‹ Bibliographie parisienne, tableaux de moeurs (1600-1880);Chapitre 36 sur 160 · Les Spectacles nocturnes · texte numérisé non relu

Les Spectacles nocturnes

Ouvrage épisodique. — A Londres, et se trouvent à Paris, chez Diiehei^ne, 1736, 2 parties in-\1 de 178 et 143 p. [Carn., 11303.]

Par Jea>'-Baptiste-Miciiel Magxy, chirurgien, ('omposition ennuyeuse et fade; sorte de roman galant dans lequel la capitale est dépeinte sous le nom de ( ythéropolis. Le seul chapitre qui mérite peut-être d'être signalé est celui qui est consacré aux petites-parties arrangées par les petits-maitres pour de petits soupers dans \cMTi petites maisons.

Il est certain que ce volume contient quelques passages intéressants, mais aller jusqu'à dire, ainsi que l'a fait M. P. Lacroix, que c'est lui qui pourrait bien avoir donné à Sébastien Mercier l'idée de son « Tableau de Paris », c'est peut-être lui faire beaucoup d'honneur. (V'oy. le 11 Bulletin du Bibliophile » de Téchener. année 186:2, p. 1350-1351.)

143 his. — The Englishman returned from Paris. By Samuel Foote. — London, 175(r, ?n-S.

D'après Watt. — Cf. le n" 135 bis ci-dessus.

144. — Het Pompadoure encabriolette leeven, of de quintessence der mode, gedroomd door een veritabel Hollander. Tweede druk. — In s'Gravenhagc, by H.Bakhiiyi^en, boekvcrkoper..., 1757, in-iQ, 147p. [Bibl. nat., Il» 23. J

« La \'ie à la Pompadour et en cabriolet, ou la quintessence de la mode, rêvée par un véritable Hollandais. Deuxième édition. — A La Haye, chez H. Bakhuisen, libraire... »

La mode à Paris au milieu du xviil' siècle.

Les bons vivants, les galants, les petits-maîtres, etc.

Ce volume ne serait-il pas une traduction du français ?

145. — Préservatif contre l'anglomanie. — Minorque, 1757, in-8, 58 /).

Par Fot'GEnET de Moxbron.

14G. — La Dernière (luerre des bêtes.

Fable pour servir à l'histoire du xviii'' siècle. Par l'auteur d' « Abassaï » (M"« Fauque). — Londres, C.-J. Seyffert, 1758, 2 parties in- i2, 218 p., plus les titres et l'errata. [Carn., 16032.1

Satire politico-sociale. Suivaîit Barbier il existe une clef pour ce volume. L'exemplaire de Carnavalet n'en contient pas, non plus que d'errata.

147. — Des Herrn Johaxx Peter WiLLEBRAXD Kôuigl. Dânischer wirkl.

Justitzrath in der Regierungzu Glûckstadt Historische Berichte und Praktische Anmerkungen auf Reisen in Deutschland und andern Landern.

Neue vermehrte und verbesserte Auflage. — Leipzig, Heinsiiis, 1769,m-8, 8 ff., 478 p. et 10 ff., vignette gravée sur le titre. [Bibl. nat., M.]

i< Renseignements historiques et observations pratiques sur les voyages en Allemagne et dans d'autres pays, par Jean- Pierre 'Willebrand, conseiller royal de Danemark dans le gouvernement de Gluckstadt. Nouvelle édition, revue et augmentée. »

La première édition est de 1758. L'ouvrage est écrit sous forme de lettres, suivies chacune d'une série d'indications pratiques pour les voyages. Sur les vingt-huit lettres contenues dans le volume, la septième est consacrée au séjour à Paris (p. I4i-I68). La description de la ville est des plus sommaires; par contre, les renseignements pratiques qui terminent la lettre sont très intéressants.

148. — La Berlue. — A Londres, a l'enseigne du Lynx, 1759, in-iS, x- 166 p. [Carn., 10820; et édition de 1826, 18206 *.]

