la force publique à l'adresse des non-déclarants, prêtres vertueux et respectables. Cette manière de procéder, il la réprouve comme arbitraire et opposée à l'Évangile et aux saints canons. S'adressant directement à l'administrateur, il lui dit : « Avant d'en venir à des menaces quelconques, » n'auriez-vous pas dû commencer par examiner et rechercher la justice » et la vérité, et voir ce qu'importe l'invitation que vous faites dans » vos trois Avertissements*! Je vous dirai. Monsieur, que cette invi- » talion importe que, pour y déférer, il faut se rendre approbateur de la

» déclaration requise par l'Arrêté du 24- Messidor et par l'Ordonnance » du 27 juillet 1802, et se montrer repentant de ne pas l'avoir faite.

» ... Vous deviez donc examiner et rechercher : 1° si la justice et la » vérité permettent de se rendre approbateur de la prédite déclaration, » et repentant de ne pas l'avoir prêtée; et 2° si l'obéissance commande » de la prêter.... Mais je vous prie de considérer qu'il n'était ni au pou- » voir du Préfet, ni à celui de l'Évêque, d'exiger des pasteurs cetle » déclaration, comme préalable à l'exercice des fonctions sacrées ; ainsi » vous pouvez déjà vous persuader que vos menaces n'ont d'autre » fondement que l'arbitraire (pp. 14, 15). »

A ces deux lettres Ducoudray répondit qu'il n'avait jamais prétendu menacer personne; que par l'article Vil du concordat, les ecclésiastiques du second ordre sont tenus de prêter serment entre les mains des autorités civiles, mais que, par suite d'arrangements particuliers, il suffit de le prêter entre les mains de l'autorité ecclésiastique; qu'au sujet de ce serment, toutes les difficultés sont levées depuis l'explication publiquement donnée par Napoléon lui-même; qu'il ne s'agit plus que d'un simple serment de fidélité au gouvernement; que, du reste, quinze jours après l'explication du premier consul, plus de 700 prêtres l'ont prêté, et que dans le diocèse il n'y a plus qu'une vingtaine de prêtres qui s'y soient refusés. — L'auteur du Recueil des différentes pièces concernant les déclarations exigées sous Namur, p. 28 (note), conteste ce chiffre : il affirme qu'à cette époque le nombre de non-déclaranls dépassait le cent, y compris ceux qui, après avoir retracté leur déclaration, ont continué de cesser leurs fonctions.

19. Lettre de Corneille Stevens, servant de Suite ultérieure au Sophisme dévoilé. S. 1. In-12°, de 76 pp.

Cette lettre, datée du 20 juin 1804, quoique postérieure au 17 juillet suivant, contient une critique serrée 1° du serment exigé par le gouvernement français de la part des membres de la Légion d'honneur; 2° du serment que Napoléon prêta lui-même lors de la publication du sénatus-consultc du 18 mai 1804; 8° des mandements publiés par les evêques belges à l'occasion de ce sénatus-consultc, qui conférait au premier consul le litre d'empereur et établissait dans sa famille l'hérédité impériale.

Stevens s'élève fortement contre les évêques qui acceptent de faire

partie de la Légien d'honneur, et qu'il appelle légionnaires. En effet pour recevoir la décoration, il fallait prêter le serment par lequel on se evouait à la défense des lois de la république. Cette clause .nqu.etaa Stevens « Parmi ces lois, disait-il, il y en a de mauvaises : les différentes constitutions condamnées autrefois y sont évidemment comprise*, c. les articles organiques n'en sont pas exceptés. Prêter un sermen par ,cquel on se dévoue à la défense de ces articles est un véntab c sacrilège. Les évêques ne peuvent en aucune manière s'agréger a la Légion d'honneur. » Telle est la thèse que Stevens s'efforce de prouver dans la lettre ci-dessus. — S. A.

20 Recueil des différentes pièces concernant les déclarations exigées sous Namur. S. 1. n. d. ln-42-, de 36 pp. - Ce recueil public en 4814 n'est pas seulement l'histoire de ce qui s'est passe dans le diocèse de Namur au sujet de l'adhésion au concordat, mais la justification de l'opposition consciencieuse qu'un certain nombre de prêtres firent, non pas au concordat, mais aux articles organiques y ajoutes par

^T°Dée~iamion. Charles- François-Joseph Par la Providence Divine et l'Autorité du Saint-Siège Apostotigue Evêque de Namur. Namur, Chez F.-J. Lafontaine.... In-8", de 3 pp.

Cette déclaration, datée du 24 février 4814, est la réponse à une lettre de soumission présentée, le 3 février 1814, à l'évêque de Namur, par sept prêtres de ce diocèse, qui avaient été frappés de censure, les uns en vertu de l'ordonnance de M* de Bexon, du 27 juillet 4802, pour avoir refusé la déclaration d'adhésion aux articles organiques du concordat; les autres, en vertu de la lettre-circulaire de M* Pisani, du 26 octobre 4804 pour avoir continué à régir leur cure malgré la révocation de leurs pouvoirs, n'ayant pas voulu reconnaître pour légitimes les éveques nommés à la suite du concordat.

Par cette réponse, l'évêque Pisani déclare :

4« Qu'il n'a jamais entendu maintenir l'ordonnance de son prédécesseur, en date du 27 juillet 4802, ni autres actes y relatifs, publics antérieurement à sa prise de possession canonique du siège cpiscopal

de Namur; ,

2» Que néanmoins, par surabondance, il révoque formellement la dite ordonnance, ainsi que celle du 40 décembre 4802; qu'il les considère l'une et l'autre comme non existantes;

3° Que toutes les censures portées par ces ordonnances doivent être aussi réputées non avenues ;

4° Qu'il lève tous les obstacles qui peuvent encore arrêter ceux des prêtres qui ont abandonné l'exercice public de leurs fonctions ;

5° Qu'il est disposé à lever également en faveur de tout prêtre son diocésain, ayant une bonne conduite, et après qu'il l'aura reconnu comme son évêque légitime, la défense portée par les articles 8 et 10 de la circulaire du 26 octobre 1804.

Cette déclaration fut aussitôt acceptée des prêtres pieux et respectables qui s'étaient rangés autour de Slevens, et qui, comme lui, n'avaient jamais contesté la légitimité du concordat, tels que J.-B. Médard, ancien vicaire général, son frère J.-M. Médard, ancien religieux de Malonne, curé de Saint-Loup, puis doyen de Gembloux, Guillaume, ancien doyen du district de Fleurus, nommé plus tard chanoine honoraire et président du grand séminaire de Namur; ils vinrent présenter leur soumission à Mer Pisani et Stevens après eux. Ainsi finit cette malheureuse division qui, pendant douze ans, affligea le diocèse de Namur. — S. A.

Sur les articles organiques voyez Darras, Histoire ecclésiastique, t. XL, pp. 163-495, et sur les troubles causés dans le diocèse de Namur a l'occasion de ces articles, Kersten, Journal historique, t. IV, p. 274, 277 et 321 et suivantes ; voyez aussi Revue catholique de Louvain, t. XV de toute la collection, année 1857, Notice sur la vie et les écrits de Corneille Stevens, par T.-.I. Lamy, pp. 267, 345, 391, 459.

1317. — Almanach du Département de Sambre et Meuse, pour l'an XI de la République, contenant un précis de la statistique du département, les noms des fonctionnaires publics, leurs attributions, leur traitement, etc., etc., et généralement toutes les indications qui peuvent intéresser tous les citoyens de ce département. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur de la Préfecture.

In-16°, de 123 pp. Ce volume contient des indications sur l'administration générale du département de Sambre-et-Meuse, les tribunaux, .'instruction publique, la direction des domaines et de l'enregistrement,

l'administration forestière, la direction des contributions, les ponts et chaussées, la force publique, l'administration diocésaine, les justices de paix, les conseils officieux, les conseils d'agriculture, de commerce cl des arts, l'administration municipale, les monts-de-piété et les hospices civils de la ville de Namur, les notaires publics du département, les maires des communes, les communications publiques, les mesures nouvelles comparées aux anciennes, l'organisation des bureaux de la préfecture, les foires du département, les mercuriales. — S. A.

1318. - Annuaire pour l'an onze de la République française avec la date correspondante de l'ancien calendrier. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur de la préfecture.

ln-fol. en plac. —S. A.

4319. __ Éloge funèbre du général Leclère, prononcé, le 8 pluviôse an XI (28 janvier 1803), dans l'église cathédrale de Namur, Par M Ducoudray, vicaire général. — A Namur, chez J. F. Stapleaux, imprimeur de la préfecture.

1320. La cause de mes Malheurs, ou Quelques éclaircissements préliminaires donnés par Jean-Pierre Trion, percepteur de la commune de Namur, pour les années 8 et 9, accusé de péculat et de concussion, et actuellement détenu en la maison de justice du tribunal criminel du département de Sambre et Meuse, à ses Concitoyens et à ses Juges. -SA.

In-4°, de 24 pp. signé et daté : Namur, le 18 pluviôse an 11 (7 février 4803). Jean-Pierre Trion.

C'est à cause d'un déficit de vingt mille francs trouvé dans sa caisse de percepteur que Trion fut mis en prison. Pour se disculper, il accusa son commis, J.-B. Deshommes, natif de Philippeville, d'être l'auteur de ce déficit, ce qui fit emprisonner celui-ci, à son tour, et l'obligea à publier pour sa défense le mémoire suivant, auquel répliqua Trion par ses Réflexions ci -dessous. — S. A.

1. Jean-Baptiste Deshommes, Aux Habitans de Namur. S. I. ln-4°, de 41 pp., signé : J.-B. Deshommes, et daté de Namur, le 24 pluviôse an XI (13 février 1803). — S. A.

2. Réflexions rapides sur le Mémoire de Deshommes, par Jean- Pierre Trion. S. I. In-4°, de 4 pp., daté de Namur, 27 pluviôse an XI (16 février 1803). — S. A.

1321. — Le Grelot. — (A la lin :) A Namur, chez J.-J. Martin, Imprimeur, sur la Grand'Place, N° 614. An XI (1803).

ln-8°, de 4 pp. Signé : Un Salinier de Bouvignes.

Jadis un Dinantois, dit-on,

A la ligne prit un Saumon,

De taille si prodigieuse,

Qu'il gênait le cours de la Meuse.

Incontinent, on assembla

Les notables de la province,

Et la diète alors décréta

Qu'on en ferait hommage au prince.

Le décret rédigé, scellé, Chacun allait lever le siège, Quand naquit la difficulté De savoir si, frais ou salé, Le Saumon partirait pour Liège.

Il est bon d'observer, qu'avant Le singulier événement Qu'à narrer je me détermine, Dinant n'avait qu'une saline; Ce qui fesait que l'habitant Manquait de sel, assez souvent.

Depuis que chacun y rafine, On n'en pourrait plus dire autant.

Cependant, l'assemblée entière, Sur cet incident délibère :

A l'éloquence on a recours Et chaque membre, à sa manière, D'abondance fait un discours Qui prouve qu'il a fait un cours Dans un estaminet à bierre.

De son côté, le secrétaire Remplit un devoir essentiel; Ainsi que, pour former son miel, On voit l'abeille, dès l'aurore, Des fleurs que zéphir fait éclore Exprimer le suc végétal, De même il prend la quinte-essence De tous les morceaux d'éloquence, Pour faire son procès- verbal.

Enfin, le tems vient de se taire :

L'épuisement de la matière Et des poumons des orateurs, A mis un terme à leurs clameurs.

Le secrétaire alors s'avance Et va, respectueusement, Mettre l'esprit à la séance, Entre les mains du président Qui lui dicte cette ordonnance :

« Considérant que si le sel, » Au moral ainsi qu'au physique, » En ragoût, comme en rhétorique,

» Est d'un mérite très-réel, » Il est d'une haute importance » D'en bien ménager la dépense.

» Vu d'ailleurs que, conséquemment » A ce principe économique, » Les notables dans leur logique » L'ont oublié totalement.

» Nous ordonnons qu'en la rivière » Le Saumon soit remis bientôt » Et pour le repêcher plus tôt » Quand cela sera nécessaire, » Voulons qu'on lui mette un Grelot. »

Ce beau décret fut à la lettre, Dans le jour même, exécuté, Et le poisson en liberté A trouvé bon de disparaître.

Depuis ce temps, de quelqu'endroit Qu'il puisse entendre une sonnette, Incontinent, on aperçoit Le Dinantois se mettre en quête.

De l'eau, parfois, il suit le fil.

Cherchant d'une ardeur sans égale, Et, quand vient le premier d'Avril, Alors la pêche est générale.

Cette boutade a pour auteur Rabocuf. — S. A. — Acad. de Bruxelles. Le Grelot donna naissance à deux autres pièces également en vers :

1. Épître au Père Vicaire en réponse à ses observations sur le Grelot. A Namur, chez J.-J. Martin, sur la Grand'Place, n° 614. An XI. Par l'auteur du Grelot. ln-8°, de 1 pp. — S. A

2. Charade où Von découvre peut-être fauteur du Grelot. Par un Dinantois. S. 1. n. d. (1803). In-8°, de l page. — S. A.

Voici cette charade :

Peste de son premier !

Caché dans mon grenier, Il ne fait que voler.

J'aime son dernier,

Dont mon cuisinier

Sait me régaler !

Que dirai-je de son entier?

Sa fureur de toujours rimer, Fait qu'on ne doit désister, De grandemement le mépriser Qu'il sache pourtant ménager Ceux qu'il devrait tant estimer!

1322. — Manœuvres de parade, à l'usage de l'Infanterie, Par G.-B.... A..., officier spérieur de la quatorzième demi Brigade de ligne. — A Namur, Département de Sambre et Meuse. An XI (1803).

In-8°, de 54 pp. — Dédicace au colonel Moreau commandant la quatorzième demi brigade de Ligne. — Acad. de Bruxelles.

