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janvier 1818. Mandement pour le carême de l'an

In-8°, de 21 pp. — S. A.

Le zélé prélat se plaint du peu de docilité qu'il a rencontré chez ses diocésains au sujet des instructions qu'il leur a adressées pour les exhorter à la pénitence, afin de faire cesser les fléaux dont ils ont souffert les années précédentes et dont ils souffrent encore.

Parlant de la fréquentation des spectacles, contre laquelle il s'est élevé dans ses mandements antérieurs, il dit : « On nous acnusoit de ne » citer à l'appui de nos exhortations que les déclamations des SS. Pères » des premiers siècles, de ces temps, disoit-on, où les théâtres étoient » souillés par l'idolâtrie et des obeénités, tandis que nous rapportions » aussi le sentiment des plus savants moralistes, et même de quelques » vrais philosophes du siècle dernier, tandis que les sages de nos jours, » les prôneurs même des spectacles actuels conviennent à l'envi et de » bonne foi, qu'ils sont nuisibles aux mœurs. »

A l'appui de cette assertion, M»r Pisani cite Bossuet, Soannen, évêque de Senez, De Rochechouart, évêque d'Arras, Fléchier, évêque de Nîmes, Massillon, évêque de Clermont, l'historien Le Beau et le premier présisident Séguier, De Joui, l'auteur de L'Hermiie de la Guiane, enfin Mer de Lichtervelde, ancien évêque de Namur.

Ce dernier adressait, en 1787, à ses diocésains, une éloquente lettre pastorale contre les spectacles, que M?r Pisani reproduit presque tout entière.

2. 15 mars 1818. Ordonnance portant qu'il soit fait des prières publiques pour l'heureuse délivrance de S. A. I. et R. la Princesse t Orange. In-8", de 3 pp. — S. A.

3. 5 juin 1818. Mandement pour ordonner un Te Deum, en action de grâces de V anniversaire de la victoire remporte, le 18 juin 1815, aux champs de Waterloo. In-8°, de 3 pp. — S. A.

4. 15 juillet 18 18. Invitation de V évêque de Namur à ses fidèles

diocésains et surtout aux habitants de cette ville, pour contribuer aux frais des basses écoles. In-8°, de 4 pp. - S. A.

Cette invitation est un appel à la charité des fidèles, à l'effet d'obtenir les ressources nécessaires pour l'établissement en la ville de Namur d'écoles primaires, dirigées par des Frères des Écoles Chrétiennes. « La piété, l'éloignement du monde, la vie commune de ces instituteurs, dit le prélat, l'assuidité constante à donner des leçons aux élèves six heures par jour, leur ont mérité l'estime des gens de bien et la protection publique : aussi sont-ils invités partout à accepter des établissements de ce genre.

« Heureusement notre diocèse en possède deux depuis plusieurs années, régis par ces Frères et approuvés par le gouvernement, l'un à Saint-Hubert et l'autre à Dînant; mais la ville de Namur en a été privée jusqu'à ce jour, au grand regret des personnes zélées pour le bien public. Il nous a été possible d'engager quelques-uns de ces Frères de Dinant ou de Saint-Hubert de venir s'établir dans notre vdle, et nous nous sommes empressé de manifester à ses Magistrats notre vœu pour y former un pareil établissement, en nous offrant d'y concourir nousmème par un puissant secours.

» Les Membres de notre Régence, aussi religieux qu'éclairés, ont agréé notre proposition et notre tribut pastoral, et ils y ont joint môme le leur pour faciliter et consolider cette œuvre. »

5. 10 août 1818. Mandement pour ordonner un Te Deum, en action de grâces de la naissance d'un nouveau Prince, et des prières à faire les dimanches et les fêtes chômées, pour la conservation des jours de la personne du Roi, et la prospérité de l'État. In-8°, de 4 pp. — S.A.

6. 7 novembre 1818. Sacerdotum penuria quœ in Diœcesi nostra ad extremum crescit.... In-8°, de 2 pp. — S. A.

Ces deux pages contiennent un décret, emprunté aux statuts du diocèse de Liège, par lequel l'évêque Pisani défend à tout prêtre de son diocèse, sous peine de suspense à encourir ipso facto, de quitter, sans son autorisation, le diocèse ou l'église à iaquelle il est attaché.

1539. — Lettre mortuaire de Jacques Coppoy, Piètre, Vicaire de la Paroisse de St. Joseph à Namur, Aumônier de la

Garnison, décédé à Namur, le 1er mai 1818, à l'âge de 62 ans. — A Namur, chez Hinne, Imprimeur.

In-fol. piano, en plac. — S. A.

1540. Relation d'un voyage en Espagne dans les années 1811, 1812, 1813, 1814, par un Officier d'artillerie. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard. 1818.

In-8°, de 53 pp. L'auteur de cette relation est le général Howen, qui joua un rôle dans l'assassinat de Paul Ier, empereur de Russie, le 23 mars 1801. — S. A. - Acad. de Bruxelles.

1541. — Tableaux synoptiques du droit privé, offrant l'essai d'une classification et d'une nomenclature nouvelle des lois privées. Par H. Blondeau, professeur suppléant à la faculté de Droit et juge suppléant au tribunal de première instance de Paris. — A Paris, chez Bavoux, libraire rue Gît-le- Cœur. De ÏImprimerie de Lebègue, 1818.

In>, de 16 pp. non cotées. On a ajouté à l'exemplaire de ce tableau qui se trouve à la bibliothèque de l'Académie de Bruxelles, un article critique signé L.

1542. — Dissertatio inauguralis juridica de obligationibus usufructuarii secundum jus hodiernum quam... sub prœsidio D. Deodati Sauveur, Rectoris magnifici Universitatis Leodiensis, pro gradu Doctoris summisque in jurisprudentia honoribus consequendis, publiée defendet, die vigesima Julii MDGCGXVIII, hora sexta pomeridiana, auctor Tlieodorus-Augustinus-Josephus Petit, Wallocuriensis. — Leodii impressa in officina Academiœ. MDCCCXVIII.

In-4y, de 24 pp. Petit devint plus tard conseiller à la cour d'appel de Liège. — S. A.

1543. — Dissertatio inauguralis de Chlorosi, quam... pro gradu Doctoris, summisque in Medicina honoribus ac privilegiis, in Universitate Leodiensi, rite ac légitimé consequendis, solemni examini submittit Joannes-Jacobus- Josephus Crespin, Namurcensis. Die jovis xxxa Julii MDCCCXVIII, horâ xi matutinâ. — Leodii, impressa in Offtcina Academiœ P.-J. Collardin. MDCCCXVIII.

In-4°, de 14 pp. Considérations générales sur la chlorose, ses causes, ses symptômes, ses progrès, sa terminaison et ses moyens curatifs. -S.A.

1544. — Dissertatio inauguralis juridica de Haereditatibus quae ab intestate- deferuntur, secundum jus civile hodiernum; adjuncto juris criminalis novissimi capite,... quam pro gradu doctoris summisque in jurisprudentia honoribus ac privilegiis consequendis, publiée defendet, die lâ Augusti, an. MDCCCXVIII, Victor-Augustus-JosephusWalter, Namurcensis. — Leodii, typis J.-P. Collardin, Typographi academici. MDCCCXVIII

In-4°, de 24 pp. — U. L.

1545. — Éloge funèbre du Lieutenant-Général Evers, Gouverneur (militaire) de la Province de Namur, Inspecteur général de Cavalerie, Commandeur de l'Ordre royal et militaire de Guillaume, Officier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre royal et militaire de S1 Louis, etc. ; Décédé à Jambes la nuit du 8 au 9 août 1818. Deuxième édition. Pallida Mors gequo pede puisât pauperum tabernas Regumque turres. Hor. Lib. 1. Od. — Bruxelles, de VIm-

primer ie de J.-B. Dupon, rue Têle-cTOr, près de la Grand' Place. 1818.

In-8°, de 8 pp. signé : Par un de ses nombreux amis. Charles-Jos. Évers était né à Bruxelles, le 8 mai 1773. Voy. sa notice biographique par de Stassart, Œuvres complètes, pp. 437-439. Archives de l'État, à Namur.

1546. —Fables par M. le Baron de Stassart, des Académies de Lyon, de Marseille, de Vaucluse, etc. Castigat ridendo mores. Santeuil. — A Paris, chez P. Mongie, l'aîné, libraire, rue Poissonnière... Imprimerie de Fain, place de l'Odéon. 1818.

In- 12°, de VII-237 pp. et 1 page d'errata. Avec une lithographie représentant la fable Le Chien et le Loup.

IIe édition, Bruxelles, Aug. Walhen et Cie, imp.-libraires. 1818. In-8°. de VIII- 247 pp. et I page d'errata. Fig. comme celle de l'édition précédente.

IIIe édition, Paris, chez P. Mongie, boulevard Poissonnière. 1819. De l'Imprimerie de Firmin Didot, imprimeur du Roi et de l'Institut. Fig. Le Chien de chasse. In-12°, de VIII-238 pp. — S. A.

Sur chacun des exemplaires de ces trois premières éditions, reposant à la bibliothèque de l'Académie royale de Belgique, on lit la note suivante, écrite do la main de l'auteur : « J'ai mutilé cet exemplaire afin que, par » la suite, on ne s'avise point d'y chercher des fables, comme cela s'est » déjà fait, au lieu de les prendre améliorées, telles qu'elles l'ont été » dans les éditions subséquentes et surtout dans les dernières. »

IVe édition, Paris, Firmin Didot. 1821. In-8°, augmentées de treize apologues. — Acad. de Bruxelles.

Ve édition, Bruxelles, Arnold Lacrosse, imprimeur-libraire, rue de la Montagne. 1823. Avec une lithographie de Goubaud, représentant le Trône de neige. In-18°, de XI-330 pp. Deux fables de plus. - Acad. de Bruxelles.

VIe édition. Le titre porte : Fables par le Baron de Stassart, de

l'Académie royale de Bruxelles et de l'Institut de France, etc- Bruxelles, Lacrosse, libraire éditeur, rue du Curé, 1837. Imprimerie de Lacrosse. In-16°, de VII-402 pp. Cette édition, qui contient sept pièces nouvelles, avait été sur le point de paraître à Paris, en août 1830; déjà même la première feuille allait être tirée, lorsque les circonstances politiques et la situation particulière de la maison de librairie qui s*en était chargée, en arrêtèrent l'impression. — S. A.