Critique de mœurs. — Par Loms Poinsixet de SlvRY, d'après Barbier, qui cite deux autres éditions de cet ouvrage, l'une de ionrf;'ei\ 1773, in-li, IGO p., et l'autre de Pan's, IH20. in-32. Suivant Barbier, o La Berlue n a été reproduite presque en entier dans « La Lorgnette philosophique » en 1785. Voy. ci-dessous le n" 262.

H paraît que cet ouvrage a été poursuivi : Voyez le 11 Catalogue des ouvrages... condamnés », par F. Drujon (1879, in-S"), p. 48.

149. — Tableau du siècle, par un auteur connu. — A Genève, 1759, in- 12, xxiv-228 p. [Bibl. nat., Li» 279.] [Carn., 2848.]

Cenre des caractères de La Bruyère,

Table des matières : De la religion (p. 1). — Des femmes (p. 10). — De la justice (p. 32). — Du militaire(p. 37). — Delà finance (p. 4',1). — Du commerce (p. 56), — Des moines (p. 77). — Des médecins (p. 113). — De la cour (p. 126). — • De la ville (p. 141). — De la province (p. 150). — De la vénalité des charges (p. 158). — De la littérature (p. 176). — Des modes {p. 105'. — Des spectacles (p. 204).

Le Dictionnaire de Barbier contient sur cet écrit une note importante à laquelle je renvoie. L'auteur serait ISolivos de Saikt-Cyu. ancien capitaine d'infanterie. L'ouvrage a été interdit et ciinlrefait; la bonne édition, assez rare, est précédée d'une Épitre dédicatoire au chancelier Maupeou.

L'exemplaire de la Bibliothèque nationale porte une note manuscrite d'après laquelle le « Tableau du siècle » serait de Laval (comé-

dien) ; cette attribution n'est pas admise par Barbier.

Les deux exemplaires que j'ai eus sous les yeux sont probablement de la contrefaçon.

loO. — L'Ecole des filles, ou les Mémoires de Constance. — A Londres {sans nom de libraire], 1759, 4 vol.

fet. in-l2. [Carn., 15022.]

Roman de mœurs. — Je ne sais si cet ouvrage est une réimpression de l'un de ceux que cite Barbier, II. 18.

151. — La Capitale des Gaules, ou la Nouvelle BabiJonne {sic). Première partie. Nouvelle édition. (Epigr. :

« Plurima in paucis.») — A La Haye, 1760, m-12; faux-titre et 67 p. — La Capitale des Gaules, ou la Nouvelle Babilone {sic). Seconde partie. (Epigr:

« Parcere personis,dicere de vitiis. ») — A Bagdat, 1759, in-i2, 140p. et 1 f. d'errata. [Bibl. nat., Li' 25.] [Carn., 2849.]

Par FouGERET DK Mo>Bito>". — - Réflexions sévères sur les mœurs du temps. Cet ouvrage est assez curieux. Je n'en ai jamais vu d'exemplaire qui ne portât pas la mention : « Nouvelle édition ». 11 est difficile d'expliquer pourquoi la première partie porte toujours la date de 1760, tandis que la seconde est datée de 1759, particularité que j'ai constatée dans tous les exemplaires qui m'ont passé sous les yeux : et j'en ai vu beaucoup, car l'ouvrage n'est pas très rare. Les deux parties se trouvent généralement reliées en un seul volume. Quérard n'a mentionné que la date de 17.5fi : d'après Barbier, il faudrait lire 1740-I7.j9: quoique celui-ci ne signale pas l'existence d'une faute typographique, ce serait peut-être une explication do cette anomalie. 11 existe cependant une édition absolument différente (voy. le numéro suivant), dans laquelle je l'ai remarquée aussi.

Cf. le n° 15:i.

152. — La Capitale des Gaules, ou la Nouvelle Babilonne {sic). Première partie. Nouvelle édition. (Epigr. :

« Plurima in paucis...». — Imprimé en France, chez Va-de-bon-cœur, chantre des armées du Roy, 1760. — La Capitale des Gaules, ou la Nouvelle Babilone {sic). Seconde partie.