1323. — Bibliothèque pastorale, ou Cours de Littérature champêtre, contenant les chefs-d'œuvre des meilleurs poètes pastoraux, depuis Moyse jusqu'à nos jours. Recueil instructif et amusant, essentiellement utile aux personnes qui veulent jouir de la campagne, et dans lequel on compare la marche de l'art avec celle des progrès de la civilisation et des connaissances humaines.... 0 ubi campi. Virgile. — A Paris, chez Genêts aîné, libraire, rue pavée S. -André, an XI-MDCCCIIL

ln-4u2°, 4 volumes; le premier, de Xll-383 pp. ; le 2e, de 358 pp. ; le 3e, de 360 pp. ; le -4e, de 372 pp.

L'auteur de cette publication est J.-B. Publicola Chaussard, littérateur et poète, né à Paris en 1766, mort en 1823. Il la composa avec la collaboration du baron de Stassart.

Les pièces intéressantes que contient l'ouvrage sont distribuées on quatre parties.

« La première partie présente la peinture des mœurs patriarcales : 1° les poèmes tirés de la Bible, tels que Booz et Ruth, Agar, Joseph; 2° les récits des pasteurs du désert ou des Arabes, avec quelques détails sur leurs mœurs, extraits de Raynal, de quelques-uns de leurs poèmes, de leurs contes et chansons, tirés de la Bibliothèque orientale, avec les imitations de Blanchet, Ducis, &c.

» La seconde partie offre les images d'un nouveau degré de civilisation, c'est-à-dire la peinture des mœurs d'un peuple livré à la fois à l'Agriculture, au Commerce et aux Arts. Elle comprend les Idylles de l'inimitable Théocrite.

» La troisième partie rassemble les imitations les plus saillantes; car il est à remarquer que depuis le naïf Théocrite et l'élégant Virgile jusqu'à Gessner, les auteurs Bucoliques ont tourné continuellement dans le cercle de l'imitation. »

L'auteur divise en quatre périodes l'histoire de la poésie bucolique en France : la première, depuis Guillaume de Lorris jusqu'à Ronsard; la deuxième, depuis Ronsard jusqu'à Racan; la troisième, depuis Racan jusqu'à Fontenelle; la quatrième, depuis Fontenelle jusqu'à Léonard et Berquin de Gembloux.

» La quatrième partie de l'ouvrage est consacrée à Gessner, le premier qui ait imprimé aux compositions pastorales un but moral. » Préface, pp. V-VIIÏ. — Acad. de Bruxelles.

1324. — Liste des Jurés ordinaires, Dressée par le Préfet du département de Sambre et Meuse, pour le trimestre de Messidor an XI, en conformité de l'art. II de la loi du 6 Germinal an VIII. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur de la Préfecture. S. d.

ln-8°, de 7 pp. — S. A.

1325. — Régulus aux Romains, discours qui a remporté le prix d'éloquence aux exercices publics de l'université de jurisprudence de Paris l'an XI. — Paris, 1803.

In-8°. Le baron de Stassart, l'auteur de ee discours, après avoir terminé ses humanités au collège de Namur, se lit inscrire, en 1804, aux cours publics de l'université de jurisprudence de Paris. Pendant son séjour dans cette ville, le jeune de Stassart, devinant bien qu'il devait être appelé à participer à de grands événements, se livra avec ardeur au travail. 11 mit si bien à profit ses rares talents, qu'en 4803 il remporta le prix de procédure criminelle, de plaidoierieet d'éloquence. Régulus aux Romains est inséré dans les Œuvres complètes du célèbre académicien, pp. 4053-4054.

1326. — Géographie élémentaire. — Paris, 1803.

2 vol. Cet ouvrage anonyme a pour auteur le baron de Stassart, d'après l'un de ses biographes, le chevalier Pascal-Lacroix.

1327. . Propositions et Observations sur le Cancer, ou Carcinome de la mamelle. Soumises à l'École de Médecine de Paris, le huit Fructidor an XI de la République (26 août 1803), par P. Darrigade, de Namur, département de Sambre et Meuse, élève de l'ancienne École-Pratique de Chirurgie de Paris, et Chirurgien de première Classe. -— Paris, an XI-1803. (A la fin :) Imprimerie de Demonville et sœurs.

ln-4°, de 40 pp. — Bibl. de la famille Darrigade.

1328. — Du 24 Vendémiaire mX\\(16 octobre 1803). Séance du Conseil Municipal de la Commune d'Andenne, présens les Citoyens Degotte, Président, Malevé, Massart, Hock, Wouters, Steenbach, Moncheur et Camus, Conseillers. — A Namur, de l'Imprimerie de J. Flahuteaux, rue de la Croix.

ln-4°, de 44 pp. Délibération du conseil municipal d'Andenne, du

17 octobre 4803, par laquelle il propose l'établissement dans cette commune d'un octroi municipal et de bienfaisance, dans le but particulier de subvenir aux dépenses du culte. Cette délibération est accompagnée d'un tarif, dressé par le conseil, d'après lequel l'octroi sera perçu, et suivie d'un arrêté du préfet du département de Sambre-et-Meuse, du 9 nivôse an XII, contenant diverses dispositions réglementaires relatives au môme objet. — S. A. — A. E.

1329. — Annuaire de Statistique du département de Sambre et Meuse pour Tan XII de la République, rédigé par ordre du Préfet, En conformité d'une circulaire du Ministre de l'Intérieur, sous la date du 20 nivôse an XL — A Namur, Chez J.-J. Martin, Imprimeur de la Gazette de Sambre et Meuse, an XII (1803).

In-12°, de 200 pp. Contenant ce qui a trait aux articles suivants, relatifs au département de Sambre-et-Meusc : Topographie, météorologie, règne minéral, règne végétal, règne animal, population, administration religieuse (comprenant l'organisation du diocèse avec les changements survenus jusqu'au premier vendémiaire), administration judiciaire, administration civile, administration financière, administration militaire, secours publics, agriculture, manufactures, usines, travaux publics, commerce, instruction publique, beauxarts, &c. — S. A.

1330. Gazette de Sambre et Meuse. — De l'Imprimerie de J.-J. Martin, sur la Grand'Place, N° 614, à Namur.

In-4°, deux années : la première, du 2 messidor an XI (21 juin 1803) au cinquième jour complémentaire an XI (22 septembre 1803), 41 numéros, 180 pp.; la seconde, du 3 vendémiaire an XII (24 septembre 1803) au 21 frimaire an XII (13 décembre 1803), format un peu agrandi, 35 numéros, 134 pp.

Chaque numéro est de quatre pages, dont deux sont d'ordinaire con-

sacrées a des nouvelles sur Namur ou le département, à la publication des avis ou arrêtés de la préfecture.

Les numéros 20, 21 et 22 de la première année contiennent la relation détaillée de la visite de Napoléon, premier consul, à Namur, le 4 et le 5 août 4803, et les discours qui turent prononcés à cette occasion. Ces discours sont en grande partie reproduits dans un article intitulé : Séjour de Bonaparte à Namur, t. IX, pp. 177-187 des Annales de ta Société archéologique de Namur. —S.A.

1331. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Mgr Glaude-Léopold de Bexon, évêque de Namur. — A Namur, chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur de Monsieur /' Évêque. (An Xl-1803).

1. 28 prairial an XI, 17 juin 1803. Mandement de Monsieur V Évêque de Namur pour ordonner des prières publiques, au sujet de la guerre avec les Anglais; suivi d'une lettre du premier consul ayant trait au même sujet. ln-4°, de 4 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

2. 29 prairial an XI, 18 juin 1803. Ordonnance concernant la célébration des fêtes supprimées par le concordat de 4801. !Pr de Bexon déclare suspens, ipso facto, de toutes ses fonctions ministérielles cl sacerdotales tout prêtre qui annoncera aux tidèles d'autres fêtes que celles qui sont marquées au directoire, ou qui les annoncera sous d'autres dénominations ou en d'autres termes que ceux par lesquels elles y sont désignées.

L'évêque déclare, en outre, que les églises dans lesquelles il sera, dans la suite, célébré une solennité autre que celles qui figurent au directoire, ou chanté les jours de fêtes transférées, sous quelque prétexte que ce puisse être, d'autre messe qu'une messe de Requiem le corps présent, seront, par le seul fait, frappées d'un interdit absolu, ainsi que le célébrant et tous les prêtres qui auront assisté au dit office.

Il déclare enfin interdit de toutes ses fonctions sacerdotales tout prêtre qui depuis les PAques de l'année aura fait aucune procession du SS. Sacrement autre que celle prescrite pour la Fête-Dieu, le dimanche après la Trinité. — L'évêque se réserve l'absolution de ces censures. In-8°, de 4 pp. — S. A.

3. 23 messidor an XI, 12 juillet 1803. Lettre-circulaire aux maires et aux conseils généraux des communes du diocèse touchant les maîtres des écoles primaires. In-4°, de un feuillet.

4. 26 messidor an XI, 15 juillet 1803. Ordonnance pour la circonscription des paroisses et succursales du diocèse de Namur.

Celte ordonnance est suivie : 1° d'un règlement en vingt articles, faisant connaître à chacun des membres du clergé les limites des pouvoirs respectifs qui leur sont attribués et une partie des devoirs attachés a leur état; 2° du tableau des cures et succursales nouvellement érigées ou rétablies. In-4°, de 7 pp., tableau non compris. — S. A. — Sém. de Namur.

A l'occasion de cette circonscription nouvelle des paroisses du diocèse fut publié l'opuscule suivant qui reproduit le tableau prémentionne, mais dans un autre format que celui du mandement :

Circonscription générale des Paroisses et succursales du diocèse de Namur, et nomination des Curés et Desservants. A Namur, de l'Imprimerie de J.-J. Martin, sur la Grand'Place, N° 614. In-8°, de 15 pp.

Par les Lettres apostoliques Ecclesia Christi, données à Rome, le 15 août 1801 en exécution du concordat qu'il venait de conclure avec Napoléon Bonaparte, premier consul, le pape Pie VII conféra au cardinal Caprara, son légat à latere en France, l'autorité nécessaire pour supprimer les anciens évêchés et les anciennes cures de France, et pour organiser une nouvelle circonscription des diocèses et des paroisses. C'est en vertu d'une délégation de ce pouvoir que WT de Bexon forma la circonscription dont il est ici question.

« Le travail de la répartition des paroisses, dit M. de Hauregard, ne se fit pas par l'Évêque seul : le préfet y intervint, et il paraît qu'il fut opéré sur une carte géographique, sans que l'on recueillît le moindre renseignement sur l'opportunité de la désignation; car il arriva au moment de l'exécution une foule de réclamations fondées sur les distances que l'on n'avait pas appréciées, et sur d'autres inconvénients qui résultaient de la fixation des lieux.... Aussi devint-il nécessaire de reprendre l'œuvre et dut-on, en 1808, procéder à une nouvelle circonscription. » Notice sur la cathédrale de Namur, pp. 123, 124. — S. A.

5. 22 thermidor an XI, 10 août 1803. Mandement pour la fête de C Assomption. ln-4°, de 4 pp.

6. 7 fructidor an XI, 25 août 1803. Lettre p^.orale au sujet de l'incendie du village de Vencimont. Ce village presqu'entier venait d'être la proie des flammes. Animé d'une ardente charité, révoque ordonne une collège dans toutes les paroisses du diocèse pour venir au secours des victimes de l'incendie. In-4<\ de 3 pp. - S. A. - Sém. de Namur.

7. 21 fructidor an XI, 8 septembre 1803. Décret d'érection de la confrairie de la bonne Mort dans le diocèse de Namur; suivi des règlements et statuts de cette pieuse association, ta-*», de 4 pp. - S. A.

— Sém. de Namur.

A cette occasion fut imprimée à Namur, chez F.-J. Lafontaine, une formule à prononcer dans une assemblée générale, à genoux, au pied de l'autel, un cierge à la main, par ceux qui veulent entrer dans la dite confrérie. ln-12°, de 3 pp.

8. Même jour. Décret de Monsieur l'Évêque de Namur, pour l'établissement d'une Octave des Morts dans son diocèse. In-4°, de 2 pp.

Ce décret est le dernier acte d'autorité que M«' de Bexon posa comme évoque de Namur. Par ses tergiversations au sujet de la déclaration d'adhésion au concordat et aux articles organiques, comme par l'usage trop fréquent qu'il faisait des censures ecclésiastiques, il s'était aliéné le cœur de son clergé et avait perdu sa confiance. 11 dut se retirer.

A en juger d'après ce qui précède, on pourrait croire que M-r de Bexon élait un homme violent. Sa correspondance prouve, au contraire, qu'il était doué d'un cœur sensible et bienveillant. L'affection qu'il conserva à son ancien diocèse, l'estime qu'il eut pour son clergé, le respect qu'il témoigna a son successeur et la joie qu'il éprouvait de ses succès, témoignent de la bonté de son cœur. 11 se montra faible, il est vrai, en présence de la pression odieuse que le préfet Pérès exerça sur lui; mais cette faiblesse, il faut l'attribuer à son grand âge et à l'isolement dans lequel il se tenait de tout bon conseil; et si, dans ses ordonnances, il faisait un trop fréquent usage des censures, ce n'était qu'au sujet d'actes que lui imposait un gouvernement qu'il devait absolument ménager dans L'intérêt même de la religion.

1332. — Mandements, Ordonnances, Lettres-circulaires et Avertissements de M. Ducoudray, administrateur aposto-

liquedudiocèsedeNamur. — A Namur,chezF.-J. La fontaine, Imprimeur de VÉvêché (3 novembre 1803-15 août 1804).