VIIe édition, augmentée d'un huitième livre. Paris, Paulin, libraire éditeur, Rue de Richelieu, 1847. Paris, Imprimerie Claye et Taillefer, rue Saint-Benoît, 7. In-12°, de 389 pp. — S. A.

VIIIe édition, augmentée de dix fables. Bruxelles, Aug. Decq, Paris, Hachette. 1852. Bruxelles, Imprimerie, Stienon. In-18°, de XI-313 pp. — S.A.

Les Fables du baron de Stassart ont été traduites en vers anglais, sous le titre : Fables by the baron de Stassart of Uie royal Academy of Belgium of the Institute of France, etc. Castigat ridendo mores. Santeuil. Translated from the seventh édition of the original by John Henry Keane. London, Strange, Paternoster Row. Brussels, Leipsic and Ghent : C. Muquardt, Place royale, 11, 1850. In- 12°, de XXIV-349 pp.

Cette traduction est précédée de !a biographie du baron de Stassart extraite du Dictionnaire de la Conversation et traduite en anglais.

C'est au château de Corioule (Assesse), province de Namur, que le baron de Stassart composa la plupart de ses fables, comme l'indique la préface de la première édition, reproduite en tète de toutes les autres.

« Nous avons peu de recueils aussi variés, dit le chevalier Pascal- » Lacroix : les vices de l'espèce humaine, les travers de la société, les » ridicules du jour, les bévues des gouvernants fournissent tour à tour » des tableaux dont se compose cette galerie philosophique. »

Dans son Journal hist. et litt., t. VII, note, Kersten s'exprime ainsi : « L'esprit de M. de Stassart se montre dans les notes qui accompagnent » ses Fables. Les éloges donnés à Voltaire, tes reproches adressés à ses » adversaires, une fade plaisanterie sur l'Ane de Balaam, le blâme jeté » sur Rome poi.r avoir prétenduement mis à l'index le Génie du » Christianisme par Chateaubriand, prouveraient au besoin que l'au- » teur ne s'est pas toujours soucié de cacher ses sentiments. •»— S. A.

1547. — Rhétorique extraite de Cicéron, ou Principes généraux de l'art de parler et d'écrire, communs à toutes les langues, avec des développemens, des analyses et des exemples propres à en faciliter l'intelligence et l'application. Par M. Dewez, Membre de l'Institut royal des Pays-Bas, de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles, de la Société royale des Beaux-Arts et de Littérature de Gand, des Sociétés d'Émulation de Liège et de Littérature de Bruxelles ; Commissaire de la division wallonne de l'instruction publique, des arts et des sciences, Inspecteur des athénées et des collèges dans les provinces méridionales du Royaume des Pays-Bas. — Bruxelles, P. J. De Mat, Imprimeur de l'Académie royale et de V Université de Louvain. 1818.

In-8°, de VIII-272 pp. C'est dans les livres de Cicéron qu'on peut, avec le plus de fruit et de plaisir, étudier les règles de la Rhétorique. Mais le choix de ces règles a besoin d'être arrangé dans un ordre méthodique qui en facilite l'intelligence. « C'est ce que j'ai tâché de faire, dit l'auteur, et pour exécuter mon idée, j'ai d'abord extrait des différens livres de Cicéron tous les principes généraux, que je donne comme autant d'apophtegmes ou d'aphorismes, qui remplacent avantageusement les mauvais vers techniques dont on avait coutume de surcharger les livres élémentaires. Mais comme ces maximes ne présentent qu'une idée générale, elles ont besoin de développemens pour en bien saisir le sens, et d'exemples pour en comprendre l'application. J'ai, à cet effet, extrait de ces mêmes livres de Cicéron les morceaux les plus étendus qui sont comme l'explication de ces maximes ou axiomes : j'en donne, sinon toujours la traduction littérale, du moins le sens et l'esprit, et j'y joins les développemens et les observations que je crois nécessaires, avec des exemples et surtout des analyses qui en montrent le bon usage. » Préface, p. 8. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

4548. — Pétition à la seconde Ghambre des États généraux — 5. /. (1818).

In-4°, de 6 pp. Daté de Bruxelles, 5 décembre 1818, et signé J. Tarte, cadet, avocat.

Trois années s'étaient écoulées depuis la proclamation de la loi fondamentale du royaume des Pays-Bas. Le pouvoir royal, le pouvoir exécutif, les autorités administratives avaient reçu la plénitude de leur organisation : seule l'organisation des tribunaux était restée en souffrance. Il ne fallait qu'une cour de cassation et le royaume en comptait trois, l'unité seule pouvant donner à ce tribunal suprême le caractère de régulateur, sans lequel on chercherait vainement la plus utile de ses fonctions. La magistrature fonctionnait, il est vrai, mais, les juges étant amovibles, les tribunaux étaient sous la dépendance du pouvoir exécutif; de là d'incroyables abus de pouvoir, des scandales judiciaires inouïs.

C'est pour qu'il fût mis un terme à un état provisoire si préjudiciable à l'ordre public, que Tarte rédigea sa pétition, dont l'ouvrage qui suit, du même, es*, le développement, avec pièces à l'appui :

Oppression soufferte par tes srs Betdens et Dermond, anciens Atexiens, de ta part de l'administration de l'enregistrement et de ses préposés, à Anvers; contenant divers attentats à l'autorité judiciaire, tels que défense d'obéir à des jugements en derniers ressorts ou provisoirement exécutoires; provocations de dénis de justice, emploi d'ordres supérieurs pour paralyser l'action des tribunaux; scandale judiciaire; protestations de deux juges contre le procédé du troisième; prononcé d'un seul juge à la place du jugement rendu encore inconnu; enquête extraordinaire ; tentatives pratiquées pour anéantir des jugemens en matière d'exécution. Pétition à la seconde Chambre des États généraux, pour la cessation de l'état provisoire dans l'ordre judiciaire. Non nunquam gravedo potestatis depravare solet justitiam sanctionis. Loi des Visigotns. Bruxelles, chez F. J. Hublou, Imprimeur-libraire, rue des Éperonniers, N° 480. M.DCCC.XVIII. In-4°, de 52 pp. et 8 pp. d'annexés. — S. A.

1549. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Mgr Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namur, chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur de Monseigneur r Évêque. 1819.

4. 9 février 1819. Mandement pour te carême de t'an 1819. In-8°, de 24 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

L'évêque exhorte avec zèle ses diocésains à la pénitence. Il leur rappelle l'institution du carême, qu'il fait remonter aux Apôtres. Il enseigne ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter pour passer saintement ce temps consacré à la pénitence. Il s'élève de nouveau contre les bals, les redoutes et surtout contre les spectacles auxquels à Namur on ne cessait de courir.

Et comme on lui objectait qu'à Rome il y a des théâtres, établis sous les yeux et avec le consentement du papo, le prélat répond : « Sans doute il y a des théâtres dans Rome, et même d'autres lieux plus que suspects; mais quelle preuve prétend-on en tirer? Ne sait-on pas que les Gouvernements civils sont obligés de tolérer des abus sans pourtant les approuver? Que les grandes populations ont de grands vices qu'il est impossible aux gouvernants d'extirper; qu'ils sont forcés (ainsi que la divine Providence le permet elle-même contre ceux qui refusent librement d'écouter la loi sainte) d'abandonner les oisifs à tous leurs désirs corrompus, pourvu qu'ils ne troublent pas l'ordre public; que le maintien de cet ordre, le danger des soulèvements populaires imposent à la prudente sagesse de ceux qui gouvernent, des mesures de tolérance civile.

» Mais où a-t-on lu, comme je les ai lues moi-même à Rome et ailleurs, les Lettres Pastorales des Cardinaux Vicaires administrateurs du Diocèse de Rome, les Bulles de tant de saints Papes, de Pie V et celle de Benoît XIV du 12 Août 17462? Elles tonnent contre la licence des

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mœurs si exposées dans les représentations théâtrales, soit de la part des auteurs ou des pièces dramatiques, etc. »

2. 12 août 1819. Mandement pour ordonner un Te Deum te jour anniversaire de la naissance de Guillaume, Roi des Pays-Bas. In-8°, de 4 pp. — S. A.

1550. — Dissertatio inauguralis jundica de Missione in Possessionem bonorum absentis ex ultimo décrète, secundùm jus hodiernum, quam ..., pro gradu Doctoris summisque in jurisprudentia honoribus et privilegiis, in Universitate Leodiensi, riie ac légitime consequendis, publico examini submittit, Die Xà Februarii 1819, horâ duodecimâ, Auctor Leopoldus-Prosper Bernard, Dinantio natus. — Leodii, impressa in Oflicina Academiœ P.-J. Collardin. MDCCCXIX.

1551. — De Privilegiis in immobilibus juxta jus hodiernum Dissertatio inauguralis quam eu m unâ quaestione ex jure naturali desumptâ, ... pro gradu Doctoris, summisque in jurisprudentia honoribus ac privilegiis, in Universitate Leodiensi, rite ac légitimé consequendis, publico examini submittit, die 13à Julii 1819, hora 3à pomeridiana, auctor Garolus-Franciscus-Josephus Zoude, Namurcensis. — Leodii, ex Typoy raphia H. Dessain, prope Palatium. MDCCCXIX.

In-4°, de 15 pp. — Dédicace à M. d'Omalius, gouverneur de la province de Namur.

On sait que Ch. Zoude fut membre du congrès et bourgmestre de Namur. — S. A.

1552. — Dissertatio inauguralis juridica de Compensatione, quam ..., pro gradu doctoratus juris romani et hodierni, summisque in jure honoribus et privilegiis, in Academia Lovaniensi, rile ac légitime consequendis, publico ac solemni examini submittit F. J. Lorphevre, exWarisôulx, in provincia Namurcensi. Die (IV) augusti 1819. — Lovanii. Typis Meyer. S. d. (1819).

In-4°, de 22 pp.