(Epigr. : « Parcere peisonis... )>. — A baijdat, 1739. — L'Anti-Babylone {sic), ou Réponse à l'auteur de « La Capitale des Gaules ». — A Londres, 1760, pt«. in-i2, 180 p.

Autre édition de l'ouvrage précédent, et qui semble n'être qu'une contrefaçon, car elle contient la réfutation de Goi-niii. (Voy. le numéro suivant.) La pagination >e suit il'un bout a

l'autre ; j'y remarque la particularité de la dats dont j'ai parlé dans l'article précédent. Les trois titres donnés ci-dessus se trouvent aux pages 1, 41 et 139.

153. — L'Anti-Babvlonne {sic), ou Réponse à l'auteur de « La Capitale des Gaules ». — Londres, 1759, m-12, 76 p. [Bibl. nat., Li» 20.] [Carn., 2849'.]

Par Akge Gocdar. — Réfutation ingénieuse du li\re de Fougeret de Monbron. L'auteur montre que celui-ci a été trop sévère pour Paris ; il ajoute qu'il s'est souvent placé à un point de vue trop absolu et trop général, et que les reproches qu'il adresse à la capitale de la France pourraient aussi bien s'adresser à tout le monde civilisé.

Dans la seconde partie de « La Capitale des Gaules », Fougeret de Monbron nous apprend qu'il a été aussi attaqué très vivement par l'abbé de La Porte.

134. — Le Livre à la mode. — A Verte- feuille, de l'imprimerie du Printemps, au Perroquet, l'année nouvelle {Paris, Duchesne, 1759), pet. mz-8, xx-79. p.

ParL.-.V. DE Caraccioli. — Badinage sur les usages et les modes. Tout le volume l'st imprimé en vert. Il y a une seconde édition (voy. l'article suivant); c'est un ouvrage absolument différent.

133. — Le Livre à la mode. Nouvelle édition, marquetée, polie et vernissée. — En Europe, chez les libraires,i000700Q0, pet. in-S, xxxvi- 19 p.

Par L.-.V. DE Cahaccioli. Cette soi-disant « nouvelle édition » n'a rien de commun dans la forme avec la précédente: elle ne se rattache à elle que par le fond qui n'est pas moins futile. Tout le volume est impriméen rouge.

On joint à ces deux volumes celui qui est cité sous le numéro suivant.

156. — Le Livre de quatre couleurs, — Aux fjuatre éléments, de l'imprimerie des Quatre-Saiso7is,ii:ii- {Paris, Duchesne, vers 1760), pet. in-S, 2 ff.

de tu., xxiv-H4p. [Bibl. nat. U^21.]

Par L.-.\. DE Cahaccioli. — Publication facétieuse sur les modes et les mœurs; tableau de la société, etc. Le titre est polychrome: les pages l-XXIV sont imprimées en jaune: les pages 1-20 en bleu; ':!7-.ïO en brun ; 51-74 en rouge, et 75-1 14 en jaune. — A latin du volume on lit la date du 3 août 1757. — Suiv.int Barbier, on trouve \in compte rendu du « Livre de quatre couleurs n dans « L'.Vnnée littéraire », non. t. 111, p. il7.

Cet opuscule peut se joindre aux deux précédents.

TABLEAUX DE MŒIRS

V67. — Anecdotes galantes, ou le Moraliste a la mode. Par M. J. Ha*'*.

— A Amsterdam ; et à Paris, Duchesne, Cuissart, 1760, in-lQ, xxiv-120 p.

[Carn., 15178.]

Par Joseph Hacot. — Anecdotes assez fades contenant quelques traits de mœurs.

158. — Anecdotes morales sur la fatuité, suivies de recherches et de réflexions critiques sur les petitsmaîtres anciens et modernes. — A Anvers, et se trouve à Paris, chez Urbain Coutelier, et chez Cuissart, 1760, m-12, 324p. [Carn., 3783. J

Par C.-C.-F. Thorkl de Champigneulles. — On retrouve dans ce Tolume « Clêon ou le petit-maître esprit fort », qui avait déjà été publié en 1736. Consulter Barbier, I, 617. 6.