\. 15 brumaire an XII, 7 novembre 1 803 . Circulaire adressée à tous les curés et prêtres du diocèse de Namur. Ducoudray leur annonce que, par suite de la démission de Msr de Bexon en qualité d'évôquc de Namur, il est nommé administrateur du diocèse, par décret du cardinal Caprara, légat a latere, daté de Paris, le 3 novembre 1803. Suit ce décret et le bref, par lequel le pape accepte la démission de M^1' de Bexon. A Namur, chez F.-J. Lafootaine, imprimeur-libraire. ln-4°, de 2 ff. -S.A.

°2. 18 brumaire an XII, 10 novembre 1803. Avertissement au Clergé du diocèse de Namur. Ducoudray invite tous les prêtres, que les circonstances auraient éloignés du ministère, à venir, à bref délai, prêter entre ses mains ou entre celles de personnes qu'il déléguera à cet effet, le serment repris dans le concordat, afin qu'ils puissent être relevés de l'interdit et remis en grâce avec le gouvernement. Jn-4°, de 1 page. —S.A.

3. 29 brumaire an XII, 21 novembre 1803. Second avertissement au Clergé du diocèse de Namur. Même invitation que celle du premier avertissement. Suit une lettre du cardinal Caprara, du 16 novembre, qui applaudit aux mesures prises par l'administrateur pour rétablir la paix et l'union dans le clergé. ln-4°, de 2 pp. — S. A.

4. 6 brumaire, 27 novembre, lisez 6 frimaire an XII, 28 novembre 1803. Mandement de l'Administrateur Apostolique du diocèse de Namur, à l'occasion du Jubilé accordé par Notre Saint Père le Pape Pie VII, en action de grâces du rétablissement de la Religion Catholique, dans toute l'étendue de la République Française. (Namur), imprimerie de J. Flahuteaux, rue de la Croix. ln-4°, de 13 pp. Suivi du décret du cardinal Caprara, du 1er novembre 4803, pour la publication du jubilé, au nom et par l'autorité du pape Pie VII. — S. A. — Sém. de Namur.

A ce décret il faut joindre la lettre du même cardinal, contenant des pouvoirs spéciaux pour les confesseurs en temps de jubilé, et adressée au clergé par Ducoudray, sous le titre : Directiones spéciales pro

confessariis tempore Jubilœi.... Namurci, Apud F.-J. Lafontainc, Typographum Episcopatûs. In-8°, de 42 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

5. 9 frimaire an XII, 1er décembre 1803. Troisième et dernier avertissement au Clergé du diocèse de Namur. L'administrateur rappelle la teneur de ses deux avertissements du 40 et °21 novembre, et fixe comme dernier délai, le jeudi 45 décembre 4803, pour faire par serment acte d'adhésion au concordat; « après lequel terme, » ajoute-t-il, s'il arrivait que quelques-uns se trouvassent exposés par » la suite à de nouvelles mesures de sévérité, ils ne pourraient s'en » prendre qu'à eux-mêmes. » Namur, Lafontaine. ln-4°, de 4 p. — S. A.

6. 16 frimaire an XII, 8 décembre 1803. Avis par lequel l'administrateur Ducoudray fait connaître au clergé et aux fidèles du diocèse que l'ouverture du jubilé, fixée d'abord au quatrième dimanche de l'avent, est reculée jusqu'au temps de carême suivant. ln-4° en plac. — S. A. — Sém. de Namur.

7. 21 frimaire an XII, 13 décembre 1803. Réponse de M. Ducoudray, administrateur apostolique du diocèse de Namur, a la lettre que lui a écrite, le 10 décembre 1803, M. Corneille Stevens, dit Le Maigre, datée de sa caverne. In-4°, de 4 pp. — S. A.

Cette réponse est analysée ci-dessus, p. 54, n° 48.

8. 5 pluviôse an XII, 26 janvier 1804. Directiones pro futura quadragesima anni 1804, m Diœcesi Namurcensi, annuntiandœ dominica quinquagesimœ. In-8°, de 3 pp. — S. A.

9. 5 ventôse an XII, 25 février 1804. Mandement pour ordonner, dans le diocèse de Namur, des prières publiques, en action de grâces, de ce que la nouvelle conspiration contre les jours du premier consul a été heureusement découverte. In-4°, de 6 pp. — S. A.

Dès que Bonaparte eut obtenu le consentement du sénat et du peuple (480u2) qui lui conférait la dignité de consul à vie, il prépara de longue main le rétablissement du pouvoir monarchique. Ce ne fut pas sans obstacle qu'il parvint à réaliser ses espérances. Les anciens Jacobins, qui ne pouvaient lui pardonner ce qu'ils appelaient l'attentat du 48 brumaire, ourdirent contre lui des conspirations, mais ils furent découverts et punis. Les royalistes furent moins facilement contenus. Il y avait trois ans (3 nivôse an IX) que leurs agents avaient essayé de faire périr Bonaparte par l'explosion d'une machine infernale. En l'an XII (180i)

ils organisèrent contre ses jours, à l'étranger et en France, un vaste complot dont Georges Cadoudal, ancien chef de Chouans, fut le principal instrument. Plusieurs chefs de ce complot furent arrêtés, traduits en justice et punis de mort. A. Gabourd, Précis historique des événements contemporains. Paris 4869, p. 103.

40. 5 prairial an XII, 25 mai 1804. Ordonnance pour faire chanter un Te Deum, dans toutes les églises du diocèse de Namur en action de grâces de l'heureux avènement de Napoléon Bonaparte à la dignité impériale. ln-4°, de °2 pp. — S. A.

44. 16 prairial an XII, 5 juin 1804. Mandement pour ordonner dans toutes les églises du diocèse de Namur la publication du Sénatus-Consulte organique du 28 floréal an XII (48 mai 1 804), conférant au premier consul le titre d'empereur, sous le nom de Napoléon Ier, et établissant dans sa famille l'hérédité de la dignité impériale. ln-4°, de 4 pp. — S. A.

Ce mandement est suivi d'une lettre à l'administrateur Ducoudray, par laquelle l'empereur sollicite des prières publiques pour attirer les bénédictions du ciel sur sa personne, en même temps qu'il ordonne la lecture du Sénatus-Consulte prémentionné dans toutes les églises du diocèse.

Dans la Lettre de Corneille Stevens servant de suite ultérieure au Sophisme dévoilé, pp. 44-66, se trouve une critique sévère de l'ordonnance du °25 mai et du mandement du 5 juin ci-dessus.

1333. — Catalogue d'une collection ae livres délaissée par l'abbé J.-N. Paquot, historiographe de S. M. ï. — Liér/e, Vve Loxhay. An XII (1803).

ln-8°, de 140 pp. J.-N. Paquot est mort à Liège, le 8. juin 4803. — U. L.

1334. — Mémoire pour La dame Anne- Françoise- Joséphine T'Serstevens, veuve de Nieolas-Josepli-Ghislain Posson, rentière, domiciliée à Bruxelles, en qualité de tutrice d'Eugénie Posson, sa fille, appelante et défenderesse origi-

naire; Contre Lambert- André- Désiré Philippart, rentier, à Namur, tant à titre VAnne-Cécile-Pliilippine Posson, son épouse, qu'a celui de tuteur de Casimir Possotr, fils unique de Nicolas Posson et de Henriette Posson, domicilié à Grévignies, département de l'Ourle, Jacques-Joseph Chokieu,8 résidant à Liège, comme tuteur des enfants délaissés par Regnard Posson et Eléonore Posson son épouse, Léopold-Servais de' Renette, à titre de Rosalie Posson son épouse, et Ferdinand Posson, ces deux derniers domiciliés a Namur, tous héritiers avec la pupille de l'appelante, de Marguerite-Cécile Quinart, veuve de Jean- François Posson, intimés et demandeurs originaires. — (Bruxelles), De l'Imprimerie d'Emm. Flon, rue de la Putterie. S. d. (1803).

ln-4% de U pp. Signé J. Tarte, jurisconsulte, défenseur, et Zeeh, avoué.

Le sujet du procès auquel a trait ce savant mémoire, est le fief de Wanfcrcéc. Ce tief était mouvant de la cour féodale de Grand-Lcez, village qui dépendait autrefois du duché de P.rabant.

Or d'après la coutume de Brabant, les enfants, à la dissolution du mariage, acquéraient la nue-propriété des biens-fiefs du dernier survivant du père ou de la mère. Ils la transmettaient à leurs enfants et, à défaut d'enfants, à leurs frères et sœurs, et, à défaut de ceux-ci, ces b.cns retournaient au père, aïeul ou bisaïeul, qui autrefois en avait la pleine

propriété.

Le fait qui donna ouverture au procès est celui-ci :

En janvier 1750, vente de la seigneurie de Wanfercée et biens en dépendants, par Nicolas Quinart, Jacques Casselot et consorts, au profit de l'avocat Brouwet, de Mons.

En septembre même année, retrait de ce fief au profit des quatre

enfants Quinart.

En 4752, mariage de Marguerite-Cécile Quinart, l'un des dits enfants, avec Jean-François Posson. Le» époux se marient à Namur, et y établissent leur domicile.

Le 29 juillet 1769, Jeun-François Posson prend possession solennelle du iief de Wanfercée et se donne la qualité de seigneur actuel de cette localité. Il meurt dans le courant de l'année 4780, laissant sa femme et ses enfants.

La femme entre en jouissance de l'usufruit; la propriété du château, ainsi que les deux tiers des biens y annexés, est délivrée, en vertu de l'article 24 de la coutume féodale de Brabant, à l'aîné des enfants de Nicolas-Joseph-Gislain Posson, mari d'Anne T'Serstevens et père d'Eugénie Posson, le tiers restant appartient aux autres enfants.

Mort de la dame Quinart, veuve Posson, en brumaire an V. Son fils aîné lui survit et meurt peu de temps après; il laisse Eugénie, sa fille, enfant unique.

Celle-ci est actionnée, en l'an IX, par les autres enfants et petits-enfants de Jean-François Posson et de Marguerite-Cécile Quinart, en partage de tous les biens délaissés par cette dernière, tant ci-devant fiefs qu'autres, sans distinction de nature.

Deux questions divisent les parties : le ci-devant fief de Wanfercée est-il dans la succession de la dame Quinart, veuve de Jean-François Posson, ou appartient-il a la succession de ce dernier ? Première question. La transmission de la propriété de Wanfercée aux enfants dévolu taires a-t-elle été effective au jour du décès dudit Jean-François Posson, prémourant des conjoints, mort en 4780; et, en conséquence, la loi féodale, alors en vigueur, a-t-elle régi les parties : ou bien cette transmission n'a-t-elle donné qu'une expectative jusqu'au décès de la dame Quinart, survivante, qui a eu lieu en brumaire an V, sous l'empire de la loi du 17 nivôse an II et des lois suppressives de la féodalité? Deuxième question, qui suppose la décision dans le sens du premier membre de l'alternative.

C'est sur ces deux points, l'un de fait, l'autre de droit, que roule toute la contestation.

L'avocat Tarte traite magistralement ces deux questions; son mémoire est d'un profond jurisconsulte. — S. A.

1335. — Annuaire Statistique du Département de Sambre et Meuse pour l'an XII (1803-1804) de la République française, rédigé par ordre du préfet, en conformité d'une circulaire

du ministre de l'Intérieur sous la date du 20 nivôse, an XI. — Namur, J.-J. Martin, imprimeur de la Gazette de Sambre et Meuse, an XII (1803).

In-42°, de 499 pp., contenant des indications sur la topographie, la météorologie, le règne minéral, végétal, animal, la population, l'administration religieuse, judiciaire, civile, financière, militaire, sur les établissements de secours publics, les manufactures, fabriques, usines, les travaux publics, le commerce, l'instruction publique et les beauxarts du département de Sambre-et-Meuse.

Cet ouvrage a été rédigé sous la direction de Pérès de la Garonne, par Prôtot, conseiller de préfecture à Namur. (Note du baron de Stassart.) — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1336. — Département de Sambre et Meuse. Instruction publique. Règlement pour les élèves externes de l'École secondaire communale de Namur, du 25 nivôse an XII (16 janvier 1804). — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange.

In-8°, de 7 pp. —S.A.

1337. — Instructiones pro confessariis in diœcesi Namurcensi, et Décréta synodi diœcesis Namurcensis anni 1629, titulus VIII de Sacramento Baptismi. — Namurci, apud Ferdinandum Josephum Lafontaine, Typ. Episcopatûs.

ln-8°, de 8 pp. Signé Ducoudray, administrateur apostolique, et daté du 1er février 4804. — Sém. de Namur.

Ces instructions ont été rééditées chez le même imprimeur, en 4825, sous le titre : Instructiones pro confessariis in diœcesi Namurcensï immutatis quibusdam adjunctisque novis dispositionïbus. Petit in-8°, de 46 pp. - S. A.

1338. — Les Employés des Bureaux de la Préfecture du Département de Sambre et Meuse à leurs Concitoyens. — A Namur, chez J.-J. Martin, Imprimeur, Grand' Place (1804).

In-8°, de 4 pp. Signé J. Prêtot, Vaquette et autres employés à la préfecture de ce département, avec l'approbation du préfet Pérès. Daté de Namur, le 14 ventôse an XII (1 mars 1804).

Dans une lettre du 25 pluviôse an XII (43 février 1804), adressée à Desmarais, substitut de Balardelle, commissaire du gouvernement près du tribunal criminel de Namur, le président de ce tribunal, Vaugeois, écrivait ce qui suii : « Depuis longtemps la voix publique accuse le » nommé Lemaître, garde forestier, demeurant ordinairement à la » Préfecture, de quantité d'escroqueries.... Cet homme immoral, en » abusant du crédit, réel ou supposé, dont il s'est targué depuis son » arrivée à Namur, paraît avoir extorqué des sommes considérables à » une multitude d'ignorants à qui il a su imprimer de fausses craintes » ou de fausses espérances.