1553. — Règlement concernant la formation des États de la province de Namur. Arrêté par décision Royale du 11 Mars 1819. — S. L

In-8°, de 32 pp. Ce règlement a reçu plusieurs modifications renseignées dans l'imprimé : Extraits de divers Arrêtés royaux contenant des modifications aux règtements sur L'organisation des États de ta province de Namur. Namur, imp. de D. Gérard. 1821. In-8°, de 4 pp. -S.A.

1554. — Règlement d'administration Pour le plat-pays de la province de Namur. Approuvé par arrêté royal du 16 avril 1819.

In-8°, de 10 pp. Extrait du Mémoriat administratif de ta province de Namur, n° 118. — S. A.

1555. — Règlement pour La Société du Casino, établie à Namur, le 13 juillet 1819. Utile dulci. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard. 1819.

ln-8°, de 22 pp. — S. A.

1556. — Mémoire pour Madame Magdeleine-Sophie Desandrouin, douairière de Monsieur Charles vicomte de Frasneau, comtesse de Fenal, y demeurant, défenderesse, intimée, contre Monsieur Charles-Alexandre de Monge, demeurant à Petigny, demandeur, appelant. — Liège, H Dessain. 181.9.

In-4°, de 65 pp.

1557. — Sur l'Université de Liège et sur les Frères de la vie commune et les Pères Jésuites qui tinrent des écoles en cette ville, lesquelles furent très-fréquentées. Par le B. de V. d'I. — S. I

Cette notice, qui a pour auteur le baron de Villenfagne d'Ingihoul, est insérée dans les Annales Academiœ Leodiensis, 1817-1827, 40 vol. in-4°, publiées à Liège, chez P.-J. Collardin, 1819-1829. Elle a été réimprimée à part, s. 1. n. d., in-8°, de 12 pp. — U. L.

1558. — Esquisse d'un traité sur les Obligations solidaires, ou bien Analyse des trois leçons faites par M. Blondeau, sur cette matière, au concours ouvert devant la Faculté de Droit de Paris, en mars 1819; avec quelques additions Indiquant principalement des questions à examiner par les Jurisconsultes qui voudraient faire un traité ex professo sur cette matière. — Paris, de l'Imprimerie de Baudouin Frères ... 1819.

In-8°, de IV-92 pp. Dans ces leçons, le candidat, selon la méthode qu'il a toujours suivie dans le cours de son enseignement, remonte constamment à des idées rationnelles ou à priori, dans lesquelles il fait rentrer, avec beaucoup d'art et d'habileté, parfois d'une manière un peu forcée, les textes du droit romain. En cela sa manière se rapproche

souvent de celle du célèbre Dumoulin; une foule de difficultés et de combinaisons nouvelles surgissent de cet examen, cependant improvisé en quelques jours de préparation. Parfois il se borne à poser les questions, se réservant de les résoudre dans les débats de la séance publique.

Quant au droit français sur les Obligations solidaires, Blondeau le soumet à cette libre critique dont il ne s'est jamais départi plus tard, et qui contrastait avec l'esprit de vénération universelle dont on entourait le Code civil, sous la Restauration. Annales de la Société archéologique de Namur, t. IV, p. 256.

VEsquisse est suivie de : i° Extrait de la Relation du concours. Analyse de la composition de M. Blondeau sur cette question, proposée pour la première épreuve, 52 pp.; 2° Extrait de la Relation du concours. Séance du 15 mai 1819. M. Blondeau soutenant, 32 pp. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

15o9. — Thèses de droit français et de droit romain, qui seront soutenues dans la salle des cours de la Faculté de Droit de Paris, le mardi 11 mai 1819, à neuf heures du matin, par J.-B.-H. Blondeau, docteur en droit, juge suppléant au tribunal de lreinstance, et professeur suppléant à la Faculté de Droit; candidat pour la chaire de droit romain vacante par la mort de M. Berthelot; sur la matière de la vente. — Paris, 1819.

In-8°, de 52 pp. Ces thèses soulèvent un grand nombre de questions intéressantes et neuves à cette époque. Blondeau signale librement les imperfections du titre du Code civil, notamment en ce qui concerne la nullité de la vente de la chose d'autrui, soit celle résultant de l'erreur sur l'objet, soit les modes indiqués pour la tradition ou mise en possession. Il soutient avec le plus grand talent (et souvent ses arguments ont été reproduits) que le code a maintenu la nécessité de la transcription en matière d'immeubles, comme celle de la tradition pour les meubles corporels. Il rappelle à cette occasion une dissertation de lui, insérée en 1812, dans la Bibliothèque du Barreau.

A la suite des Thèses sus-indiquées se trouve un Extrait de la Relation du concours où elles furent soutenues, 32 pp. Annales de la Société archéologique de Namur, t. IV, pp. 257, 258. — Acad. de Bruxelles.

C'est en vertu de ce concours que Blondeau entra comme professeur à l'école de droit de Paris, et que, à la même occasion, il fit imprimer ses Essais de quelques points de législation et de jurisprudence. Paris, Abel Lanoe, 1819, in-8°; opuscule qui ne fut mis en vente qu'en 1850, avec un nouveau titre et l'addition de quelques articles. Voy. année 1850. — Acad. de Bruxelles.

1560. — Dictionnaire géographique du Royaume des Pays- Bas, ou Description physique, historique et politique des provinces, villes et endroits remarquables de ce royaume, sous le rapport de leur état tant ancien que moderne ; par M. Dewez, membre de l'Institut royal des Pays-Bas, de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres, des Sociétés royales des Beaux-Arts et de Littérature de Gand, d'Émulation de Liège et de Littérature de Bruxelles, et membre correspondant de la Société poétique et littéraire d'Anvers. — A Bruxelles, chez Ad Stapleaux... 1819.

In-8°, de VI1-438 pp.

Même ouvrage chez Ferret, à Bruxelles, 1829, avec un supplément, des corrections et des additions, suivi de la description statistique des provinces et des endroits remarquables du Royaume des Pays-Bas. In-8°, de VIII-486 pp., 1 f. de table et 1 f. d'errata.

A part ces additions et l'adresse de l'imprimeur, le reste du livre est mot pour mot le même que celui qui porte la date de 1819. — S. A.

1561. — Géographie du Royaume des Pays-Bas, par M. Dewez, Inspecteur des Athénées et des Collèges dans

les provinces méridionales, etc. — A Bruxelles, chez Ad. Stapleaux... 1819.

In-8°, de Vlll-233 pp. « J'ai tâché, dit l'auteur, de faciliter cette étude (de la Géographie) en la rendant agréable. Je ne me borne pas, par exemple, à indiquer sèchement la position des villes : je marque leur origine, lorsqu'elle est connue, l'époque de leur agrandissement, les événements mémorables et les grandes catastrophes qui les ont signalées, les grands hommes qui les ont illustrées.... J'ai tout rédigé d'après mes connaissances locales et mes recherches particulières, et j'ai donné les mêmes soins aux provinces septentrionales qu'aux provinces méridionales. » — S. A.

Même ouvrage, titre modifié comme suit : Géographie du Roy mime des Pays-Bas et de ses colonies asiatiques. Deuxième édition, revue, corrigée et augmentée. Bruxelles, Ad. Stapleaux, 1820. In-8°, de VIII-301 pp.

Idem. 3e édition, revue, corrigée et augmentée. Bruxelles, Veuve Ad. Stapleaux, 1825. In-8°, de VI-316 pp. et 1 f. d'errata.

Dans sa Biographie universelle, article Dewez, Michaud renseigne une quatrième édition de la Géographie du Royaume des Pays-Bas, portant ce titre : Géographie du Royaume de Belgique, Bruxelles, 1834, in- 12°; puis il ajoute : « La première édition fut vivement critiquée » dans l'Oracle, par M. Audoor, greffier en chef de la Cour supérieure » de Bruxelles. Malheureusement le censeur citait des faits, et Dewez, » au lieu d'avouer des fautes incontestables, se défendit mal en disant » que les feuillets de son manuscrit s'étaient dérangés à l'impression. »

1562. — Nouveau Barrême ou livre des comptes faits dans lequel on trouve toutes sortes de comptes de monnaie, tant en argent de Brabant qu'en argent des Pays-Bas et décimal ; comptes de multiplications par entiers et par fractions, quelque difficiles qu'ils soient; tous comptes d'intérêt pour quelques sommes et quelque temps que ce soit, etc., etc,

Par J. Bodart-Michaux. Édition très-correcte. — A Namur, Imprimerie de D. Gérard. 1819.

Petit in-8°, de 277 pp. - S. A.

1563. — Nouveau Cours de Rhétorique à l'usage des jeunes gens qui se destinent à la chaire ou au barreau. Par Aug. Sotteau, Chanoine régulier du ci -devant Monastère d'Oignies, Chanoine honoraire de la Cathédrale de Namur, et Professeur de Rhétorique à l'Athénée. — A Mons, Chez H.-J. Hoyois, Imprimeur-Libraire, rue des Fripiers, N°24. 1819.

In-8°, 2 vol., le premier de VII-379 pp., table 3 pp., errata 2 if.; le second, de 402 pp.

Épître dédicatoire au baron de Falck, ministre des Colonies de Sa Majesté le Roi des Pays-Bas, de l'Industrie nationale et de l'Instruction publique.

Cet ouvrage, fruit de trente années d'enseignement et d'expérience, est enrichi des plus beaux extraits des grands orateurs de la chaire et du barreau. L'auteur se montre fort judicieux dans ses citations et les commente avec soin, afin de rendre sensibles les préceptes de la Rhétorique, qu'il expose en un style aussi clair qu'élégant. Sotteau fut non seulement un professeur distingué, mais l'un des prédicateurs les plus éloquents de la Belgique. Il faisait les vers latins avec un talent hors ligne. Son Cours de Rhétorique l'a placé parmi les dignes successeurs des Roi lin et des Le Batteux. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1564. — Cour de cassation de Liège. — Mémoire pour Monsieur de Namur d'EIzée, défendeur; contre Les Représentants de Monsieur de Beaufort, demandeurs. — A Liège, De l'Imprimerie de J.-F. Desoer, libraire, Place Saint- Lambert. 1819.

In-4°, de 17 pp. Signé Verbois, avocat, Lelièvre, avocat, et Chefnay, avocat-avoué.