159. — Entendons-nous. Ouvrage posthume de M. Gobe-Mouche. — Aux boulevards, S. D. (1760), i?i-12, 39 p. [Carn., 12024*.]

Satire contre les mœurs, et traits contre différents personnages qui ne sont pas désignés par leurs noms, mais seulement par des périphrases. L'exemplaire de la bibliothèque Carnavalet contient l'indication manuscrite de quelquesuns de ces noms.

Par Barth.-Cl. Graillard de Graville et .(ean- François Guichard, d'après Quérard et lîarbier.

Je vois dans les Supercheries, H. H'I b. qu'il a été publié une suite à cette brochure, sous le titre suivant :

■160. — Lettre de M. Gobe-Mouche à tous ceux qui veulent entendre. — Amsterdam, 1763, in-%.

Suite de l'article précédent ; cité d'après Quérard.

161. — Lettre d'un provincial à un ami surla promenade des boulevards.

— S. L., 1760, în-8, 18 p. [Carn., 14904 *.]

Tableau intéressant et description morale des boulevards; traits satiriques et réllexions sur le spectacle varié qu'ils présentent à l'observateur. En vers de dix syllabes.

162. — Représentations à Monsieur Le Lieutenant Général de police, sur les courtisanes à la mode et les demoiselles de bon ton. — A Paris, de l'imprimerie d'une société de gens ruinés par les femmes, 1760. sans approbation des demoiselles du bon ton, ?n-12, ix-226 p. [Carn., 3782.]

Il y a une autre édition, qui porte absolument lo même titre, mais avec la date de I76i, in-1^, IX- 177 p. [Carn., 11340.J

163. — Le Colporteur, histoire morale et critique par M. de Chevrier.

— A Londres, chez Jean Nourse, l'an de la Vérité (1761), in-12.

Imprimé à La Haye ou à Bruxelles en 17G1. ce volume, qui parait avoir été en France l'objet des recherches de la police, semble n'y être parvenu que dans les premiers mois en 1762. Il eu est question dans les Mémoires de. Bachaumont, t. I, p. 55 et 7^, ainsi que dans la Correspondance littéraire de Grimm t. III, p. 01. (Cf. les Mémoires de Favart. t. II, p. 20.). Le Colporteur n'est probablement qu'un ramas de sottises et de calomnies ; il faut bien se garder de prendre pour certains ses racontars et ses cancans. Je crois inutile d'en donner ici une analyse.

Le bibliographe le plus courageux renoncera à donner le détail des différentes éditions de cet ouvrage ; elles ne diffèrent guère entre elles que par le plus ou moins grand nombre de fautes typographiques, et sur ce point, on serait bien embarrassé de savoir à laquelle accorder la préférence. L'édition la plus récente parait être celle qui fait partie des Œuvres de Chevrier, Londres. 1774, .S vol. in-ii, t. I. [Carn., 5liO.] Pour ce qui est des éditions isolées, j'en connais au moins cinq [Bibl. nat., Li ^ 28 à 28 D], mais il en existe certainement davantage. On peut consulter à ce sujet une n Notice historique et bibliographique sur Chevrier » par M. Gillet. {Nancy, impr. de M'^" veuve Raybois, 1864, in-8. 1S2 p. Extrait des Mémoires de l'académie de Stanislas, 1863. tiré à 120 ex.) [Carn., 501.] M. Gillet cite sept éditions ; d'après lui, l'édition originale est en 224 p., signatures A--T-, avec titre rouge et noir, encadré de noir.

J'ai remarqué que l'édition en 202 p. est moins complète que les autres : il lui manque le dernier paragraphe intitulé Pos^/'ace; on doit donc préférer à cette édition celles qui sont en 220, 224 ou 228p.

C'est par erreur que Quérard, dans la France littéraire assigne au Colporteur la date de 1753 comme date de publication.

On trouve une clef et une critique du « Colporteur « à la un du t. III des «OEuvres » de Chevrier (1774).

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