» L'information constatera probablement qu'il a eu des complices, car » tout annonce, d'une part, qu'il a été secondé dans ses manœuvres par » des hommes coupables que l'on ne fait encore qu'entrevoir, et de l'autre, » qu'une tourbe de fripons environne l'administration; les poursuites » que vous allez diriger contre Lemaître, vous les feront découvrir. »

Par une indiscrétion blâmable, cette lettre, qui n'aurait pas dû sortir du greffe, fut livrée par le commissaire Balardelle à la censure des employés de la préfecture, qui se crurent atteints par les expressions du président Vaugeois. De là le libelle ci-dessus, auquel Vaugeois opposa la réponse qui suit, pleine de dignité :

Namur, le 15 Ventôse, an 12 de la République française (6 mars 1804). Le Président du Tribunal Criminel du département de Sambre et Meuse, à ses concitoyens. Namur, J.-F. Lafontaine. ln-8°, de 7 pp. — S. A.

1339. — Liste des Jurés ordinaires, Tant d'accusation que de jugement, formée en exécution de la loi du 6 germinal

an 8 pour le trimestre de germinal an 12. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange.

Cette liste des jurés des quatre arrondissements judiciaires du département de Sambre-et-Meuse, Namur, Dinant, Marche et Saint-Hubert, est datée du 15 ventôse an XII (4 mars 1804), et signée du préfet Pérès. -S.A.

1340. — Examen rapide du rapport fait au conseil municipal de la ville de Namur, le 13 germinal an 12 (3 avril 1804). — A Namur, De l'Imprimerie de J.-J. Martin, sur la Grand'Place.

In-4°, de 4 pp. Diatribe, signée de N.-J. Dewandre, Chirugien Médecin licencié, tendant à prouver que M. Darrigade ne fut jamais reçu ni comme docteur en médecine, ni comme chirurgien et accoucheur; que, par conséquent, il n'est qu'un ignorant et un charlatan, malgré les éloges lui décernés au conseil municipal de Namur. — Bibl. de l'auteur.

Darrigade répondit à la diatribe de Dewandre par la publication in extenso du rapport môme des commissions réunies du conseil municipal de Namur, rapport extrait du registre aux délibéraions de ce collège, en date du 13 germinal an XII, auquel il ajouta une lettre de sa façon, adressée à son détracteur, in-8°, de 4 pp., et imprimée à Namur, chez J.-F. Stapleaux, 1804. — S. A.

1341, — La Religion et la Politique Rappelées à leur centre commun de l'unité constitutive des lois de l'ordre universel. Par N.-J. Duffaure], Président du tribunal civil du deuxième arrondissement du département de Sambre-et-Meuse (Dinant). Ità sublimes istae personne tantâ unanimitate jungantur, ut rex in Romano Pontifice, et Romanus Pontifex inveniatur in rege. — A Namur, De l'Imprimerie de J.-J. Martin, sur la Grand'Place. An XII. — MDCCCIV.

In-8°, de Xll-339 pp. Ce livre est d'un philosophe rationaliste, qui voudrait se faire passer pour un fervent catholique, après avoir longtemps singé l'impiété.

L'auteur a en vue de faire connaître les rapports et les liaisons qui existent ou doivent exister entre la religion et la politique. A ce propos, il disserte sur les diverses formes de gouvernement, aristocratique, démocratique, monarchique, sur le christianisme au point de vue politique, sur les causes de sa prétendue décadence, qu'il attribue n l'entreprise des papes sur l'autorité temporelle et aux prétentions de la cour de Rome par rapport à l'ordre politique et à la religion.

Cet exposé des rapports de l'Église et de l'État n'est qu'un tissu d'erreurs et de fausses maximes.

Pour Dufaure, il n'y a pas deux puissances, il n'en est qu'une : la puissance temporelle (p. 270). Bien loin de reconnaître qu'il existe une puissance spirituelle, en d'autres termes, que l'Église est une société parfaite, ayant en elle tout ce qu'il faut pour se gouverner elle-même et réaliser sa fin, il va jusqu'à dénier aux ecclésiastiques le droit d'examiner les constitutions et les lois des souverains (p. 272).

11 y a plus : « Une loi, dit-il, qui défendrait de disputer sur les » matières de la religion sous peine d'être conduit aux petites-maisons, » serait bonne; elle maintiendrait la paix clans les diverses communions » et dans l'État (p. 322). »

Il affirme, en propres termes, que le droit de propriété n'est fondé que sur la puissance temporelle (p. 268, note); en conséqence, il trouve juste la suppression des maisons religieuses et des confréries par Joseph II (ibid.); juste la spoliation des biens des émigrés et de ceux de l'Église par la République française (p. 276); juste la loi sur le divorce (p. 277), etc.

Pour lui encore la convention conclue le 45 juillet 1801, entre Bonaparte, premier consul, et le pape Pic Vil « est moins un concordat » qu'une reconnaissance des droits de la puissance civile sur le régime » de l'Église (p. 303) » Voy. le n° suiv. — S. A. — B. R. — Acad. de Bruxelles.

1342. — A Quimpercorentin, le 17"'" de la Pleine Lune de l'ère vulgaire 1804. Thomas Dol., Président de certain

Tribunal, A Monsieur Dut'., son Collègue.... — De V Imprimerie de J. J. Martin, sur la Grand'Place, à Namur, N° 614.

In-8°, de 11 pp. Critique, assaisonnée d'une ironie fine et piquante, de l'ouvrage précédent. — S. A.

1343. — Discours prononcé le 14 Fructidor an XII (1er septembre 1804), jour de la distribution des prix à l'École secondaire de la Ville de Namur, Par Emmanuel Pérès, Préfet du département de Sambre-et-Meuse, Membre de la Légion d'honneur. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange.

ln-8°, de 15 pp. Ce discours est suivi d'un autre, commençant à la page 9, prononcé par le même orateur, le 1er germinal an XII (°22 mars 1804), jour de l'ouverture solennelle de l'École secondaire communale de la ville de Namur. — S. A.

1341. — Observations de la Cour de Justice criminelle du département de Sambre et Meuse sur le Projet de code criminel, correctionnel et de police présenté par la Commission nommée parle Gouvernement, rédigées par M.Vaugeois, président de la dite cour. — Imprimé à Namur, chez F.-J. Lafontaine, imprimeur de la Cour de Justice criminelle. — Messidor, an XII.

Grand in-4°, de 49 pp. signé G. Vaugeois, président, J. Laloux, Dubois, et Saint-Hubert, juges, Balardelle, procureur général impérial et Simon, greffier. — S. A.

1345. — Dissertation sur l'Opération césarienne et la section de la symphyse des os pubis, présentée à la Faculté de

Médecine de Paris, par Nicolas-Gabriel-Antoine-Joseph Anciaux, de Giney, pour l'obtention du diplôme de docteur en médecine....

In-4°. Cette thèse dans laquelle l'auteur indique avec précision les deux opérations qui en font l'objet et les cas où la première est praticable, fut remarquée dès son apparition; elle obtint plus tard les honneurs d'une seconde édition.

Elle est imprimée parmi les Thèses de La Faculté de Médecine de Paris, an XII, n° 149.

1346. — Réflexions sur la rupture du plantaire grêle.

Ces Réflexions se trouvent dans le Journal de Médecine de Corvisart, t. II. Nicolas-Gabriel-Antoine-Joseph Anciaux, de Ciney, qui en est l'auteur, est le premier qui considéra la rupture du plantaire grêle comme le déchirement des quelques fibres des jumeaux ou du soléaire.

1347. — Département de Sambre et Meuse. 1er Arrondissement. Commune de Namur. Bureaux de Bienfaisance. — S. L

In-4°, de 8 pp. Daté de Namur, 1er thermidor an XII (20 juillet 1804). L'établissement de bienfaisance de la ville de Namur était alors composé d'un bureau central et de cinq bureaux auxiliaires, un par paroisse. Ce document indique l'état du personnel et l'organisation de chacun de ces bureaux. — S. A.

1848. — Utilité des contrats de mariage ou de la société conjugale dans les pays qui étaient ci-devant régis par la Coutume de Namur. Opuscule dans lequel on traite de la forme des contrats de mariage, et des différents moyens d'assurer au survivant des époux, soit par contrat de mariage, soit pendant le mariage, les avantages qu'il eut recueillis sous

l'empire de la Coutume de Namur, à défaut de ces conventions. Par Mr Ire Fallon, fils. — Namur, chez J.-J. Martin, Imprimeur-Libraire, sur la Grand'Place. An XII, 1804.

ln-12°, de 112 pp. et 1 page d'errata. — S. A. — B. R.

1349. Programme de la tête qui sera célébrée a Namur, chef-lieu du département de Sambre et Meuse, le 11 (rimaire an treize (2 décembre 1804), à l'occasion du sacre et du couronnement de Napoléon, Empereur des Français. — A Namur, chez J.-F. Slapleaux, imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange.

In-fol. piano, en plac. Daté de Namur, 1er frimaire an XIII (28 novembre 1804), et signé De Gaiffier, maire. — S. A.

A ce programme il convient de joindre celui qui fut arrêté pour la môme cérémonie, le 9 frimaire an XIII, par les vicaires généraux Dueoudray et de Clety, révoque du diocèse étant alors à Paris, pour assister au sacre de Napoléon. Namur, F.-J. Lalbntaine. In-4°, de 1 page. — S. A.

1850. — Discours Prononcés à Namur, le 11 frimaire an 13 (2 décembre 1804\ à l'occasion du couronnement de Napoléon empereur des Français. Par M.-J. Prêtot, Conseiller de préfecture, représentant le Préfet, du département de Sambre et Meuse. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange.

ln-8°, de 8 pp. Le second de ces discours, qui occupe les trois dernières pages, s'adresse aux fulurs époux Pierre Sacrez et Marie-AntoineUe Dubois, avant la remise à cette dernière de la dot lui décernée par Napoléon, à l'occasion de son couronnement. — S. A.

1351. — Discours prononcé par le général de brigade Roget, à la fête qui eut lieu à Namur, pour le couronnement de l'Empereur. — S. /. n. d.

In-4° de 3 pp. Sur le eouronnement de Napoléon et de sa femme Joséphine de la Pagerie, par le pape Pie VII, lequel eut lieu en l'église de Notre-Dame à Paris, le 2 décembre 4804, voyez, à l'année 1853, Kinet, Particularités sur le sacre de Napoléon. — S. A.

1352. — Liste des Jurés ordinaires, tant d'accusation que de jugement, formée en exécution de la loi du germinal an 8, pour le deuxième trimestre de Tan 13. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange.

In-8°, de 8 pp. Cette liste, datée du 15 frimaire an XI11 (6 décembre 1804), contient les noms des jurés des quatre arrondissements du département de Sambre et Meuse. — S. A.

1353. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Mgr Pisani de la Gaude. — A Namur, Chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur de M. l'Evêque (1804).

t. 22 messidor an XII, Il juillet 1804. Lettre pastorale au clergé et aux fidèles du diocèse de Namur. Paris, de l'imprimerie d'Adrien Leclère. An X1H804. In-4°, de 30 pp.

Écrite par l'évcquc Pisani au sujet de son arrivée dans le diocèse de Namur, celte lettre contient sur le ministère sacré des considérations très élevées, basées sur des textes choisis de la sainte Écriture et des Pères, parfaitement appropriées aux circonstances graves où se trouvaient alors l'église de France et le diocèse de Namur en particulier. — S. A. — Sém. de Namur.

1 4 brumaire an XIII, 26 octobre 1804. Mandement pour ordonner des prières publiques dans toutes les églises du diocèse de

Namur, au sujet du voyage de Pie VII en France, à l'occasion du sacre de Napoléon. Namur, F.-J. Lafonlainc. In-4°, de 4 pp. — Ce mandement est suivi d'une lettre du cardinal Caprara, datée de Paris, 21 octobre 1804, proposant à l'évêque de Namur d'ordonner les prières qui sont en usage dans les pays catholiques lorsqu'un pape entreprend un lointain voyage, dont l'objet intéresse presque toujours la religion. — S. A.

3. Même jour. Lettre circulaire aux curés du diocèse de Namur, contenant divers avis et règlements sur des points de discipline ecclésiastique. Namur, F.-J. Lafontaine. In-4°, de 4 pp. — S. A. — Scm. de Namur.

4. 17 brumaire an XIII, 8 novembre 1804. Invitation pastorale au sujet du rétablissement de l'autel, du tableau et de la décoration de la chapelle de Tlmmaculée-Conception dans l'église cathédrale. Namur, F.-J. Lafontaine. In-8°, de 4 pp. — S. A.

5. 19 brumaire an XIII, 10 novembre 1804. Mandement pour la publication du règlement concernant les fabriques internes des églises, dans le diocèse de Namur. Namur, F.-J. Lafontaine. In-8°, de 8 pp. Le règlement qui suit, même format, 44 pp. — S. A. — Scm. de Namur.

La révolution française avait dépouillé l'Église de tous ses biens et aboli le culte catholique en France. Ce culte fut rétabli par le concordai conclu entre Napoléon et le pape Pie Vil. Par les articles 12 et 15 de cette convention, le gouvernement français s'engageait à remettre à la disposition des évoques les églises non aliénées nécessaires au culte et à prendre des mesures pour que les catholiques pussent faire des fondations en faveur des églises. L'article 76 de la loi du 18 germinal an X (8 avril 4802) compléta ces mesures par l'établissement des fabriques, qui furent chargées de veiller à l'entretien et à la conservation des temples, ainsi qu'à l'administration des aumônes religieuses destinées à couvrir les frais du culte.

Voulant organiser cette disposition de la loi du 48 germinal, qui n'était elle-même qu'une règle générale, le gouvernement, par décision du 9 floréal an XI (29 avril 1803), engagea les évêques à constituer les fabriques d'églises par des règlements particuliers, qui devaient être soumis à son approbation. C'est ce qui fut fait.