Parmi ses héritiers, le comte d'Harscamps avait désigné : 1° le comte Mercy-d'Argenteau comme légataire du fief de Tongrenelle; 2° le duc de Beaufort pour le restant des biens patrimoniaux dont il n'avait pas nommément disposé, ou qui se seraient retrouvés dans sa succession au moment de son trépas.

D'après nos lois actuelles, que serait-il arrivé dans le cas qui nous occupe? La terre de Tongrenelle aurait passé des mains du comte Mercy-d'Argenteau dans celles de son neveu et héritier, le comte Argenteau-Mercy.

D'autre part, si, pour un motif quelconque, le legs fait à Mercyd'Argenteau par d'Harscamps eût été caduc, Tongrenelle serait retourné parmi les biens patrimoniaux du comte testateur, et aurait été recueilli par le duc de Beaufort.

Mais, d'après la coutume de Namur, sous l'empire de laquelle le comte d'Harscamps avait testé, les choses ne pouvaient pas se passer ainsi.

Faisons d'abord remarquer que le comte Mercy-d'Argenteau est entré en possession de Tongrenelle, après la mort du comte d'Harscamps, et qu'il mourut sans avoir fait relief de cette terre par-devant le comte de Namur.

Or, l'article 95 de la coutume de Namur dispose que si un légataire quelconque meurt, après avoir possédé un fief, sans en avoir fait relief, ce fief retourne au plus proche parent du dernier possesseur qui en a fait relief. C'est donc à la plus proche parenté du dernier possesseur du fief relevé qu'on avait égard dans ce cas et non à la qualité d'héritier proprement dite.

A la mort du comte Mercy-d'Argenteau, décédé sans avoir fait relief de la terre lui léguée de Tongrenelle, le vicomte de Namur d'Elzée fut en droit de recueillir ce legs, comme étant le plus proche parent du comte d'Harscamps, le dernier qui releva ce fief.

Par là même le duc de Beaufort n'y pouvait prétendre. Il était, il est vrai, l'un des héritiers du comte d'Harscamps, mais pas son plus proche parent; et c'est à tort qu'il soutenait que le legs de la terre de Tongrenelle fait en faveur de Mercy-d'Argenteau étant caduc, cette terre devait rentrer parmi les biens patrimoniaux dont le dit comte d'Harscamps n'avait pas nommément disposé; que, par conséquent, ce fief devait être dévolu à lui, duc de Beaufort.

Cette prétention, contraire au droit féodal, et spécialement à la

coutume de Namur, fut rejeté par la cour de cassation de Liège et c'est ainsi que de Namur d'Elzée fut définitivement maintenu dans la paisible possession de Tongrenelle. Voyez ci-dessus, pp. 124, 125, n° 1412. — S. A.

1565. — Mémoire Pour François-Adrien-Joseph Delahamaide Laboureur à Noville-les-Bois. Appelant. Contre Pierre- Joseph-Baudhuin de Gaiffier de Tamison, son beau-frère, Bourguemestre, Président de Namur; Demoiselle Guillemine de Gaiffier, Dame de Lévignen, et Anatole-Louis- Joseph-Félix Lallemand, Comte de Lévignen, son Époux, l'autorisant, Intimés. — S. I. n. d. (1819).

In-4°, de 36 pp. Signé E.-L. Lorois, avocat et Lesperance, avoué, suivi (pp. 24-36) d'une consultation signée Merlin, Berlier et Mailhe, datée de Bruxelles, 30 septembre 1819.

François-Adrien Delahamaide, se sentant appelé à la vie religieuse, était entré au monastère noble de Neumoûtier, de l'ordre de Saint- Augustin, près de Huy.

Le 23 mai 1782, son père, bailli des bois de S. M. I. et R. au comté de Namur, et sa sœur se rendirent, accompagnés de deux témoins, au susdit monastère, et là, pour seconder la vocation de leur fils et frère, ils s'engagèrent par un acte notarié du même jour, a lui fournir le nécessaire pour lui former l'état de religion et une rente viagère de 500 fl. Brabant de Liège, qui devait être portée à 700 au décès de son père et à 1000, si son père ou sa sœur recueillait la succession de la tante du donateur.

Par le même acte, Delahamaide déclara, pour ie cas où il ferait profession, céder, donner, transporter dès maintenant pour tors par donation entre vifs et irrévocable, tous ses biens meubles, immeubles présens et futurs à son père et à sa sœur.

Le 15 juin 1783, il consomma, autant qu'il était en son pouvoir, le sacrifice de sa liberté et de ses biens en accomplissant la condition de la donation. Il reçut la prêtrise la même année à Liège.

Son père et sa sœur s'empressèrent de se mettre en possession des biens qu'ils recevaient en vertu de l'acte du 23 mai, et, en 1784, la

demoiselle Delahamaide, en épousant le sieur de Gaiffier de Tamison, l'un des intimés, porta dans une nouvelle famille sa fortune et celle qu'elle tenait de la libéralité de l'appelant.

Survint la révolution française de 1789, laquelle, s'étant propagée quelques années plus tard dans les provinces belgiques, se signala par la suppression des maisons religieuses et par l'abolition des vœux monastiques.

Obligé de quitter son monastère, se voyant sans état, sans asile, isolé, repoussé d'une famille qui n'avait plus rien à obtenir de lui, privé d'une fortune qu'il avait donnée lorsqu'il croyait s'éloigner pour toujours du monde, Delahamaide ne sut résister à la tentation de goûter les douceurs du mariage.

La loi civile le lui permettait. Il demanda au chef de l'Église et en obtint un relief de ses vœux, une dispense de l'empêchement de prêtrise et la permission d'épouser Ma rie- José phe Riffon. Il contracta mariage devant l'officier de l'état-civil, ensuite devant le curé de Saint-Germain, à Huy.

De cette union naquirent cinq enfants, dont quatre en légitime mariage.

Or, d'après la loi romaine Si unquam, au code De revocandis donationibus, conforme à l'article 953 du Code civil français, toute donation entre vifs est révocable pour cause de survenance d'enfants.

L'affaire, soumise par Delahamaide au tribunal de Namur, fut plaidée en avril 1819.

Il est évident que la donation consentie par le demandeur, le 23 mai 1782, sous l'empire de la loi romaine précitée, était nulle, dans l'espèce, ou, si l'on veut, annulable.

Le tribunal de Namur, par jugement du 8 juin 1819, en décida autrement; de là appel devant la cour supérieure de justice de Liège, de la part du demandeur évincé.

C'est en vue de cet appel que fut rédigé le très remarquable mémoire ci-dessus, qui, développé devant la cour d'appel de Liège par Lelièvre, père, fut couronné par un arrêt de cette cour, du 27 mai 1820, en faveur de l'appelant. Voy. Arrêts de la Cour de Liège, VIIe vol., p. 167 et Table alphabétique et raisomiée des Arrêts ae la Cour de Liège des sept premiers volumes du recueil, par MM. Zoude, Lesaak et Brixhe. Liège, 1826. In-8° - S. A. — B. R.

1566. — Discours prononcé Par le Docteur Fallot, secrétaire de la Commission Médicale de la Province de Namur, A l'installation du Comité de Vaccine de Dinant, le 2 Novembre 1819. — A Namur, De l'Imprimerie de J. J. Legros, rue de l'Ouvrage, N° 269.

In-8°, de 14 pp. Dans ce discours, l'orateur trace un tableau effrayant des ravages qu'à cette époque la variole produisit à Namur et dans la province. Il déplore amèrement qu'un funeste préjugé s'oppose à l'inoculation de la vaccine, le seul remède qui puisse prévenir les effets de cette terrible maladie. Il analyse deux instructions rédigées par la commission médicale de la province de Namur, tendantes à régulariser en cette province le service de la vaccination, et indique les meilleurs moyens de dissiper les préventions et de détruire les obstacles s'opposant à la propagation de la vaccine.

Dans sa séance du 8 novembre 1819, la commission médicale, composée alors de MM. Stevenart, président, Darrigade, Bribosia, Pauchet, Briart, Fallot, secrétaire, décida, après lecture du discours ci-dessus, qu'il serait livré à l'impression et distribué. — S. A.

1567. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Mgr Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namur, chez F. J. Lafontaine, Imprimeur de Monseigneur l'Évêque. 1820.

1. 24 janvier 1820. Mandement pour le carême de l'année bissextile 1820, suivi d'une notice sur Mme Le Sage, première actrice du théâtre de Gand, née à Paris, en 1795, décédée à Gand, le 2 septembre 1819; notice extraite de l'Ami de la Religion et du Roi, t. XXI. pp. 377 et suiv., reproduite dans le Spectateur belge, t. VIII, 3e série, n° 15. In-8°, de 20 pp. - S. A.

Le prélat exhorte avec éloquence ses diocésains à quitter les voies du péché, à revenir à Dieu et à assurer leur salut par une sincère conversion. Il les prémunit contre les dangers de perversion que présentent certaines sociétés, la lecture des livres suspects, la fréquentation des spectacles séduisants et corrupteurs.

2. 21 mars 1820. Monita seu Statuta quœdam pro Diœcesi Namurcensi. In-8°, de 8 pp. — S. A. — Sém. de Namur.

Le prélat recommande mux curés de son diocèse de se pénétrer de la doctrine de l'Église touchant le mariage, afin d'en bien instruire leurs ouailles.

Ces instructions doivent porter sur les dispositions requises pour recevoir ce sacrement d'une manière valide et fructueuse.

Les pasteurs étudieront avec un soin particulier tout ce qui concerne les empêchements de mariage, et veilleront à ce que les demandes de dispense soient rédigées conformément aux prescriptions canoniques.

Les arbres généologiques seront dressés avec tout le soin désirable et écrits d'une manière bien lisible. Ils seront multiples quand, dans une même demande de dispense, il se présentera plusieurs empêchements, par exemple de consanguinité, d'affinité ou d'alliance spirituelle.

Les pasteurs engageront les fidèles à éviter, autant que possible, de se mettre dans la nécessité de devoir recourir aux dispenses de mariage.

En ce qui concerne le sacrement de pénitence, les confesseurs s'efforceront d'acquérir la sainteté de vie, la science et la prudence nécessaires pour bien administrer ce sacrement.

Ils ne doivent pas outrepasser les limites de leurs pouvoirs au sujet de la réserve de certains péchés; s'ils se trouvent dans la nécessité de demander le pouvoir d'absoudre de l'un ou l'autre cas réservé, cette demande spécifiera le cas, sans jamais révéler le nom du pénitent.

Touchant l'absolution même des cas réservés, l'évêque ordonne aux confesseurs d'être attentifs aux six points qui suivent :

1° A moins d'un motif grave, ils différeront d'ordinaire cette absolution, en avertissant le pénitent de la réserve;

2° La faculté d'absoudre des cas réservés est accordée à tout confesseur qui entend la confession d'un moribond qui se prépare à recevoir les derniers sacrements;

3° Même pouvoir est accordé aux curés et aux vicaires qui entendent la confession des enfants à l'occasion de la première communion, ou celle des futurs époux à l'occasion de leur mariage;

4° La simple faculté d'absoudre des cas réservés n'emporte pas celle d'absoudre des cas spécialement réservés à l'évêque;

5° La faculté d'absoudre d'un, de deux ou trois cns doit s'entendre d'une, de deux ou trois absolutions;

6° Pour qu'un cas soit réservé, il faut que le péché soit mortel, extérieur, consommé dans son espèce, à moins qu'il ne soit exprimé autrement, commis par quelqu'un en âge de puberté, douze ans accomplis pour les filles, quatorze pour les garçons.

3. 29 mai 1820. Mandement pour ordonner un Te Deum en action de grâces de i 'anniversaire de ta victoire remportée, te 18 juin 1815, aux champs de Watertoo. In-8°, de 4 pp. — S. A.

4. 4 décembre 1820. Avertissement. In-8°, de 3 pp. — S. A. L'évêque avertit les membres de son clergé qu'en vertu d'un arrêté

royal du 23 novembre 1820 : 1° ils n'auront plus à souffrir les inconvénients qui résultaient du retard de trois mois dans l'acquittement de leurs traitements, lesquels, à partir du premier janvier suivant, seront acquittés à l'expiration des trimestres pour lesquels ils étaient dus; 2° que les administrateurs des paroisses vacantes acquièrent la certitude (dans la supposition toutefois qu'ils se trouveront en possession de l'administration provisoire au premier jour du trimestre qui suit immédiatement celui pendant lequel la vacance a pris sa source) de percevoir un trimestre entier qui leur est accordé par l'arrêté du 15 mars 1815, tandis qu'avant l'arrêté du 23 novembre, leur indemnité pouvait se borner à quelques jours.

1568. — Articles du docteur Fallot dans le Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales. 1 820-1 830.

1. Croup aigu observé citez un homme de 26 ans. (Année 1821, t. IX, pp. 177-184.)

2. Observation sur une ptébite générate, accompagnée d'une artérite partielle, par cause interne. (Année 1821, t. X, pp. 80-84.)

3. Cas de névralgie sous-orbitaire guéri au moyen de la pommade émétisée. (Ibid. pp 282-283.)

4. Cas de guérison d'un hydrocéphale interne. (Ibid., pp. 359-265

5. Observation sur l'emploi du sulfate de quinine dans la fièvre intermittente. (Année 1822, t. XII, pp. 282-285.)

6. Cas de résolution complète d'un squirrhe volumineux au sein droit abtenu à l'aide d'application répétées de sangsues. (Ibid., pp. 372-374.)

7. Observation d'inflammation successive de plusieurs organes à la suite de la guérison brusque d'une dartre dont le retour a fait disparaître tous les autres symptômes d'irritation. (Année 1822, t. XIII, p. 182.)

8. Observation d'un hépatite chronique avec anasarque. (Année 1825, t. XXIII, p. 151-165.)

9. Observations de gastro-encéphalites, accompagnées de symptômes évidents d'ataxie et d'adynamie, qui ont été guéries par la persévérance dans les traitements antiphlogistiques et surtout les émissions sanguines. (Ibid., pp. 316-325.)

10. Faits relatifs a l'histoire du squirrhe. (Année 1826, t. XXIV, pp. 244-251.)

11 et 12. Deux cas d'encéphalite intermittente (fièvre cérébrale pernicieuse) et guéris par les déplétions sanguines répétées, suivies de l'emploi du sulfate de quinine. (Année 1826, t. XXV, pp. 146-147.)

13. Encéphalite accompagnée de quelques circonstances peu communes. (Année 1827, t. XXVIII, pp. 313-318.)

14. Observation de croup aigu chez une femme de 29 ans, guéri par des émissions sanguines locales répétées et très abondantes. (Année 1827, t. XXIX, p. 333-334.)

15. Observation d'un cas d'asphyxie par la vapeur du charbon de terre. (Année 1829, t. XXXIII, pp. 232-236.)

16. Nouveau fait propre à constater les bons effets des saignées abondantes, suivies de révolutions énergiques, dans les asphyxies par la vapeur du charbon de terre. (Ibid., pp. 236-238.)

17. Observations de conjonctive intermittente guérie par le sulfate de quinine. (Année 1829, t. XXXIV, p. 262.)

18. Observations propres à prouver l'efficacité de l'artériotomie

dans les gastro • encéphalites aiguës. (Année 1829, t. XXXV, pp. 2-88.)

19. Observation de cardite aiguë guérie par d'abondantes saignées et une énergique révulsion (Ibid., pp. 138-142.)

20. Observation d'inflammation de la membrane interne du cœur, des gros vaisseaux et de la majorité des séreuses des grandes articulations. (Année 1830, t. XXXVI, pp. 287-291.)

li. Observation d'inflammation des méninges et de la substance cérébrale, terminée par ramollissement, épanckement et abus. (Ibid., pp. 291-293.)

22. Observation de mort subite occasionnée par le déchirement de la rate. (Ibid., pp. 400-402.)

23. Observation d'intéro-péritonite chronique, avec hydropisie des extrémités inférieures. (Année 1830, t. XXXVII, pp. 62-63.)

24. Observation de l'inflammation de la substance et des méninges du cerveau et de la moelle spinale. (Ibid., pp. 64-67.)

25. Observations de tumeurs stercolales en imposant pour d'autres maladies et traitées infructueusement par des saignées. (Ibid., pp. 297-300.)

26. Note sur le traitement de la syphilis sans mercure. (Ibid., pp. 300-302.)

27. Observation de plébite avec inftammatioii articulaire et méningo-céphalite hydro-céphalique. (Ibid., pp. 309-313.)

28. Observation d'induration rouge du lobule antérieur gauche du cerveau, avec désordres très-étendus dans l'appareil urinaire. (Ibid., pp. 313-315.)

29. Observation d'hématorachis ou apoplexie spinale. (Ibid., pp. 420-424.)

1569. — Spécimen inaugurale de Initiis et incrementis Juris criminalis in Belgio. Quod .... pro gradu Doctoratus summisque in jure romano et hodierno honoribus ac privilèges, in Academia Lugduno-Batava ..., rite et légitime consequendis, publico ac solemni examini submittit David, Ludovicus, Franciscus, Leopoldus, Josephus, Ghislenus

de Gaiffier, Namurcensis. Ad diem XII Junii MDCCCXX.... — Lugdani Batavorum, apud J. W. Van Leuwen, MDCCCXX.

In-8°, de 183 pp. Suivi d'une ode, de 1 f., signée I. Da Costa, J. U. D., adressée au candidat. — Acad. de Bruxelles.

1570. — Dissertatio inauguralis juridica, de Divortii effectibus juxta jus hodiernum, quam .... pro gradu doctoris, summisque in jurisprudentia honoribus ae privilegiis, in Universitate Leodiensi, rite ac légitimé consequendis, publico examini submittit, Die 13* Junii 1820, horâ duodecimâ, auctor Franciscus-Carolus Josephus-Grandgagnage, Namurcensis. — Leodii, Typls P.-J. Collardin, Typographi academici. MDCCCXX.

In-4°, de 24 pp. M. Grangagnage fut plus tard premier président de la cour d'appel de Liège. Avant d'être proclamé docteur en droit, il publia l'ouvrage suivant, qui fut le présage de ce que son auteur serait un jour comme jurisconsulte.— S. A. — Acad. de Bruxelles.

1571. — Commentatio in questionem ab ordine jurisconsultorum Academige Leodiensis propositam quae postulatur : Exponatur quœnam sint jura liber orum illegitimorum

jure romano et jure hodierno .... — Leodii, Typis P.-J. Collardin, Typographi academici. MDCCCXX.

In-4°, de 107 pp. Ce mémoire, qui fut couronné, a pour auteur F.-C.-J. Grangagnage. Il est extrait des Annales Academiœ Leodiensis, vol 1818-1819. - U. L. — Acad. de Bruxelles.

1572. — Dissertatio inauguralis juridica De Essentialibus contractuum requisitis, quam ... pro gradu doctoris,

summisque in jurisprudentia honoribus ac privilegiis, in Universitate Leodiensi, rite ac légitime consequendis, publico examini submittit, Die 12â augusti 1820, F.-J. Brocal.... — Leodii, Typis Bassompierre, 1820.

In-4°, de 40 pp. — U. L.

1573. — Notice descriptive et historique des principaux châteaux et des grottes de la Belgique, par G. D. T. — A Namur, de l'Imprimerie de J. J. Legros, rue de l'Ouvrage, n° 269. 1820.

In-8°, de 20 pp. Cet opuscule a pour auteur Charlé de Tyberchamps. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1574. — Lettre mortuaire de Catherine-Joseph Delmelle, épouse de Ignace- Joseph Hébran, Maître Plombier, décédée à Namur, le 20 mai 1820. — A Namur, de l'Imprimerie J. J. Legros, rue de l'Ouvrage, n° 269.

In-fol. piano, en plac. — S. A.

1575. — M. Tullii Ciceronis Orationes selectae in usum Athaeneorum et Gymnasiorum Belgieae notis illustrât*. Editio nova recognita et aucta, cura et studio Dewez. — Bruxellis, Typis Stapleaux 1820.

In-8°, de XV-386 pp.

1576. — Grand Catéchisme pour servir de suite au Petit Catéchisme en usage dans les Diocèses de Cambrai, de Liège et de Namur; ou Extrait du Développement de ce

Petit Catéchisme, Pour les personnes plus avancées et plus instruites. — A Namur, de l'Imprimerie de J. J. Legros, rue de l'Ouvrage, n° 269. 1820.