« Le travail était à peine achevé, dit un savant jurisconsulte, lorsque parut l'arrêté du 7 thermidor an XI (°26 juillet 1803), pris à Bruxelles sur les réclamations qui furent présentées au chef du gouvernement par les différentes paroisses de la Belgique. Cet arrêté ordonna que les biens des fabriques non aliénés, ainsi que les renies dont elles jouissaient et dont le transport n'avait pas été fait, seraient rendus à leur destination, et que ces biens seraient administrés dans la forme particulière aux biens communaux, par trois marguilliers nommés par le préfet, sur une double liste présentée par le maire et le curé ou desservant. Le curé ou desservant avait voix consultative. Les marguilliers nommaient un trésorier, qui devait rendre ses comptes en la même forme que ceux des dépenses communales....

« La nomination de ces marguilliers, partout où elle fut jugée nécessaire ou utile, amena l'existence de deux fabriques, ayant des attributions distinctes, les fabriques intérieures, les fabriques extérieures.

« Les fabriques intérieures sont celles qui furent établies par l'article 76 de la loi du 18 germinal. Elles étaient les véritables fabriques, instituées pour veiller à l'entretien des temples et assurer le maintien et la dignité du culte dans les églises. Les fabriques extérieures ont été créées par l'arrêté du 7 thermidor an XI. Elles n'avaient pour objet que les biens non aliénés qui appartenaient aux anciennes fabriques et que le gouvernement rendait à leur destination. C'étaient des commissions formées à l'occasion des biens restitués el uniquement préposées à leur administration....

« L'existence de ces deux fabriques donna lieu à beaucoup de difficultés. Les marguilliers nommés par les préfets prétendirent qu'ils devaient également régir les fondations, administrer le produit des quêtes, des aumônes el des oblations; les autres, instituées par les évêques, voulurent s'immiscer dans l'administration des biens restitués.

« Des conflits s'élevèrent aussi entre le département des cultes et celui de l'intérieur au sujet de ces fonctions. Portalis exposa dans un rapport, qui fut présenté à l'empereur en juillet 1806, les principes sur lesquels reposaient les attributions de ces deux corps, et des décisions furent prises en conséquence. Mais les marguilliers nommés par les préfets continuôrcnl à empiéter sur les attributions des fabriques, chargées de l'administration intérieure. Les évêques adressèrent de nouvelles

plaintes au gouvernement, qui jugea que le moment était arrive de donner à ces établissements une organisation complète et uniforme. Tel a été l'objet du décret du 30 décembre 1809 qui a confondu les deux fabriques en une seule, et lui a donné pour sa composition et son administration des règles mixtes. Un avis du conseil d'État du 22 février 4843 a décidé que tous les règlements particuliers faits en vertu de la décision du gouvernement du 9 floréal an XI, doivent être considérés comme supprimés de droit par le décret général du 30 décembre 4809. » C. Delcour, Traité de l'administration des fabriques d'églises, Louvain, 4846, Introduction, pp. XXXV — XXXVII.

6. 5 nivôse an XIII, 26 décembre 1804. Mandement pour ordonner le chant du Te Deum dans toutes les églises du diocèse de Namur, au sujet du sacre et du couronnement de Napoléon; suivi d'une lettre de l'empereur, datée de Paris, 12 frimaire an XIII (i décembre 4804), relative au mémo sujet. Paris, de l'imprimerie d'Adrien Leclère. In-4°, de 7 pp. S. A. - Sém. de Namur.

4354. Notice pour être remise a Monsieur Pérès, Préfet du département de Sambre-et-Meuse, Membre de la Lésion d'honneur, lue dans une Société de médecins et de chirurgiens réunis à Namur, le 14 janvier 1805. — A Namur, chez F.-J La font aine.

ln-8°, de 4 pp. Signé N.-J. Dewandre, médecin-chirurgien, etc., à Namur.' Par son arrêté du 49 nivôse an XIII (40 janvier 180®, le préfet du département avait invité les médecins de Namur a se réunir pour rechercher la cause des morts subites prétendues qu'on remarquait depuis quelque temps : cette notice est une réponse aux bruits alarmants répandus dans le public à ce sujet. — S. A.

4355. Lettre de M. Dewandre, médecin chirurgien, licencié de Louvain, maître en chirurgie à Namur, à M. Denis, médecin à Namur. — A Namur, chez F.-J. Lafontaine.

ln-8°, de 4 pp. Cette lettre est datée de Namur, 16 janvier 1805. Elle l'ut écrite dans le but de dissiper les préjugés défavorables qu'on se plaisait à répandre dans le public sur l'usage de la chicorée caféi- forme. C'est une réponse directe au médecin Denis, qui prétendait que la chicorée comme amer, est nuisible à la santé. — S. A.

1356. — Lettre au Rédacteur de l'article sur l' Histoire de Spa, insérée dans le Mercure de France, du 16 germinal an XI II

(0 avril 1805). — A Liège, chez les marchands de nouveautés, et à Paris, chez Ch. Ville.

In-12°, de 20 pp. Signé de Villenfagned'Ingihoul. — X. T.

1357. — Petit Manuel du Chrétien, Approuvé par Monsieur Charles-François-Joseph Pisani de la Gaude, Evoque de Namur. — A Namur, chez Dieudonné Gérard, Imprimeur- Libraire, rue de l'Ouvrage.

In-12°, de 98 pp. Ce petit manuel contient les prières pour la messe, un abrégé de la foi, les prières du matin et du soir, les actes pour la communion, TAngclus, les prières avant et après le repas, les litanies du Saint-Sacicment, un examen de conscience, les vêpres et les répons de la messe.

L'approbation est du 3 mai 1805. — S. A.

1358. — Testament de Madame Isabelle Brunelle, veuve d'Harscamps. (Oui, tout est vain hormis l'Éternité.) — A Namur, De V Imprimerie de Dieudonné Gérard, rue de l'Ouvrage, n° 241. An XII L (1805).

ln-fol., de 59 pp. Cet imprimé contient :

1° Le premier testament de la comtesse d Harscamps, daté du château de Fcmelmont, 28 avril 1788, constitutif de plusieurs fondations en faveur de filles pauvres et de pauvres honteux à Namur et à Aix-la-Chapelle;

2° Un codicille, daté de Millenberg-sur-le-Mein, 22 décembre 1794, par lequel la testatrice établit quatre fondations pieuses à Aix-la-Chapelle;

3° Un second testament avec supplément, date de Wasscigo, 9 pluviôse an XIII (59 janvier 4805) — confirmalif du précédent et de son codicille — par lequel Madame d'Harscamps fait de nouvelles fondations pieuses et divers legs à ses parents et à ceux de son mari, et applique le reste de sa fortune à la création d'un hospice à Namur en faveur des personnes âgées appartenant à des familles déchues. Une des principales clauses de cette fondation est que les parents mâles de son mari, à tous les degrés, doivent être seuls et à perpétuité collateurs des places vacantes.

Ce dernier testament, qui rendra bénie à jamais la mémoire de la comtesse d'Harscamps et immortel le nom de son mari, fut présenté au tribunal de première instance du premier arrondissement du département de Sambre-et-Meuse, le 9 floréal an X1I1 (9 mai 1805), et enregistré le même jour. L'original existe dans le protocole du notaire César, aux archives de l'État, à Namur.

La fondation de l'hospice d'Harscamps fut approuvée par décret de Napoléon du 2 nivôse an XIV (23 décembre 1805).

Conformément au désir exprimé par la fondatrice, son testament fut imprimé l'année même de sa mort ; il le fut de nouveau, aussi à Namur, en 4834 et en 4845. Voy. 4806 et 1812. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1359. — Confrérie érigée dans l'église succursale de Saint- Nicolas, Depuis l'an 1663, sous l'invocation de saint Rocli, Patron singulier contre la Peste, et les autres Maladies contagieuses. — A Namur, chez Dieudonné Gérard, Imprimeur-Libraire y rue de l'Ouvrage. S. d.

Petit in-48°, de 46 pp Le Bref pontifical d'indulgences est dalé du 28 juin 1777 et l'approbation du livret par l'évêque Pisani, l'est du 16 mai 1805. - S. A.

1360. — Instruction pratique sur la Vaccine, réimprimée par ordre du préfet du département de Sambre-et-Meuse. -

A Namur, de l'imp. de J. F. Stapleaux, Irnpr. de la Préfecture. An XIII (1805).

In-8°, de 16 pp. Cette instruction est divisée comme suit • § 1. Caractères de la vaccine. § II. Communication de la maladie. — Aptitude du sujet. — Du choix du vaccin. — Modes de vaccination. § 111. Marche de la maladie. § IV. Des effets constitutionnels de la vaccine. § V. Traitement. Voy. année 1810. — S. A.

1361. — Catalogue des livres, très-choisis, en droit civil et canonique, histoires, voyages, mémoires, politique, littérature, poésies, métaphysique, physique, histoire naturelle, commerce, romans, etc., appartenant à Monsieur J.-B. Lemielle, jurisconsulte, rue de l'Arsenal, au ci-devant refuge de Malonnes, à Namur. — A Namur, chez Dieudonné Gérard, imprimeur, rue de l'Ouvrage.

ln-8°, de 42 pp. Namur, U thermidor an XI11 (12 août 1805). - S. A.

1362. — 1er fructidor an 13 (19 août 1805). École de droit de Paris. Acte public pour la licence soutenue par Hyacinthe Blondeau, de Namur, département de Sambre et Meuse. — (Paris), De l'Imprimerie Ballard.

In-fol. piano. Droit français. 1. Des diverses espèces d'obligations; 2. Jus romanum. De usucapionibus et usurpationibus. — Acad de Bruxelles.

1363. — Litanies du Grand St. Hubert, Pour être préservé & ses bestiaux du mal de rage, & toutes morsures de bêtes enragées. — De l'Imprimerie Leclercq, à Namur. S. d.

In-H2°, de 8 pp. Approbation du 25 août 1805.

1364. — Du premier Vendémiaire an 14(23 septembre 1805). Séance du Conseil municipal de la Commune d'Ancienne. Présens Messieurs Degotte, Maire et Président, Degolte, Fils, Vandeward, Macquet, Ma levé, Camus, Massart, Hock et Fossion, Conseillers Municipaux.... — A Namur, de l'Imprimerie de J. Flahuteaux, rue de la Croix.

ln-4°, de 12 pp. Délibération du conseil municipal d'Andcnnc par laquelle il propose un nouveau tarif des droits d'octroi communal et de bienfaisance à percevoir dans la dite commune. Cette délibération, revêtue des approbations du gouvernement, est suivie du cahier de charges pour la mise en ferme de l'octroi dont il s'agit.

Ce tarif, règlement et cahier de charges ont été de nouveau imprimés à Namur, chez Oieudonné Gérard, en 4808, in-4°, de 12 pp. — S. A.

1365. — Département de Sambre et Meuse. Ville de Namur. Instruction publique. École de dessin et d'architecture civile, établie près l'école secondaire de la ville de Namur. Programme de l'Enseignement. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur de la Préfecture. 1805.

ln-8°, de 6 pp. — S. A.

1366. — La vie du Soldat français, en trois dialogues, composés Par un Conscrit du département de l'Ardèche, et Dédiés a son Colonel. Mais qui peut dans sa course arrêter ce torrent? Achille va combattre, et triomphe en courant. Racine. — A Namur, De V Imprimerie de la Préfecture. Octobre 1805.

In-8°, de 32 pp. L'épître dédicatoirc au colonel du *** régiment de chasseurs, signée L Éveillé, conscrit du département de l'Ardèche, est datée de Ulm, le 20 octobre 180S, jour de la revue de l'armée autrichienne par l'empereur des Français. — S. A.

1367. — Dissertation sur la Toux convulsive épidémique; Présentée conformément à l'article XXXI de l'arrêté du 20 prairial an 11, et soutenue à l'École de Médecine de Paris, le 11 brumaire an 14 (2 novembre 1805), Par F.-J. Mackers de Namur, (Département de Sambre et Meuse) Docteur en Médecine De l'École de Paris; Bachelier en Médecine de l'Université de Louvain; Docteur en Médecine de l'Université d'Ardewyk en Hollande. — A Paris, de l'Imprimerie de Didot jeune... An XIV (1805).

ln-4°, de 12 pp. — Dédicace à Pérès, préfet du département de Sarab rcet-Mcusc, membre de la Légion d'honneur. — - Acad. de Bruxelles.

1368. — État sommaire des arrêts définitifs portant condamnation rendus par la Cour de justice criminelle du département de Sambre et Meuse, pendant les mois de thermidor, fructidor, et brumaire an treize et de ceux antérieurs qui, après pourvois en cassation, sont devenus exécutoires. — A Namur, de l'Imprimerie de Ferdinand- Joseph La fontaine (1805).

In-fol. en plac. Trois feuilles doubles, portant ensemble trente-trois condamnations. Signé Balardelle, procureur général impérial près de la cour de justice criminelle du département de Sambre-et-Meuse. — S. A.

1369. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Wr Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namur, chez Ferdinand-Joseph Lafontaine , Imprimeur de M. l'Évêque (1805).

1. 15 messidor an XIII, 3 août 1805. Lettre pastorale de M. l'Évêque de Namur, suivie d'un règlement pour provoquer des

dons de ses diocésains, et en déterminer l'emploi pour V établissement d'un séminaire dans ta ville de Namur. ïn-4°, de 43 pp.

Dans cette lettre, le prélat expose avec éloquence les motifs qui doivent porter ses diocésains à contribuer, dans la mesure de leurs facultés, au prompt rétablissement du séminaire diocésain.

Le règlement qui accompagne cette belle page, est sagement conçu. Il est conforme, dit l'auteur lui-même, à plusieurs règlements imprimés et dressés par les archevêques et évoques de France. — S. A. — Sém. de Namur.

2. 13 vendémiaire an XIV, 5 octobre 1805. Mandement pour ordonner des prières publiques pour la prospérité des armes de S. M. l'empereur; suivi d'une lettre datée de Paris, 4 vendémiaire an XIV (26 septembre 1805), par laquelle Portalis, ministre des cultes, demande pour l'empereur à l'évêque de Namur le secours de ses prières et de celles de ses diocésains, au moment où l'armée impériale allait se mesurer avec les troupes de l'Angleterre, de la Suède, de la Prusse, de l'Autriche et de la Russie coalisées contre la France. In-4°, de 7 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

3. 6 brumaire an XIV, 28 octobre 1805. Mandement pour ordonner un Te Deum dans toutes les églises du diocèse de Namur, en action de grâces des éclatantes victoires remportées par la grande armée française; suivi d'une lettre écrite, à cette occasion, à l'évêque de Namur par l'empereur Napoléon et datée du camp d'Elchingen, 2ft vendémiaire an XIV (18 octobre 1805). In-4°, de 3 pp. — S. A.— Sém. de Namur.

4. 30 frimaire an XIV, 21 décembre 1805. Mandement pour ordonner un Te Deum au sujet des nouvelles victoires éclatantes remportées par la grande armée impériale sur les armées combinées d'Autriche et de Russie; suivi d'une lettre de Napoléon à l'évêque de Namur, datée du quartier général impérial d'Austerlilz, 12 frimaire an XIV (4 décembre 1805). In-4°, de 4 pp.

On sait qu'après une série de combats, d'où les Français sortirent constamment victorieux, Napoléon livra à ses ennemis, le 2 décembre 1805, jour anniversaire de son couronnement, la grande bataille d'Auslerlitz, qui mit le comble à sa gloire militaire. La défaite des alliés fut si éclatante que, le lendemain, l'empereur d'Autriche vint trouver le vainqueur dans sa tente et lui demanda la paix. Quant a l'empereur de

Russie, il fut trop heureux d'obtenir un armistice et de se retirer dans ses Étals avec les débris de ses troupes. La paix fut signée, le % décembre, a Presbourg, entre l'Autriche et Napoléon. — S. A. — Sém. de Namur.

1370. — Histoire générale de la Belgique, depuis la conquête de César jusqu'à la réunion de ce pays à la France, par M. Dewez, sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Hubert, département de Sambre-et-Meuse. — Bruxelles, Imprimerie de J. Tarte (1805-1807).

In- 8°, 7 volumes. 1er vol., de XXXIl-°280 pp. Préface el notice alphabétique des principaux écrivains cités el consultés par l'auteur; suivies de la liste des empereurs romains et des rois francs qui ont dominé en Belgique.

11° vol., de LlX-245 pp. Extraits des chroniques et des annales citées dans ce volume, avec la liste généalogique des ducs de la Basse- Lorraine.

IIIe vol., de LX1V-303 pp. et I page d'errala. Liste généalogique des comtes de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Luxembourg et des ducs de Limbourg.

IVe vol., de II-324 pp. Lisle généalogique des ducs de Bourgogne.

Ve vol., de XXIV-308 pp. Liste des princes de la maison d'Autriche et des gouverneurs généraux de la Belgique.

VIe vol., de 111-330 pp. Liste des princes de la maison d'Autriche- Lorraine et des gouverneurs généraux sous des princes de la maison d'Autriche.

VIIe vol., de LXXIl-°232 pp. Liste alphabétique des Belges et Liégeois les plus célèbres dans les sciences et dans les arts.

Même ouvrage réimprimé à Bruxelles, chez Tarlier, t802li-t828, in-8°, 7 volumes. Le Ier, de lim. 8-437 pp.; le 2e, de 444 pp., liste chronologique, 3 pp.; le 3e, de 396 pp.; le 4e, de 416 pp.; le oL\ de 453 pp.; le 6e, de 449 pp. ; le 7e, de 420 pp.

Cette seconde édition revue, corrigée et augmentée est de beaucoup meilleure que la première.

A la fin de son Histoire particulière des Provinces Belgique*, t. III, p. 391, Dewez a placé un avis conçu en ces lermes :

« Quand je fis imprimer à Bruxelles mon Histoire générale, j'en étais éloigné de trente lieues, et mes fonctions ne me permettaient pas d'y venir, encore moins d'y séjourner pour surveiller l'impression. Lorsque l'ouvrage fut sorti de la presse, je m'aperçus, à mon grand étonnement. qu'on y avait fait, sans ma participation, surtout dans les derniers volumes, des changements et même des additions, qui, à mon avis, défigurent mon texte et souvent dénaturent mes pensées.

» Je saisis l'occasion de la publication de ce nouvel ouvrage pour mettre sous les yeux du public mon texte original avec les altérations qu'on y a apportées, parce qu'étant responsable de tout ce qui pourrait se trouver de bien ou de mal dans mes ouvrages, je dois revendiquer le tout. Je rends donc au public mon propre ouvrage, tel qu'il est sorti de ma plume. »

Suivent quatorze pages de rectifications et de corrections, ibid.,

Ces corrections et rectifications ont été faites dans la seconde édition.

Voici en quels termes, dans son n° du 16 novembre 1816, le Mercure- Surveillant, rédigé par Destrivaux et Ransonnet, parle de ce savant ouvrage :

« La Belgique, celte belle et florissante contrée, si riche en souvenirs, et qui occupe une place importante dans le tableau de l'Europe ancienne et moderne, manquait d'une histoire complote; celle que M. Dewez vicri de publier remplit, avec succès, cette lacune.

» L'auteur se fait remarquer, dans cet ouvrage, par une érudition immense et variée; il a su, avec autant d'art que d'habileté, disposer et lier ensemble les innombrables et divers matériaux qu'il avait sous la main, par une distribution aussi savante qu'ingénieuse; il fait sortir la lumière et l'ordre du sein des ténèbres.

» Cette histoire est divisée en époques naturellement désignées par les différentes révolutions dans l'ordre politique et constitutionnel; l'auteur n'a point laissé échapper l'occasion de marquer la situation géographique des lieux et des peuples, comparés à leur population; les progrès de la civilisation, l'état de l'agriculture et du commerce, de la religion et des mœurs, sont exposés avec méthode et clarté; il censure et discute, avec

beaucoup d'art et de (oient, les opinions des écrivains; il concilie leur autorité avec une sagacité peu commune; les points douteux sont éclaircis et fixés avec précision. L'auteur détermine encore avec une rare impartialité, le degré de confiance qu'on doit à ces divers témoignages, souvent équivoques et contradictoires ; s'il n'a point cherché à embellir l'histoire de son pays, il a du moins le mérite de l'avoir écrite avec la plus scrupuleuse fidélité.

» La narration de l'auteur est toujours ce qu'elle doit être, simple, claire et rapide; il sait, dans les occasions, la rendre énergique et abondante; enfin, cette production intéressante honore son talent, lui mérite l'estime de ses concitoyens, et lui donne des droits à la reconnaissance de ceux qui aiment a consulter les annales des temps passés et à recueillir ainsi les fruits de l'expérience des nations et des siècles. » — S. A. — B. R. — Acad. de Bruxelles.

1371. — Almanach de Namur et du département de Sambreet-Meuse. - A Namur, Imprimerie de IHeudonné Gérard, rue de l'Ouvrage. (1806-1815).

ln-32°. Sept volumes, dont les deux premiers respectivement de 07 et 108 pp., les autres d'environ 200 pp. chacun.

1806. L'almanaeh de cette année et ceux des années suivantes contiennent des indications sur les communications publiques et les messageries de pied, le clergé de la ville de Namur, et les curés primaires du diocèse, l'administration civile, judiciaire, financière, militaire, forestière du département, l'exercice de la médecine, l'instruction publique, la population, la mercuriale des grains, la réduction des monnaies, etc.

Matières spéciales que les almanachs de quelques années subséquentes contiennent, savoir :

1807. Renseignements sur la famille impériale, les titulaires des grandes dignités de l'empire français, la Légion d'honneur, l'étal du clergé de la ville et du diocèse de Namur.

1808. Liste des membres du collège électoral du département et celle des élèves qui, en 1807, ont obtenu des prix à l'école secondaire de Namur.

1810. Catalogue des productions industrielles du département de Sambre-et-Meuse envoyées à l'exposition publique ouverte à la préfecture de ce département.

181 2. Détails sur la cour d'assises du département, sur l'imprimerie et la librairie, la société de médecine établie à Namur, le cabinet d'histoire naturelle de Pottier à Aye, la distribution des prix aux élèves du collège de Namur, en 1811, l'inspection et la vérification des poids et mesures, la nomenclature des kermesses du département, etc.

1813. Mêmes matières que celles qui figurent dans les almanachs de 1807 et 1812, et de plus, la liste des élèves qui, en 1812, ont obtenu des prix et des médailles au collège de Namur, des indications sur la surveillance et l'inspection des dépôts de mendicité et des conseils des prisons, les noms des membres du collège électoral du département, etc. — S.A.

1372. — Almanach nouveau pour cette année MDCGGV1. — A Namur, chez Hinne.

In -fol. piano, en plac. — S. A.

1373. — Propositions sur la Respiration; Présentées et soutenues à l'École de Médecine de Paris, le 20 Janvier 1806, Par Jean-Gharles-Philippe-Joseph Delvaux, de Rochet'ort, (Département de Sambre-et-Meuse) Docteur en Médecine ; ancien Élève de l'École pratique, et Membre de la Société anatomique de Paris. Toutes les sciences sont sœurs, et doivent se prêter mutuellement la main, pour paraître avec quelque éclat. Zimmermann, de l'Expérience, 1. 2. — A Paris, de l'Imprimerie de Didot jeune... 1806.

ln-4°, de 14 pp. Épître dédicatoire à l'abbé Bellefroid, oncle de l'auteur.

Dans cette thèse Delvaux recherche cl présente, sous le rapport tant physique que physiologique, les différentes altérations que l'air éprouve par son contact avec les corps des animaux, et les modilications qu'éprouvent ceux-ci, de leur côté, par leur contact avec l'air.

Pour cela, il étudie l'air atmosphérique, d'ahord dans ses propriétés physiques, ensuite dans ses propriétés chimiques; puis il examine les moyens eudiométriques connus et leur mode d'action; il fait connaître enfin celui de tous ces moyens qui, selon lui, mérite la préférence. — Bibl. du docteur Delvaux, à Rochefort.

1374. — Dissertation sur la Fièvre gastro-adynamique ; Présentée et soutenue à l'École de Médecine de Paris, le 23 janvier 1806, Par Louis-Théodore-Joseph Delvaux, de Rochefort, (Département de Sambre et Meuse) Docteur en Médecine ; Membre de la Société d'Instruction médicale de Paris. Miseris succurrere disco. Virg. JEelâ (sic), lib. 1. — A Paris, de l'Imprimerie de Didot jeune, ... 1806.

ln-4°, de 21 pp. Dans cette thèse, l'auteur traite : 1° des causes de la lièvre gastro-adynamique; 2° de ses symptômes; 3° de son traitement : 4° des accidents et de leur traitement; 5° des moyens hygiéniques à employer, tant pendant la maladie que pendant la convalescence. — Acad. de Bruxelles. —Bibl. du docteur Delvaux, à Rochefort.

1375. — Liste des jurés spéciaux, tant d'accusation que de jugement, formée en exécution de la loi du 6 germinal an 8, pour le trimestre d'avril 1806, comprenant les noms des jurés des quatre arrondissements du département de Sambre-et-Meuse. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur. (1806).

In-8°, de 7 pp. - S. A.

1376. — Oraison funèbre de Marie-Isabelle Brunelle, ancienne Comtesse d'Harscamps, prononcée dans l'église cathédrale d'Aix-la-Chapelle, le 8 mai 1806, Par M. l'Abbé de Gauzargues, Chanoine de ladite église. Oui, tout est vain hormis l'Éternité. — A Aix-la-Chapelle, J.-G. Beau fort, Imprimeur de la Préfecture, Grand' Place, N° 775.

ln-4°, de XII-34 pp.

Épître dédicatoire aux évêques d'Aix-la-Chapelle et de Namur, et aux présidents et membres des bureaux de bienfaisance et de la Commission des hospices de ces deux villes.

L'approbation, signée de Marc-Antoine Berdolet, évêque d'Aix-la- Chapelle, est datée de cette ville, le 45 avril 1806.

Marie-Isabelle Brunelle naquit à Aix-la-Chapelle, le 3 septembre 1724. Elle n'eut pas les avantages de la naissance selon le monde; mais favorisée ensuite de la fortune, son mérite ne fut que plus éclatant. Elle passa sa jeunesse dans l'innocence. Douée d'une rare beauté et des plus belles qualités de l'esprit et du cœur, elle fut recherchée en mariage par le comte Pontian d'Harscamps, alors capitaine des dragons au service de l'Autriche, jouissant d'une immense fortune. Cette alliance si flatteuse pour M,le Brunelle, fut contractée, le 3 septembre 1748, a Kniesen, dans le comté de Zips, en Hongrie, non loin de la frontière de Gallicie.

De cette union naquirent trois enfants, deux garçons et une fille. Les deux garçons avaient respectivement 10 et 12 ans, lorsqu'ils furent enlevés par la petite vérole, à dix jours d'intervalle, le premier le 2 juillet, le second le 12 du même mois de l'année 1763. La jeune tille, née en 1759, mourut à l'âge de six ans.