In-12°, de 243 pp. Aux éditions de cet ouvrage de l'abbé Dedoyart renseignées par nous ci-dessus, n° 1034, il faut ajouter la présente et d'autres, aussi in-12°, également imprimées à Namur, chez J. J. Legros, en 1829 et en 1833 et chez Wesmael en 1844, en 1853 et en 1868. — S. A.

1577. — Narration abrégée de la vie militaire de C. Falmagne, dédiée à son ami L. Honnay, Écrite par lui-même, l'an 1820. — Namur, De l'Imprimerie de J. J. Legros, rue de l'Ouvrage, N° 269. S. d.

In-16°, de 120 pp. Voici un court résumé des faits principaux relatés dans cet ouvrage.

Falmagne s'engagea, en 1804, dans l'armée française avec deux autres namurois, dont l'un nommé Dejaives. En 1806, il fut dirigé vers l'Italie, resta deux ans en garnison à Alexandrie. Il se rendit en Espagne, le 10 août 1808. y servit sous le général Souham, fut fait prisonnier, le 21 janvier 1810, et ramené, comme tel, en Sardaigne, il parvint à S'évader. Repris de nouveau, il parvint encore à s'évader et se sauva à Tunis. Il revint ensuite à Gênes et à Florence reprendre son service dans l'armée française, devint sous-officier, et fut choisi pour diriger quelques petites expéditions. En 1814, il repassa les Alpes, vint rejoindre le corps d'armée campé entre Lyon et Grenoble. C'est alors qu'il donna sa démission, ne voulant pas, disait-il, trahir son serment de fidélité envers l'empereur Napoléon. Rentré à Namur, il y passa l'année 1815, prit quelque temps, en 1816, du service dans l'armée hollandaise qu'il quitta pour rentrer dans la vie ordinaire. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1578. — Mémoire remis à la chambre des mises en accusation de la Cour supérieure de Justice à Bruxelles, pour le sieur Antoine-Joseph Kannekens, rentier, domicilié à Anvers;

envoyé à la dite chambre par ordonnance du tribunal de première instance d'Anvers, réuni en chambre du conseil, en date du 16 septembre 1820. — (In fine :) Bruxelles, de l'Imp. de H. Remy, rue de l'Empereur, n° 812.

ln-4°, de 24 pp. Signé Tarte, l'aîné.

Ce mémoire doit être complété par les deux suivants :

1. Mémoire indicatif des moyens de cassation communiqués au Ministère public par ta voie du Greffé, le 8 du mois de janvier 1821, conformément à l'article 53 de l'arrêté du 15 mars 1815, pour Antoine-Joseph Kannekens-Debie, prévenu de faux serment déféré en matière civile, Demandeur en cassation de l'Arrêt rendu le 24 octobre 1820 par la chambre des mises en accusation de la Cour supérieure de Justice à Bruxelles. S. 1. In-4°, de 38 pj, Signé Tarte l'aîné, avocat, Zech, avoué.

2. Observations additionnelles au développement des moyens de cassation pour Antoine-Joseph Kannekens-Debie, Demandeur en cassation de l'Arrêt rendu le 24 octobre 1820, par la chambre des mises en accusation de la Cour supérieure de Justice à Bruxelles. S. I. In-4°, de 21 pp. Signé Tarte l'aîné, avocat, Zech, avoué. — Catalogue Van der Straelen-Moons-Van Lerius.

1579. — Observations sur quelques opinions émises dans la discussion du Règlement pour les chemins vicinaux projette (sic) par les États de Namur, en 1819, et adopté par ceux du Hainaut en leur session de 1820. — Mons, Hayois, 1820.

In-8°, de 26 pp. Cet opuscule a pour auteur Delattre, ancien membre du Conseil souverain du Hainaut, échevin de la ville de Mons.

1580. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Mgr Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namur, chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur de Monseigneur V Évêque, 1821.

1. 8 février 1821. Mandement pour le carême de l'an 1821. In-8°, de 4 pp. — S. A.

Exhortation vive et pressante de se convertir et de revenir à Dieu. L'évèque s'élève contre la lecture des mauvais livres « répandus, dit-il, avec profusion dans son diocèse, soit contre les mœurs, soit contre l'Église catholique, contre la religion chrétienne, bases solides des empires, contre l'existence même de Dieu! »

2. 21 novembre 1821. Lettre circulaire à MM. les Curés primaires et Curés desservants du diocèse de Namur, au sujet de la Société de Bienfaisance à établir dans les provinces du royaume. In-8°, de 4 pp. — S. A.

Une société pour l'établissement d'une colonie agricole dans la province d'Anvers venait d'être formée par le prince héréditaire Frédéric, ayant pour but le défrichement des bruyères entre Hoogstraeten et Turnhout. Chaque habitant des Pays-Bas pouvait être membre de cette société, moyennantune cotisation de 2 fl. 60 cents (5 frs 50).

La lettre circulaire de l'évèque est une invitation à ses diocésains jouissant d'une certaine aisance, de s'aggréger à la dite société, destinée à fournir de l'ouvrage à une foule de pauvres ouvriers et un moyen de subsistance à leurs familles et à extirper la mendicité, en partie du moins.

3. 30 décembre 1821. Monitum episcopale de Regulis observandis in benedictione Campanarum; suivie d'une exhortation à faire à l'occasion de cette cérémonie. In-8°, de 8 pp. — S. A. — Sém. de Namur,

1581. — D. 0. M. Règlement de l'Association de Bienfaisance, sous le nom de Confrérie de la Consolation, érigée à Namur en 1820. In carcere eram, et venistis ad me. Math. XXV. — A Namur, De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard. S. d. (1821).

In-8°, de 15 pp. Ce règlement, œuvre du chanoine de Hauregard, est daté de Namur, 9 avril 18û20. - S. A.

En voici le préambule : « La société de la Consolation a pour but la gloire de Dieu, dans le soulagement des malheureux, et principalement des prisonniers.

» Elle porte ses soins à veiller, de concert avec Mrs les administrateurs civils, et sous leur bon plaisir, à ce qu'ils soient instruits des principes de notre sainte Religion, fondement de toute morale; en conséquence, elle les fait catéchiser, et ramener, par des sages exhortations, à la vertu et aux bonnes mœurs.

» Elle leur fait parvenir des secours, soit en argent, soit en vêtement, soit en comestibles : et elle ne les leur accorde, autant que possible, qu'à titre de récompense pour leur application à s'instruire, et pour leur bonne conduite dans la prison.

» Elle porte à ceux qui sont condamnés à la peine de mort, le soulagement que leur position réclame de l'humanité; elle les fait encourager par les ministres de la religion, à réparer, au moins par une résignation chrétienne, le mal qu'ils ont fait; à montrer, par leur repentir, l'horreur que le crime doit inspirer; et elle tâche de tirer du supplice qu'ils endurent, un exemple salutaire pour ceux qui seroient tentés de les imiter. En deux mots, pénétrée du sentiment de la charité chrétienne, et regardant tous les hommes comme ses frères, elle rend, surtout à ceux que le malheur afflige, tous les services que la plus tendre compassion peut suggérer. »

Cent et quatorze associés, y compris trente et une femmes, l'élite de la population namuroise, apposèrent leurs signatures à ce règlement, et, le 16 août 1823, il fut approuvé par le roi Guillaume. Le 26 décembre de la même année, le pape Léon XII enrichit la Confrérie de précieuses indulgences.

La cotisation annuelle de chaque associé était de douze francs.

De 1820 à 1830, toutes les ressources de l'Association furent dirigées vers l'amélioration religieuse et morale des prisonniers détenus dans la ville de Namur.

Les Frères des Écoles chrétiennes avaient été expulsés de Namur en 1825, par arrêté du roi Guillaume. Après la révolution de 1830, l'un des premiers soins de l'Association fut de rappeler et de prendre sous son patronage ces excellents religieux. Elle les introduisit dans les prisons, à l'effet de donner des leçons aux prisonniers; et, plus tard, elle leur accorda des subsides pour la tenue des écoles primaires de la ville.

En 1842, l'Association adopta l'établissement des religieuses du Bon Pasteur, destiné à recevoir les femmes pénitentes qui sortent des prisons, en attendant qu'elles puissent se former une existence nouvelle par leur assiduité au travail et la pratique de leurs devoirs religieux.

Enfin, en 18i7, l'Association se chargea du patronage des condamnéslibérés, qui, ayant subi leur peine, rentrent dans la société pour édifier leurs concitoyens par leur conduite ou pour les affliger derechef par leur retour au mal.

En 1845, c'est-à-dire après un quart de siècle, la Confrérie de la Consolation comptait, tant vivants que défunts, 560 membres, parmi lesquels figurait l'élite de la société de la province de Namur et même du royaume.

Le chanoine de Hauregard fut l'âme de cette pieuse Association si féconde en bonnes œuvres : c'est lui qui en conçut et en réalisa le plan; c'est lui qui sut y intéresser l'autorité civile, à ce point qu'elle fit siens les règlements élaborés par lui; c'est à lui que revient l'honneur d'avoir pour la première fois crayonné l'œuvre éminemment philanthropique du patronage des condamnés-libérés, œuvre que notre gouvernement est en train d'organiser dans tout le royaume; c'est lui, en un mot, qui, par son expérience comme par ses écrits, contribua singulièrement à l'amélioration du régime pénitencier dans notre pays.

Indiquons maintenant les ouvrages du zélé chanoine relatifs à la Confrérie de la Consolation et aux œuvres qui s'y rattnchent.

1. Règlement de l'Association de Bienfaisance sous le nom de Confrérie de la Consolation, érigée à Namur en 1820, suivi de la liste de Messieurs les Associés de la dite confrérie en 1823. Namur, impr. de D. Gérard. In-8°, de 28 pp. — S. A.

2. D. 0. M. Essai sur le Gouvernement des Prisons, par Mr De Hauregard, Licencié en droit, Chanoine titulaire de l'église Cathédrale de Namur, Chevalier de l'Ordre du Lion Belgique, l'un des Administrateurs des prisons civiles et militaire, et des hospices de la dite ville. Mementote vinctorum, tanquam simul vincti. Ad Hœb., cap. 13. Namur, Imp. de D. Gérard. S. d. (4825). In-8°, de 72 pp. — S. A.