Après cette triple catastrophe, le comte et la comtesse d'Harscamps vinrent habiter le château de Fernelmont, commune de Noville-les-Bois, dans la province de Namur. C'est là que, par son testament du Ier mai 1787, il constitua sa femme héritière de tous les acquêts faits pendant leur mariage, y compris leur hôtel situé sur le Marché de l'Ange, à Namur, ainsi que la seigneurie de Montigny-sur-Meuse. C'est là aussi qu'il mourut, le 12 floréal an II (1er mai 1794). Privée de tout ce qu'elle avait de plus cher au monde, forcée ensuite

d'émigrer, Madame d'Harscamps, par la séquestration de ses biens, se vit tout-à-coup tomber de l'opulence dans la misère. Elle supporta ces épreuves avec un courage héroïque et une résignation parfaite à la volonté de Dieu. Pénétrée de la vanité des choses du monde, elle avait pris pour devise : Tout est vain hormis l'Éternité. Elle rentra plus tard en possession de ses biens, et mourut subitement à Namur, le * mai 1805, dans la 81me année de son âge, après avoir disposé de son immense fortune en diverses bonnes œuvres, dont la principale est la fondation de l'hospice d'Harscamps. Elle fut inhumée à Novillc-les-Bois, auprès de son mari.

Ce n'est qu'une année après sa mort que fut prononcé son éloge funèbre, à Aix-la-Chapelle. Cet éloge fut réimprime a la suite du testament de la défunte, en 1845, à Namur, chez Guyaux et Fcuillien, in-8<\ de 35 pp. Sur la famille d'Harscamps, voir sa Généalogie historique par S. Bormans, t. XIV des Annales de la Société archéologique de Namur, année 1877. — S. A.

1377. __ Catalogue de livres Ayant appartenu à feu Mr l'Avocat Delmelle, qui se vendront Lundi 28 Juillet 1806, dans la Maison du Sr. Kaisin, enseignée le Grand Sanglier, vis-àvis de la rue du Four, aux deux heures après-midi. — A Namur, chez Hinne.

In-8°, de 16 pp. — S. A.

1378. Tableau synoptique des lois individuelles privées, ou classification nouvelle des matières qui composent, ce qu'on apppelle ordinairement Droit civil privé ou Code civil privé. — Bruxelles, Ad. Stapleaux, et Paris, Dabin. S. d.

Sur ce tableau, dont l'auteur est J.-B.-A.-H. Blondeau, publieiste et jurisconsulte éminenl, né à Namur, voyez Magasin encyclopédique, de 1808, t. Il, pp. m-\n.

13T9. — Intrigue sur intrigue, ou le Voyage sans succès, Comédie en trois actes et en prose, mêlée de chants par Tliierry-Petit. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux. 1800.

In-8°, de 103 pp. — U. L.

1380. — Abrégé de Poétique française ou Réflexions sur les diverses espèces de poèmes. Ouvrage propre à former le goût des jeunes gens dans la lecture des meilleurs poètes, tant Latins que Français. Rédigé par Mr. Aug. Sotteau, Professeur a l'école secondaire de Namur. — De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, Marché de l'Ange à Namur, N° 892. 1806.

Petit in-4u2°, de 192 pp. Une seconde édition de cet ouvrage parut, en 1821, chez le même imprimeur, in-12°, de 183 pp. et deux pp. d'errata. - S. A.

3" édition, chez le même, 1854, in-12°. — Acad. de Bruxelles.

1381. — Flandricismes,Wallonismes et expressions impropres dans le langage français. Ouvrages dans lequel on indique les fautes que commettent fréquemment les Belges en parlant la langue française ou en l'écrivant, avec désignation du mot ou de l'expression propre, ainsi que celle des règles qui font éviter les fautes contre la syntaxe, par un ancien professeur. A Bruxelles, chez J. Tarte, imprimeur de l'École de droit. M.DCCCV1.

In-12°, de Xll — 272 pp.

Le principal auteur de cet ouvrage est Poyart. 11 le composa avec la collaboration de l'imprimeur Tarte, avocat namurois, qui en rédigea la préface, dans laquelle il s'exprime comme suit :

« On me demandera sans doute, pourquoi, né Belge et élevé en

Belgique, je relève les fautes dont je ne suis pas exempt moi-même : je réponds que ce n'est point ici un ouvrage d'amour-propre; que malgré que j'aie observé beaucoup de fautes d'après ma propre expérience et d'après les autres, je ne me suis pas senti capable de rassembler dans un corps d'ouvrage et surtout d'indiquer, pour chaque flandricisme et wallonisme, l'expression correcte qui devrait la remplacer. Les occupations ne me permettaient pas d'ailleurs de me livrer à ce travail : j'ai donc prié un homme de lettres connu, né dans l'ancienne France et qui vit parmi nous depuis longtemps, de s'en charger, et je ne pense pas avoir démérité en cela de mes concitoyens, puisque la meilleure manière de les aimer est de leur cire utile. » — Acad. de Bruxelles.

1382. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de M^r Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namur, chez F.-J. La fontaine, Imprimeur de M. ï Évêque. 1806.

1. 28 janvier 1806. Mandement pour le carême. ln-4°, de 7 pp. — Antiquité du carême, sa grande utilité, l'obligation indispensable pour les chrétiens de se conformer au moins à son esprit : tel esl le sujet de ce mandement. — S. A. — Sém. de Namur.

2. 12 juin 1806. Mandement pour L'exécution de deux règlements, l'un pour C honoraire des fonctions ecclésiastiques, (in-4°, de 40 pp.), l'autre concernant l'ordre du service des messes, (in-4°, de 4 pp. et portant la date préindiquée).

Le premier de ces règlements, daté du 4 mars 480B, et approuvé par Napoléon, le 27 du même mois, a été réimprimé à Namur, vers 1883, sous le titre de Tarif diocésain de 1806. S. 1 n. d. In-fol., de 4 lf. n. chiff. — S. A. — Sém. de Namur.

3. 15 juin 1806. Mandement au sujet de deux fêtes religieuses établies dans tout l'empire français par le décret de S. M. 1. et R. du 19 février 1806 et le décret apostolique du premier mars suivant. In -4°, de 12 pp.

La religion catholique fut rétablie en France par le concordat conclu, le 15 août 1801, entre Pin Vil et Napoléon. Le sacre de Napoléon comme

empereur par le pape eut Heu le 2 décembre 1804. Une année après, te même jour, l'armée impériale gagna la célèbre bataille d'Austerlitz.

C'est pour perpétuer la mémoire de ces grands événements que l'empereur, par son décret du 19 février 4806, manifesta l'intention de voir établir deux fêtes religieuses annuelles : l'une le 15 août, jour de l'Assomption de la sainte Vierge et fête de saint Napoléon, martyr; l'autre, le dimanche qui suit le 2 décembre de chaque année.

Le mandement ci-dessus a pour objet de régler les cérémonies religieuses

de ces deux fêtes, d'après le décret apostolique du 1,r mars précitée! une instruction du cardinal Caprara, légat à tatere, du 21 mai 180b. — S.A.

Ordre fut donné en même temps aux préfets de tracer pour leur département respectif le programme des fêtes profanes qui devaient avoir lieu aux deux jours susdits. C'est ce que lit Pérès pour le département de Sambre-et-Meuse, par ses adresses du 1er août et du 15 novembre 1806, aux habitants de ce département. Namur, chez J.-F. Stapleaux. ln-8°, de 7 pp. — S. A.

4. 4 novembre 1806. Mandement pour ordonner un Te Deum en action de grâces de ta victoire éclatante remportée à léna par ta grande armée de S. M. I. et R. sur V armée du roi de Prusse; suivi d'une lettre de Napoléon à l'évêque de Namur, datée du camp impérial de Weimar, 15 octobre 1806, et d'une prière à J.-C. pour la concorde entre les princes chrétiens. ln-4°, de 4 pp. — S. A.

La Prusse, cédant aux excitations de l'Angleterre, déclara la guerre à la France. Napoléon qui, une année auparavant, avait battu à Austerlitz les armées combinées d'Autriche et de Russie, était en mesure d'agir. H entra sur le territoire allemand et surprit l'armée prussienne dans les plaines d'iéna, en Thuringe. Les Prussiens se défendirent avec un grand courage, et perdirent vingt mille hommes, sans compter treize mille prisonniers qu'on leur lit. Frédéric Guillaume s'échappa comme il put par des chemins tortueux et n'emmenant avec lui qu'un petit corps de cavalerie. Le même jour, Davoust, avec vingt-six mille hommes détruisit une autre armée prussienne, forte de soixante-six mille hommes, à Auerst;edl(14 octobre). En quelques semaines, toutes les villes de Prusse tombèrent au pouvoir des Français qui entrèrent dans Berlin, tandis que la famille royale fuyait à grandes journées vers la Russie. A. Gaijouud, Précis historique des événements contemporains, pp. H0, 111.

5. 15 décembre 1806. Lettre circulaire à MM. les curés et desservants du diocèse de Namur, précédée d'une lettre de Portalis, ministre des cultes, à l'évoque de ce diocèse, en date du 5 décembre 1806. ln-4°, de 2 pp. n. chiff.

Napoléon, poursuivant à travers l'Allemagne le cours de ses victoires, jugea que pour continuer la guerre avec succès, il était à propos d'accélérer de quelques mois la conscription de 1807. Les sacrifices en hommes et en argent que les guerres soutenues par l'empereur avaient exigés jusque là, commençaient à peser lourdement sur ses sujets. Pour déterminer les populations à faire de nouveaux sacrifices, il crut devoir recourir à l'intervention du clergé. Tel est l'objet de la circulaire de son ministre Portalis et de celle de l'évoque de Namur qui l'accompagne. — S. A.

1383. — Extrait du Bulletin des Loix N° 86 pag. 416. — Décret Impérial concernant le Catéchisme à l'usage des Eglises de l'Empire (4 avril 1800). — Observations sur ce décret. — S. L n. d.

ln-8°, de 16 pp. L'auteur de ces Observations est Stevens, ancien vicaire général de Namur.

L'article premier du décret précité est conçu en ces termes :

« En exécution de l'article 39 de la loi du 18 germinal an X. le Caté- » chismc annexé au présent Décret, approuvé par sou Éminence le Cardinal » Légat, sera publié et seul en usage dans les Églises de l'Empire. »

Le catéchisme dont il est ici question, fut publié à Paris, le 12 août 1806. C'est la reproduction de celui de Bossuet, mais avec des changements et des altérations considérables. Stevens l'eût à peine examiné qu'il l'appela un chef-d'œuvre de séduction et de tromperie inventé pour perdre les âmes.

L'article 39 de la loi du 18 germinal an X porte : « il n'y aura qu'une liturgie et un catéchisme pour toutes les Églises de France. »

Il est certain, d'après les principes de la foi catholique, comme l'observe Stevens, que le pouvoir d'enseigner qui a été donné par J.-C. aux Apôtres, appartient aussi de droit divin aux évoques leurs successeurs, puisque J.-C. a établi son Église pour durer jusqu'à la con-

sommation des siècles; que leur pouvoir à cet égard est absolu et indépendant des puissances delà terre; que c'est à eux à proposer la doctrine chrétienne dans les catéchismes ou de toute autre manière, à en déterminer le sens, a enseigner et a surveiller ceux qui sont chargés de l'instruction des fidèles.

Il s'ensuit que le pouvoir que les évêques ont reçu de J.-C. d'enseigner ne peut être restreint par la puissance civile.

Voilà deux vérités fondées sur l'Évangile, la tradition, les conciles, la saine théologie et sur la possession de l'Église.

Par son décret, ajoute Stevcns, Napoléon méconnaît ces deux vérités catholiques : la première, en s'arrogeant le droit de faire un catéchisme et de l'envoyer aux évêques pour leurs diocèses respectifs, tandis que, selon l'institution de J.-C, les pasteurs du premier ordre sont établis pour le catéchiser et l'instruire lui-même; la seconde, en mettant une restriction au droit d'enseigner que les évêques ont reçu de J.-C; car, d'après l'article 1er du décret de l'empereur, son nouveau catéchisme « doit être publié et seul en usage dans les Églises de l'Empire. »

De ce qui précède il résulte que, d'après ce décret, c'est l'autorité civile qui détermine la doctrine du catéchisme, qui en prescrit l'enseignement, qui charge les évêques de le transmettre au clergé inférieur, sans même leur reconnaître le droit d'y rien ajouter ni retrancher; en un mot, c'est le souverain qui est l'arbitre suprême de l'enseignement.

Ce système n'est autre que le système anglican.

« Selon la suprématie d'Angleterre, dit le cardinal de Frankenberg, » dans sa célèbre Déclaration doctrinale, p. i% quoique les évêques » puissent enseigner de droit divin, ils ne peuvent pas cependant » exercer ce pouvoir en tout temps, mais seulement quand le Prince, » en qui réside, selon eux, la source de toute juridiction ecclésiastique, » et qui est l'arbitre suprême de l'enseignement théologique, le leur » permet ou du moins ne le leur défend pas. » Il suit de là que, d'après les Anglicans, les évêques n'ont point proprement le droit de déléguer d'autres personnes pour enseigner.

Quelle quesoit l'approbation dont le légat cardinal Capraraait revêtu le Catéchisme de l'Empire, cette approbation laisse subsister le vice originel ou radical de ce catéchisme, savoir, celui d'émaner exclusivement de la puissance civile.

Nous verrons plus loin que le Catéchisme de L'Empire renferme des erreurs manifestes et que le cardinal Caprara, en l'approuvant, a outrepasse les limites des instructions qu'il a reçues.

Passons à l'indication d'autres écrits que Stevens a publiés sur cette matière :

1. Extrait d'une lettre de Corneille Stevens, en date du SI août 1806, touchant le Nouveau Catéchisme. S. I. ln-8°, de 32 pp.

C'est de la caverne où il se tenait caché, que Stevens écrivit sa lettre du 31 août 1806. Il manifesta le désir qu'elle fût livrée à la publicité. Elle fut publiée en effet, mais par extraits, ce qui la déligurait. Après avoir constaté les mutilations qu'elle avait subies, l'auteur ne permit la distribution des exemplaires, qu'en les faisant, précéder d'un avant-propos où il indique lui-môme ces mutilations.