Outre l'épître dédicatoire au roi Guillaume, ce volume contient : 1° Y Essai sur le gouvernement des prisons (pp. 1-40]; 2° le Règlement de la Confrérie de la Consolation érigée à Namur en 1820, dans le but principal de soulager les prisonniers (pp. 41-51); 3° la Liste des associés, vivants et défunts, de cette confrérie en 1825 (pp. 51-62); 4° le Décret du roi Guillaume, en date 16 août 1823, portant approbation de l'œuvre (pp. 63, 64); 5° le Bref du pape Léon XII, du 26 décembre 1823, autorisant la Confrérie et l'enrichissant d'indulgences.

Formée en 1817, l'administration des prisons de Namur reconnut avec un sentiment de douleur l'état pitoyable dans lequel elles se trouvaient. « Pour s'en faire une idée, — c'est l'auteur de Y Essai qui parle, — je puis dire en deux mots : que tous les prisonniers étoient entassés dans des lieux obscurs, rongés de vermine, respirant l'air le plus méphitique, occasionné par la plus dégoûtante malpropreté; que le sexe, placé sous la surveillance des hommes, n'étoit séparé du commun des détenus que par des obstacles qui sembloient être faits pour favoriser les déréglemens les plus graves; les enfans étoient confondus avec les vieillards; l'oisiveté régnoit partout, d'accord avec la licence la plus effrénée dans les mœurs et dans les paroles; l'ivrognerie y étoit facilitée par l'existence de deux à trois cabarets dans l'intérieur; rien ne rappeloit l'homme à ses fins; le signe de la rédemption n'étoit même placé nulle part, et le S1 Nom de Dieu n'y étoit invoqué que dans le blasphème

» Vraies écoles du vice, au lieu de servir à corriger autant qu'à punir les détenus, ils en sortoient plus corrompus et plus mauvais; désoloient la société par de nouveaux et plus graves attentats, et se faisoient un jeu de la récidive qui les ramenoit sous les verroux souvent bientôt..., mais toujours trop tard pour ceux qui avoient eu à souffrir de leurs débordements.

» Cet état de choses avoit été amené peu à peu par vingt ans d'insouciance. Quelqu'en soit la cause, tels étoient les effets. Il falloit y remédier.

» L'administration reconnut que trois choses étoient urgentes pour arrêter le mal, et commencer à jeter les semences du bien. La première, l'instruction religieuse; la seconde, la séparation des sexes; la troisième, la proscription de l'oisiveté.

» Je lui proposai donc : 1° l'établissement d'un oratoire; 2° la création d'une concierge-femme, et 3° la formation d'un atelier ou chambre de travail pour les deux sexes respectivement.

» Mais malgré tout le zèle et tout l'empressement qu'elle apportoit à organiser ce nouveau système, elle n'étoit point secondée par des moyens pécuniaires capables de couvrir les dépenses qu'il exigeoit.... Frappé par la multitude des besoins et connaissant les sentimens de bienfaisance des habitants de Namur, je conçus le dessein d'une association qui eut pour fin d'aider les administrateurs dans leurs bonnes vues à l'égard des prisonniers. La providence bénissant l'entreprise, je parvins bientôt à obtenir un nombre d'associés suffisant pour faire face, par les montants des souscriptions, aux nécessités de l'administration; et ainsi commença l'œuvre de la Confrérie de la Consolation. »

Cet avant-propos est suivi de l'exposé des dispositions, sous forme de règlements, adoptées dans l'administration des prisons de Namur. Tous les moyens employés dans le but d'améliorer les prisonniers sont tirés de la religion, sans le secours de laquelle toute entreprise de ce genre serait vaine.

3. Membres admis (dans la Confrérie de la Consolation), depuis la clôture de la première liste. S. 1. n. d. (1828 ou 1829). In-8°, de 2 ff. -S.A.

4. Rapport fait à l'assemblée générale et extraordinaire de la Confrérie de la Consolation, le 16 décembre 1830. De l'Imprimerie de D. Gérard. In-4°, de 8 pp. — S. A.

Ce rapport expose les motifs qui militent en faveur du rappel des Frères des Écoles chrétiennes, expulsés de Namur cinq ans auparavant. Il conclut à ce que la Confrérie de la Consolation les prenne sous sa protection et puisse disposer en leur faveur d'une somme de dixhuit cents francs pour servir au paiement du traitement de trois Frères

pendant l'année 1831, et en sus, d'une somme de six cents francs pour aider à couvrir les frais de premier établissement, afin qu'ainsi ces trois frères puissent dispenser le bienfait de l'instruction aux prisonniers.

5. Liste des associés de la Confrérie de la Consolation, établie à Namur, arrêtée le 25 mars 1835. S. 1. n. d. In -8°, de 16 pp.

Cette liste des Associés (messieurs et dames) est suivie de celle des membres décédés depuis l'érection de la Confrérie. — S. A.

6. D. 0. M. Essai sur le gouvernement des prisons, par Monsieur De Hauregard, protonotaire apostolique, licencié en droit, chanoine titulaire et archidiacre de la Cathédrale de Namur, chevalier des Ordres royaux de Léopold et du Lion Belgique, viceprésident de l'administration des prisons civiles et militaire de la dite ville, président de la Confrérie de la Consolation. Mementote vinctorum, tanquam simul vincti. AdHœb., cap. 13. Namur, Imprimerie de D. Gérard, rue de l'Ange, N° 891. S. 1. n. d. (1836). In-8°, de

C'est la seconde édition de Y Essai sur le gouvernement des prisons, dont la première parut en 1825. Elle est suivie de : 1° Règlement de l'Association de Bienfaisance sous le nom de Confrérie de la Consolation, érigée à Namur en 1820 (pp. 36-46); 2° Adjonction des Écoles Chrétiennes à l'œuvre de la Consolation (pp. 47-57), c'est la reproduction du Rapport du 16 décembre 1836, mentionné ci-dessus; 3° Lettre écrite par le président de ta Confrérie à Sa Majesté la Reine des Belges, en date du 25 février 1836. — Réponse faite, au Nom de Sa Majesté, par Monsieur Ed. Conway, secrétaire du Roi, chargé de la liste civile. Bruxelles, le 25 mars 1836 (pp. 58-69) ; 4° Projet de patronage pour les condamnés- libérés, après l'expiration de leur terme (pp. 60-63); 5° L'arrêté du roi Guillaume du 16 août 1823, et le Bref d'indulgences de Léon XII du 26 décembre 1823, déjà mentionnés. — S. A.

Même édition, identiquement la même, à part le renouvellement du titre et l'addition de la liste des Associés, arrêtée le 9 juin 1838, addition qui continue la page 73 jusqu'à la page 89, c'est-à-dire jusqu'à la fin- — S.A.

7. D. 0. M. Quelques mots pour faire suite à TEssai sur le gouvernement des prisons, par Monsieur le chanoine de Hauregard.

Janvier 1842. Dereliquisti fontem sapientiae ; nam si in via Dei ambulasses, habitasses utique in pace sempiternâ. Baruch. c. 3. Namur. Imp. de D. Gérard, lib. et lith., rue de l'Ange, n° 891. In-8°, de

74 pp.

Ces quelques mots comptent 62 pp.; ils sont suivis de : 1° Projet de patronage pour les condamnés- libérés, après l'expiration de leur terme (pp. 63 66); 2° Pétition adressée à Sa Majesté Léopold Ier, roi des Belges, en faveur de l'établissement du Bon Pasteur à Namur (pp. 67-71); 3° Règlement de la Commission de Surveillance établie près de l'établissement du Bon Pasteur à Namur (pp. 71-74). — S. A.

L'auteur de ce nouvel opuscule débute par les réflexions suivantes,

« Il y a 26 ans que je suis administrateur des prisons. Le temps ne m'a pas manqué pour étudier le caractère et juger les différentes phases sous lesquelles me sont apparus tant et tant de prisonniers. Pendant 14 années auparavant, j'avois eu occasion déjà de les examiner en les défendant devant les tribunaux, où j'ai plaidé dans plus de deux mille affaires tant criminelles que correctionnelles; de sorte qu'à moins que de ne les avoir jamais regardés que de profil, je dois à peu près savoir ce qu'ils sont en général, et avoir à leur égard une opinion fondée. Une pareille expérience ne peut absolument pas être restée infructueuse pour connaître cette classe d'individus.

» Eh bien, ma longue carrière d'observations, mes nombreuses relations avec eux, leur confiance que j'ai souvent acquise tantôt comme avocat, tantôt comme leur tuteur par les soins que j'en ai pris, tantôt comme ecclésiastique appelé à leur donner les secours et les consolations de la religion, tout cela a opéré en moi la conviction que tous sans exception étoient tombés dans les filets de la justice humaine, par l'ignorance, l'oubli et quelquefois le mépris de la justice divine. J'ai trouvé en les perscrutant et dans leurs actions extérieures et dans les replis de leur conscience, que s'ils eussent été, la plupart, instruits des vérités fondamentales du christianisme et de la morale qui en découle, ils eussent évité de devenir la terreur de leurs citoyens, la victime de leur propre méchanceté; qu'ils eussent au contraire fait d'aussi honnêtes gens qu'ils sont devenus des hommes dangereux; et qu'une première impulsion vers le chemin de la vertu les auroit

préservés de s'enfoncer dans les sentiers du crime. — J'ai conclu de là que leur malheur devoit être attribué au défaut d'éducation religieuse; et j'ai regardé ce défaut comme la cause efficiente qui peuple les prisons en retranchant de la société tant de membres qui en eussent pu faire l'ornement et le soutien. Cette opinion est devenue chez moi une idée fixe et je la pose comme une maxime, d'où je dois tirer mes conséquences. »

La source du mal étant suffisamment connue, l'auteur recherche les remèdes à y apporter.

Ces remèdes, il les trouve dans l'éducation morale et religieuse répandue partout, au moyen surtout d'écoles foncièrement chrétiennes, et dans l'organisation des prisons, basées sur les principes religieux.

8. D. 0.tM. Rapport fait par M. Le chanoine De Haur égard, président de ta Confrérie de ta Consotation au chapitre générai du 1er août 1845, 25e anniversaire de l'érection de ta confrérie. Nos autem, fratres dilectissimi, philosophi non verbis, sed factis sumus. S. Cyp., in lib. de bono patientiae, cap. 2. Namur, Imp. de D. Gérard, lib. et lith. In-8<\ de 50 pp. - S. A.

9. D. 0. M. Compte-rendu de L'adjonction du patronage des condamnés-Libérés dans La province de Namur, à V Œuvre de ta Confrérie de ta Consotation, 1847. Namur, Imprimerie de D. Gérard, lib. et lith., rue de l'Ange, n° 891. In-8°, de 32 pp. - S. A.

Ce compte-rendu, rédigé par M. De Hauregard, est suivi des pièces officielles qui mettent au grand jour les bases sur lesquelles le patro nage des condamnés- libérés fut établi à Namur et la marche suivie pour l'exécuter.

En tête du Projet de Règlement de la Commission du patronage des condamnés-libérés de la province de Namur, reproduit pp. 15-21, on lit : « Le but de la commission dont il s'agit, est de maintenir ou de ramener dans les habitudes d'une vie honnête et laborieuse, les condamnés-libérés de la province de Namur, sortis des prisons du royaume; à cet effet, elle adoptera ceux qui lui seront indiqués et qui demanderont à être patronés, elle s'occupera de compléter leur instruction morale et religieuse, leur procurera un placement ou un apprentissage, les patronera ou les confiera au patronage des membres désignés à cet effet, et leur distribuera des encouragements et des récompenses lorsqu'ils s'en rendront dignes. »

10. Liste des associés de la Confrérie de La Coiisolation établie à Namur en 1820, arrêtée le 15 février 1852; sous lé patronage de S. A. R. Madame la Princesse Charlotte de Saxe-Cobourg, auguste fille de S. M. le Roi des Belges. (Namur), D. Gérard imprimeur, libraire et lithographe, Rue de l'Ange, 891. In-8°, de 27 pp.

Cette liste porte 173 associés vivants et 224 décédés, total : 397 membres. -S.A.

Le chanoine De Hauregard est décédé à Namur, le 9 juin 1855. Avec lui disparut l'œuvre de bienfaisance à laquelle il consacra tous les instants de sa carrière sacerdotale.

1582. — Dissertatio inauguralis de Fractura ossis tibulae, quam..., pro gradu Doctoris, summisque in Medicina honoribus ac privilegiis, in Universitate Leodiensi, rite ac légitime consequendis, publico examini submittit, Die Jovis 22da Februarii 1821, hora 3ia pomeridiana, Gustavus Collignon, ex Rupefortio. — Leodii, impressa in officina P. Rosa. MDCCCXXI.

In-4°, de 22 pp. — U. L. — Bibl. de l'auteur.

1583. — Dissertatio inauguralis juridica de Minoribus eorumque privilegiis, quam..., pro adipiscendo gradu Doctoris juris romani et hodierni, summisque in jure honoribus ac privilegiis in Academia Lovaniensi rite et légitimé consequendis, publico ac solemni examini submittit Ludovicus Laloux, Namurcensis. Ad diem (XI) Augusti MDCCCXXI, horâ XII. — Lovanii, Typis Henrici Baumans, Bibliopolœ. S. d. (1821).

In-4°, de 24 pp. — S. A.

1584. — Liste des FF.*, qui composent dans tous ses deg.\, le Gr.\ et Sub.\ Chap.\ de Tint.-, du Temple Chef

d'ordre du Rit Écoss.\ primitif dans le Royaume des Pc.ys- Ras, séant à l'0.\ de Namur, à l'époque lu 11e jour de la lune de Tamonuz de l'an 708 (le 9 juillet 1821). — S. /.

In-fol., de 1 page. Certifié conforme par V. Marchot.

1585. — Systema chirurgiae hodiernse Henrici Callisen. Editio quinta, innumeris correcta mendis, notisque aucta à N.-G. Anciaux. — Leodii, Typis Gollardin. 1821.

In-81'. Le tome premier seul a été publié. — U. !..

1586. — Traité d'Arithmétique, à l'usage des Athénées du Royaume des Pays-Ras, par J.-H-J. Cousin. — Bruxelles, chez Le Cliarlier, libraire, Montagne de la Cour et Namur, de l'Imprimerie de D. Gérard. 1821.

In-8°, de 1 f. 356 pp. — Acad. de Bruxelles.

1587. — Mémoire pour Le S1 Eugène Maréchal, Négociant, Défendeur, contre La Commune de Floriffoux, Demanderesse. Prolem sine Maire creatam. Ovide. — Namur, de l'Imprimerie de J. J. Legros, rue de l'Ouvrage. S. d. (1821).

In-4°, de 28 pp. — Le 24 août 4813, Maréchal acquiert diverses parcelles de biens appartenant à la commune de Floriffoux : elles sont exposées en vente devant le préfet du département, en exécution de la loi du 20 mars précédent et vendues par lui en adjudication publique, aux enchères.

Elles furent d'abord mises en vente portion par portion, ensuite en masse. L'adjudication partielle s'éleva à 7,200 francs; la masse fut adjugée à 8,900 francs, outre les frais évalués à 200 fr. 76 c. Le vendeur ne garantissait ni contenance ni produit; l'acheteur n'avait de recours qu'en cas de différence d'un cinquième.

La vente opérée, Maréchal entre aussitôt en possession.

Le 10 octobre 1814, pétition à l'Intendant de la part de douze habitants de Floriffoux, le maire compris : ils demandent la rescision de la vente du 24 août 1813, en se fondant sur l'assertion que les biens qui en sont l'objet, indiqués d'une contenance de 24 hectares, en contiennent réellement 34; sur ce que la valeur réelle est au moins de 20,000 francs, tandis que le prix vénal n'excède pas 9,000 francs; enfin sur cette circonstance que le produit annuel, actuellement de 400 francs, pourrait être porté à 1,400.

Le terrain mesuré, l'excédent n'était que d'un seul hectare au lieu de dix. Quant au revenu, un cadastre fait par les ingénieurs français, le portait à 311 fr. 84 c; un second, confectionné à la suite des améliorations de l'acheteur, relevait à 536 fr. 94 c.

Dans cet état de choses, il n'y avait évidemment pas lieu à rescision, comme, du reste, le tribunal de Namur le décida plus tard; mais, avant d'obtenir jugement, Maréchal eut à subir pendant huit années tous les désagréments d'un procès alimenté par l'entêtement et la cupidité; de là double expertise, la première ayant été annulée, autorisation de plaider, d'abord accordée par la députation des États, ensuite retirée, puis arrêté royal qui annule le retrait d'autorisation, consultation et avis d'avocat, rédaction et publication du présent mémoire, etc., etc. — S. A.

1588. — Notice descriptive et historique des principaux châteaux et mausolées de Belgique et des batailles qui y ont eu lieu, ornée d'une carte indicative, de tableaux analytiques, vues de châteaux, etc., par Charlé de Tyberchamps, licencié en droit, premier Substitut du procureur du Roi de Namur, ci-devant Avocat à la Cour d'appel de Bruxelles. — Bruxelles, Imp. royale des frères Delemer.

In-8°, de 166 pp. Avec une carte et deux planches. L'auteur a parcouru les différentes provinces méridionales des Pays- Bas; ses notices sont courtes et exactes. — B. R.

1589. — Relation d'un voyage en Afrique et en Amérique, par Mme *****. 1821. — Imp. de D. Gérard, à Namur.

In-8°, de 63 pp. Cette relation a pour auteur la femme du général Howen. — S. A. — Acad. de Bruxelles.

1590. — Abrégé de l'histoire de la province de Namur, par demandes et par réponses. — Bruxelles, Ad. Stapleaux, Namur, Dujardin. 1821.

In-12°, de 82 pp. L'auteur de cet abrégé est l'historien Dewez. — S. A.

1591. — L'Association de la bonne Mort, sous la protection des Saints Anges Gardiens, dressée par saint Charles Borromée, et préservée aux personnes associées qui pensent sérieusement a bien mourir. Nouvelle édition. — Binant, Huart. 1821 (et 1826).

In-18°, de 90 pp. Cet opuscule du P. Jacques Coret, jésuite, a été publié pour la première fois à Caen, chez Jean Chevalier en 1663, puis à Lille en 1665, et réimprimé une quarantaine de fois, à Tournai, à Namur, et à Liège, sous le titre : La bonne Mort, sous la protection des Anges Gardiens, présentée à ceux qui pensent sérieusement à mourir. L'approbation de l'ordinaire de Namur est de 1674.

L'auteur, né àValenciennes en 163 1 , mourut à Liège, le 16 décembre 1721 .

1592. — La véritable Sagesse ou considérations très-propres à inspirer la crainte de Dieu disposées pour tous les jours de la semaine, avec les prières du Matin, du Soir et quelques réflexions sur la Confession et la Communion. Traduite de l'Italien par le (du) P. Paul Segneri, de la Compagnie de de Jésus. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, 1821.

Pet. in-12°, de 111 pp. — Bibl. des PP. Récollets à Salzinnes.

1893. — Tractatus de Casibus in diœcesi Leodiensi et quibusdam in aliis Belgii diœcesibus reservatis, auctore Maximiliano Arnaud, S. T. L., quondam Eccles. cathedralis Namurcensis Ganonico graduato, nu ne diœcesis Leodiensis presbytero, Primum editus. — Leodii, Typis C. Bourguignon. 1821.

In-12, de lim. 2 ff., 138 pp. - Sém. Namur. - U. L.

1594. — Question de médecine légale. Précis des mémoires du docteur Pfeffer, écrits pour la défense de deux individus accusés d'avoir commis un homicide volontaire par étranglement et suspension; suivi d'un plan de cours de médecine légale, par P.-J. Destriveaux, professeur à la Faculté de droit et N. Ansiaux, professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Liège. — Liège, A. Haleng. 1821.

In-8°, de 67 pp. — U. L. — Acad. de Bruxelles.

1595. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de Mgr Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namnr, Chez F.-J. La fontaine, Imprimeur de Monseigneur V Évêque. 1822.

1. 1er janvier 1822. Mandement pour ordonner des prières pour l'heureuse délivrance de S. A. Royale et Impériale, la Princesse d'Orange. In-8°, de 2 pp. — S. A.

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