Le Catéchisme de l'Empire fut approuvé, proposé et recommandé par Caprara : l'on pourrait croire que ce fut en vertu d'un pouvoir spécial du Saint-Siège.

Il n'en est rien, réplique Stevens.

« D'abord qu'on réfléchisse, dit-il, que l'autorité du Légat est circonscrite et réduite aux facultés dont les Légats a latere avaient coutume de jouir, frui consueverunt, comme dit sa commission; mais selon l'usage les pouvoirs des Légats, aussi de ceux à latere, sont renfermés, en France, dans des bornes assez étroites, et le Concile de Trente, Sess. XXIV, ehap. 20 de Reform., a mis aussi des bornes à leur pouvoir. Porlalis donc avance une fausseté lorsque, dans son rapport du 4 avril, il dit : « Le cardinal Légat, muni de tous les pouvoirs du Saint-Siège, » au contraire on peut voir par sa commission que le Légat en approuvant de la manière qu'il le fait, le nouveau catéchisme, a franchi les bornes de ses instructions, ce qu'il a fait encore, et évidemment dans sa déclaration du 7 juin 1804, par rapport au serment d'obéissance aux constitutions de l'empire. Ses instructions lui disent de rapporter au Saint- Siège tout ce qui pourrait souffrir du doute, omnia quœ possunt aliquam recipere dubitationem ; mais attendu le nombre des qualités requises pour un bon et salutaire catéchisme à l'usage d'un grand empire, qui renferme diverses nations, rien n'est plus capable d'être sujet à des doutes qu'un tel catéchisme, surtout qu'il doit être le seul en usage (pp. 24, 25). »

« Le Légat dans l'acte d'approbation, continue Stevens, approuve, propose et recommande l'usage du nouveau catéchisme, comme celui qui sera seul en usage, ut singuiaris communisque catechismus; c'est-àdire qu'il le recommande conformément à la disposition de l'article 39 organique, qui ordonne qu'il n'y aura qu'un catéchisme; or cette recommandation du Légat pour l'usage du nouveau et seul nouveau catéchisme est opposée au concile de Trente, qui, Sess. XXIV, chap. 7 de Reform., recommande et ordonne l'usage de son catéchisme : ainsi on doit voir et clairement voir que l'acte d'approbation du Légat contredit la disposition du concile de Trente, et conséquemment que le Légat emploie abusivement l'autorité apostolique, en recommandant par cette autorité l'usage du nouveau catéchisme ut singuiaris communisque (p. Ti). » — S. A.

°2. Lettre entière de Mr Corneille Stevens, laquelle découvre brièvement la monstruosité du Nouveau Catéchisme. S. I. ln-42°,

de 39 pp..

C'est de cette lettre, datée du 34 août 180b, que l'ut détaché Y Extrait du n° précédent.

Dans cette lettre Stevens prouve : 1° que Napoléon, en décrétant la publication et l'usage du Catéchisme de l'Empire a agi, non en protecteur de l'Église, mais en s'arrogeant sur elle, comme Henri Vlll, une autorité souveraine; 2° que le cardinal Caprara, en approuvant, proposant et recommandant ce catéchisme, a fait abus de pouvoir, quelles que soient les explications données par lui dans deux lettres écrites ù ce propos à l'évêque de Namur.

3. Lettre de Corneille Stevens touchant la situation désolante de la religion en France et touchant la séduction générale des catholiques, préparée par le moyen du Nouveau Catéchisme. S. 1. In-8°, de 452 pp.

Cette lettre, datée du 4er décembre 4806, n'a été publiée qu'en 4807.

On comprend que le Nouveau Catéchisme dont il est ici question, est le Catéchisme de l'Empire, publié le 42 août 4806, par ordre de Napoléon. Ce catéchisme, comme nous l'avons dit déjà, n'est autre que celui de Bossuet, mais tronqué, augmenté et falsifié.

Stevens relève dans cet ouvrage, entre autres choses, les omissions et les erreurs suivantes : On n'y parle pas de la véritable obéissance duc au

Vicaire de J.-C; on n'y reconnaît pas le pouvoir de l'Église de faire des lois, ou on l'attribue à toute l'assemblée des fidèles; il y est dit que le Saint-Esprit a mis toutes ses grâces dans l'Église; on y omet ce dogme si important que hors de l'Église il n'y a point de salut; on y fait une longue énumération des devoirs des citoyens envers l'empereur, tandis qu'on y dit à peine un mot des devoirs des fidèles envers leurs pasteurs; enfin, au lieu de ces vérités catholiques, on trouve des flatteries pour l'empereur données comme des vérités de foi, avec obligation de les enseigner.

Stevens termine sa critique par les conclusions suivantes : 1° Le catéchisme de Napoléon est un chef-d'œuvre de séduction plus dangereux par ses artifices et son hypocrisie que les écrits de Luther : c'est un sépulcre blanchi, il doit être jeté au feu; 2° Les évêques qui ordonnent l'usage de ce catéchisme, sont des séducteurs, et leur ordonnance à cet égard est nulle de plein droit; 3° Les curés ne peuvent employer ce catéchisme, ni obéir à leur évêque qui le prescrit; 4° Les fidèles ne peuvent écouter les prédicateurs qui enseignent ce catéchisme, ni recevoir d'eux les sacrements, sinon en cas de grave nécessité (pp. 144-152).

Dans cette même lettre, Stevens critique la fête de saint Napoléon, fixée au 15 août par un décret impérial du 19 février 1806, confirmée par le cardinal Caprara, légat à latere. Selon Stevens, le martyr Néopolus ou Néapolus est différent de saint Napoléon, qui n'existe pas. En supposant même qu'il existe et que Napoléon et Néopolus ne soient qu'un même nom, sa fête ne devrait pas être célébrée le 15 août. Les raisonnements de Stevens impressionnèrent plusieurs curés, qui faisaient difficulté de baptiser les enfants à qui les parrains voulaient donner le nom de Napoléon ; quoi qu'il en soit, des savants plus instruits ont démontré que Napoléon est le nom de saint Néapolus, suivant la prononciation italienne au moyen âge, et que son martyre doit être placé au 15 août. Voy. Vie des Saints d'Alban Butler, édit. de mt de Ram. Bruxelles, t. IV, 15 août. — S. A.

4. Parallèle entre la Déclaration doctrinale de Son Éminence le Cardinal de Frankenberg sur l'enseignement du Séminaire général de Louvain et le Mandement de Son Éminence le Cardinal de Belloy, qui ordonne la publication du Catéchisme à l'usage de toutes les Églises de l'Empire français. S. 1. n. d. (1807). In-8°, de 240 pp. — S. A.

Sommaire de la lettre de Corneille Stevens, en date du Pr décembre 1806, rédigé par lui-même, auquel il a joint des réflexions ultérieures très-sérieuses. S. 1. n. d. (1808). In-8°, de M pp. Dans ses Réflexions ultérieures, Stevens critique ['Exposé de la situation de l'Empire en 1806 et en 1807, et dévoile les erreurs adroitement insérées dans ce rapport. Il combat ensuite les ouvrages intitulés : Projet de réunion de toutes les églises chrétiennes présenté à l'Empereur et Nécessité de reconnaître dans le monarque le prince suprême de l'Église. Ceux qui croiraient que Stevens attribue à Napoléon des intentions qu'il n'avait pas, doivent se souvenir que cet écrit de l'ancien vicaire général de Namur est postérieur à l'occupation d'Ancône. On sait que Napoléon, enflé de ses succès, avait osé écrire au Pape : « Je prends plus de soin de la religion que vous-même, je ne suis » pas seulement le guerrier du siècle, mais si j'étais encore davantage le » maître, je me déclarerais le pontife suprême, et moi, je ne laisserais » pas périr les âmes. » Voy. Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église, t. XXIX, p. 5S, éd. de Liège. - S. A.

4384. Département de Sambre-et-Meuse, canton de Namur Nord. Tableau des Conscrits de l'an 1807. Sont compris dans cettp classe les individus nés pendant le courant de Tan 1787. —S. I.

ïn-fol. piano, de 2 ff. 1/2, signé Pérès. - S. A.

1385. Liste des Jurés spéciaux, tant d'accusation que de jugement, formée en exécution de la loi du 6 germinal an 8, pour le trimestre de janvier 1807. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur. S. d.

In-8°, de 7 pp. Cette liste eontient les noms des jurés du Ier cl dii °2e arrondissement du département de Sambre-et-Meuse. — S. A.

1386. — Thèses proposées à la discussion publique pour obtenir le grade de licencié en droit, Par M' Léopold-Louis- Ghislain Stévart, de Namur, département de Sambre-et- Meuse. L'acte public sera soutenu le samedi 21 mars 1807, à 4 heures de relevée. — Bruxelles, J. Tarte, imprimeur de l'École spéciale de droit, rue des Sables ou des Capucines. M.DCCCVIL

ln-4°, de 8 pp. Sujet de la thèse : 1. Jus Romanum. Qua) res pignon vel hypothecœ datge obligari nequeunt; 2. Cod. civ. français. Lois du 13 floréal an XI, ckap. 5, sect. lre. Des régies générales sur la forme des testaments; 3. Questions de procédure. Le eandidat soutient que le préfet a qualité pour l'État de ehoisir un défenseur dans un magistrat du parquet, ec qui le dispensait de prendre un avoué, eontrairement à l'uniformité que l'article 4041 du code de procédure semble avoir établie. — Acad. de Bruxelles.

1387. — Histoire de l'Image miraculeuse de Notre-Dame de Liesse. Cette Vierge est très-honorée en sa Chapelle à Rhisne près de Namur, par l'alïluence des Pèlerins et par les secours que ceux qui l'implorent avec confiance en reçoivent journellement. Par Mr. Villette, Prêtre, Docteur de Sorbonne, Chanoine et Grand Archidiacre. — A Namur, De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de F Ange. Avec Approbation. S. d.

In-1°2°, de 47 pp. et 1 page pour le privilège, daté de Versailles, le 3 décembre 1742.

L'approbation, signée B. Demeuse, chanoine, est datée de Namur, le il mai 4807. — S. A.

1388. — Le 8 de juin 1807, est pieusement décédée h Namur, Mademoiselle Marie-Anne-Dieudonnée-Julienne Maus.... — De l'Imprimerie de D. Gérard, sur le Marché de rAnrje, à Namur.

In-fol., en plac. Lettre mortuaire de Mlle Dicudonnée Maus, avec l'éloge funèbre de la défunte. - Bibl. de M. le conseiller Maus.

1389. — Lettre de Léonard Libert, Avoué à Dinant, à Monsieur le Commissaire près la Cour criminelle du département de Sambre-et-Meuse, au sujet de l'achat et de la revente de la ferme de Sart-Matelet, située à Avallon-Fays, provenant de l'Abbaye de Grandpré. — S. /. 1807.

In-4°, de 8 pp. Cette pièce curieuse est un pamphlet contre Pérès, préfet du département de Sambre-et-Meuse. — S. A.

1390. Chronologie historique des Seigneurs de Florennes, depuis le dixième siècle jusqu'en 1806, Récueillie de l'histoire et des archives, Et présentée à Monseigneur le Duc de Beaufort-Spontin, un de leurs descendants et successeurs. Par Louis-Augustin Yernaux, Avocat à Florennes. — De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de l'Ange, à Namur. S. d. (1807?)

In-8°, de 42 pp., dont les dix premières, renfermant la dédicace et l'introduction, ne sont pas cotées.

Épîtrc dédicatoirc à Fréderic-Auguste-Alexandre, Duc de Ueaufort- Spontin, Marquis de Florennes, &c.

Cet opuscule est rare. L'exemplaire que possède la Société archéologique de Namur, ayant appartenu à l'auteur, est enrichi de quelques corrections et annotations écrites de sa main. Voy. Revue de la Numismatique belge, IIe série, t. IV ou XI, p. 35.

Dans l'exemplaire qui repose à la bibliothèque royale de Bruxelles, se trouvent doux pièces manuscrites concernant la revendication des biens du duc de Hcaufort par les héritiers du chevalier Legrain, suivant convention datant de la bataille de Rouvignes, 1554.

1391. — Élections de 1707. Liste Des Membres qui composent le Collège Électoral du Département de Sambre-et- Meuse. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, imprimeur de la Préfecture.

ln-fol., de 2 ff. - S. A.

1392. — Catalogue de la Bibliothèque publique de la ville de Namur. — De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de l'Ange, à Namur. 1807.

In-8°, de 267 pp. — S. A.

1393. — Dissertation sur le Café- Chicorée, Café allemand, Café de santé, contenant ses propriétés, son usage économique et les différens procédés auxquels on peut avoir recours pour tirer profit de la Chicorée ; ParN.-J. Dewandre, Membre du Jury de Médecine du département de Sambrcet-Meuse, Médecin-Chirurgien licencié de l'Université de Louvain, Maître en l'art et science de Chirurgie à Namur. 0 malheureux humains ! l'habitude indocile Proscrira donc toujours ce qui vous est utile! Dorât. — A Bruxelles, de r Imprimerie d'Adolphe Stapleaux, rue de la Magdeleine, N°407.M.DCCC.VIL

ln-8°, de 77 pp. Savante dissertation, élégamment écrile, divisée en dix chapitres : 1. Description de la Chicorée; 11. De la Chicoré considérée

comme aliment; III. Usage de la Chicorée comme médicament; IV. Usage de la Chicorée sauvage, pour fourrage; V. Recolle et préparation des Racines de Chicorée; VI. Origine du Café à la Racine de Chicorée; Vil. Du Café et de la Chicorée, considérés comme nuisibles ou utiles à la sanlé; VIII. Contestations et consultations sur le Café et la Chicorée;

IX. Du Café et de la Chicorée, considérés comme objets de commerce ;

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